'//r//
tr //trf'//tr /■>./
//„■ . '/,/,„ //„■/// /y, „:>/>.
PALÉOGRAPHIE MUSICALE
PALÉOGRAPHIE MUSICALE
LES PRINCIPAUX
MANUSCRITS DE CHANT
GREGORIEN, AMBROSIEN, MOZARABE, GALLICAN
PUBLIES EN FAC-SIMILES PHOTOTYPIQUES
PAR LES BENEDICTINS DE SOLESMES
VI
SOLESMES
IMPRIMERIE SAINT-PIERRE
19OO
tv.
0 c/*ur4
0e- &•
ANTIPHONARIUM AMBROSIANUM
DU MUSÉE BRITANNIQUE
(XIIe siècle)
CODEX ADDITIONAL 34 209
TRANSCRIPTION
PRÉFACE
Ce n'est faire injure à personne que de supposer généralement familière au très petit nombre seulement l'ordonnance des offices milanais. En dehors du diocèse de Milan & de quelques paroisses limitrophes, celles du Tessin notamment, les livres soit imprimés, soit manuscrits du rit ambrosien, nous le savons par expérience, sont à peine connus. Nous n'avons donc pas à nous excuser de prendre ici d'impertinentes précautions; c'est plutôt une obligation pour nous de donner, comme introduction nécessaire à l'intelligence de notre document, une vue sommaire des fonctions liturgiques auxquelles il se rapporte, à l'usage de ceux qui, non contents d'étudier les chants de l'Antiphonaire, seraient curieux de les situer au moins exactement dans leur ordre successif & leurs relations.
Nous ne croyons cependant pas opportun de donner la définition de tous les termes employés à la désignation des diverses pièces de chant. Chacun peut aisément suppléer à notre silence en se reportant à YOrdo de Berold. Naguère on ne le pouvait faire qu'à la condition de posséder les six volumes in-folio des Antiquitates Italiœ medii cevi. Depuis 1894, grâce au zèle du savant Préfet des cérémonies de la Cathédrale de Milan, nous possédons de ce précieux document, dans un volume commode & de prix modique, une édition avec laquelle celle de Muratori ne peut soutenir aucune comparaison. Le Dr Magistretti l'a, par surcroît, enrichie d'une foule de renseignements, notes & extraits de documents puisés aux sources locales. Berold est déjà par lui-même fort suggestif. Il est plus instructif encore dans le cadre où le place ainsi son nouvel & définitif éditeur (1).
Nous ne pouvons mieux faire que d'y renvoyer notamment pour les rites relatifs au chant de Yantipbcma ad crucem (Berold p. 41, 81, & notes 36, 37, 38, p. 163 suiv.) Le sujet, qui en vaut la peine, y est traité visiblement cou amore & avec toute la compétence d'un Maître des cérémonies doublé d'un archéologue, à l'affût de tout ce qui peut éclairer les origines & l'économie historique des usages dont il a la garde.
Cela dit, ouvrons sans plus de préambule nos indicateurs synoptiques.
Nous commençons par les Vêpres. Pour resserrer la matière dans un cadre qui ne soit pas démesurément étendu, nous sommes obligés de représenter par des numéros d'ordre, dont une légende explicative donne aussitôt la clef, les Répons, Psalmodies, Lectures, &c, constituant l'un ou l'autre des offices vespertinaux énumérés en regard d'autant de lignes (A à BB) de cette synopse chiffrée. La légende explicative peut aider en même temps à réduire les abréviations dont le manus- crit est criblé.
(1) Doctor Marcus Magistretti. Beroldus sive Ecchsice Ambvosianœ Mediolanensis Kalendarium et Ordiues scec. XII. Mediolani, Giovanola & Soc. M DCCC XCIV. petit in-40 de uv-240 pages .Cf. Muratori, /. c, tom. IV, diss. 57, col. 833-940.
oco^o) en *> co m ►»■
Il I I I I I I I I ï <§ I
o mr-r-r-r-r-r-x>r-3. S "2- §> §) » S> S> &g Ë- | g I -o o" o ' o' 5' o ' o* o' z> "H. - ^ —
|» | | , | | | ? ||||
™ I n ? 1? 1? C? 3? ' - 3 S » "SgS-33333" g- *5 P
L-° M ï ■ I 1 1
p| D p D D P g ô g» | | | | | S-
< g. o o o o ? _.
"n p' ô' 5" 5" P ~
CO (t. tsi «| >xj <j a H w w o hs o 3 g t"1 |W '-1 K d T! tn O n w >
I I
□ «giinflinnnii. i<-n<<<< < ? S" g" H g* S g-» Ri e E B = = =,E ici? L_ ^ ° ^ »- _ ?■ < 3 ï ~ ~o "3.E1 Z —
0 -o v> o o o
1 s g: o 1 1 1 ;
5 o D 8 3 > < p 2 o r- S 5' K = "5 Ê =■ = ? 2- ^ ^ | > ?' S
?-^3lê-S'gfiife>£S,n3.s--i.r-l-r,z?33|Roif
"ra33cf»'*5._uw^a^nr;n™ — — z.-r <*^:r
3 S'-
et
I ;?
|
>>§= |
3 |
Si = < 2 |
|
12' < |
^ |
^■p n |
|
VI. Sabb :ria; inf. & Dedic. ntica |
c |
ti Vigilia îcensioni . Epiph. Vesp.) |
|
= &> 3' S m- |
■S |
o cooo-»ja>Oï.fc»co to i— o I: O "i §ï §\ §. §: §-. g *| Ç J-. g'
&5"> =
s d a
_ -^ J*. -fc. -&■ J_4--^^_-U — ~ _J_-l--L--L-.^.__ J_ _^ J_
■a ti ^ "C *a '
*. a j^ a
0>C\0\OnOnC?\CsCni
coto w to to to to to to to
O CD C» -j o m *s CO M ►*
p^ onrij p o ç h i I*
I El
3 > I
g- g> ' =33&»
3 E"
4- 3
Si? S §
2 °
c £'
3 D
^O'O'O^Û^Û^O'O^Û \0 >0 ^O 'O 'O ^O'O^O ^û ^o ^û >o
00 O O O OOOO
C\ C\ C\ C\
C\ On C\ On G\ C\ On C\ C\ G\
00 ÛO oo
PRÉFACE
En suivant l'ordre de succession des offices, il faudrait placer ici les Vigiles. Il en sera question plus loin.
Vient ensuite l'office que les manuscrits désignent sous la rubrique Ad Matutinum, & que les livres modernes dédoublent, en réservant ce titre à la première partie seulement, pour donner à l'autre celui de Ad Laudes. Nous aussi nous allons présenter séparément YOrdo de ces deux parties. L'organisation de Matines d'abord ; elle est des plus simples : l'hymne Alterne rerum Conditor après le Deus in adjutorium ; un répons post Hymmim variable, mais uniformément suivi, toute l'année, du cantique des trois enfants, dont on fait permuter les deux textes suivant la saison, comme suivant la solennité ; puis trois Nocturnes de psalmodie antiphonée ; &, pour dernière partie, des lectures chorales, entrecoupées deux fois de répons, & terminées par le Te Deum, à moins qu'on ne soit en Carême ou en Avent, disons d'une manière plus générale en temps de pénitence. — La psalmodie antiphonée de ces Nocturnes est également uniforme pour chaque jour de l'année, suivant un ordre de récurrence dont on va voir le tableau. Il n'y a de variable ici que le texte des antiennes, des lectures & des répons. Ajoutons que chaque antienne est suivie d'un triple Kyrie eleison & de la formule : y. Benediélus Deus. $. Amen, & que chaque lecture, précédée d'une Benediclio, se conclut par la formule : Tu autent Domine, miserere nobis.
Telle est du moins l'ordonnance normale. Mais il y a des exceptions, une vingtaine environ, tout compte fait. Noël & l'Epiphanie forment un système à part. Outre que chaque nocturne y a ses antiennes & ses psaumes — ou parties de psaumes — propres, il est, exceptionnellement aussi, pourvu de ses lectures & de ses répons. En voici le schéma :
Epiphanie
i« Noft. Ps. 18. 39. 2. 97. 46. 71. Cant. Is. 26. 2= Noft. Ps. 18. 110. 88. 44. 8. 96. Cant. I. Reg. 2. 3e Noft. Ps. 109. 68. 23. 84. 94. 71. Cant. Hab. III. i« Noft. Cant. ls. 26. Ps. 45. 39. 46. 88. 2. 28. 2= Noft. Ps. 75. 71. 76. 76. 47. Cant. I. Reg. 2. 3e Noft. Ps. 96. 47. 97. 68. 94. 71. Cant. Hab. III.
Left. Script. fJ. Left. Script. F$. Left. Script.
Sermo. R^. Sermo. R^. Sermo.
Homilia. R$. Homilia. FJÎ. Homilia. Te Deum.
Left. Script. B}. Left. Script. F$. Left. Script.
Sermo. R/. Sermo. R$. Sermo.
Homilia. R^. Homilia. rç!. Homilia. Ant. Te Deum.
Les Matines du Vendredi saint sont seules de leur espèce. Elles n'ont que deux nocturnes : 1 1 antiennes & 1 1 psaumes, au premier, suivi d'un sermon de saint Augustin divisé, par deux répons, en deux lectures ; — 7 antiennes & 7 psaumes au second nocturne, avec lecture des Passions de saint Marc, de saint Luc & de saint Jean. (Pour plus de détails, voir notre transcription, p. 289 & suiv.)
Enfin voici, disposée synoptiquement, la distribution de la psalmodie, des lectures & des répons, dans 17 autres cas d'exception. Tous ont ceci de commun que la psalmodie n'y est plus divisée en nocturnes.
Feriae de Exceptato
26 Décembre.
27 »
28 »
29 »
30 »
31 »
i£r Janvier.
Ps. 9. 16. 24. 30. 33. 36. 44. Ps. 46. 49. 53. 66. 6g. 71. 76. Ps. 79. 83. 84. 100. 101. 104. 105. Ps. 8. 96. 102. 20. 114. 115. 88. Ps. 1 18. 55. 76. 44. 67. 1 17. Ps. 96. 18. 24. 25. 63. 8. 118. 30. Ps. 13. 65. 8. 4. 115. 78. 43. Ps. 18. 39. 2. 97. 71. Ps. 18. 110. 88. 8. 96. Cant. Is. 26. Ps. 96. 72. Cant. I. Reg. 2. Ps. 134. 80. Cant. Hab. III.
Homilia. Sermo. Sermo. Left. Script. Left. Script. Left. Script. Left. Script. Left. Script. Left. Script.
F$. Homilia.' r/. Sermo. sj.. Sermo. E?. Left. Script. t$. Left. Script. Rjî. Left. Script. R/. Left. Script. R^. Left. Script. r/. Left. Script.
E$. Homilia (1). R^. Sermo. R^. Sermo.
Rjî. Homilia. Te Deum.
Fj!. Homilia. Te Deum.
R^. Homilia. Te Deum.
fj!. Homilia. Te Deum.
F$. Homilia. Te Deum.
fJ. Homilia. Te Deum.
Homilia. F$. Homilia. R^. Homilia. Te Deum.
fi) L'Homélie n'est que pour la férié II. La férié V a un Sermo.
PALEOGRAPHIE MUSICALE
Ps. 16. 54. 35.
|
Ps. |
58. |
|
Ps. |
30. |
|
Ps. |
68. |
|
Ps. |
48. |
|
Ps. |
35- |
|
Ps. |
118 |
34. 108.
39. 27. 63. 139. 9. 142. II. 140. 40.
2. 70. 55. 54. 34. 32. II. 58.
30. I08. 40. Il8. 35. 21. 21. 36. 6<).
87. 10S. Cant. Jonae, Clamavi.
68. 131. 1 1 . 92. 106. 68. 67. 128. 118.
. 101. 21. 80. 68. 96. 75. 54. 31.
Lamentatio. Rjî. Lamentatio. 1$. Sermo.
Lamentatio. Fj!. Lamentatio. B^. Sermo.
Lamentatio. B$. Lamentatio. rç!. Sermo.
Sermo. r^. Sermo. F$. Sermo.
ni Leftures, ni Répons.
Il n'y a plus maintenant qu'à prendre connaissance de la distribution normale du Psautier, laquelle est non pas hebdomadaire, comme dans le rit romain, mais semi-hebdomadaire. Chaque division porte le nom de Décurie, &, par le fait, toutes, sauf la ire & la 2e, sont composées de dix psaumes. Les Dimanches, auxquels sont assimilées, à cet égard, les fêtes de Notre-Seigneur avec leurs Oftaves, les fêtes de la Croix, de la Purification & de la Dédicace, sont en dehors de ce roulement.
|
1er Nocturne |
2e Nocturne |
||
|
Dimanches |
( Hiver | Été |
Cant. Is. 26. Cant. Is. 26. |
Cant. I. Reg. 2. Cant. I. Reg. 2. |
|
/ Férié II |
Ps. .. 2.3. 4. 5. 6. 7. 8 |
9. 10. 11. 12. |
|
|
l Férié 111 |
17. 18. 19. 20. |
21. 22. 23. 24. 25. |
|
|
ire Semaine |
1 Férié IV ] Férié V |
3.. 32. ^. 41. 42. 43. |
34. 35. 36. 44. 45. 46. |
|
/ Ferie VI |
51. 52. 53. |
54. 55. 56. 57. |
|
|
l Sabbato |
Cant. Exodi, XV. |
Ps. 118 (1-6). |
|
|
/ Férié II |
61 . 62. 63. 64. |
65. 66. 67. |
|
|
i Férié 111 |
71. 72. 73. 74. 75. |
76. 77. |
|
|
2e Semaine |
J Férié IV j Férié V |
81. 82. 83. 84. 91. 92. 93. |
85. 86. 87. 94. 95. 96. |
|
/ Férié VI |
101. 102. 103. |
104. 105. |
|
|
\ Sabbato |
Cant. Exodi, XV. |
Ps. 118 (12-16). |
|
3e Nocturne |
|
|
Cant. Habacuc. III. |
|
|
Cant. Jonae II. |
|
|
13. 14. 15. 16. |
|
|
26 |
27. 28. 29. 30 |
|
37 |
38. 39. 40. |
|
47 |
48. 49. 50. |
|
58 |
59. 60. |
|
Ps |
1.8(7-1.). |
|
68 |
69. 70. |
|
78 |
79. 80. |
|
88 |
89. 90. |
|
97 |
98. 99. .00. |
|
106. 107. 108. |
|
|
Ps |
..8 (.7-22). |
Quant aux Leftures, elles sont toutes d'une homélie pour les Dimanches, & d'Écriture sainte pour les fériés, sauf les fériés de Carême & de Litanies, où la troisième est un Sermo. Les fêtes des Saints n'ont de Ieclure des Aftes qu'à la 3e leçon, les deux premières sont de l'Ecriture. S'il n'existe point d'Aétes, les trois leçons sont de l'Ecriture, quelquefois cependant elles sont remplacées par trois leçons d'homélie.
Donnons maintenant l'Ordo des Laudes.
ORDO DES LAUDES
Deus in adjutorium. s. Benediftus Dominus.
Antiphona cum cantico Benediclus. s. » - » » Attende.
Kyrie eleison. Kyrie eleison. Kyrie eleison.
Antiphona ad Crucem.
Oratio Sécréta. — Antiphona cum cantico Cantemus.
Kyrie eleison. K. K. — Oratio sécréta. — Dominus vobiscum. — Aiïa cum cantico Benedicite. — D. — Oratio I.
K. K. K. — Or. sec. — D. — Aiïa cum psalmo 50, Miserere. — D. — Oratio I.
K. K. K. — Or. sec. — D. — Aiïa cum psalmo . 17, Confitemini. — D. — Oratio I. . K. K. K. — Or. sec. — D. — Aiïa cum psalmo .35, Confitemini. — D. — Oratio I.
Oratio IL — Oratio III. (in Quadragesima).
Antiphona cum oftonario (.-22) psalmi 1 18.
D. — Aiïa cum psalmo Laudate & Capitulo. — K. K. K.
D. — Responsorium ad cornu altaris.
PRÉFACE
D. — Psalmus diredtus.
Gloria in excelsis.
Hymnus.
Kyrie eleison duodecies.
Responsorium graduale.
D. — Psallenda 1.
D. — Responsorium in Baptisterio.
Oratio II (vel IV in Quadragesima). — Aiïa cum 4 versiculis psalmi.
Completorium. — K. K. K. — Oratio III, vel II, vel V.
D. — Psallenda II. — Completorium. — K. K. K. — Oratio IV, vel 111, vel VI.
Kyrie eleison duodecies.
A Natale Diïi. — Epiphania. 1 2bis 3456
B Dom. ll-VI Adv. — Dom. p. Nat. Diïi.
— Oct. Nat. — Dom. I p. Epiph.
— Sexag. — Quinq. — Ded. Eccl. [ 2b>s 3456 C Dom. in Quadragesima. 12 3 5° D Pascha. — Fer. II in albis. — Pent. &
fer. inf. Oft. — Fest. quaedam san-
dorum, v. g. Stephani, Innoc. 12 3456
E Dom. 1 Adventus. — Dom. U-VI p. Epiph. — Dom. p. Ascens. — Dom. I-XV p. Pent. — Dom. I-V p. Decol.
— Dom. I Oft. — Dom. ante Dedic.
— Dom. I-III p. Dedic. 12 3456 F Commune Sanftorum. 12 3 5 6 G Feriaï in Quadragesima. 1 2 3
H Sabbata in Quadragesima. 1 2 3
I Fériée communes. 1 2 3
K Sabbata communia. 1 2 3
L Feiïœ in Authentica. 1
M Sabbat. Sandt. (La formule Benedi-
ftus, &c. ibis, est substituée partout
au Dominus vobiscum le Samedi
saint, depuis Sexte du Vendredi saint). ibls 1
9 10 1 1 12 13 14
16 17 18 19 20
|
9 |
1 1 |
12 13 |
M |
16 |
'7 |
18 |
19 |
20 |
|
9 |
1 1 |
12 13 |
'4 |
16 |
17 |
18 |
"9 |
20 |
16 17
|
9 |
1 1 |
2 |
13 |
M |
16 |
9 |
20 |
||||
|
9 |
1 1 |
2 |
■3 |
14 |
16 |
9 |
|||||
|
7 |
9 |
1 1 |
2 |
'3 |
>4 |
'5 |
>7 |
9 |
|||
|
7 |
9 |
1 1 |
2 |
>3 |
>4 |
■5 |
17 |
9 |
|||
|
9 |
1 1 |
2 |
■3 |
'4 |
■5 |
'7 |
18 |
9 |
|||
|
9 |
1 1 |
2 |
'3 |
'4 |
'5 |
'7 |
18 |
9 |
|||
|
9 |
1 1 |
2 |
'3 |
15 |
Nous ne mentionnons les petites heures que pour mémoire. Voici l'Ordo commun à Tierce, Sexte & None.
D. — Hymne. — Psaume 118 (Tierce : 5-10. Sexte : 11-16. None : 17-22). — Epistolella. — 1$. bref. — Capitule. — Kyrie (ter). — D. — Oratio. — D. — Kyrie (ter). — Benedicamus Domino. Deo gratias. — En certains temps, on ajoute, avant de terminer, les Preces, <&c.
Il faut cependant signaler deux particularités propres au Carême, après l'office de Tierce. Nous voulons parler des deux lectures qui s'y faisaient chaque jour, la première, tirée de la Genèse, la deuxième, des Proverbes. Le lundi, le mardi & le mercredi de la semaine sainte, la première de ces lectures était empruntée au livre de Job, & cela de temps immémorial, puisque saint Ambroise y faisait allusion déjà, dans une de ses lettres (ep. 20. n. 14) à sa sœur Marcelline, en lui citant son sermon du mercredi saint : Audistis, filii, lïbrum Job legi, qui solemni munere est decursus ex tempore (P. L. xvi, 998). On trouvera dans le manuscrit de Londres, soigneusement transcrits pour chaque jour, le Psalmellus ou Répons qui suivait la ire leçon. La deuxième lecture était faite dans Tobie.
Outre cet appendice exceptionnel, il y avait encore après les lectures, les mercredis & les vendredis de Carême, la letania, c'est-à-dire la procession, avec psallendœ, de la basilique byemalis, à la basilique eestiva, pour revenir à la basilique byemalis & y chanter Sexte, None, la Messe & enfin Vêpres. Nous n'avons rien de plus à dire de cette procession puisqu'elle n'est pas représentée dans notre manuscrit. Qu'il suffise de noter que la suite des psallendœ n'en était autre, à tour de rôle, que l'une des trois séries affectées au triduum litanique consécutif au dimanche de l'Ascension. C'est
PALEOGRAPHIE MUSICALE
d'ailleurs, avec les oraisons, tout ce qu'on empruntait à ce triduum en pareil cas, comme dans les fériés II, III & IV de exceptato. On laissait naturellement les lectures prophétiques & les Évangiles des églises stationales, ainsi que leurs chants, puisque le parcours du cortège ne l'exigeait pas.
Nous voici arrivés à la Messe. On ne s'attend pas à ce que nous entrions ici dans tous les détails. C'est toute une restitution archéologique qu'il faudrait tenter si l'on voulait être complet. II suffit largement de marquer dans l'ensemble la place de chacun des chants appartenant à la fonction liturgique par excellence. Le schéma qu'on va parcourir fait abstraction des cas, plus archaïques, où l'on est demeuré sous le régime de la psalmodie purement responsoriale & où, par conséquent, il n'y a point à chercher à'Ingressa, pas plus qu'aucune autre antienne, mais où l'on doit se contenter des Psalmelli ou répons, & des Cantica ou Cantus traditionnels.
ORDO DE LA MESSE
Ingressa. — Gloria in excelsis. — K. K. K. — Dicamus omnes, ou Divine pacis {pages 310 &312).
— D. — Oratio super populum.
D. — Lec~tio. — Psalmellus. — Epistola. — f. m alléluia (ou Cantus). — Antiphona ante Evangelium.
— D. — Parcite fabulis. Silentium habete. Habete silentium. — Evangelium. — D. — K. K. K. — Antiphona post Evangelium.
Pacem habete. r). Ad te Domine. — D. — Oratio super sindonem. — Offrande, lêncditlion et encensement des oblats. — Offertorium. — Credo. — D. — Oratio super oblata.
Prasfatio. — Sanftus.
Te igitur. Mémento. Communicantes. Hanc igitur. Lavement des mains. Qui pridie. Anamnèse. Epiclèse. Mémento. Nobis quoque. Per quem hase omnia. — Confractorium.
Pater. — Offerte vobis pacem. Amen. — Agnus Dei. — Communion. Transitorium. — Oratio post commu- nionem. — D. — K. K. K. — Benediétio. — Procedamus in pace. Deo gratias. — D. — Initium S. Evangelii secundum Iohannem.
Telle nous apparaît dans les plus anciens manuscrits & telle est encore dans l'usage actuel la distribution des offices majeurs de la liturgie ambrosienne. Il n'y aurait à signaler que de très rares modifications, telles que la suppression à Laudes, depuis le xvie siècle (1), du Gloria in excelsis. Aurait-on peut-être opéré cette suppression pour ne pas perpétuer l'anachronisme de certaines adjonctions, qui n'avaient plus de raison d'être : Libéra nos ab inimicis, a tentationibus, ab hœreticis, ab arianis, a schismaticis, a barbaris...? On peut néanmoins regretter que cette protestation de la foi milanaise, où se reflétait le passé religieux du peuple d'Ambroise, ne se retrouve plus chaque matin sur les lèvres de leurs descendants.
L'écart le plus considérable est au tableau de Vêpres, à la ligne C : Commune Sanilorum ami Vigilia. Nous n'avons plus ici que la réduction actuelle des pratiques anciennes. Et c'est pour mémoire que cette ligne figure au tableau, dont il eût fallu, sans cet artifice, exagérer encore le développement : il y avait à tenir compte, en effet, non seulement de la succession des offices accumulés dans le biduum des Saints, mais encore de certaines variétés stationales dont la notation serait à peine réalisable, même dans un compartiment détaché du tableau général. A plus forte raison ne pouvait-il être question d'introduire tout cela dans notre Ordo des Vêpres.
Pour ce motif il sera probablement plus clair & plus intéressant de se borner à la description synthétique d'une de ces fêtes. Nous choisissons le biduum des 18 & 19 juin, commémoratif de l'Invention & de la Translation des saints Protais & Gervais. Ce choix, il est vrai, nous place en dehors du semestre embrassé par le manuscrit de Londres. En revanche il nous offre le double
([) Cf. ci-après, p. 266 du manuscrit, & la note de la page 317.
PRÉFACE 13
avantage de nous reporter vraisemblablement au point de départ historique du système liturgique auquel appartiennent toutes les fêtes du même genre, & de nous en représenter peut-être le prototype.
Nous sommes donc au matin du 18 juin. On vient de chanter Tierce à la basilique hyemalis. Immédiatement le cortège se forme & l'on se rend processionnellement à la basilique ambrosienne où reposent les reliques des saints Protais & Gervais. Au cours de cette première procession, car il y en aura d'autres, rien n'est encore spécial à nos saints. C'est le programme habituel des jours de jeûne solennel (fériés de exceplaio, fériés IV & VI de Carême, &c.) qui est appliqué. On chante aujour- d'hui, puisque nous sortons par la porte de Verceil, les antiennes dites « du Ier jour des Litanies(i) ». II y en a une vingtaine, non compris, bien entendu, les chants réservés à chaque église stationale du parcours, puisqu'on n'a pas à y entrer ce jour-là. Dans le livre spécial des Rogations, où se trouvent ces antiennes, trois chœurs sont encore désignés pour l'exécution alternative, disons plutôt antipho- nique, de leur chant : c'est en effet le cas ou jamais de demander ici le mot propre à X Antiphonie, qui règle aussi le mode de récitation des multiples Kyrie eleison.
Nous entrons enfin dans la basilique ambrosienne, au chant d'une dernière série de Kyrie & de quelques autres formules d'usage. Un hymne triomphal, le Te Deum, achève de marquer d'un caractère solennel cette entrée du cortège pontifical au lieu de repos des saints corps. Or tout ceci n'est encore qu'un prélude.
C'est d'un Psautier tout entier (2) qu'il s'agit maintenant. On peut le voir dans Berold : De Vigïliis festivitatum uhi ordinarii canunt psalmos (page 57 de l'édition Magistretti). Et même il n'est pas rare que des intermèdes de lecture viennent diviser en trois parties cette récitation. Pour peu qu'il existe une passion ou une vie du Saint dont on célèbre la fête, la lecture de ces actes, avec les répons spéciaux, prend aussitôt place dans cette psalmodie, d'abord après le 50e psaume, puis après le 100e.
Le dernier psaume achevé, l'archevêque s'avance à l'autel & l'on chante une première messe. N'oublions pas que le peuple est toujours à jeun. Or, il s'en faut encore que la première journée du hiduum soit close, si tant est que, dans le principe, elle n'ait pas fait corps avec le jour de la fête proprement dite. L'intervalle, dans ce cas, devait être facilement rempli par les Vêpres, les processions nocturnes & les Vigiles.
Quoiqu'il en soit, dès la fin de la messe, nous assistons sans désemparer à l'office de Vêpres, qui, du reste, ne s'achèvera pas à Saint-Ambroise, mais non loin de cette basilique, à Saint-Vital.
(1) Le triduum des Litanies milanaises, on le sait, se célèbre huit jours après la date des Rogations romaines. Chacun de ces trois jours a toute une série de le&ures, de chants & d'oraisons qui lui sont assignés en propre. Mais leur emploi ne se limite pas aux trois jours qui les désignent. Ces litanies se retrouvent aux fériés IV & VI de Carême & aux fériés de exceptato. De plus, certaines fêtes de Saints auxquelles on se préparait par le jeûne & les Vigiles majeures, leur empruntaient les antiennes de leur procession initiale. La ville était à cet effet divisée en trois sections, de telle sorte que si le saint dont on célébrait la fête, avait son église dans l'une ou l'autre région des Portes Cumana & Vercellina, il était convenu qu'on chantait les antiennes du i=r jour (Lundi), celles du Mardi étant réservées aux églises de l'une des légions des portes Romana, Orien- talis ou Nova, & celles du Mercredi aux églises situées dans la région de la porte Ticinensis. (Cf. Magistretti, Beroldus, p. 187).
