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TOMUS SEPTIMUS
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S. A. R. le prince MAX de SAXE
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PATROLOGIA ORIENTALIS
TOM US SEPTIMUS
I. _ M^' Addai scher.
Traites d'Isai le docteuret de Unana d'Aüiabene SUR lesMartyrs, le Vendredi d'or et les Roga-
TIONS, ET CONKESSION DE FOI A RECITER PAR LES EVEQUES NESTORIENS AVANT l'oRDINATION.
II. _ M«' Addai SCHER.
Histoire Nestorienne(Chuonique de Seert), seconde partie, fasc. J.
III. _ 1. GUIDE
Ee Synaxaire ethiopien ^IE Le Mois de Hairücj.
IV. — A. A. VASIEIEV.
KiTAB AL- UnVAN (HiSTOIRE UNIVERSELLE ECRITE PAR
Agapius de Menbidj), seconde partie, fasc. 1.
V. — E. W. BROOKS.
The hymns of Severus and others in the svhiac VERSION OF Paul of Edessa as revised by James OF Edessa (fin).
PARIS
FIRMIN-DIÜOT RT C-, IMPRIMEUKS-E.DITf<:URS LIBRAIRIE DE PARIS, 56, RUE JACOB
ALLEM AGNR RT AUTRICHR-HOkJGRI E
B. HERDER, A FRIBOURGEN BRISGAU
1911
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TRAITES
D'ISAI IE DOCTEllR
P;r IIE IINANA D'ADIAHENE
l'ATll. (ill. — T. Vll. — V. I .
TRAITES
D'ISAI LE ÜOCTELH ET DE HNANA D'ADIABENE
SUR LES
MARTYRS, leVENDREÜI D'OR etles ROGATIONS
SUIVIS DK LA
CONFESSION DE l-OI A RECITER l>AR LES EVEQIES AVANT L'ORDINATION
TEXTES SYRIAQUES PUBLIES ET TRADUITS
PAR
ADDAI SCHER
ARCHEVEQUE CHALDEEN DE SEEKT
PERMIS D'IMPRIMER
Paris, le 19 niars 1909.
1'. FAGES, V. o.
Ti/iis {li'oils rrsi'rvi's.
AYERTISSEMENT
I. M.vNiscHiTs. — Ces tröis traites sont conserves dans un manuscrit sy- riaque de iiotre bibliotheque de Seert, catalogue' sous le n° 82. Ce manuscrit mesure 20 centinietres siir 15; il a Mi caliiors, qui contiennent d'autres traites sur la Nativite de Notrc-Seigneur-, la Sainte Vierge, FEpiplianie, le Careme, le Jeudi Saint, la Passion de Notre-Seigneur, sa Resurrcction, son Ascension et la descente du Saint-Esprit, composes par Thomas d'Edesse, Michael Badöqa, Possi et Oyore d'Edesse. Le traite sur les martyrs oecupe les folios 201''-219^' du ms.; les deux autres vont du fol. 257'' au fol. 272". Le traite sur les Rogations est conscrve aussi dans un autrc manuscrit de notre biblio- theque, catalogue sous le n° 109'; il oecupe les folios J7''-25''.
La correspondance des pages est indiquee en marge de notre edition, et nous reproduisons aussi exactement que possible le texte original.
La profession de foi ä rcciter par les evequcs est conservee dans un manus- crit syriaque de la bibliotheque de Diarbekir '. Ce manuscrit mesure 15 cent. sur 10; il est compose de 21 cahiers renfermant plusieurs questions et traites sur differents sujets. Cette profession de foi a dii etre redigee ou plutöt copiee en 1859 des Grocs (1548), ainsi que rafllrment les dernieres lignes. Elle aura le grand avantage de nous faire connaitre en quoi consistait la profession de foi que les eveques nestoriens faisaient avant leur consecration et quels etaient les droits des patriarches nestoriens.
II. Alteurs. — 1° L'auteur du traite sur les saints martyrs, Isai, pretre et doctour, etait disciple de Mar Aba le patriarche, qui gouverna l'Eglise nestorienne de 540 ä 552.
Selon l'auteur anonyme des passages public's par M. Mingana ', et oi'i
1. A. Scheu, ('.alalojiiic des iiitiitusfritx syriaqucs de In hibliollii'que cinsiopalc dr Secrl, Mossoiil. 1905. — 2. Ce Iraitö a etö public par Simon .Joseph (JAUn, Tliomae lidesseni Iractatiis de SoliriUite. textum syriacum edidit, nolis illustravit, latine reddidit Simon Josepli Can, Rome, 1898. — .3. A. Scher. loc. eil. — 4. A. ScHEii, Nntiee sur les mss. s>/riaqiies el arnbes de l'Arrh"veche Clialdeen de Diarbe- kir {Journal asinlique, septcmhic-oclobre et novcmbrn-deccmbro 1907, p. 'i09). — 5. \arsai Dnclori.-: Syri Homiline el Ca/m/na. Mossoiil, 190."i. p. :is. lUMOai-quons tpio ces passages ne loni iiullement partie du Iraile de B.irhadbsabba 'Arbaya sur la l'ondalion des ecoles, ainsi quo l'a supposö redileur. C<'lui-ci nous dit qu'il a en la bonne l'orlune de Irouver Irois feuilles d»Machöcs dun manuscrit. autre que celul
(5 AVERTISSEMENT. [6]
il est question de Mar Aba, d(> .losepli et d'Ezechiel patriarches, ce docteur ' aurait fait ses etudes dans l'Eoole de Nisibe et de lä il aurait suivi, avec Ramisö"-, le fuliir patriarcho ä Seleucie, oü cehii-ci Tetablit interpreteiä Tecolc qu'il vcnait de fonder.
Mar Alia, disenl Mari'' et la Cbroniqw de Sa'rt\ fonda une ecole ä Se- leucie et il y etablit comme interprete Isai le docteur et apres lui Ramisö''. La susdite clironique, en enumerant les disciples de Mar Aba, ajoute : « Ra- misö' l'interprete, qui devint cveqiie d'Anbar. « Isai vivait eneöre en .'iTO, annee ä laqucllc il fut compctiteur d'Ezechiel au patriarcat " ; et en 582, Job occupait la chaire d'interpretation dans 1' Ecole de Seleucie '. Si donc Ramisö" a succede h Isa'i, ainsi que le disent les chroniqueurs, ce serait entre 570 et .582, et ce serait en ce temps qu'il aurait (''te promu ä l'episcopat d'Anbar et que Job lui aurait succede dans la dircction de l'Ecole.
Cette ecole, avons-nous dit, a ete fondee par Mar Aba lui-merae; mais isai semblo nous dire le contraire : dans le premier cliapitre de cc traite sur les martyrs, il parle d' Abraham le docteur comme s'il avait ete avant lui inter- prete dans cette meme ecole. Voici ses paroles : « Vous m'obligez, dit-il ä (Jiris pretre et ä Jean majordome de l'Ecole, ä rediger un traite sur les saints martyrs, tel qu'il a ete transmis ä cette sainte Assemblee par Rabban Mar Abraham, pretre et interprete. » Cf. infra, p. 17.
Toutefois, on pourrait supposer, et c'est meme probable, que cet Abraham, dont parle ici Isa'i le docteur, est le meine qu' Abraham de Beith Rabban", interprete de l'Ecole de Nisibe, d'oü, selon les passages publies par M. Min- gana", toute cette assemblee aurait öle transferee par Mar Aba ä Seleucie, et oü eile aurait recu la doctrine d'Abraham de Beith Rabban sur la comme- moraison des martyrs.
Selon hl (:linini(iiic dr .SV'r/7'", Isai aurait ete du nombre des savants
qiii cimtii^nl oc Irailr ili: r.uih:i(ll)s;ilil);i ; iii-, ciiniiiif ilaris I es passages conlenus daiLS ces leuiUes il (■•lail oMcoi-i! qucstioti de ri';r()lo dr Nisibe, il a cni i\u"\U faisaienl partie de ce traite de' Barhadbsabba et que ce traite lui-iiieiiie etait uiie partie d<' i'lii.stoiri' du mi6iu(? ecrivain. (Comp, encore cc que nous avons dit dans linlroduclion du Iraite de llarhadhsabba sur la fondalion des ecolns : Prifrnl. Orient., I. IV, p. :!-.':!-:!J'i).
1. t^es susdits passagi'> puileul l^'-l ■■ Isaie » au lieu de >-*'l k Isai ... Cle serait une laute du co- pisle. — 2. Q.yore aussi, un des disciples ile Mar Aba, los aurait suivis. Dans la preface de ses traittSs il döclare les avoir (^crits dans l'Kcüle de Nisibe; el les cbroidqueurs le fout interprete a I'öcole de l.lira. Oll il ensevelit smi niaitre Mar Aba (vnir :M.\hi, edit. Oisinondi, |i. ;>■>: 'Amu, p. 'lO, cb. xx\ ii Clinmi'iiic dr Sc.cii). — Ji. Maiu, Inc. r/1., p. .".(i. — ',. C.f. .Xarsai (tocliiris .si/ri Ilnmiti.r. p. :i,s. — 5. Selon Is.Vyalib Bar Malkoun. dans soii i.ivre de la poncliiation (Voir A. Scher. Ciitalti^ur dr.t ms.'i. syi: ilr Svcrt, n. ;in), el selon .lean Har /.(uriii, dans son Iraite sur la justilicalion de .son livre de Grammaire, HaiTii.so' est raulour d'un traite sur la ponctualiiui. Voici les parides du preniier : « .bisepb d'Abwaz, l.lnänisu' {'AnanisiV?), HamisiV ('l les aiiin's Orientanx ncrivircnt sur la ponctnalion, l(.s luols anibigus et sur d'autrcs clioses. .Jacques. fiLs irTsaac, ccrivil sur los lettrcs alphabiitiques, Icur <livision et Icur signification. «— (i. Chroniqne ile SrrrI, 11° partie, Ilistoire <l'Kzechii.|; Xorsm llnmili.r, lor. ril., p. 39. — Au Heu de l.sai. du lil Mari die/. Mari Ibn Soleinian, p. :>'i. — 7. \"oir M \ui, p. :>:>■ 'AMr,, p. ','r, Chro- niqm- de .Seert, H- parlie. n. Vi. s. Gel Abraliani dirigea IKoolo de Nisibe de .^o;i a r,W (Vtiir Patr. Orient., p. 387-38n\ - 11. V«r.«,/ dwtoris Jlomilia-, Inc. ril. — 10. N. ;iL>, Mistoire de .loscpli patriarcbe.
[7] AVERTISSEMENT. 7
Nestoriens qui, en 533, auraient assiste ä la Conference qui eut Heu ä Cons- tantinople siir l'ordre du roi Justiuiea ' . Les savants persans seraient ceux- ci : Paul, metropolitain de Nisibe-; Mari, eveque de Balad; Bar Sauma, eveque de Qardou; Isaf linterpretc de l'Ecolo de Seleucie; Isö'yaiib d'Arzouii, le futurcatholicos; Babai, eveque de Sigar; et Jean et Abraham de Beith Rab- ban. La Conference aurait dure trois jours et les savants persans l'auraient empörte.
Les Nestoriens celebraient la fete de cet Isaf le sixieme vendredi de l'Epi- phanie avec celle des autres docteurs Syriens, ä savoir : S. Ephrem, Narsai, Julien (Saba?), Jean et iVbraham de Beith Babban, Michael Badöqa, Job, Qyore et d'autres.
Isai redigea son traitc sur la demande de Qiris pnMre et de Jean major- dome de l'Ecole; il la divise en neuf chapitres. Le premier est une intro- duction ä l'ouvrage et en contient le resume; les autres traitent des martyrs et des confesseurs, de leur commemoraison, de Tavantage que nous tirons de leur fete, des raisons pour lesquelles la Toussaint est celebree le premier vendredi de Päques, de la cause pour la(|uelle quelques-uns des saints ont echappe aux tortures et de la bonne volonti' a laquelle est due notre recom- pense. Dans le dernier chapitre, l'auteur l'ait encore une secoude fois le resume de tout le traite qu'il fait suivre de bons conseils.
Le traite a surtout l'avantage de nous faire connaitre la doctrine des Nes- toriens sur l'etat des ämes apres la mort et sur le culte qu'ils rendaient aux saints.
2° Hnana d'Adiabene, auteur des traites sur le Vendredi d'Or et sur les Rogations, fut le sixieme superieur de l'Ecole de Nisibe, apres le celebre Narsai.
Nous lui avons consacre une etude assez developpee dans notre opuscule sur l'Ecole de Nisibe '. Gomme cet ouvrage, tout en arabe, est accessible ä peu d'Occidentaux, nous avons juge convenable de resumer ici dans la preface notre notice sur la vie et les oeuvres de Hnana.
II etait de l'Adiabene, ainsi que l'indique son surnom. II fit ses etudes dans l'ecole litteraire de Nisibe, sous Abraham de Beith Babban (509-.")69). Son maitre fut Moise '; c'est probablement ä celui-ci que Thomas d'Edesse dedia ses deux traites sur Noel et sur l'Epiphanie '. Meme avant d'etre superieur, il s'etait dejä attache ä l'orthodoxie chalcedonienne''; Paul, eveque de Nisibe, le chassa de l'Ecole et de la ville meme '. Ce fut proba- blement sur la demande d' Abraham de Beith Babban; car aussitöt apres
1. iSur cette conlcrence. voii' lome IV, Com-., p. 17G:i: Labolrt, Le Clirititia/mmc dann l'Empirc Perse, Paris, 1904, p. 166. — 2. Sans douto avant d'ßlre mötropolitain. — :!. A. Scher, Ecole de Nisibe, son origine, etc., Beyrouth, 1905. — 4. Chronique de Siert (A. Scheu, Catal. des mss.. etc., n" 128). — 5. Voir ces deux Irait^s, cliap. i. — 6. Chronii/ue de Siert. — 7. Iliid.
8 AVERTISSEMENT. [8]
la niort de colui-ci, Hnana retoiirna ä TEcole; et en U~± il eii devint le sn- perieur '. 11 aurait vecu jusqu'oii OK)-'.
Vers son epoque, la prosperite de l'Ecole allait toujours <>frandissant. Elle eompta, s'il faut en croire Mari', jusqu'ä hiiit cents etudiants. Mais la Chronique anonyme de Seert nous dit qu'elle n'en comptait alors quo trois Cents; tandis que rEpitome anonyme des Canons synodaux ' releve leur nombre jusqu'ä cin([ cents. Barhadbsabba, im des disciples de Hnana, dans son traite sur la Cause de la Fondation des ecoles'', ne nous dit rien sur le nombre de ses condisciples; il dcclare seulement que la renommee de son maitre avait rempli, gräce ä ses nombreux disciples, toutes les ecoles, aussi bien les plus voisines que les plus eloigaees.
Unana, au point de vue dt)gmatique, enseignait en Jesus-Christ une personne, une liypostase et dcux natures " ; au point de vue exegetique, il rejetait les senlences de Theodore de Mopsueste et n'acceptait pas ses con- clusions sur la Formation du canon de l'Ancien Testament; il rebaliilitait, par exemple, le livre de Job, assez malmene par revequc de Mopsueste '. II avait supprime aussi quelques liymnes de rolTice", pr(d3ablement parce quelles etaient dues ä la plume de Narsai, Tun des plus rigides Nestoriens.
En consequence Rabai le grand, son ennemi, le traite crorigenistc, de pantheisic, rt surtout de falaliste : « IJnana irAiliabriie, dit-il dans rilistoire du martyr Georges, est cet homme, qui enseigne le fatalisme, preclie la fatalitö et profere diverses impietes avec de honteux blaspiieines. II fall Dieu liinite, passible, mortel, divise en parties. 11 nie la nisurrection des corps et n'admet le salut que pour los Arnes. II u'y aura pas de jugement, ni de chätimenl. Le fornicateur ou Tadultere ne peche pas, parce qu'il est ainsi dctermine des sa naissancc. JMidn tous les liommes parlicipent ä la nature de Dieu, comme l'adit Origene, le paien des paiens ". «
Les dcux traitcs de IJnana et ses passagos sur le commcntaire du Nou- veau Tcslamcnt, conscrvcs chez Isö'dad de lldattha, nous demontrent claire- iiient quo c'est pure calomnio, de la part de Habai, dattribuer ces opinions ä Hnana. D'ailleurs c'est riiabitude de i)caucoup d'ecrivains d'exagerer les erreurs dos adversaires contre lesquols ils ecrivent , ou memo de leur attribuer des opinions qu'ils n'onljamais enseignees. Hnana refute toutes ces l'ausses opinions. II parle de la liberte, de la resurrection dos corps et d'autres vorites, quo lui nie Ikibai, en termcs qui ne laissent aucun doute ä cet egard.
« La connaissance de la verite, dit-il dans le traite sur le Vendredi
1. A. Scheu, lüinh supptvmcnUdrc sur les lü-rirains siiriens, n' 'i. — 2, Chronique de Seert. — 3. Kd. Gi.smoiuii, p. ii:>. — 'i. Sur ce livre, voir A. Sr.iiKii, Culnl. des mss. etc.. ir ai. — 5. Patr. Orient., l. IV, pp. 315-'i04. — 6. .'>ynodiron Orientale, öd. Gliabot, p. ()26-(i2'J. — 7. Ihid.. p. :!'.i7-'iOO. — 8. L'K- pitome anon\m(' des Canons synodaux : ms. cite ci-dossus. Los hymnes qu'il aurait suppriniees soraient : w-jm Hwoj; la^ ^,oL |60i^^ ^. _ 9. Voir P. Pedjan, llisloire de Mar Jabaltihn..., Paris, 189-1, p. '1-7, 1. i;-l'i.
[91 AVERTISSEMENT. n
d'Or, Sans les bonnes ceuvres nc uous servira (1(3 rien... D(3clarons la guerre aux passions de Väme, qui iious porlent au p(''cli(3... ne nous attachons poinl ä la vio mortellc, ü Tinstar des animaiix priv(38 de raison'. — Les peches, dit-il dans le traite siir les Rogafions, doivent (>tre imput(Js ä nous seuls '. »
11 dit encore on expliquant Ic verset 52 du chap. xv de la pmmiere lettre de Saint Paul aux Corintliicns ' : « De nnime qu'il y aura un dernier ennemi, il V aura de meme une derniere trompette. 11 y a mßme lieu de croire qu'il y aura trois trompettes : la premiere invitera les anges ä laisser leurs occu- pations pour venir se reunir aupr(;'s de Notre-Seigneur; la deuxi(''me ren- verra au supplice TAntechrist et les demons; et la derniere rt^ssuscilera les morts et changera les vivants, qui n'auront pas goüte le calice de la mort. »
L'attaque de Hnana et de ses partisans a la vieille ciiristologie nesto- riennc et ä l'exegese de Theodore de Mopsueste, jeterent l'alarme dans l'E- glise nestorienne, et y furent le point de depart d'une periode de lüttes intestines, dont les monophysites surent habilement profiter, gräce surtout ä l'intluence du t'ameux Gabriel de Sigar '.
Les doctrines de Hnana furent condamnees par les patriarclies ls(j'yalib I' (585) et Gregoire I ((i05) ''. IstVyahb traite Hnana et ses partisans de grillons et de scarab(3es, sortant des recoins ou des trous de l'crreur. Mais Sabrisö' (596-604), quoiqu'il sc seit prononee contre eux immediatement apres son intronisation ', les seconda toutefois contre Gn-goirc de Cascar, que les (jvi'ques avaient envoye ä Nisibe pour remplacer r(3V(:'que Gabriel, füs de Rufina. Gregoire agit avec rigueur; il condamna les (icrits de Hnana et ecri- vit ä Mar Sabrisö' lui faisant connaitre les doctrines nuisibles de ce dernier; celui-ci, de son c(')t(!', (jcrivit au patriarclie. Les (iv(}ques excommunierent Hnana; mais Sabrisö ne les (jcouta pas, il parla meme de deposer Gr(.'goire, d'autant que les notables de la ville, presque tous partisans de Hnana, avaient protest('^ contre les agissements de leur nouvel ('vequc; le roi le fit emprisDuner, puis lui ordonna de se rendre ä son pays nataP.
Cette victoire de Hnana eut pour resultat une revolution interieure de l'Ecole, ä la suite de laquelle la plupart des etudiants, trois c^ents environ, se s(3pan!'renl de leur maitre, et, pour protester, quitterent l'Ecole". Les Antihnaniens les plus (^(ilebres etaient les deux futurs patriarclies Is(')'yalibll et Isö'yahb III, Barliadb.sabba 'Arbäya, Miclia('d le docteur et Paul Tinterprete. Isaie, Tahlaya, Mesk(>na Arbaya, Aiia et d'autres, dont nous ne connais- sons pas les noms, resterent attaches ä leur maitre '".
1. Voir ci-dessous, p. 66. — 2. Voir ci-dessous, p. 81. — 3. Apud .so'dad de I.ldatllia : ms. — 'i. Voir sur ce Gabriel : Guini, Un niiovo tcsto syrinco. etc.; <".lironi</iic de Scert: Laiiouri-, Ic Christio- nisriie dans l'Empire Perse, p. 219 et les suiv. — .l. Synodicoii Orientule, p. :i'.»8. ~ 6. Ibid., 4T'i-l75. — 7. Ibid., p, 459. — 8. Guini, Vn nuovo leslo, etc.; ('.hrnniquc de Scert. — 9. .\mhi, 6A. Gisni., p. .52; Chronir/iie de .'^^ert. — lo. C.lirnniqne de S^ert : voir aussi .\Mni, 6(\. Gisrii., p. .52, 56.
10 AVERTISSEMEXT. [10]
La Separation des Antihnaiiiens doit sc placer vers 589'. A dater de cette epoque l'Ecole commenga ä baisser. Les reglements n'etaient pas propres ä assurer le bon ordre, iii les eludiants ä suivre les Statuts. Poixr prevenir raiigmentatioii du mal, Hnana etablit de nouveaux reglements (öOO), qui furent sanetionnes par Simeon, metropolitain de Nisibe. Mais malgn'- ces nouveaux reglements, la prosperite de l'Eeole ne fut pas plus florissante; quelques etudiants oserent meme faire disparaitre les exemplaires des an- eiennes regles. En 602, le metropolitain Aha-dabouhi, successeur de Simeon, engagea quelques etudiants zeles ä les rechercher- Ceux-ci reunirent en- semble les reglements rediges sous Tepiscopat d'Osee en 496, et ceux pro- mulgues par Simeon en 590".
Les ouvrages de Hnana etaient nombreux. Barliadbsabba dit de lui qu'ou- tre les nombreux discours el dissertations qu'il composa, il ecrivit aussi sur tous les textes et les chapitn-s de TAncien d du Nouveau Testament, 'Ab- disö' de Nisibe enumere ainsi ses ouvragi-s ' : « Hnana ipioque Adjabenus libros hos composuit, dilucidavitque ' commentaria in Davideni, in Genesim, in lobum, in Proverbia : in Ecclesiasten, in Canticum Cantieorum et in duo- decim Prophetas simnl, item expositionem in Mareum rl in epistolas Pauli Apostoli, Declarationem Fidei, et sacramentorum et Qna'stionum, de Causa solemnitatis Hosannorum, de Causa feria3 Sextfe Ausi, et Rogationis et In- ventionis, et oralioiicni de festo Hosannornm, alios dcnique pluros Jibrds edidit, (jui propter Commentatorem ' repudiati sunt. »
Les ouvrages de Hnana qui nous sont parvenus, sont les deux traites sur le Vendredi d'Or et sur les Rogations. De nombreux passages d(> ses commentaires sur le Nouv(>au Testament sont conserves dans un Commen- taire anonyme de l'Ancien et du Nouveau Testament qui se trouve ä la biblio- theque Chaldeenne de Diarbekir, dans le livrc de Iso'dad, eveque de Hdattha, et dans eelui de l'lnterprete des Turcs, intitule : Jardin des Delices. Le style de Hnana esl elegant et pur; raais il se repete quelquefois. Toutefois, nous le declarons, e'est surtout pour faire connaitre le style de ce celebre auteur et pour le justifier des erreurs que lui attribue Babai le grand, que nous avons cru devoir prendre la peine d'editer et de traduire ces deux traites.
in. Soi RCE ni;s ciTATioNs DE l'Ecrituke S.vixte. — Isa'i et Hnana semblent avdir (MI sous les yeux une version du Nouveau Testament autre que celle
1. Diiiis noiroouvragc .-iif rKcoli! de Nisibp, nous avons assigne a cette dispersion la date de 582, (lue nous avions trouvec dans un ms. du couvent de Noirc-Damo des GliaIdcens..Tous les annalistes (;lant d'aecord a mettrc rette rövolution sous Sabriso', la date susdite est eei-tainement eiTonöe. — 2. Gli Sla/iili dell'i sciiola ili Nixihi, dans le Giornalc dcllu xoc.Asiii. llal., V, iv (1890), p. 165-195; CiiADOT, I/Eiolc de Nisibe, etc., p. 24. — 3. Apud Asskmani, III, i, p. 81-8'i. — k. Dans la version d'Eochellensis et dans beaucoup d'aulrcs versions : »«> ^w U::=iskw ^•.:^^s „ hos composuit receptos libros ». —5. Theodore de Mopsueste, anquel les Nestoriens donnenl le tilre d'Interprete des Ecri- tures par excellence.
[UJ
AVERTISSEMENT.
11
dite Psitta. La plupart des citations de ce livre sacre, surtout celles des Evan- giles, principalement chez le premier, ne s'accordent pas avec le texte de la Psitta, tandis que les citations des aiitres Livres inspirös de TAncien Testa- ment sont conformes au texte Iraditionnel de la version susdite. La collation des citations de ces deux auteurs avec la P.silta du Nouveau Testament con- firmera, croyons-nous, cette these.
PSITTA.
.(Jean, xiv, 10) ^';ov^D j&s^l o/ ^U yoa^ ^''^^^ .(Matth., xviii, 16) JJbo ^^5o yoo^l
.(Ibid., X, :{2)...|>i.>->
.(Luc, XXII, 19)
.(Ibid., X, ;58)
.(Matth., XX VT, ^il)
"^ *> n>o s^ v^^^ '^ '. p.Nrt4
V*
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.(Il)i.l.,X, ^.Ol^^^s^
.(Ibid., 28) ,(Luc, XXI, 19)
.(Matth., XX, 9) «.'^^
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.(fol. 204 b) ^VoiJD )K.M o/ ^»i yoa.2 ^'^^ .2
.(fol. 20.") a) jbo "^^^(Xöl .(fol. 20.) b)
.(fol. 206 a) \J^, jJ/ jtoLio, joo. jl loiS^ •>
.(fol. 210 a) )t^ |-i-^^vj>oo )-J^j v-^ )-«oi .6
.(fol. 212a) o»--p ^j . •; n . v> ^\ •, " '•^ v^-^? ^^ ^ uij^f^f ^a.\ ^ n «V) yn . v> m.\« ^o
.(fol. 212 b)
.(fol.2l;}a:)...)vs^ vOüjLaj yoxol ya2laJt..=LA.m^CL3 .9
.(fol. 21. Ml) . ).X>o» n\ U^f^o U'y-"} ^r^ )va . 1 0
JJ o/ .yJ^, y.A ^1/ Uy^l Uoi^t t-i^/ J_i/ \^=>^', yoy-i>0'> ^V >^^^i^
.(fol. 21.-) b) ^jo
12
AVERTISSEMENT. [12]
).S\ v>o jjcbcL^ ^t-oo jH\>o yoyj) yoa^ , - '■^ - «^ ^ ^ . M
.(lliid., X, 18; cf. Luc, XXI, l'l)
.(Ibid., ;}9: cf. Luc, ix, 24) .(Ibid., XXV, ;J4) ),ifli»^,
).:M jKxk. ^Ö(.3 *~*~^ yO^ OOUK^
.(foL 217 a) yaS:^-^!, "'^^^,^0 .ot.<^.>i ou^lJ ^^qj; ""^o .12 .(fol. 219 a) cxlijw ,-30^ oulSü |--jj
)i.a2L^^ ol'f-» ^ji-^/v >d.otr> 1 .y -) ol . I.i
.(fol. 219 b) J.iCL^^» oiK.^ioVi
PsiTT\.
o<lr> tN V) >Ot_AQ.J^ ^« a
\, a
.(Matth., vi,:}3) yOSL^ ^)ji.j V-"-^ ''^•^ ...yo ..n»lo Qi*i >> 'fl i«o. ■ .■ •> » V) ) \ '-»;o ■^•>' '■" '
.(Luc, XI, 9,10) ().mav)j )joi K^jj vQj^ )j/ po/
.(Luc, xvrii, I'i) oiK^.^ ^;>io öv^ ^-^^ 1^^^-^ jKjLio ^j ^a-V^
.(Luc, X, V2) ouio o-cojU \1^ ^Ö(
.(Jean, vii, 41) joou OL^; ^t^» w..'>iiV> l» o ^-^;
.(li)i(l., 1, 4<))
IInanv.
.(fol. 271b) yai^ .(ibid.) ..y* n,'i;o .>..'>>,v> Ixlsto o-tt-'j
^— J; .vQj\ U'f^l x^l \^l 16 .(fol. 272 a) sß;>io ^ (o<)K . '.N /jxLaio K-sl^ lls^ jKiio ^j ^Vio . 17
.(fol. 25S b) öuio ojcljU jjj w.6( 0«^ U-jLio )i/ JL:^ ^:io )jA^, . 18
.(fol. 263 a) o^j ^f^io >^1>^ 1;^ ^.jio; .19
.(Ibid.) joou
[IS] AVERTISSEMENT. 13
.(Ibid., XVI, 24) «LbctJLi -(fol. 263 b) ... >n > 't
.(Malth., V, 4.")) )JL*i .{fol. -iG? !•) jJL.^ ^=5:0.0
.(Ibid., V, 44) .(fol. 268 a)
.(Ibid.. VI, 24) |jaiOLia\o .(fol, 268 b) jjaao^No
4
Les citations 2, I.V 17, 18, 1'.), 20, 21, 2;J sont correctes. Lcs particules qui constituent les seules variautes des citations 1, :5, 4, 5, 8, 9 peuvent etre Tceuvre de Tauteur ou d'im scribe. 11 raste ä expliquer les dillerences des citations 6, 7, 10, II, 12, 13, 14, 16, 22.
f A. Scher,
ArclicviMiue Glialdecn de SOerl.
} " *ii * ^^
.^-»ou*il>x^°>\ ^'*^! )-^t»^ ^-^Ü? \OOiKjl2u y^^I^oo ix./; :)iian .«;
TRAITE SUR LES MARTYRS
COMPOSE PAR MAR ISAI, PRKTRE ET DOCTEUR
Chapitrc I. — Quelle a et(^ la raison poui- laqiielle ce traitr a >'•[>'• i(''digi' ? Ell combien de chapitres est-il divise?
Gliapitre II. — Poui([ii(M ' ccux qui ont soiifTorl pour lo Clirisl sonl-ils " r. 2iij i • conuus sous le uoiu de martviri (!t de coulesseuis? :. Chapitrc HI. — (^)iie siL;nilie le mol conimemoraison? Ce ne soni pas les
saiuts, mais c'est uous qui retirous de Tavantage eu laisanl leur couimemo- raison.
