DELEGATION EN PERSE

MEMOIRES

TOME VI

TEXTES ÉLAMITES-SÉMITIQUES

TROISIÈME SÉRIE

MINISTÈRE DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE ET DES BEAUX-ARTS

2 . DÉLÉGATION EN PERSE

MÉMOIRES

PUBLIÉS SOUS LA DIRECTION DE M. J. DE MORGAN, DÉLÉGUÉ GÉNÉRAL

TOME VI

TEXTES

ÉLAMITES- SÉMITIQUES

TROISIÈME SÉRIE ACCOMPAGNÉE DE 24 PLANCHES HORS TEXTE

PAR

V. SCHEIL

Professeur à l'Ecole pratique des Hautes-Etudes

PARIS ERNEST LEROUX, ÉDITEUR

28, RUE BONAPARTE, 28 I905

b

J

INSCRIPTION DE UR ILIM

Les vases en terre cuite ornés d'inscriptions ont fait leur apparition à Suse. Nous trouverons plus loin tout un lot de pots cvlindriques au nom du prince Attahusu 'ou Attapaksu). Le

fragment joint ci-contre' est d'une époque bien plus ancienne. Il nous conserve le nom d'un patési : Ur i-[H]-i[m]. Le signe antérieur de la ligne 2 se présente pour la première fois sous cette forme, et ne saurait être lu autrement que Ur (dont il est le gunu). Le dernier signe, i[m], est à remarquer pour le redoublement de son appendice triangulaire. Ur, « homme, serviteur » étant généralement, dans les noms propres, suivi d'un nom divin, et i amorçant précisément le nom même de la divinité, notre restitution i-[li\-i[m\ est des plus plausibles. On ne tirera aucune objection ni du concept exprimé, ni du mode d'expression. Nous avons, sur l'obélisque de Manistusu, signalé quantité de noms ainsi constitués : Sarru i-li (=NI-NI), A, 15, 25; I-li (=NI-NI) Ahi, A, 13, 10; 16, 1; C, 5, 2; Kal i-li (=NI-LI), A, 14, 4; Gimil i-li-su (=NI-NI-su), A, 10, 8. Le signe im ne peut exprimer que la mimmation. S'il était question du dieu Adad,on aurait rendu simplement le prédéterminatif (qui ne se prononçait pas) par ^, et on n'aurait pas épelé le mot : i-li. Comp., par exemple, Gimil i-li-su et Gimil (du)

Dagan.

La dernière ligne contenait manifestement le mot patesi.

Il est mieux de n'émettre aucune opinion sur la première ligne du fragment.

t. Dessiné par J. de Morgan.

INSCRIPTIONS DE NARÂMSIN

i

(Pl. i, i)

Nous trouvons un premier texte du grand roi Naràm-Sin sur la base d'une statue en diorite. Cette fois encore, les Assyriens (ou d'autres) n'en firent pas à demi; il ne reste du personnage mutilé que les pieds. Mais la légende n'est point martelée, et le récit nous conserve, outre la mention d'un fait de guerre important, tout ce qui constituait son objet propre : extraction de pierres dans le pays vaincu de Màgan, et érection de la statue du vainqueur dans son propre pays. Telle quelle, cette légende nous apparaît comme la plus importante qui ait été découverte jusqu'à ce jour, du roi Narâm-Sin. Elle nous intéresse plus encore par ce qu'elle nous révèle incidemment que par son objet direct. Ainsi apprenons-nous que Narâm-Sin était le suzerain de neuf vassaux qui l'accompagnaient dans ses expéditions. Ce sont évidemment ces mêmes neuf vassaux qui figurent sur la belle stèle, publiée et décrite dans les Mémoires de notre Délégation (I, pl. X et II, 53), et qui étaient énumérésdans le texte adjacent : prince de Sidurki,

Satuni de Lulubimki, et autres.

Il ne m'appartient pas d'insister sur le bon goût de l'écriture, mais qui ne verrait qu'elle rappelle à sa manière, dans ce nouveau document, tout l'art pur et gracieux du relief de la

grande stèle !

1 . >->Jf- Na-ra-am (ilu) Sin

da-num

sar

ki-ib-ra-tim 5 . ar-ba-im

sa-ir

10 -1 (=9) KAS + LIGIR

in sàtti 1

is-tum 10. KAS-L1GIR KAS-LIGIR

[an]-nu-ti

Col. 1

10

Naram Sin,

le puissant,

roi

des régions

quatre,

chef militaire

de neuf vassaux,

en une (certaine) année

après que

les vassaux

ceux-là mêmes

INSCRIPTIONS DE NARÂM-SIN

ip-hu-ru

u

su . . . (mes)

su (ou si)

u

se furent assemblés

et

les

(au bas de la colonne, quelques lignes mutilées)

(le pays de) su

et

Col. 2

i . Mâ-gan-ki SAG-GIS-RA u

Ma-ni-u[m] 5. bel

Mâ-gan-[ki] SU-GAB-[GAB] in sa-tu-su-nu TAK-TAK e-siq-qa

10. i-bu-lam-ma a-na

A-ga-nê-ki ali (ki)-su u-bil-lam-ma

1 5 . salam-su [MU]-RU

20. [sa] duppam [su-a] [u-sa-za-ku]-ni

[(i'u)]

u 25. [(ilu) ki

isid-su li-zu-ha

1 . Mâgan

il subjugua,

et

Manium 5 . prince

de Mâgan

il terrassa ;

dans leurs montagnes,

des pierres il découpa, 10. débita et

à

Aganê

sa ville

il transporta et 15. sa statue

il fit,

20. Celui qui la légende

celle-ci

enlèverait,,

que le dieu

et 25 . le dieu

son fondement

arrachent

INSCRIPTIONS DE N XUÀM-SIN

u et

SE-ZIR-su sa progéniture

30. li-il-gu-da 30. qu'ils perdent !