(2) Bugati, dans son important mémoire sur saint Celse, décrivant les Vigiles de ce saint martyr, à Milan, & parlant de cette psalmodie, constate que les chanoines de la cathédrale de Novare observaient encore, à la fin du xvme siècle, une coutume semblable, en la fête de leur saint Gaudentius. Ils se transportaient à l'église du saint & s'y relevaient en trois groupes, qui récitaient à tour de rôle chacun leur tiers du psautier. (Memorie storico-criticbe intorno le reliquie ed il culto di S. Celso. Milano, IJ82, p. 129). 11 est naturel de se rappeler ici l'attribution par le Liber Pontificalis, à saint Célestin (422-432), d'une institution semblable : Hic... constitua ut psalmi David cl ante sacrificium psalli antepbanatim ex omnibus quod ante non fiebat, nisi taiitum epistola beati Pauli recitabatur et sanclum Evangelium. (L. P. éd. Duchesne, t. I, p. 230). La psalmodie de l'introït n'en serait plus qu'une faible représentation. Le Pontifical en aurait conservé des traces plus considérables, si l'on en croit certaines rubriques, telles que celle-ci, du Pontifical d'York : Celebraturus pontifex missarum solemnia, quosdam psalmos et orationes ex institutions Cœlestim '. papce primo prcemittit, quos intérim dum caligis et sandaliis ornetur, dicet... (Henderson, Liber Pontificalis Chr. Bainbridge arcbiepiscopi Eboracensis, publié par le Surtees Society, vol. lxi, 1873, p. 2). Suivent les psaumes préliminaires psalmodiés au trône, au moment de la présentation des ornements pontificaux.
14 PALEOGRAPHIE MUSICALE
Dans la plupart des autres fêtes, c'est à la basilique byemalis qu'on termine ainsi les Vêpres commencées au lieu de la fête.
Nous voici parvenus maintenant à l'heure des Vigiles (i). L'hymne par laquelle s'ouvre ce nouvel office est celle que l'on vient de chanter à Vêpres : Grates tibijesu novas. L'hymne est suivie du répons de l'Archidiacre, & c'est la coutume qu'à ce répons succèdent une première antienne avec son psaume & son oraison, puis une lecture, s'il existe des Actes, &, dans tous les cas, un répons ; après quoi viennent une nouvelle antienne avec son psaume & son oraison, une nouvelle lecture, s'il y a lieu, &, toujours, un nouveau répons. Ici naturellement, les leftures sont prises du Libellas Pbilippi, & de la lettre ad Marcellinam sororemip). Pendant chacune des leçons, l'Evêque a solennellement encensé le devant & le dessus de l'autel, une première, puis une deuxième fois, &, chaque fois, le diacre à qui revient, à son rang, cette fonction, répandait après lui, de son côté, l'encens autour de l'autel & du chœur. Un psaume avec antienne met fin à ce premier épisode des Vigiles ; mais il reste à remplir toute une partie du programme, & ce n'est rien moins que le Psallentium.
On se rend donc processionnellement à Saint-Vital, en chantant les psallendœ- de la fête. Ces psallendœ ne se différencient d'ailleurs en rien des antiennes, si ce n'est qu'elles ne sont associées à aucune autre psalmodie que celle du Gloria Patri(j\), &c. Mais précisément ce rite est à noter avec le plus grand soin. 11 faut se représenter le caractère de protestation imposante, & de confession de foi de la sainte Trinité qu'imprime à ces chants populaires répercutés nuit & jour, à travers les rues de la ville, l'incessante & harmonieuse clameur de la doxologie anti arienne.
Durant la station, qu'on fait à saint-Vital, nous ne voyons mentionnées dans les Antiphonaires & les manuels que les Litanies & l'Oraison.
On se remet tout aussitôt en marche pour se rendre, toujours processionnellement, & au chant des psallendœ- populaires, à Saint-Nabor. Ici nouvelle succession de répons & d'antiennes, toute semblable à l'office qu'on vient de célébrer dans la première partie des Vigiles. Enfin troisième & dernière partie du Psallentium doxologique jusqu'à Saint-Ambroise. L'office des Vigiles proprement dites est terminé.
Dès l'aube, si tant est qu'originellement il y ait eu place à quelque intervalle entre les phases de ces excubiœ liturgiques, on est de nouveau réuni ad Matutinum. Nous avons donné, ci-dessus, l'ordonnance de cet office. Mais n'oublions pas de mentionner le rite extrêmement intéressant qui vient de s'accomplir à Laudes. Il s'agit du chant de l'Antienne dite ad Crucem, dont nous avons déjà entendu le texte, hier soir en nous rendant à Saint-Vital, & tout à l'heure ad Matutinum. Nous l'entendrons encore.
Justorum animas in manu Dei sunt, & non tanget illos tormentum malitiœ : tamquam aurum in fornace probavit eos & regnabit super eos Dominus in perpetuum.
Ici cette antienne est répétée jusqu'à cinq fois, avec les insertions habituelles du Kyrie eleison & du Gloria Patri. Ce qui donne à cette alternance un caractère encore plus curieux, c'est sa coïnci-
(i) Les renseignements n'abondent pas pour préciser en détail tout ce qui constituait l'office des Vigiles. On peut cepen- dant en retracer les grandes lignes. D'après une ou deux allusions de Berold, le Dr Magistretti est induit à soupçonner qu'on débutait par une hymne, bien qu'il n'en trouve aucune trace, dit-il, dans les Antiphonaires & les Manuels. Le manuscrit de Londres, à cet égard, est plus circonstancié. L'hymne y est formellement indiquée, page 65, au début des Vigiles de saint Etienne. C'est la confirmation de l'heureuse conjecture du sagace éditeur.
(2) Légendaires ambrosiens manuscrits de la Bibliothèque ambrosienne, Codd. E. 22 Inf. du XIe s., f°s 84 à 88, & D. 22 Inf. du xn= s., f° 1 13 (Cf. Alla SS. Jun. III, 821-822; — Analeda BoIIandiana, xi, (1892), pp. 286 & 305).
(3) 11 n'y a que fort peu d'exceptions. Entre toutes, nous signalons les deux suivantes: Aux Laudes de Noël, & aux Laudes de l'Epiphanie, la 2e Psallenda se chante avec le Benediftus, à partir du verset ad faciendam où s'était arrêtée la psalmodie de Vanliphona cum 4 iiersiculis psalmi.
PREFACE I 5
dence avec tout un cérémonial d'allées & venues de croix d'argent surmontées de cierges allumés. C'est tout ce qu'il y a de plus suggestif au monde quand on se rappelle en même temps l'insistance des doxologies dans les psallendœ, & certains souvenirs historiques d'Orient qui vont être évoqués tout à l'heure.
On n'est pas encore au terme de ces saintes fatigues. Peut-être cependant y a-t-il moyen de prendre, après le chant des Laudes, quelque repos. Mais bientôt voici qu'on entend déjà le son des cloches annonçant le départ du Psallentium matinal. « Mane, dit le manuscrit cité par Puricelli (Dissertatio Na^arcta, p. 484), sonito signo, presbyteri & diaconi cardinales & ille qui fert crucem auream & ille qui fert textum Evangelii, & ille qui portât scuticam sancli Ambrosii, vestiti cum pluvialibus, procedunt ad sanftum Protasium ad monachos, deinde ad sanctum Naborem, postremo ad sanctum Ambrosium. » C'est tout un nouveau Psallentium qui recommence. Les Antiphonaires & les Manuels n'y indiquent pas moins d'une trentaine d'antiennes ou de psallendœ, & le peuple va pouvoir y multiplier encore, bien entendu, ses Gloria Patri.
Le point de départ est naturellement la basilique byemalis. On se met en route. II y a bientôt, on vient de nous le dire, une première station à Saint-Protais ad monachos. Un rite intéressant marque cet arrêt du cortège. Tandis qu'on est encore en marche, un des prêtres de la liste des hebdomadiers qui attendent leur tour d'entrer en semaine, a dû commencer la messe de façon à ne pas dépasser le verset alléluiatique. C'est aux officiers de la procession qu'est dévolu le soin de chanter ce verset & l'Évangile, après le tribut du Kyrie eleison & de doxologie payé dès l'entrée de l'église.
Aussitôt après l'Évangile, le cortège reprend son parcours & recommence à Saint-Nabor ce qu'il vient de faire à Saint-Protais. Notons seulement que, vers le milieu du trajet, il s'est arrêté aux portes de la ville. Tandis qu'on développait le rouleau du Psallentium, nous avons pu lire, sous la rubrique : Foris murum{\), post Kyrie cum Gloria, le texte de la psallenda, qu'il est de tradition de chanter à cet endroit. La voici, toute vibrante encore, dirait-on, des anxiétés du pasteur pour son peuple opprimé par les ariens :
Quanta virtus est sanilorum martyrum, tanta salus erit occurrenti populo quia odûr potens in eis, & palma viftorice magna est per ipsos. Deprecamur te, Christe, salva populum & miserere nobis.
L'allusion au parfum des martyrs est fréquente dans le Psallentium de leur fête. Le souvenir en a peut-être hanté la mémoire de saint Augustin, comme nous le dirons tout à l'heure.
Enfin le verset alléluiatique & l'Évangile ayant été fournis à la messe du presbyter observator de Saint-Nabor, comme précédemment à celle de Saint-Protais, le Psallentium reprend une dernière fois jusqu'à Saint-Ambroise. En entrant à l'église où s'achèvera la fête, la dernière psallenda se répercute avec un dernier Kyrie eleison & un dernier Gloria Patri, & c'est comme un salut joyeux aux saints martyrs, par l'heureux inventeur de leurs reliques, au lieu qu'il s'était choisi pour sa propre sépulture : « Ecce quam bonum & quam jucundum habitare fratres in unum. » Au lieu de cette psallenda qu'on chante à Saint-Ambroise, ailleurs on chante souvent celle-ci : « Ecce odor sanftorum Dei tamquam odor agri pleni quem benedixit Dominus. » C'est toujours, comme on le voit, l'idée que nous venons de signaler foris murum.
Le Psallentium se termine donc définitivement à Saint-Ambroise, & l'archevêque y donne à la fête un suprême couronnement par la célébration pontificale des saints mystères.
(1) Foris murum. Est-il besoin de remarquer en passant que toute cette organisation se trahit d'elle-même, dans les rubriques des Antiphonaires qui l'ont conservée religieusement, comme étant antérieure à l'expansion de la ville & au recul des fortifications au delà des vieilles églises suburbicaires existant déjà dès le temps de saint Ambroise. C'est tout le moins qu'on puisse dire.
l6 PALÉOGRAPHIE MUSICALE
Il n'y a pas jusqu'aux agapes, au sens large, dont cette merveilleuse théorie chrétienne archaïque n'ait conservé des traces dans les documents liturgiques, Fiiiiia missa, dit encore le manuscrit de Puricelli, omnes presbyteri et diaconi cardinales, et subdiaconi, et quatuor magistri scbolarum, et primicerius leStorum et primicerius notariorum, et omnes notant, et sexdecim leclores, et sexdecim custodes et duo pueri qui cantant psalmos, omnes debent prandere in domo arcbiepiscopi. Similiter in festo sancli Laurentii, et in Dedicatione ecclesice, in Ordinatione sancli Ambrosii, in sancli Stepbani, et in deposilione sancli Ambrosii. Déjà le jeûne de la veille avait été finalement rompu après le coucher du soleil en compagnie du prélat. Ad Psalmos et ad Vigiliam, presbyter, diaconus, subdiaconus, magister scbolarum, duo leclores, quatuor custodes, omnes isti bebdomadarii, primicerius leclorum, primicerius notariorum, et illi notarii qui cantant et legunt ad psalmos et ad Vigiliam et leclores qui cantant responsorium ad psalmos et ad Vigiliam omnes debent prandere cum archiepiscopo. (Puricelli, Diss. Naz., p. 484).
Réunissons maintenant par la pensée tout ce que cette description vient de faire passer rapidement sous nos yeux, le biduum des Vigiles & de la fête, les processions de jour, de nuit & du matin, le rôle qu'y jouent les croix d'argent surmontées de cierges allumés, & le chant antipho- nique des hymnes & des psallendœ, & les innombrables acclamations doxologiques qui les accompagnent.
Rappelons-nous, en même temps, le récit fait par Ambroise à sa sœur Marcelline de l'invention des saints corps : « Le concours du peuple fut grand pendant ces deux jours. J'abrège. Nous mîmes les os en ordre, & nous les transférâmes aux approches de la nuit dans la basilique de Fauste, (S. -Vital). Là on célébra les veilles durant toute la nuit... Le lendemain nous les transférâmes dans la basilique qu'on nomme Ambrosienne (1), » &c.
Rappelons-nous encore ces paroles du saint docteur, dans le sermon qu'il prononça pour calmer les inquiétudes du peuple effrayé par les menaces des ariens : « Ils disent encore que j'ai séduit le peuple par les vers de mes hymnes. Oui, je ne le désavoue pas, ces vers sont grands & magnifiques, puisqu'ils ont un pouvoir que rien n'égale. Quoi de plus puissant en effet que la confession de la Trinité, laquelle est tous les jours glorifiée par la bouche du peuple ? Il y a entre tous une louable émulation à confesser la foi. Ils savent louer en vers le Père, le Fils & le Saint- Esprit... (2) »
Et ici, comment ne pas rappeler encore l'hymne chantée aux Vêpres & aux Vigiles des saints Protais & Gervais :
Grates tibi Jesu novas, Novi repertor muneris, Protasio, Gervasio Martyribus inventis CANO.
Nequimus esse martyres Sed reperimus martyres.
Vetusta saecla vidimus, Ja&ata semicinftia. (3)
Gloria tibi Domine
Gloria Unigenito, &c. (P. L. xvn, 1182).
(1) P. L. xvi, 1019.
(2) lbid. 1018.
(3) Gratias tibi Domine Jesu, quod hoc tempore taies nobis sanclorum spiritus excitasti... Et quia ego ipse martyr esse «on mereor , bos vobis martyres adquisivi... Reperta vetusti iemporis miracula... quanta or aria jadilantur... (P. L. ibid. loi a passim) .
PREFACE I 7
Relisons enfin ce passage, jamais banal, à force même d'être cité, des Confessions de saint Augustin (ix-7) : L'Eglise de Milan venait d'adopter cette pratique consolante & sainte, ce concert mélodieux des voix & des cœurs fraternels, « magno studio fratrum concinentium vocibus & cordibus ». Il y avait à peu près un an, Justine, mère de l'empereur Valentinien, séduite par l'hérésie des ariens, persécutait votre Ambroise. Le peuple fidèle passait les nuits dans l'église, prêt à mourir avec son évêque, votre serviteur, & sa mère, votre servante, « sollicitudinis & vigiliarum primas partes tenens, orationibus vivebat... Tune bymni et psalmi ut canerentur secundum morem orientalium partium, ne populus mœroris tœdio contabesceret, institution est : ex Mo in bodiemum retentum multis jam ac pœne omnibus gregibus tuis et per cetera orbis imitautibus. Tune memorato antisti tuo per visum aperuisti quo loco laterent martyrum corpora Protasi & Gervasi, unde opportune promeres ad cohercendam rabiem femineam sed regiam. Cum enim prolata & effossa digno cum honore transfer- rentur ad ambrosianam basilicam... Quidam... impetravit... ut sudario tangeret feretrum pretiosce in conspeclu tuo mortis sanclorum tuorum... & tamen tune cum ita fragraret odor unguentorum tuorum, non currebamus post te ; ideo plus flebam inter cantica bymnorum tuorum. » (P. L., xxxn, 779.) Il est certain qu'on est tenté de voir ici des allusions soit à certaines psallendce signalées plus haut, notamment à la psallenda foris murum « Quanta virtus », soit au verset alléluiatique, & à l'antienne de Vêpres Pretiosa de la fête de plusieurs martyrs.
N'oublions pas, en attendant, qu'un autre contemporain d'Ambroise, son notaire & biographe, Paulin, lui fait honneur, comme saint Augustin, des nouvelles institutions. Hoc in tempore primum antipbonœ, bymnique ac vigilice celebrari cœperunt, cujus celebritatis devotio usque in bodiemum diem non solum in eadem ecclesia verum per omnes pêne Occidentis provincias manet. (P. L., xiv, 31.)
Il est bien difficile, cela posé, de ne pas être frappé du rapport qu'on trouve d'une part entre ces divers textes & la description de Berold & des Antiphonaires, & d'autre part entre les uns & les autres & les récits convergents de Socrate & de Sozomène, sur ce qui se passait vers la même époque à Constantinople. Précisément saint Augustin vient de nous parler d'imitation des Eglises d'Orient à ce propos.
Il est curieux d'entendre parler là-dessus les historiens grecs. Ici encore il y a du nouveau dans l'air.
Voici les paroles de Sozomène (H. E., lib. VIII, c. 8) : « Comme les églises que les ariens avaient autrefois possédées dans Constantinople, leur avaient été ôtées sous le règne de Théodose & qu'ils n'en avaient plus qu'à la campagne, ils commençaient par s'assembler la nuit sous les galeries publiques. Là, s'étant ordonnés en deux chœurs, ils psalmodiaient suivant le mode des antiennes, v.c/.zk tov tmv àvTi'fûvtov i^ônov. Des clausules exprimant leur doctrine entrecoupaient leur chant. Dès la pointe du jour ils se rendaient processionnellement à leurs réunions tout en continuant à chanter de la sorte. Ainsi faisaient-ils les samedis, les dimanches & les jours de fête les plus solennelles. Ils en vinrent bientôt à composer des cantiques propres à fomenter les disputes & à provoquer les rixes : ils mêlaient à leurs hymnes des refrains tels que celui-ci : Où sont ceux qui assurent que les trois personnes ne sont qu'une même puissance? Jean redoutant que quelques-uns de son troupeau ne se laissassent attirer par là dans l'hérésie, suggéra aux fidèles de psalmodier de la même manière. Bientôt ceux-ci conquirent une réputation supérieure aux hérétiques, qu'ils surpassaient en nombre & en magnificence. Des croix d'argent précédaient & des cierges illuminaient leurs processions. Le cubiculaire de l'impératrice eut charge de fournir ce qui serait nécessaire pour la dépense, & de préparer les compositions à chanter. Le dépit, la vengeance enflammant alors les ariens, ils en vinrent aux mains avec les catholiques. Quelques-uns furent tués de côté & d'autre &, Briso — c'était le nom de l'ennuque impérial — fut blessé au front d'un coup de pierre. Ému de ces événements, l'empereur prescrivit aux ariens de ne plus faire de semblables réunions. Quant aux catholiques, le pli
3
l8 PALÉOGRAPHIE MUSICALE
une fois pris, ils continuèrent de chanter leurs hymnes comme ils font encore aujourd'hui. » (P. G. lxvii, 1 536-1 537).
Déjà Socrate (lib. VI. cap. 8) avait, sur certains points, circonstancié l'œuvre de saint Jean Chrysostome en des termes que Sozomène n'a pas conservés & qu'il n'est pas indifférent de relever ici : « C'est à son initiative, dit-il, qu'on doit les développements de l'euchologie & de l'hymnologie nofturnes telles que nous les pratiquons maintenant. Voici comment il y fut amené. Nous avons vu que les ariens sortaient de la ville pour leurs réunions liturgiques. Chaque semaine donc, aux jours fériés, je veux dire le samedi & le Dimanche, où c'est la coutume d'accomplir les synaxes dans les églises, ils s'assemblaient aux environs des galeries publiques & chantaient des hymnes antiphoniques composées conformément à la doftrine arienne (xai ùSà^ àv'wp&vouç -pà; tïjv àpeiayï)v SôÇav owVTiflévreç r|3ov). Or ils chantaient ces antiennes la plus grande partie de la nuit. Ils les chantaient encore dès l'aube en traversant la ville pour sortir des portes & se rendre aux endroits où ils célébraient les synaxes. Mais, parce que ces hymnes étaient injurieuses à ceux qui tiennent la doftrine de l'homoousion, & qu'en chantant ils répétaient souvent : Où sont ceux qui disent que trois ne sont qu'une même puissance, Jean, préoccupé du scandale des simples que ces hymnes auraient pu séduire & détacher de l'église, choisit au milieu de son peuple, pour les opposer aux ariens, quelques personnes qui se consacreraient pareillement au chant des hymnes nofturnes, de manière à éclipser les hérétiques & à confirmer le fidèle troupeau dans la vraie foi. C'était, semble-t-il, un excellent dessein. Il n'en aboutit pas moins à des rixes & à de grands troubles. Comme les hymnes de l'homoousion, au cours de ces prières nocturnes, étaient chantées avec plus de pompe & de magnificence que celles des ariens, on y portait en effet des croix d'argent au haut desquelles étaient des cierges allumés... » &C. (P. G. LXVII, 688-689).
II est à peine besoin de souligner la similitude des circonstances & des procédés employés de part & d'autre, à Milan devant l'arianisme protégé par la cour & cherchant à envahir les églises des catholiques, à Constantinople devant l'arianisme dépossédé des siennes. Mais les scènes & les insti- tutions de Constantinople sont postérieures à celles de Milan, & c'est d'Orient pourtant, d'après saint Augustin, que venaient les innovations d'Ambroise. On n'en saisit pas moins ici sur le vif l'extension d'une coutume qui tend à se généraliser de plus en plus. Essayons de remonter jusqu'à la source. La lettre de saint Basile ad clericos Neocœsarienses (1) laisse bien entrevoir que, là aussi, il vient de se produire du nouveau ; nous devrions même nous y arrêter, vu l'étroite parenté des œuvres d'Ambroise avec celles de l'évêque de Césarée, & la vraisemblance qu'offrirait dès lors l'infiltration, par ce canal, des usages d'Orient dans l'église milanaise. Mais Basile, en protestant qu'il ne fait rien de plus ni rien d'autre que ce que tout le monde fait, quoi qu'on en dise, laisse bien voir que nous ne sommes pas encore à la source. Pour le même motif, il convient de ne mentionner non plus que pour mémoire les processions diurnes & noéturnes ad Anastasim, ad Sion, ad Crucem, in Eleona, ad Martyrium, &c, dont les pages de la Peregrinatio Silviœ sont remplies, les vigiliœ cum hymnis usque mane, entrecoupées de psaumes, de lectures, d'oraisons, &c, les moines, les vierges, les laïcs, hommes & femmes, réunis avant l'ouverture des portes, les nuits entières passées à chanter des psaumes, des hymnes, des antiennes, les illuminations qui accompagnent parfois toutes ces allées & venues liturgiques & extra liturgiques. C'est toute la seconde partie de la Peregrinatio qu'il faudrait transcrire, & rien n'est plus curieux que de se représenter toutes ces descriptions après celles qu'on vient de lire des vigiles milanaises. Mais encore une fois c'est de sources qu'il s'agit.
Socrate nous fait remonter peut-être un peu trop haut. Il termine ainsi le passage que nous
(1) Ep. 207. P. G. xxxii, 763.
PRÉFACE 19
venons de citer : « Je dois dire ici l'origine des chants antiphoniques (toùç avrioiàvouç ûjavou;) dans les mœurs liturgiques. Ignace, troisième évêque d'Antioche, qui avait conversé familièrement avec les Apôtres, ayant un jour eu la vision des chœurs angéliques chantant en l'honneur de la sainte Trinité des hymnes antiphoniques, (oià tûv àyn.<pcbvti>v upwv itiv àytav TpiaSa ujavoÛvtwv)* introduisit dans l'église d'Antioche une tradition analogue à ce qui lui avait été révélé. »
C'est également d'Antioche que Théodoret (Hist. eccl. II., 19) fait partir le mouvement, mais sans remonter aussi loin : « Ces deux hommes admirables, Flavien & Diodore, avant même d'avoir été initiés au sacerdoce & n'étant encore qu'au rang des laïcs, (entre 348 & 358) s'appliquèrent à promouvoir autour d'eux la dévotion populaire aux -prières de nuit comme à celles du jour. Ils inaugurèrent la distribution des chœurs des psallistes en deux groupes auxquels ils apprirent à chanter alternativement les psaumes de David. Oj-oi irpôkai oiy-rj Sielôvreç toÙç twv i!/aÀÀÔyûii)v ywpoùç sx oiaooyv,;; aûEw Tryv Aau't/uxr,v ÈSîSaÇav psXuStav (1). » D'un passage de Sozomène (lib. III., c. 20. P. L. lxvii, 1100) qui vise les mêmes faits, il paraît évident que les ywpoù.; (J/GtXXâycuv, ce n'étaient pas seulement les clers, c'était le peuple aussi. Il y a de plus dans Sozomène un wç ë'9oç, à propos de cette division en deux chœurs, qui semblerait considérer comme un usage établi ce que Théodoret donne comme une nouveauté. Théodoret poursuit : « Une fois cette coutume implantée à Antioche, on la vit gagner de proche en proche & se répandre de là jusqu'aux extrémités de la terre. Ils (Flavien & Diodore) rassemblaient aux tombeaux des martyrs les fidèles d'une piété fervente & s'y consacraient à célébrer avec eux toute la nuit les louanges divines. Léonce n'osa les en empêcher... » Il s'agit du patriarche d'Antioche. Théodoret venait de parler de sa perfidie, & de dire comment, pour ne pas favoriser ouvertement l'une des deux formules doxologiques entre lesquelles se partageaient les clercs & le peuple, Gloria Patri et Filio et Spiritui Sanclo ; — Gloria Patri cum Filio m Spiritu Sanclo, il s'arrangeait de manière que ses voisins ne l'entendissent chanter que la finale in scecula sceculorum. Nous pourrions déjà conclure de là que l'œuvre de Diodore & de Flavien avait donc pour terrain la doxologie. Nous allons en voir plus loin la preuve ; mais nous croyons qu'il y avait davantage. D'autre part, si l'on prend Sozomène à la lettre, le chant alterné d'un chœur à l'autre n'aurait pas été chose tellement nouvelle. Qu'était-ce donc qu'avaient fait de nouveau ces deux personnages?
Il y a ici une véritable difficulté. Essayons de la tirer au clair. Mgr Lamy, (S. Ephraem Syri Hymni et Sermones. III, Prolegomena, p. I, sqq.) appuie le texte de Théodoret de trois témoignages syriens concordants. Grégoire Barhebrseus d'abord, dans sa Chronique : Vidit Me (S. Ignatius) angelos attends choris cantantes, atque sic quoque in ecclesia faciendum docuit. Le même Barhebrasus, dans la vie de Siméon Barsaboë, évêque de Séleucie, au ive siècle : Ipse insiituit ut duobus choris preces fièrent in ecclesiis orientalibus, quemadmodum in occidente a temporibus Ignatii Ignei, discipuli Joaunis evangelistœ Zebedœi filiï, fuerat institutum. Enfin Salomon Chalatensis, évêque de Bassora, dans le Liber Apum publié par M. E. Budge, à Oxford en 1886 (Anecdota Oxoniensia, tbe Book of the Bee, ch. 50) : Puer Me quem advocavit Dominus noster et statuit in medio erat Ignatius, qui fuit patriarcha Antiochice et vidit angelos ministrantes duobus choris et ordinavit ut sic fier et in Ecclesia. (Lamy, ibid.)
Assemani (Bibl. orient. III. pars I. p. 321) avait déjà cité ce passage, sous la rubrique Qiiœs- tiunculce diversce. Sa traduction est à peu près conforme à la précédente : alternis choris ministrantes et statuit ut similiter in ecclesia ministraretur . Voici la suite du passage dans la traduction d'Assemani : cum autem ordinatio isthaec postea obsolevisset, Diodorus una cum pâtre in Persidem legatus profeclus, vidensque duobus choris ministrari, Antiochiam in regionem suam regressus, innovavit ut duobus choris psallerent.
(1) P. G. LXXX1I, 1060.
PALÉOGRAPHIE MUSICALE
En somme, dans un sens ou dans l'autre, ces divers textes nous attirent en Syrie. C'est peut- être là qu'est la solution. Le passage suivant de Théodore de Mopsueste va, croyons-nous, achever de préciser (i). Comme les termes exacts sont ici d'une importance décisive, nous avons comparé la traduction de Morel avec le texte grec du manuscrit 1234 de la Bibliothèque nationale. La version de Morel est d'une fidélité parfaite.
Cœterum per id tempus Antiochice florebant et virhite scientiaque célèbres habebantur Flaviamis et Diodorus, quorum Me Antiocbeno episcopatui, hic Tarsensi postea prœfeclus est. Atque ut Theodorus Mopsuestenus scribit, « illam psalmodiée speciem quas antiphonas dicimus, ILL1 EX SYRORUM LINGUA IN GR/ECAM TRANSTULERUNT et omnium prope soli admirandi bujus operis, omnibus orbis christiani hominibus aublores apparuerunt . Heterousiasice quidem certe, hoc est, ariani, diversa Filium, a Pâtre substantiel esse dicentes, ita canere solebant : Gloria Patri per Filium in Spiritu Sanclo, Flaviamis autem primus cecinisse fertur Gloria Patri et Filio et Spiritui Sanclo. (P. G., cxxxix, 1390).