Chapitre IV. — Pourquoi ce vendredi laisons-nous la fümmemoiaison des saints? i<i Chapitre V. — Oii seroul les ämes dos jusles jusqu';! leur i'elourdans leurs
Corps ?
r. 20J V
10 ISAI. — TRAITK SUR LKS MARTYRS. [Ki]
.jj vOc*_JL.ioo vooiJüa^l-s q_jäI/o oi^wl/ )il->t-o; yocsixio ^:»o^« :)J^?
.jy.^^.» )fL:»oi ^^:%s^.« lloJLtlpoo )K^^ öC^O; IjLiao :).Xa1;
Chapitre VI. — Pourquoi quelques-uus dessaints ont-ils rte seconrus dans Iciirs oombats ol drlivres (dos tournients), tandis que d'aulres iic l'out pas (';t('' ?
Cliapitrc \'II. — Ell vönt-raiit los ossenuMiis dos luarlyrs, lujus lU' los adonms pas d im eullo do latrie. 5 ;
Gliapitre VIII. — Cliacuu seluii le bul qu'il so proposo et non pas scule- niciit Selon ses oöuvros sora röcompensö et roocvra le prix.
Chapitie l.\. — lii'SiiiiK' de loul lo tiaitö; bons consoils'.
CIIAPITRE PREMIER
i\ ■ • - * • T lÜ
(^)l KI.T.K \ Kl'K \.\ (;\ISK liK l,\ HK li \0'rii i N DI-: OK lliMTi: .''
II lauL ([iie j'ub(''isso a tims los ordres de Vülro belle el aposUiliquo phalaiigi'.
(') DOS saints IVörcs, Mar Qiris prötre, et Mar Yohannaii majordome, ecolier el
doclour; iiiais iiia vilc condilidii r| ina scienoe iinparfaite iii'inspirent beaucoup
'■-"■-^ "de oraiutc * ol iiir jrtloiil thms l.i [icrpjixite, de sorle qii'autant j'ai poiir de
di'soboir ä votre ordrr diviii, p(Mii' iie pas ciiticr dans le raiii^' des gens me- ^*
1. Lilli'riileiiicnl ; coiisrils <Ii' l)(iiiiii'> umutos.
[171 CHAPITRE I. 17
•,_.n ^ '^o.oi l^»*»^« .otK..MQ.» vt\ yt-Äiwj . di.N../ '"^^s.Js. )\'(y)o )^po V^> »1/ yO^Kj j.vi »T .. )fj;i ia^f-21 : yaain > .^ n ^/; |'i',«,M* J^Sloo; ).Li>1n ^«^clmV;
5 1^ ^ - «^ ' ).jViQ_iO yOOU« "VV^; )ip, ,_»_SO :J0iSs J^^^M Öt^b.QJL ^^«i»
)^ila->t |)S>-.^ *, .M yci n mio tj^octai.»«» ).^.^o:^ yop&juo ).^ia^; ))c^^^ wjuiol;« )_ruKjiaA yoajäo^; o^^U f-«>d; );oi fJl.^s.lk^« jo.^ ot^; ).aaj>aa\
Jl - -- . N« OM ^t-^o -.1-^^ .'=\ m •>; ")jK_£d/ .3.\ ...t :veDoV^v^ j K.<^^yi-«^>ji
1. Ms. >*=-U. — -1. Ms. "W.
OTaxrip.
.1,13 |,
prisants, autant j'ai honte d'accomplir co travuil sublime, qiu" votrc aniiti(' m'a comniande de faire, craignant que, vu la faiblesse de mes paroles et vu ma vile condition, je ne sois regarde comme im homme temeraire, qui s'engage presomptueusement dans les choses qui soiit au-dessus de ses forces.
G'est riiabilude de ceux qui aimeut, comme votre saiulete, la conversatiou des Ecritures Celestes, de s'asscoir, ä l'instar des pecheurs habiles, sur le rocher de la crainte de Dieu, et de mettre de l'appät ä rhame(,'on de leurs bons conseils, pour attirer les gens ä acquerir la sagesse et pour faire uii gaiu avantageux aux provisions de toute la famille. M'ayant pris ä Thamerou de 10 votre chaude et veritable amitie, au lieu du statere que Pierre, maitre habilc des pecheurs et chef de la phalauge des Apötres, tira du poisson, vous exigez de moi une autre chose, qui surpasse ma capacite et qui est au-dessus de mes debiles facultes, m'oblige;int ä rediger im traite sur les sainls martyrs, confor- mement ä la doctrine qui * a ete transmise ä cette sainte A-isemblee par Rabbau ' r. J";) r Saint Mar Abraham, pretre et interprete, ce tresorier des ;Jvres de l'Esprit.
Quoi(ju(3, ä cause de ma faiblesse, je sois incapable de i'ediger ce traito tel qu'il a ete ciiseigne et transmis par le tres erudil Rabban, toutefois pour n 6tre pas desobeissant ä votre ordre divinemcnt assaisonne de l'amour du Christ, PATU. on. — T. VII. — r. 1.
f. -'ty-'. V
18 ISAI. — TRAITE SUR LES MARTYRS. [18]
) jlX . ')l yJi .)jUq^o vO^Jt-oo^ y^v>Q> ^ jiaiwiKjuSo )ja^.>o :[..-■ « *v>
.a..'S„^..j..:>o ooi« -.IVl-ä > \^^o voioi/; oiv^o^; |l.Q.fiD',^ y2^ww^; oöi :jjL30.fiD
J-jUo-aAj y-^l jJ/ :)_i/ jol* |j/; ,_Iio ^/ Ql^ •jJ^^-^» väsIcLA, v??*^^*^ .^asl.a.1.»^ y-*/? j-i'i-t^^^ )-i-L^^-2 ub^lV; )^m »\v) |jl2l.^.q^ w>.^o.i^V;
io Vi ^; )■■■ .^ "^ > v^ «lax^-» jLsil jjLDOi -.^»1/! I-V* ®«f— '''''^^ otloL^^^.^; .yoslö^^; ^oiio i\* iYiV); jLC^i) ^-"^"^ t^>^^ )jUa>o vQJj,_Da3 ^<^^oa*
Ö^2^3 \—l(Hi v°0U3; ).-2s:.^(_> ).JiV j-t^t-fiS K-*.^^ ^ .yO*>l^ f>0^» Oi.^^,^0QJiN
);Öl-fiD; l-JOI )...^aA.; )K^^ '^Oi )t^/; -.«Ju/ ^).X^ K.r>.^^ .^^^.001 jjL^
1. [ii/i5Ta. — -1. är,p. — 3. Ms. ^-a^Sb«.
j'ai trouve bon, moi faible, de vous oheir et d'accomplir votre ordre qui est si utile, mettant toute ma confiance eii Dieu, qui fortifie les faibles, qui donne de la sagesse aitx sarjes et de la scienre aiix inteUigeiils' , et fiui chani/ea Varidüe du hdton d'Aaron (en verdure) et il doniia des fruits-, et le priaut de changer l'aridite de mon esprit en fecondite iutellectuelle,, afin quo, gräce ä vos prieres & pures, il soii apte ä concevoir et a doiiner des iruits; (je demande celte gräce) uon parcG que j'en suis digne,mais pour le profit de ceux qui aiment la science, qui est si utile, et principalement pour Favantage de ceux qui, comme votre saintete, bouillonnent d'un zele genercux.
De meine que l'uiseau ne peut point sans alles achever le cours de sa n * I". 2113 V". vitesse sur le dos iluide de l'air, de lueme * moi faible, je ne peux accomplir votre ordri' utile sans les alles legeres de vos prieres secourables. Me fiant (tone ä FapiMii de vos prieres jturcs, je me mets ä cxecuter votre ordre; je metlrai en ordre tout d'abord les cliapitres notoircs, dont sera compose' tout le traite : puis, seloii ma capacite, je donnerai a ehacpn' chapitre le stvle 1= qui Uli eonvient.
Eh liien, la prcmiere question qui so presente est celli -ei : Pourquoi a-t-on
1. er. Prov., Il, «. — -2. Cf. Xoiiib., XVII. — 3. Litlcruleiiient : eile courl.
[191 CUAl'lTUK 1. 1!)
:|jo( ^^so> jLm^S ^^yjuD; ).ioo M" ««'^ .qi\ .» ax-*» ^-\oi ^,»dKj>o )jL.»<Xbo;o )-j;oia^ ^^ ^»t^ |Voi.Ä vQJO) V Ijo .jjv^joj; jjoi jjÄJi QjLiö» 'iJil vr-»oi
«»K-A./ IjOt ^^^ ^3/J jLiOO .jJL^; yOOWpoj ^..^Liwtoo jlk^OVi». |?Ot_3 jjLäCUN«
^Xs; i~:iOy-y. I-^^'J? vootKJLau yjL^to>o j.^-./; ool or>\v» lotaijos
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l-ioo .|JL^ ^^ \op^? )-*-i^ vOJot 0001 ^*-ojLio jj vocHJL*3; )la^.,^^:y> vooi-— ^'^«^ ,5JL-.^3; ltJQ.-|_sj .«ö» ^/ öC^ |_.iKjc>)0 :)joi vS/ K-JLw.31/;
jÜLo^i >..«....j^o ^,^010 .;a-Ji^^ ^öjojjiti. ^/ aJ^o .jjL^ioa ^^ouoio ou-^^j
1. Ms. i»-M. — 2. äyiiv. — :i. J.inriv.
appele (c martyrs et confesseurs » ceux qui out soulfert poiir Ic Christ? Et quand 011 a regu cette reponse, 011 demandc : Oue signific le mot commemo- raisoii et si ce soiit les martyrs ou bieii nous, qui r(>tirons du proiit de leur commemoraison. Puis, apres avoir eu reponse ä cela, ou replique : Pourquoi est-ce ce vendredi (jue se fait la coiumemoraison des saints? Eusuite, apres avoir ete eonteiit de cette replique, 011 clierelie oü serout les Arnes des justes jusqu'ä leur retour daus leurs corps. Puis, apres avoir regu une bonue re- ponse, on veut savoir pourquoi quelques-uns des martyrs ont ete secourus dans leurs lüttes * et delivres (des tortures), tandis que d'autres ne Font pas * ete. Et quand on a su que la cause pour laquelle les saints ont e(e deli- vres des combats reside en leur faiblesse humaine, avec laquelle ils n'an- raient pu supporter les soullrances, et que Tlionneur que nous rendons aux ossements de ces martyrs n'est pas un culte de latrie, on comprendra que chacuu sera recompense selon sa bonne volonte et non seulement selon ses 15 a'uvres. Enfin Fesprit fera reposer le navire de sa parole dans le port des bons conseils.
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I'. -Jo', l"\
20
ISAI. - TRAITE SUR LES MARTYRS. [20]
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CllAPlTRE 11
POURQUOI CEUX yUl ONT SOUFl'EKT POUU NoTRE-SeIGNEUR I.E ChRIST ONT-ILS POUTK LE NOM DE MARTYRS ET DE CONFESSEURS i*
Comme Ic geiirc humain etail tombu daus Ic gouffre de la niortalite, comnie son pcnchant pour le mal a ete la cause que la niort regnät tyranniquemcnl s sur notrc natur(3, comme la mort, selou la parole de Paul, ce predicateur (de la doclrine) de rEsprit, dcveiiait de jour eii jour plus forte ;i cause de la | transo-ression de la loi'. comme tout le moude, pour s'ecarter des labeurs (le la crainte de Dieu, se laissait aller aux passions charuelles, Dieu tout- ])uissaut, par Tadmirable Economic du Christ, tendit sa maiu misericordieuse w r. jo', V". aux enfants d'Adam dechus et les fit remonter * du precipicc'de la mortalite; par la passion de Notrc-Seigneur le Christ il deracina et lit disparaitre de notre champ tcrrestre toutes les voluptcs et les ealamites; enfin i)ar la glo- rieuse resurrection du Christ il fortifia tous les hommes dans le doux espoir de se ressusciter d'entre les niorts, aiiisi (pie notre redempteur le Chrisl '■"'
1. Cf. Hom,, II.
[21] CHAPITRE II. 21
voot—t^—/ jK_iCL-^ß; Jt—i-flo «.n coqi-> ju^^a ^^!^w.jj^; ""^«^^io <^; jl/ )_XJ>^«Jio :ooot ,_*^i^^io |...>^.ii>io ^^i%0; ).ßoi:3j )K.. « it )iQj^,.iCL\o :oooi
• * ** • . * ^^ •
.JK^Oa^« öiV^OJi lo-Dot •\aaji y0.i, « -aftsjo
lui-meme les encouragea en disant : Parce qiw je vis, rous vivrez aussi'. Mais, corame les hommes, etaiit encore en doute et dans le desespoir de ne pas ressusciter, dementaient la resurrection glorieuse du Christ le redempteur de tont, et qu'il leur etait impossible de voir alors la resurrection generale ä cause de son eloignement, il fallut que par des actes notoires il (Üieu) confirmät l'esprit des gens faibles dans Fespoir renaissant de la resur- rection des morts, pour qu'en voyant des hommes courir joyeusement ä la mort, pousses qu'ils etaient par la douce esperance de ressusciter, ils chas- sassent de leurs esprits les nuages tenebreux du desespoir, afin de contempler 0 les rayons resplendissants de la resurrection.
C'est pour ces rajsons que la gräce fortifia les saints martyrs pour qu'ils supportassent avec une joie extraordinaire toutes sortes de mort ' pour lo • r. jn:, i- nom du Christ, afin que, par leurs tourmeuts et leurs soufTrances, ils fissent penser h la resurrection, en prechant le retour des niorts ä la vie, et que par leur victoire, qu'ils remporterent sur le champ de batailli!, ils fissent changer en force la faiblesse de notre nature, pour qu'en comptant sur l'engagr- ment de notre Redempteur, qui nous promit et qui nous annonga une resur- rection generale, nous opposassions aux pcrsecutions et aux souflrances
1. Jean, xiv, 19.
* f. 2or, V
22 ISAI. - TRAITK SUR LES MARTYRS. [22.]
.vl.axia>o(» )-,^iaQ^ ch-N-./ -oij :)iQJV.7i .myi"» yopoo y(iimw..i .-^—SojVo
JOOI »0«)_iO ♦_30 .);Ot )K_iO_*^ jjOWDO )J01 )V^ ?=*^? -^I^ »T^/ •.^;^«
^,_o lOM»/; oöi; .jocn pjo/ O),..... >n \i s»o) N..io_..-.^C^ vaxa^o^ U-^<^ .jj^;o -V^ ^oij -.""^^o J-s*^; ooi joi!^ ;>o^i5 ^ jj/
* r. ii>T> V
auxquelles nous serions exposes, la fermete et la patience, qui est l'epreuve de notre foi'.
C'est donc pour cela que nous les appelons martjTS" et confesseurs, le nom de martyr indiquant qu'ils ont proclame la verite de leur foi. En effet, ce mot « Salidoutha » est employe de dcux manieres : premierement oa est :, oblige de s'en servir lä oü il y a des doutes, pour affirraer l'authenticite de sa parole' : Siir la parole, est-il dit, de deux ou de trois temoins la chose sera valable\ Et quand Jacob et Laban contracterent alliance Fun avec l'autre : Ce monceau, dit ce dernier, et ce monument seront temoins'. Le bienheureux PauL lui aussi, en donnant des conseils ä son disciple Tiraothee, lui disail : lo Celiii qiti rendit ce heau temaignage devant Ponce-Pilate''. On emploie eucore le . mot « Sahdouta » ' pour exhorter les assistants k ne pas douter des choses qui Icur sont imposees; ainsi c'est on ce sens quil a ete dit : Je te somme devant Dien, qui donne In rie ä totites choses, de garder ces commandements, etc. ".
Nous appelons donc martyrs ceux qui onf souffert pour le Christ, parce n que par leurs tourments ils rendaient temoignage de la resurrection du Christ mise en deute par les gentils, qui claient dans rerreur; par leur sang quils
1. Cf. Korn., V, 3 et 'i. — 2. Ijovao en syriaqiic veut dire ti-moin. — 3. Ici Uojo«» signific temoi- gnage. — 4. Deiit.. xix, 1.5: .Matth., .xviil. 16. — ."i. Gen.. xxxi. 4'i et .52. — C. I Timoth.. vi, 13. — 7. Ibidem.
[23] CriAPlTIIK H. -2:5
^_io ^o-^ V~-^^— • .^«— •)--•»— jot^jJ ooo« ^^^aio jjLSfOA fcoo^i yOopLaj y^l oolo .UiOQ.- ^*aj» jjLsicLfl |oo»J )Lldoi :j|.^s^ (JL^MJi )p;o )po/o jVol voodo. >. « j» ^^ y^«'.-a. .1 |1 vjj .jLiC^ j-iecäii^^ ooo( ^^^^^^y^ jlojowo; oöt
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1. Ms. s5>©n» jOvNtl. _ 2. : '»-«i?.
versaient pour TofTrir a Dien en holocauste, ils proclamaiont la verite do leur foi ea le Christ; par leur mort ils prechaieut la röalite Je la vio immortello, qui (nous) a ele donnee en Jesus-Christ; comme une odeur agreable, ils offraient joyeusement ä Dieu leurs Arnes en holocauste : Qnc roblntion, (est-
5 il dit), que nous f.nisons dp tioiis-inemes aujourd'lmi, soll plus af/irahlf ijuc Ic sacrißce de beaucoup de bceufs, d\i(jneau.v et de beliers r/ras'. Puis ils avertis- saient" les peuples paiens que, s'ils ne renon^aient ä leur mechancete, ils seraient supplicies dans les tenebres de l'enfer.
On peut encore les appeler « confesseurs », parce qu'ils ont confesse
10 devant tous les hommes la verite de la foi chretienne : Quiconque, est-il dit,
nie ciinfessrrn drvunt les hommes, je le coiifesseriil aussi * devant man Pere, (jui * r. -jog i" est au.r cieux''. VA ailleurs : Si tu eonfesses le Seigneur Jesus de tu bouehe et que tu croies dans ton eoeur que Dieu l'a irssuseite des morts, tu virras ' .
Le nom de confesseur est donc distinot de celui üc martyr : parce que
15 le mot « martyr » se dit des deux manieres dont nous avons parle plus haut, tandis que le mot « confesseur » n'est employe que pour moutrer que devant
I. Dan., III, .'((I. — 2. I.ittOraloni'Mil : rrudaieiil tenioisjnnsc. — :!. !\Ialtli., x, .'ii. — 'i. Hüiii., .\, i».
24 ISAT. — TRAITE SUR LES MARTYRS. [24]
> V); :K_)v~^<x-J l-i^t— N-io :>, «Not )Öi-ia_fc< juiAiaS «o-«!/; ^^-ib»ai |aoi .)jL:>>a^oo jVoi^ jck^tCLiL ^^o( yOOuVN-a ^v^lSoo )ji;i.ajo
.yOJoi <x^)o .jj'pojf |jo( jJbCLA; j nio°i o'ivi;
yOOl.V«.»; |j;oiaio» ""^^is^^Oo .jjjoiai. viULsKio jjpojj jjoi ^'^wOcn {.iOA
^« :'| .,.^jLyi.5 u^Vo-^« yOOUjoiCkN t '''^'? )-*-'t-o U^i^/ ^-.^ ^,_adi/«
)i.n I» "^jK-^ :a_i6i j;öu&; j-<t-3o; .^^^w^J jJ |> » t< )-x^ ^o .J-Ql^«)^ )c
-3 10
* f. 2()(; V". ]ln I» '>jJ>^-^ :a_iöi J^öu&i Pt-so« .^^^wt-* ]J \* »r» J-x^ «^o .(.Ql^«)^ )oou
tout le monde ils confessaiont la verite de la foi. Teile est la difference qui existe entre ces deux mots. Toutefois il est de f'ait qua chaciin de ces deux niots se dit et des inartyrs et des confesseurs.
CHAPITRE III
QUE SIGNIFIE LK MOT « CoMMK MORAISON » ? Ce NE SONT PAS LES SAINTS, 5
MAIS c'eST NOUS QU[ TIHONS PROFIT DE I,A COMM EMORAISON QUE NOUS FAISONS.
Le mot conimeinoraison signifie sourenir. Et de fait le Souvenir des souf- franccs des bicnhcureiix martyrs afTermit Tesperance des vrais fideles; et c'est justement "pour iious cxciter ä imiter Ics verlus des confesseurs de la foi clire- tienue cu nous faisaut rappcicr le souveuir de leur victoire et pour nous lo pousser ;\ recevoir avec eux la meme couronne en peignaiit Timage de leurs gloires sur le tableau de notre esprit, que les »aints Peres nous ont commaude de celebrer leur comniömoraison : La mhnoirc du juste, est-il dit, sera per- f .:'<r, V. p,:iiicii,. ,.[ * // n'aurn peiir (Vaucnn mouvais bruit'. Faire la commemoraisoii
des martyrs, c'est doiic rappeler le Souvenir de leurs gloires : Toutes les 10
1. Ps. cxii, Gel T.
10
[25] CIIAPITRK III. 25
)1q_iV-3?J^^-^oo wOioJ^/ )«j;oiq_n .-j-jpoij |jot ).^aA* .wOt )Li^-M v?->N,t-*?
'yOOtVA^/ ^-^ ^.OlL^ yj y.?l ^(DVl o/ > .•, m'.. jLs/« y>^l .\.JSy^ '^°*
.yooila-sj; );|L^ ^« \ vm % \ ^JL>p>o^>.^ | ■> .q ^i )-it-<:>-3; y-'l° •) ... *.a.:>q-5;
1. M. ^►^ l^w. — 2. 'Aooi|xa:,
ayoiv .
f. 207 1"
fois, est-il dit, ^uc roKs man(jciv: de ce pain et (jiic nnis Ixiircz- de rette voiipc, vous annoiicerez la mort de Notri'-Seigiieiir jusqu'd ce qiul vienm''. Notre-Sei- gneur lui-meme, apres avoir transmis ce sacremcnt ä ses disciples, leur dit : Faites ceci cn memoire de moi' .
ö II est donc evident que ce mot commcmoraison signifie souvenir et me-
moire des choses passees. Or le temps lui-meme ue pourrait eflacer de notre esprit ce souvenir dos martyrs, que nous devons mettre toujours sous les yeux et sur lequel nous devons attacher les regards de notre esprit, jetant la vue sur la vertu diamantaire de leur foi^, considerant que toutes les fois (jue
10 nous celebrerons la memoire des saints et que nous celebrerons leur fete, ils ne retiroront, eux, aucun prolit du respect quo nous leur rendrons, pas plus que notre manque d'lionncur ne leur fera du tort, tandis quo le respect que nous leur rendrons, nous rendra dignes de consideration, nous sera utile et nous pretera secours. En nous rappelant le souvenir de leur gloiro eclatante
1'' et de leur grande patience dans les combats, nous brülorons de Tamour du Christ, dont ils brülaient eux-memes, et comme au son de la trompctte nous nous röunirons pour celebrer la solonnite de leur triomplie. * Do incmc » r. 207 que le recit des triomplies des hommes fameux, illustres par leurs combats,
1. I Corintli., xi, 2C. — 2. Luc, xxii, l'.t. — 3. L'auleur veut iliro ; la loi inehranlable des niarlyrs.
2(i ISAI. - TI^MTE SUR LES MARTYRS. !26]
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preto secours au moment de la guerre aux soldats courageux, de meme l'liis- toirc du courage divin de ces saints, dont nous celebrons la fete, sera utile h tous las vrais croyaiits.
( hiand lo bruit de leur combat resonne ä nos oreillcs (et (ju'il nous apprend) comment ils ont meprise toutes les voluptes de ce monde, regardant toutes clioscs conime du fumior pour possöder le Christ, alors les vrais esprits s'af- fermirout de plus eii plus dans l'amour de leur Seigneur, qui fortifie les saints; ils s'encourageronl ä avoir la douce esperance de la glorieuse resurrection, dont le Clirisl. a ete le commencement et la consommalion, selon la parole de l'Apötre, (jui dit : // est le clicf de I'Eglisc et le prcmier-ne d'eiitre les morts ' ; enün nous pratiquerons aulant que possible la vertu de pauvrete comme les saints. En effet, si les saints martyrs se livrerent ä toutes sortes de mort pour l'amour de leur Maitre, combien plus ne devons-nous pas, nous autres, em- ployer nos biens et notrc supcjrflu pour soulager ceux qui sont nos membres, alin de moutrer que notre foi est aussi grande que celle des martyrs ! Le 1 recil de leur gloire nous ailermil donc dans l'attente de Timmortalite, et ' '• -"' ^°- riiistoire de leurs souffrances nous porlc ä esperer ' l'incorruptibilite; car ceux qui se crucifierent au monde, ceux qui se livrerent (ä la mort) pour leur Sei- gneur, ceux dont lliumilite a ele la cause de leur elövation, ceux qui, tout pelils (ju'ils etaienl, par le me|)ris d'(aix-inrmt's, onl acquis de la noblesse, -
1. Coloss., I. IS.
10
10
[27] CHAPI IRR IV, 27
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1. 'Ap-/yi. — 2. icappTiaia. — -i. Ms. wt oa*!..
sont maintenant tout resplendissants de lumiere aupres des Principaiites et des Puissances; et eu egard ä leurs soufTrances, ils crient avec le bienheureux Paul : // 7i'y a point de proportion entre les souU'ratices du temps prespiit et In gloire ä venir, qiii doit etre manifestee en 7ious\
CHAPITRE IV
POURQLOI LE JOUH DE VENDREDI QUI SlilT LA FKTE DE LA RlisUllUECTION DE NOTIiE ReDEMPTEUR, FAIT-ON LA COMMEMORAISON DES ILLUSTRES, RIENIIEl HELX
Le vendredi precedent, noiis avons entendu les Juifs dire des injuros au Christ et blasphemer contre lui. Ce vendredi, uous voyons les martyrs coii- 10 fesser reellemeut le Christ et proclamer sa gloire. Nous avons donc bien fait de nous transporter du Souvenir de la passion de no.re Redemptcur quo les mechants ont crucifie ä cause de la verite de sa doctraie, ä la solennite de hi commemoration des confesseurs que les pai'ens ont mis ä mort pour avoir preche l'esperance de la resurrection. Les Juifs attachrrcnt le Christ a une
1. Rom.. VIII, 18.
» f. 21 18 r
r. 21 IS V
28 ISAI. — TRAITE SUR LES MARTYRS. [28]
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1. i.-a.f«^. — 2- StaB^T). — 3. Ms. Row. — 6- xivSuvo;- — 5. äYwvioT/jc — ('.. Ce mol semble 6tre njoutö par le copiste. — 7. Kx. TaSis.
croix pour n'avoir pu recevoir sa doctrine; de meme les paiens, pour n'avoir ♦ r. 2iw I". pu supporter * l'outrage fait ä leurs idoles, livrerent les martyrs ä toutes sortes de tourments et ä la üiort. Le vendredi precedent, Notre-Seigneur Je- sus Signa Süll testament de son propre sang : Cor, est-il dit, oü il y a lui testanwnt, il est tukessairc (juc la uiort du tr.statcur intervienne, parce qu'il ii'a .-, point de valcur, taut cpie le Icstatcur est envie'. Ce vendredi, nous avons con- naissance du courage des bienlieureux martyrs, qui ont proelame la resur- rection du Ciirist devant tout le monde, qui out aiUruie le testament en signaut de leur propre sang leur profession de foi en sa resurrection, et qui disaient comme ceci : Qni tue scparcra de l'anionr du Christ'.' scra-ce l'afßiction? lo Oll la pcrsdcution, oii tnutcs .sortrs dr muH, oit Ir pi'-ril? Au i-oiitrair<\ dans tuutcs rt's rhoses, nous sommes vainqucurs par celui qui nous a aimcs'-. Äiissi le Christ dit-il d res Champions de la craiiite de Dieu : Voiis etcs nies temnins et mes ser- viteurs que j'ai eins''.
Les saints Pc'res, ayant doue considerc les oeuvres immenses des saiuts is martyrs et la niciveilleuse patience des coufesseurs, out etabli cette fetc, ordonnant qu'cUc fQt c^löbröe immcdiatenumt apres la glorieuse resurrection ' f. 2U8 V". de notre redempteui' le Cluisl, * afiu que leur Souvenir proclamät leurs souC-
1. llebr., IX, 10. — 2. Honi., viii, :i5, ;i7. — 3. Is., XLiii. 10.
[29] CHAPITRE IV. 29
jia.^; >^oiä m oo \ ^^lO» o_Ji;o vootlo. i v>-.oi; \—äi \-^oi ^%^^ ci^euo jJ /
1. Ms. oviwoi.».
frances et (fit connaitre) qu'ils sont toujours restes attaches jusqu'ä la mort ä leur Maitre, en se tenaiit sur rimmense haiiteur de leur foi, d'oii ils foulL'rent aiix pieds les aiguillons de la mort corruptrice et avec les armes spirituelles triomplierent du demon si hahile en guerre, confondant ainsi tres manife.ste-
5 ment tous les impies, et afin que ce voisinage de la commemoration des souf- frances des saints nous fit comprendre que, de meine que la soleunite de leur commemoraison est ä proximite de la resurrection glorieuse de notre Sauveur, de meme eux aussi sont prös du Christ et participent k ses bien- faits : Mon desir, est-il dit, est de partir de re moiide paar etre avec le Christ ' ;
10 et ailleurs : Nous sommes heritiers de Dien, et eoheritiers de Ndlre-Seigneur Je- sus-Christ'-.
1. Phil., I, 23. — 2. Rom., VIII, 17. — Rappeions le te.xte suivanl ; « La raison qui a fait appeler le l"' vendredi de Päques, dans lequel on Kto ces niartyrs : C^ommömoraison des confessours, c'esl que, apre.s avoir tue yimeon et ses coiupagnons, Sapor le maudit fit prociamer que ceux qui vou- draient persev6rer dans la religion cliretienne devraient le cacher et que ceux qui numil'esteraieul leur foi seraieiit mis a mort. Or les fid^les s'empressaient ä la Porte de 8apoi', confessant leur foi pour 6lre tues el obtenir la couronne du martyi'e; ils venaienl tous spontanöment : iiomiiies, femmes, enfants, sans qu'on le leur demandät. Lorsque Sapor vit tant de monde sc livrcr il.o soi-memc ;'i la mort, il defendit de les tuer... Cette foule retourua alors aux 6glises, oi'i Ton fit memoire de tous (des martyrs et des confesseurs). Getto commemoraison fut appelöe ComnnHnoraison des Confessours, pai'cc que ceux-ci se livrörent spontanement ä la mort; et parce que cc nom (de confessour) se dit de tous (c'esL-ä-dire des confesseurs et des martyrs) » (A. Scher, flistoirc neslorii'iine, Patrol. Orient., IV, p. 30'i).