Quoiqu'il en soit des origines de la psalmodie à deux chœurs, que nous laissons de côté quant à présent, deux importantes données nous sont fournies par ce témoignage de Théodore de Mopsueste. C'est à la fois sur le terrain de la doxologie & sur celui du formulaire hymnologique que Diodore & Flavien se sont acquis la réputation qu'on vient de voir. Encore n'ont-ils guère fait, d'après Théodore, que des traductions du syriaque. Ici le non de S. Ephrem se présente de lui-même, & comme il faut que toutes ces institutions aient pour point de départ une hérésie à combattre sur son terrain, nous nous trouvons en même temps en face de Bardesane & d'Harmonius, dont les psaumes & les divers cantiques ont fourni au diacre d'Edesse non pas ses rythmes, Mgr Lamy l'a fort bien prouvé, mais l'idée de cette hymnologie populaire si variée d'où sortiront plus tard les tropaires grecs comme de leur berceau. C'est de là que sortent en attendant les îi».voi àv-icpûvoi de Constantinople dont saint Jean Chrysostome n'avait sans doute pas manqué d'être frappé quand il était encore auprès de Flavien, à Antioche(2). Voici, résumée en quelques lignes, l'œuvre hymnologique de S. Ephrem, dans ses motifs, sa nature & l'action personnelle du poète lui-même au point de vue liturgique : « Videns beatus Ephraem quantum omnes cantu caperentur, illosque a profanis & inhonestis lusibus choreisque avocare cupiens, choros virginum Deo sacrarum instituit docuitque hymnos & scalas & responsoria, sublimibus & spiritualibus sententiis referta : de Christi nativitate, baptismo, jejunio, actibus, passione, resurrectione & ascensione, de martyribus, de pœnitentia, de defunctis ; effecit ut virgines Deo sacra; ad ecclesiam convenirent cunctis solemnibus Domini festis, & martyrum solemnitatibus atque diebus dominicis. 111e vero, velut pater & spiritus cithareedus, in medio aderat, docebatque modos musicos, & modulandi carminis leges. » (Assemani, Bibl. orient., I, p. 47-48, S. Ephrem Acla ex Anonymo excerpta.)
(i) Il n'existe qu'à l'état de citation dans Nicetas Chômâtes à la fin du chapitre xxx du livre v de son Thésaurus fidei, dont il n'a été publié que les cinq premiers livres sur xxxvu. Encore n'en a-t-on qu'une traduction latine.
(2) Voici ce qu'écrivait saint Jérôme, 20 ans après la mort de S. Ephrem {De Viris, 115. P. L., xxnr, 707) : Ad tantam venil claritudinem ut, post leclionem scripfurarum, publiée in quibusdam Ecclesiis ejus scripta recilentur. S. Jérôme parle, entre autres, de traductions grecques qu'Ephrem lui-même avait faites de certaines de ses œuvres, & Sozomène, (m, 16. P. G. lxvii, 1085, sqq.) nous apprend de son côté, que les traducteurs n'avaient pas manqué du vivant de l'auteur & ne manquaient pas encore. La beauté de l'original y était si peu altérée, dit-il, qu'on n'en goûtait pas moins la ledlure faite en grec qu'en syriaque. Du reste à son avis on ne pouvait mieux marquer l'estime singulière dont il jouissait auprès des dofteurs grecs de ce temps, qu'en rappelant le témoignage porté par S. Basile, leur coryphée, qui l'avait ordonné diacre & le prisait au plus haut point. Dès lors, il n'est guère probable que ce soit l'oeuvre hymnologique d'Éphrem que viserait le canon 59 de Laodicée : OTi où ot~. ïStwuxoÙ? iLa^iioùç XéveaBat, sv tt; sxttkrfîicL, puisque nous la voyons patronée par tant d'évêques. Il est vrai que ce ne fut pas partout sans résistance, comme on le voit dans l'apologie de saint Basile aux clercs de Néocésarée (1. c). Quant aux imitations mélodiques introduites en Occident (si l'on accepte les identifications proposées dans cette Préface), on ne voit guère que les donatistes, entre autres un certain Hilarus, qui les aient mal accueillies, (cf. S. Augustin, Retract. lib. 11. c. xi, P. L. xxxn, 634) encore bien qu'à d'autres égards, — n'était-ce pas une sorte de tradition chez les héré- tiques des premiers siècles? — ils ne se fissent pas faute d'introduire, tous les premiers, dans la liturgie, des compositions de leur crû. (Cf. la lettre 55e à Januarius, P. L. xxxm, 221.)
PRÉFACE 2 1
Nous devons borner là, pour aujourd'hui, cette petite enquête, sans même parler des « Roga- tions » d'Ephrem, dont certaines antiennes litaniques d'Occident semblent être, nous n'oserions dire des strophes détachées, mais des imitations dans le goût latin. Quant aux hymnes d'Ambroise, avec leurs doxologies, dont nous avons vu plus haut qu'il était si saintement fier, — & certaines psallendœ chantées avec Gloria semblent presque n'en être que des variétés ; — quant aux antiennes associées aux psaumes au lieu de l'ÛTiaxoïi traditionnelle ou des antiques œxpoxîXEÛTia du texte sacré proposés par le lecteur, à l'ambon ; enfin quant à l'idée d'intéresser les fidèles aux Vigiles des Saints, en leur donnant un développement plus dramatique, dans les théories nocturnes & le chant sacré, toutes ces innovations résumées en trois mots par le notaire Paulin {Hoc in tempore primum antiphonœ, hymnique ac vigiliœ celebrari cœperunt), & qualifiées d'importations orientales par saint Augustin (secundum morem orienlalium pariium), on pourrait presque dire toute cette révolution liturgique, nous venons de la voir s'accomplir en effet presque simultanément à Constantinople, en Cappadoce, à Jérusalem, à Antioche, à Edesse, & partout, à propos des mêmes circonstances & sur le même terrain. Partout c'est l'arianisme qu'il s'agit de combattre dans ses doxologies, dans ses cantiques, dans ses processions de nuit & du matin, dans ses dispositions chorales, dans ses procédés popu- laires. C'est le peuple qu'il s'agit d'intéresser, à Milan, nepopulus tcedio contabesceret , durant les nuits qu'il passe à veiller sur ses basiliques, comme c'est le peuple qu'il s'agit de préserver de la séduction des cantiques hérétiques à Constantinople, à Antioche & à Edesse.
En Orient, c'est Ephrem qui donne le ton à tout le monde, &, chose curieuse, c'est encore de Syrie que viendra plus tard présenter à Constantinople son immortel 'H Tcapflsvoç cr/îppov, le poète des Condacia, Romanos le Mélode. En Occident c'est saint Ambroise : cujus celebritatis devotio, usque in bodiernum diem, non solum in eadem ecclesia, verum per omnes pêne Occidentis provincias manet.
Dès l'abord les deux grands courants sont nettement dessinés. Avec Ephrem c'est toute la littérature des tropaires qui prend son essor, & ne cessera plus désormais de se développer en une multitude de cantiques. Avec Ambroise l'épanouissement de l'hymnodie antiphonique est plus contenu. Un certain nombre d'antiennes vivement formulées dans un style énergique & concis, & dont le répertoire sera bientôt fixé & consacré ne varietur ; quelques hymnes qui serviront de type à plusieurs autres, décorées pour cela du nom d'ambrosiennes, en attendant que l'école de Saint-Gall, après Jumièges, donne le branle définitif à la libre littérature hymnologique du moyen âge latin, voilà somme toute, en mettant à part la psalmodie responsoriale demeurée beaucoup plus maîtresse du terrain qu'en Orient & dont les traditions sont plus profondes (i), voilà tout ce qui constitue nos
(1) Et encore! Pour dire toute notre pensée, nous croyons que la révolution qui s'accomplit alors dans le répertoire de la mélopée chrétienne, n'a pas épargné non plus la psalmodie responsoriale. Sans changer les conditions rituelles de son exécu- tion par le lefteur, le psalliste, ou le sous-diacre, à l'ambon, nous croyons que cette révolution la modifia profondément dans sa substance, tant au point de vue littéraire qu'au point de vue musical. Peut-être est-ce alors que les Psaumes & les Canti- ques scripturaires, au lieu de s'interposer intégralement entre les lectures, n'y furent plus représentés que par des contractions de texte diversement réalisées, & calquées pour le chant peut-être sur un hirmus oriental. Dans ces conditions, les historiée liturgiques ou séries de répons, connues sous des rubriques telles que : de Abraham, de Joseph, dejosue, de susceptione regum, de libro Regum, de Sapientia Salomonis, de beato Job, de Tobia, de Judith, de Esther, de Esdra, ces historien, disons-nous, dont quelques-unes, en particulier celles de Joseph (ci-après, pages 235, 236, 240, &c.) sont de la plus grande beauté, seraient donc des compositions nouvelles, peut-être imitées de l'Orient, peut-être aussi tout à fait spéciales à l'Occident. Ce serait même l'avis de Rhaban Maur, sauf la confusion qu'il fait entre le rit responsorial & la substance nouvelle du chant responso- rial : Responsoria ab Italis longo tempore ante sunt reperta, vocata hoc nomine quoduno canente, chorus consonando respondeat. Antea autem id solus quisque agebat, mine interdum unus, interdum duo vel très communiter canent, choro inplurimis respon- dente. (De clericorum institutions, lib. 11, cap. 51, P. L. cvn, 363.) A côté de ces historiée de style exclusivement scripturaire, maiscentonisé, nous croyons qu'on doit faire aussi la part de certains répons qui semblent n'être pas sans analogie, soit avec VUnitha des Madrashe de saint Ephrem, soit avec les strophes de ces cantiques & des Sugiatha, des Ba'vatha, des Seblata (ou Scalce) de Martyribus, de pceiiitentia, de defunClis, de cruce et resurrellione, &c. Ici nous avons en vue, par exemple, le Vadis propitiator dont la Paléographie musicale (tome v, p. 8, sqq. & 27) a relevé les étranges ramifications tant en Occident qu'en Orient. Nous sommes loin de connaître encore tous les cantiques de saint Ephrem. Qui sait si l'une ou l'autre strophe de ses
PALEOGRAPHIE MUSICALE
antiphonaires. Aussi peut-être n'était-il pas tellement paradoxal de nous demander dans l'Avant propos du tome V (p. 36), « si ce n'est pas... l'acte de naissance de l'Antiphonaire ambrosien qui se cacherait dans les textes de Paulin comme de l'évêque d'Hippone. »
En tout cas nous pouvons maintenant dégager de notre petite excursion archéologique certains résultats appréciables & préciser ce qui s'est produit de nouveau tant à Milan qu'en Orient. Ce qui est nouveau, ce n'est peut-être pas la psalmodie à deux chœurs en elle-même, c'est la psalmodie à deux chœurs populaires. On peut se demander ici comment la foule, ne sachant pas le psautier de mémoire, pouvait psalmodier ainsi. La réponse la plus obvie qu'on puisse faire à cette question, c'est un fait. Et ce fait se produisit précisément à Antioche dans les premières années qui suivirent les enseignements de Diodore & de Flavien. Nous suivons le récit de Sozomène & de Théodoret. L'oracle de Daphné, la célèbre citadelle du paganisme, aux portes d' Antioche, ayant été consulté par Julien l'Apostat sur le point de faire la guerre aux Perses, Apollon Pythien lui répondit qu'il ne parlerait pas, aussi longtemps que les reliques de saint Babylas & des jeunes compagnons de son martyre l'en empêcheraient. 11 fallut, sur l'ordre de Julien, transférer les saints corps. Les chrétiens n'eurent pas sitôt reçu cet ordre qu'ils se rendirent en foule au bois de Daphné, mirent les reliques sur un char tiré par deux chevaux, « les transférèrent à la ville l'espace d'environ 40 stades & les mirent au lieu où elles sont maintenant & qui a reçu le nom de saint Babylas. On dit qu'on se pressait à l'envi, hommes, femmes, jeunes hommes & jeunes filles, enfants & vieillards, pour traîner la châsse du martyr, & qu'on chanta des psaumes tout le long du chemin, sous prétexte de s'entraîner au labeur, mais en réalité dans le but de témoigner d'un zèle ardent pour une religion dont on n'ignorait pas que l'empereur était l'ennemi. Ceux qui savaient le mieux les psaumes chantaient les premiers, & le peuple leur répondait de concert, sÇr^yw Se tûv «liaî^ûv toi; âXXoi? ol toùxouç. »xp',[30'jv-s;, xal iuyemj^si xo tAyïSoç sv crujxœwvLa, & voici le verset qui servait de refrain : Que tous ceux qui adorent les idoles soient confondus, que ceux qui se glorifient dans leurs faux dieux soient couverts de honte. » (Sozomène H. E. lib. V. cap. 9. Cf. Théodoret lib. III. cap. 6)(i). Les élèves de Flavien & de Diodore étaient bien formés. On voit comment ils se tiraient des diffi- cultés pratiques du nouveau système (2). Mais ce n'est pas tout.
cantiques inédits ne nous représenterait pas soit l'original syriaque des deux textes latins de ce répons, soit le modèle diverse- ment imité par Romanos, le pseudo Grégoire de Nazianze, & les compositeurs romains & milanais?
S'ensuivrait-il que la pure psalmodie responsoriale aurait complètement été submergée sous l'envahissement des nouvelles compositions soit de rite antiphonique soit de rite responsorial ? Nous ne le croyons pas. Nous croyons au contraire que sa mélodie s'est maintenue & se maintient encore avec ses antiques àxoOTî^E'JTia, avec ses UTcaxoal, mais en changeant de nom & de rite, dans la psalmodie qui précisément est aujourd'hui la seule usuelle & la seule connue, la psalmodie antiphonée. Ce sont les mots qui nous trompent. Mais il ne faut pas se faire illusion. Des « Antiennes » telles que celle-ci, — car c'est sous ce titre qu'elle se présente, associée au Psaume 131, dans les antiphonaires romains — :
Et omnis mansuetudinis ejus ne répondent pas du tout à l'idée que nous nous faisons de véritables antiennes d'après les psallendce ambrosiennes, par exemple, ou les formules des Litanies & de nos fêtes. En revanche c'est bien ainsi qu'on se représente les fragments, souvent les fins de versets, àxooTîXs'JTt.a de la vieille psalmodie récitative, avec UTcaxoy] chorale. Avec les deux formes invariables du Traclus, déjà mélismatique, nos huit tons des psaumes, si simples, représenteraient de leur côté la mélodie la plus ancienne de cette psalmodie responsoriale. Nous ne pouvons, dans cette note déjà trop longue, qu'indiquer ce point de vue nouveau de la question. Nous attirons encore une fois l'attention sur la teneur fragmentaire des antiennes domini- cales & fériales du psautier ^«r annum.
(1) P. G. lxvii, 1272, sqq. lxxxii, 1097.
(2) Nous ne pouvons passer ici sous silence que précisément la partie de l'antiphonaire que nous publions présente un office de saint Babylas doté d'un Psallentium matinal (pages 1 2S & 129 du manuscrit). Après ce qui vient d'être dit, le fait est assez curieux. La liturgie mozarabe possède aussi de saint Babylas une messe & un office propres. — Le nivellement litur- gique qui paraît avoir sacrifié, vers le ix= siècle, au profit de Constantinople, les traditions propres aux patriarchats d'Antioche & d'Alexandrie, nous laisserait croire qu'une translation si éclatante ne fut point commémorée dans l'église d'Antioche & que saint Babylas n'eut d'autre honneur que la simple mention dont il est l'objet au 4 Septembre, dans les ménologes grecs, v. g. celui de Basile, s'il n'était désormais dûment établi, par les homélies de saint Jean Chrysostome prononcées à Antioche,
PRÉFACE 23
Ce qui est nouveau surtout, c'est la littérature hymnodique avec ses antiennes ou ses strophes alternées, avec la doxologie anti arienne faisant fonction d'uitaxo-/). Psallendce seniel repetuntur, dit encore aujourd'hui la rubrique du bréviaire ambrosien, interjeâlo versu : Gloria Patri. Cette rubrique ne vise que les Psallendce des Vêpres & des Laudes. Nous avons vu plus haut à combien de répétitions alternées donnait lieu le chant des psallendce litaniques ou ad Crucem ; & l'on conçoit combien cette incessante répétition des mêmes textes & des mêmes airs devait favoriser l'entrée des psallendce comme des doxologies hymnologiques dans toutes les mémoires.
Ce qui est nouveau enfin, ce qui s'exécute à la manière orientale, comme les psalmi & les bymnl, ce sont les Vigilice. Entendons-nous bien. Les Vigilice ne sont pas nouvelles en elles-mêmes : qu'il suffise de rappeler l'àypuTtvîa pascale (1); mais, ce qui était nouveau à Milan, c'était de les célébrer secundnm morem orientalium partium, c'est-à-dire avec toutes ces processions, & ces pompes nocturnes, & ces chants populaires, hymnes, psalmodie antiphonique, antiennes & doxologies, & peut-être avec l'assiduité née des tentatives d'envahissement de Justine, & qu'on est étonné de voir poussée jusqu'à l'organisation quotidienne, à Jérusalem, dès le temps de la Peregrinatio. En un mot l'office de nuit, ce qu'on appelle aujourd'hui matines, est fondé.
Nous n'avions pas l'intention d'épuiser ici le sujet intéressant soulevé dans les pages qui précèdent. Il nous suffit, pour le moment, de l'avoir présenté sous un jour plus favorable, croyons- nous, à l'étude des textes classiques qui en ont constitué jusqu'ici toute la documentation. Sans même parler des Vigiles, l'entrée en ligne des psallendce milanaises, eu égard au rite de leur exécution doxologique & litanique, est, en tout cas, un fait nouveau qui ne peut manquer de faire avancer la question, si obscure, des origines de l'antiphonie, comme de l'office canonial, d'une part, &, par concomitance, d'autre part, celle de l'orientalisme de la liturgie ambrosienne.
Nous avions déjà proposé quelques aperçus dans ce sens au début de Y Avant propos du tome V; mais il est probable que la thèse principale de cet Avant propos, sur les deux euchologies, en a fait oublier depuis longtemps les préliminaires. Aussi l'importance donnée maintenant, dans cette Préface, aux origines grecques, pourrait-elle prendre, aux yeux de certains lecteurs, l'aspect d'une rétractation, comme si nous abandonnions, toute réflexion faite, les autres positions prises dans la question des rapports entre l'euchologie grecque & l'euchologie latine. {Avant propos, p. 44, sqq.)
pour les anniversaires de ces translations, que la date de l'événement & de sa fête commémorative n'est ni plus ni moins que la date des liturgies milanaise & mozarabe (&, à leur suite, de tous les martyrologes occidentaux), c'est-à-dire le 24 Janvier. Ces divers rapprochements, tout insuffisants qu'ils soient pour autoriser une conclusion tendant à localiser les influences orien- tales dont l'œuvre d'Ambroise aurait dépendu, n'en ont pas moins une valeur suggestive, & ne sauraient être totalement
(1) Le tableau des Vêpres, ci-dessus lignes L à P, fait ressortir, en les isolant, les traces conservées de l'ancienne orga- nisation des Vigiles, aux fêtes de Noël, de l'Epiphanie, du Jeudi saint, de Pâques, & de la Pentecôte. On remarquera leur point de départ d'abord. On n'y entre à proprement parler qu'après le Lucernarium, & la synaxe continue jusqu'au matin. Or, à partir de là, — c'est la seconde remarque qui motive surtout cette note, — à partir de là, disons-nous, tout ce qui se rattache à l'antiphonie est absent jusqu'à la fin de la messe. C'est l'antique Ttavvuy îç, dans toute sa sévère nudité : Lectures, psalmo- dies responsoriales à I'ambon (psalmellus) & oraison, pas à'ingressa, ni d'antienne post evangeKum, ni cVoffertorium, ni de transitorium, bref rien d'antiphonique aux messes des Vigiles de Noël, de l'Epiphanie, de Pâques & de la Pentecôte, pas plus qu'il n'y en avait au Jeudi saint avant l'insertion du Cœnœ tuœ (après 518-527, cf. Tom. v, Avant propos, pag. 12), pas plus que le Samedi saint romain n'a lui-même d'Introït, d'Offertoire & de Communion, toutes pièces appartenant à l'antiphonie.
Le Lucernarium, 2, que nous avons noté pour la Vigile de Pâques n'est autre pour nous que la solennelle Beneditlio cerei durant le chant diaconal de VExsultet. On nous accordera qu'aucun autre ne lui est comparable & qu'il ne fait excellemment fon&ion. Il est trop clair que celui que l'on voit maintenant marqué après la messe (comme toutes les fins de Vêpres qui terminent maintenant nos cinq Vigiles archaïques), n'a pu avoir de raison d'être à pareil moment, que lorsque la célébration des Vigiles en question fut définitivement anticipée, suivant la discipline aduelle, dès le matin du Samedi saint, pour se terminer vers le milieu du jour, au lieu du lendemain matin.
24
PALEOGRAPHIE MUSICALE
Il semble pourtant bien clair que c'est un tout autre problème que nous agitions dans cette thèse. La question de l'euchologie n'a, rien à voir ici, pas plus que celle des deux hymnologies n'avait à se présenter dans notre discussion sur l'économie comparée des deux formulaires euchologiques, pas plus qu'il n'y aurait lieu de s'occuper des Graduels & des Antiphonaires dans une étude sur la teneur comparée des oraisons des divers Sacramentaires. Mais enfin peut-être est-il convenable d'en avertir certains lecteurs moins habitués aux livres liturgiques des Grecs qu'à ceux des Latins, du moins à ceux d'aujourd'hui. Pour peu qu'on s'en tienne en effet à la science liturgique acquise dans la pratique des rubriques modernes (i), ou qu'on ne se soit pas préoccupé des manuscrits antérieurs au xne siècle, il arrive aisément ceci : l'habitude du Missel romain, tel qu'il est ordonné généralement depuis le xme siècle, le fait considérer comme ayant existé toujours à l'état compact, & l'on perd de vue son état premier, purement euchologique, le Sacramentaire, qui en est l'élément essentiel & le noyau, tandis que les lectures & les pièces de chant en étaient primitivement groupées à part dans autant de livres spéciaux, tout comme elles le sont encore chez les Grecs, soit dans les livres eucho- logiques du Temps & des Saints, soit dans les divers Légionnaires. Dans cet état d'esprit qu'arrive- t-il? C'est qu'au lieu de diviser le travail, & d'appliquer à chaque partie la méthode de critique & d'investigation que réclame sa condition différente, on veut mener de front tout le système, &, s'il s'agit de comparaisons, on veut comparer tout à la fois & pêle-mêle. C'est encombrer à plaisir des fouilles déjà suffisamment complexes, & l'enquête cesse d'être scientifique pour devenir, qu'on nous pardonne le mot, du pur dilettantisme. Encore une fois, que le lecteur veuille bien nous en croire, cet état d'esprit n'est pas imaginaire, & c'est à bon escient que nous croyons devoir glisser ici, sous forme impersonnelle d'ailleurs & sans prétention, des observations dont, au surplus, nous avons à faire notre profit comme tout le monde.
Quand donc il s'agit de comparer les recueils liturgiques de la messe, chez les Grecs & chez les Latins, il importe au plus haut point de ne pas confondre trois questions — au moins — parfai- tement distinctes & indépendantes l'une de l'autre à leur origine : la question des lectures, la question chorale ou hymnologique, la question euchologique proprement dite. C'est ce que nous nous sommes efforcés de faire pour notre part, encore bien que notre exposé se ressente de l'impromptu de sa composition, &, par suite, ait fort bien pu n'être pas toujours compris.
(i) La plupart de nos le&eurs ont des habitudes scientifiques plus rigoureuses, nous en sommes convaincus. Mais nous pouvons assurer que le cas n'est pas chimérique, & l'on ne peut se défendre de penser que c'est se contenter d'une information bien élémentaire pour aborder nos questions. En effet que dirait-on d'un étranger qui, préoccupé de réunir en pays latin des observations liturgiques à communiquer à ses compatriotes, leur affirmerait que le Graduel & V Offertoire ne sont point des chants, uniquement parce qu'il n'en a point entendu dans les églises importantes de son itinéraire, où le prêtre se contentait en effet de les réciter privatim ? C'est le cas d'un latin qui, se trouvant en pays grec, prétendrait à son tour que le tropaire To'J osÎtcvou <70Ô toÛ u.U<rïlXbU, essentiellement lié par sa teneur & son origine à la Communion, & non moins essentiel- lement destiné au chant par sa nature & son institution (Avant propos, page 12), prétendrait, disons-nous, que ce Tropaire change de destination dans la liturgie quotidienne de S. Jean Chrysostome, en dépit de la rubrique 0 yopôc, qui l'y précède parfois (Brightman, Liturgies eastem and western, p. 396, d'après l'édition de Venise, 1869) : & cela sous prétexte que certaines fêtes ayant des xoiviovixà propres, en dehors de l'Euchologe, il est dépossédé, lui, de ce titre, postérieur du reste. Un psaume, un graduel, un offertoire cesseraient donc ou continueraient d'être psaume, graduel, offertoire, des chants en un mot, suivant que, les temps & les circonstances changeant, ils seraient chantés ou récités, au même moment liturgique, du reste, par le chœur ou par le prêtre? On voit l'inconvénient d'accepter certaines pratiques rituelles & certaines rubriques modernes comme recevables scientifiquement à contredire les données originelles & archéologiques des choses.
Dans le même ordre d'idées, il va de soi que des institutions tout à fait postérieures au temps dont on s'occupe, & dont la date est d'ailleurs connue, ne peuvent fournir leur témoignage que sous bénéfice d'inventaire. Par exemple la liturgie des Présanftifiés établie, comme on sait, par le canon 52 du Concile in Trullo (691) ne doit être invoquée qu'avec une extrême réserve, en preuve de l'antiquité tout à fait originale de l'une quelconque de ses parties. Il y a tout autant, sinon plus, de chances en faveur de la nouveauté relative de leur création ou de leur adaptation qu'en faveur du reflet d'antiquité qu'on pourrait y voir. Certains rapprochements peuvent tenter ici l'archéologue, à la bonne heure. Mais nous ne saurions le blâmer de son abstention même tacite & non motivée. C'est plutôt le devoir que lui impose une saine critique.
PREFACE
25
Nous n'avons du reste encore abordé la première question, celle des lectures, qu'en passant. (Avant propos, p. ni.)
C'est la seconde question dont nous avons essayé de préciser aujourd'hui le point de vue que faisait entrevoir déjà, nous le répétons, notre Avant propos du tome V. (p. 35, sqq.)
Et enfin c'est encore là que nous avons également pris position, & une position tout autre, sur la troisième question, celle de l'euchologie pure. On nous rendra cette justice que nous avions pris grand soin de n'en pas sortir & de demeurer dans les limites des Sacramentaires pour les Latins, & de l'EuchoIoge pour les Grecs, sans verser inutilement au débat, les Antiphonaires latins non plus que les Menées, l'Octoïchos, le Triodion, & autres livres hymnologiques des Grecs, dont nous nous réservions d'étudier ailleurs l'économie toute différente. Ce n'est en effet que sur le terrain de l'euchologie, nous avions pris la précaution de le dire (page 44), que s'observe le fait si considérable du contraste entre la mobilité & la multiplicité des parties changeantes de l'euchologie latine de la messe & l'invariable immutabilité de l'euchologie grecque. Grecque, disons-nous, car nous avions exclu formellement les liturgies syriaques (page 46), pour nous tenir strictement sur le terrain où nous trouvions la question posée par les savants dont nous nous séparions.
Nous n'avons d'ailleurs rien à ajouter ici, non plus qu'à retrancher aux considérations que nous avons fait valoir pour établir notre sentiment. Mais, pour ce qui est de la distinction qui s'impose entre les lois du développement soit euchologique, soit hymnologique chez les Grecs & chez les Latins, nous finirons par une dernière remarque que voici : Immobile en euchologie, la liturgie grecque s'est développée sans limites en hymnologie, tandis que la liturgie latine, ayant arrêté de très bonne heure son Antiphonaire officiel, n'a jamais cessé d'augmenter ses Sacramentaires. De part & d'autre on se maintient, comme on le voit, dans le même rapport, dans un rapport inverse, dans un état de contraste. C'est à dire que la différence des deux conceptions liturgiques, un instant atténuée dans les parties chorales, à la fin du ive siècle, ne tarda pas à reprendre bientôt après, sur le terrain même de l'hymnologie, le caractère distinctif qu'elle n'avait jamais perdu sur celui de l'euchologie.
Terminons par quelques mots sur la transcription de l'Antiphonaire ambrosien.
Afin de faciliter l'étude de ce manuscrit dont la liturgie pourrait être peu familière à quelques- uns de nos lecteurs, nous nous sommes permis de suppléer certains titres. Ces adjonctions, lorsqu'elles sont importantes, par exemple : Ad Matutinum, Ad Vesperum, Ad Missam, De Annuntiaiione B. M. V., &c, ont été mises entre crochets. Celles de moindre importance ont été suppléées purement & simplement, sans crochets, par exemple : les mots in cboro, ad crucem, ad Laudes joints aux antiennes ou aux répons.
Nous avons cru inutile de conserver dans la transcription l'orthographe du manuscrit, nous avons suivi celle des livres liturgiques modernes. Ceux qui voudraient étudier cette particularité ont à leur disposition la reproduction phototypique.
Au contraire nous avons apporté tous nos soins à la transcription exacte de la musique ; nous avons conservé la forme des groupes autant que l'ont permis nos caractères typographiques. Mais là encore, les petites divergences inévitables seront corrigées par le recours à l'original.
Les chiffres, en caractères gras, intercalés dans la portée musicale renvoient à la pagination du manuscrit original, édition phototypique de la Paléographie. La pagination en petits chiffres au haut des pages (Ms. 3-4) est également celle de cette reproduction.
Par suite de déchirures, le Codex présente quelques lacunes, surtout au bas & au haut des premières pages ; nous les avons comblées à l'aide d'autres Antiphonaires. Ces adjonctions, pour le texte liturgique, sont toujours entre crochets, &, pour la musique, toujours entre deux espaces blancs
4
20 PALÉOGRAPHIE MUSICALE
ménagés dans la portée. Ex. : p. 2, portée 5 : [ce populo tuoj ; portée 6 : [prôbrium ne] ; portée 8 : [mi]. Page 44, il manque une feuille entière, nous l'avons remplacée par le passage correspondant du manuscrit de Muggiasca écrit dans l'année 1387. Cf. p. 49, 50 & 51 de notre transcription.
Dans le manuscrit original une main très postérieure a tracé grossièrement un trait vert sur un grand nombre de si. L'auteur de ces adjonctions a-t-il voulu bémoliser cette note? Nous serions portés à le croire, si ces bémolisations n'étaient pas faites le plus souvent d'une manière maladroite. Elles révéleraient, en tout cas, une ignorance complète de la tonalité ancienne, & s'écarteraient des indications transmises par d'autres documents ambrosiens. Nous laissons donc à notre manuscrit sa physionomie primitive, en ne mettant aucun bémol. Cependant, par un scrupule d'exactitude, une étoile surmonte, dans notre transcription, tous les si marqués du trait vert dans l'original. De plus, on devra se souvenir, en étudiant & en chantant les mélodies ambrosiennes, que, pratiquement, les anciens amollissaient cette note dans certains cas, quoique le signe de bémolisation ne fût pas écrit.
Le petit punftum losange joint, sur une même corde, à la note précédente indique une liques- cence le plus souvent à l'unisson, par exemple, p. 1, portée 2 : adw/ztum ; p. 2, portée 6 : nequando, &c.
ANTIPHONARIUM AMBROSIANUM
DU MUSÉE BRITANNIQUE CODEX ADDITION AL 34 209
PARS HIEMALIS.
DOMINICA I DE ADVENTU DOMINI.
j~ m ■■■■■ *■" "3 ■ ■ 1
E-pti- es in di- e laudem di-xi ti-bi, Dô-mi-ne, super ju- di-
.-Êfi
£
(i) ci-a
P.
i=P-
S — Si
a
p.
s
^
ju-sti-ti- as tu- ae; qui- a pax mul- ta di-li-génti-bus advén-tum tu- um, D6-mi-ne.
E u o u a e.
[ad MISSAM.]
Ingres.
A
— a r«sa*r££ïEâ \ atzt^-iV-flvlvftrA.%i a TfïTp
D te, Dô- mi- ne, le-vâ-vi â-
ni- mam me- am
fa^-^TPTT"^^
De- us me- us, in te con-fi- do, non e-ru- bé- scam : neque irri-de- ant me
^^^Wî1^— ■
t*-a
â=3
,!<_S^rS^
^s»
in-imi- ci me- i ; et- e- nim univérsi, qui te exspé- clant, non confun-
(1) Ici commence le Manuscrit. — Les offices suivants manquent dans le Manuscrit : S. Martini. — S. Ro- mani. — S. Csciliae. — S. Clementis. — S. Andréa;. — S. Ambrosii. — Sabbato I. Adventus. — Matutinum Dominicae I. de Adventu.
Ambr. 1
DOMINICA I. DE ADVENTU DOMINI.
Ms. 1.-2.
5ha^^i=^âH
déntur. Psalmel.ï
D
tW^S
— «— ■ — ■— ■— S*^j-j ■■£■— i^ ■ ■—[—■— - — 3 kj ■■ «^, iT8»» ■■ «^-i
E- us ma-ni-fé- ste vé- ni- et, De- us no- ster,
!£5=ï3t
ï*JL4^ -z*
\vtl
îv
ai — — b*i
& non tarda- bit.
Ejjj^g-^^
!l^*ÎS
De- us de- 6- rum Do- mi-nus lo-cû- tus est,
i , .■ a^-^^*1 ' "'^^^ ^'^s 1 1ia' ^
-j-fr"^-t
& vo-câ- vit ter- ram. f. in Alléluia. Prœveniâmus. Ana. pt.
Evang. g — jp-« — 3— 3— «-j-t^fl- -■— ~ "-fcj- -î
S^Sjrr^-r-T^
-f-p<-va-<
Ar-ce D6mi-ne, par- [ce popu-lo tu- o] : & ne des has-re- di- ta- tem
U-4^ J=*±&àx
-tut- a-a — ■-
^
^z^K-fTj-
tu- am in op-[pro- bri- um ; ne-]quân-do di-cant gentes : U- bi est
S-*-*-" 2 -^£H
^_i_ - -^ T,,n, ■
De- us e- 6- rum.
Offert. _.
P4
■ ■ ■ _ ■
a ■ a
i^a
*/■ H. $**:
?X ^±4v^-^snvà7;
Ronunti- â-bo ve-ri-tâ-tem tu-am, D6-[mi-] ne, in o-re
'!
-i«*a
quo- ni- am di-xi- sti : In œ-tér- num mi-se-ri-côr- di- a ae-di- fi-câ-
*f VK ■ mp*%
bi-tur.
Confr.
D
£
3iTO^==J^a^
I-ri-ge me in ve-ri- ta- te tu- a, & do- ce me
DOMINICA I. DE ADVENTU DOMINI.
Ms. 2-3.
^a^ay-^^a^-a^v-a*— Lg4^a1-^^^
qui- a tu es De- us me- us, & te sus-ti-nu- i to- ta di- e. Et-
e- nim uni-vérsi, qui te exspé- étant, non confun-
AB-B^i^
:rîSl
fc-S»i
déntur.
Trans.
S
>r* - ■ ^-^^^ai^a-fr+^M^n
:»'
35=ï-N
^_/ le- ut ful-gor ve-nit ab o- ri- en- te, & pa- ret in occi- dente :
Ëg^E
sic e- rit advéntus Fi- li- i ho- mi-nis. Vi-gi-lâ-te o-mnes, & o- râ-te; nesci-tis
S— — r
fi-r-a>a-^
r-=r
Pi
di- em, neque ho-ram, quando Domi-nus ve-ster sœcu-li fi- nem po-nat.
[ad VESPERAS.]
Ana in Choro
L
Szz^-g-i-" ■ | ■ ■ ■ — JLi_a1 — ■_..j_izl^y.^_^i:
Au-dâ- [te Dômi-num, quôni- am] bonus est psalmus. Alle-
lû- [ia,
^=iT-
aile- Iû- ia]. [$. in Choro. In quoeûmque] die. [f. Ne avérjtas. [Ana] in Magni[ficat.] Anima mea magni[fica.] Psall. in §-
bapt. i ■_
f-% A iW+^pjfi:
■ ■_§_■ J ♦* o
tt
Q
UI emit-tit e-lôqui- um su- um ter-rae, ve-16- ci- ter currit sermo e- jus.
E u o u a e. Kf. in
-aH-pi
Wt ë-as~— fl-»«— j^-g^-PM-j-^-a -^a*— ai -^ -^
A- cem tu- am da no- bis, & pôs-si-de nos, D6- mi-ne : * Qui- a prae-
fia
frjzg_fi_a_!-^_a-p^
S-i-'*^i<
•_\\ 1 ■ . ■-^p^v-aflrir-:=î
s
ter te â-li- um ne- sci- mus. f. D6-mi-ne De- us no- ster, pa-cemtu-am da no-
DOMINICA II. DE ADVENTU DOMINI.
Ms. 3-4.
p^ i . g a-an< ■ j-i^-^-âl^ï^Tin— »-a— p*-s-
bis; ômni- a e- nim reddi- di-sti no- bis. * Qui- a prœ-ter.
Ê
An a.
L
!
T
/E-té-tur cor quse-rénti- um Dominum. Ps. Confitémini Domino : & invocâte. Psall. Sicut fulgor.
DOMINICA II. DE ADVENTU DOMINI. AD MATUTINUM.
Rf. post Hymn.
j±±zbr±±==±^:feï,^iS=
TT-— V
Pe-rent in te, qui nové-runt no- men tu- um ; * Qui- a non de-re-
t^^^^^^^^F^m^^^^^l^^ *=&
linques quae- rentes te,
Do-
mi- ne. f. Confi-té-bor ti-bi,
îftrj— rj-fL
P_!_!_!_i_!^^s_p«-a^ — a-"-a -% ^ti ■ j_i_jj»lV_^_a^__
1-Sr
D6mi-ne, in to-to corde me- o, nar-râ-bo [6-mni- a mi-ra-bi-] li- a tu- a.
S
\h
&£
* Qui- a Ana I. I
R
--i-fya-^fr 4 -g-a-pr— *-:fl^»==s^-*-
OS e- nim, D6mi-ne, qui abs te est, sâ-ni-tas est nobis. E u o u a e.
Ana II.
$±
^♦».iv _a_._
-s — s-a-^Vn-
a
r
[N hoc] glo-ri- é-tur, qui glo-ri- â-tur, intelli-ge-re & cognôsce-re D6-
t?
■ ■
mi-num. E u o u a e.
Ana III.
D
ï^a»
&
m-u-f-*=pïp ■ .. . -s-b— j
UM appro-pinquâ-ve- rint anni, cognô-sce- ris, D6mi-ne : in advén-tu témpo-ris
D0MIN1CA II. DE ADVENTU DOMINI.
il
a-"
osténde-ris. Cant. Domine audivi.
Ad lect. g
— — ïs ■ ■_Prr"'"— ïf"
-âVV~|~gr- «nrTfrSy- * — M — - — *-?*
E
«if
Fc:=^i
-rit ra-dix Jesse, qui vé-ni- et judi-câ- re gentes ; in
•h-nP
ÇÏS
ffe_ÉziË— fl_r**i ■ 1~^^^v-Mv-%-m
s
e- o gen-tes spe- râ- bunt ; & e-rit nomen e- jus * Be-ne-di-
ftum
L^JJ^r^-^-jft-j-P— -— ^3zj-.___8 | ^ mm ^-——^
sx- eu- la. f. Lau-dâ-te pu- e- ri Dômi-num, laudâ-te nomen Dô-mi-
Mv
-m-\ » f'-a
*fcpG*t=±3
-r
ni ; sit no- men Do- mi- ni * Be-ne-di- ftum.
4. II
Q
î".
^^ï=m=&z??ïL- r-^g^ J ^'.^
-a
UI se- des su-per Ché- ru-bim, appâ- re co-ram Ephrem
^i— ^^^^^^r^^^wM
& Ben- i- amin,
5— n
Ma- nâs-se. Exci- ta po- tén-ti- am tu-
tp*±s=p3ï = ^EÊÎirfti
i^-V3>. lH
5
am, * Et ve- ni, D6mi-ne, [ut] sal-vos fa- ci- as nos. )L De- us
vir- tû-
— ■- >ftw^ 5
>a Pï-iS
if*
^-^TTll^a,^^.,
S
tum, [con-vér- te nos], ré- spi- ce de cae- lo, &
de
*=*
A-H-
Et ve- ni.
Ana.
O
i ._! "•_■_
-m-* — = — a
a-p.
3
-sténde no-bis, Domine, mi-se-ri-côrdi- am tu-am, & sa-lu-tâ-re tu- um da no-bis.
Cant. Attende caslum.
DOMINICA II. DE ADVENTU DOMINI.
Ms. 5-6.
:
.«^iL_l__^frS:
:£^=ï
Ana ad crucem
x\. N- te mul-tum témpo-ris prophe-tâ- vit E-zéchi- el : Vi-di por-tam clau-
=£
s
£
sam, & te De- um an-te sae- cu-la ex e- a pro- ce-dén- tem pro sa- lû- ■ ■ J ■ ■ ■ ■ ^»H ^"^» ■" ■♦
i
-P«
■ ■ ■-♦-
f-
S
te mundi ; & e-rit sem-
per clau-sa : demonstrans Virgi-nem, qui- a post par-
tt£
ai \ fsaA-fi
tum pérma-net Vir- go. E u o u a e. Ana j-
in Cant.~ ■
fa-i-iP"
i1=*k
N
S
S
Ani-te tu- ba, fundamén-ta ter- rae : cla-mâ- te, mon-tes, in advéntu D6mi-ni.
Cant. Cantémus Domino. Ana in §
i=a=P
Bened.
■ . r"
a
Erra nostra da-bit fru-dum su- um : bene-di-cat nos De- us. f. In saecula.
Ana in |~ Laud. _
R
i=n=r
!
O-râ-te cae-li dé-super, & nubes plu-ant justum : ape-ri- â-turter-ra, & gérmi-net
— ■ l ■— ■- Salva-tô-rem.
Cap.
_1_J T ju[sti-ti- a e-jus o-ri- â-
Psall.
â-tur] simul cunftis, di-cit Domi-nus.
g -. . . ■ ^-« — =âH^
s
fi-i-r^i,j^_. f
V^ Uae-ri-te
£- i ■ ■ ■-
■ * ■ ■ ■♦ %
: _jL_v_§_
Dômi-num, & con-for-tâ- mi-ni : qua> ri-te fa- ci- em e- jus semper.
[E u o u a e.]
sf. in 6"
bapt.
P^
F • - *$£=;
DOMINICA II. DE ADVENTU DOMINI.
Us. 6-7.
:,_»£♦♦_ :s
i^î
Hi\^3
♦ ■ i
A-râ- tus esto I-sra- el, in occûr- sum Dô- mi- ni De- i tu- i ;
a - — flfrfo ^4î==^-^:^m^
m— a — = — ■-
■ i S
qui- a i- pse firmans montes, & cre- ans spi- ri- tus, & annûnti- ans ho- mi-
5
ï^x-J— *j's=sS.:
8^_i_^^MUv
p.
Sa
îï=^
ni- bus * Chri- stum ven- tu- rum.^.Ca3-li e-nâr- rant glô-ri- am De- i. &
g
«_._v-8_._ffcz^._ ,_aL_q+_ [p-ï+Ji»— j
6-pe- ra mâ-nu- um e- jus annûnti- ant * Chri- stum.
Ana.
E
*— rJL— a
S
-■ B ■-
-1-
- xûl-tent, & lae-tén-tur in te, omnes qui quserunt te, Dômi-ne.Ps. Deusinadjutôrium.
Psall. in |3 alio. _
E
^=â1-i-.- S-,— _ ._rj_,_q_sm^_
X-tôl-li-te signum in na-ti- 6-ni-bus, di-ci-te fi- li- as Si- on : Ecce Salvâ-tor
tr^^±^±-^=±
A
S
no-ster vé-ni- et cum po-ténti- a. E u o u a e.
[ad MISSAM.]
Ingres. j-
M
Y
ï>. a1"- • 8H-^-S^-J-'-rt-^ ..' * fr iH-r-h
*v+
E-mén-to nostri, D6- mi-ne, in be- neplâ-ci- to pô- pu- li tu- i :
S
s-^^Ï^V
-■-*=■ — §»
s*
-a-i^a
■T1 *■ pjVi-^-S^
vi-si- ta nos in sa-lu-tâ-ri tu- o, ad vi-déndum in bo-ni- ta- te e-Ie-
-d-, — '-♦T»a%> 1 m -fl-f* zz^: P« * [>f TT
ftô- rum tu- 6- rum, ut Iau[dé- ris cum hjse- re- di- ta- te tu- a.
Psalmel
A
i^ZZ^^^Z^EESit^^Sî
summo cas
lo egrés- si- o e- jus,
DOMINICA II. DE ADVENTU DOMINI.
Ms. 7-8.
t=i=^^H^J^^^Î^HS=^
^
s
& occûr- sus e-
jus
usque ad sum- mum
g_^i^»Ml5>-gfc^^
e- jus.
Cas-li e-
^^^^^j^^^^^y^y^gJ^zE?rJ^i
rant glo- ri- am De
^^giV^T^=r^^i3^,=^
a_!j_!l^
& 6pe-ra mânu-um e-
jus annûnti- ant fir- mamén-tum.
F^^rffcrtd
!Si%
a«> î vbaJ
♦ ♦ ■ ♦» j r v '*r >
3^
$. /» Alléluia. Venite exsultémus.
Ana pt.
Evang.
vs
x\. N-
â-i-^-i-^^vigi^ït^^-a-J-j-p^^^^^
nunti- é- tur in Si- on no-men D6- mi-ni, & laus e- jus in
b^^E^ze=jpr'-'^
te^
Je-rû-sa- lem : in conve-ni- én-
do pô- pu- los in u-num, &
f^zhsVlsrzizzS
^♦^
re- gna, ut servi- ant Dô- mi-no.
Offert.
LH»1,-J!8 ' » ^^!zèJ^H_.^_._îJ!rft=iri±^,r--~^-1
ifr^-p
'■ ■' ■-♦
g
Pe- rent in te omnes qui no-vé-runt no-men tu- um, D6-
â^a^M^riif*^^
mi- ne, quo[ni- am] non de- re-linques quas- rén-tes te : psâl-li- te
-F»
j£=£t - ^■î=f^^-^,rv |ii^^=£fcs=
D6- mi- no, qui hâ- bi- tat in Si- on ; quôni- am non est o-
iNV .■-. - ■~T"^3~i*i j. '_
bli- [tus] o-ra-ti- 6- nés pâu-pe- rum.
DOMINICA II. DE ADVENTU DOMINI.
Ms. 8.
Confr.
E
--tm
feS-S
v-+— QjPlMt,^ —^-^^
Xsul- ta- vit ut gi-gas, ad currén- dam vi- am : a summo cae-
tfé
5
z艣_B_fcjt3
iW
^^=-=pal*iï
♦H— m ■ — *♦-
w=
g
fi — B
lo egrés- si- o e-jus, & occûr- sus e-jus usque ad summum
=!"■£
e- jus.
Trans. E"*"8^^^^
£
b-J-^B-t^
P.
g
Eni- et fôrti- or me, post me, cu-jus non sum dignus solve- re cor- ri- gi- ar
^ . ■♦ isJJWx
cake- amen-to- rum e-jus.
[ad vesperum.]
Ana i- in Choro-
,a ■ "fl— Nv_a ■ I * ■■
Fm — — S-5 — — *
a . ■ ■ ]y-a11<
j-^-â
i~i
A '
i\ N- nunti- a- bi-tur
HVa-P5V-i-j-i-*jf
D6- mi-no ge-ne-râ-ti- o ventû- ra, & annunti-
jqszflE, . 1 ' a- — ■
bunt justi- ti- am e- jus pôpu-lus, qui nascé-tur, quem fe-cit Dô-
n^=^
flrr-it
mi- nus.
4. in g-
Choro _^
M =
îr.-r-^Ti^v-FjV^-'-H^-H ^^i-g
3*
It- te, Demi- ne, ma- num tu- am de al- to : * Et li- be- ra nos de
^_a-p.J-g-"J~aVT»s , ^a»» . ■- -«4IË3I ■'*">♦"
ss
s
manu fi- li- 6- rum a-li- e-nô- rum. f. Qui das sa-lû- tem ré- gi-bus,
5
.^
**
a-Fczâl i *— zèS-MI
E==S
^»
N^-P-
qui li-be-ras Da-vid ser- vum tu-
Ambr.
um de glâ-di- o ma-li- gno. * Et li- be-ra.
IO
Ms. 9. Ana j" in Magn.~
SABBATO III. ADVENTUS.
3:
-^&-^==^=&
Hhr
Usti-ti- a ante e- um amb[u-Iâ-bit] & po- net in vi- a gres-sus e-jus.
■ ■
E u 0 u a e Psall. S
in bapt. ,. a_i_J-^_,_g^-3p-JLl,
-p^ — 1 a J-Ë_ ! — a-j-a
4
!ÎÎ
&
T
Omi-ne De- us vir-tû-tum, De- us Isra- el, inténde ad vi- si- tândas omnes
S
.l_:
gentes. E u 0 u a e.
Bf-in g -g— g-g-
bapt. b~*
-a-r<
P^^iZ.teZT—^15^1
|
A. Udi-te verbum D6mi-ni gen- ■ ■ • - - |
tes, & annunti- a- te il-lud |
in fi- ni- |
|
|
" l*è"*è B*>WbO ■ |
B * ■ |
■ ■ a ' _P a ■ |
|
|
1 » »# gr"* aj aB |
■ ■ ■ |
■ a» " 1 à'm\ x. |
a n\ ■ « |
|
1 ^-H |
._§ „■ ...__ |
bus
ter- rae ; * Et in insu-lis, quas longe sunt, di- ci- te ; Salvâ-tor no-ster
tf3$
4fi
î-Ei^l^a^-jIfa-ll^ï^' %'
CJ*=t
ad- vé- ni- et. jfr. Vox cla- mântis in de-sér-to : Pa-râ- te vi- am Domi- ni;
S ji a i~i~i a~~i~âr1»: T~tt* 8„ Il - ' 5~
jp*H-*4k-£
re-ftas fâ-ci-te sémi- tas De- i no-stri : * Et in insu-lis.
Ana.
N
Psall.
4-ï^î
AM qui exspéftant Dômi-num, ipsi hse-re-di-tâ-bunt terram. Ps. Noli semulâri.
^t=jA
.Vj-'i
m — a — b— a-
|
a |
J /E-tâ-re cœ- |
lum, & exsûl-tet ter- ra : e-rûmpant mon-tes ju-c |
undi-tâ- tem, |
|
i |
' ' " ' a |
||
|
■* a ■ . a a |
■■■a " a a aa a Pa ■ ■ |
■ a |
|
|
\n*\ a " ' |
|||
col- les justi-ti- am ; qui- a Dômi-nus ve-nit salvà- re pô-pu-lum su-um. E u 0 u a e.
DOMINICA III. DE ADVENTU DOMINI.
I I
Ms. 9-10.
SABBATO III ADVENTUS.
Ana i-
in Choro
v<
iffl:
ï^3=m
s
Sp1
V$=£B^
-sra- el advén- tum Chri-sti sus- ci-pe : quô-ni- am
î-pse
H:
i^=rir , ^^-^iv-i1^
10
vé- ni- et, & sal-vos nos fâ- ci- et.
rJ. in Choro.
Q
^3*«
11— J^-S-!l
rrn
,lzrz-4irâ-*ï^=:X l^x =jï
U6-
ni- am rex o- mnis terras De- us vé- ni- et
â5
f^îB^^MnS^îr^MVi^
-rS
♦ ^a_»_§_
; Psâl-
li- te sa- pi- en- ter. f. Omnes gentes plâudi-te mâ-
Szttëî» j^-g-a-fe-a-v^-*- \^-*-s— '-^3 Vg-gK-S
ni-bus; ju-bi- là- te De- o in vo-ce exsul- ta-ti- 6- nis : * Psâl..
Ana in Magnificat. Justitia ante eum. i$. Audite verbum. f. Vox clamântis. Ana. Nam qui exspéftant. Ps. Noli aemulâri.
DOMINICA III DE ADVENTU DOMINI.
AD MATUTINUM.
Bf. pOSt 8-
a'« k a . rfc=gç
Hymn. — j^yV
L
'■" ■ i ! ■
4f*
ES
A-pi- des, qui sunt in vi- a, remo- vé- te : ecce Dômi-nus
♦* 1 . U
ster *Vé- ni-
et cum sa-
fi^firhrH-^-nft
lu- te. f. Ve-ni- te
Jt±3Efflt
-fV-^r
exsul-témus in Dômi-no ; ju-bi-lémus De- o sa-lu-tâ-ri no- stro:*Vé- ni- et.
12
DOMINICA III. DE ADVENTU DOMINI.
|
Ms. 10-11. |
|||||||
|
_ |
|||||||
|
» ' ■ ■ ■ ■ |
« 9è |
■ - |
|||||
|
-I-v 1 S ■ |
8 1 ■ A ■ |
. 3 ■♦♦ a |
■■ ■ ■ ' " J |
||||
|
_L/ Omi-ne, P |
o ■■ ■ ■ - a* ■' excélsum est brâchi- um tu- um, & nesci- é- runt : dum au-tem advéne- ris, |
||||||
|
« l |
|||||||
|
| |
| |
||||||
|
■ "■■■' |
" " " ' - 1 |
||||||
|
confundéntur. CtfH^. De no£te. |
|||||||
|
An» TT C ,3'fL * *L ■ ' ' "' , ffl "♦♦ " . J"' ■ ■ |
|||||||
|
~T\ |
|||||||
|
JL/ E- us no-ster ju-di-ci- um retri-bu- et : i-pse vé-ni- et, & sal- vos nos fâ-ci- et. S ■■ ■ |
|||||||
|
i ■■ ■ ■ _ |
|||||||
|
" a |
|||||||
Cant. Con-fîrmâ-tum est.
Afia III . iZZs_i_j_i._i_3i»_Pijfi:
s
A
T^—f*
m
£
"-"-fl-T-
Nte fâ-ci- em e-jus i- bit verbum, & ex-i- bunt in campum pe-des e-jus.
■ a
-* P«
Cant. Dfie audivi Ad lect. ï
4.1.
i=j=^aJgt^gj^^
I-cut ma- ter con- so-lâ-tur fi- li- os su- os, i-ta con-so- la- bor
ffi
4K
^gS^8^ ■"■ a sfc
S-jï-'i
»
%+ 3-ft^aî ' a — a — a— a
vos, di- cit Dô- mi- nus : & de Je-rû-sa-Iem ci-vi-tâ- te, quam e-lé- gi,
fcp^zfez*^p^==i^
**^v
«
1 Sr^^Mr
,-S-a — 9-V» l-V
vé-ni- et vo-bis Sal- va- tor : * Et vi-dé- bi- tis, & gaudé- bit cor
>-^--"]-'g^-^:=to'aV-r--j
s-
ï£:
aa a a — a-
lâï
:
ve-strum. f. Et domi- nâ-bi-tur a ma-ri usque ad ma- re, & a flû-
£
S— nra^^H^^-'— ^— ^-■Sy
^b:
mi-ne usque ad tér-mi-nos ter- ra;. * Et.
Bf. II C.
pueris.
A
V-iV»4-M-
T
j-a-<1^-T=pi:
-spi-ci- ens a lon-ge, ec- ce vi- de- o De- i po-ténti- am ve-ni- en-
DOMINICA III. DE ADVENTU DOMINI
._ _ ni*!*: - ■ "fJ~
•K~ft
'■♦-s-^ï
■ I a a
Mi
ÈJEJÊ
M'-=— J^r
-H-i-h
tem, & né- bu- lam to-tam ter-ram te- gén- tem. I-te 6b- vi- am e- i,
ï^
ïS4<
g_^vj^n-| : , g_ivpi_M_-^_a — ^—^-.-^g^
& di- ci- te : * Nûnti- a no- bis, si tu es i- pse, qui régna- tû-rus es
a». :''. - .■
ï^ti^c^^^^^s^^^î-^^EE^i
in pô-pu- lo Isra- ël ?
f. Qui re-gis Isra- el, intén- de :
gipjZ^=^^=^ft=^e^L a i-rrSfl— |y= ^ =^
qui de-dû- cis vel-ut o- vem Jo- seph, qui sedes super Ché-ru- bim. * Nûnti- a.
Mel. primée de : In populo.
a
fcpsW*^^^
N pô- I
III
IIII
^^-^-fr^al^,Vrtl»— Hj'Sl I fiT^ïta»— oÂl1
5=R^t
^^■^.T^^V-rj^'^^rë^i^
m
mi
■Sc3^^^5^^"!^^— j^^VJrHTi^iftli— ^■"'■'1. If '^-irrt
qT^ayi^^np*^^
o V
Melodiœ secundœ.