Voici ce que nous lisons cncore ä ce sujet dans le breviaire clialdeen (Voir l'i''ililion de liedjan, III, p. 232) : n VI" vendredi d'etö. Oommemoraison de Mar Simeon Bar Sab])iVö, calhollcos-palriarclic. et des Peres qui re^urent avec lui la palme du martyre. Ceux-ci onl 6i6 couronn(;s le vendredi de la Passion de l'an 655 des Grecs (344, cf. Patr. Syr., II, 709).ä Karkha de Lelan, au pays des Iluzites, du lemps de Sapor. Leur commämoraison a et6 laissee jusqu'au vendredi des Confesseurs, jour oü l'on fait memoire de tous les martyrs. La commemoraison de Mar Simöon Iiar SabbA'6 se fait ce vendredi, parce ([ue c'esl en ce jour qua 6t6 consacie l'autel de ce Saint a Karklia de Lc^daii. Mar Simeon a 6te ciiseveli a Sosan de 'Ilam, appelöe Sous par les Arabes. » — L'Epltome des canons synodaux (Voir A. Scheu. Calalogiie des lannuscrUs de Scerl, n° 07) dit plus clairemeut : Nous ne faisuns pas menioiro des mar-
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1'. M'J r:
M ISAI. - TRAITE SUR LES MARTYKS. [30
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1. 7.£v3-jvo;.
CHAPITRE V
Ol" SERONT LES AMES DES JUSTES JUSQu'a LEUR RETOUR DANS LEURS CORPS?
Taut ce que fait la Provideuce du Seigneur dans ce monde ä l'egard de la faiuille des croyants, c'est uno preparation pour l'autre monde, afin que, gi-Ace aux choscs visibles, notre esprit penetrant puisse penser aux choses 5 r. 2(19 r. cachees de Dien * et contempler avec les yeux de foi les splendeurs du Christ, comme si nous contemplions un tableau. C'est pour cela ([ue les saints martyrs, qui attendaicnt la Cite, qui a des fondemeuts et de laquelle Dieu est l'arcliitecte et le fondateur', ont acquis ce tresor diviu par toutes sortes de perils. De m(''me que les Gentils n'ont pu leur eiüever la splendeur et la beaute de io li'ur foi, de mcme il u'est point possible qu'on leur vole les couronnes splen- dides, formees par des tresses de patieucc -, et que la balance de la justice divine peso pour les leur donner : // ii'ij a point. est-il dit, de prujiDi-tion
t\rs le vendiedi de la Passion, juur oü Mar tiinieon cutliolicos et scs compagnons reijurenl la palme du niartyie, parce qu'il n'est pas porniis de cel6brer la commemoraison des saints avec les fötes de Notre-Seign»ur. Cette commemoraison des martyrs est c6161)r6e le 1" vendredi de Päqucs, parce que Sapor, ayant vu une foule iimombrahlc sc livrer d'elle-niönie ;'i la mort, lit cesser le carnage. Cet (hlil fi 6te donne le 1"' jrudi de Paques. Le lendemain, a savoir le vendredi, l'l'lglise fit memoire des niaityrs et des conl'essouis. lOt cumnic le nombre des confesseurs snrpassail beaucoup celui des martyrs, ce vendredi fut appele du noni des premiers.
1. Cf. Il(?br., XI, Iii. -- 2. Lilleralement : tressiSs dans le diademe de leur patieiice.
10
[31J ClIAPITRE Y. 31
)_jL_3j; ^ojojL- ^oJL ^a\ jj .joiJ^j chIojJjsj )l).ÄLio yoou^ |-söi~.o Jilol; lg Vi, f> VI '» looj |;K-X-^; );0( .^ l^!^^^. It-^^! It-/ JI^-.^->«V\ :)joi ,.jw3 l-joj )Lju3>^ ^ o«^^^ .j-iOLi^j oi^»o>oVl yo^ ^io .JoiSxj otto^t-.
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r. 209 V"
1. Ms. '»»;3.
Cläre los soulj'ranres du tcinps pivsciil et la ylnlre a venir, (jiii dnil ehe niaiiifestee
eil iious', qui a etv preparee selon la prescience de Dieu avant la coiisli-
tulion du moude et qui nous a ete manifestee maintenant par Jesus-Christ.
C'est donc pour montrer la urandeur de ces bienfaits, qu'iUDieu) designa
5 le Paradis comme sejour aux ämes des justes apres leur separatiou de Icurs Corps. Notre-Seigneur lui-meme uous montra ce sejour et nous le fit coniiai'tre en disant au larron : Aiijourd'lini, tu scras avee moi daiis le I'aradis'. Comme le premier liomme, * par son inconsideration, son iguorance et sa deviatiou, Tut ' i« -"'J \" etrangeräce sejour de lagloireet duboniieur ', il sendjlabon ä Noirc-Seigneur
10 d'accorder aux ämes des justes le sejour en Paradis, comme arrlics du ixuihenr i'utur,- cela ne veut pas dire toutefois que ce soit lä seulement la reeompense de leurs oeuvres et de leurs tourments, mais que Dieu, en separant le sejour des ämes illustres (de celui des ämes damnees), a voulu nous l'aire connaitre la terrible Separation, qui aura lieu lors du jugement divin, entre les justes
15 et les pecheurs et ä la suite de laquelle les premiers iioiil an Koyaume etcr- nel et les derniers seront jetes dans les tenebres de deliors, comme une brauche avortee.
1. Huiii., VIII, KS. — -2. Luc, xxiii. 'i-i. — 3. er. Ps. XLix. Li et il.
32 ISAI. - TRAITE SUR LES MARTYRS. [32]
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l^\A j;öu» »3/; y-'l .)N Vin «vv ^<h2Sj ^VKjLio ot-sj .jJU-iOA j'f^oo^ Iq-^, °> \> \ ötoji-^ -^K-, yOJo» :)öi^; ll'fn'^v^ ^.oio^-*/; jloiäjs
.j)^-^^^-A öia^^ voodoio ,-*J5 :op ^-io o^s.»O>0; ooo( ^,_sKia.io po jKjÜo; )<>oi JJ jojS^j -.y^po? oitCioo y^l :)oCSs loJik ),;L-v^ ^oi-.K~./o
1. |j.äUov. — 2. äU. v:*^ »;;»^- — :i. vpcn::-'!»*..
Cc Souvenir est donc utile aux anges et aux hommes, qui, en apprenant la gloire des ämes des justes et la Separation de leur sejour d'avec celui des dmes des pecheurs', s'encouragent ü pratiquer joyeuscment la vertu, pour gagner le sejour Celeste, oü toutes les afllictions auronl leur terme : tenioin les vrais martyrs, qui, au moyen de la mort, qui couvre les peches^ manifes- terent davantage la beautc de lours travaux et recueillirent par leur sang cet höritage glorieux, et ainsi, par leur döpart de cette vie, preparerent ä leurs f. -jin r. ämes * un sejour d'honneur dans le Paradis. On les croyait dejä morts; mais eux par leur mort avaient tue le peclie et sont en vie aupres de Üieu, ainsi que le declare Notre-Seigncur, eu disant : Diru ii'rst pas le Uieu des morts, mais il est le Dieu des vivants, car lous vireiit pour liii''.
i. Joseph HazzÄya dans son ouvrage intilulö : Livre par (iiicslions et reponses, chap. i (Voir A. Scheu, Cataloguc iIcs mss. ile Seerl. n- 79), dit luut le contraire on enscignanl (|ue les anies des justes et des impies liabMent ensenible lo miHiie endroil dans Ic Paradis, jiisqii'au jour de la näsurrei'timi generale. Et il distingiic dcux especes de Paradis : lo paradis sensible et lo paradis insensible (U*>*jj''^*' U^K»c«o); Selon lui, c'est co deriuer qui est d6sign6 coinme söjour aux ämes des justes et des p6- cbeurs. II enseigne toutefois que les ämes des justes jouissent dun certaln bonlieur on contemplant la gloire Celeste, tandis que les ämes des impies sont privöes de celte gräce. Et il appuie cette th^orie de l'exe[iiple suivant : Tous les hoinnies liabitent ici-bas la nu^iiie terre et le solcil les öclaire lous d'unc inanii-ro egale. Ccux qui sonL iluui's de l'organe de la vue, jouissent de sa luiMiere; tandis que les aveuglos en sont priv(''s complelcniont. — 2. Peut-6tre au lieii de Iw^i^ « pech6s », faudrail-il lire VtäoM. ,, beaulö n Voir ci-dessous, p. 'lO. — 3. Luc, xx, 38.
[33] CIIAPITRR VI. 33
.jj vOojJLioo jja^Jo d-pi/o oi^ll )JL.;Q.io; yoogLio x-^^^^!
....'» .. |.iLJL:U.2) yOOuS i'S. .)oü^« Pilo i\< fn>o ^-T^? '♦■••-«^ )ji»Q^ Lo-^i )^^ I . iY> ^ )J.Q-j;».\v> ?■ ^.A-jL^i-io» J.io» -V-«^^ \-^-'V • )-i!-^^-«-^o jn.i)^
^^«jla^K.^ : yoot. ,. \s> . v> mV ^^olii jJ ^; :|o«-3i^f oiK.l^« ) Kjäota^o.^
1. äytov. — 2. yEiu.cöv. — 3. Ms. :ja£u.oii. *
CHAPITRE VI
PoURQlOI QUELQLES-UNS DES CONKESSEURS DNT-ILS ETE SECOllilS 1).\NS I.KIH COMBAT ET DELIYRES (l)E.S TORTURES), TANIHS (,)l.E LE.S AUTRES NE l'oiNT
5 Tous les liommes, les jiisles commc le.s ppclicurs, ont bosoiii du grancl
secours de Diou. Los justos, en sentaiit la puissante assistance de Dien, per- severeront davanlai;e daiis los bonnes oeuvros; les pecheurs, eu\ aussi, ou vovant les dous de Diou et ses bieulails pleuvuir sur eii.K, saus ([ii'ils les aient merites, penseront ä leurs peches et coinpreiulronl la grande grAco que
10 Dien lern- a accordee, ot que ViVAl qui voil tout u'a pas neglige de s'en occupor, tout plouges qu'iis otaieut daus rabiruo du mal. Ces ponseos les portent douc a avuir houtc de leurs lautes et ä reuoncci ä leurs pöcliös.
Les saiuts coulbssours, eux aussi, quoique les Hüls de iiiisores ol les toiu- petes de maux eusseut foudu sur oux, toutefois, avec Ic secours du Saiul-
15 Esprit, ils möpriserent les maux (pii lour venaicnt ' de la part drs Geutils ot * r. 210 v des gens impies, et sonuorent, pour aiusi dire, de la ti'ompette sur le cliauqj do
PATU. OR. — T. VII. — F. 1. ■'
r. ill r
3/1 ISAI. -- TKAITK SUR I.RS MARTYRS. [34]
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^\ 'urt pi\. o I Vi > .q\ .. )oC^ V /; joül^i llai^v^N.^ loo( )^>^bs.^ )f.^3/o .«ootlax^^o^o; ji^a. 0001 ^o....,Vio
jJLoi.'ao-.ot-s c^..k^l./ )l/.vOO|.A^'^9 j^vAo )j>V^3; ).^DVa3 ^^ )o^ o .'mI/ 10 JV't^^ :|->'po4 ^oiösjL^« ^"""^ |l^t~iL^ .woio^^ ^wi^^«..«^].« . ..X »ji vo'mi jj
\^\.^ y.*OtQ^h-. . -iN yOOiV >f>'l>0 yOOUL^ 1.^01.^; OÖt ^l ^«« V^^"^
bataille, pour inviter tout le monde ä venir contempler les trophöes de leur victoire et la confusion de leiirs persecuteurs, coniine s'ils disaicut ceci : S/ Dien est pour iioiis. ijui sera contre noiis ' ?
vVussi dans Ics terribles combats que les persecuteurs livraieut bieu des fois aux bieiilicLiirux iiiaiiv rs, (piolqiies-uiis de ceux-ci, avec le secours de 5 Dieu, (|ui les delivrait des maiiis de leurs bourreaux, confondaient. ceux-ci en prociamant en mcnie temps la verite de leur coufession, et en faisant niani- lester la toulc-puissaucc de Dieu leur aide, ([ui Teniporte toujours siir la malice des impies.
Noiis pourrons savoir cda de rhistoirc du bienheureux Daniel et de ses n eonipaguons, qui. lors de leur captivite a Babvlone, ou Tempire des Clialdeens rugissail contn- ciix cnmuie uu liou furieux, bleu loiu d'epmuver quolquc donimai^c des ruses des (Mialdi'cns et des Operations de leurs magiciens, se Ibrlilierenl lellcnieul dans la l'oi qu'ils n'echoucrent Jamals. Tout cola nous lait connailrc conibien est pnissaute rccouoniie de Dieu, qui, quaud il veut, 1; u'aliuiul.inne pas ecux (pii oul conüancc eii lui : Ln Iroiipc des aiii)rs du Si-i(/iicur. est-il dil, ((Diipc iiiihiur de ccu.r ijui le crdii/nciil. et Ics (/(irdiilil'-. r. :2ii r. Quelquefois il sendilc uc pas sOccuper des siens. * en les laissant coni-
I. lidiii.. Vlii, :il. -- 2. l's. \\\i\. ,S.
[35] ClIAPlTP.l'. M. X)
).^..3l.5 jjl^iO );Ot "^^iO .Vä.^ "''üiO^ K^O^ ^OÖt ,.3 :).i^*Jl^.\ vOOi^
:^V,L^.^ jkr^i yQjc)t.Jii. i.V^J! )ch2:^; oilaLi>^^j> lo^i ^oK-flo/ ^
])l(Hemeiit ä la niorci de leiirs porsöcuteurs; mais (il l'ait cela) dans lo liul de proclamoi' leur patienco et de divulgiier la iiialieo de leurs iKiUiTeaux et la rüalite de leur esperance.
Quelqiics-uns d'eux au cmilraire soiit mis moiueulanement a reprouve, et cela poui- quo loiir patieuce soit proclanK'c et qu'on connaisso qu'ils briilcnt de l'amour de leur Seigneur, et quf Dieu oe neglige pas de secourir ccux qui Taiment : temoin Hauania et ses conipagiions ', qui, quaud ils i'un'ul jetes au milieu de la fournaise embrasee, l'ureut Tobjel de la laanifestatioa de la grande attention divine pour eux ; cu eilet, au moment meme oü l<'s Gentils se croyaient vietorieux, ils oiil ete plus conl'ondus : car le feu dcvoiaiil , tout en proclamant par son silence la grande vicloire de ces homnics illustres, faisait connaitre ä tout le peuple d'Israr-1 que Dieu montre ä son egard sa force et sa grande providence, non seulement dans la terro proniise, niais encore partout oü il se trouvc. De plus, les flammes, en brillant les calom- i'' niateurs, indi((uaient le terrible feu reserve aux inipies, qui seront l'objet de l'f^tonnement public. Le roi babylonien lui-nienic, eldn.K- de voir ' Dien se preoccuper de ces trois liommes et les conservei', i'ci'ivil un «'dii qii'il envova . ä toutes les nations de la terrc : (Jni- faul honnnc i/ni blasphihni-ni nmlrc le
1. Cf. Dan., in.
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■M; ISAI. - TRAITE SUR LES MARTYRS. [361
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sOOHiO j-iOOliO y.£B ^D qJ^ j_iv*JlV slif')'-^ «0|ä-ts„»_3k'S. )oC^ vOoCb. »A-il* 15
Dlcii de Sailriikh, de Misakli rt de ' Alied-]S(t(io, xtiit niis en pirccs rt quo sa niaisdii .Kdil /j<7/(r '. Aiusi lo rui lum soulcmeiit crul cii Dien, mais il eiiscigna oiicore il lous les pciiplos tlc son cnipire quo le Dien qiii vciiait de manifester sa puissaiicc cu seeuiu-mt ses aiuis, elail le sciil, le vrai et relernol Dieu.
De iiieiiu', ([iiaiKl Ir. Iiienlnurciix Daniel'- Tut j(Me ilaiis la fosse, avce le 5 sccours puissaiil de Dieu son aide, sa [»riere apaisa la l'urcur des lions. Les 7\putres eiix aussi, ([iiand, apres avitir rciu le Saint-Ksi)iit, ils precliaient rKvaiigile de Nolrc-Scigncur, ((url(|iu'lnis par im sceoius tout special eeliap- |paiciit ä la fureur des lyraiis, laiidis qur iraulres ini^^ ils etaient exposes ä t"'trc Idilures par li's inipies. Ij'Kcdiuiiiiii' diviue a^it i'n-aleiiieiil de la lurme iti luanirre :'i Ti^oard des .Macliabees i'l des aiilrcs raiuiliri's (de la maisoii). I']t dl' lall si Dieu n'avait pas agi aiiisi d(> leiiips eii tfiiips, ou aurait pense ([ii'ii I -.'ij I . ahauduiiiic ei'ux (jiii le craignenl ; la l'oi viv<! des luarlyrs " i't-leur patieiiee iie
scraicnl pas proclamecs; la rnaiivaise vidoiih'- des inipics ue serait pas iioii I plus eonnixe; enlin Ic; grand sccouis divin, lui aussi, ue sci-ail poiiil niaiiilrsli'. 1.
(^esl dour |i(Hir ces uidtifs tnu' Uoiis vciions d't'\[)(is(M', (iiic Di(Ui aliau- dduui' (lutilqiirl'ois ses amis iuliuics eutir li's inaius d(»s inipies. 'rdiilelViis il ue , ;
I. iniii., III, 'JD. — L'. (.:t. DiMi., \i.
[37] CIIAPITRK VI. ■^^
y^l :)jLiVo hövÄ) vooii-oj ).ioa*.K..3 omsK*/ o^; "^^iio .K-lv.-.ia.^
5 1^.3; ^ y^l Q^ .)J01 ).Ä10 «Ji-^iO )..T«Vl yj, Jooi jjpo OiJu- y^i^o
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yOOiKJLaü ~o»!^o .yooivio loL^ a-.a^; \.2^ ).i^^>_2 ).JÜ.Vo ""^^J^^^oi )jö«-CD
r. jij V
1. Ms. |liMi>..".»i. — -j. Ms. ^^^o.
Icö (juitte pus ubsulumcüL; cur si les saiiil.s iiiarl\ rs ülaicut laissrs daiis l'etat de leur iiature, u cause de la faiblesse luimainc, ils iio pourraiiMil, saus lo i^ecours divin, siipportcr rinteiisil/' des tortures. G'csl ce ([iic Nolrc-Si'iL;iicur iious luoiiti'a eu peignant exacteuicul la laililcsse de uolie naiure (piaiid il
■"' dit a ses diseiplcs : Pricz, ilr penr qiir vniis nc toinliii':. daiis la li'/ilalimi ', d quaiid, liirs de sa passion, il pria eii disaiit : Qiic celle coupr jjiissf luin ilc iiiiii, s'il i:sl iiiissihlc'. Par cela il uc voulait pas ([u'il IVit di'divi'e de la passiou, iiiais il noiis apprenait ä iie pas culrer, autaiit (|u'Il rst jiossilile, daiis la tenlalidii a cause de la l'aiblesse ile uoln' corps : L'i'spril i-ciil, dil-il, '■/ r.\/
'" jnrl. 111(1 is Ic rarjis csl iiuthtdi''' .
Les saiuLs uiarhis, parce ipi Ils uiirenl di; la lionue volouli'- ä plaire a leur Seigneur el a opposer la palicucc (au\ Uaiufesi, uul elr seeourus selon leur bonue volonle : l'nurvu ijii'Dn snil, csl-il dit, ilc linnnc nilmili'. ' mi est' r. jijv ai/rrithlc (a Dien) sdoii cc (iinm ii '. I.(;s marivrs out ete de liouui' volouh'
i'> e|, le sacrifiee (|u ils lireut d'eux-iu('mes lui a ele ayreilile; ils se llun'ul an luilicu des tourniculs el leur l'oi les a vivilirs ; Si je nutn-lK , esl-il dil, im iiiilirii (Ir l'd'lvffsilr. In nic ririficras ; In (tciuiccrds la inain d In nie dch- rrcrns'. Ils liiireut la luaiu a ce (pi'ils fusseut cxposes aux tournieuts. el la
I. yiMh., .\.\\i, ,1. — j. Jhl'l., :;•.». — .!. lliiil. — 'j. II Coi-iiilli., VIII, IJ. — 5. Ps. cx.x.wni, 7.
1^
38 ISAl. - TRAITE SUR LES MARTYRS. [38J
.yoj/ JLao |Ji>>.iw oi^^/ v^o/o JilLfci )tsr>.v>\ )too»o ciüswaü .vOOtJi;Q>^
1. O^aTCy&v.
iiiaiii droite du Souveraiii los <mi tira; ils courbeienl le cou soiis Ic traiicliant do l'epee, et Ic Sfigneiir abaissa les cieiix et desceiidit pour leiir preter sncours; ils tombi'-riMif dau.-; le bourbicr proloiid di'S tortures, i't le Tres-Ilaut tendit la iiiaiii et lesen fit sortir; ils lurent plonges dans le gouflVe des mi- seres, et la toiite-puissanee les eii delivra; coinme s'ils disaient ceci au inilieu du iheAtre du combat : Ao.v cntraillcs soiil ((ttachri's conlrr lerre ä f-aiisr de hi innitiplicitr de.s souffrances ; lere-toi, xecouis-imus li drlivrc-nods punr ramoiir de 1(1 lianlr ' .
CIIAIMTHI' \'ll
OUAM» NOtS \ KM-iuoNS l.KS (»S HKS MAUTMiS. f:E NKST PAS H UN CUI.TE lU: l.ATIilK niK NOt S l.KS AÜOnoNS.
\otrr-Seigiicnr i| iiotre redempteur .lesus-Clirist, eu instruisant la troupe des disciples, leur dil : (U'hii qui raus lioiinrc. /iiliniiorc; cl crhil (jiii ni lui- ttorv. hoiiiirr ndm ijhi iii'h ciiriii/r'- . II Mtidul par lä ciisoigner a tous les hnrnriM's c|ui' riioimcur rendu au\ disciplcs u'cst pas uu lioiiiiciir ordi- 15 iiaiir. jiuisipii' pai' la iiou-; liüiioidus eucore iS'otre-Scigncur lui-nuMiie. Cc
I. 1'!?. XLIV, JC, 27. — 2. MilUll.. .\, 'lO.
,39] • ClIAIMTIIi: VII. SO
|_M.^3U vQJcx ottOi^„^00; )jo» "jou^ ^^Ä ^1 n.v? ^ jj / .i-^-too "
Ito-sloK-s :oaAi*-o vä-„oq~./o v--^ ^oiv^/ .jotSx ts^^^^^ öjoJjlo ).Ji^o).i .j^^po K^wJ» |.AQ^o )jl:»q4 '^^ .(jV-xi^-s; )iaaj» o^.»^]./ )K_-p<ij l^iju::»; i^Aj j^io»^ • . o> »'S r tC^i^ ♦^■«^ ,)°^ JJ/v^^ "V'r^? i-^')-^ >aLa5Q_ ool
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I. (J.i/.tTT»..
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rcspect est donc tres agreable ä Dien, pour l'amonr iliiqiicl ' les Apötres nieprisf'reiit et iledaig'iii'Tent toutos les choscs visibles, et ce tut par la voir des souHVauces, des persecutions et de toutes sortes d'alllictions (pi'ils par- vinreiit ä cette glorieuse digiiite d'Apötrc. Les prcmiers justes, eux aussi, par ■ la vuie des soiiffraiiccs parviureut a se rendre cidebres cn piete. Aliraliam, Isaac et Jacob, ce ful durant leiir sejotir cn terre etrangere qu'ils liirint inis ä l'epreuve de la tcutatiim'. i.e itieulieureux Moise, bii aussi, en .Madiau, a ele eprouvc, et Joseph eii Kgvptc : // /'»/ ini.s, est-il dil, im.r fers, iiis(iii'<'i racronipll.ssemcnt de sa parolr-. David egalemenl a ete niis a l'epreuve de
I" la persecution de Saül; de meme le bicnheureux Job el tous les autres iiommes justes, en menant une vie pleine de toules sortes d'allliitious. sc ren- ilirent celebres par leurs actions et s'illustrerent par Icur piete,
Mais surtout la tniupedcs sainis martvrs, qui avaicnt cntiMKbi Ic prophetc icur ilii'c : Nr miins jkis ijtiaiul In remis iinrfijii'iui eiiriclii. rl ipuniil hi (/lifirr
\> ilr Sil iniiisiin srrn iiniltiplirr: rar uniiiid il iimiirni. il n rirpnrlrrn nrii ; sn (/Inirr iir ilrsrriiilrii /ininl iirrr liii'\ ipii se souvenaietit eni'orc de la parolc de Xotre-Sauvcur, qui Icur avail ilit : .\r irnii/nrz piis mi.r ijiii lilriil In ric iln cnrps rl ijiii nr jn-iirriil jiiirr iininrir l'i'tuir '; lies ruarlyrs, dis-jci pour couserver
I. Lillöialeiueiil : Ils ruroiil .•prouvcs <l;tii.- Ir li:iiil rniiineaii iri'|ireiivo. u'. I's. cv, 18 Ol l'.i. 3. Ibid., xLix, 17 el IX. — 'i. Mallli., x. -J».
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1. Mj. Iiovs.
Iciir vie, mepriserent le monde, rirent des meiiaces des hommes, firent sin- * f. 213 v°. cerement et francheineiit leur coid'essioii de foi, * et reprochennit aux impies leurs erreurs cn disant : La Ics nx-rlKtiits nc pciircnl jihis o/fniscr: In se repo- sent criLr qui rhiicnl /ah'(/iirs leur vir ihnmil; lä ciii-urr Ics c(i/itifs joiiissent du rcpos et II ciilmilciil pds hi rai.r du diiiitiiidlcnr ; Je pctif cl Ic fjraiid sollt Id, et Id rrsciarc ii'csl plus siijcl d smi iiidilre'. C/esl douc pour cela qu'ils sV'u- couragercnt bcaiicoup daiis le (•()iid)at et denieurerent maitres du champ de balaillc; du liaiil th; la spleiideiii' de leur iiiarlvre Us tendinuil la maiu pour preter sccours a tous les hommes; la mort, qui fait perir toutes les beautes, scrvit do heraut a la merveilleuse beaute des saints martyrs. Aussi, meme apres leur moil, pai- Ics miraeles eclataiits qui s'opereiit par leurs osse- meuls, Dicu dccdare-l-il (pie tous sout vivants eu lui ; ainsi P^liseo, apres sou deci'S, douna la vie a uii luort-'; de uu'iu(^ les osscmcuts des autres saints opcrereut bleu des l'ois des uiiraeles (■clataiüs.
C'est douc poiir eela (pic les os des martyrs sont partout uii objet de ve- neraliou. I/Iiouueur reudu a leurs ossemcnfs temoignc qu'il u'y a rieu de plus grand que l'aiuour de Dicu, pour lequel les saints supporterent toutes
1. Jub, in, 17 r-l Milv. — -J. Cl. II liuif^, n, 13, :!1.
[41] • CHAPITRE VII. ',1
yootloio ?K^ ^-äo joC^; . «\oi!^ yO-^^j .o__aL-«o ^^^cbo^ ^'i^j ^^.^
V-.^ |_ioi :sm_-, joiSs; jl^-^rn^ o^ jVot-ao; l-^"«^^^ ^^=5i^.*~aot ^-u,.-a-^i>o yOLJOt jj.3/j '^^io :)oir^; )V-o.»J..i I— .-»-i; )..io";^ i-Q_«jj ocn j-i^oi
)__sV-o» ).*otoK^ -JIq-J^s^; ).^ |.ia*-sj ^..^../j .J.jUii.V/ ).ii\^ K»^ )lSs_>.XjJL )__.jltoo o i « >e)\jä 0°^ oCisvOj llos; *3lSw- JjL- ^io ^>^^vboo ■ J^a^)-3 )»^ll^Oo yooilas; ;q„J^w3 Oib^o ;|lo'>\>o; jj^-^o/ oib«.^^ >oo(JüLmiJ«
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).^x^V;/ . Ä-x^j \.^ixs ^/; ^/ .)laJ^^.3,.A-^; yooiln 1 1 mvi ..vi\ ^^\^^
1. ävop(a:. — 2. i'.ztüv.
sortes de tortures et de tourmeiits que les persecuteurs leur firent subir, et pour leqiiel tous les peuples desirent et aiment ä honorer leurs ossements, tout en les voyant disperses qä et lä. Nous ne devoiis pas etre injustes eu ne respectant pas ceux que ' Dieu lui-meme lionore apres leur muri par les
5 grandes choses qu'il en fait decoulcr.
Nous honorons douc les ossemeuts des martyrs. Mais ä Dieu ne plaise que nous entendions par lä l'adoration, qui n'appartient qu'ä Dieu •. Ce serait un sacrilege d'adorer d'un culte de latrie les ossements de ces liommes illus- tres; car ces os des bienheureux ne sentent pas eux-memes les miracles
10 (|ui en decoulent. d'st unc loi dans les royaumes de ce monde ' que tous les gens du meme rovaunn' l'ont toujours le recit des gloires des soldats braves, qui, par leur mort sur le cliamp de bataille, leur out donue la victoire, et non Contents de faire avec respeet le recit de leur victoire, ils honoreiit aussi leurs heritiers et leurs parents et s'en occupent beaucoup. Or, par ces
15 choses-lä, ils ne leur rendent pas le respeet qui est lü au roi leur maitre, mais ils leur tressent seulement des honneurs dus ä leur courage daus le combat; et, pour rappeler leur victoire aux aiitres et exciter ceux-ci ä les imiter, ils leur fönt et leur dresseiit partout des slatues et des images.
1. LilteralL'iiieiit : p;iriui les rois de la lerrc.
r. 21'! 1-
r. Jl'i r
42 ISAI. — l'UAITI-; SUR LES MARTYRS. («;
K-.| ■3L...,-a\ clS.No .|jL^oi; |iioi m a^CLCDo .|laJV> « mv)i j-x^j qju2l\o .^VIxjl
. I, . tya jJLiL.oi s^l jil lyooi^ja^jj l^o'^ ^-JL.>^K..:^ )K.Osjil «.^^j» «o^w^^j» ^^>-:»i ^Ajiojm,^ ^-jaa^; l^jt^o ^JUL^V^ yOO«_:do .ycot^oocui ^^»^ . i > l'-^o ^; .))j:.^cd« J-^ia^ yJ,ajK..,^js» jljjj y.^1 .yOOUVSo;» jiolS»^ ^'^^JSO. ^^j
.yOOi-3;
10
I. :.'i'i \-. De möme, nous autres, uous honorons les saints martyrs, ' qui, pour s'etre rcvctiis de Farmo df la patience et pour avoir pris le casqiie de la confianre, meprisereut tous les lourinonts; et, pleiiis de couragc, comme de vrais athletes, eiilrerenl ;i la suilc di' leur Maitre victorieiix dans le cliamp de hataille. Non sciilenu'iil iiuiis leur rendoiis le respeel (|ui l(Mir est du. i'u •". racontant leur histoire, niais uous L'rigeons eneore et nous liätissons cu leui' lionucur des temples, oü uous ollVons en tribut iiotre amour ea nous reunis- sant (luelquelbis ;\ la table de leur eommenioraisou : aiusi par ces choses nous montrons que uous appartcnons ä la meme i'amille qu'eux el nous cxhortons bien des pcrsonnes ä s'encourager reellement ä imiter ces sainis lo victorieux eu les leur monliaut combles d'lioiincnr j)our s'etre vraimeut l'or- tifies dans raMU)ur de leur Maitre et poui' n'avoir pas eu peur de supporler de violents tournieuls pour lo Christ.