III
IIII
pu- lo.
Fpa^^^gygE^V^^
In pô- I
III
hp^h-s-F^^
o IIII
III
hpiJVv'Nrf.?^^
o IIII
pu- lo.
III
14
DOMINICA III. DE ADVENTU DOMINI.
Ana.
D
S-
■ ■—■—■—■ — ■— ■ — ■— ■=■ — =— ■-
Escéndat sic-ut ros, Dômi-ne De- us, mi-se-ri-cordi- a tu- a su-per nos.
5?
Cant. Attende caelum. Ana.
ad Crucem a
T
^^p^i^
^=^±r^h^X^d=^=^
Ransi-te, trans-i- te per portas Do- mi- ni: pla- num fâ- ci-te
•-■— -PS a j jfl»|-%> ■ f— "-^
t^-ÏI^t"
i-fP"
N p.— *-S
S
i- ter, & e-ri- gi- te là-pi- des, & e-le-vâ-te si- gnum in gen- tes. Ecce
:a1:
jV^^i «^ W*Vr,— 1 -n-jg%afl_-4
:Ov
e- nim Dô- mi-nus audi- tum fe- cit ab extré-
mo terras. Di-ci-te
^±U^-^M^^^Ax=K±^=^^=
13
fi-li- a- bus Si- on : Ecce vo- bis Salvâ- tor advé- ni- et. In Cant. f
■j- (Rubrique anticipée par erreur du Scripteur.)
Eu ou a e.
Ana in Cant
L
'*- - -_
>t
i — ^jfg^*r-i-T-a*-"-'-F»-i
Pi==_
Api-des, qui sunt in vi- a, remo-vé- te : ec- ce Domi-nus noster vé-ni- et
a ____._, L
cum sa-lû-te. Cjk/. Cantémus Domino.
Ana in
Bened. ~j~ i~
J_!__îr_,_
L
Ana in
KàXÈ
yïi-tâ-re, virgo fi-li- a Je-rû-sa-lem : ecce Rex tu- us ve-nit. f. In sse-cu-la.
Laud. *j . . "ni"
-■— =— B-h«-
!
■ ■ ■
.1
A-râ- tus esto Isra- el in oc-cûrsum D6mi-ni De- i tu- i. Cap. Qui- a ipse firmans
-■ — a — a — a— ■
m a — a — a — -a— a a— a— a— a-
montes & cre- ans spi-ri-tus, & annûnti- ans homi-ni-bus Christum ventû-rum.
Psall. in
bapt. £
DOMINICA III. DE ADVENTU DOMINI.
*!♦,
M
Ms. 13-14.
-■ ■ — ■-
h_H-I=3î>-!-^-f»|^-| — pg-.-A==j
rit ra-dix Jesse : & qui exsûr-get ré-ge- re gen-tes, in e- o gen-tes
l*7T":=g^^^=::
spe-râ-bunt. E u o u a e
Bf. in bapt.
S
D
:s1'
S-5-3-P.
-r-îi
►S-ri-r
^zt^zszïi
H
E ra-di-ce • Jesse éx-i- et vir-
flos de ra-di-ce e-jus ascén- det :
S
N
N
fr— .^^^.a^p^-omT^
Et e-ritjusti- ti- a cin- gu- lum lumbo-rum e-jus, & fi- des cinfto- ri- um
^^^=iFi4
3T-
:
t-=4t
s
Tft
re- num e- jus. ^. Et domi- nâ-bi-tur a ma-ri usque ad ma- re, & a flûmi-
^
y^i^^fc
3
ne usque ad tér-mi-nos ter- rae : * Et e-rit. Afia. —
4^.
J3ZL 14
|
n. o |
||
|
■ ■ _LB 5 a — ■— ■— l |
J B_L |
Sallam & intél-li-gam, quando vé-ni- es, D6mi-ne. Ps. Misericôrdiam & judicium.
;,il ' — -*- *-atV-|-a-îirS5:
alio.
G
<■'■ ■
■ ■ i ■ B
^-^.
^zfeiXfl:
Aude Si- on in D6-mi-no : las- ta- re & exsûl- ta Je- rû- sa- lem ; qui- a
±j_S — £♦♦!♦♦
E
tfm u ■. J^-tfk
Rex tu- us vé-ni- et Chri- stus sa-nâ-re contri- tos cor- de. E u o u a e.
[ad MISSAM.]
Ingres.
tt
»
T
^fl^
HV-^
U- per- extol- lé- tur su-per Li- ba-num fruftus e-jus ; & flo-ré- bit
lH^J^=gI^ ' %«a^-3tlrT
^faliS:
*£
n-P-
de ci-vi- ta- te, sic-ut fœnum ter- ras : & e- rit no- men e- jus be-ne-di- clum
i6
DOMINICA III. DE ADVENTU DOMINI.
Ms. 14-15.
P=*
£*F-
-«-^V^-T-l^tP-pi
*v
in sas- eu- la : ante so- lem perma-né- bit nomen e- jus, & ante lu-nam
-j-j
.BZVL3HV8^_^Sf^_._^â-v
i±±=x^t^
ïft
se-des e- jus : & be-ne-di-céntur in i-pso
o-mnes fi-nes ter- rae.
Psalmel.S-
ay3tHHt-^=B
! rs^H^^î^=g=E==fc^^^^a=^^
Q
UI se-des,
D6- mi- ne, su- per Ché-ru-bim, éxci- ta
t
r^y-g-g-8-g-P.
po-tén-ti- am tu- am, & ve-ni.
iiTTr-.^*-^^
f. Qui re-
ïis I-sra- el,
î ■» ■* r-
^s^m^fe-^=^3t^:f*s:
in- tén-de : qui de-dû- f. in Alléluia. Dôminus regnâvit.
Ana pt. Evang.
cis, ve-lut o- vem Jo- seph.
±^=fJ^^tSp^^^ ' =Efc " I^d^îv=£=
A- râ-tus esto,
Isra- el, in oecûrsum D6- mi-ni De- i tu-
-p-' — aNfa-B-pH-g
A>A<
-f
i ; qui- a i- pse firmans montes, & cre- ans spi- ri-tus, & annûnti- ans ho-
£ZS-S
F«S-^-D
mi-ni-bus Christum.
Offert.
A
^vr^4"^"^^
-a
li- e-ni- ge-na; non transi- bunt per Je-rû-sa-lem
t-^!
P«-i«^
g '%
'■ ■ — ■-
■^a "♦. ■
Î_S_A^,__
pli- us:* Et in il-la di- e stil-lâ- bunt montes dul-cé- di-ne(m),& colles flu- ent
bli=k^^.a-3^z3^J=ÏI ,..J!z|^-a4^^p'^-^±^
lac. Aile- lu- ia,
alle-
lù- ia. f. Lo- cù- tus est Dômi-nus
DOMINICA III. DE ADVENTU DOMINI.
7
ad Je- sum fi- li- um Na- ve, di-cens : Sur-ge, & âcci-pe ple-bem, &
le- gem, & trans-i Jordâ-nem : trans-i Jor-dâ-nem I II
tjjsfjsfls^^
m
Laftas I JVzfer-^-a-^a^-ii - * V-am^ , __£
& tu, cum parti- é- ris ter-ram pie- bis hu- jus. * Et in il-la.
Confr.
E
g_s._B_af'-s-n~p.a^
3iztï=ï
-.-._._■: — ^5_a-t-»-î-*-fl=^=1
C- ce vé- ni- et Do- mi-nus, & omnes sanfti e-jus cum e- o : e-rit in
F"1 In g~W | ■■p."'i~lt
*-**
di- e il-la lux ma-gna.
Trans. S ■ *-?**-*-* ï-i
I
R
16
tCT^opr^
Egnum cas-Iô- rum vim pâ- ti-tur, & vi- o- lénti râ-pi- unt illud.
[ad vesperum.]
Ana in Choro
m
3§=^2±
r'^K'n^
s^r
v^-B!=>3:
Q
a-
Uis est i- ste qui ve- nit ex Edom ? Domi-nus for-tis &
-S-
$ tûtr** ■ ni ^vE*\b», — ij5=^
+*à
i
po- tens : i-pse
pf. in Choro
est Rex glô- ri- se.
^8-r»M-r^g£j^ri — ^^as=p^
E
X- i- et vir- ga de ra-di- ce Jesse,
Ambr.
Et implé-vit 3
DOMINICA III. DE ADVENTU DOM1NI.
i^=^J^^=^^^z^
!♦♦ ■♦ I1
■ ♦ i ♦„ ■♦ if
ter- ram ma- jé-stas
De-
mi- ni. f. Et qui exsûr-get ré- ge- re
ifc-3:
t— *frr
r^a-a^»
^î^z^z^a^ât
:
gentes, in e- o
gentes spe-râ-
bunt : & flos de ra-di-ce e-jus a-
a5z£<
scén- det : * Et implé-vit.
Ana in Magnif . =
E
Psall.
|
g-. ■— |
-a ■ i ■ ■-* . i :flr-« « ■ . -■■■■-. |
|
■ ■ ■ i ■ |
1 ■ ■ ■ | _ ■■ ■■ ■■ |
|
1 - |
X-ci-ta po-ténti-am tu-am, & ve-ni D6mi-ne, ut nos salvos fâ-ci- as. E u o u a e.
îl_iv_j^_aîî
_L N-tén-de, qui re- gis I- sra- el : super Ché-ru-bim qui sedes, appâ-re.
6-*-*-!-— : — n-
E u o u a e.
bapt.
^zz^zJf-z-z^z^Jz^
♦— a— a-Pa — p.iz!_« — J:
Fj-j-pi— rf"iW
1
Ro-téttor no- ster ve- ni, & li- be-ra nos de ma- ni-bus e- 6-
lâH
7fl% .
4y^— 4- b a,, ■■ y-j^fly^
qui te non no-vé- runt, * Ne forte di-
=====F^-ri r i^^-i-a^airFFâ ^-a-=^
cant : Ubi est De- us e- 17 ^T"
=5Hfc=l
rum. f. Redde vi-ci-nis nostris séptuplum
in si-nu e- o- rum
impro-pe-n- um
^
i- pso- rum : * Ne forte.
Ana. -s
M
Psall.
^-*-«— ■— ■— ■ " I ' ' ■— i — '~rr~n J— F
Itte verbum tu-um & sana nos D6mi-ne. Ps. Confitémini Dno... Dicant.
j==a35gqx^=p==^n^^
JL-i TEtâ-re Je-rû- sa- lem, propter quod ecce e-go vé-
-* ■ ■— pB— 5 ■ = s n— *— * m 1-
ni- o, & commo-ra-
15=^
bor in mé-di- o tu- i, di-cit Dominus. E u o u a e.
DOMINICA IV. DE ADVENTU DOMINI.
l9
SABB. IIII. ADVENTUS.
Ad Matutinum. Require Dom. rétro
AD VESPERUM.
Ana in Choro
E
3** ■ . Afr
:^r'~ra-^=g-^=^5:
iS-P"~3
le-vâ- te si- gnum in gen- tes; di-ci- te fi-li- â- bus Si- on : Ec-
r!r
i=±st
/■■y-j— §-ï<
±t
no- bis Salvâ- tor advé- ni- et.
DOMINICA IIII. DE ADVENTU DOMINI.
AD MATUTINUM.
Rf. pOSt
rit
Y ~ '
S"
^!>û
Kr
E- ni, Dômi- ne, & no-li tar- dâ- re dimit- te- re peccâ-
^^tr^^~A-=^
T<
^=*=£
ta * Ple-
bi tu- as. f. De-
£
âl=£
fc=az^i^-jz£Ë^ÏS:
us in adju- tô- ri- um nostrum
-r-i<
^-i-s-'-pi-affai— 5a4ZTjq
intén-de : Dô-mi- ne ad adju-vân-dum festi- na. *Ple... ^. II. Confundàn-
:
P-*-iT-^
û£-p:
3âi
-P-
tur, & re- ve-re- ântur omnes, qui quae- runt ma- la. * Pie.
Ana. I
V
^_f j_i_î_a — ^i-i-p.
-g — -»-F«
3
18
E-ni- at super nos, De- us, tu- a mi-se-ri- côrdi- a. Cant. De no6te vigilat.
20
DOMINICA IV. DE ADVENTU DOMINI.
Ana
ii±jms^r^±
-m=m — =— ■-
r-
1*=^
A-râ- te vi- am D6mi-ni, reftas fâ-ci-te sémi-tas De- i nostri.
Confirmâtum est.
Ana m. S a», ■— i\ a-g-g— '^^-p— — ■—
f
£a-V- f~a
|
-LJ E- us fia ■ |
no-ster a Li-bano vé-ni- et, |
& replévit ter- |
rain |
ma-jéstas e-jus. |
|
h " B ■ " . |
||||
|
■ ■ |
||||
Cant. Domine audivi.
Ad lect. \—
H
■^-r
^^^l=^=^=^=^hz^i^^
S
JEC di-cit Dômi- nus : Et tu Béthle- em nequâquam mi-nima vo-câ-be-
^^53Ea^Ɍ^=EEEEffi
-jfo:
p.
in ci-vi- ta- ti- bus Ju- da; ex te
S
8
e-nim egre-di- é- tur * Dux
|ï
a
L-aU^U-p.
-flffc-
qui re-gat popu-lum me- um I-sra- e\.f. Clama in for- ti- tû- di- ne, qui annûnti- as
Af
♦r-a-fi
îî=â=îfc
a
■Vpi
^a
pa- cem in Je-rû- sa-lem;dic ci-vi- ta- ti- bus Ju- da : Ecce, quem exspec~î.a-bâ-
ta^tOK
mus, vé-ni- et. * Dux.
ii i
A**?
!OT==Î
■ 3>~P^— fc
>H==â^->%i J*a
ï>a-i^-B-
di Isra- el : Ecce vé-ni- o e- go Do- mi-
S
-M=âK
V±_sfl_Pi
â^^ifc=,=^
fi a ■ ^y» if '♦♦
■-âK
♦» 11» .■ ■ -■-
-Bflr
nus : * Et ab- sôl-
vo peccâ- ta ple-
bi tu- se.
£^-gM"f|^fl-i^
tE=53
f. Isra- el,
si me au-di- e-ris, non e- rit in te
DOMINICA IV. DE ADVENTU DOMINI.
21
T^rï^n
_.. 19 -«-a ai "%^.v — ,.-j
de- us re- cens, neque
ado- râ-
bis De- um a- li- é- num : * Et ab-sôl.
Ana.
±==
aM_.-
El
S
.Vi_
1=:
-FL— -i-j
Xspe&é- tur sic-ut plû-vi- a pronunti- â-ti- o me- a, & descén-dant sic-ut ros verba
a
f.
me- a. Ctf///. Attende caslum. Ana ad g T7^Z=â1=P* at*
crucem g ■
E
-a>a
^—n^T"^^
Si^i-ai
C-ce jam
a-pér- ti sunt cœ- li ad descénsum Archân- ge-li
Qui fa- dus est nûnti- us verbi, ut au-re concipi- at, quod û-te-rum impie- at,
^-i^p^Z^irp^j^^^^^
& pu- dor prae- dam non sén- ti- at, ut per vir-gi- nis par-tum susci-pi- â- mus na- tum
■a<
a
a4
3v-jï
:Pi=^P
Chri- stum Dô- minum, alle- Aîia in | —
lu- ia. E u o u a e.
V
a
î-a^î
^=fi=j:=p-^^=â^-a-
OX a Li-bano audi- ta est : Ecce Salvâ-tor vé-ni- et, & sa- nâ- bit contri-tos
-■■_■-
corde. E u o u a e.
Ana in | ■ ■ i
Bened. I m~ *
G Au
L%_S*__
Audé-te fi-li- ae Si- on : Ecce Rex advé-ni- et, & âu-fe-ret jugum capti-vi-tâ-tis
vestras. f. In sas-cu-la. Ana in 5— 1~ i — ■ ■
Laud.
E
Cce mitto Ange-lum me- um, & prospi-ci- et vi- am ante fâ-ci- em tu-am. Cap. Lau-
22
DOMINICA IV. DE ADVENTU DOMINI.
Ms. 20.
20
dâ-te Dôminum de cœ-lis, quem exspeftabâmus jû-di-cem ventûrum.
Psall.
A
ap
■— ï-F«— - \—m~
■ B
lvo-3-
Udi Isra- el : Ecce vé-ni- o e- go Dôminus, & absôl-vo peccâ- ta
fc^i=^rJ=3'
!
ple-bi tu-ae. E u o u a e.
rT. cum I- infant.
-J-. — <-:
^5Et5B3^E^^™E^
O Pe-rent in te o- mnes, qui no-vé- runt no- men tu- um;*Quô- ni-
ï
am non de- re- linques quas-rén- tes te, Dô- mi-
ne. f. Ti-bi, Do- mi- ne, de- re- Ii- £tus est pau-
1
per : pupil-
lo tu e- ris ad-
jû- tor.
s^— B^^^ai^m^ pp ^^t^î^f^ff^pt^
Mel. Quae-rén- tes te
eus
m
tf*£SSy^
^-p^^gvâl^^^^^
te
PgSTflfryF*
mi
m
g3Bg3qgJ?5B^
mi
m
te, Dô-
Ana. -s
O
Psall.
Q
iS
■ ■ . _■_
-■— ■ — ■— m-
S-ténde fâ-ci- em tu-am, Dômi-ne, & sal-vi é-rimus. Ps. Qui re-gis Isra- el.
:
=P
*
--■— ■ S—»
rV-! ^
UI re-gis Isra- el, inténde : qui sedes super Ché-ru-bim, ma-ni-fe-stâ- re : réspi-
DOMINICA IV. DE ADVENTU DOMINI.
:
s
ce de cœ-Io, & veni, Dômi-ne. E u o u a e.
[ad MISSAM.]
\ 7 ijr-^^T 2i ^^^^--^^---v*1»
■i
V OX clamântis in de- sér- to : Pa- râ-te
vi- am Do- mi-
ï
35=3$
:sH_Sj
TE-*-
ni, restas fà-ci-te
sémi- tas De-
i no-stri.
Psalmel
U
g
— i- ■-■—'- — ♦ V f ♦♦♦ ■— i
^="3*£=slv
:X=^z!=î^=b=i=i
e— j<
si qui te exspéftant, non confundéntur, Dômi-
Vifr
5^±^"teq=?==^^îï-
^^^^=^=^^l^-m=^^--5^
f. Vi- as tu- as D6-mi-ne,
no- tas fac
^s^j^^^vj3^aigj^^---[i^ggjg^
mi- hi & se- mi-tas tu- as, & do-ce me.
f. in Alléluia. Venite exsultémus.
Onso- lâmi-ni, qui estis pu- sillâ-ni- mes : con-so-lâ- mi-ni, & jam
i=s=î=s-aïï3
a-"-t-SijzrzzizjVFi-3_q» t ■ aP
►Sflr
■V
li-te timé- re : ecce De- us noster ju-di-ci- um retri- bu- et; ipse vé- ni- et,
S
» * ■ ' ,v1\ . AVI
& salvos nos fâ- ci- et.
Offert. Benedixisti.
f.
S-»x — î8— m — «-S-^s-fr*
--P^=î
:^=»qÉ=ff*=*t
K-Vï
0J
X?±3b. — iLMPfff
-stén-de no-bis, Do- mi-ne, mi-se-ri- cor-di- am
24
Ms. 21-22.
DOMINICA IV. DE ADVENTU DOMINI.
.y*
frr 1
H^^H^^ri
!^r!
Mel. II II
M^-Vj^-A^V
►ft
FU^-J^M^
^-4vS
g
ls*
m
m
am tu- am,
I=^v-a_a1 v^-^ p^ ^_ ja^ J_f ■ a3-1 ♦♦_pat? — .J^zbzV
sa- lu-tâ- re tu- uni da
no- bis ; ut inhâ-
^^5^^5^gFt=^^^— 1I=^fc 22 =fjj^-£=
bi- tet slo- ri-
in terra no- stra.
i-Ak*^^
•t£:
g_._j_^_a_._Lp^__^a-p.-aPg-8-.— ^
1 H-V-flVr-Tf
-H-
Confr. JL Opu-lus Si- on, ec- ce D6-mi-nus vé- ni- et ad salvândas gen- tes; & audi-
— \lhrn l'i-j-TT ^Pi-i — "-SzSfln— r rrr-j— .ft:
«V
î^z^za
V_.î3^^
tam fâ- ci- et D6-mi- nus glô- ri- am laudis su- st, in Iae-ti- ti- a cor- dis
i
a^
Trans.
N
.-s-j-^^-i-i-l-^^ l_!_L£ — p«_._i_a_L__a1_^_,_z!:
Unti- â-te Jo- ânni, qui- a cae-ci vi-dent, & claudi âmbu-lant; pâupe- res Iae-tân-
|
g |
|
|
S ! ■ |
|
|
■ ■ ■♦ ,f>. |
|
|
1 8"' ■ ï ■ |
tur in advén-tu Dômi-ni.
AD VESPERUM.
Ana in
t&
-.-A
Mt
L»»_a-% [ J -a
La- ma in for-ti- tû-di- ne, qui annûnti- as pa- cem in Je-rû- sa-lem : die ci-
DOMINICA IV. DE ADVENTU DOMINI.
25
:s!_f._._.£*;
vi-tâ-ti-bus Ju- da, & ha-bi-ta-tô- ri- bus Si- on : Ecce De- us noster ma-ni-fé-ste
i5-i^v
ve- ni- et.
Rf. Subdiac.
in g
Choro _ "
A_MljrL_,L
N
S
Vr
af ,_a_._sîvi_1*^=
ON au-fe-ré- tur sce- ptrum de Ju- da, nec dux de femô- ri- bus
H*-fH" - i^-*^-i'i-j- — s
ïn-a1— — V
'-S-fc
e- jus, do-nec vé- ni- at qui mitténdus est : * Ipse e- rit exspe-
tOt*^J==Â
N-
ftâ- ti- o génti- um. y. Ecce advé-ni- et vo-bis, Rex man-su- é- tus, se-dens
^1-P.J^-g — jM-fr^»— j-j1V3<
su-per pul- lum no-vél-lum subju- gâ- lis. * Ipse.
Ana in s
Magnif . ja'
O
J
23
-mnes gentes plâu- di-te mâ-ni-bus, qui-a De- us noster ma-ni-féste vé-ni- et.
E u o u a e.
Psal. I. g-M-S-ï S-
î=2~~— ]-yi=J
B
+_§_
Ethle-em, terra Juda, ex te egre-di- é-tur dux, qui re-gat pôpu-lum me- um I-
ra- el. E u o u a e.
Rf. in
bapt. "f '
^
.__FiïFi_a_^
sp.
^±Z^=^±
E
C-ce Dômi- nus vé- ni- et de Si- on, * Et sal- vâ-
bit pô-pu-
M
. |P-|% 1 — i— ^ZfEZ^£
t;iAW1"s-^j^
lum su- um. y. O- ri- é-tur Stella ab Ja-cob, & exsûr-get homo ex I-
Ambr. 4
26
SABBATO V. DE ADVENTU.
Ms. 23.
iH-
ra- el. * Et sal-va.
Ana.
M
Itte manum tu- am de alto, & li-be-ra nos, D6mi-ne. Ps. Benedictus Dfis Deus meus.
r^Zffi
Psal. II.
■Vte— aflr
: r<— s-
4 ■ a ■ a ■
E
X- altâ-re, Je-rû- sa- lem, ne ti- me- as. Die ci-vi-tâ-ti-bus Ju- da :
%r~ i
*
iS
-Fa
_ — =_ ^-.-J-
Ecce De- us no- ster, ecce Dô- mi-nus cum virtù- te ad-vé-ni- et. E u o u a e.
FERIA VI. HEBDOM. IV ADVENTUS.
AD MATUTINUM.
$. post Hymn. Veni Domine, f. Deus virtûtum.
Ad leôt. $. I. Ecce Dnus egrédiet. f. A solis ortu.
i#. II. Ecce Dnus Dominâtor. f. Hic est Salvâtor.
Ana in Beneditt. Gaude.
Ana in Miserere. In Israël oriétur.
Ana in Laudes. Laudémus nomen.
?j.. in bapt. Qui ventûrus est jam. f. Deus manifeste.
Ana. Osténde fâciem. Ps. Qui régis.
SABBATO V. DE ADVENTU.
|
êSoro11 5 - ,i a ivy-v-a^v |
■S 9 ■ ■ J\ ■ P«""' ■ "Tt'a 1 1 |
|
■ ■ ■ ■S1 r" ■■■'■■♦ |
|
|
f \ |
1 |
|
V^/ UI se-des super Ché-ru-bim, ap-pâ- re : éxci-ta po-ténti- am tu-am, |
|
|
■ ■""■ ■ ■*! b^Pb m ■ |
|
|
,^j a ■■■ .*j "Ti- '■ % p.a»#. |
|
ve- ni, ut li- be- res nos.
A lia omnia de Dominico die rétro.
DOMINICA V. DE ADVENTU DOMINI.
27
DOMINICA V. DE ADVENTU DOMINI.
AD MATUTINUM.
rJ. post .
ce Domina- tor Dô- mi-nus
ve- ni- et :
£w=sft-.
Ï^Mvs4^-.-Jg^^^^^gfciS^^EJ
Et re-
ta
•s^v
•Jr—
num in ma- nu e- jus, & po- té- stas, & im-
— ^-"— «-«-al-:— a-i-îVfr:
-1=^5
■*♦♦:
pé-
ri-um. jL Ve-ni-te, exsultémus in Domino ; ju-bi-lémus
-■ ■— ■-
N-i*rh=H
De- o sa-lu-tâ-ri no- stro : * Et re...
Ana I.
i=^i
«-r* . ■
Usci-pi- ant, Domine, montes & col-les pô-pu-lo tu- o pacem. Cant. De nofte.
Ana
ttfc
O
!
a
Ë^xi
a i a
a" ■ i
--! ^a-
ri- é- tu r de ter- ra mi-se-ri-côrdi- a, qui- a sa-lus mun-di vé- ni- et, Redémptor
|
6 [ |
||
|
■ ■ ■ ■ |
||
|
■ a ■ |
■ |
sascu-li. Cant. Confirmâtum est.
-afin 'V»ai g-p.
Ana III.
V
Adlect.J-
ï
E-ni, Demi- ne, in sa- lu- tem ple-bi tu- se. Cant. Domine audivi.
• I "r*» " i
N-tu- é-mi-ni, quan-tus sit i- ste, qui ingré- di- tur ad sal-vândum
^^Kgj^-^-atF.-^
:!
u.
*-M~— -^XZ=SV^K^
«
po-pu- lum, i-ste est Rex ju-sti- ti- as : * Cu-jus ge-ne-râ- ti- o
D0M1NICA V. DE ADVENTU DOMINE
Ms. 24-25.
U^r^i Ma,t-Tgjz^z^^^^^v
ri
non ha- bet
S-i-r
r.
ap.
fi- nem. f. Tôl-li- te por-tas prin-ci-pis vestri, & e-le-vâmi-
ni portas as- ternâ- les, ut intrô- e- at Rex glô- ri- as : * Cu-jus gen...
IVt-iy^ ~ x-
Ontes Si- on ramos vestros expân- di-te, ger-mi- nâ- te, & fructus
ft
lïzp-ivi
ve- stros of-férte, pôpu-le me- us I-sra- el : ecce e-go vé-ni- o, * Di- cit
gLq»_afl^
D6- mi- nus. f. Trans-i-te, transi-te per por-tas Dômi-ni,
& i- ter fâ- ci- te,
ri=»av~g-
pôpu-le me- us I- sra- el prope est ut vé-ni- am. * [Dicit.] In Cant. S , . ~ . . _■_ .m " ~T~* i .
majore ■
E
S*fl
-^-T-r-p^-aflr
±fc±Jttf
5
Xspefté- tu r sic-ut ros Salvâ-tor mun- di, & descéndat in û-te-rum Virgi- nis,
*-r
-P-
sic-ut imber su-per gramen. E u o u a e.
Ana ad j *^ -g
crucem g 7~* |î "~Ti~a »*J'
M""""
a
■ ■ ■ ■
WeS±s
:£=ft
Issus est Ange-lus Gâbri- el ad Ma- ri- am Vir- gi- nem de- spon-sâ-
£
■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ if ♦.
g|5
,-K
-JW-i-s-^- s-5-K
tîts=ati=!=i
tam Jo- seph, nûnti- ans Ange-lus "Virgi- ni,
expa- véscit Virgo de lu- mi-
thurj^tm
3&K
a-ï7^iRi
a
!«_ÏJ!_!_
■ a s a ■
ne. Ne ti- me- as Ma- ri- a, inve-nisti grâ-ti- am apud Do- mi-num : ecce
K-*— -M-d'-
+f ■'p.jiu dOT-1^ ' 3V|1^
♦^♦*_T§_«Ë.