I/lioiineur que nous rciidons aux saitils confesseurs est' donc juste et raisonnable; car c'esl l'amour du Clirisl qui les a excites ä signer leur con- i' lessiou de leur propre sang.
liC respect que ucuis rrudous aux hirulieuieux niart\ rs n'cst pas la re- couqjense de leurs neuvrcs. Le Christ liii-nicnu' est leur recorapense, ainsi <|iie le declare Paul, chef des athletes, en disaiit : l.d'il n'<i pnlnl i-ti. l'nrriJlc
^
r. :;i;, i-
[43] CHAPITRE VIII. 43
\.^oi \~^^ vOJÖi .^^oji; y.^1 yOj/ t"'^-*-'; ua-Silco Q-Xbo tyootln 1 1 m vi ..V>;
. .)K..O ItK^ Oi^CL^ yO,.iCU,^lSoi
)jL^9Q^o )t-^/ ^*-L^^ "^-aio V o(JL-o-2i; \.*-*J los^;
II n jii)int i'ith'ililii rl j<nii(li\ llCsl renn ilillis J'rspril ilc r/i(iiiillir rr ijiir Dirii ii pirparn n reiix qiii ralntml ' .
Olli pourrait honorer ' romme ils Ir meritent oeiix dout In perlo de la • r. ji:. foi a enrichi, par l.cur patience, leur couroime eclataiitt'; ceux qiii, des le ä debiit de leur comliat, disaiuiit avcc le prophete et le hienheurcux David : C'i'Sl ä aiiisc de lui ijnr Ions Irs joiirs iiniis (irmis rlr iiiis ä inarl cl iiiir iioiis üroiis ('tr cstinirs rniuiue Ics lircbla de la honcheric- ; i'eiix (pii prireiit pari a la passlon du Christ, aJiii d'avoir eiicore avec lui la plenitude de la ^loire?
CHAPITRE VIII
10 GhACUN hlKLON SA RÖNNE VOLONTE ET NON l'AS SEl'LEMENT SELON SES (EliVRES SERA REMUNERE ET UECEVRA I.A ItECOM PENSE .
Ouiconque s'euröle dans rariuec Celeste, doit degager sou aiiie de tout ce qui pourrait le gener sur Ic cliamp de bafaille, imitaiit ainsi Ics saints martyrs, qui, se remetlaul ime Ibis entrc les malus de Dieu et nicttanl sous
1. I l'diintli., u. il. - - -2. Vs. XI, l\. Si.
r. 21.-, V
44 ISAI. — TRATTE SUR LES MARTYRS. [44]
yOO«_._io».jO )>-.U ) « . I yOOiJ^ aia»flO .)o«J^]J ^j )t^ vOOJjlSü quS^^/j .yooi^:^ ).^.«.i.^ .s ^^A^o^o .yooni«.) ^^>^jx.oa^ oooi > . i ^o .]i\-t\A \lo.iJM-tO\ .|^.^/t v»-^; otlS^J^s»io ^_./ • . oo(.jl2u ooot ^-.a^-o ypoiloj^ i » m v> ~>o jj/ -.o^j t-^; )^>^<>jJ ;Q^w2bs-2 q\ (Xoo .yOLSLiLSü ^(lJLol ^QjJ.QJ».'» « mv> ^;
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)JL.;a^; V oouil^Of-:» . i ..vi^Vio .)1qla3^ ^jl..^^^ |.x.iiJ w.U |oo{Ji u:>;; . i..JS|.!.N . .«-N:.» )•, m\» .. ^ ^/ > 1 . >,^<v3)S>:>o ji ^ . ^oo^lQJLbo-■o^-^ ^j-.'^.^a.^oo lo t» »> ■•» jv^-^^ p; :)ts_oi2!^ ^6« jLo l^ji^ > VI »QU jJ/ .jL^'p; jlo^w^a^S. K-,)-.QA |.,^a^o :|t^i.^i Hqj).dj JUcaia-s |_sci-.o jLol iojl^vS; J-"^— =)! .)f_M jKjxji g^J^K^; \-»'i-*l ya^ :oi^oo^»o jL^o^« oii-^o^ oXnii; ) « v>^ n\ ^ yo^^; .yOoC^^a^ \j^i ^JL>; ooio . ) •; V)» n"^ j.^^o j^V-*'/ v^ )^ )t^ 1. M^. ^U.
leurs yeux lo Imt droit de la vraie foi, vers loiiucl ils se mirenl a leiidri', inar- cheront sur los traces du Clirist Icur Si'i<i'iu'iir d possedercnl leurs äuios par leur patiencc, accomplissaiit aiiisi la parolu de uolrc üedcinpleur, (jui dil : Po.s.scdez ros änips par i'otre patieun' ' . El iion sculerneut ils surmontercnl ])ar elli' drur paliiMicc) les allliclioiis (pii Iciir vcnaioul du dehors, luais ils domptrreui anssi les passious iuli'ricurcs, i'l usaul diviucnuMil de leur lilire I. -jir. \ . arbitre, ils coururout pour rcccroir iinc i-unntinic iiic(irruijllli/c'-. ' couiiiu; dil le bienheureux Paul : Je roitrs i-rrs Ir luil jiotir rrccrair Ir iiri.r de In nirjilinii er- Icslr de Dien eil ,l('Mls-Cliri\l. ' .
G'i'st ce iiul (pii! les saiuls conlcssours se sonl propose. Xous autres aussi, uüus dcvons aller a uotre hui pai' dos vuies jusics ei pures, eii iniilaul les confosseurs daus leurs a'uvres el d;uis leur loi : ue eraiy,iiiius pas, qiioitpic ä onze houros seulenient nous eulrions daus la vigiic poiii- v Iravailler ; uiais croyous-cn la i)arolo de Diou. cpii, cousidcrauL Ic bul d(! la volonh' de-- houinies, pese (le Iravailj daus la balaiice de la justice el de la raison, puur le diinuer el lo parlagcr egaleuienl cnti'c los preuiicrs, qui ouf supporle la faligue du jciiir- el la elialcur, el les deruiers. (|ui oul Iravailli' une lieure : Ihiniic II iIkiciiii. dil-il, im dniicr, rii i-nniinciininl drpiiis les dcniicrs jiisijtt'an.v I. l.iic. NM, i'.i. — :;. er. 1 CoiiiiUi., i.\, J.i. — :;. IMiilip., m, l'i.
f. -21(1 r
[Aö] CHAPITRR VIII. ',r,
• .)j<X^; |j/ )Lls» .\^l ^ j-^V^; otpo yOj/ vÄis/ .jJLio^JS; jJL^i ai._iaji
.^jo >^>->; s^ljo ^^s^äDo» oiv^/ ou..><^a3 IoV-^Jls y^l • . Pilo i :y> ..oii )jlw>j ^U; ^/ aJLS.3 jj / J«-^/ '
1. Ms. ^; tt^i-N.
pronirrs. Le maitre de la vigno, ayani ontendu les premiers se plaindre, los reprimanda en disaiit : ./'■ ri'ti.r ilonncr ä rc ilcniicr (uitinit ijun Ini ; nc in'i'st- il pas jicnius di' fdirr cc (jur je rcii.r de rc ijiii est <i iimi. I'rcnil.'i cc (jtii est ti Im cl ra-t ('II ' .
\a' bienheiireux Paul, lui aiissi, dit la meme chose : CJuiniu rcccrni sii rvi-iiiupciise Selon sa coriduitc'- \ il iie dit pas : Selon ses aclioiis, mais il dit : sclmi sa iviiduitc''. pour montrer que cliacuii obtiendra sa reconipcnse, in)ii selou soll ouvrai^e tpiel qu'il soit, mais qu'il recevra süromeiil sa recoiiipense s(doii * la droilure de soii iuil, vers lequel le conduit sa foi, et scloii son as- • r. jn; r siduite au travail. (^cst pour eela (|iii' le bienheureux Paul fait paiticiper Inus les vrais fidclcs aux bicus (pii liii scroiil donues eu reconipense de ses liavaux : Des nuiiiilciiaiil. dit-il. In roiinninr de justier m'est resereer. et iiioii Srii/ni'iir, jii.sle jiii/e. nie 1(1 ddiiiiero eil re jniir-hi. el ikiii seuleiiieiit (i mm. iiinis (itissi (1 Idiis eeii.r (jtii (iiiidiit (liiiie soll (irenciiicii I '.
(Jn(ii([iii' de uns jdUis la perseiaiiidu des paicus i (^ sevissc pas coulre uous, toulefois, si Udus uous appliquous ;\ la vertu, si uous uous erucilions au uioudo et h tout(>s les passions cliariielles, douuaut des prcuves de uotie Ini, I II soudVaut les atlVouls avcr liuiiiilih' el eu nous eiigageaut dans la
I. er. Mallh.. x\, il !■! siüv. — -J. I ( :i]i'iiilli., iii, S. — :i. U.vii. sisjiiidi' on sviiiique : peim-. Iracuil ct. loitildtlc. li'i iiulre auleiir seiiible If i:)i-i'niJi'<' (lan< er ilciiiier !^eiis. — 'i. 11 'riiuuUi., i\, t*.
r. L'ii; V
46 ISAI. - TRAITE SUR LRS MARTYRS. ['.(i]
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oarriere de la justice, iioiis participerous, comme les saints martjTs, aiix prörog-atives de la justico intelligente, (|ui jnge lout le inontle. el nous jniii- rous des Ijicnl'aits du Cliiisl avec los niarlyis et les conl'osseurs.
Beaueoup de gens laisanl professiou de i'ausses doctrincs, entre autres les .Manicheens (;t les Marcioniles, ä del'aut de science, firent vceu de jeiuier et re^urent meme loutes sortes de niort: niais, u'ayant pas mis sous leurs yenx le but de la vraic foi, ils perdireut toul leur travail, qui fut en vain et qu'ils firent ♦ f. -'it; V . dans le but de recherclier ' la vaiue gloire des honimes; ils seront tourmentes avec Satan leur rnaitre dans le feu eternel, qui est prej)are ii IWccnsdlrnr' et ä ses aiu/es'- : Crliii ihiiil l'(im-va(jc, dit le bienlieureux Paul, scra briilr, pmlni li' fntil de smi Inirail ^ .
iNüus devons donc soull'rir comnie les saints niartyrs, (jui furent livres ; toutes sortes de nioil : ou bieii poui- avoir repriniande durcinent, a Tinstar de Jean Haptistc, qui reprenail llerode Timpie de sa niauvaise conduite, ou bien [)(iur avoir preclie la foi, comnu> les bienhenieux Apotres, ou bien cnfiu pour avoir detruit les teniples des idoles et ccux des autres religions. Ils criaient avec le doeteur des Gent ils, le bienlieureux Paul : .Sous porlons \in- imlrc ciirijs les slit/niiilrs tic .\iilrc-Sci(/iiciir Ji'-siis-CJirisl '. Par la splendeur de leur
a
1- L'n lies iioiiis du driiiDii dans la lillOialuiv sNiiiiqui'. — J. C(. Malili., \\V, 'il. — :i. I Cuiiiitli. III, 15. — '1. ('■alal., VI, 17.
[47] ClIAPITRR IX. 47
^V-Xä; ^»JsoJiO; Jl^^-. )l; jjiol^i V^""^? '^::'^^/ vOOi^S.^\ oiovj/ y/o .,-äXJ )jl30I j^^-^JLiOL^ )jL>lAQ^ ^l^^SOt.» j-U / ^/ : J,_Äiij>0 jtO^iOQ-S
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foi ils eclipsLM'enl lu himiere fiolataiite du soleii, et par Ics lavoiis de leiirs Oeuvres illuniinerent tous ceux qui s'egaraieut dans la routr de lii^uo- rance. Conduisous-nous comme si uous reudious compte au Christ de toutes nos actioüs et de toutes nos paroles. Si uous avous, ä Tiiistar des martyrs, uu coml)at a soutenir et äy faire Fapologie de la verite de notre i'oi , soyons pleins de coufiancc daus la parole de notre Redempteur, qui uous dit : ' Qiutml * i'. -i' on foii.s iiil'iiefa dcraiit Ics (/ißiircniriirs et drraiil Ics rois, ä cdusc de iiniii iimn, itc soijcz piiiiit eil jiciiie III de ee ijiic i'iiiis direz. in eitiiitnciit nnis jiarlerez. eiir ce (jiie niiis aiiiez ii dire ntiis serii iiisjjireii llieiire iinhiie ' .
CIIAI'ITHK IX
RksUMK DK TOUT l.i: TliAII'K. BoNS CoNSEl I.S ■'.
Maiutenant que la parole vient de traiter en cliapitres determiiies de toutes les matieres de cette dissertatiou, parlons en resunie des avantayes que nous
I. MaUli,, \. 18 el 19. — -J. Lilteralriiicnl : tluiisrlN de lioiiües ii'inii>.
f. :;i: V
r. il7
48 ISAI. — TRATTE SUR LES MARTYRS. m
)jöi-Äi-^ jio-^-^ KJ^i^— ^ "^^^J K*^^ ^•»-^?o/ •'■''''^--^»oi U-^ )joi JJXSJL 'o-VS ^^icüsjo .|.--...^io sa^^^ jioio yOL^-aiÄJ N-)-.,^; .U-joioo
JLJL.^; voöuij^; |-..jaJ^ ^»^^N; wK-io/ "'^Jsojo .jjpo»» jjcJi j-ia*; oi-o^aS
Jjoi )j)^ yo....jx)lllo vraai^l/ )lo'..\o jN^o'^ i^^; );oi )K-iop-5 )-Lia\; y^^^jfcoo JA-,/; ool ^V-io/o .jjo»-3 J-iöJ JjUq-, )-I-./;o .jjtivo; vOOUVSo»;
nn^K^l jj ^JS).^ yOOHiOO : jj vOOUiOO l'^JL*. (X^ ^^ Q-.v3i/o yOOliJa^).^
)_ioa-*K_s Q_„a_stsj./ alSs J;Jl«. yoy^ Q-'P'? ^'^^ ^aJÖtjo .yom iKj; t-^>A^^
1. Ms. >*;9. — 2. Ms, r-;-»;
pourrons roliier de Tetude (l(\s iraites sur los saints martyrs et terminons selon Tusago nolr(! dissertation par des conscils.
Huoi ilonc! Nous avons d'abord demuntre pourquoi la gräce a encouragö les martyrs et les confesscui's ä recevoir joyeusement la mort pour le Christ ; quelle difference il y a cutrc Ic iiiol martyrs et le mot confesseurs; pourqm)i s Oll leur a doiiiie le iiom de martyrs et de conlesseurs et que signifie le mot commemoraison. Puis noiis avons monire que toutes les fois que nous cele- brerons la solenuile de la feto dos saiuls, cc ne seront pas oux, mais nous (|ui tiiorons avantage de Tlionneur que nous leur rendons. Nous avons dit aussi p(iur([uoi la soli'iinile de la eommömoration des saints a ete fixee ä ce ven- lo drrdi (jui siiil lo vciidrodi de la Crucilixion Ol (|uel avantage il y a eu cela; • jmis nous avons dil ' du seront consci'vücs los Times des justes jusqu'a leur retour dans Icuis corps et pourquoi Ic söjonr du Paradis leur a otö designe pour leur faire lionnour. Nous avons ensuite domontre pourquoi quelques-uns dos confessours ont ete secourus dans leurs combats et delivres des torturos, i". tandis ipio les autros ont 6te prives de cetlc gri\co, et pourquoi quidques-uns d'eux n'ont jamais rle ubandounös aux ('•|iii'iivfs. Nous avons aussi montrö (|uc ceux qui onl (('■sisle aux louniirnis, s'iis avaiout etd laisses enfcrmes dans los limites de leur naturo, n'auraiont jamais pu, a cause de la l'aiblesso iiuniaino.
[W CllAPlI'RK ]\. 49
JotlSs vS/; y~>l .vK-.;ol; ojiv* ^^^/ ^'^'^^ ^-JL« ^^sou^ v00Ul2lj oialissji/ .yOOi^ V-^»"flO? l^-«®ti JLL-* t-~«>-3 '.jLjLi'^J vOO»»«.io',l,^ |»n « Vi yooj^ )a....>f>
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resister aux persecuteurs. Nous avons fait oncore connaitre (juo aous tlevons liDiiurer la mrinoire de ceux (jui se sont livrös ä toiites sortes de tounucnts pour Famiiur du Christ et pour pruclamer la verile de notrc rcligiuii, d'autant plus que Dieu hii-meme iionore les ossemcnts des saints en eu faisiiul jaillir des miracles eclataiits. Puis uous avous moiitiM'' qucii lis lioiioraut, imus uc les adorons uullement du culti' de latric, mais qu'en les ainuiul el eu uous appliquant ä faire memoire d'eux, uous proclamerons que uous avous la lucuic fei qu'eux, et nous reudrous honimage ä leur Scigneur, pour Ic noui duquid ils üiit ete couronnes. Nous bätissous eucore des teuiples sous leur iuvocaliou lio pour nous y reuuir et leur rendre * le respecl qui leur est du. Rufiu uous avous • demontrc (pie lous les liouuues seront recompeuses selou leur lioiine voloiiti' et uou pas seulenieul sclon leurs o3uvrcs.
Tel est le traite de la comuieuioraisoii des saiuts quc nous vcjuous d'cxposer a votrc alj'frlliiii. qui, selou la parole de Paul, le predicateur de la doctriue l' 15 de l'l'jspril, nfsl. /Kts i'uriciisc, tjiii c.rcusc loul cl (jui siijtjuirh' laiil ' . 'Sun senle- nient uous devous etre atteiitifs ä ecouter l'liisloiie de leurs soulVrauees et ä conuaitrc leurs gloires, mais il faul eucore (|iie uons les imitions avec soin dans leur fermcte, surloul eu cousiderani (public merveilleuse patieuct! ils oul eue; roniuient, ayaul loiirue los rogards pereants de leurs anies vers ranmur
r. -JlS r.
1. I floriiilli,, XIII, 'i, 7.
i'Ain. OH. — T. VII. — r. 1.
r. -JlS r'
" f. -JIS V
50 ISAl. — TP.AITK SUll LES MAIITYIIS. [M]
JJo ).3l <;.... *v» |.jJi>.ojJo louSs ^Ji»^--^; jiaio^o :^^550; JV^o )oC^j U^o^
)-.a^ vOOt*ro\ »« .,^\; yViaük q.-uJlIl/; ^^^ -i-^^— K..,...i.fi Vi yOO|K-,ViS )-.^Q^-- jooi jj :)ojSS; jla:^^^ ^c«oK_/ p; ocx .)-3Q.-^J5 yOOtlcLaisC^ 0-.V.00
.Ol.£QJ |t-^3L^>; llo-iOjO .^^00 OMl3lJ jj/ .joCSS; j.M^,.°> s^OJots.-/; |;oC^ ÖVJiA-.
y^fcC^,^^.io; oo(; o»JO(iiö-s 0001 ^y..^^ yJS )JL3Q^ jVo«-» «s/ );oi ^^'i&.^^io .jlaau^üo» )',_»j K_,^-y,l yoouii cua»/ vQJo) vs/ -J"»-.!^ ^oioK-./ »J ^mv>l/
j^I^ ioj « »X «>; ).,-^. ^^? ^.A V» |.".Qf^'' JL.».^; : yOoiiojLicuoij jio».iu la,.°>> l^K^n.^ vooilo-^i-atio loV->ou; j-.i-I^i. Jj»©» ^-^o .oooi > . \ ^ nv»; ULmO ^jV^^ j^oSu.,«-:»; ^/o .yOoUJL^^JLs Q-..^o;K.ia^ '"^^bj^ 0001 ^^«-^ "-"^^»^-s
de Dieu, maitre de toutes clioses, ils out ete pousses par la crainte de üieu ä recevoir la niort et {ä supporter) toutes sortes de tortures difTereutes les unes des autres; commeut, malgre les nunibreusos souHrunces qu'ou leur lit eudurer ä cause de leur vivifiaute vocalion, ils sont demeures maitres du champ de bataille, eux tjiii virent Notre-Seigueur vetu de leur liomme Interieur et pres de leur coeur par amour, Injud, ('■laut cn forme de Dieu, n'a jniinl re<j<inle cdiiiine nne nsurpation detre rt/iil ä Dieu; mais il s'est uiieiiiiti iui-ineine eii'prenant hi forme de scrritetir el sc rendanl senihhihle (tti.i- Inimmcs; il s'est ahaisse Jiii-meme, f. -jis v\ s'eUuit reiuht obeissant jusiiu'd la morl de la croix ; c'est poitrfjuoi aussi ' Dieu l'a souverainement elcve ' .
C'est pourquoi aussi les bienlicureux marl \rs — regardant l'abaisscuicul de Celni ([ui, li»iil riclie (|u'il iMait, sc fit pauvre pour nous — baisserent la tete sous le joug de rhuuiilile; rirent * de loutes les menaces des cnnemis; oll'rirent eil tribut la purele et la bcautc de leur i'oi, qui a ete courounee de toutes sortes de fleurs cucillies sur les noudjreuses tortures et souffranccs qu'ils euduraient. De la liauteur elevec; de leur öclalaute lumiere, ils iuvitaient tout le moude a veuir les iniiler dans leurs gbiires; comme s'ils souuaieut de la tronqietle eu disaul : .\ous ne uous rejouissons pas des choses visibles, car elles sout passageres; lujus uous rejouissons au contraire des ciii)S(^s iuvi-
I. l>liili[i.. II, i; cl suiv. — :!. IjillOr. : siiiiporliTcul.
31] CHAPITRE IX. 51
.^ >0.^^^^^ ^-<O0L^O> ^ClL^O>Cb. JjuflO jj; |_si j-M-SOA • .^^^Sk.-^^ÄO
vOoOCL^; öo( ^/ :^«_>^; ^^iX^jJ V^^Kjo .)1v-*V^ vOOii.oJL^CL.O(i ) ' - "" - 0 s-oi )K.X-io V-^;Kjo .)K»,s^il; jla^a».^ |o«-^ji )V)..3 ^K_lo .[ .. »>V>;
I. a-/^[<.a.
sibles, car elles sout eternelles : rufJUrtion du liniq)s pn-scnt. Inulc Irffi-rc (iii'cllc suit, prcpctiv jn'iir iious luic f/loin- i/niiuJc, iiijuiu' d clciiirllc ' .
De meme ([ue nous süleiuiisous les comnieuioruisoiis des bienlieureux martyrs et des conlesseurs, eu faisanl le recit de leurs boiuies ei glorieuses Oeuvres et des ell'orts de leur fernic et diviii espril, et en hoaorant le souvcnir de leur vocation, de meme nous devons les imiler dans leurs actes d'humilite et de generosite envers * los pauvres, et nnus tcuir sur le solide roclicr de l(!ur ♦ r. :2i'.i vraie foi. Souvenons-nous ilc ceiix qui soulFreut comme si nous soulTrions avec eux; tendons des mains Cduipatissantes ä tous les miserables : .r<ii m faini. ) dit (Jesus), (i nius iii\ircz- iloinit- a iiuuu/rr'- \ inourons a ce moiidc daus le corps du Christ, aliu que nous donnious ä Dien des l'ruils d'uu eceiir pur. nous sou- venant de la parole de Notre-Seigneur, qui dit : QhIi-hihiiic pmlni sa nc. In sauveni ; iiidis (iiiir(i/i(]uc snurri-d sa vic ' , la jicnha'. (j'iieilioiis-uous a ce monde, ä ses ceuvres et ä ses voluptes ; possedous uos Arnes [lar Udlrc patieuce "; ne bronchons pas en suivant les sentiers tencbreux de rignorance ''; rnais inar- clxms hoiini'triiiciit fommc de jnnr\ avec toiile sovli- iriiniinlilc cl de douceur^.
1. er. II Cuiiiilli.. IV, 17 Ol LS. — -2. "Matlli.. x.xv, ;}.■>. — :S. I.iüönileiiioiil : soii Mm'. — '<. C(. Mallli., X, :i<J; l,uc, IV, -l',: wii. :i:t; Je;in. xil, :!."i. — J. Gl'. Luc, .\.\l, lil. — G. Gl'. .Iran, xi. '.». - T. Gl'. Uüiii., XIII, 13.— H. er. i;pli0.s.. IV, 2.
» r. ii'.i V
52 ISAI. - TKA.1TK SIJR LKS MAllTYRS. [52]
^otoJL^^i ol; * :Jv.iö/, -61 |U t^^ )oKjü )Jl.^i> ^JÜjoiO! voödo^j^ ^otoiCL-V ^^.\no -^U-soa o^^; v^ U^io, )Ju,aioo jVouxo ^ooiio yc^
»♦. |'i'..ptNrt« jj"^o»» )JS^«^ BOO^Ji
1. ar,?. — i. Ms. !■;'. — 3. : a».
Ell agissaiit aiiisi et en imitant les grandes (Euvres des bienlieureux martyrs et des illustres confesseurs, uous participerons avec eux ä la recom- pense qui leur est reservee — car autaiit notre carriere est belle, aiitant uotre courüiiiie sera riclie, — et nous nous eleverons avec eux dans les airs sur les alles de la foi au-devaut de Notir-Seigneur et uinsi nous serons toujouvs arcr Satrc-Scii/iieiir ' .
Quo les pri.'ies des saiuts confesseurs nous reudent dignes d'entendre,
avec tous li-s martyrs et les confesseurs de Notre-Seigneur le Christ, cette
' r. -'Wi V". parole - : * Vciirz, nins iju! rlrs liriiis de moii Vh'c, posskk'z en lieritacjc de roijaume
qui vous a ete picpaiT arant hi foiidalion du lunndr''. Gloire ä Lui et niisericorde
i\ nous dans les siecdes des sieclcs. Amen.
Fin du traite sur la comnieiiioraison des Confesseurs.
1. er. I Thct-s., IV. 17. — 2. I.illtT. : fillc de la pmole. — 3. Mititli., xxv. 3'i.
■ .f» .. rf> .1 ^-^ JjlaJuO yOrf«/ 0/ ..jK^oC^ )iaJf.^^:>o; )^2S;^^^« 1 1 noNo * f. 25
y \ 'jjjfl— :K_j/ y..»^l too)j )joi ).iai>s^; oiicLspj -.m,^ ^^ ^...^y^ ^wi\ot-3 ^4 l'V^i-s; >••/ •^^; > ..\ot^ ^1^/ jQ^J^ I VI . "^ tr>|-B; >»/;
1. Ecriiv Ul Iw. — 2.
oyvina.
CAUSE DU VENDREÜI D'OR '
COMPOSEE PAR HNANA D'ADIABENE
Qiiand je considere la droiturc de voti-f bu(,-, vos aclcs de vertu, bref, votre diligente attention ä accomplir tous vos devoirs, et qiie je compare toutes vos qualites les unes avec les autres, et surtout votre ardent amour pour la science spirituelle et pour la connaissance des Gauses ' de TEconomie * f. divine, je vous admire beaucoup, ö notre l'rere, Isaae pretreM surtout (piand je vois que, bleu loin d'etre epris de Tamour des affaires de ce monde, ainsi que le croient bien des personnes, non seulemcut vous n y apparlciii'/. ipu- sous une fausse apparence, mais encore vous etcs lout a Dieu. Je ui etonne comment le feu de votre amour pour la science ne s'est pas refroidi pcndant toute votre vie, depuis votre eni'aiice jusqu'a votre vieillesse; et mon etonne-
1. I" vendredi de l'ontecöln. Voir ci-apivs p. («-(Wi. — 2. Litl. : do Ion lui(. - Do iiii''ii]ii pour tonte la snite. — 3. Je ii'iü Innive aui'im rcnscigrioiiiciit siir ce personnagi'.
r. 258 r"
54 HNANA 1) ADIABKNE. [54]
jLi^oA^ oXnio |lv-«V*! öt..«iqN v> ^ ),*.Ä.. 1.^ om ')0 :)fcs-UL«oV; JL^oio jK^o; |>B . m >o .)-.^j_«oi jboi» ^_io v-J^ l-L^i^-^'^-s vOov-X wuoto .JV-aj» vnmq;
jJtCio vooi-^i. > M.« n .o .).Xjioi» jKb^J, ;K-2)0 )J^^/^ JN-Oa*. i^«_^ ^j
^.OClIjlJO ).iCtm-- ^J ^.*^iSO>0 .J^oCSs )1-3QJ» ,_io V-I^ jKjijDj ).^o,L-
)K_fiD K.,^^1 jiVJiX s^oici^a^o . )lat°> \v>; ji^x^ ^-^ } i °> '^a>; ch-^V* ^
y^ |j/ j-^f.^ l-flpQ.yvi; l-X-w jji^io '"'^O^ ''^'^H! )ji^«JJ 'j-*/ 'l-<^ vOoCS,nno\;
I. ? ,^p.
iiunit augmcntc encore quand je pense ä er (mallieurcux) temps, oii tous les Iiommes onl rojcte de leiir csprit la scicnce du devoir et la meditation des choses spirituelles; ils out meprise les doctcurs de la verite, et sont tombes dans le dcscspoir; ils aiuu'ut roisivclc plus que le travail spirituel; ils pre- ferent les teuebrcs diguoranee ä la lumierc ile la Sagesse diviixe; ils cher- clieiit des iuiKivulioiis uiortclles et des aililiees crimincls; ils se complaisenl (Jans les fahles absurdes des vieilles fernmes, plus (|ue dans le sens des ImtI- I. -^M r . lurcs divines; ils sout |)leins d'envie * et vomissent la liaine animale contrc les amateurs de la scieuce, qu'ils meprisent et regardent corame oisifs et saus travail; ils sout les eonipaguous des liommcs stupides et de ceux ({ui onl le i cerveau crcux el ils leur preli'ul secours; ils oul fait desccndre du eliandcliiM- le flambeau de la soiencc, et ayaut eaehe la verite sous le boisseau de la uegli- gencc, ils lont remplaeec par les arlifices de Iciirs peusces et par les iuuo- vations de leur aveugle desir, qui a pour resultal la perle de leur persoune '.
Quaud je c^nnsidere done ecs clioses el d'autres choses scmblables et que i je fais une justc distiiietion eutrc vos qualites et celles des personnes que je viens de niriiliiiiiner, je vous eonqiare. vous. a I ai'hre doiit parle le prophete'"', ipii r-^i j)l,inl('; pres des eaux vivautes de la loi, (pii doune soii iVuil et sou
1, tri Iliumi» fiiil criiiiiiiiiiii'iit :illiisii)n :ui\ lii^piilcs rjiiiscios pai' scs iloctrines. — 2. Psnunic i. :.
r551 CAUSK DU VKXDRKDl lYOW. 55
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1. 7tjvTT,7.05TYi. — 2. Life l^^. — .i. Lii'u l'-aj;^,».
feuilla^c dans toutcs les saisons, et qui nv craint pas les chaleurs brillantes; je ne me trompe pas meme si je vous attribue ce qii'a dit Notre-Seigneur dans l'Evangile touchant Marie : Elle a chiiisl la honiw puit, ijni m- hii srra poinl ötre'. C'est par conviction qua j'ai vmilu dire cela touchant votrc amilie;
.-. j'ajouto meme : votre serieuse application k acquerir la science ecclesiastique, nous pousse ä faire des rcchcrches utiles ä vous et ä tous vos amis : C'est ce que vous venez de faire meme maintenant : " Vous nous priez que, de ' f. rM r meme que sur votre demande nous avons compose par le secours de vos prieres la Cause du dimanche des Rameaux, nous ecrivions aussi en ubregö
10 la Cause du I" Vendredi de la Pentecote, qui est nomme ordinairement sous le nom du Vendredi d'Or; cette Cause sera encore suivie de la Cause des i\oga- tions, qui sont communement faites par tous les enfants de rEglisc.
Je recours tout d'abord au secours divin, qui, gr;\ce ;\ vos priores, me scra certainement pretc; je commence ä öcrire par le secours de Notre-Scigneur
15 la Cause du Vendredi d'Or, ([ue je ferai suivre, selon ma connaissauee, de la
Cause des Rogations.
Causar rapul. L'Economie divine s'eiTorce de deux manieres ä conduire
1. I.lic, X, 'i2.
r)(i n\A\,\ DADIABENF.. [.'*]
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1. TC(Y|J.O(.
les etrcs doucs de raison vers la coimaissanc(^ reelk' de Icur devoir : par la parole el par l'acte; et cela, parce que ces etres sont divises en genre intel- Icctuel et cri genre sensible. Les rtres intellectuels sont exempts de la Sen- sation et sonl aii-dessus de tonte grossierete cliarnelle et de tonte pcsanteur corporoUe; la rapidite de Icur scicnce depend de la legerete de leiir naturc; ■' * I. iM\\ ils n'ont pas * besoin des sons sensibles pour entendre; car la vertu intellee- tnellc, qu'ils ont reoue de leur nalnic, b's fait percevoir toute verite. Quanl anx etrcs sensibles, qui sont ilon('s de laison, etant visibles, pesants et grossiers, ils ont bi'soin de sons p(!r9ants, qui puissent les tirer, ponr ainsi dire, de leur sommeil cl Icur l'aire percevoir la connaissance d'enx-nicmes el i" de leur Crealeur.
Quels sont ces rlrcsi'C'est le genrc luimain. l'A conuiu: les liommcs souL composes du corps et de Fämc, par rapport ä l'invisibilitc de celle-ci et la visibiliUJ de cohii-la, Ic Crealeur Icnr a donnc des oreillcs ponr entendre et des yeux pour voir, a(in cjuc, par rouie qui, a l'instar de rämc, est incor- i-' porelle, et par la vne qui, ä l'instar du corps, est sensible, ils puissent rece- voir une science parfaih; et avoir enire eux des rapporls parfaits'.
1. I.illt-r. :i,-iimiii(' lioinmc |i;irl'ail jippi-oclie des liomriics.
[57] CAUsi-: nu vrndredi iror,. 57
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)K_o-,)Sow; jiaj^s^ öi-K-,/ );Q-:^^ |o«^» oi^; t^ oi^» ^^Jis-oot ''^'Js«.^^^»©
■ * ^. • • •
1. Lire : ^f'•i^S,. _ 2. \6[i.o(;. — :!. irip. ~ 'i. Lii'c : <^v
De memc que les creatiires sont divisees en deiix parties : iine sensible et l'autre iiitellectuelle, ainsi reconomie du iiionde, qui est le g-uide de la raison, nous est connue ou bien par l'audition ou bien par la vue. A Taudition appar- tiennent les paroles de Dien, * qui a dit : « Quo teile chose soit, et la chose ♦ r. jdo r
5 fut; je ne ferai pas ceci niais cela ' »-, (ajoutez-y) rctablissement des lois, les avertissements, les exborlations, les intimidations et les predictions. Appar- tiennent a la vue toutes les actions que fait Dieu par rapport a tont le genre humain ou ä chacun de nous : tel est le cliangenient d'air, de feu, de tcmps, de taille, de regne et d'empire; tels sont la punition d'Adani, la crainte de
10 Cain, la translation d'EnocIi, le deluge, la pluie de feu sur Sodomc, Teu- gloutissement des Israelites et les diverses raanifestations divines; brci : si vous descendez en esprit depuis le Greateur jusquc chi^z les creatures, vous verrez que tnujours en deux manieres sc foni les «uvr-s du ("reateur et des creatures.
Comme ee ful Dieu lui-memc qui regia Tcconomie et dans TAucli'u et dans le Nouveau Testament, il suivit encore un meme plan dans tont ce qu'il !ll accomplir par Moise et les prophetes d'un cöte, et par Jesus-Clirist et ses
1. Je n'ai pas bien saisi le sens exact de cetle pliras«; je Tai traduite iihjI a iiiot. et Cieii.. i.
r, -im V
58 HNANA D ADIABI'XK. [58]
,_^o( ^ oiloy.m.. K--^iol/ :)loV-.ia^; j^-ai )l!^o<aio ^ UoQ^aj; »o .^o6-3 I-ILjlJ; ^Wj )N-Lioo Uoio; jK-^»^ j^-e« J-.3KjLio tyCLtiO
JVao-s )oo( t-to. Uli.»/ Iv^oiJ^ ""^üss-ooi ^ .^-j-^N^; jj'^aÄ cHJLioo |.-JQ.i» Qu.ooto ^cu «xJ^j» ^io )l)j; ).io,^; s-öio .j-iöiai. voo^io vOD'^^
1, M;;, .»»»1. -- ■_>. Lire
saints Apötrcs de rautrc. II est evident que la venue de Notre-Seigneiir I. jiin V". accomplit les clioses anciennes ; la doctrine de la loi n'avait pas le grand * doii de raccomplissomcnt : Ce furcnt doiic les (euvres du (Christ qui remplirent cctte lacniie. Ouand nous considerons la doctrine de la loi, iious irouvons (|u'elle se divise cn deux parties : mosaique et prophetiquc; ces deux sortes 5 de doctrine elles-memes se rapportaient ;i rouie et ä la vue. De meme l'cnsei- quement de ri*]vangilc se divise en deux parties : messiauique et apostolique ; et tonte cettc doctrine chrctiennc a ete cnseignec eile aiissi en deux manieres : ou bien par les paroles qui s'entendenl ou bicu par Ics amvres qui sc voient.
L'entree du Premier-ne des ereatures dans la demeure terrestre nous a lo ete prcdite de deux manieres : par des paroles propliötiques et par des faits liguratil's. Les paroles prophctiques sont les suivautes ; En toi seront hrnics IdUlos Ics iialifiiis'; iiis(jii'a er qiir rirnnr (Irliii (} tjiii appiirlicnt ccla et c'rsi hii qii'nttcndcnl i's naiions'- ; Ic Sfii/nnir rous siiscilcrd im (/raiid pruplii'lr (Voiürc r. üCii !■■. voii frt'rcs'' ; mir rtiiilf pracnlrrii dr Jncoh'; ' Ic Sci(jnciir ind dit : Tu <'s mim 15 ///.v"',- Elcriicl, Nolir-Sci(/iiciir! (juc toti iioiii est mnf/nißfpic par Imilc In Icrrc'' ;
I. fiiMi., xii, .'i. — 2. Iliifl., xr.ix. In, Selon la versicm dilp Psiüa. — :!. Deiil.. xviu. 1.'). — 'i. Nomb., XXIV, 17. — 5. P?. II, 7. — ('•■ //(('(/., viu. I.
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^59^ CAUSK DU VRNDRRDI D'OR. nn
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castpouniiKii, ö Dien, tmt Dien t'a oini (riuic hiiilc de joic p(tr-dcssiis tes .srni- blables'; !<■ Scii/nciir a dit d nurn Seif/iirKr : Assinls-tni ä mit droite'- ; ton tnJnc sera rdiiinic Ic snicil eii nia prcseiicr'.
Los faits (figiiratifs) sont : le sacrifice d'Isaao ' ; rimmolation de Tagneau^;
■> l'elevation du serpent'; et le sejoiir de Jonas dans la mer dans le venire d\\n poisson; ajoutez-y d'autres faits qu'il n'eat pas besoin de nientionner ici.
Et quand le Prcraier-ne vint au monde par une naissance humaine, il nous renseigna de la meme maniere sur sa venue. Par la parolc, (il nous fit coii- naitre) le message de Gabriel', la propbetie de Zacharie % Ic temoignagc de
10 Simon et d'Anno ", le Canliquc des pasteurs '", rinterrogation des Mages", la prediction de (Jean) Baptistc '-,1a voix du Pere venue dn cirl 'Mc temoignage du Pere sur la montagne en presence de Moise et d'Elie ' ', et d'autres clioscs, dont quelques-unes au moment de sa resurrection et d'autres au momcnt de son ascension au ciel ont ete dites par les angcs. Les faits sont ie i)ai)teme,
15 la passion, la mort, la resurrection et Tascension au ciel.
Ainsi donc, de meme quo, avant qu'il nc vienne au uionde, * et apres (lu'il fut venu au monde, cn deux manieres il nous renseigna sur sa grancb-ur, de
1. Ps. XLV. s. - 2. Ibid.. cx, 1. - :i. //"'/., i.xxxix, :J7. - '.. r,en., xxii. - :>■ Kx.- xn '■' m'i. -
(>. Nomb., XXI, 1». - 7. Lur, I, 2ü et suiv. ^- s. Ibid.. BT ot s.iiv. - 9. Ibid.. ii, M. - lo. Ibid., 1',.
- 11. MaUli., II. - VI. Ibid.. in: Marc, i; Lur, iii: .lean. i. - i:i. MuUli.. iii. IT. - !'■■ M.'»!'-. "ii, 5; Marc, ix, 7.
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(iO HNANA D'ADIABEXE. [60]
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1. 7rapix).riT0:. — 2. Ms. J^^v
riiemc aprös sa rösuircctiou d'enlre les morts et sou ascensiou au ciel, par les mfiiaes manirres il nous approcha de sa connaissance. Dix jours apres son ascensiou miraculcuse au ciel, qui eut lieu quarante jours apres .sa resur- rectiou, ayant juge ([u'il elait alors temps (ronvo3'er, solon sa promesse, TRsprit coMsolateur aux (loclcurs de la craiuti' de Dieu, qu'il avait laisses sur 5 la lern; pour Ic Iticn du luonde, il l'cnvoya le jour de Penteeöle, lorsque les hienhenreux disi^iples, par crainte des .luifs, etaient asscmbles dans uue (•liambic haute, alteudant Lous rellet de la promesse de leur Maitre; ce ful lä que descendit sur eux le Saiiit-Iisprit ; il L'ur revela les verites divines et les sccr(Ms liumalris; il lil luirc dans IcMirs esprils la luiniere des verites diflieiles, in la connaissance des clioses cacliees et la scieuce des clioseß qui devaient arriver; ils commcucerenl ä parier des laugues etrangeres, selon que TEsprit f. 2(12 r. les faisait parier. ' Jrsus leur avait commande de preclier tont d'abord ä Jeru- salem et cnsuite (flnstniivc toiitcs les )}atioiis, les hdjttlsanl au nom dn Pi're, du Vih, et du Sainl-Esprit' . 15
Et comnic i'egarcment des .luifs, non seulcmenl leur l'aisail dchiier le don
1. LiK-, XXIV, 'lil; .\ites, i, 'i ol siiiv.
[lil] CAUSK DU VKNDREDl DOlt. (il
N.Q ff>n^ :o-.oio o^Ka/ )^v_«).^o ^-»^oii :^*^/ ^ Joi^; )K-3oia:^\ q„<^^I
.)LS; )jUc1^« ^/ j .... »VI ^ ^ÖO)4
IV-*,^ oj/ ^-; Ji^^ -V"^? ot-io— i )»Q^J ^_i— Q-, )JL3C1^ oCü. jo^ ,JJ jJjJ; |K. j. ^g-jiKJS. ooCM ^^^-^3; ^-'^i— / )•»-'/ oi^ c.oo« ^^^-^^ °^^l ^^V^ r:^? ^^J V-21-3 .)V- »^-P>Ji IVJSJ^OO; jLn..^O|; )^»)i»_3 ^OiaiCLÄOO ^o^Q^K^lo .)»ot y^li
I. ijtodc.
iliviii des langues, mais les poussait eiicorc ä injurier et ä dirc : Cnt.r-i'i mil hu ili( ein (luux rt .saiU irres ', la gräce accorda de plus aiix ApOtres Ic don de faire des uiiraeles, aliii que cehii qui s'oppose au don des langues, soit eon- fondu par le lait des prodiges.
5 La foi au Christ separait les disciples du peuplc juif; mais, comme a cause
de leur petit uonihre ils n'avaient poiul encdre une place speciale pour faire leurs priores, et alin que les Juifs, mal intentionnes, ne les soupgonnasscnt pas d'enseigner des choses contraires ä Taucienne loi, ils se reuuissaient tous sous le portique de Salomou, ainsi que le dit le H. Luc-, pcrsercraiit
10 (Ullis hl pril'rc Ic inaliii ct. le soir et glorifiant Dieu de ce qui etait arrive par le Christ pour le bien de tous.
Le sixieme jour apres le graud diiiiaiiclie dr i'entecOte, le N'eudredi, j<iur oü iiotrc Redempteur avaitsouH'ert ' la morl de la jjurt des Juifs, Simon l'icrre, ' r. :;ii2 v accompagne de Jeaii le jeuue ', ami de Notre-Seigneur, 'iionta au Icmplc pour
15 y faire ses priores'. II arriva qu'ils rencontrerent un homme impotent des sa naissance, porte par des hommes, qui etaient charges d'accomplir de telles fonctions; on l'avait depose devant la porte du temple appclee la helle-porle.
1. Ades, II, l:j. ^ L>. thid., II, 'ii;; iii, I, II. - :!. Los Syrien« siiniDiiiiiU'iil Jimu IKviiniji'lisk' : .luaii Ic jeuiii', pour Ic disLiiiguei' de .Icaii-I'.aiilislc. — 'i. Arlcs, Hl.
f. 2(i:) r
(52 I.INA.XA D'ADIABIi.NE. [G2]
a-JL-io; )K_-^io,-a.j> jl^;/ )Jo -.^JU-a-^o va\vi>\ jo.oi )f-> ^-; ^3 .U»«
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f. -m-i
10
1. Liiv : |^^a^^->>1. — 2. Tä5i;. — ^f. joXXi;. — 'i. Sriväptov, dennriuni.
— Peut-elre cette denomination lui a-t-elle ete'donnee, parce qu'elle etait d'uii beau travail, ou hien ä cause des aumuiies (jui s'v faisaienl. — L'impotent, ayant vu Simon et Jean et ne saehaut pas toiil d'abord quel ('lait leur etat, leur deniaiida Taumönc, conime Ic fout Ics mendiauts. Les saiiits, ayant les veux arrctes sur lui, voulurent le guerir en temoignage de la vertu du Christ, r, Lc bionheureux Jeau, se teiiaut ä soii rang, n'osait pas parier avant saini Pierre; or celui-ci, voyant rimpotonl tourner les yeux de tous cötes afin de nc laisser passer pcrsonnc saus lui demandcr Tauniöne, pour lui faire sen- lir le miracle qn'il allail opt'rer : Hct/itrdr-ii(iiis. lui dit-il; Timpoteut les regarda, s'alteiidant ii reeevoir d'eux cpiebpu's draclimes ou ([uclques oboles lo * ou (juelques deniers. Alors Siiuoii lui dit devant toule la foule des Juifs : Ji- ii'ai ni fir(ji'iit, ni ar; iiinis cc (juc j'ai, je lc lc doimc : (iii nuin de Jcsus-CItnst de ISazarcth, lerc-lol cl iiiarchc.
Mais pourquoi l'ierre n'a-t-il pas dil : Au nom du Inls nnitpie', ou au noni du N'crbe. oii au iioni du l"'ils de Dien.' Parce (ju'il voulait reprimander 15 les Juifs, qui se inü([uaieut de iNazaretli, ville de Galilee; ils avaient deja dit : Ksl-rv de Calilrr (jue ricndnt lc Clirisl'-'.'' De menic Natlianael avail dil a IMiilippe : Pcul-il rcnir (jticliinc rliusc ilc huii de Nazarelli'' ? Comme si Pierre
I. l):iiis le Irxtc : Au iiniij cU' l'riii(nic. — L'. .lenii. vil, 'il. -- 3. //)/(/., I, 'iC.
il,3 V
10
[63j CAUSR DU VENDRKDI \)i)\\. 03
-, N^/ JL-JL-Sot« o'oi ^^(o -.lootj cx^; yof.^ >..<.a.iL^o I« u ^^; . v£oa=\ «'^ .«.'vV. jj s.3.aA9 '^ -•^v'« yoot^ oV-^i-coo : )...■-«. % >n\ )j;500u ^oin ^\ »; ^'^^.^v.^i .)ooi ^ . . \<^ Nrt . J_Oia.t!S> >n\ Kto ycLOi ^jujv^l^ ^^ ^so : ^anv>\ .°i mo>rt ^„.li.^^" "^Ssow Nj/ v»qj> :^x^jv^.^ ^OjJus ^otots^/i )jl./ ^^^^^5 ^lio ^/
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JLJJJ; Nk_/ |J/ :)j;;aJssJ^ ojJik 0001 ^ .y n jou^jJ; ^-/ oA \il :).--..OLi05 «•,_io; CHoC^S )— »V-^ vo/i jo.ci p>o/j >ö.-a_J!Ss ^/o .^ott-s/ -t-^j otoCSs
OlOt-^ V»* ^ jJ / .0001 w-t-O )^j..» V<» OliCL»_3 Ql^ l'^iOL^l vS/ |.X30|0 .)-.^
disait ä rimpoteut : « Les Juifs, ayant crucilie le Christ, peiisent que, puis-
quil est, couche, il iie se rclevora plus; ils uous raillent meme de ce (juc
nous prechons sa resurrection et son ascension, comme si nous prechions
quelqu'uu qui est aux enfers. Pour reudre donc temoignagc avec nous,
par ta marche recente, ä la resurrection recente du Ciirist, leve-toi et niarche,
loi qui n'as jaiuais marche. » Le miraclc eut Heu aussitüt que Pierre eut fini
de parier; le boiteux sc leva debout * en sautant; il marcha et il entra avec * r. -ifv-iv
eux dans le teniple, marchant fermement, sautaut joyeusement, louant Dicu
et honorant ses Apotres.
110 Le premier miraclc que fir(!ut les Apötres au nom du Christ Tut celui-Ia.
11s avaient dejä opere d'autres miracles et d'autres prodigcs au noni du Chrisl, mais ce n'etait pas comme Dieu qu'ils l'avaient appele ä leur secours, mais comme un homme vertueux, qui püt par sa priere lour venir eu aide. C'etait dans ce sens qu'Eleazar avait dil ' : Sci(jiicur. Dim (lAhrahain, mon luaitrr;
15 Elisee avait dit aussi - : 0 Sciyneur, üicu de mon iin'ltrr Kllr; de meme les disciples, ce n'etait pas le nom du Ciirisl qu'ils avaient invoque, mais c'etait le nom du Dieu du Christ ou du Perc du Christ. Le niot meme : Pen: ils ne l'entendaient pas absolumeiit, mais rclativemcnt. .lesus lui-ini'mi> Icur
I. Gen., xxiv, li. — li. II Kois, 11, l'c.
r. -ji/i 1"
(l'i IjNANA ÜADlAßENE. [ü'i]
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1. M-. oCv-Zv
avait fait collc remarque eii Ivur disaiil : .Ihsijk'i] iirrsenl i-mis n'arez ricn dcmande en mon iioin'; \(ius iic m'avcz pas iuvoque comme Fils de Dien, comme Fils de l)i(;ii le Pere. Le Saint-Esprit leur ayaiit fait oonnaitre qu'il elait Dicu aussi, ils rinvo(juercnt des lors comme Dicu. De raeme que !e prc- mier miracle (jiie lit Notrc-Seigin'ur apres son bapteiiie et la descenle du I. jfi'i r . * Sainl-Fsprit sui' lui, a el(' celiii de Caua, nu il avait cliaiiiie de Teau en vin, de Jiieme le premicr piodinc que lirenl Ics Apölres ajires etre baptises du Saiul-Esprit datis le (]euaelc, tut la guerison de riuipotcut.
()u peut envisager cclte guerisou sous qualrc priueipaux points de vu(^ : au poinl de vue du jour, de l'lieure, du Heu et de la persoune. I.a guerisun eul w lieu le Vcndrcdi, joiir oii Nolrr-Seigneur avait soufTert : allu que ceux pour li'squels la passioii de N.-S. etait uu (ilijcl de ddulc, la niaicli(> di' rini|>(>teul IVil uu (il)jet de l'oi a sa resuireclioii. I/Iicure du jour Tut la-UK'Uie (jue celle (ui lauie de l\.-S. se trausporta au Paradis, c'cst-a-dire ä neuf heures, afiu que ceux qui avaient eu ä cette heure la couuaissance de la Separation de 15; l'Ame de N.-S. de son corps, eussent au.ssi ä la nieme luuire, grace a la gue- risou du hoiliiix, la conseicncc du relour de la lueuu' Arne ä sou corps.
I. .li'.Mi. x\ r
[65] CAUSH DU VE^'DHF.J:)I D OR. H5
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yO^i^ .jKjso-^; [ju>y^ i^aa^ )joi_i loo» l^ts-^l jl^o^ji ^'^»wOoi |;oi 10 )j)0(a:>X jil .oi^ ^^^^/ ^=>°<!! 7-/ ^ «^i^ -Jo^ioKjLio j-^oi;; )K-iov^ vs/ ) ii mv> It--^-^? ^? ^^'^'^^'^ .N-^ j-iol^öo l-soi;; )v>^..A \s>\s> po/j »*oij ),. \\vi; |k_30iaio oj\ a_30«-» ^-; vO-Joi :^jlmQ^o l^U^ ^ ^ 'o-ctu; jooi ^aA K_3|Jio :t— »o; )-jlj5Q_^ ^_io )--^too U^ j-soij vs/; s-öj :)-=)Ot; ^j» IjLao^a^ 3/ ^^».JLÄ )— 05; JK-:»oia:M ^ai«o -.U^ \-=>^y-^ jj^oo iv-s; ouioja^
1. TTpöiuiÄOv. — '2. uToa. — 3. Lire : l=on ounu».
Ajoutez-y que, comme c'etait la veille de Sabbat, il dut v avoir uii grand concours de spectateurs. Ensuite, le lieu oü la yuerison eut Heu, c'etait la porte du teraple, oi'i une graade l'oule s'etait reunie pour faire sa priere. Enfiu l'objet du miracle etait notoire : c'etait uu homme, boiteux des sa naissanoe, äge de quarante ans, aiusi que le dit le bienheureux Luc'; et, comme celui qui avait obtenu sa guerison * par la puissance du Christ, accompagnait Pierre " f- 2«'! v et Jean, tout le peuple etonne courut ä eux au portique (ju'ou appelle de Salomon, parco que c'etait lä que tous les disciples s'etaient reunis pour prier; tout le monde, penctre des pensees d'etonnemeut et d'admiratiou pour la vertu du Christ, le louait de cc qui etait arrive.
Tel est le miracle open'- dans ce saiut jour du Vendredi. Cc jour a cte appele Vendredi d'Or, non parce qu'on y a distribue de l'or, niais cn souvenir de ce que Pierre a dit au boiteux : Je n'ai pas dar et durgent. Le boiteux, en eilet, s'attciidait ä recevoir de l'or de Pierre et de jeau; et eux, ils lui firent un don meilleur que l'or : don qui lui-meme est appclc or pur j)ar le B. David : Le vetement de la /illr du roi, dit-il, est lissu d/or pur'-; et avcc le don de TEsprit il obtint aussi la guerison de sa claudication. G'est pour
1. Actes, HI, 2; iv, 22. — 2. Ps. xlv, l'i.
PATIl. OK. — T. VII. — 1-. 1. 5
ü(5 HXAXA 1) ADIABHNE. [66]
j-jpwQjo ^''JsOk ^^1; y.^1 -.j^o»;; ))^oVä» UvoJ^^^so jjOi^^io toiloV-«.^^ ^io
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cette raison qu'oii a donne ä ce jour le nom de Vendrcdi d'Or, afin de dcsiqncr des clioscs qui y ont ete faites; les ancieiis avaieiit, eu etTct, Thabi- 1. :;6.-. r . Uule " de faire tirer le nom des lieux et des choses des paroles ou des faits, comme Bcrsabce' (puits de serment); Jcfjar Sahdoutha- (monceau du temoi- gnage); Ebcnhczer'^ (pierre de secoursj, et d'autres semblables. Teile est en abrege la Cause du Vendredi d'Or.
Ayant ete dignes de connaitre ces choses et d'ecouter l'explication de Tadinirable economic de Dicu, nous devons nous efTorcer, autant qu'il nous est possible, de temoigner notre gratitude i\ notre Hicnfaiteur par une foi pure et par de bonnes oeuvros. La connaissance de la verite sans les bonnes (Buvrcs ne nous servira de rien; car les demons eux-niemes connaisseut la verite : Les demons rnticiit .aitssi, dit claircment lEcriture sainte, et ih Iremblent'' ; et il est certain qu'ils nc croient pas ce qu'ils ne connaisscnt pas. Declarons donc la guerre aux passions de TAmc, qui nous portent au peclic, et aux mouvements orageux du corps; n'assujettissüus pas notre volonte aux passions; n'abaissons pas noirc liberte au niveau de nos mouve- ments d^lictueux; nc nous attachons pas ä la vic niortelle, ä l'instar des animauxprives de raison; ne soyons paspassionnes pourl'amourdcs richcsses,
I. (icii., XXI, :il. —2. Jhid.. XXXI, 'i7. — :{. I Saiii.. vil. I-J. — V .laciiucs. n, lll.
r. 2(i5 V"
[67] CAUSE DU VKXDRKDI l)()R. 67
^o(; .J...i,nV/ )'i « I n; jlo', . m .. ^o-^V-io :|K.,ul>kV/ ^oC^^ ^^ vV-'^^ U^J ' ).20i; ji )ooi JJLO jJ« |y-.^:>Q\l Uli ^ ^^sKjo .JJLOOA. {.LULDI ji.OV'K» öt^K.^/ .))^s_30ta VI ^ oiy_bo OliK^/ ).JL30I :^>JL.)k^^ ^Jloq^oI/« ).^cl3o .j-^j-CD jJo • Joi^ lotS,; )..20-M ^^is\ • . y\ . ■» oC^ ^-io ool JS. ''^^v.^.^l^io ^ .)_«o}; oilSsJS..^ ^—tl JJLXJO jl^io/ l-jJ^l 0(^; )joi .^j^jui'^ lo^f jK.^a-Mi ^^>^o .^wk^o/ . » vi\\\ •. ) .. -^t oi^i )ix>...a,vn\a> t > i.« ,. vto vpo;
)..30|M '.op-j |Kis^ K.iai^ji
1. Ms. a».
racine de tous les maux; ne meprisons pas le doii qui noiis a ('te fait et le rovaume qui nous est conserve; mais detounioiis noti'c regard dos * choses * f- -'^'^^'" terrestres ; ainions ä etre dans la privatioii de tous les biens terrestres ; car cest eile qui nous enrichit eu biens Celestes; respectons le Chef des disciples, qui n'avait ni or, ni argent ; plus il s'appauvrit lui-meme de choses visibles, plus son Maitre l'enrichit de dons de I'Esprit; appliquons-nous de toutes nos forces a l'amour de Dieu et ä l'amour du prochain, auqiiel sc rappoiieiit laute la loi et les pntphetes ' , selon la parole de Notrc-Seigneur et vivificateur Jesus- Christ, auquel seit gloire ti jamais. Amen.
10 Fin de la Cause du Vendredi d'Or.
1. Malth., XXII, 'iO.
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CAUSE DES RO&ATIONS
PAR LE MEME HNANA
f. -ifili V
Toutes loe choses, qui sc fönt dans la sainte Egliso par Ics enfants de la foi, sont pour In bien de toul le munde. Ccrtes, a defaut de rccherche, peii numbreuses soul Icspersonnes qui connaisscnt ces choses, mais leur ignorancc ne les en prive pas ; eai-, coniinc la naissance du Christ est ]i(>ur Tavantage di' loiil li' nionch', (piniqu ils soicnl hii'u pcu nombreux cinix qui en fönt h' Souvenir; conunc son baptenie est poui' i'cxpiation des peches de tous les hommes, (pioique les chretiens sculs eu aient garde Ic souvenir; * comme son jcHlne, sa passion, sa resurreetion, son ascension et le don de la gräce sont un bien pour tout Funivers, quoique leur souvenir soit present auprcs de peu de personncs, de menie les louanges (de Dieu), h-s aetions de gräce, les priores et les rogations, (|ui s(; fönt dans rEglisi' des lideles, sont pour le bien de lout \r niondc Li' h'hiihi'ureux Apötre ' eonürme notn; parole : Arant. toutes
1. I TiiiiuthOc, II, 1.
10
r. -j«« V",
[69] CAUSK DES ROGATIONS. 60
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1. Deest. — i. ILa^^-^^o. — 3. Deest. — 'i. "^-=01 \i~>^y. — ö. W Iwo. — t;. ^N .Jopo, Itv-A«
choses, ecrit-il ä Timothee son bienheureux disciple, je tc recommainlc de faire ä Bleu des requetes, des prieres, des supplications et des actions de (/rare. Saint Paul divise en quatre especes toutes Ics dcmamlcs raisoiiiiablcs quc nous faisons äDieu, et les appelle : des requetes, des prieres, des supplications et des aetiuns de gräce. Ici l'Apötre a omis « louanges de Dieu », lum parc(^ qu'il ue savait pas que nous devions avant toutes choses chanter l(>s louan- ges de Dieu, mais (il l'a omis) premierement parce qu'il savait qu'il est natural ä tous les hommes d'etre pousses par la grandeiir des (suvres de Dieu ä celebrer ses louanges, et secondenieut parce que les louanges de Dieu sont strictement annexees ä ces especes de prieres; nons croyous en clTet qu'il peut repondre ä nos demandes; or il n'y a personne (pii jouisse des biens * de Dieu et qui puisse negliger ses louanges. a nioins quW n'ail * f- -JC« v du penchant pour Tatheisme.