^=sfe
conci-pi- es, & pà- ri- es, & vo-câ- bi- tur Altis- si- mi Fi- Ii- us.
!^=Fi=i=Pi
Eu ou a e.
DOMINICA V. DE ADVENTU DOMINI.
29
Ana in £ *\ m — ■"♦ * — ■— j~
Cant. J " *
E
Ms. 25-26.
î==E==ËËlzr
C-ce Vir-go in û-te-ro conci-pi- et, & pâ- ri- et Fi-Ii-um; & vo-câ-bi-tur nomen e-
-m— ■ _ ■-
jus magni consi- H- i Ange-Ius. E u o u a e.
Ana in g -^ j— m£— m-
Bened. 1_._._ÎIZ^ 26 ~ pj-j-]— ^— ~S— &-#*■$-
A
^-ï
ve, Vir-go Ma- ri- a, grâ-ti- a ple-na : D6- mi-nus te-cum. f. In sae-cu-la.
Afia in -j
Laud. % S~
E^
-P.
5
■ ■ ■ ■ ■
tu Béthle- em, non es mi-nima inter prin-ci-pes Juda : ex te e-nim éx-i- et dux,
5b=
■ ■ ■ ■ ■ ■ ■
. — p.-
qui re-gat pôpu-lum me- um Isra- el. Cap. Et egréssi- o e-jus ab in-i-ti- 0 se-terni-tâ-tis.
Psall.
il
-a ■ a
s
^
D
s
r.
E ra-di-ce Jesse ex-i- et virga, & regni e-jus non e-rit fi-nis. E u 0 u a e.
^. cum 8
infant. -—*-
Â&=*
wT^*\ ■ pgtzz^g_ ^F^Va1W-j=^aFt-s,r-^tt=p^i
L
./E-té-tur cor quae-rén- ti- um Dô- mi- num :qua2-ri- te D6- mi-
Ki"VP-
:jTji._a-i,
s^
l+A*
3Z3U-f^ari&M.
num, & confor-tâ-
mi-ni, quse- ri- te fâ- ci- em e-
*E-
^^^IW-FI^^TNi%^a-,-8i-^ rrrH— ^=3 ^ a ♦-■■,
tZtzp^i
S
JUS
sem-per. y. Confi-té- mi- ni Do- mi-no, & invo- câ- te no-men
^^j^-^^n^^^ït^^^^r^g^a^
s^
e- jus : annunti- â- te inter gen-tes glô- ri- am e- jus : can-tâ- te,
£m
$m£
«se
> "n B * pT"iyfti'^*^Tj^^
psâl- li- te nômi- ni e- I
III
3°
D0M1NICA V. DE ADVENTU DOMINE
Ms. 26-27.
U^àwU&zâMyrf&^Xiï |_N51 ï&ïés
IIII
Krr
^^^T'v4^M>r^^"^-^l^^;^5;^^
VI
iiii
27
VI
IIII
* E- jus sem-per.
Ana.
D
Psall
< Sfs
■ ■
E- us ma-ni-féste vé-ni- etj De- us noster, & non tardâbit. Ps. Deus deoru[m].
sali. I * 1 * * ■ — §-♦ — i ■.
11 s-i-,!7r-.— a-fi-i— »n^-J-A-s^-i-h-i-a— iT-i-B — ^B-P^-j-a
E
e-s
C-ce advé-ni- et domi-nâ-tor De- us, & regnum in ma-nu e- jus, &
M*-^
■ ♦ ' m
po-téstas, & impé- ri- um in ae- tér-num. E u o u a e.
AD MI S SAM.
Ingres.
R
,_i_^_,L^s_,
-^-^-5-p^-I
yî'g-i— * ^^zizr^-*
s
O-râ- te cae- li dé- su- per, & nu- bes plu- ant ju- stum : a-pe-ri- â-tur
5^^te^^"=^^=rrs=âît
ter- ra, & gérmi-net Salva-tô- rem.
Psalmel
E
X Si- on spé- ci- es de- cô- ris e- jus ; De- us
■S-4
5i^i==ît^|EÎttvBfe^ft5
^:!5r3=^g^:i
ma-ni-fé- ste vé-
ni- et. f. Congregâ-
DOMINICA V. DE ADVENTU DOMINI.
îl
Ms. 27-2
U^i^r,-.,^- „ -^
te il- lie sanclos e- jus, qui ordi- na- vé- runt
te-sta-mén- tum e- jus super sa-cri-fi- ci-
8-^i-aî
a^f^^^gj—
Ana. pt, Evang.
c
f. in Alléluia. Pra;veniâmus.
<-■ ■■ 3
u^h
htfr
JE-li e-nâr- rant glô- ri- am De-
i : & 6- pe-ra manu- um e-
-j-l-f^-S-Bj-jl g« j_iJM__(__."BJ.4#_,!M1r ^ =— =
jus an- nûn-ti- ant fir- maméntum ; di-
es di- é-
S
e- rue-
tr^^*W=v
tat ver- bum.
Offert.
ï—r^U-%- 28 ^Hj^"*-"3"^'^"^-"^-'^"^"^^^
Onfortâ- mi-
ni,
jam no-li-
te ti- me- re :
^-«-1+j-j-j— ■— ■Nfr
\ ar,5j
ec-ce e- nim Do- mi- nus ju-di-ci- um re-tri- bu- et : * I-pse vé- ni- et,
hrazffln^^^^^ztzf^^i^cdVx^î
& sal-vos nos fâ- ci- et. f. Audi- te i-taque do- mus Da- vid : non pu-sillum vo-
— — — a-P'ïfF^h
« i ■ ■ ■
:♦:
♦_i_ ■ ■
C-^T
ij,
bis certâmen prsestâ-re homi- ni- bus, quô-ni- am Dô- mi-nus prass-tat cer-tâ- men,
n
J<
rS^
proptér- e- a da- bit vo- bis si-gnum : ecce Vir- go in û-te-ro
32
DOMINICA V. DE ADVENTU DOMINI.
Ms. 28-29.
hs -M
S^-"-îVj-i— ■— «^ F"
-V-s^r
conci- pi- et ; * Ipse vé- ni- et.
Wt=— rs-âft— î —4-
Confr.
E
fc=^fîir3==±i±t!s±3
C-ce Vir-go in û-te-ro conci-pi- et, & pâ- ri- et fi- li- um ; & vo-
f^4n^r^^ f-jV'M8 A
câ-bi- tur no-men e- jus Emma- nu- el.
^-—-^ax-t*
Trans.
D
£
■ ■-
iï^ÎJrf.
y ♦ >— r
O-mi-nus pro-pe est, occûrri-te il-li di- céntes:Ma-gnum princi- pi- um, &
regni e-jus non e- rit fi- nis : De- us fortis, Domi- nâ-tor, princeps pa-cis al-
35=^âî!=i
le- lû-ia.
AD VESPERUM.
Ana in j-
Choro
U=L
a-^— ai-'-P^
s
:
— ri-' — =-Ti—
Le-ni sunt cae-li & terra glô-ri- a ma-jestâ-tis tu- as, D6- mi-ne ; be-ne-didus,
=ï=Nâ==i=i=r= 29 ^zpiîti=b^a±r^=a
■Vv.
|
qui ve- nit in nômi-ne |
Domi- |
ni, |
Rex |
I-sra- el, |
ut hymnum di- ca- |
mus |
|
i . |
1 |
|||||
|
s ■ ■ a ■ l*ê ■ |
| |
|||||
|
j" j" ■ ♦■■■ j ■ |
1 |
no-mi-ni tu- o, D6- mi-ne. nf. Subdiac.
I J C-ce appa-ré-bit Dômi-nus super nu- bem cândi-dam, & cum e- o
DOMINICA V. DE ADVENTU DOMINI.
35
Ms. 29-30.
!
-nv-5^
■ ■ ■
T^fc
«S
sando-rum mil- li- a : * Et ha-bens in vestimén-
& in femo- re su- o
fsfi . I j^jJltT-, ^ ^ - Vfts^
scri- ptum, Rex re-gum, & Dômi- nus do-mi- nan-
ti- um. f. D6mi-nus cum
la-i-slt
e ■ ■ ■ tH
gz^feife^!^
a
virtû-te vé-ni- et, & brâchi- um e- jus cum domi- na-ti- 6- ne. * Et ha-bens.
Ana in =— §
Magnif. j ' *♦ jV
izhè
?
Q
UI re- gis Isra- el, inténde, & ve-ni, Domine, ut nos salvos fâ-ci- as.
S
E u o u a e.
Psal. I.
, ■ ■ l_1 i_% ■ ■ ■
li
Ortam hanc, quam vi-dé-tis, so-Ius Dômi-nus vé-ni- et, & egre-di- é-tur per e- am,
t^=t
& e-rit semper clausa. E u o u a e. Rf. in
Au-dé-te fi-li- ae Si- on : ec-ce Rex advé-ni- et vo- bis : * Et ipse au-
H-r
l^-a-TT^^ gfl-Hh;
fe-ret ju- gum capti-vi-tâ- tis ve-strae. ^. Ro-râ-te cae-li dé-su-per, & nu-bes plu-ant ju-
e «v^ i ■ ^ ■ âflr
i ^^ , fa zzzi
^-.-"l *M 30 — ;-y— K
stum : a-pe-ri- â-tur ter- ra, & gérmi-net Salva- tô-
rem. * Et ipse.
Ana.
Psall.
N-ténde, D6mi-ne, prôspe-ra & régna. Ps. Eruclâvit.
-■ — = — ■-♦-
i=±POPL^t=î
-Bfl-
M On"
Ontes, & col-les cantâ- bunt co-ram De- o lau- des, & omni- a ligna silvâ- rum Ambr. 5
H
FERIA V. HEBDOM. V. ADVENTUS.
|
Ms. 30-31. |
||
|
, |
||
|
■! ' * ■ . « Vé > . m» m ■ ■ ■♦ ' |
Vê j |
|
|
% i ■ s1 P" a ■ ■ af- s ■ ■ ■ |
i ♦ j |
|
|
plau-dent mâ-nibus, quô-ni- am vé- ni- et Dômi-nus do- mi-nâ-tor in signum ae-tér-num |
: quô- |
|
|
il |
||
|
■? a n_ ■ ■■■■ |
||
|
1S ■ a Ik " ■ Il ■ |
ni- am i-pse est De- us. E u o u a e.
4- de - , . Ezech. 1r
a - - - --■-♦
JLX. U-di-vi o-ra-ti- 6-
^-,-,-,-^-3^-3— ^j^^p'i-a-i^-Jl^g-a^-^-p^
iN-i
nem tu- am, vi- di la- crymas tu- as, & adji-
ci- am su-per di- es tu- os quin-de-cim annos ; * Et de ma-nu môr- tis é-
^z^=a=^=^^f=i=^^^
-s-«
3
a
ru- am te. f. Hoc e- rit ti-bi signum a Domino : qui- a fâ-ci- et Dô- minus hoc
5L,_arzâ1=F!
£
*-*
quod Io- eu- tus est. * Et de ma-nu.
FERIA V. HEBDOM. V. ADVENTUS.
AD VESPERUM.
|
■ ■ ■ a a |
|||
|
■! ■ P" ■ |
■"■''■■■■ ■S"1J |
||
|
N |
% ' |
1 ■!■■_■■ J |
|
|
ON demus somnum 6-cu- lis, haud réqui- em tempô-ri-bus, donec inve-ni- âmus lo- |
|||
|
■ ■■■■_ |
|||
|
■!" ■ |
■ ■ |
||
|
> |
■ ■ j ■ |
cum Dô- mi-no. Ps. Mémento Domine David.
Ana.
31
V^ U6-mo- do cantâ-bimus cânti- cum Do- mi- ni, in terra a- li- é-na.
l-m ■ ■ ■ ■-!-«—
■-=—
fs. Super flûmina Babylonis.
[de annuntiatione b. m. v.] 3 1>
Ms. 31.
FERIA VI. HEBDOM. V. ADVENTUS.
[ad matutinum.]
i$. post Hymn. Ecce Dnus judicium. f. Venite exsultémus.
Ad leâl. tf.. I. Ecce Dûs egrediétur. f. A solis ortu.
i$. II. Obsecro Domine mitte. f. Deus virtûtum.
Ana in Benedift. Gaude & laetâre.
Aiia in Miserere. In Israël oriétur.
Ana in Laudate. Laudémus nomen.
$. in bapt. Vere véniet. f. Et in manu ejus.
Ana in bapt. Deus manifeste. Ps. Deus deorum.
SABBATO VI. ADVENTUS.
Ad Matutinum, Require rétro.
[DE ANNUNTIATIONE B. M. V.] AD VESPERUM.
Ana in
1 à X Si- on spé- ci- es de-cô- ris e- jus : De- us ma-ni-fé- ste
vé- ni- et, De- us no- ster, & non tar- dâ- bit.
Rf. in r ïttlil"»
Ch°ro ^fFï1^^"^^
O I-cut cedrus ex-altâ- ta sum in Li- ba-no, & sic-ut cyprès- sus
in mon- te Si- on ; qua-si myr- rha e- lé- éta de-di * Su-a-vi-tâ- tis o-
>g ■*"Bâ1 i* ■ __!iz3_33»_i« j ■ ■ i~î ■ &+-i*
*fc g" g4H^*S ■ 0 %*V I ' ■ ■ ■ ■ ■ ■ i1^»**»^
dô- rem. f. Myrrha, gut-ta & câssi- a a vestiméntis tu- is,
36
[de annuntiatione b. m. V.]
Ms. 31-32.
3=ËT
-m = " — ■-
a i ' ■ ~Tâ~ ■ ■ a^ a f<,Vaf<:
a grâ-di-bus e-bûr-ne- is, ex qui-bus te de- le- fta-vé- runt. * Su- a-vi-tâ- tis.
S Ht—
a~rnM
5
Ana.
XjL -ve Vir-go Ma-ri- a, grâ-ti-a pie- na : D6- mi-nus te-cum. Ps. Diléxi quoniam. Ana in g ~~^~B~8V;
Magnif. ■ ■
E
-f.
J
Psall.
C-ce ancil-la Dômi-ni. fi- at mi- hi se-cùndum verbum tu-um. E u o u a e.
r
4
O Pi- n
S
jgg; 32 ^V
tus Sanétus in te descéndet Ma-ri- a : ne ti-
me- as; habes in û-
-■■_■-
^
te-ro Fi-li- um De- i. E u o u a e.
AD VIGILIAS.
Bf. sub — jtr-_ rifmprjrfïKS**— :;z :-':'[
diac
Ps iq^_ Or-
jçi&F
■^v
^
tam hanc,
quam vi-dé-
tis,
rS— >« R^-PtKrS
É
ivr^-^^5^=s^^
H:
* So- lus D6- mi- nus vé- ni-
et, & egre-di- é- tur per
■^■^r'a'ay/'8*» ■ 1 i^-N^^v^5*1*' " ,saAJ£^^1in~;s1v^
am, & e-rit sem-
per clau-
— n . . — — ■!*+» — gJ»* — — -vil — — ,- — ■-—
±
a-
mo Do-
a-
sa. f. Vi-
di portam in do-
^^«ay1^ ffrfTTr^Hir«-^-^Vp»
ni clausam, di-cit ad me Ange- lus. * So- lus.
dupî. \ — ■— ■^-^-g— J-^—H-i^-3-P,-g— ftij-^— [ — j«-fl-«— ■-
A-:
ve Ma-ri- a, grâ-ti- a pie- na; Demi- nus te- cum, be-ne- difta tu inter mu-li-
[de annuntiatione b. m. V.]
J7
|
Ms. |
32-33. |
||||
|
* |
S - . ■ ■"■ ■ |
||||
|
c |
5 ' N 1» |
1 " r ♦ s > |
|||
|
■ ■ |
■ ' ■ ■ ■ . ■ ■ r« ■ |
||||
|
e-res. f. Ecce ancil-Ia Dô- mi- ni, fi- at mi- hi se-cûndum verbum tu- um. |
|||||
|
■ ■ ■ ■ |
|||||
|
G ■ ■ . |
|||||
|
% |
|||||
|
Cant. C Resp. i S |
Dnfirmâtum est. |
||||
|
F ■♦ »1è iè ! *1 «1 l*"8" * |
J B ■ il ■ ■ «B |
||||
|
« - a ■ S~VV a S" * ■ |
■ b1 !♦» ■ |
||||
|
1 • V |
|||||
|
Usci-pe ver-bum, Virgo Ma- ri- a, quod ti-bi per Ange-lum a Dô-mi- |
|||||
|
J l*t - _ |
■ !♦• j ■ ■ ■ ■ % Ai i |
||||
|
S ' ♦♦ |
ai r^"- s ■ |
♦ al > ■ ■ ■ ■ ♦ h* "hJ % |
|||
no transmis- sum est ; cônci-pe per au-rem ; De- um pâ-ri- es & hô- mi- nem :
iy
Ut be-ne-dicla di-câ- ris inter o- mnes mu- li-
i ■ ■ "■ ■ 8
=3V^+*:
e- res. f. Spi-ri-tus
*M-
_s_! — »_a
Sanftus in te descendit, Ma-ri- a :
ne ti- me- as, habes in û-te-ro Fi- Ii- um
i^H^iPaZ ^,— L!J
De-
i. * Ut be-ne-difta.
Ana g-M
dupi. H— -■— T
— ■ ■ r« al» — fr—
|
_D E- â-tus il-le ven-ter, qui te por-tâ- ■ |
vit, Christe, &be-â-ta û- be- ra, quœ te Ia- |
|
|
■ - ■ ■ ■ |
1 T- ■ a ■ |
■ » r ■ " |
|
■ " ■ ■■■ „ a " ■ |
a ' ■ ■ "■■„!■ |
|
|
a |
- |
fta-vé-runt Dômi-num & Salva-tô-rem mundi. f. Qui pro sa-lû-te gé-ne-ris humâ-ni car-nem as-
ha
^P
sûme-re dignâ-tus es. f. Pleni pânibus.
r-j-' ■ ■ ■ ifra ■-
Resp. !-
41
Pi
±3^-.
ER Gabri- é-lis Ange-li os nun-ti- â- tum est Virgi-ni Ma- ri- se, &
P^ZZ53fc3iM5^^
£
N!
Verbum concé- pit e ex- lo : * Et il- lum sus- ce- pit mô- di- eus
[de annuntiatione b. m. V.]
fc*3?
-|-1 ♦ — Ki * ■
m
îF-
r
te- rus, eu- i par-vus fû- e- rat mun- dus. f. Spi-ri- tus Sanctus in te ingré-di-
^r
tur, & virtus Altis-si- mi ob- um- brà-bit ti- bi. * Et il- lum
:
M~L
Fï
i-fi-câmus te, De- i Gé-nitrix, qui- a ex te na-tus est Christus. f. Salvans omnes
S-'-i-r^
:
qui te glo-ri- fi-cant. f. Dat votum o-rânti.
psaii. ,§— jt^^L ~inrv*^'" rr"i~*"az^x
v
M-^K^
34
|
■ ■♦ |
% fil— J |
Irgo De- i Gé-nitrix, quem to-tus non ca-pit orbis, in tu- a se clau-sit vi-sce-
■— - *— ^4=3— g-^-i-ri-j
faïV-.-£-.-^- ==fl
ra faftus homo : ve-ra fi-des Gé-ni-ti purgâ-vit crimi-na mundi, & ti-bi virgi-ni-
itK~r r**3=^H5
s
'♦ ■
tas invi- o-lâ- ta manet. E u o u a e.
Resp. t^-
j— i — Fg
lSl
-1»
S
Xi=i
Ancta De- i Gé-nitrix, * Intercé-de pro no- bis. f. Depre-câ-re pro no-bis Fi- li- um
iFe^-T=
De- i. * Intercé-de Psall
V *
*=FJT^r-rïTÎT~
r-t.
:J5vV— :55=F!
go Verbum concé-pit, Virgo permânsit, Virgo gé-nu- it Re-gem ômni- um
:
re-gum. E u o u a e. Post Kyrie cum Gloria, Ecce ancilla.
[de annuntiatione b. m. V.]
DOMINICA VI. DE ADVENTU DOMINI.
AD MATUTINUM.
)9
Ms. 34-35.
*$. post
15. puai ■. iy|i m 1
E
*3
]• ' r r"J> -an. - 1 j
C-ce annûn- ti- 0 vo- bis gâu- di- um ma-gnum, * Quod
i^=^±t=^^5=^Sii==^
it^H^jil'U^-a-sfli-,. IIt-j^
rit in u-ni-ver-
ter- ra. f. Ve- ni-te exsul-
3— a — a-i-?r«a^ l _ . — .
jr^r- -j-i^:
SPÉ=ff
*P-
témus in D6mi-no, ju-bi-lémus De- o sa-lu-tâ-ri no- stro. * Quod e- rit.
Ana.
E
Ana.
|
■ " |
|
|
■ ■ a ■ ■ ■ ■■■■■■ ■■ |
" |
C-ce Domi-nus noster cum vir-tû-te vé-ni- et, & brâchi- o excélso. Cant. De no£te.
S— fr"ft~" — i\ a ■-■--■«-,-.-■ — ■-■-
-f
^i— ï-S-P-
A- lus no-stra ci-to vé-ni- et, & commi-nu-et jugum servi-tû- tis nostrae.
35
Cant. Confirmâtum est cor.
Ana.
«g i> ■ al-F^-p— CT— g =— a
■ - ■ ■ B-5 ■— i ■ PB— IF
E ■
3— ■ — fr-a8— f« , * ■-
le-vâ- te signum in cas-lo, quô- ni- am pro-pe est Red- émptor sas-cu-li.
*t=^±±
Cant. Domine audivi.
Ad lefl. t$. I. Portam hanc. f. Vidi portam
B_l_! _ E- à-tus û-te-rus Ma-ri- as Vir- gi- nis qui porta- vit invi- si-
^-^z^^iiyz-^^z
F
&
s
afin ■— s— ^
bi- lem ; quem septem tro- ni câ-pe- re non pos-sunt, in e-
ha-bi-
4o
[de annuntiatione b. m. V.]
Ms. 35-36.
ta- re di- gnâ- tus est : * Et por-tâ-bat le- ve in si-nu su- o. f. De-
:^=P&
g_a ■ ■ p»!-» ^ i j. a ■ ■ .-a-fr-B^j-p-B-i.
■ ■ ■ ■ ■ ■
dit i 1—1 î Dô- mi-nus se- dem Da-vid patris su- i, & regnâ-vit in domo Ja-cob in ae-tér-
izz: ■*■ §■■
-s»-»
-S<
♦ i
T— *^V
num, eu- jus regni non e- rit fi- nis. * Et porta...
-m— "-!«
Ana.
'tziÏM$È-£&Z
ap.
s
V^i:
bit omnis ca-ro sa-lu-tâ- re De- i. Cant. Attende caelum.
Ana ad |- crucem ~
M
Issus est Gâbri- el Archân- ge- lus ad sa- lu- tân- dum Virgi-nem
^-fW+a1-^1^^^^!' , , ^f^^^rii-^^fr
Ma- ri- am : A-
ve, grâ-ti- a De- i re- plé- ta : tu so- la in mu-
^=i=^=a^^^
£v
S
li- é-ribus be- ne-di- cla, qua; in- dû- cis in sse- eu- la
Salva-tô-
rnfo an
u^P
36
rem mun-di. Eu ou a e.
Ana in §-
Cant.
'^Tnr
a ■ nj^fl ■ ■ m-à-t*-*-1*-
jT Arâ-
ti estôte, si- mi-les homi-ni-bus exspeftânti-bus Domi-num, quando re-
* *
5^— f—*; rr-M-
£
-F-
vertâ- tur a nû-pti- is. E u o u a e.
Ana in -= ■
Bened. 1i~^~j~'~ * *~
VJ Aude
-■— ■ ■-
dé-te in Dômi-no ; i-te-rum di-co : Gaudé-te; Dômi-nus pro-pe est. f. In saecu-Ia.
Ana in
ïzz s — i - ■ ■ *=-*
-8i
C-;
afrfl\
X=^-
Anti-cum novum cantâ-bant D6mi-no fî- li- i Isra- el, Domino appro-pin-
[de annuntiatione b. m. V.]
41
Ms. 36-37.
quanti. Cap. Laudâtio ejus in ecclésia sanftorum.
Psall.
*-- a âlTTT^^^-'
-« _ r*
t^
Ic-ut ju-râ-sti, D6mi-ne, ad Abra-ham patrem nostrum, fac red-empti- 6- nem po-pu-
fc-^-P— -Lj_z=^i
•■— a-
lo tu- o. E u 0 u a e.
f. cum -=-
^3^3;
J- Olli-te por- tas princi- pis ve-stri, & e- le- va-
tp^-SL^l*^
•tfà^p
IZCTûWm JTvj
n<
^
w
mi- ni por- tas ae-ter-nâ- les : * Et intro- i- bit Rex
±*i3^qp!^±tifl^^
'-%'
5t=S^
glô- ri- ae. ^. D6mi-ni est ter- ra & ple-ni- tû- do
^^:^^^^^-^-^^^^-^7=^
Ï3
5T
e- jus; or-bis ter- râ- mm, & u-ni-vér-
si qui hâ-bi- tant in e-
V41 >a!L^S|Ei^i=;ri^s^J^y%±j
s?
-■ "Mt.wFm-
0. * Et intro- i-
bit Traâl. Rex
t^psj^j^atf^ 37 z^f^^^^î^h:^^^
»?. 1
r-V*
i^^?^=^z^
m
•V
^^5^^^^â^3^4=?^
m
Rex.
Ana.
V
E-ni, D6mi-ne, & no-li tardâ-re. Ps. Deus in adjutôrium.
Psall. Spiritus Sanftus in te. Ambr.
42
[de annuntiatione b. m. V.] [ad missam.]
Ingres L^-_ ^qfl^^
S-i
Ré- di- te Salva-tô- rem no-strum ventû- rum esse cum glô- ri- a : &
l±g3qdSzlP^
Si
vos e- stô- te pa- râ- ti susci-pe-re re- gnum De- i.
Psalmel.g-M-a — ■ i_
:Uv
■Z^t^l^^^N I i—\
Ro- pe est Dômi-nus omni-bus invo-cân- ti-bus e- um,
6m- ni- bus
Si^Sl^'SS^IS^
A
'!<
ï^=r^ *&
qui invo- cant e-
*SS^^S
um in ve-n- ta-
F«-A£ — «V g— g , 'S"fi
jfr. Lau-
dem Dô- mi- ni loque- tur
S
'-H
h'-N'^'^S^S», | ' »~"-g-'— P" V%3\ \~A gf— — ■— »
& be-ne-di-cat omnis ca- ro
no- men sanftum e-
lBA^V^v
Sz^ti
JUS.
M ANE.
Psall. I. Sépties in die. — II. Qui emittit elôquium. — III. Extollite signum. — MI. Domine virtûtum. — V. Laetâre caelum.
VI.
O
^~J~Ta \ .g-,-}^— g-,-,-,— al-fg-j-y
-■ — ■—■—■-
*F^a-
Ra- dix Jesse, qui stas in signis po-pu- lô-rum, su-per quem conti-né-bunt re- a ■-— =
tt^==P=^-^ 38 5£=Z^4f_;
ges os su- um, quem gentes depre-ca- bûntur : ve-ni ad li-be- rândum nos, jam no-
^-Pa ."■ ■
li tardâ-re. VII. Gaude Sion.
[de annuntiatione b. m. V.]
4)
Ms. 38-39.
VIII.
O
is~3~ft-fr a , hiv=i=fi
T
Cla- vis Da-vid, & sceptrum domus Isra- el ; â-pe-ris, & nemo clau-dit; clau-dis, &
^^^^^^^^T^^^r^^^^^^^^f^^
nemo â-pe- rit : ve-ni, & e-duc vinftos de domo câr-ce-ris, se-déntes in té-nebris &
iHv
umbra mor- tis. VIIII. Lastâre Jérusalem propter.
ûz&r
O^
a
^~r« ,+_■--»
J5l£=É
^=s:
O- ri- ens, splendor lu-cis se-tér-nse, sol ju-sti-ti- œ, & cre- â-tor omni- um
*F=^™-f*
ve-ni, & illûmi-na in te cre-déntes. XI. Audi Israël : ecce vénio.
XII.