Par la requete, il entend la demande des choses qai nous manquent; nous exposons, par exemple, äDieu nos besoins; nous le supplions de nous par- donner nos peches; nous lui demandons de; nous rendre parfaits dans le
' r. -iiu V
70 HNANA Ü'ADIABENE. [70]
^^^ oolo :)oiSsv yo^i )jl.jlno )-5Q- ^'^^^ ^.*io^ ^ooi; -oCi. rj^ß ^;
)«oMT ögu^, ia-^ '^ ^~-.\ ,-^^xü^o; )JL*-» )jL, ^ o/ -.{jj-^o/j :|_OuSs ) ■-•^, y^l jloiK.-. VI -> t-»?!^? v^' ■ ^'°'"? '"'5i>-^3oi ^^^s-.^^ o/ JjiJLO jJiL.; |l.o>-.)\ o/ :^ ''^DcLi^ioo ^N -^ n\ y^.Vn ^; jll-;:.^ jlioa-- o/ JVs^; jJOiVcio; )ioV*^ o| .)>,iVi-.; )lax*J> o,' JcL;; )laJ-.Kj
1. wLaa.^. _ 2- Deest. — :). «-^Z "^^ «^i- — 'i. "^^o- — ■'>• l"-«^^ ,o(. — (l. ;'Nv — 7- \f4. —
monde futur, comme il nous a accorde par sa gräce fout co qiii rogarde le siecle prösent.
II app(!lk' priere racto par loqiiel n(n\<. conversons intiniement avec Dioii pour lui domander de nous ailVanchir dos maux soit actuels soit futurs ; nous prions aussi pour la paix universelle; poui- le maintien de la cojicorde entre les nations et los rois; pour faire arrelcr le cours (li>s maladies, les pestes ravissantes et la mort des bestiaux oii des fufaiils; ou bleu pour obtenir de la pluie ou d'autres choses semblables.
II appelle supplioaf ioii toute priere faite avec beaucoup d'instances, produite par la douleur de l'esprit et acconipagnee de larmes, de gemisse- ments et de plaiutes douloureuses, fruils de rintensit(> de la douleur et des mauvaises passions, ipii s'opposent ä la boiine volonl/' de räine. Car, quand nous nous appliquoiis t\ la pralique de la vertu, selon la, volonte de; Üieu, nous rencontrons de nombreux obstacles, qui nous arretent; tels sont : la • r. 207 r. lenacite des passions naturelles, la malice * des demons, la mecliancete des hommes, la dureo des maladies du corps, la colere, la Jalousie, la liaine, Torgueil, la caloninio, ravarie(>. la gourmandise et la luxure. Or chaenne de ces choses pout nous abattre et nous faire sorlir de la ligne de notre devoir. Quand donc la gnerre s'acliarne terriblement conire nous, nous n'avcnis
f. 2Ö7 V"
r71J CAUSE DES ROGATIONS. 71
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1^ .JJvJ ^1^*-^/ .^L^S^w^o •.jL.x.sü |jL^; ooi jg^V) :)lax.^^o jlo^«^ >>. iiu^Kj
.*')jL2)oVo ^o^ H'^-V) .2^S^
1. Deest. — 2- U»i^- — :}■ "«ood^, _ /,. Deest. — 5. «o^n |a»»». -_ c,. Sic lJL=Voio.
qu'ä recourir a üieu ; car liii soul est capable de nous döfendre contrc Tim- petuosite des maux. C'est ce besoin continuel que nous avoiis du secours de Dieu, que le bieuheureux Paul ayipelle supplication; parce quo ca sotit les violentes angoisses qui nous poussent ä faire des demandes et des sii]i[ili- cations.
II appelle confession les actions de gräce que nous rendons ä Dien pour les bienfaits qu'il nous accorde; il nous exhorte eu menie tcmps ä nous applicpier de toutcs nos Forces ä ce devoir, remercianl nolre Bieiifaileur el ('vilant de le payer d'ingratitude. Si, en manquaiil de jcconnaissance envers les honunes qui nous comblcnt de bienfaits, nous sommes liais d detestes, combien plus terrible sera rarr(H qin' Dii'ii proiionccia contrc nous, qni avons rW' si ingi'ats envers lui !
II ya encore unc aiilrc nianiere de prier, appcli'e suppliquc;* isUc resscniblc ' r. -jg? v en quelque sorte a la supplication, et toute la dilfercnce qui se trouvc enire (dies, c'esi que celle-lä sc fait oraleincut de maiiiere ä clrc cnlcuduc, rt qui' cello-ci ne se fait pour la plupart du tcmps qucn csprit.
72 HNANA D ADIABENE. [72]
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1. U»i>.». — :>. li>*3o. — :1. ow ovL.^.. — '1. ^\gMj. — 5. Di-esl. — H. »■s^. — 7. ^ow ^C«*/. —
Saint IViiil, apri's avoir niontre eii combien de manieres se foiit les priercs et les demandes, uous dit ensiiite ce qii'il faut deinander et pour qui il faiit pi'icr : Pniir les rnis; dit-il, rf poiir toii.s rni.r <jui sunt ronstitiirs eii dignit(''. Par cehi, il iioiis l'ait coinpreiMlii' (juc (|iiand rainitii' cl la paix regni'ul ciilre li's rois et les grands dignilaires, tous les liommes en goütent les doux l'ruits, et aiiisi, uous aussi, grAce ä rcntretieii de cette paix, nous pourrons facile- menl snivre la voie de la erainte de Difu et de la pureto'. Une teile priere. ajoute-l-il, rst (n/rcable d Dien : rar il rcttt (jiir loiis les liommes vivent et (jii'ils parvienneut ä la ronnaissance de la rerite.
Mais Dien n'a pas hesoiu de h) priere d(!S liommes. Pourquoi donc notre i( priere lui serait-tdle agreal)l(>? G'est par rapport ä nous que notre priere lui est agreable, parce qu'elle nous est convenable et utile. En effet, comment pourrait-on croirc ([u'il a besoin de nos priores etdenos demandes, celiii qui jiouö a tires du neant et nous a honores plus que toutes les creatures; (pii s'occupe de notre existence, de notre entretieu , de; notre "conservation, de i notre connaissance, de notre morl, de notre vie et de notre resurrectiou ; qui r. 2r,8 !■". piit Icver :;on salcil siir Irs hons cl siir /r.v uirrhants, * et fait pleiirair -sur les juslcs et sur les injustes'-, qui conuait mcme nos plus secreles pensees, -parce (ju'il conuait toutes elioscs et il uy a rien cpii lui soit cache, mais toutes
I. I Tinioll)., II. -J. — ■>. M;itlli., V, 'i'i.
[73] CAUSE DES ROGATIONS. 73
^oioISm/ ^Uq-«.^ >^/o ^'t tinf>,..\ yj ool 'ö.,-.© ■> ivj »_- ,^ "'^^io )-.^s-3
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1. (sie) •^='-(. — 2. ^-»1^» ow ^»Z •■ Ita^Ji.. — :!. ooi <3/?. _ /j. |o
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10
choses sont iiucs et entiircDienl d<''i'(iarertcs a .vc.s i/<-ii.i\ ainsi que le dit saiiit Paul ' ? II sait donc ce que demande chacun de nous ; il sait aussi si ce ([uc nous demandons, c'estpour notre bien ou pour notre malheur.
Mais la raison pour laquolle il veut que nous lui adressions des demandes
s et des priores c'est pour faire comprendre que c'est nous qui sonimes cause de son do'n et que ce n'est pas lui : c'est-ä-dire que si nous ne demandons pas, il ne nous sera point donne; c'est pour nous faire jouir des biens qu'il nous a accordes, comme s'ils etaient les nötres. Tont cela nous fait connaitro la douceur et la bonte de Dieu, qui ne veut pas etre regarde lui-meme coninie etant possesseur de ees dons, mais il permet que nous nous glorifiions de scs biens comme s'ils etaient les nötres.
Par consequent, quand nous venons ä cette sainte maison de Dieu pour y faire des rogations et des priores, il faut quo nous sacliions cn presence de qui nous nous tenons, et que nous ne demandions a Dien que cc qu'il veut
15 nous donner. II y a bien des hommcs qui n'ont pas honte de dcmander au Seieneur la mort de leurs ennemis, comme s'ils avaicnl oublie la parole evangelique- : Priez pour cos ennemis; d'autros * ne rougisscnt pas de deman- der des richosses et des biens et ils ont oublie (|iril a ete dit : Voiis ne pmi- vez servil- Dieu et Matnnion''; — eeu.r (jin' veulent. deren ir rielies tnmbent duns
1. IWbr., IV, 13. — 2. Malth., v. M ; Luc, vi, 27. 28. — 3. Mallli., vi, 2'/.
I'. 2(18 V"
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74 i.l.XA.XA DADI.\i3F.NK. [74]
\lin . m « 'i ^-iJSJsü ^KxäoJ^ V'^^^? ^-*^/ -öi^o .jjoioia^o >-J^?>,io\ ) > Y . I ^ \ ^\ S ^ v>o • . . <^ . -^ N^ y\ Stio; )l.),«^to IK,^.-^"^© •.)..".°>.'>o
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la tcnlatinn et duiis Ic jjihtje, et. cn plnsieurs drsirs insenses et pernieieux, qui plonc/ent les liommes dans la ruine et dans laperdition\ Quiconque prie de la Sorte, je le comparerai au malade, qui va \o\t lo medecin et qui lui demande du poison au lieu des remedes eprouves; bref : d'autres demandent des di- gnites; d'autres, la victoire sur les ennemis; d'autres, la sant6 du corps; '•> d'autres, la inultiplication des enfauts; d'autres, une longue vie, et d'autres, raccomplisscment de leurs dcsirs et Taljondance des delices; toutes ces cho- ses, bleu loin d'etre agrcables ä Dieu, excitent meme sa colere.
Pour quo la priere soit donc juste et pour (jue la requete soit agreable ä Dieu, il laut, aiusi que nous l'avons dil plus haut, quand quelqu'un entre lo dans la inaison de Dieu, qu'il detache ses pensees de toute occupation mon- daino et fixe sur Dieu seul le rogard de son äme. II doit d'abord penser ä ce qu'est la nature divine et ensuite s'enflamnier ardemmeut de son eternel et pur amour, de sorte qu'en contemplant la grandeur de la naturo de Dieu, il soit plein d'rlonuemeut et d'admiration; cn considerant sa misericorde, il se i") * r. L'iio r. rejouisse et s'encourago; ' en pensant ä sa justice, il craigne et trcmble; eu regardant sa sagesse et sa Force, il loue et glorifie; en envisageant sa provi- dence, il romcrcio et rendc grticc; bref: en contemplant la nature divine, il
1. I Timolli., VI, ".».
10
[75] CAUSE DES ROGATIONS. 75
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tresse une cliaine de gloires et de chants ; et, en se considerant soi-meme, il s'accuse tout d'abord, comme coupable, confesse les peches et les defauts dont il est charge, se condamue aiix plus penibles supplices, remercie Dieu de ce qu'il ne lui a pas rendu selon ses oeuvres ; lui demande pardon de ses
5 peches et le prie de lui faire autant de misericorde daiis la vie future qu'il lui en a fait dans cette vie. 11 doit encore prier Dieu pour la paix du moude et le supplier de convertir ceux qui sont dans Terreur, de justifier les pe- cheurs, d'etouffer les guerres et les disputes de tout le monde, afin que tous les hommes, attaches les uns aux autres par les liens de concorde, glorilient
10 un seul Greateur de l'Univers.
Ce sont ces prieres qui sont agreables ä Dieu, et c'est aiusi que nous dcvons prier et non au hasard saus rellexion. En effet si, celui qui se tient et parle en presence dun roi terrestre, prend garde ä ne pas laisser ecliap- per une parole injurieuse, au lieu * de louanges, combien plus devrons-nous
15 etrc attentifs ä observer cette meme regle en presence de Dieu, le roi des rois et le maitre souverain ?
Les avantages de pareilles prieres sont nombreux et notoires. La priere
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76 HNANA D'ADIABRNE. [76]
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du B. Noe le di-livra du doluge; gräce ä la priere d'Abraham, Sara a ete enceiute; gn\ce ä la priere d'Isaac, Rebecca a ete mere de deux enfants jumeaux; la priere de Jacob le sauva de Laban et d'Esaü; la priere de Job le delivra de scs epreuves; la priere de Joseph le fit remonter de la fosse et dclier de ses chaines; la priere de Moise fendit la mer; la priere de Phineas 5 fit arreter la peste ; la priere de Josue fit arreter le soleil et la knie ; la priere de Samson döfit les Pliilistins; la priere de Samuel fit descendre de la pluie au temps de la moisson et mit eu deroute les Pliilistins ; Anne, gräce ä ses priores, congut et euFanta Samuel; David, gräce ä la priere, tua Goliatb, le vaillant, et fit retirer la main ä Tange qui l'rappait b's enfants d'Israel; in r. •.'TU r. Salomon, gräce ä la priere, re(;ut la sagessc, mere de toutes * les sagesses; la priere d'Elie fit tomber du feu sur les oblations et sur les capitaines de cinquante honimes, fit descendre la pluie qu'elle avait fait arreter, ressus- cita le jeune homme et ouvrit le Jourdain; la priere d'Klisöe ouvrit le Jour- dain, midtipüa le pain et Fliuile, rendit saines les caiix, lil surnager le fer i:. ä l'aide d'un morceau de bois, ressuscita un mort, donna la victoire dans la guerre; fit couler l'cau dans un Heu aride; la priere de Jonas le fit remonter de la mer et le delivra du vontre du poissoii. Los Ninivites s'adresserent ä
[77] CAUSE np.S ROCATIONS. 77
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r. -2711 V"
Dieu, et leur ville ue fut pas renversee; Ezechias pria cl mit en deroute les armees assyriennes; Daniel jeiina et pria et il fut tire de la fosse aux lions, il pria pour le retour (des Israelites) et merita d'avoir des visioiis et de con- naitre Ic Christ; Hanania et ses compaguous furent preserves, par la priere,
5 de la fournaise embrasee ; Esther et Mardochee sauverent par leurs priores le peuple juif du tranchant du glaive. Enfin, Notre-Seigneur lui-meme s'adonna ä la priere, quoiqu'il n'eüt pas besoin; Pierre rendit la vie, par ses priores, ä Tabitha et ä beaueoup d'autres; Etienne pria et merita d'avoir unc vision et fut le premier qui, par amour du Christ, regut la palme du martyre; et
0 Paul, dans sa cecite, eut recours ä la priere et vit le soleil, lumiere du monde, etla Lumiere qui provient de la Lumiere.
* Nos saints Peres, ayant envisage ces grandes utilit Js (de la priöre), eta- • 1. -jti blirent des temps fixes pour y faire des rogations, comme ils avaient deja instituc dans l'Eglise beaueoup d'autres choses, qui sont fort utilcs pour tout le monde, surtout pour les chretiens. Et, comnie les allaires du monde ne lious perraottent pas de passer toute nolre vie ä faire des rogations et des prieres, nos Peres nous ordonnerent de nous reunir ä l'eglise au moms deux
78 HNA.XA 1) A1)IA15KNE. L'S]
'•^O. jolKjo j.iCLia-/jo ).^.Js::i.; jK-ä-jl I^^Aj-s ^)Kjo .jo»:^; )l^i^ *^^o )i<x.o;o |lr>^\\ ^o .^KJL^ ^o ^\nN ^^ ^a_ajo ^öi.^^-*
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f. 271 r. •>jj^ ^^ :^» v> ^^ ^_«j )K*:a ^^ )jo( )N.^w_3« s^ötoJ^oJ^s^ yl « ^aoo lo Vio/ )o»5x v-^^ OCH ..jLaiotiiKj vK^ljbo ^io )jUq-. ^ K^'^ .^^> .«'»°> jJ
1. Deest. — -2. 1»^» ll-joo. — 3. ^('. — 'i. l^oj. — :,. low Uo liSw. — 6. |l-aa^ v3|.
ou Irois Ibis par an, afin de nous appliqucr, jour et uuit saus iutcrniptiou, aiix prieres, de nous repentir de nos peches, de nous abstenir de nos crimes, de nos mechancetes, de la gourmandise, de l'ivrcsse et de l'inimitie; afin de nous ellorcer ;i faire des balances d'equite et des poids et des mesurcs de justice; afin de nous urraclier aux proces et aux disputes avec les autres; afin 5 de nous occuper dans cette sainte niaison, refuge et propitiatoire de nos times ' . ürner nos niaisons de toutes sortes de parures et mepriser en menie tcmps Feglise comme ennemis de Teglise, c'est insupportable. Si chacun de nous, qui est seul proprietaire de sa maison, la bätit et Tornc admirablement, comment ne meriterons-nous pas d'etre punis severement, en laissant tomber n cn ruines la maison de Dien, qui est une maison de priere pour nous tous? 71 r. Car, autant Dien est plus grand que les hommes, * autant ceux qui entrenl dans cette maison sont plus nombrcux ipie ceux qui entrent dans la niaison de chacun de nous, autant il laut que nous redoubllons les soins que nous devons avoir de cette sainte maison. Si nous meprisous la mnison de Dien, et nous ne nous abstenons pas de nos peches, nous ne tircrons aucuu prolit de
1. Nous ernployons micorc on gtinöial le iiiol ll.a-'o |iom- designcrune pridro imbllqui-'. accoiiipagiiOc ile poiiilcnce et ayaiil puur bat il'obtfnir du Dicu uiio giace spöoialc, commc de la pliiic, la dispari- lioii dune Opideniie, dun lleau quelconquo. Ces sortis de rogalioiis oiil 616 toujours cn usagp. !5. l';pbiem, Narsai, Isaac d'Antioche et beaucoup d'autres onl des liomölies sur les logations. Los lin- gatiDus, qui se fönt lualntenanl cliaquo anniie truis seinaincsi avant le C.artme, out (Stö instituöes sclon les uns sous lizöcliiel et selon les autros sous Mar Kninieli patriai'che.
[79^ CAUSE DES HOGATIO.XS. 79
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• Jtfrs-iio jlö^-.; \j:^^o Iv^oj» oiJs )ooi yla^o -.{jch; oiJiClis^ jocx s^oioK-./;
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l'hmvi; j-io; ^JLXio yO^iiV./; ^^^^-^^^ -ILi/ ^^^soa jJ )la^, v?-^^^ '^/o )^;ooi^ yi « v>iK^o ;|'=^ . m '>; ^/ )lo', . m .. ~) yoj/ yots^S^^^u» : JjlX^jo :otA oooi ^..'n :> vOOjA. Jooi ^^i_^^j )_io; -.,-.0; vOOi*JSJs. \ V)/; voLioi y> » v^ n \i; |jl:>Vclo ^-^ ji^/ fj .Oi^ a^p vOOULiL^^o vOotV)Q.a,.-5 v^oio^iclm^o
1. ^- — -2. Uw vaa>>. 001 ix=iv — ;{. U> lo^Ss-v _ 'i. ^/o.
notre veniie ici. Dieu noiis dit dans la persoiine des Juifs ' : C'e.st trop poiir cotis d'hahiter dans vos maisons lainbrisspe.s, pciulant que cetlc tnaison devienrc en ruinös. Or, si Dieu eclata en reproches si severes contre ceux qui iiegli- geaieiit de bätir le temple de la loi, qui etait Tonibre de celui-ci, et daus lequel ou hrülait la viandc et les sacrifices des animaux, combien eii aurons- üous de plus severes, nous qui meprisons le temple du Christ, oü s'immole l'agneau vivant de Dieu, qui porte les peches du mondePSi, eti priant Dieu, nous ne nous abstenons pas d'opprimer les pauvres et les malheurcux, nous nous exposerons toujours, romme les Juifs, au bläme et nous sortirons toul desesperes de la maison de Dieu vivant : JVc continucz plus, nous dit Dicu", ilc fouler de vus pieds nies parvis; loi\sque vous rlciulrcz- ras niiiuis, je dctourne- rai de raus mes yeux; menie Jorsque vous niulliplierez- vos pneres, je uc les exaucerai poinl; cur vos »luins sont pleines du suikj des pauvres et des mal- hcureux, que vous avez tues par le glaive de la l'aim. ' Nous ressemblons aux Juifs, dont parle David' : Quand U les nwUail ä hujrt, ahrs ils le re- cherrhaient; mais äs l'ainiaient de bouclie et ils lui nientaient de leur lanrjue''. Nous ne tirons pas non plus prolit des oll'randes que nous ofTrons, ainsi que le dil le Sage; et relui (pii fait d Dieu une offraude des rupines qu'il a
1. Agg., ], '1. — ■>. isaie, i, 1:!, 15. — 3. Ps. lxxviii. :i'i. — '1. H'iil.. iO.
I. liTl V-
r. 271 V'
' f. 272 r
80 HNANA D'ADIABEXR. [80]
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faites svr Ics biois des pauvres et des malheurenx. est. semblahle d rrlui qui ('(ji>r<ie I'eii fallt devant son pere'.
Cc sont ces choses quo iious devous considerer pendaal les Rogations. Ecoutons encore colui qui a dit : Cherchez premierement la justice de Dieu et Süll royaume et tont cela vous sera doirne par surcrolt'-. — VJierckez- et vous b twuverez; car (piivdiKjue deniande. reroit ; et Idii oiirre In purte de miseneorde d celiii qui l'rappe'. Ecoutons aussi la parabole de notre Redempteur ' ensei- gnant ä ses disciples qii'il faiit toujours prier et ne se reldeher puint. Sa- chons que notre nature, sans Ic secours divin, ressemble ä cette veuve, abandonnee k eile seule, dont parle Notre-Seigneur ' ; cornparons en meme lo temps la douceur de Jesus avec la cruaute du juge inique; considerons que, lorsqiie notre eiifaiit imus deittdiide du poissoii. du paiii, ou im (ruf. »aus ne hti doii- nemus pas niie pierrc au lieii de paiii, ni un serpent au Heu de poissoii. ni uii scor- pioii pour im (ruf mais nous lui donnerons (^e qui est utile ''. Si nos demandes 272 r. ne nous sont poini accordeos, c'est parcc que * Dieu sait quo nous les faisons 15 mal; il ne les exauce donc pas. De meme nous aussi, nous n'exauccrions pas un enlanl qui nous dcmanderait follcnicnt de le laisser jouer avec un
1. Eccli., xxxiv, 21, 2'i. — 2. M:ilUi., vi, 3:i. — :i. MaUli., vii, 7, 8. — 'i. Luc, xviu. — ü. Ihiilcm. — C. Malili., VII, i>, Kl; I.uc, xi, 11.
[81i CAISK DES ROr.ATlOXS. 81
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— 8. ^3/. — '.I. l-=a». -^ hl. DeHunl.
serpent ou avec un scorpioii ([u'il voit ; mais iious liii donnons des i-hoses qui sont utiles, et noiis le preservons de ce qui liii cause la morl et du dommagc Quand nous prions nc nous souvenons pas de nos vtMtus, d'autant plus que strictement parlant, ces vertus — si toutefois nous <mi avons — ne doivent etre nullemeiit attribuees ä nous, mais ä Dien seul, qui nous a donne le secours et la force pour las pratiquer. Au contraire les peches doivent elre imputes ä nous seuls ; car Dieu ne nous y seconde point. Pai' consequent, dans notre priere, nous ne devons nous Souvenir que de nos peches: parce que c'est nous qui les avons commis. Quant ä nos vertus, il ne faut pas s'en Souvenir, parce qu'elles sont des efTets de la gräce divine. Mettons toujours devant notre esprit le souvenir du pliarisien et du pui)licaiii pour inüler celui-ci et cviter le mauvais exemple de celui-lä. (^)ue la bouchc sainic qui a dit : /■,"/( rrrih', je l'dus Ir (Irrhirr : Ir puliliniin s'fn rc'oitnid jitslifir ihtiis sa niaisdii ', nous justiÜe, nous aussi, par sa i;-r;i(e el sa TuiM'riconIc. dloirc a lui dans tous les siecles. Amen.
Fin de la cause des rogafions. Fin-'du livrc des Causes des fetes de N.-S.; glnirc a Dien, et r('UiissiiHi
1. \.nc. xviii, l'i. — i. Celle notc i'egui'de loiit le Mi;iiiii.seiil.
l'ATli. UK. — T. VII. — r. 1. ti
82 PROFESSION" DK F(^l [«^^
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JAio jlÖi-s/j l-s/ yPOO vO-s/ >;^ K-.^ot/o bs-,U^a; j^-i-V-» )^-^«-iO
)N. V 1 .N«« jfc^Jioiaio» jjint^o jf^^oo; )^ajL:>oo [i'SNni jla^.V oio JjlaV» ö|.^^^)0 1-^1^^; vJQ-«.-a', .', ^ ">> \ n . \ot^-D ^ "< s^V-^ |j»-»o; jv^jt^
des peches au peclieur Thomas, copiste. Et vinis, lecteiirs, si vous trouvez des lacunes ou des fautes, ne nie blämez pas; car j'ai ecrit le Ihre tel quel. Priez jKiur miii : peut-etre anra-t-on pitie de mui au jour du jugement.
Ai'fc Ion sccdiirs. d noirc Dirii (uUinihlc.
j ('•crirai
LA PROFESSION DE FOl A RECITER PAR LES EVEQUES
{iduinl ronliiKttioii).
Moi f'aible un tel, pivtro et moinede uoni, (jui ai ete idu par les diocesains bönis ' de..., saus aucuu meritc et saus aucuu droit, ai ete appele et iuvite ä servir le siöge de TeveelK' susdit par la Saintete de uotre Pere et uotre i Seigneur, Pere des Peres, Chef des eiiefs, souveraiu Pasteur, Consöcrateur des Poiitifes, Donateur des biens Celestes, Tresorier spirituel. Mar... Catho- licos-patriarche d'Orieul et de toute la terrc liabilec par les Orthodoxes; — (|ue Diou Noire-Seigueur le eouserve, le reude illustre par toules sortes de
1. l.illeraloniciil : los eiil:!»!.- du ilioci-se belli de...
[83] DKS KVKQÖES XKSTORIEXS. 83
s^j; '•55s^j._3 wj_jK„ioo yV-^ l—V-io-s yy ' oKjm )--^.»qa v-v-Vl; ^^bw^-sJ.
«iL./ k-sK-a-s ^K-jol ^Qji»/j otlo^io ,^»io i,.a3l/o Jl^-oii. |ts-*_i.V^»
K^V*o .otiot-ieL^ kÄ.*Ä^l/o .oUt-ooÄi». Ki^^K*/ j-^i^ jj,-aLi.fcsjtioo )i-po
Ipo/o .)Lj/ ^^-^.si^i jJ^.m'toil;/ )lQJLiCL.oio .)j/ ,-««/; )K^;ol »VA f>fO-,v^\
: l-soas ^io).ia\ JbaS.Ai )K«-^jj |N.-^;io J^ l-JU^p
^M« ■■«■ v>; |Jo |L^4o .11 . » r»; )1q-.K.,^K_s K_J^ ^ .jj[.;aA« ).^oio )f_30 )^/f
1. !'^cu^aa. :;. /[xioSa.
victoires poiir la gloire et restimc du christianisme ei poiir riioimciir el rafTermissement de la foi.
Poussee par l'amour, la gräc-e et la douceur, sa Seigneurie m'a ordonin' d'ecrire de mes propres mains ma prol'ession de foi, pour faire coiinaitre nia ci'oyance par parole et proclamer la verite dont je suis convaincu. Serviteur petit, i'aihle et tres lidele de sa Seigneurie, je lui ai obei et j'ai ('coutr son ordre. Je professe la verite de ma croyance et de ma foi orthodoxe, et je declare librement que mes paroles sont entierement conformes ä mes pensees.
.le confesse, moi fälble un tel, et je crois tant interieiirement en mon cteur et en mon esprit, qu'exterieuremeut en nia bouclie et en ma langue, en unc seulenature divine, etornelle, infinie, incompreiiensiblc illitnit(''e, creatrice de tout(!S les choses visibles et invisibles; eile est scule le Dien nniquc, confesse reellement en trois personnes ('gales et indivisibles : Fere, Fils et Saint-Ks- prit. II n'y a pas dans la Sainte Trinite, qui soit plus aucien, ou plus jeune, ou plus faible, ou plus fort, ou plus petit, ou plus grand. Le Pere est la (]ause. et le Fils et le Saint-Esprit en sont les effets. (Nuus attribuons ces relations ä Dien) n(jn pas, certes, qu'elles soient la eause de Texislcnce de son etre,
,S/. I'UOFESSIOX DK KOI [«4]
.^•^iii-s t-w-/ joCSs ^-«j jKJL.^ |KjC^^; ^oa^\ |l/ .vÄi— I-.001J l-C^eudLa^ joCSs joCSs; )v_3 )K— ',«3 ^otXsj )-JLo»aa '^^io )Jls; K-.v-)-='? o«
^_iO h<-,\ I. . I t :>0 jj K.^.J )K .. -Ml^O llo-k^l; J.iÖQJLß ^^ f- )K^^»^
■ K .) » « ^1 ) I >o\ > Vi )jlJV-3 . tni ^ ^_io sji mio .ts^\i -^ .. cmIoV^o; |.iooi )K,....jL°ij. q-«jj1/; 'oxoaojlV/ )i.ö»-s/; U>-^x ^o-i. J>oo»-^/ >.*V-ioo «-floVJ -V^o
mais piiur deniontrer les saintcs propri(''t(^s de cv Dieu im et 1oiit-puissant.
Dans les derniers tcmps, poiir le salut de toiites les crealures, uiie des personiies de la glorieuse Trinite, le Fils de Dieu, Dien le Verbe, descendit par ainour, sans s'eloigner de la hauteur de sa Seigneurie et prif volontaire- ment de notre race un homme parl'ait, auquel il s'unit indestructiblemeiit '■> et pour toujours. 11 a ete, il est et il sera toujours im seul F'ilö, un seul Scigneur, an seul Christ, un seul Redempteur; il a iine volonte, un pouvoir et il est conlesse en deux natures, en deux hypostases en une personne de la filiation, selon linstruction des sainls Apötres, selon la tradition des Peres spirituels : Mar Diodore', Mar Tlu'odore ■ et Mar Nestorius, et selon la i» tradition el renseignenienl de nos Peres : Mar Eplirem'', Mar Narsai ', Mar Abraham', et des autres Peres orthodoxes, qui se sont illustres dans ce pays d'Orient, a la loi desquels j'adhere et dont je tiens la croyanee.
.ranathematise et je rejcttc toutes les eroyanees des autres religions autres qne celle de la religion orthodoxe que je tiens; je rejette toutes les heresies, i"'
1. l•;v^^llUl• (\t Taisi^ de 37S ;'i :!!l'i. — •_>. I':vi''i|ur de Müpsiio.sk' {ü'.iO-'iaS}. — .i. Lc plus celobi-r des dorlours s\i'icns. II muurut a Kdessf en :!":!. 'i. L'u des plus celcbi'cs des docleurs iicstorieiis. II foiid.i lii iC'lebiL' LToU: dt; Nisibi' fii 'i."i7 el il iiimiiul cii 502. (Voir H;iihadbsabbii '.\ibava, la Cause de 1(1 FomUilion des Ecoles, l'dir. (Ir., l. 1\'. p. :i.S.i-:wii. — ."i. Uli des direcloiiis di- I'Ki-dIi^ de NNibi' du jü'J u .'iG'J. (Voir ibid., \>. :t87-:(8;i;.
[85] DKS KVKQÜES NESTORIKNS. 85
IfjiL^o )«a^j ),.a:m\1 ^i^^h. l-'^^o )-o;)":»<> U^)^ )i„«.5<-5 s.3ol )j/ po/o ^m__DV.-.^..^^^ ) n « \oK..o ^^^ »»po |jK-3Q^o )■*■■.». oo yV^oo yO-s/; Jt-'V^
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qiii nadhiTenl pas a la vraie croyaiicti des Oricntaux orthodoxes; je ron- fesse quo Notrc-Seiyiiour Jesiis-Clirist viendra a la fin des teraps pour juger les morts et les vivants et recompenser chacuu selon ses oeuvres.
Je me fais encore un devoir positif de declarer spontanement que je suis humble disciple et serviteur devoue de iiotre Seigneur et bienheureux pere et maitre Mar un tel, catholicos et patriarche d'Orient, — que la victoire le rende toujours illustre; — j'obeirai a ses ordres; je me conformerai ä sa volonte; j'agirai selon ses commandements et selon ses sentences; j'approuverai tout ce qu'il fera; j'anatlieniatiserai tous ceux qu'il anathematisera; je rejel- terai tout ce qu'il rejettera; je refuserai tout ee qu'il refusera; j'aimerai ceux qui aiment sa Seigneurie ; je resisterai ä ceux qui portent envic ä sa sain- tete; je ne m'ecarterai de ses ordres ni ä droite ni a gauche: chaque ibis qu'il in'appellera pour n'importe quelle raison, j'obeirai promptement ä son ordre, et je nie häterai de venir ä son service, ä moins ([u'une uialadie violente nc m'en empeche.
.le n'oublierai pas non plus le bienfait que lua t'ait notre saint pere, Mar un tel, catholicos et patriarche, compagnon du bienheureux saint Pierre et condisciple du Celeste Paul, cu Mi'aftranchissanI ' du poids de l'argent et eu
I. LiUeiiileiiieiil : oii iiie lumliiiil k-yer.
86 PROFESSION DK F(M [86]
.)^JLi>»/ jJK-ioo \^m>n ^io wJiv— o .)-JÄmD ),-oQ-. ^*Aio ^-d/; -U-oa* loot oiJ^M )»~-ot^; )fc^-^-po );oi uCS-soj- ,5^^ oilo^ ^-xx, a.:x*^ p
^)ai. JLia-^ Kml^^Io ^v^ ;)0^ l!s.-jofcok/ ^s .otloot-sjJ N-i*-*i/i jlo-i^^Oi. 5 wJ^ jootl; ^y—/ .K.iO_-^_o/; )_icu*J> w^cxioo N.-;o^Ji/; J-jooA «:i>0>oa*^
me delivrant du commerce terrcslre. C'cst par pure lioiite et gratuitement qu'il m'a accorde et qu'il a coufie a ma faiblesse le susdit diocese, qui etait a lui.
Je dois donc en toutes choses et selon mes foroes et ma capacite etre reconnaissant envers sa pateniite; je proniets en presence du Seigneur, et je iii'fMigage ä envover ä la cellule', — que Xotre-Seigneur la rende prospiTo! — la part (ju'ello a dans les benefices de mon diocese.
Je prie le Clu'ist Notre-Seigneur et je le supplie instamiueat di- nie rendn- digne de satisfaire ä la promesse que je viens de faire et d'acquitter le pacta (|uc j'ai l'aif aveo inoi-meiiie, afin que j'aie bonne reputation et que je ne sois pas couvert de honte avec les geus coupables.
Si, ä Dieu ne plaise, le demon Femporte sur nioi et nie pousse ä trans- gresser nne de ces clioses, que je viens d'ecrire de nioi-meme, que je sois anatlieniatise par la parole du Seigneur et par celle des Peres spirituels; que je sois prive de tous les ordres ecclesiasti(jues.
Je prends Dien et ses sainis Anges a tenioin de ce que jai ecril et de ce que je me suis chargö d'accomplir.
(hie. p;ir sa gi-äce el sa misi'iicorde, il me reiido (ligiu- de reinplir les
1:.
■ I. (J'esl-a-tliic : le |>:ilii;iriiil.
[S7] DKS KVKQL'KS XKSTOUIKXS. 87
^<C^jä..oo ),-OLi^^ pa,^)©^© .^..lisoK «.ioi/i )Läa^ ^»oa^ ^>i.a,» i oo(o
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.j-w^^O» OU^O JJUO^« ^^30(0 ^30l ^OLA« ^\°l w><'^^>.^
obligations ([u'il m'a imposees et de niettre ou action les paroles que j'ai ecrites de mes propres mains.
J'ai ecrit au mois de Taniouz 1859 des Grecs (Juillet I.VjS); oii bieii ä tel mois de Tan tel... des Grecs. Gloire ä Dieu.
h'in de la Confession de foi a reciter par les eveques.
TABLE DES >OMS PROPRES
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T. VII. — I-. 1.
TABLE DES CITATIONS DE L'ECRITURE
I Ancien Testament.
Genese xii, 3 58
— XXIV, 12 ß3
— XXXI, 44. 52 22
- xLix. 10 ' . . . . 59
Nombres xvii 18
— XXIV. 17 58
Deuteronome xvm, 15 58
XIX, 15 22
II Rois 11, K. (J3
Job III, 7 el suiv 40
Psaumes i. 3 54
— II, 7 58
— VIII, 1 59
— XXXIV, 8 34
— XI.IV, 23, 2«, 27 38.43
— XLV, 8, 14 .59,65
— XLIX, 13, 21, 17, 18 31,39
— Lxxviii, 34, 36 79
— Lxxxix, 37 59
— cv, 18, 19 39
— ex, 1 59
— cxii, 6. 7. .' 24
Proverbes ii, 6 18
Ecciesiastique xxxiv, 21, 24 80
Isaie I, 13, 15 79
— XLiii, 10 28
Daniel in, 29, 40 23,36
II Nouveau Testament.
MaUlüeu v, 44, 45 72,73
— VI, 24, 33 12,73,80
— VII, 7 et suiv 12,80
— x,18, 19, 28 11,12,23,38
— 32,. 39, 40 39,47.51
— xviii, 16 11,22
— XX, 1-9 11,45
— XXII, 40 67
— XXX, 34, 35 12.46,51,52
XXVI, 41 11,37
Luc IV. 24 51
— VI, 27, 28 73
— X, 38, 42 , . . . . 11,12,55
Luc XI, 17 80
— XVII, 33 51
— xviii, 14 12,81
— XX, 38 32
- XXI, 19 11,44,51
— XXII. 19 11,25
— xxiii, 43 31
— XXIV. 49 (iO
Jean i, 46 12
— VII, 4 12,62
— XI. 9 51
— XII, 25 51
— XIV, 19 11.21
— XVI, 24 13,64
Actes I, 4 et suiv 60
— II, 13,46 61
— III, 1,2,11 65
-^ IV, 22 65
Romains ii, 20
— V, 34 22
VIII, 17, 18,31 27,28,29
35. 37 31.34
— X, 9 23
— XIII, 13 51
I Corinthiens ii, 9 43
— III, 8, 15 45,46
— IX, 25 44
— XIII, 4, 7 - . . . 49
II Corinthiens iv, 17, 18 51
— VIII, 12 37
Galates vi, 17 46
Ephesiens iv, 2 51
Philippiens i, 23 29
— II, () et suiv 50
— III, 14 44
Colossiens i, 18 27
1 Tliessaloniciens iv, 17 52
I Tiiii<)Üi(;<: II, J2 (>8
VI, 9, 13 ... 22,74
II Timothee iv, 8 45
Ilcbreux iv, 13 73
— IX, 16 28
— XI. 10 29
Jacques ii, 19 66
TABLE DES MAXIERES
Pages.
AvERTISSE.MENT ] - | 3
Tkaite sur les Maiityiis, compose p;!!' Mar l.sai, prelre et docicur 15
Table des Chai'itres ITj-lü
Chap. I. — Quelle a ete la cause de Im redaction de ce traite? Ki-Mi
Chap. II. — Pourquoi ceux qui ont soulfeit pour N.-S. le Chrisl oiit-ils porle le
noni de martyrs et de confesseurs ? 20-24
Chap. iii. — Que signifie le mot Coiimit-moraison? Ce iie sont pas les saints,
mais c'est nous qui tirons proiil de la conmit'moraison quo nous leur l'aisons. 24-27 Chap. iv. — Pourquoi le jour de vendredi, (pii suil la fete de la Resurrection de notre Redempteur, l'ait-on la conimemoraison des illustri's. bienheureux
et glorieux martyrs V 27-29
Chap. v. — Oü seront les änies des justes jusqu'ä leur retour daiis lours curpsV. 30-82 Chap. m. — Pourquoi quelques-uns des confesseurs oiit-ils ete secourus dans
leur combat et delivres. tandis que les autres ne ront pas eteV H.S-.SS
Chap. \ ii — Quaiid nous venerons les os des martyrs, ce n'est pas dun culte de
latrie que nous les lionorons 38-43
Chap. viii. — (^liacun selon sa bonne volonte, et non pas seulcmenl selon ses
Oeuvres, sera remumire et recevra la recompense 43-47
Chap. i.\. — Resume de tout le traite. Bons conseils 47-52
Cause du Vendredi d'ür, compose par Hnana d'Adiabene 53-07
Cause des Rogations, par le lueme Mnana 68-81
Profession de foi ä reciter par les eveques avant Fordination 82-87
Table des nonis propres 88-80
Table des citations de l'Ecrilure 90
HISTOIRE NESTORIENNE
(CHRONIQUE DE SEERT)
PATR. OR. — T. VII. — F. 2.
HISTOIHE NESTORIEN?sE
(CHROMQUE DE SEEKT)
SECONDE PARTIE (I)
PUBLIEE ET TRADUITK I'AH
M^-^ ADDAi' SCHER («i i.
AIICIIKN AoUK CHALDliEN DE SliEllT ( KT 11 DISTAN '
PERM IS LVIMPRIMER
Paris, le 4 Juin 1909.
P. FAGES. V. g.
'l'oiis (liuils r(5serv<5s.
miRODUCTlOX
La deuxienie partie de cette histoire, qui renferme les evenements de l'an 484 ä Tan GSO, est contenue dans un manuscrit unique, eonserve ä notre bibliotheque de Seert'. Nous avons dejä marque, dans rintroduc- tion ä la prämiere partie, les principales raisons qui nous ont porte u regarder cette deuxieme partie comme h. suite de la prcmiere (cf. Patrol. or., t. IV, page 217).
Le manuscrit mesure 24 centimetres sur I 7 ; le commencement et la fin ont disparu. Les folios qui restent sont au nombre de 182; les pages ont ete recemment numerotees au crayon.
Les particularites de ce manuscrit sont absolument les mrmes quo Celles du manuscrit qui contient la premiere partie"'.
Le manuscrit a du passer sous les yeux de M»'' Ebedjesus Khayyal, archeveque chaldeen de Diarbekir, et mort depuis patriarche de 13aby- lone : les notes marquees au crayon en bas des pages, ainsi que la nume- rotation des pages elles-memes, seudjlent toutes dues a sa plume. La note placee en bas de la page 2C)'S du ms. n" XCl parait encore ötre de lui. Cette note, avec la deuxieme note placee ä la page •jl2,u" XCVIIL a ete ecrite seule ä Teuere; tandis que toutes les autres ecrites par lui sont marquees au crayon.
Nous nous sommes abstenu a dessein de m iltiplier les notes
1. A. Scher, Cataloirue des iiianitscrils sijriaqnes el arabes conservcs dans la bihlu.- theque episcopale de Seert, afec notes bibliographiques. Mossoul, 190,"), w" 128. — 2. ^ oir Patr. Ol-., IV, 215-210.
98 IXTRODUCTIOX. [(>]
o-eographiques. On pourra consulter les Auszüge aus syrischen A/>fe/i de M. Hoffmann '.
Nous remerclons M. Robert Griveau, archiviste paleographe, qiii a bien voulu relire la derniere epreuve de ce travail.
Addai Scher,
Arcliev(}que clialdeen de Seert. I. I-oipzii;-, 1886.
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^Aj ^[„Vl'UJl i_$ V u
^_c Li^ll J^j .'Ujjl jL::^V Ulj JU-Jl J^-;lj .jj-Vl j:..>^1j <.(} 4;j_Jl ^ Ifr ^jjJlj 'L'jJi ^j i>!^ j_j^l -^,^J .ij"jj-«jtJl JaaLlJ iUJ! ^
1. Orilinavit, manus imposuit ♦---) j.~'.
(]. HlSTOTRE DE BaHOI, LE VI>f;TIEME DES CATIIOLICOS. ')
[Baboi Tcqui' ' d'oiix' beaucoup irargoiit ; il deposa ceux (jui ocen-
paient les sieges, parce qirils avaient lancö contre hii des propos injurienx alors qu'il etait en prison.
De son temps tont tomba dans le troublc et la confusion : les liommes et les femmes se niirent ä intrigner ponr elire les evequos et les faire consacrer ä force de presents.
« Celui-ci, disait-on, est Tevecpie d'nn lel; celni-lä est Teröque d'iiiie teile. .. Les fideles dirigeaient les ailaires de TEglise, olTraient le Sacrificc dans leurs maisons et conferaient le bapteme hors de l'eglise; les eveques pernii- rent aux l'emmes d'entrer dans le baptistere pour voir le bapteme; des Oeuvres honteuses furent pratiqnces; Tadultere etait frequent; les momes et les pretres se marierent illegitimement '; et, si l'on excominuniait quelqu'nn
1. Cf. Mahi, ed. Gismondi, «e.r/«s arahicus, Rome, 1899, p. 41-«; 'A.Mn, ed. Cis- mondi, Rome, 189(5, p. 29-,34 ; BAniiKBn.i;us, Chronlcon Eccles., pars II, ed. Abbeloos- Lamy, Louvain, 1874, col. 60 et suiv. : Redjan', Acta martijrum et sanct., 11, p. O.ü-'i. — 2. C'est-ä-dire des eveques (voir Mari, loc. eil.). — 3. Barhebni^us, /or. vit., col. 74 et 76, rapporte ces falls au temps d'Acace, cathob'cos.
l\ I
100 IIISTOIRE NESTORIENNE. [8!
i,_. . . ^i Jj-i^i ^ i^J O iSy^ «CiaiJ jUVl ^^p- ijl jl^ .^^Ij j^,/'^ (j
i_5_^l i;l»*.) jj^ j-i^i«Jlj i-^l^Jl cJl J |_jjc»:b-l (^^r!^. ^ 'i;Vl (^b ^
1. xaTotpaui? >m.^^a>;t^ ex .iciNj. — 2. Coeiiobitae, Monachi Wi^t-
poiir Uli peche comniis et qu'on lui iiiterdit l'entree de l'eglise, il s'appro- chait des sacremeiits dans les maisons des üdeles.
Les Peres, temoins de ces choses. se reunii-ent an la vingt-cinquieme ' annee de Pirox, pour faire des reproches ä ßaboi sur sa conduite; ils eta- P. ti blirent des canons ' oü ils interdisaient le mariage avec la femme du pere, avec Celle du frerc, avec deux femmes, et beaucoup d'autres choses encore. Buboi, d'accord avec les eveques ses partisans, se pronoiK^-a contre eux et les excommunia; ceux-ci agirent de meme et anathematiserent quiconque transgressorait cc qu'ils veuaient d'etablir et de prescrire.
Bar.sauma, eveque de Nisibe, ecrivit une lettre % dans laquelle il permit le mariage aux pretres et aux inoines qui ne pourraient vivre dans la con-
1. Ou plutöt vingt-sej>lii'ine (voir la note ci-apres). — 2. II s'agit ici, croyons-nous, du synodcule IJeitli Lapal , tenu sous lapresidence de Barsauma de Nisibe (voirJ.-B. Chabot, Sijiiodicon Orientnle, p. 308-9;. Les quelques restes de ce synode, conserves dans la lettre d'Elie de ?visibe '), et dans la Regle des jugements ecclesiastiques d'Ebedjesus, et edites par Cliabot dans le Syn. Orient., p. 021-5, fonl allusion aux desordres qui, d"a- pres notre auteur. se produisirent sous Baboi'; bien plus, les canons cites par Ebed- jesus au livre II. Ir. III. cliap. iv et v, sont les memes que ceux dont parle ici l'auteur. D'apres les acles du synode de Baboi le comile de Barsauma se reunit au mois d'avril de l'an vingl-septieme de IMroz, e'est-ä-dire en 'iH'i voir Sijn. Orient., p. 312; cf. la Leitrede Simcon de Beil/t .{rsani, apud Assemani. />. O., I, p. .'ir)4i. — 3. Une lettre synodale (Mari. p. 'iI-2'.
il. Homaiqiioii? iii i|ni^ !<• 'X' fragmenl : [-^.^s^ t^'j-a Njjj>i,|. .iDoiouam. ;-^^:i; ^Ltixo. ir:i|ipartient pa< au syiiDile de Builli Lupal., aiiisi quc lo sui>pusf M. Cliabul, iiuiis an i-oncile de Glialci-ddinc. On ti'nuve dans un ms. conleiiant le Tniilc di' droit canoiiiqiic d'Kbedjosus et la Lettre d'Elie de Nisibe, la m^nie ei- talioii sous Celle rubri(|iir : ijo..->\n-. ^^^±31/. jho.ouqj». jm^jL; poxi). VA vcjici l'eiidrojl du canon (pii a du Olre transcrit a rebunrs dau- lo ni>. Av M. Cliabut : t,.,p<i^ |^coo< 00, |La^\^< ) i, pt» , .^~ ... nn, fn ^LiN\ ^v^ooi |>— \ .ma\3a^ . irinn ■ ^yi^;a. ICt de fait 011 trouvc ii' uiiMiir caruiu paruii ceux du (;oncile de C'.liaicedoinr (toui. 1\". Concil., p. 69.">, canon 12). — Notre ms. a eti' Iranscrit sur l'aulo- graplie de l'auleur, eii I.")3.">. ä Djezirö; nous en avons recemment fait l'acquisilicjn.
roj . I. — IHSTOIRE DE BABOI. lol
^y>- L« •ui <J1 j^^„ ^.^ ("Jv'^ ^^-^ tJ>i.-^ ls'' v-^ -^ ■^-"^ ^ '-^•^. i^^^ * !'• ^ ^,_p.- ^ <ljo-_5 Jj— j j»^ üÄÜlj -i^iVl e- i-äJ>^" J jj^ ^"IX* <)^_J -Clcj i_^U
.<»rLÄ. CypM ^l::5C)l -Ut ^_^j i5>-:^ .^^^^ . dUi ^Ui ^ri/. iJ^ '-^^.-? •-^'^^
tinence. II preuait pour prutexte la parole de Paul : // ranl inieiix se niancr, ijue de hruler par la coiicxpiscpucc '. Les eveques assembles avec lui approu- verent ce decret '"'.
En la vingt-sixieme ' aniiee de Piroz, la persecutiou se dechaina contre, les chretiens ' dans la regioii de Seleiicie-Ctesiphon {Al-Mailähi '). Ce roi ordoniia aux cliretiens d'appeler le soleil « Dieu ><, le feu, l'eau et les astres « enfants des dieux ». (^)uicoiique refusait d'obeir etait mis ä la torture. Les cliretiens tomberent dans un grandmalheur; les unspersevererent, les autres succomberent'. * Baboi, epouvaiite de ees ehoses, ecrivit une lettre äZeiion ', roi des Grecs, pour lui exposer ce qui etait arrive a ses ouailles et le prier d'e- crire ä Piroz, afin qu'il allegeät leurs souHVauces; il mit la lettre dans le creux d\me canne et Tenroya avec un messager. Celui-ci, ä son arrivee ä Nisibc (Nasibin), fut reconnu par les partisans de Bar Sauma qui intercepterentla lettre et l'envoyerent ä Piroz. D'autres disent que cefut Tosuvre de Bar Sauma.
Le roi appela Baboi et lui remit la lettre munie de son sceau. 11 ne pul eil nier Tautlienticite. II avait insere dans la lettre ce que Ijanania et ses
1. I Corinlh.. vii, 9. — 2. Ici notre auteur semble ne pas idoiilifier cette lettre syno- dale de Barsauma avec le concile de Beith Lapal. — :{. Ea 483/4; cf. Elic de Nisibe, apud Barhebr., Chroii. EccL, II, col. 60, ii. 2, oii il est dil que Baboi a tte crucifie en l'aii vingl- sixieme de Piroz. Selon Elie de Nisibe, la vingt-sixieme annee de ce roi repond ä Fan 48.3/4 de notre ere; car cet ecrivain fait regiier Piroz en 458. — 4. Bartieitra-us, Chron. EccL, II. col. 6(5, atlribue cette persecution ä Barsauma de Xi.sibe. — 5. Le mol Al- iVIadäin, les Villes, chez les Arabes et les Syriens est lequivalen de Seleucie-C;i6siphon. Nous le Iraduirons toujours par : Seleucie. - ß. LiH. : ils se .ransporlerent, ce qu'on pourrait traduire par : ils se transporterent ailleurs en s'enfuyant; ou bien par : ils sc transport.'i-ent a la religion des Mages. — 7. Corriger la lecon de 'Amr, p. 30, ou il dit que cette lettre a ete adressee a Leon en 481. date a laquelle Zcnon avait dcjä succede ä F^eon. Le premier regna de 474 a 491.
1'. :i
102 IllSTOIHK XF.STORIEXNR. . [lO]
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compno-noiis avaient dlt fouchant Nalmchodonosor (Bakhlinisar), ä savoir que Dien Tavail livre a un goiivernemciit impie, le plus mauvais de tons les gou- veriiements de la terre'. Le roi, s'etaiit fait lire et traduire le message eii persan, s'irrita conlre Baboi et lui dit : « Tu merites la mort, parce que tu as appele mon empire uu empire lyraiinique et impie"; j'aurais du te mettre ä P. '. mort des le jour oii tu m'as desobei en ordonnant ' des eveques; mais, ayant n^glige de te punir, tu as outrepasse les bornes. »
« Par le gouvernement impie, dirent les chietiens qui etaient presents, il a voulu enteudre un gouvernement oppose ä celui des cliretiens. S'il avait neglige de le dire. les Grecs auraient cru que tu es chretien, et c'est par la qu'il aurait deslionore ton empire. » Baboi s'excusa en disant : « Je pric toujours pour Ic roi; je le benis et j'aime son empire. — Ton crime, lui dit Piroz, est trop grand pour etre pardonne. Si Tamitie, dont tu viens de parier, est sinccre, adore le soleil, afm que je puisse m'en rendre compte. » Baboi ayanl refuse, le roi le condamna ä etre suspendu a une potcnce par le doigt memo qui portait Fanneau df)iil 11 s'etait servi pour sceller la lettre. On le suspendit par le pctit doigt liors de Seleucie, oü on le laissa jus([u'ä ce qu'il mourüt '. Des gcns de IJira porterent son corps dans leur ville, oü ils rensevelirent. Son nom fut inscrit avec ceux des martyrs. II fut patriarchc pendant plus de vingt ans '.
1. er. Daniel, in, ;!2. — 2. Injuste d im])ie N^'aj' j>lO'. Mari, p. 42. — :>. Kn 'iSi, quelques mois apri's le synodc de IJeitli l.apal . qui eut licu au mois d'avril (voir ci-dessus, p. 100, n. 2i, lo roi Piroz etanl mort au commencement de Fete de la meme annee. — Corrigcr la le?on de Anir, qui dit que Haboi a ete mis a mort en 792 des Grecs (481). — 'i. Selon notre auleur. Bahoi ful consaere Catholicos avant 464; selon Klic de Nisibe,
[11] II. — lIIS'roiRE DE LEON, UOI DES CRECS. 10.!
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II. — HisToiRE DE Leon, koi des Gregs '.
* En 7G9 - crAlexandrc (M-Iskantlar), Leon {Imouii) re«iiia siir les Grecs. II • i> etait brave; il embrassa la i'oi orthodoxe des P»!'res de Chalcudoine ' (Qtil/,-r. (loniija). Timotliee (Timdtlu'ioiis) palriarclie crAloxandrie [Mruidarnja) et ses Partisans s^elforcerent de le faire renonccr ä sa foi. II refiisa: il reunit nieme cinquantc cveques ', pour s'informer aupres d'eux de la Ini des 'M8 (evc- qiies); il adliera ä la foi orthodoxe qu'ils lui exposerent, et exila les dissi- dents''. 11 y eut ä Constautinople {Qostnntiii'nj(i) un grand trcmblonuMit de terre, qni lit cronler beaucoup d'egliscs et de maisons".
Barhebr., Chron. EccL, II. col. liO, n. 2. il fut elu sous le regne de Maicicn (vers 4."ifi/7 . 'Amr place son election en lannee 777 des Grecs (40Gi, et le l'ait regner quinze ans. Ct. Mari. Barhebr;eus (col. 62) semble etre d'accord avec nolre autenr cn disanl que ßaboi a ete elu catholicos ä la suife de la conclusion de la paix (4(i'i) entre les (irecs et los Perses.
1. Cf. Evag., lili. II, c. IV et seq.: Barhebr.. Chron. Si/r., ed. Bedjan, p. 72: Ilist. des dijnaslief, ed. Salbani, p. 145. — 2. 458. Leon fnt proclame empereur le 7 levrier 457. _ 3. i,es Nestoriens tanlöt acceptent le eoncile de Clialcedoine, en tant qu il con- damne les Monopliysites; et tanl.U ils le rejellent, en tant ipril reiU-re la condamna- tion de Nestorius. Le eoncile lui-menie a ete incorpore dans la coliection des synodes nestoriens (voir Chabot, Syn. ()>ienl., Introd., p. G). — 4. 11 s'agit ppobabb'menf du eon- cile que tint Gennade de Constantinople vors 4,59 avec Sl eveques contre la simonie (voir lom. IV, ConciL. p. 1025 et 10:50), —5. Allusion ä l'cxil de Pif rre le Foulon. patriarche d'Antioche. — 6. Un terrible incendie, d'apres Barhebr., Chron Syr., p. 72. Gel inccn- die eut lieu en 465 (Evag., 11, xii).
104 IIISTOIRE XESTORIENNE. [12]
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p. 6 >^ä-.l Li^ -y-ij ö- j>_,^j ;i-^^l ^J^ ^Jj .üJi:»_ L»J jjV ^b ijyj -^^s-
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III. HiSTOIRE d'A>'A.TOLlUS {Alltoulis), P.VTHIAliCHE
DE CoMSTANTiNOPLE (Qostantiniy(t).
Cet homme pur laissait croirc ä Dioscore (Dis(ioiin)} ([u'il avait la ineme foi que lui'. Mais dans le concile de Chalcedoine, il Fanathematisa et fit p. 6 valoir la cause de Leon (le pape) * en s'en tenaiit a sa doctrine -. II gouverna l'Eglise pendant vingt et un aiisi '; il deposa en faveur de l'orthodoxie d'Ibas {Hiha), eveque d'Edesse (Ar-Rohci), et de Tlieodoref (TddriUnis), eveque de Cyr [Qourous), et attesta qu'ils n'avaieut d'autre Imt en anatliematisant Nesto- rius {IScstoiiris) que de faire marclier les allaires. 11s conlessaient tous, deux natures^ (en J.-C.j- Vous pourrez vous en rendre comptc en lisant leurs livres et leurs lettres.
La doctrine des Tlieopascliites n'etait point connue en Orient; tous les Orientaux s'eii tenaient ä la foi orthodoxe, que leur avaicnt transmise Adda'i, Mari et leurs pieux successeurs.
Apres la conclusion de la paix'' enire lazdgerd et Tlieodose {Tiddd.sis), (|uel(iues Perses ', dans le but d'acqucrir de la science, se rcndirent ä Edesse
J. Se rappclcr que rordination d'Analolius avait ete faite par le parti de Dioscore (cf. J,eo, Episl., 40). — 2. Cf. tom. IV, Concil., p. 448-9. — 3. II mourut en 458, aprös huit ans et huit mois d'episcopat. — 4. Allusion a leur etablissement sur leur siege (voii- tom. IV. Concil , Act. IX, concil. Chalc, p. (120 et suiv.. et 677). — 5. Litt. : deux sub- slances. — (i. .l'ignnrc de quel traile de paix il s'agit ici. Vers 417 Tlieodose le Jeune concliit la iiaix avec Jazdf;rrd 1 ivoir Socrate. Vil, xx;. .lazdgerd II de son cote, vers la lin de son regne, fit la jiiiix avec rempereur des CiPecs (voir Barliebr., Chron, Sijr., p. 701. — 7. Allusion ä Pliiloxene et ä ses compagnons monopliysiles. mentionnes dans la lettre de Sinieon de Beilli Arsam (voir Assemani, B. 0., I. p. iiöi-oj.
[13] IV. — IIISTOIRE DU ROI ZENON. 105
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1. In margine : graphio : ~^\_
(Ar-Rohü), oü ils eiitendiroiit les paroles de DIoscore et de sos partisans, qui, pour avoir enseigne une seule nature daiis le Christ, ont öte anatliematises par le concile de Chalcedoine. Leur doctrine se repaiidit et s'affermit; eile a ete proclamee par Jacques * Baradee [la'fjouh al-Darädc'i), Jacques de Saroug [As- Sarou(lji), eveque de Balnaii (Fatndn), Severe {Sdirarrd), Pierre le Foulon iPatrd al-Qam'ir) et Philoxene {Akhasm'njd) de lAIabboug {ManbidJ) : que Dieu le Tres- Haut les reude detestables eux et leurs iunovations. Leur liistoirc, s"il plaif a Dieu, trouvera place (laus cet ouvrage '.
IV. — Hjstoire du ROI Zknon '.
En 783 d'Alexandre ■' {Al-hkamlar) mourut Leon (Ldouii); Zenou, son gendre, lui succeda ; il appartenait ii une famille senatorialc; il etait brave et chef de brioands.
On avait averti Leon d'un complot, trame contrc lui par ses geueraux; il les punit et echappa ainsi ä leur traliison. Aiors Zcnoii jouit de restimc du roi, qui le nomma general de ses troupes et l'euvoya contre les barbares, qui avaient fait une incursion dans son empire. Zenoii les ayani niis cn
1. Voir ci-dessous, p. 120-122 et l'.O. — 2. CA. I'.vaj^.. lili. III. c. i et se(|. ; IJarliObr., Cliron. Si/r., p. 7.'5-4. — 3. Leon mourut au mois de jauviei- M't.
106 IIISTOIRE NESTORlEiN'NE. [14]
^,-LL!I A__Lt o'^-i ^^ .A^lj ^b OjcJjJ dL.\j ^ ^Ül Ji>J vJJJä /-M-JJ C-'j.;!
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(leroute, Leon lui donna sa fille en mariage et lui legua son empire. Mais, 1'. 8 apres la mort de Leon, ' les olici's se reunirent et nommerent erapereur le fils de Zenon; cetait le petit-fils do Leon et il portait son nom. Sa mere lui dit : (i Si ton pere vient te saluer, öte le diadi-me de ta tiHe et mets-le sur la sienne. » Quand donc le peuple, accompague de Zenon, vint presenter ses hommages au jeune roi, celui-ci obtempera ä l'ordre de sa mere. Alors les Grecs louerent Dien et le remercierent par des acclamations de joie.