O
5Ê=3=£
^«-J-fUj^ZFi
A
Rex gén-ti- um, & de-si-de-râ-tus e- â-rum, la-pisque angu-lâ-ris, qui fa-cis
±m=ls=Fçp ZJ
£=■=%
U<
ûtraque u-num : ve-ni, salva homi-nem, quem de limo plasmâsti. XIII. Qui régis Israël inténde.
XIIII.
O
£pt
^—=0*=s-v^
Emmânu- el, Iex & lé-gi-fer noster, exspeftâ-ti- o génti- um, & Salvâ-tor e-
-a-H-=3
mv
3l
â-rum : ve-ni ad salvândum nos, D6mi-ne De- us noster. XV. Bethléem terra Juda.
XVI.
O
iSJO^-î-î
-■ — ■— a — ■ ■-
Sa-pi- énti- a, qua; ex o-re Altissimi pro-ces-si-sti, attingis a fi-ne usque
5t^
39
a
ni — -■ — ■ ■
£=r
£
^=-
:£=H
ad fi-nem, forti-ter, su- â-vi-ter dispo-nénsque omni- a : ve-ni ad do-cén-dum nos
±?__ r» „ r.
vi- am sci- énti- a;. XVII. Exaltâre Jérusalem.
44
[de annuntiatione b. m. V.]
Ms. 39-40.
|
XVIII. «i- |
m J |
||
|
1 ILi -lu rfl ' ■ *_ ■ - |
|||
|
J^-\ - |
|||
|
O |
A-dô-na- i, & dux domus Isra- el, qui Mo- y-si in igné flammae ru-bi appa- |
||
|
■e . a ' |
' " ■ |
_ |
. |
|
15 ■ |
" " " " " Pi ji, |
1 n "♦ a |
al |
|
■ " ■ % |
■ ■ Bl |
||
|
ru- isti, |
■ ♦ & e- i in Si-na le-gem de- di-sti : ve-ni ad red-iméndum nos in brâchi- |
||
|
■î ■ |
|||
|
S %É |
■* ■ |
||
|
1 ♦ a |
o excél-so. XVIIII. Ecce advéniet Dominâtor.
XX. ag^^__-
3=P.
-s-
-a a — s -a — a— a-
O
Vir-go vir-gi-num, quomo-do fi- et istud? Qui- a nec primam te simi-lem vi-
^Ml
:-Pî
sa es, nec ha-bé-bis sequén-tem. Fi- li- as Je-rù-sa-lem, quid me admi- râ-mi-ni? di-vi-num
^— ^^-F?-^*-!-^
est mysté- ri- um, hoc quod cérni-tis.
XXI. g-
G"
-a a-*-
-*— i— "-i— H - ' ■ *~i^r-— *— — ~
Audébunt campi & ômni- a quas in e- is sunt, tune exsultâbunt ômni- a ligna sil-
g-aVU^i
£
s
ix^:
va- rum, ante fâ-ci- em D6mi-ni quô-ni- am ve-nit.
XXII.
E
iHr
a
^_|v . .t^_._iz;
■•p-
- runt pra-va in di-réfta, & âspe-ra in vi- as pla-nas, & vi-dé-bit omnis ca-
ro sa-lu-tâ-re De- i nostri.
XXIII
S— i— -^-Ê-erïVaE
jfl-JZT-ftjL.— 40 qL._âK_a-"_i-.-j
|
r |
R.opter Si- on non ta- cé- |
bo, |
do- nec |
e-gre- di- â-tur, |
sic-ut splendor, |
justus |
|
* f |
||||||
|
■ ■ i |
[de annuntiatione b. m. V.]
45
Ms. 40-41.
xxim. il
P-F-K-Hfc-
3:
-a-g-M-ft
Opu-le me- us, ha-bi-tâ-tor Si- on, no- li timé-re ; pro-pe est ut vé-ni- am, di-
ttf*=ViJ&
cit D6- mi- nus.
XXV.
V
5-a a « aP-4^"" ** M sW^-^s ■ * . „
M
E-ni, Dômi- ne, & no-li tar-dâ- re, li- be-ra nos pô-si-tos in sae- cu-li finem.
s*
XXV1 t$zcï3=^=ri-r- : i.t ! . psIVaj
^ — ■ — ■-•-
E-ni- et ex Si- on Salvâ-tor omni- um, qui e- ri- pi- at, & a-vértat impi- e-
tijRVa-tfUv-.-
ta- tem ab Ja-cob.
XXVII
o
£
i-a — a — ■ ■ ■-■-
B-P.
S
admi-râ-bi-le commérci- um ! Cre- â-tor géne-ris humâ-ni, a-nimâ-tum corpus
^=î-> 8^-"=?
ia\z±?Ër^i—^
sumens, de Virgi-ne nasci dignâ- tus est : & pro-cédens homo si- ne sémi- ne, largi-tus
si
±S
1
est no-bis su- am de- i- ta- tem. XXVIII '.
±
^=i:
V ,
•go hô-di- e fi-dé-lis, & si Verbum génu- it incarnâ-tum, virgo mansit, & post
£^^
MK~TT" — '
■t-
partum quem laudântes omnes di-ci-mus : Be-ne-dicta tu in mu-li- é-ri-bus. XXVIIIl" ~
N
±^z
J_. ■ ' y,
se
E-sci- ens ma-ter vir-go vi-rum, pé-pe-rit si-ne do- 16- re Salva-to-rem sascu-lô-
E=
^•=3X
41
13
s
^zF-T^zans
rum ; ipsum regem Ange- 16- rum so-la virgo
lacli-tâ-bat ù-be-re de cas-lo ple-no.
46
[de annuntiatione b. m. V.]
Ms. 41-42.
XXX
G
■-■ ■-
t=*
■ [ ■ ■ ■ — •-
-sH
Aude- âmus, omnes fi-dé- les, Salvâ-tor noster na-tus est in mundo; hô-di- e pro-ces-
j±Jî±JE
'fi-i'K
s
11
p..
sit pro- les & magni-fi-ci gérmi- nis persevé-rans pu-dor virgi-ni-tâ- tis.
XXXI
fc=-T-
£
:r
UB tu- am mi-se- ri-cor- di- am confûgimus, De- i Gé-nitrix, ut nostram depre-ca-ti-
<tr-*-U-l-Lï=M=ïX=jri:
Vr^r7-^
6-nem ne indû-cas in tenta-ti- onem, sed de per-i-cu-lo li-be-ra nos, so-la casta & be-ne-di&a.
XXXII
^g w-g 5-î-« ! L.-!-
!f!
JLMvfrï
UB tu- am pro-tec~ti- 6-nem confûgimus u- bi infirmi susce-pé-runt virtû-tem &
^-fc F«—
-■ 1-5— B- »
propter hoc ti-bi psâllimus, De- i Gé-ni-trix ve- ra. Post Kyrie cum Gloria.
!_______ — gf1_._ ^_
E
^-Pw-— g-i ■ a ■
*
Gce ancilla D6mi-ni : fi- at mi- hi se-cûndum verbum tu- um. E u o u a e.
[ad MISSAM.]
Ingres.
V
y5ûfr-fl-^. an> . |:
I-désne E-li-sa-beth cum De- i ge-ni-tri-ce Ma-ri- a
di-spu- tân- tem ?
^j^âT-»— a — g^-pa^V- g— p-^~ a — a-rt^-pi^i+3^-^— ^V^a-^
Quid ad me ve- ni- sti, ma-ter Dômi- ni me- i? si e-nim sci-rem, in tu-
i ■ fi11 a gfl,
-j— *-!— JL-y-âl-i- 42 _^I
f ■ 1yA- j
ê-^
um ve-ni-rem oc-cûr- sum : tu e-nim régna- tô-rem por-tas, et e-go pro-
srV
W
1 \ | , -a-^— i-pi-^-a-pi-afli-r
ms — , %'%
phé- tam ; tu le-gem dantem, & e-go le-gem acci-pi- en- tem ; tu
Verbum,
[de annuntiatione b. m. V.]
47
H^— ^a^Ln
s^îfv
*^flr
r
^
& e- go vo-ce proclamân- tis advén-tum Sal-va- tô- ris.
Es-pi-ce, de cas-Io, De- us, & vi- de, & o-
Psalmel
R
^^!zl5^zfez>M^:
-F» Htaft— 3
^ÏZ^fî,^^
n
**■! ^.v
stén-
de fâ- ci- em tu- am,
& sal-
jgqEEifr^jlV*^
ïl:
s-
Qui re-
»
;p!a!li^jzgg3j^^
Isra- el,
in-ten-
de :
qui de-
'^♦t~fV^<~a^V^,T'4^8^~p^~hi~a~^"3^^^~^rf^
dù-
C1S,
vel- ut o- vem, Jo- seph ; qui se-
, ni
5
des super Chéru- bim, âppa- re co- ram Ephrem,
Hiffc^iS^^ig^^^
Be- ni- a- min, e
Ma- nâs-
Cant
O Usci-pi- ant, D6mi-ne, mon-tes & colles pô-pu-Io tu- o, pa-
* Ju- di-câ-bit é-ge-nos pô- pu- li, ut
cem ju-sti- ti- a.
baawosiJgBtMtqg^^
vet fi- li-os pâu- pe- rum. ^. I. De-
1^
us, ju- di- ci- um tu- um da
48
e^
a*%~aQ. ■ \u H frB>*-3
[de annuntiatione b. m. V.]
^♦i — w-8-
ïMa<
r^SzivK^l^v
re- gi, & justi- ti- am tu- am Fi- li- o re- gis ; ut jû-di- cet
pô-pu-lum tu- um cum ju-sti- ti- a, & pâu- pe-res tu- os in ju-
EE^ozcferTi
nb '♦ a \^\f^ =^=^= =^
^ — ji—-%
h&*
♦ ■ ■ ■ a ■ a*a*
di- ci- o. * Ju-di-câ-bit. f. II. Humi- li- â-bit calumni- a-tô-
-a£r»v
e^
tt
âa*^
■f*ap-fr-i ■ J
rem, & perma-né- bit
cum so- le, & an-te lu- nam, ge-ne-ra-ti- 6-nis
î£*
"»+-.-
^=g^^^^^gï^^^
ne- ra-ti- 6- num, & descéndet sic-ut plûvi- a in vel-
s^
bFï^!3^vU''^L— ij^s^:îàxi^rini— — , ^ •-jf*
lus, & sic- ut stilli-
3^-3=^^-5^:
ci-di- a stil-lânti- a su-per ter- ram.
Ana. pt.g _f \
Evang. S ■ m ■ g ïfc-* I . m
rv3?v^
zâta^ a<
zz^z^zfp
g-j r«" ' *
-pse, tamquam spon- sus, pro-cé- dens e thâ-la-mo su- o, exsul-tâ- vit
a-A ' «■ »* _
a
f-%
^a-i- 44
■y*— '^v-j-j-isaft
ut gi- gas ad curréndam vi- am ; a summo cae-
Io egrés- si- o
rt
e- jus.
Offert.
E
S-a*-»fr?ba4
_aS— ■ — ■ — âl^— p-a -c-^afr %■
^■-^-H^l
C- ce
Domi- nus de Si- on
vé- ni- et, & de Je-rû-sa-lem
H^f-pas^^^ ~i
JW- .-«— âl- — £** — -g— gW-s
da-bit vo- cem su- am ; & exsultâ- bunt ante il-lum cœ- li, & ter- ra :
[de annuntiatione b. m. v.] 49
Ms. 44. — Ms. de Muggiasca.
fV^i
T * ' > *a>
TZTâ^^^i
H-.
i*^--^^»-
& in il-la di- e stil-lâ- bunt mon- tes dul-cé- di-ne; & omnes
p^ftaya"^ a,b -fc^Pi aih
«♦^r*
col-
les flu- ent lac, & mel.
Confr. g-
Ci
1— •*- ■-s-^-pii— i-«-«-«i--affc-i-f
Onfirmâ-tum est cor Virgi-nis Ma-ri- se, An-ge-lo D6-mi- ni di-cénte ad e- am :
— = — s — = a ■ a-
b3Tz?=^^rJj^^-îfi^È=^
A-ve grâ-ti- a pie- na, Domi- nus te- cum : be- ne-dicla tu inter mu-Ii- e- res, & be-
ts^=t=TY-/!f^gen^
-flflr
ne- di- ftus fruftus ven-
tris tu- 1.
Trans.
A
:azn=*az1ï=^a:
fe-EF1^
a», i. 3»
-■—■—=—»
a-^3:
ve Ma-ri- a, grâ-ti- a pie- na, Domi- nus te- cum : be-ne-difta tu inter
h
ti^ti^^=^=^^f^^ r.= . y* > A
mu-li- e- res, & be-ne- didtus fru- ftus ven-
[ad VESPERUM.]
tris tu- 1.
Ana in -=-
choro. ±E^i^!^+!tAz: Xf.4-^-W-i-^=r^l
J -?
ir
- rû- sa- lem, sur-ge, sta in al-to, & vi-de ju-cundi-tâ- tem quas vé-
fVii a-. a1\
W1\ a ±
ni- et ti- bi a De- o
îlf Ici un feuillet manque dans le codex du British Muséum ; nous le remplaçons par le manuscrit de Muggiasca.
te
tu- o. $. in Choro. Per Gabriélis. f. Spiritus Sanftus.
Ana.
E
•i-r1—.
C-ce Dôminus se-det su-per nubem le-vem & ve-nit /Egyptum. Ps. In éxitu. Ambr. 7
5°
FERIA II. DE EXCEPTATO.
Ms. de Muggiasca.
■ m m m ■
Ana § — ^— j—
in Magn. — g m M *~i~
Jj E-â-ta es Ma -ri- a quas cre-di-di- sti per-fî-ci- éntur in te quas dicta sunt a
i=S3
-■■_■-
rï
Do- mi- no. E u o u a e.
^•in 6 . rt . ~
Bapt. ■ ■ ■_ u j
Psall. I. Véniet ex Sion.
E
£-A-a-.
^r^=PO:
C-ce vé-ni- et Do- mi-nus, pro-té<5tor noster sanftus I- sra- el : * Co-rô- nam re-
— zzL. ™ ■ ff?5g«_âfljj_
TPi
J_p.ZôN^
1
■ ■ ■ ■
s
«■ni ha- bens in câ- pi-te su- o. v. Ex Si- on spé-ci- es de-cô-ris e- jus, De- us
5
■^--a-i-panzpk u, , j . .\$
no-ster ma- ni-fé- ste vé- ni- et. * Co-rô- nam.
Ana.
U
!
Psall
ni:
ni-vérsi, Domine, qui te exspéétant non confundéntur. Ps. Ad te Ievâvi.
1
V
,-Sfi
t->-rtnrF^ BsH^* S»:
^
M
E-ni, Dômi- ne, & no-li tarda- re, mi-se-ré- re no- bis pô-si- tis in sae- eu-
li fi-nem. E u o u a e.
FERIA II. DE EXCEPTATO.
AD MATUTINUM.
Bf. post|- Hymn. _
E
5=5^ - '^ ,TJzJVfrn^1n^:
fldbj \ ^-i-p-j^ïi
Cce Dômi- nus judi- ci- um re- tri- bu- et : * I-pse vé-ni- et,
J*»
St^^.z^=âU,^
-■ — ■— ■ — a
1 — a ■ a^a?rh-i-— ■
& sal- vos nos fâ- ci- et. f. Ve-ni-te, exsultémus in Dômi-no, ju-bi-Iémus
J:
±±*&±&
De- o sa-lu-tà-ri no- stro. * I-pse.
FERIA II. DE EXCEPTATO.
î1
Ana.
S
Ms. de Muggiasca.
NI
Ana.
E
ON de-re-linques quae-réntes te Dômi-ne. Ps. Confitébor tibi nar. g 1 j i a ■-
a
-go autem cum justi-ti- a appa-ré-bo in conspéctu tu- o, Domine.
Ps. Exâudi Dfie in.
Ana.
Q
t^fc^:
UI te exspéctant, Domine, non confundéntur. Ps. Ad te Domine le.
Ana.
A
Ana.
Ana.
5
J
4-
C-cé- le-ra, D6mi-ne, ut nos salvos fâ-ci- as. Ps. In te Dfie sperâvi.
6 n
i
Uxta est Dôminus his qui tri-bu-lâ-to sunt corde. Ps. Benedicam Dfium.
-■ — = ■-
-Ë-— i^F-a
isj — — — ï
Xi AM qui e:
qui exspéclant Dômi-num, ipsi hae-re-di-tâ-bunt terram. Ps. Noli asmulâri.
Ana.
I
Adlect
G
a
N-ténde Dômi-ne, prôspe-ra & régna. Ps. Eruétâvit.
£
■— ■ — ■ — ■-
i-a-il*^ ._j^=s^5^=^j==irrjZi=J
*-i-rr
Audé-te in D6mi-no sem-per; i-te-rum di- co, gau- dé- te. Mo-dé- sti- a
■flr*
±
*
a-p.
jrrïzzttzte
•ï^ï» itz
S
vestra no-ta sit ômni-bus homi- ni-bus * Dômi-nus pro-
est : ni-hil sol-
Sl A ~seSj
-■ — ■ ■■-■■
i-fi-a^îj
Ut
S
li- ci- ti si- tis. f. Sed in omni o-ra-ti- 6-ne & obsecra- ti- 6-ne pe-ti-
.a
a
fï=^
ti- ô-nes vestrae inno-téscant a-pud
$2 FERIA III. HEBDOM. ANTE NATIVITATEM DOMINI.
Ms. 45.
ff Ici recommence le codex britannique.
S
^
s
De- um. * Dômi-nus.
Rf. II
<~
E c
^É^5Œ^EB^^E
C-ce Domi- nus Domi-nâ- tor
vé- ni- et ; * Et nomen e-
jus
r^m
itft
tt
-fl-pri
~Ti ■
Fi- H- us. y. Hic est Salvâ-tor, quem Prophé- tee di-xé-
Al- tis-
^Ul
:i==zPî=i^zs:
-r
runt ; & hic est Agnus, quem di-xit I-sa- i- as. * Et nomen.
Ana in Benediâi. Gaude & laetâre.
Ana in Miserere. In Israël oriétur.
Ana in Laudate. Laudémus nomen.
$. in Bapt. Qui ventûrus est. y. Deus manifeste.
Ana. Exsûltent & laeténtur. Ps. Deus in adjutôrium.
AD VESPERUM.
$. in Choro. Quôniam rex omnis. y. Omnes gentes plâudite. Ana iii Magnif. Justitia ante eum.
FERIA III. [HEBDOM. ANTE NATIVITATEM DOMINI,
SEU DE EXCEPTATO].
AD MATUTINUM.
i^. post ■ Hymn. "
V
-q-.-^-.-SN^Vi^S
TÎ-:
F«^w
ti-rT
ÎQ
E-ni, D6mi-ne,
& no- li tar-dâ- re; re-lâ-xa fa- ci-no- ra
ïjsSBÊ^^^^^m^zo^^®^
|
ple- |
bi tu- se : * Et ré- vo- ca singu- los |
n terram |
su- am. y. |
De- us |
|
_ . |
. bP^ |
|||
|
•!■ ■ |
a ■ ■ a-a»É _ a - - - ■■ ' a ■- ■ |
f* ■ |
r- ». . |
9 . |
|
> |
virtu-tum converte nos,
& osténde fâ-ci- em tu- am, & salvi é- ri-mus. * Et.
FERIA IIII. HEBDOM. ANTE NATIVITATEM DOMINI.
5î
Ana [i
o
|
Ms. |
45-46. |
|||||||
|
a |
. |
■ ■ |
■ |
' ■ . . |
. |
m |
||
|
■ ■ |
. ' ■ |
,3 |
■ *■ |
|||||
|
■ |
■ " |
■ . ' r' ■ S ■ |
-mnes gentes plâudi-te mânibus, qui- a De- us noster ma-ni-féste vé-ni- et.
h
Ps. Jubilate Deo in voce.
Ana [II]. Deus manifeste. Ps. Deus deôrum.
Ana [III]. Exspectâmus nomen. Ps. Deus in nômine.
Ana [IV]. Ut cognoscâmus. Ps. Deus misereâtur.
Ana [V]. Veni, Domine. Ps. Deus in adjutôrium.
Ana VI. Suscipiant Dne. f. Deus judicium. (en marge).
Ana VII. Notam fac. f. Voce mea. (en marge).
Ad le£l. if. I. Obsécro Domine, mitte. f. Deus virtûtum.
i$. II. Ecce Dôminus véniet. f. Oriétur Stella.
Ana in Benedicl. Ecce Dôminus sedet.
Ana in Miserere. Lœtâre Virgo.
Ana in Land. Parâtus esto.
if. in Bapi. Parâtus esto. f. Cseli enârrant.
Ana in Bapt. Nam qui exspéctant. Ps. Noli œmulâri.
AD VESPERUM.
$. in Choro. Exiet virga. f. Et qui exsûrget. Ana in Magnif. Excita poténtiam.
FERIA IIII. [HEBDOM. ANTE NATIVITATEM DOMINI,
SEU DE EXCEPTATO].
$. post Hymn. Ecce Dominâtor. f. Venite exsultémus. Ana. Osténde fâciem. Ps. Qui régis Israël.
Ana.
5
V
a
a
^a~
46
I-dé-bi-tur De- us de- ô-rum in Si- on. Ps. Quam amabilia sunt. Ana. Osténde nobis. Ps. Benedixisti Domine. Ana. Psallam & intélligam. Ps. Misericôrdiam & judicium. Ana. Annuntiétur in Sion. Ps. Domine exâudi oratiônem & clamor. Ana. Invocâte nomen. Ps. Confitémini Domino & invocâte.
5
a
Ana.
Y
a
I-si-ta nos, D6mi-ne, in sa-lu-tâ-ri tu- o. Ps. Confitémini Dno quis loquétur.
54 FERIA VI. HEBDOM. ANTE NATIVITATEM DOMINI.
Hs. 46.
Ad lecl. jf. I. Intuémini quantus. y. Tôllite portas.
fj!. II. Gaudéte filiae. f. Rorâte caeli.
Ana in Beneditl. Gaude & Isetâre.
Ana in Miserere. Gaudéte filiae.
Ana in Laud. Ecce mitto.
f£. in Bapt. De radice Jesse. y. Et dominâbit.
Ana in Bapt. Osténde fâciem. Ps. Qui régis.
AD VESPERUM.
$. in Choro. Non auferétur. y. Ecce advéniet. Ana in Magnif. Omnes gentes plâudite.
FERIA V. HEBDOM. ANTE NATIVITATEM DOMINI.
[DE EXCEPTATO].
AD MATUTINUM.
i$. post Hymn. Ecce Dôminus judicium. y. Venite exsultémus.
Ad leët. fj>. I. Protéétor noster. y. Redde vicînis.
f^. II. Ecce véniet Dôminus protéftor. f. Ex Sion spécies.
Ana in Benediâl. Ecce Dôminus sedet.
Ana in Miserere. Gaudéte in Domino.
Ana in Laud. Cânticum novum.
i$. in Bapt. Vere véniet. f. Et in manu ejus.
Ana in Bapt. Veni Démine. Ps. Deus in adjutôrium.
AD VESPERUM.
fj!. in Cboro. Ecce apparébit. f. Dôminus cum virtûte.
Ana. Non demus somnum. Ps. Mémento Domine.
Ana. Quômodo cantâbimus. Ps. Super flûmina.
Ana in Magnif. Qui régis Israël.
i$. in Bapt. Gaudéte filiae. f. Rorâte caeli.
Ana in Bapt. Inténde Domine. Ps. Eruftâvit cor.
FERIA VI. HEBDOM. ANTE NATIVITATEM DOMINI,
[DE EXCEPTATO].
AD MATUTINUM.
pjï. post Hymn. Veni Domine & noli tardâre, relaxa, y. Deus virtûtum . Ad lecl. i#. I. Gaudéte in Domino, y. Sed in omni oratiône. fj!. II. Ecce Dôminus dominâtor. f . Venite exsultémus.
DIE SABBATI.
55
Ana in BenediM. Gaude & lastàre.
Ana in Miserere. In Israël oriétur.
Ana in Land. Laudémus nomen.
if. in Bapt. Qui ventûrus es jam. y. Deus manifeste.
Ana. in Bapt. Univérsi Domine. Ps. Ad te Domine levâvi.
AD VESPERUM.
i^. in Cboro. Per Gabriélem Angelum. y. Spiritus Sanftus in te ingréditur.
Alla in Magnif. Beâta es Maria.
if. /';/ Bapt. Ecce Dôminus véniet de Sion. y. Oriétur Stella.
Ana in Bapt.
M
It-te manum tu- a m de al-to, & li-be-ra nos, De- us noster. Ps. Benedi&us Dôminus.
DIE SABBATI.
AD MATUTINUM.
Bf. pOSt
Hymn.
n
fVjl
3S±ï
3&-§P
fet=^=sfc=U=^^
Uxta est Dômi- nus his, qui tri-bu-lâ- to sunt cor-de, * Et hûmi-les
Spi- ri- tus sal- va- bit. y. Mul-tae tri-bu-la-ti- 6-nes justô- rum ; & de
j^szg^^^j^zfr^jV
|UL3-1^
6mni-bus his li-be-râ-bit e- os D6- mi- nus : * Et hûmi-les.
Ad lect.
E
Cce Domi-nus egre-di- é- tur de lo-co su- o, & vé-ni- et & salvâ-
ij==a__Figzivfly
-^•Vë"
._^£ir
Jf
Xf^S
bitpôpu-Ium su- um:*Ut e-ri-pi- at e- um de ma- ni- bus in-imi-cô-
5iJ™Vs^
r8-*"*" 47 -^-a-fi-^'t^i-7— a-
^â:
6- rum. y. A so-lis ortu ad oecâ-sum, ex Si- on spé-ci- es de-
-£-*=&:
s
:fi^=î^v^=;
cô- ris e- jus. De- us noster mani- fé-ste vé- ni- et. * Ut e-ri-pi- at.
56
DIE SABBATI.
Ms. 47.
O1
i<^=^±^
T*-f*-r^±
B-se- cro, Dômi-ne, mitte quem missû-rus es : & vi- de afflifti- 6-nem pôpu-
^â1_J3^3rr| a ,_ i-A_i_â»__â^Z!z|:-i— ^J-^-^^i.:
li ta- i. * Sic-ut lo-cû-tus es, ve- ni, & li- be- ra nos. f. De- us virtû-tum,
-&•-*— ït
^-ai— tf*U
JV-- aA-p._-
convérte nos, & osténde fâ-ci- em tu- am, & sal-vi é- ri-mus. * Sic-ut.
Ana in £
Bened. — i ,♦ '~fr~ j~S~pr
^=D=S=^â
«
AM sur-git O-ri- ens, jam advéntus Dô- mi- ni illûmi-nat mundum.
E u o u a e.
Ana.
E
S
■ ■ ■ ■
a
s
C-ce jam vé-ni- et di- es, quo pro-cédat Dômi-nus de û-te-ro Virgi-nis.
|
£-■■■■■■ _ |
|
■ ■ |
Ps. Confîtémini Dfio.
Ana in Laud.
Si
-%
&
An£ii-fï-câmi-ni, & estô-te pa-râ-ti in ma- ne. Jam e-nim ascén-dit Dômi-nus
in mon-tem Si- on. E u o u a e.
i$. in Bapt. Vere véniet. f. Et in manu ejus.
Ana in Bapt. Veni Domine & noli. Ps. Deus in adjutôrium.
AD VESPERUM.
"f
^
Lucer- narium. H Jfi"^** ■ ■ ■♦ 3:^^**»^ l"~J*~B Tsa~l"Z*aVT» ■ ' ! ' "-—
-S— *r&
m
s
♦ ■ ■
A-râ- vi lu-cér-nam Chri-sto me- o : in-imi- cos
é^^^^zjjzzîItj^
^♦-M-B=-ï>
^-a-a— — fr
jus indu- am con- fu- si- ô- ne
* Super ipsum au-
DIE SABBATI.
SI
Ms. 47-48-49.
M "nv y\**i?m&=^*^^ 48 ^^t^m
tem flo- ré- bit 3±
sanfti- fi-câ-ti- o me- a.
^^^gtefe^^g^^^g^w^t^
y. Mémen-
to, Dô-mi- ne, Da- vid,
te=a
i^^^i-^-T^aV^:^z,±^K
S
ï ' T* " " ï ♦,
♦—M ■"■■♦»
S:
et o- mnis mansu-e-tû- di- nis e- jus.
t.Ar- i rrr>— j— §-■—■% _ .
chidia.
3==:
* Super ipsum.