Zönon regna. Mais sa belle-mere le trahit ensuite et excita son propre i'rere ' ä le traliir. Celui-ci l'aflaqua et le chassa de Tempire. Apres un (jloi- gneraent de deux ans, les anciens guerriers grecs le rappelerent; il battit son frere % le mit en deroute et le tua apres deux ans de regne. 11 tua aussi sa belle-mere. Devenu le inaftre de lout l'empire, il chassa les heretiques et iidhera ä la doctrine des dyopliysites ; mais il cliangea d'idee k la fin de sa vic, et protegea Picrn- le Foulon '. II conclut la paix avec le roi de Perse. 1'- '■' ■ A son epoque une grande l'aniine dosola la Syric '. Son regne dura dix- sept ans '".
1. Le ms. a sl^'. Sans doiitc une faule pour U'^i.'. — 2. (l'csl-ä-dire le frere de sa belle-mere. Voir la nolc ci-avaiit. — 3. Allusion ä son Iionotique. — 'i. Cf. Mari, ]>. 42. — ö. 11 mourut en 4'.il.
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L15] V. — MORT DE PUIOZ, ROI DES PERSES. 107
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^^ MOUT DK Pnio/,, uoi Di;s Perses '.
Piroz, deux ans apres son retour du pays des Turcs et sa delivrance de la mahl du roi des Ilaital'-, pour se venger de raflVont qu'il avait reeu, revint ä la Charge, violant ainsi ralliance qu'il avait conclue avec ces peuples, cassaut le contrat et se decidant ä faire perir leur roi. Sans songer ä la longanimite de Dieu envers lui, il fit vceu que, s'il revenait de la sain et sauf, il aneantirait la religion cliretienne. Son coeur s'endurcit commc celui de Pharaou : le malheureux ne savait pas que c'etait lä que la punition Tattendail. Avant son depart, il ordonna au Marzban d'Iraq ' de detruire les eglises et les monasteres, en attendant son retour. Celui-ci deinolit I'Eeolc de Mar 'Abda ' et beaucoup de monasteres. ' Les cliretiens cn furiMit allliges, et plusieurs - i-. i„ d'entre eux se refumerent en des lieux loiutains. Piroz, sur son clicniin, nias- Sacra trois eents cliretiens.
Les Haital, ayant aperru son niouvemenl, son retour et sa periidie, lui livrerent un combat acharne, dans lequel ils tuerent la plnparl de ses soldats; les autfes prirent la fuite. Piroz, de peur d'i'lre fait prisonnier, se jeta sur
1. er. Tabari, traJuction de M. .Nnrldeke, p. 12(i rtsuiv.; Mari p. '.2: Procop., lil). II. De hello per s., c. iii etiv. — 2. Xotre aiitrur les appello aillenrs UuU'A Ilaplitariles, laii- töt Turcs (voir ci-dessous. p. 124-128 et 14(i): en syriacpie : i-vt.=.o„ o^^: lmi g-rec : 'EiOaX?- T«i, 'ASöAai. Co sont les Uuiis Blancs, qui occupaient la 15atti-iane et les regions voisiiies de rOxus (voir LAitoruT, Le Christ, dans l'einpire persc, p. 180, n. 2 . — .5. En sy- rlaque: Beilli Aramäye. — 'i. Voir Li preniiere partio Ao eelle liistoire, n" LX.
108 IIISTOIRE XESTORIENNE. [lül
iJÜpL^l ^ J^_ Jj . JjU Jj>i iS <-Ü J^ij "^ ^ ^ ^^^ ■ ^'.^rr-^ ^"^y. j' J^j .<ic i%_j -tj^ j iJ^ j^lcj "C <,U1 ^b^J -(^^^ (V. ^J^r^ ^J-^J 4^
son epee, ä Fiiistar de Said ', et so tua. Les Ila'ital ne le surent que lorsqu'il? le Irouverent eteadu parmi les morts.
Dieu eri dölivra (les iiommes) ; ses stratagemes se retournerent contre lui et sa violence (rejaillit) sur lui. Dieu detourna ce coup des chretiens et nc les lui' livra point. ("/est ainsi qu'il avait puni PJiaraoii, eu le faisant eu- gloutir par la mer, parce qu'il avait resolu de inolcster les eufants d'Israel'; c'est ainsi qu'a ete massacre daus le tcmple de ses idoles Sennaclierib [Sanhdrib), qui avait jure ki perte des enlants dlsraöl et la ruiiie de Jeru- salem '.
r. 11 VI. lIlSTOlBE DE GkNNADE, * PATIU AUCH E
II K Cü.NSTAXTINOPLE ''.
A la mort d'Aualolius '' {Aiitnunis), patriarehe de Coiistantinople, Geunadc (Aijhändd.s) Im siiceeda. De son temps les luttos et les trouldes agiterent l'em- pire et TEglisc cn Orient ' et en Ürcident \ En Oriciil liar Sauma lutta avec Babo'i"; Pierre le Foulou, patriarclie d'Antiochc {Anhilinja), soutenu par le roi Zi'iinii, agita rOcciddil el aiiatliematisa quicoiupie cdufesserait dciix na- tures '" daiis le Clirl-^t. (lennade ei Felix " {FilidjidHs), patriarehe de Roinc, lui
1. Cf. ISani.. xxxi. 'i. — i2. Litt. : entre ses niains. —3. Cf. Exode, xiv. — 4. Cf. II Rois. XIX, 35, 3ti el .37. — .-j. er. The.Kl. I.ect., Migno, P. G., l. LXXXVI ', col. 172. — Ü. Arri- vecdans le iiioisde jiiillctderaia 4.")8. — 7. (/est-ä-dire dans rempire perse. — 8. C'e.st- ä-dire dans I'empire roniain. — 9. Voir ci-ilessus, p. 100. — 10. Litler. : siibstance. — 11. Serait-ce Fc'lix llly Mais ce papr commenra a regner en 483, c'est-k-dire douze ans aj)res la mort de Ccnnadi^. Ce serail donc le papo Ililarins '401-468). Dans ce cas notre
[!'] VII. - illSTOIRE DUN DKMON RT DüN MOINK
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resisterent; ils reunirent les Pere?, retahlircnt la foi et anatln'matisörent qiii- conque confesserait une seule nature clans le Christ. Üeniiade fut patriardic pendant quinze an.s '. Son successeur llilidi3^on(?), apres trois ans de pontifi- cat, mourut dans un incendie qui eclata dans la ville -.
VII. IIlSTOIHK d'u>- MOINE AVEC LE DEMON.
Dans nn desert vivait un ermite. Satan, deguise en moiue, viut le trouvcr • p, 12 pour le prier de le recevoir dans sa cellule et d'accepter ses Services. Le moine y consentit et le laissa logcr chez lui. Au bout de quelques annees, le diablc maudit lui dit : « Je voudrais de la viande; si tu ni'aidcs, nous immolerons un bclier qu(! nous mangerons ensemble. » l^c nioine refusa en disaut : « A I3ieu ne plaise que je rompe le pacte que j'ai fait avec Dien, (hiant ä loi, si tu ne peux maitrisor ton appetit, mangc co que tu voudras. » II cut l)eau retourner ensuite plusieurs fois A la cliargc, le moine rei'usa toujours. Alors ce diable, deguise en moine, apporla un belier, l'egorgca, le iil rötir et le
auteur lerait allusion a la lettre que ce pape eiivoya aux eveqncs trOrieiit pour elal)Iir la foi calholique (voir Baron, ad ann. 'jlil et Acta SS. April., tom. I, p. .'i2) : 011 bleu il aurait lait allusion ä la lettre synodale de Gennade (voir ci-ue.ssus, p. 10.!, n. 4). — 1. 11 mourut en '»71, apres un puntilleal de Ireizo ans et deux niois. — 2. f.e suc- ces.scur de Gennade Tut Acace, qui mourut en 480, apres avoir lenu le siege environ dix-liuit ans; et Tincendie dont parle ici notre auteur eut lieu un 'i56, du vivant memo de Gennade. .jjJ-»L» .serait donc une faute du copiste, voir ci-dessous, n" XI, oi"!, a la place de .0 jJj>, on lit ^jiijs : ce qui serait sans doute une corrujition de ^^^^'i'. PATR. on. — T. Vir. — F. 2. ff
110 IlISTülRE NRSTORIENXE. [18]
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1. L...~i. — 2. Uj. — :?. Iv^^—J. — 4. Uj'j^'. — 5. L-t^'j- — 0. ^.V^l. — 7. J=>.j. — 8. A-J vel J^-->I. — 9. 'Xvi.
mangea en presence du moiue; et, pour le leiiter, il s'absenta expres, apres avoir pris et mis les deux rognons sur une renetre^ comme s'il les y avait oublics. Le moinc, voyanl les rognons, supposa que son compagnon les avait oublies. II en fit rötir un sur le feu et le mangea. Le demon, ä son 1'. Ki retour, * remarquant qu'un des rognons avait disparu, comprit ([ue le moine Tavait mange; mais il s'abstint de lui cn parier.
Ouelque tcmps apres il lui dit : « (^)ue nous sert de demeurer ici? nous ne pouvons etre utiles aux freres. Enlrons dans la ville. Je connais un endroit oü il V a beaucoup d'argent; nous le prendrons et nous bätirons un nio- uastgre, oü nous ri'uninms des moines (>t oü nous recevrons les etrangers et les passants. Ainsi nous nieriterons une recompense. » Le moine lui obcit; ils partirent ensemble pour la ville, et se dirigerent vers la maison d'une personne riebe, oü ils eutrerent; c'elait lu miit. Le diable maudit prit une corbeille plcine de deniers d'or, et la mit sur la töte du moine. Mais aussitOt que celui-ci fut arrive pres de la porte, le diable reveille le maitre de la maison en lui disant : « Attrape le voleur; il a pris tont ce qu'il y avait dans ta maison. » l/liommc se löve aussitöt, saisit le moine, lui preiul la corbeille sans ricn dire e( remprisonne pour le livrer au gouverncMir le Icndemain niatiu.
L(j diiilde maudit vient le trouver; et, le voyant plcurer et s'arraclier les
[19] Ml. — HISTOIRE D'UN DEMON ET D'UN MOINE. Hl
^1^ ^Is <; j^IäJ ^Lj)1 >»*1j dUc ^jlj JI_jJl ^A. j^ d!^^\ lil ^liaJl
1. ^,^'. — 2. In margine jw--. (sie). — 3. ^jU-J!.
cheveux, il le fait taire * et lui dit : « Je te donne un conseil; si tu le suis, tu • [■. r, seras delivre et tu auras meme les deniers. Si le maitre de la maisou vieut ä te citer devant le gouverneur et k preudrc la corbeille k temoin du vol, tu nieras son assertion et le dementiras en disant : Je ne suis pas un voleur; mais un moine menuisier. Cet horame m'a fait travailler plusieurs jours, Sans me paver nion salaire. Ouand j'ai reclame mon droit, il s'est dispute avec moi, m'a emprisonne et a pretendu que j'etais un voleur. Poiir verifier ce que je viens d'avancer, je vous prie de regarder dans la corbeille, qui nc contient que des outils de menuiserie. Alors moi, par mes enchantements, je ferai en sorte qu'on prenne les deniers pour des outils de menuiserie. Et si le gouverneur trouve ta declaration conforme a la verite, il te fera remettrc Ics outils de menuiserie et reclamera pour toi ton salaire; ainsi tu seras sauve. Si Ton te donne l'argent, nous en ferons trois parts : l'une pour toi, Fautre pour moi et la derniere pour celui ([ui a mange le rognnn. »
Le molne suit son conseil; il prend la corbeille et son salaire * et se retiro • i>. u tout etonne. Le demon, l'ayant rencontre : « Tu as trös bion fait, lui dit-il, de suivre mon conseil. Je ne suis pas un hommc, mais un des demons dcclius de la gloire Celeste. J'ai voulu faire penitence et demeurer avec les moines. Ayant ete re^u par J)ieu, j'ai desire te faire connaitre k toi et aux autros moines, commont vous devez etre sur vos gardes. Va maintenant bütir uu couvent, avec l'argent que tu viens de prendre, pour y recevoir les etrangers. et prie pour moi. Je t'ai dit de partager l'argent et d'en donncr un ticrs a celui qui a mange le rognon, pour t'uvertir de Ion aclion alin que tu t'attachcs a la verite cpie lu possedes et ne Tcchanges pas contre le mensonge. Je t'ai
J12 HISTOIRE NESTORIENNE. [20]
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1. 3/OAT, paiiol. 2. |in»''V).
donne la teutation de manger de la viande, et tu eu as maiige; d'aimer Tar- gent, et tu en as vole; je t'ai tente par l'amour de la vaine gloire, et tu as ete seduiten voulant bätir un couveiit. Je t'ai doiic vaincu. Maintenaut, eu perseverant dans la priere, mets-toi, et mets encore les autres, en garde contre 16 les demons, qui n'ont d'autre but * que de perdre les hommes. »
Le demon disparut ensuite et ne sc montra plus; nous prions Dieu le Tres- Haut de nous delivror de la perversite des mechants.
VIII. HlSTOlHE d'AcaCE, le VI>GT KT IMEME DES CATHOLICOS ' .
Apres le martyre du catholicos Baboi, Acare (Ar/rfr/i, le docteur, i'ut elu calholicos; il etait parent de Baboi, aiusi ([u'il le dcclare lui-meme daus la lettre (pi'ü ecrivit ä Bar Sauma ^ Acace ^' bt ses etudes ä l'Ecole d'Edesse; il trouva Tbeodule, disciple de Tluterprete \ qui le bcnit et le uomma « la colonne de {'Orient ». 11 etait bon et vertu<-ux. Lors des demeles de Bar SauMia' avec Babui, Acace se rendit d'Edesse ä Seleucie' {Al-Mmläin), oü il
1. a. Mari,i..43-(); AmiM). 33; Burhehr., CA/w. Hcc/., \\,co\72ctsm\-.;Si/n.Orien/., p. 299-307 el 531-7. — 2. livöquc de Nisibe. CT. les l.iltics de celui-ci ä Acace : 'i' lotlre, loc. cit., p. 53(>. — 3. Lo ms. porle Bar Sauma. Sans doute une faule du copiste. — 4. Theodore de Mopsueste. Barhadbsabba 'Arbaya dans La Cause de la fondalion des ecoles, ed. Scher, p. 0(i, dil de meme de Xarsai et de Bar Sauma. — h. Voir ci-dessus, p 99-102. — r.. Le ms. a : >■ II parlil de Seleucie a Kdesse. » C'est Sans doute une laute,
[21] VIII. — HISTOIRE D'ACACR, LE 21" DKS CATHOLICOS. U.J
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euseigna tont le temps que vecut Baboi, l'aidant et le soutenant avec les eveques contrc Bar Sauma. II refuta la lettre qiie celui-ci ecrivit coutre le catholicos. Qiiand il fut ä la tele de TEglise, il dirigea les affaires avec beau- coup de sagesse. * Les mages, auxquels il s'opposa, remprisomierent qiiclque ' i'- n temps et le maltraiterent. Les partisans de Bar Sauma, qiii le detestaient, l'accuserent d'adultere; mais ils ne reussirent pas dans leur desseiii : Acace, pour confondre ses calomniateurs, fut force de se mottre a nu devaiit les eveques, afui de leur montrer qu'Il etait eunuque. Alors ceux qui l'avaient accuse rouo-ireut de leur action.
Acace se rendit au pays des Grecs, au temps du roi Zenou', et le pria de rappeler les eveques qu'il avait cxiles. II composa un traitü sur la foi, dans lequel il confondit ceux qui confessent uue seule nature dans le Christ; il ecrivit aussi trois autres traites sur le jeüne. Les Grecs et les Persans rendirent temoignage de sa sagacite et de sa vertu "'.
1. Bar Sauma, eveque de XisÜK', dans une de ses leltres i'ait allusion ä Celle ambas- sade, et designe Acace comme le futiir eiivoye de Balas ;Voir Si/n. Orient., p. .'):5.3 et n. 6). Les autres auteurs mentionnes ci-dessus (p. 112, n. 1) fönt un anachronismo on pla- Cant cetle ambassade sous Piroz : Acace fut elu catholicos apres la mort de l'iroz (voir ci-dessus, p. 102, n. 3). — 2. Notre auteur ne dit pas comblen de temps Acace occupa le siege. ' Amr lui altribue 11 ans de regne et place son intronisation en 483 et sa mort cu 496; cf. ci-dessous, p. 128, n. 6. Mari au contrairc lui altribue a lorl 15 ans de pontificat. Selon Elie de Nisibe, apud Barhebr., Chron. EccL, II, col. 72 n. I, il ful Tdu palriarcUe en 484.
114 IIISTOIRE XESTORIENXE. [22]
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i. Meus dominus -;jo ^,'-' .U y. — 2. i.::^o; ^^ j-J'jJ' ,f^. — 3. . ^J^^b. — 'i. ^.^ ^' |in»°>vi. — ö. ii ,L) ^. — G. L'Aj.. — 7. Cellula iiv-i^j. — 8. Oratio \-r^u>=.
IX. — lIlSTOIRE DV VKNEHABLE ET SAINT MaR NaRSAI, DOCTEUR.
Ce Saint veiierable etait d'un village appele 'Am Doulbe ' , dans la ret^ion if< de Ma'altliäye. II alla avec Acace - {Aqäti) trouver Theodule',* disciple de rinterprete, qui le benit et l'appela la lanyue d'Orient ', et il Ic liit. II sejourna vingt ans^ ä Edesse {Ar-lhihd). Les dissidents, ayaut appris qu'il professait la meine foi que Diodore" (Dioiidourous) et de Theodore ' (Thijddourous), vouhi- rcnt ineendier sa cellule*; il s'enfuit ä Nisibe', oü il trouva une petite ecole, fondee par Sinieon Gramqä3-a '" {Sim'oun al-üjanitaridiu); il s'y fixa. L'evetjue Bar Sauma s'interessa ä sa cause et le soutint. Beaucoup de gens se rendirent aupres de lui de toutes parts; les Syriens ([ui (Haient a Edesse, se retirerent,
1. En syri;i(|U(; t::^o; ,-^ (fonlaine aux platanes : village ä environ deux lieures ä l'ouesl de Dehok et lout pres de Ma'altAye. Les livres d'office declarent aussi que ce docteur etait originairc de AVn-Doulbe; mais Mari :j). 'i'il dit qu'il elait de Ma'altäye. — 2. Ci". ci-dessus, p. 112. — :>. Le ms. porte faussement Theodore. — 4. 11 appela Acace : co- lonne d'Orient, Xarsai : langue d'Orient, et Bar Sauina : lumifere d'Orient (Mari, loc. eil. .
— ."). Cf. Barhadhsahha '.Vrbaya, Cause de la fondaüon des ecoles, ed. A. Sclier, |i. Oti.
— (). Diodore de Tarse. — 7. Theodore de Mopsuosto. — 8. (".f. Mari, loc. cit. — 9. La l'uite de XarsaT eut lieu apres la mort d'Ibas, qui eut lieu le 28 oclobrc 457 (voir Chron. Edcss. apud Ai-.sem..//. (K, 1. p. 'lO."): cf. R. Duval, IJUer. si/r., 2= ed., p.' 34(1. —10. En syriaque Mi:«>;^, c'cst-a dire originairc de Beilli CiarmaV. Si les renseignements de notre
auteur soiil bien fondes, le fondateur de recole scrait ce Simeon GarmqAya, auquel Ebed- jesus de Nisibe (apud Assem., IL O., 111, i. p. 108) attribue une version syriaque de la Chronologie d'Eusebe. Mais, Selon toute vraisendilance, Simeon Garniqäya, menlionno par Ebedjesus, est le menie que Simeon Barqaya, mentionne par Elie de Nisibe sous Chosroes II (590-028). Voir ms. Add. 7197 du Musee britannique.
[23] IX. — mSTOIRE DE XARSAf, DOCTRUR. 115
i^Ux-j .JÜbj JLs j^vj L.j'_j '^^r^ ^'Vlj LxJioJj '"' d^U^s j '^LkJj Jj-Lr; f^i^'j ■'>1)^U.Ll« (**i^,;I o'-«^j -^.^ LÄ::3-ij ^y_j C-*^^^ ^V^ '-'^ jl-LUr aJ joj
►Ac^. — 5. Traditio |lciivi\«vi.
eux aussi, auprös de liii'. II coniposa trois cent soixante homelies metriques correspondant au nombre des jours de Faunee et partagees en douze volumes" : 11 y refuta las ecrits de Jacques de Saroug [Ya ([ouh as-Saroitdji), et mit ä nu la malice de sa croyance*. 11 dcrivit aussi uii livre iiilitule « De la corruption * f- des moeurs ' », dans lequel il insera ce que faisaient les pretres et les meines heretiques. II commenta le Pentateuque, Josue-bar-Noun, les Juges, TEccIe- siaste, Isaie, les douze (petits) Prophetes, Jeremie, Ezecliiel et Daniel''. II ecrivit aussi des uraisons i'unebres. Les dissidents, ä sa sortie d'Edesse, avaient briile ses livres ou plutöt quelques-uns de ses ouvrages; il mourut apres avoir habite Nisibe iXasibin) pendant quarante ans®, et Tut enseveli dans l'eglise, connue sous son uoni jusqu'a nos jours'.
II avait deux disciples, appelcs Abraham et •lean'* {Yoltannä)^ qui iiiar-
1. ("f. Barhadbsabba, loc. cit.. p. 70-72. — 2. Cf. kleni , /büL; Mari. p. 4'i ; Ebtvl- jV'sus de Nisibe, apud Assem., B. O., III, i, p. li."). — 3. 47 homelies de Narsai ont ele publiees ä ^lossoul par INI. Mingana. qui a laisse de cöte Celles ([ui contenaicnt des controverses contre les moiiophysites. — 4. Cite par Elie de Xisibe dans sa Lettre au sujet de relection du patriarclie illegitime Iso'yahb (cf. Assem., B. 0., 111, i. p. 272).
— 5. L'existence des commentaires de ces livres me parait un peu douteuse. Barliadb- sabba, le plus ancien auteur qui ait parle de NarsaT, ne dit rien de ses commentaires. II dit soulement qu'il insera les commentaires des Ecritures dans ses homelies et dans le reste de ses ouvrages (Barhadbsabba, loc. cit., p. 68-9). Bien plus, les exegetes, (jui citent cependant leurs devanciers dans la memr science, ne menliomient point le Fondateur de TEcole de Xisibe (voir A. Scher, Calal. des m.ss. de Scert, n" 21, 2."), 28); et s'ils le mcntionnent quelquefois, ce sont des passages de ses homelies qu'ils cileiil.
— 6. Mari {loc. cit.) et Barhebranis iChron. Eccles., II, col. 7 >) disent qu'il enseigna a Nisibe cinquante ans. Plus veridique semble ctre Barhadbsauba, qui dans son Traite sur la l'ondation des ecoles (p. 72, cf. p. 87, n. 3), ecrit ä la lin du vi° siecle, nous dit que Narsai enseigna 45 ans; d'apres le meme auteur Narsai serait mort en 502, son ex- pulsion d'Edesse ayant eu lieu en 457. — 7. Cf. Mari, p. 45. — S. (^f. .\Lari, loc. cit.; ISarliadbsabba 'Arbäya, loc. cit., p. 73-75.
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110 IIISTOIRE NESTORIENNE. [24]
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1. Traditio ilqj^voo. — 2. 2"~"i:'n ^"C .^v*a l;-». — 3. Oratio \-,^\^. — 4. Causa fuii- dationis scholarum . mNö-ifr^;; (jlojo ;»-^a=; itci^. — 5. Scholaris )-äqjlco;. — 6. Sermo, oratio ^ja^;oL. — 7. Rogalio ilo^.
chereut sur ses traces. Abraham composa ' des cominentaires sur Isa'ie, Josue- bar-Noun, les Juges, Ezechiel, Daniel, Bar Sira (rEcclesiastique), les douze (petits Prophetes), le livre des Rois, le Cantique des Cantiques, des discours poetiques, des lettrcs et un traite sur la Cause de la fondation des ecoles"; il dirigea l'Ecole de Nisibe environ soixante ans ' et out plus de mille disciples \ Jean redigea'' un volume de Questions et de Conimentaires sur le Penta- tpuque, Jeremie, Ezechiel et Job; un autre livre contre les Juifs et un autre * P. 20 contre les Mages; * il composa aussi des oraisons fuuebres, des homelies, des discours sur les llogations'' et un discours sur la raort de Kosrau (Kisrä) Qawad ".
Ma'na, qui a cte nommc metropolitain de Perse, etait lui aussi avecNarsai,
1. Cf.Bariiadbsabba. loc. cit., p. Tö et Ebedjesus apud Assc'm.. B. 0., III, i, p. 7t. — 2. Ebedjesus ecrit h-.mv> u'v -^ ui-ä^r '^'^ ■ " Cause de la l'oiiJatioa des ecoles), •divisee en chapitres determiiies. » I^ ediliou d Assemaiii porte : u^oi» i-«'Viod j^loü» in-v^., ce qui scrail une faute du copiste ivoir Barliadbsabba, loc. eil., Inlrodiiction, II . Assemani na pas compris le passage susdit d'Ebedjesus en lo Iraduisant par y.Mc'^j.i-.'x du Psautier I voir Barliad., loc. cit.). — o. Selon Barbadbsabba, Abraham serail mort en 5ü9. — 4. Ct. une hymnc sur Karsai et ses disiiples, inseree dans le livre dOllice pour les letes (ma- nuscrit). — 5. Cf. Barliadbsabba, p. 74 et Ebedjesus apud Assem., ß. 0., III. i, p. 72. — (). vo^^V i'^^ syriaque Htuo : demande. se dit des prieres publiques que fait I'Eglise pour supplior Dicu de nous pardonner nos peches et d'eloigner de noas les desastres qui nous nicnacent. Les Rogalions des Xinivites l'urent etablies selon quelques-uns au vi° siecle, selon d'aulres au vii'; voir ci-dessous, n. CIX. — 7. Ebedjesus lui altribue aussi un discours sur la pesle. <pii oul Heu ä Xisibc; selon Barliadbsabba [loc. cit., p. 74', il composa trois discours : Tun ([uand Kosrau s'empara de Nigran, parce qu'il se trouvait alors ä la Porte, pour les alVaires de I'Ecolo: les deux autres sont sur la peste et les Ro- gations. S(don nous, le discours sur la mort de Kosrau, dont parlent notre auteur et Eliedjesus, serait le discours sur la victoire du nii-me roi surXigran, dont parle Barhad-
[25] IX. — lUSTOIRE DE MA'xXA, METROP. DK PKIISE. 117
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1. LuuLaio. — 2. Ilvmnus u»),^ , i', '-".-- . i',.v-. - - .H. Oratio ]:^um f-L-- k^,--. — 'i. llv-
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mnus, responsonum iiv^oi .)~ i-~. — o. .^>s•^l.
Bar Sauma et Acace dans TEcole d'Edesse; il etait originaire de Siiaz; quand il fut uonime metropolitain, il traduisit du grec en syriaque les livres de Dio- dore et de Theodore. Mäna et Wa'na, iiietropolitains de Perse, qui fureut presqiie les contemporains de Tlnterprete', ue les avaient poiut traduits. Apres Mäna, Mana et Mari, raetropolitaiiis de Perse, ce fut ce saint - qui proclama la foi orthodoxe dans le pars de Perse. Ihas {Iliihd), eveque d'Edesse, avait dejä ecrit ä Mari ' ce qui etait arrive ä Nestorius (Nastmiris) avec Cyrille {Qniirillous). Ma'na redigea aussi cn persan des ödes religieuses, des poesies et des hymnes pour etre chantees ä Teglise ; il euvoya les livres qu'il traduisit aux pars maritimes ' et aux Indes. II s'opposa d'abord ä Baboi et * soutint Bar Sauma; mais ayant assiste au Synode d' Acace, il annula ses ♦ i- premieres demarches '.
bsabba. Car, suivant celui-ci, Jean preceda dans la toinlie Aliraham, tnort en 5(i9, c'est-a- dire neuf ans avant le roi Kosrau i578j.
1. Theodoro de iMopsuesle. — 2. C'est donc ä lort que Harhebranis Cluon. lücL, IL col. 54) et Assemani B. CK. III. i. p. .376 et .38ii ont confondu ce Ma'na avec le pa- triarche du nn'Tne nom. qui succi'Ja a Yabalaha I en 420. Le success(mr de Yabalaha serait Ma'na I et noii Ma'na II mclrop. de lliwardsir (cf. A. Scher, Elude supplem. sitr les t'crü'tiins si/r., n. v. /{OC, 1906, p. ~). — 3. Ce passage afTirme que le corres- pondant dllms etait evcque de Hiwardsir et non le catholicos Dadiso'. ainsi que semblc le conjecturer J. Labourt, dans son ouvrage intitulc : Le Cliristiaiiisme dans Vcnipire perse, Paris, 1904, p. 133, n. 6. — 4. Xe serait-ce pas une fau'e du copiste. au Heu de ,.^J^^^'' ,L'i', a savoir les lies deBabrein? — 5. CL Si/n. Orient., p. 300. .0.38 et :>X^.
118 IIISTOIRE NESTORIENNE. [26]
^jj\ diu ^r'J2~>\ ^
dLL. ^_^HiJ^ dLL. jj^-i l;^ CjU ^/Jl jX5C->U iiU jUTj ^ jj_»-:u. ö. J L»j6-*^j9-l jU tjtU j!>lf-j <> (^Uaij . A." i.l-?:!-; all c^ai -JjaI. ^^jt-Ä^ ^ Jacj
^^k.J?lä .ll-代. k_^Li> i_5Ä!1 sSoU ^vJl'I ''LijjiS ij 'j^Oj '(**•— '^J öjjiLCli IVl
1. In niargine : f'il w'-l=-~j' oX.U .-"j i^V scalptum) ..'-.C' f I ! — 2. xitx- fäui; ^toHoi .ioit>j> ex 1— f^ , ^fii. — 3. Sanctus \^^.
X. IllSKHlIK d'A.NASTASE, UOI DES GllECS ; CE Qll \llltlVA DE SON TEMPS
DE EV PART DE SeVERE ET DE SES PAHTISANS ' .
En 802 (lAlcxandrc (491). annec ä laquelle mourut Piroz, roi de Perse '. Anastasc {Xnastous) rögna sur les Romains apres Zenon. II sattacha ä la croA'auce de Severe {Säwarra), en confessant uue seule nature'' dans le Clirist et en se detournant de la croyance de Macedonius (J/flr/rfow/H'.s), patriarclR' di- Constantinople {Al-QostaiUjniija). Deux Iinmmes maudits, dont Tun sc nonimait Damastius ^(?) le sophiste '(?) et Tautrc Mazpliola'', s'etant lies avec lui, lui enseignerenl Terreur des dissidents. Sur Tordrc d'Anastase, Severe' cl ses Partisans se rcunirent et anatliematisereiil quiconque coufesserait deux na- r ^2