S
*^^=3B=±=**
4*s
-ï<
Rse-sépe jam ful-get tu- um, lu-ménque nox spi-rat no- vum : * Ve-ni, Re-
i±=^^^T<*>K7ïm=^te^&£%=&
démptor gén- ti- um, ostén- de par- tum Vir- gi- nis. y. Non
îftr
g-a ■ ■ ■ r-1 ■ \ |-^_a B!» ■ jpn,g-ft-p
r
exvi-ri-li se- mi-ne, sed di-vi- no spi- râ-mi-ne. * Ve-ni.
Psalmel
ig-â-i— &♦— -i'*^^^^"^^'^ ■ 1 •-fi**-*-*-*^^-*
U- i sunt cse-
li, & tu- a est ter-
H - ■ ftr-^afl ■ 1 ■— ■ ■ a^n ■a-^.%*^'-g^i^N>i,tiV " ^%
E3^E?
ra ; orbem ter-râ- rum, & ple-ni-tû- di-nem e-
jus tu fun-dâ-
pffî^^^V^^
=jm^^^
y. Mi-se-ri-côr-
di- as tu- as,
rS4<
-fl-Tj-f
Dômi-
in œ-tér- num cantâ-bo
in gène- ra-ti- 6-
j-^n ■ ~^s a ■ | n, a" ■ F^k ■ ■ ■ ^-^^^
ne & progé- ni- e pro-nunci- â- bo ve-ri- ta- tem tu- am in
^E^ffi^5^= 49 ^5
o- re me- o.
Ambr.
DIE SABBATI.
Ms. 49-50.
Psalmel
N
hr
-rjgflïj
s
=j=^:
Xd
Ascé-tur no-bis par- vu-lus, & vo-câ- bi-tur De- us, for- tis. * I-pse se- dé-
J-J £=^3
-■-♦— c-ï-B=»
*Ur-ï
b*
■t-V1}
ÉF
=Ë
^S J«a1
bit su- per thronum Da- vid, & impe-
râ- bit. i. Ma-gnus
Dômi-nus,
T
a
Ut
S
^=^e=s=iqnfl
g
& laudâ-bi- lis ni- mis, in ci-vi-tâ-te De- i nostri. * I-pse.
Psalmel
S
i±
,1:
-i-i
^=s1=^=FX
££
Alvâ- tor noster descén- dit de cas- lo, per Ma-ri- as vîrgi- nis û- te-rum. Ab
-i-i-,=^»j5*- 8 lï ■ hr-8-rVrl»:
-*7-
U^
>a
Ange-lis collau- dâ- tur; * Et vo-câ
tur admi-râ- bi- lis De-
us. ^.Regnum
-P-
•£ât'— ^^.--■y^hr-rtris
iS
:%--
té-ne-o virgi-ni-tâ- tis, & Re- gem gé- nu- i. * Et vo-câ- tur.
Psalmel -
o
Nr
:E=t^^=M±i*^^ta
Bsecro, Dômi-ne De- us, ut ânge-lus, quem mi-si- sti, vé-ni- at i- te-
£É
-i— sfc
=^E
-« a— *^î— m-
-.-.-g^-^-sv^y
|
rum, & dô- ce- at nos, |
quid o-pe-rémur in pu- e- rum, |
* Qui nasci-tû- rus est |
|
|
I |
— _ |
||
|
»! R |
■ ■ |
■ 8I a r« araaK a ■ |
|
|
ï-sfli —L |
i — ^_» |
i |
1 ' |
no- bis. f. Tôl- li-te portas princi- pis vestri,
e-le-vâmi-ni, portas as- ternâ- les,
a
-f-
ut intrô- e- at Rex glô- ri- as. * Qui. (i)
[ad MISSAM.]
Cant.
Q
Ul re- gis Isra- el intén- de,
50 -F-f&fi^ ^—
qui de- dû-
(i) « Et notandum est quod quatuor minores leftores legunt quatuor leâiones ad ofificium ante missam. Et pueri magistri scholarum canunt cantus & psalmellos... Finita missa majori, &c. Berold, Ordo, éd. Magistretti p. 75. » On peut voir dans le Missel de Gaisruck (éd. de 1831) p. 83, tous ces psalmelli reproduits ad calcem, avec les leçons & oraisons corrélatives. Les leçons, dit la rubrique, caiitantur in tono Epistolarum ferialium. La messe proprement dite commence pendant le dernier psalmellus.
IN SANCTO DIE NATIVITATIS DOMINI.
$9
N^-^-a^-^-^^^^fev
cis ve-lut o- vem Jo-seph.
Offert. [Grattage.] Confr. [Grattage.] Trans. [Grattage.] (1).
--L- i; 0 — - ~i"i ■ ■ ■ " I * p_ j~
Ana. I_
v
p.
E-ni- et ex Si- on, qui e- ri-pi- at & a-vér-tat impi- e-tâ- tem ab Ja-cob.
Ps. Benedixisti Domine. Usque ad Osténde nobis Domine.
3-3
ï+=H5=E
Ana.
V
Ana in
=5«=&1
E-ni, Red-émptor génti-um, ostén- de par-tum Virgi-nis. Ps. Osténde nobis Dne.
n.ua 111 m g
Magnif. % . ■— j-
:r-
-*■ — ■ ■— ■ ■-■ — =— ■-
3
H
Odi- e sci- é- tis qui- a vé-ni- et Dômi-nus, & ma-ne vi-dé-bi-tis glô- ri- am De- i.
E u o u a e.
IN SANCTO DIE NATIVITATIS DOMINI.
AD MATUTINUM.
Ef. pOSt |-
Hymn. ^
^-fry-i
^p.
^==**
.s^i
1 À UX lu- cis, verbum Pa- tris lu-cet in Vir- gine ; qui ante sœ-cu-
'^J^Z^^^i
*£
*&
ES
^zjg^^-g
la cum Pa- tre fe- cit 6-mni-
a ; * Ipse hô- di- e no- bis na- tus
est.
=i£-g-p=g^-3 ■TTEsyjTT^ ,_^-uyp,^v^=^a^_^rj^_
f. i. Ve-ni- te : exultémus in Dômi-no, ju-bi-lémus De- o sa- lu- tâ-ri
î>-
»-l^ BfrâY il
stro : * Ipse. f. 2. Prseve- ni- âmus fâ-ci- em e-jus in confessi- 6-ne, & in psalmis ju-
(i) Nous rétablissons les Incipit grattés, d'après le ms. T. 103. Sup. : Off. Ecce Dominus de Syon veniet. — Conf. Confir- matum est cor virginis. — Trans. Ave Maria gratia plena. — Quant à l'intérêt des suppressions constatées ici, nous le relèverons ailleurs en même temps que l'archaïsme de cette messe vespertinale demeurée sans ingressa & terminée par Magnificat comme notre messe du Samedi-saint.
6o
Ms. 50-51
5-iûîi:
jpb^^jP^ZjHi»^
IN SANCTO DIE NATIVITATIS DOMINI.
j-
51
bi- lémus
H : * Ipse. f. 3. Quô-ni- am De- us magnus est Dômi-
^_^-r=ï^.y=JryT%a ..-
nus, & Rex magnus su-per omnes de-
[I11 prima turma.]
os : * Ipse.
Ana.
A
S . ' »-!-,-^5fl.-i-, „ ■ — l — sî^zri!_._._B_!_i — ._§_
■ 1 |_B
summo cae-lo egrés- si- 0 Dômi-ni, & occûrsus e-jus usque ad summum e-jus.
Ps. Casli enârrant... usque ad Testimônium Dômini.
fc=j»
■■• — a — ■— ■-
£
Ana.
T
Ana.
D
Une di- xi : Ecce vé-ni- 0 : in câ-pi-te li-bri scriptum est de me. Ps. Expéctans.
S
* — =— «— = — ■-
Omi-nus di-xit ad me : Fi- li- us me- us es tu : e-go hô-di- e gé-nu- i te.
!
Ps. Quare fremuérunt. Ana. hUTZ^ia
-■ — =— a ■—■,—■-
N
Ana. £ dupl.
O-tum fe-cit Dômi-nus sa-lu-tâ-re su-um. Ps. Cantate Domino.
-3
sa
:2:
ïlï
^
:P-
^ïX.
r%-=3
1 À 7E-tâ-re nunc, sté-ri-Iis, quse si- ti- é- bas, & ex-ûltent de-sérta. f. Et
gau- dé- te, so-li-tû-di-nes Jor-dâ- nis, qui- a Dômi-nus noster ve-nit, & red-é-
S
mit nos. Ps. Omnes gentes.
g —* —s
Ana.
D
&
3t
! f-
Escén- dit sic-ut plû-vi- a in vellus : & sic-ut stil-li-cî-di- a stil-lânti- a su-per terram.
IN SANCTO DIE NATIVITATIS DOMINI.
Ms. 51-52-53.
Ps. Deus judicium... usque ad Parcet pâuperi.
Ana.
±^=m=^ ^Hzr-*-VhB-g-ft±|zz^z=^
U es vi- a, tu es vé-ri-tas, tu es vi- ta mundi, Dômi-ne. Cant. De nofte.
S- 52
Ad lect. S" $.1. ~
I
^3
rrfly^^-pH— i- ""■ n-R13^ —«M-
N princî- pi- o De- us, ântequam ter-ram fâ-ce-ret, pri- ûsquam a- bys-
:V?3j^*Vmv:
W3
3E5
sos consti- tû- e-ret, pri- ûsquam prodû-ce-ret fon-tes aquâ- rum, ân-tequam montes
ëzp_.r.J5gip.-+_s 3v'a ~fi
!
♦ rn.
V^VT*±JHHA^1i!rT
collo-ca- rén- tur, ante
6 ;> ■ ■ a
ri4-*— a-^T
o- mnes col- les
ifs-a
* Ge-ne-râ-vit me
D6-mi- nus.
^^-p^-B^-^-flfr
< — ■-
IT=£
a
f. In prin- ci-pi- o virtû- tis su- as, splendô-ri- bus sanftô- rum su- 6- rum, ex û- te-
s-
XT
iliâz^3
ft5^*fiV- ^—*
ro ante lu-cî- fe
*-.nfi cum inf.
Ge-ne-râ-vit.
■■!=FÎ
a_!_!_353f_ a_>s-â^
^rT^=5
X
.♦*_■_ ^±"j,
5,-zst
c
Ongra- tu-lâmi-ni mi-hi o- mnes qui di-Ii- gi- tis Dô- mi- num :
S^JJ^"~fl=JSÎi>A a^l 3*— FH-â^H
TFî:
qui- a dum essem fâmu-la plâ-cu- i Altis- simo, * Et per me- a vi- sce-
r-a— ft
*lf*»|-*fr My#i=^
^i=it
a
♦-■-?.<
ra, gé- nu- i De- um
g_j .-azîi^i,^ — çjj-gW<
hô- mi- nem. f. Clau-sa pa-réntis vi- sce-ra,
=3^-8^
•*fl==5v
-«-8-5— 9±^T-^f^— «
S
cse- léstis intrat grâ-ti- a : venter pu- élise bâ- ju- lat se-cré-ta quae non né-
* n r*^>r ♦ ♦ ' r*^ >r ^ * ♦ i
rat. fct per me- a. (primas) De- I
02
IN SANCTO DIE NATIVITATIS DOMINI.
Ms. 53-54.
hji*^te^ffj*^^
m
m
mi
tp^d^X^^^^h^^^p^^ i
ît
^
(Melodiœ)
[um &...] S*» De- I
LfbtvHr4=KTftnfc^^
m
mi
H^fwrf^ffirfgaa^rf^^
III IIII V III
IIII VI VII
VIII VIIII
/;;. secunda turma.
Ia lie primis
[um & hôminem.
Ana. — -
_a
P-se tamquam spon-sus pro-cédens de thâ-la-mo su- o. Ps. Testimônium Dômini.
Ana-
T
■•■—■--■ ■— ■ — ■-
XV Edei
-s-
Edempti- 6- nem mi-sit Dôminus pôpu-lo su-o. Ps. Confitébor tibi... in consilio.
Ana.
E
Afia £— ■— J- dupl. ~
■I ■ ■ ■— = ■— m 5—1 ■ ■ ■ m—= — s '■ — ■■■■■■
J5 —a E_a 1 _hi ■ a g —
-go primogé-ni-tum ponam te, al-ti'ssimum super re-ges terras. Ps. Misericôrdias tuas.
S
Pi-ri-tus Dômi-ni super me : propter quod unxit me e-vange-li-zâ-re paupé-ri-bus. l5^
^^H-^-prH^-
3
54
f. Misit me sanâ-re contri- tos corde, prae-di-câ-re advéntum Dômi-ni, quôni- am
i
vp-nit. Ps. Unxit te Deus, Deus.
IN SANCTO DIE NATIVITATIS DOMINI.
M s. 54.
6J
Ana.
E
-go sum Dôminus, qui loquor justi-ti- am, annûnci-o ve- ri-tâ-tem.
Ps. Domine Dôminus noster.
it
^=&
Ana.
|
Nnunci- avé-runt cae- |
li justi-ti- as Dômi-ni |
& vi-dé-runt omnes pôpu-li glô- |
ri- am |
|
|
C . |
■ « |
|||
|
■ ■ |
a ■ |
|||
De- i. Ps. Dôminus regnâvit.
Ana.
N
4t
T-
ON est sanftus, quô-modo Dômi-nus : & non est justus, quômodo De- us noster.
Ps. Confirmâtum est.
^b=;£=k±^±^±%ïti^±z=lttK==ïl
B
8
E- â-ta vi-sce-ra Ma- ri- se Virgi- nis, quae por-ta-vé- runt se- ter- ni Pa-
-s^-M— H-9-8-*»
^a
^zl^-îfc
a^
■ ■ B ■
tris fi- li- um : & be- â-ta û-be-ra, quse lafta- vé- runt Christum Dô- mi-num, * Qui
T
3
>4^
:m
Ai
-■,♦, an ■ 11 J
hô-di- e pro sa-lû-te mun-di ex Virgi- ne na- sci di- gnâ- tus est. f. De- dit
frj ai
g-i_i_p.5-i_^_L-j .._a — ■_g_L_g_p^ïn_|_j ,_a-g-g-a
a b ■ ■'
il— li Dô- mi-nus se- dem Da-vid patris su- i : & regnâ-vit in domo Ja-cob in as-
i=£
=d
a
térnum. * Qui hô-di- e.
t$. II cum g =-
pueris. | -*-■—■-
-afr-fi
■ ■ a a
Ka-pî=zz^â=Œ^=^
Ontre-mu- é-runt 6-mni- a membra me- a, dum nuncia- -ré- tur michi
64
IN SANCTO DIE NATIVITATIS DOM1NI.
Ms. 54-55.
par- tus : & ingre-di- én-te in me .spi- ri- tu De- i, re-flô-ru- it
m^*
■♦ *%— a^
»
gfi fà m -|^Z3Zji^
L=-V-î
ca- ro me- a. * Qui- a germi-nâ- vit germen justî- ti- se Salva-
a
I^Ht!!ftS=?£^
tô- rem mun-di. y. Ecce e-nim ex hoc be- a- tam me di-cent om-
fJ»^J]£
nés ere-ne- ra- trac.
melodia.
]MMg^pfe^XJy^
V3-
it\erum\
-air-a^*E
ftr^-VP
it\erumJ\
ar-riE
t\rac.
ilia [met.
>&£
TTKts^èsç.
iterum.
In UIa turma.
ti- 6- nés.
* Qui- a.
Ana
il:
P^
E
X û-te-ro ante lu-ci-fe-rum gé-nu- i te. Ps. Dixit Dôminus.
Ana.
iB rsif8 -,-^â^r
a
/E- li & ter- ra, ma-re & ômni- a, quae in e- is sunt, da-te glô-ri- am
|
■E ■ |
L: |
|
ï_Pë_b |
■ |
De- o. Ps. Salva me Deus.
Ana
i«pi ££=^J=â=£
p.
-î-
a
a p.
Q
Uis est iste, qui ve-nit ex Edom, ru-bor vestimentô-rum e-jus ex Bo-zor? f. Et
■ ■ ■ — ■ an^if
afo^
-.-TZjK
-■—■—= — a — m-
sic spe-ci- 6-sus in sto-la spléndi-da ; qua-re ru-bi-cûnda sunt vestiménta tu- a ?
i^— —
Ps. Dôminus fortis & potens.
IN SANCTO DJE NATIVITATIS DOMINI.
65
M s. 55-56.
Ana. S b_
V
Ana dupl.
H
4
Ht
-■■■-■-
56
E-ri-tas de terra orta est, & justf-ti-a de cae- lo prospéxit. Ps. Benedixisti Dne.
Si
*£
te
_3> ■ i-^=|:
M
IC est Salvâ-tor, quem Prophé-tae di-xé- runt : & hic est Agnus, quem di-xit
tm^g
:Ers£j=z;
a
E- sa- y- as. f. Hune annunci- â- vit Gâbri- el Virgi- ni : ipsum ado-rémus, & e- i
r
-■—■ ,1»» —
F« — ■ ■
servi- â- mus. Ps. Venite exultémus.
Ê=£
Ana.
:£
-3— ^t
A^:
o-râ-bunt e-um omnes re-ges terrae, omnes gen-tes servi- ent e- i. Ps. Parcetpâuperi.
Ant.
O
■ i_
V~^T-\
K=qt
-pé-ru- it ca;-los ma-jéstas Dômi-ni, & laude e- jus ple-na est terra.
Caut. Domine audivi.
AdLect.
' j^^g^j^^-» p. . ^M^r^r. * ^-
V
Irgi-ni- tas re-gâ-lem no-bis hô-di- e par-tum di-vi-na vir- tû-te 0- pe-
Vâ-fi— ^"-JBS > I „ ■ ■ ^ fr . JP% l*fi-î**— r
3U-riUJi^=3
râ- ta est : qua so- la pu- ér- pe- ra ae-térnae pu- ri- ta- tis glô- ri- a fui-
■ ■ . fr
qff
iS^-Nilr^^,,^^^
|
get : * Agnum De- |
i Chri- stum mun- di |
prô- tu- |
it pro-tectô- |
rem. |
|
_ _ ..- _ _ tri ... _B__ |
■ A ' ■ |
9 ■ ■ J |
||
|
rf ■ « P" |
■' ■ h« a r« ■ a ■ |
■ a'-a^ |
||
|
55 . ■ ' |
||||
|
% |
f. Ve-re grâ-ti- a ple-na es & glo-ri- ô-sa permânes ; qui- a ex te no-bis hô-di- e
V ■ Bit:
ÎË5
^
> ■ *% rTT
na- tus est Chri- stus, per quem fafta sunt ô-mni- a. * Agnum.
Ambr. g
66
IN SANCTO DIE NATIVITATIS DOMINI.
Ms. 56-57-58.
* n- *-g ■ "iv^— Aa > brr^ 57 ^— ^fl1^1^— f.a»a' ,A-
T
U rex glô-ri- ae, Chri- ste, tu Pa
30*:
ï^
^zâiîzz^iÎJjV-p.
tris sempi- tér-nus es
"ftr
3=F-
tmŒt
.1.
Fi- li- us : * Tu ad li-be-rândum hô- minem, non horru- i- sti Vir-gi- nis
S
-■-■—■ — 1-
g^=a^-:>4r* ■ jW- .♦ rfK fc=i ■ â>~*
35^&
û- te- rum. f. Ti- bi omnes Ange- li, ti-bi & Archân-ge- li, ti-bi cas-
a-P-
-** — ■ — ■ i f
l£=P
-bV
-V4
li & u-ni-vérsae po- te- stâ- tes, hymnum ca-nén-tes di- cunt. * Tu ad li-be-rândum. -.-■ i-
Ana. i
a"
tftr
-nT-/ . s-
T-tén-de cae-lum, & loquar : da- te magni-tû-di-nem De-o nostro : ju- stus
5
a
V-tf
a — «—a
sanftus Dôminus. f. San- <5tus, sanctus, sanftus Dôminus. Cant. Et âudiat terra.
Ana ad =- Crucem j~
H
— a^-fi-j^Vi—
*E
^r^^^Vâivr^
Odi- e no-bis cae-16-rum Rex, per Vir-gi-nem na- tus ad- vé- nit, ut hô-
h^JVx=?=^^^
Jr
re- gna cae-lé- sti- a re- vo- câ- ret. Gau-det
:3:
mi-nem pérdi-tum
>a
a-^
WK-vF^: J*8' ■ . BWT=5%T „ -^
e-xér- ci- tus Ange-Iô- rum; qui- a sa- lus ae-tér- na humâno gé- ne-
T f *aN a^V'H^s^rR -&&=&
ri advé- nit, al-le-
ia. Eu o u a
Ana in Cant.
H
58
IC De- us me- us, & hono-ri- fi-câbo e-um : De- us Pa-tris me- i, & e-xal-tâbo
-H i ,_« — U
e- um, qui- a factus est nobis in sa-lû-tem. Cant. Cantémus Domino.
IN SANCTO DIE NATIV1TATIS DOMINI.
67
Ana in £-
Bened. M-»-*— -
A=>
j-m-
--a=£
Nge-li Dômi-ni & fi- li- i hôminum, hymnum di- ci- te : Glô-ri- a in excél-sis
S-ft ■ | : , *~a «-Zfl^fci
■ ■ "■ * i i i fi
— ZE ■:_ p.-!.
|
De- |
o ; qui- a |
na-tus est no- |
bis hôdi- e Christus Dômi-nus De- us no-ster. |
|
s , |
. - ■ |
||
|
■ - - a |
|||
f. In sœcu-la.
Ana in £-^-W— |-
Laud.
H
Odi- e in Béthle- em pu-er na-tus est, & nomen e-jus sanftum & terri-bi-le.
Cap. Cu-jus i-ni-ti- um factum est su-per hûme-rum e-jus : & vo-câ-bi-tur nomen e-jus : ma-
e ■ ■ ■ ■ ■ — -
gni consi-li- i Ange-Ius.
■"-' ±^.— .— 7A-^4i!^_ dt
Nténde qui re-gis I- sra- el, Su- per Ché-ru-bim qui se-des ; Appâ-re Ephrem co-
V ■ i . ■*■ ■ ■ j,
■f
-p*
r
ram, éxci- ta Po-ténti- am tu- am, & ve-ni.
R?. diaconile I
E
'^-#»& a^F7r^a^^8^iTF^fr}virjï
X û- te- ro ante Iu-ci-fe- rum * Gé-nu- i te.
fzzî"zs— ï-r-" — —frz .ici — \—jt ^-^ftiv-r
s
:^-« ■ bF*
fiT= aS I s
Yl=t'
^
^. Di- xit Dômi-nus Dômi-no me- o : se- de a dextris me- is :
S
jj\ aV% $\ T-
Gé- nu-
Psall.
IsJ!«-!-^J— ra~i S~* p<__pj_p.-—
£=Afl-*
59 Zj
U- râ- vit ad Abra-ham patrem nostrum, da- tû-rum se no- bis : vi-si-
68
IN SANCTO DIE NATIVITATIS DOMINI.
Ms. 59.
/v , ■ I J!— tB^=£-£
ta- vit nos be- ne-di-ftus Dô- mi-nus. E u o u a e.
i^. cum =- pueris. r
E
^77-^3^^.1 ■ ^a,ta .'• ^N^
^•^1^-!-^ ■ a., ..n*'1'. iîhm E ! aï*
C- ce annûn- ci- o vo-
bis gâu-
b^^^^|-r^^^ia^r^^^^
di- um ma-
gnum, quod e- rit om- ni pô-
l^f*:^^-^511^^
pu-Io: *Qui- a na-tus est hô- di- e Sal-vâ- tor mun-di, al- le-
H3
:h
fta est mul-ti- tû-
lû- ia. f. Fa-
Ange- 16- ru m laudân-
do
ti- um De- um, & di-
0£=
1^-p.zgJi^T— 'p.
Lmj^zMS^ — ^^
ffi— iî-a
cén- ti- um : Glô- ri- a in al-tfs- simis De- o & in
^±^%
ter- ra pax
* Qui- a na-tus est. TraSt. al- le-
bâfrai .a,,. 1 a^^ \l%^ Afr^
lû-ia.
Ana.
*=
■ i §
E-c
Cce ipse est quem ventû-rus est ; cu-jus virga flô-ru- it de ra-di-ce Jesse.
Ps. Benediftus Dôminus Deus Israël.
Psall.
■ a ■ a r«
É^=S3I
'■ -' ■ ■ ■
■w
^
ER visce-ra mi-se-ri-côrdi- as su- as, vi-si-tâ-vit nos Demi- nus in domo Da-
IN SANGTO DIE NATIVITATIS DOMINI.
69
Ms. 60-61.
^60 =£*=*!=
l^H4
^T
■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■
vid pu- e- ri su- i. f. Ad fa-ci- éndam mi-se-ri-côrdi- am.
[ad MISSAM.]
'T8 5 3 ^TâTi~^r=^XFg^=^===J','â^
UX ful-gé- bit hô- di- e su- per nos : qui- a na-tus est no-bis D6-
^^^-ml a^-1
a 1 1 > iK^*-f^*f*-T^ ^pgi^rr~" " ■ ^Ms
mi-nus : & vo- câ- bi-tur ad-mi- râ- bi- lis. De- us, Princeps pa-cis, Pa-ter fu-tû-ri
h
fu ■ y i-^-J^ï^v-^-^^— a-M^-aft-
sœ- eu- li : eu- jus re- gni non e-rit fi- nis.
PsalmelF^ .-- 1 i*
ls-
ï — ^-ri-J-rV^a-" 1 r 'JAa
J ^3 . .a a»Aa<
ilKvk
■a nj.
E-cum prin-ci- pi- um in di-
tu- ae splendô- ri- bus sanftô- rum, ex û-te-ro
^^-—r**?^---! .^ : ^j-a
85*5;
■ ■■■♦.il»
%:
" *** Wl — 0
an-te lu- ci- fe- rum
ar-aj
nu- 1 te.
ijjip.^i^.t^-s^ v.v.a
ï
j-j— ■ fl-j
♦^♦">A l>
w
T
^. Di-xit Dô- mi-nus Dô-mi-no
HisaiH3U^
0 : Se-
-3- -s-
de a dextris me-
^j^^=^g=g_^^g^^g^^^
do-nec ponam i-nimi-cos tu-
bz^ ^ 3^_ 6i ^té^z^^rrf^**^^^
scabél-lum pe-dum tu-ô- rum.
7°
IN SANCTO DIE NATIVITATIS DOMINI.
Us. 61.
C V sa\
■Ç. in
Alléluia,
H
^-H-Tift^Ti-
y^M^[^=fcpà^
Odi- e
in Béthle-
hem pu- er na-
■1% vla^£
Jf 1 * %_« ■ ■ gl » *»4 * B^ il ■— I
tus est :
& no-
men e-jus
sanétum
J-":
-S-Hl — ■ ■ à—
& terri-bi- le. Ana ant.-=-
vJT L6- ri- a in excél-sis De- o, & in terra pax : al- le- lù-ia, al-le-lû-
tt
f» 1 fl<
ia, al- le- lû-ia.
t5* pt- ri ■ ■ aïs— — ; , „ — r.
é
Cce annûn- ci- o vo- bis gâu- di- um ma- gnum, quid e- rit in u-ni-vér-
fl'"^ jju ■
a
5
sa ter- ra : Hô-di- e na-tus est no-bis Salvâ-tor mundi in ci-vi-tâ- te Da-
S-fraas~[ ■ ■ftfïifi
U3ïC!=s^===^
«:
?~ i ' %tas ■■■-a—" fr ^zâi»^~7+L-
vid : regnâ- bit, & re- gni e-jus non
4-1
e- rit fi- nis, al- le-
lû- ia.
Offert.
E
^zâzjj^=â-J^a-Fg-
J<r. ^-i^^-ii^ah-K^W
n«— a-
C-ce apértum est tem- plum tabernâ-cu-li te- stimô- ni- i
>a . , al ! ^*rfHtrWV^fl
^f'a p. ■ Bl .izpr^^f-rte-^-a^j
^ZV^zV^ifLi^^
a^.
& Je-rû-sa- lem no- va descén- dit de cae- lo, in qua est
IN SANCTO DIE NATIVITATIS DOMINI.
Ms. 61-62.
^^^^^jj^^^^^^^^gfe^ 62 ^^i
1
se-des De- i & A- gni : & ser- vi e- jus ôf- fe
i±
— iH^jw^ i s 3r. p,
runt e- i mû- ne- ra,
a^-
jfagip
di-cén- tes : * Sanétus, San- élus, San- élus,
— sîT8**/^^* — ~ p; a
1
tEfcpttl
ri^vrj
Dô- mi-nus De- us omni- po- tens : qui e-rat &
qui est,
y, ■♦» a»
a^n-aHâ-ï
a ■ 'ii
& qui ven- tû- rus est.