Coi., i

6. Sa-ir, rac. -W, sens tiré du contexte.

7. Le groupe que nous transcrivons provisoirement par KAS + LIGIR a été signalé dans les volumes précédents de cette série, I, p. 54 ; II, p. 2. On trouvera des variantes dans les Recherches, etc., de Thureau Dangin, 169 (cf. 448 bis). Le signe KAS, en tête, est matériel- lement indépendant dans le groupe, d'après Text. élam. sémit., II, pi. I, 2 il se trouve bien isolé de la suite. Quoi qu'il en soit de l'identification du deuxième signe avec LIGIR sans gunu, nous pensons sortir cette fois, quant à sa signification, du champ des hypothèses. Le titre (s air) du roi s'exerce sur neuf entités qui ne peuvent être que des personnes (qnnûti iphuru). Celles-ci, en effet, s'assemblent pour une action commune. Or, sur la grande stèle de notre roi, les personnages qui le suivent à l'assaut sont précisément au nombre de neuf, trois en première, quatre en deuxième, deux en troisième lignes. Voilà une coïncidence bien frappante. Il s'agirait donc de vassaux de Narâm-Sin. Le mot exprimé par KAS-LIGIR pouvant avoir, selon le contexte, un sens abstrait et un sens concret, nous rendrions comme il suit, les divers passages il se rencontre :

Grande stèle (Textes élam. sémit., I. 54) :

... A ..., prince de Sidurki, Satuni, prince de Lulubimki s'assemblèrent 'et accomplirent le service de guerre contre...

Ibid., II, 2 ... :

Pour le service de guerre, j'ordonnai (umar-(ar), pour uma'ir) qu'ils se réunissent.

Zeitschr. fur Assyr., XV, p. 248, Texte AH, 82, 7 14, 1023 + 24 (Jensen) :

. . . J'ordonnai aux rois des villes de l'autre côté de la mer, au nombre de 32, de s'assembler pour le service de guerre, leurs villes

Comptes-rendus de l'Acad. des Inscr. et Belles-Lettres, 28 août 1896 :

En l'année Sargani sar ali leva et commanda le ban d'Élam et Zahara contre (?) Uh et Sakli.

Année le roi établit le vasselage de Guti.

Année le roi établit le vasselage de Uruk et Naksu.

8. Il n'est pas acquis qu'il doive s agir, dans cette ligne, de la première année du règne, malgré la présence du chiffre 1 . Les formules de suscription de Sargani sar ali citées plus haut et se rapportant à des événements distincts portent pareillement avec une légère inversion : in \ satti « dans l'année où... ». Défait, d'après le texte des Omina (voir plus loin), la campagne de Mâgan a suivi celle d'Apirak et n'a vraisemblablement pu avoir lieu en la même année de règne.

10. Le pluriel est rendu par la répétition du signe.

INSCRIPTIONS DE NARÂM-SIN

Col. 2

i. L'expédition de Mâgan est déjà connue par la fin des Omina : « Narâm Sin qui (sur la foi de ce présage) alla au pays de Mâgan, prit le pays de Mâgan ... et sa main captura le roi de Mâgan. » Le nom du prince, qui manquait dans ce texte, se trouve acquis dans le nôtre : Maniwn. Mâgan était associé à un autre pays, puisqu'il est question de leurs montagnes (satusunu), ligne 8. Les deux récits concordent pour le fait de la capture du roi (appelé ici le « seigneur » (bêlu) de Mâgan).

4. Restitution des plus pausibles : Maniwn, nom sémitique dans Cun. Texts, IV, pi. 10, 5, 21, et 'J12. Is. 65, 11. Pour l'arabe et lenabatéen, voir les dictionnaires, par exemple,

Buhl, p. 434, 435.

7. SU-GAB-GAB; cf. Brunn., 4480, etc., kitmuru, labânu, pahû.

9. Esiqqa est le terme technique pour la taille des pierres ; . . . ina sipir harrakûte esiqa kiribsa « (sur les murs du palais), par l'œuvre des tailleurs de pierres, j'y gravai (les hauts faits d'Assur) », Assarad. VI, 13. Musarê . . . tamsil sitir sumïa esiq (e-siq) sirussun « j'y gravai des textes comme l'inscription de mon nom (dans le genre de ma propre légende) », Beitr. zur Assyr., 3, 256, col. IX, 29.

Ici, le même mot ne peut signifier que X extraction de la pierre, dans la carrière. La nature de la pierre n'est pas spécifiée. C'est la matière de cette statue même qui fournit le document, beau diorite que Gudêa, St. B, VII, 10-11, appelle tak kal(=usû, usa, usi) et qu'il prend dans la même contrée :

kur Mâgankita tak usù imtauddu,

pour le même but, alannaku

mutu

10. Ibulamma de nabâlu (pour ibbul) est d'un emploi fréquent dans les textes historiques, quand il s'agit de villes ruinées, saccagées. Dans ce cas spécial, le mot paraît marquer le travail intermédiaire entre l'extraction (esiqqa) et le transport (ubilamma), c'est-à-dire le débitage ou la mise en morceaux de forme et taille voulues, des gros blocs extraits et découpés de la masse. Nabâlu et naqâru vont de pair dans les récits de ruine de villes. Tous deux se disent également de la taille des pierres. Pour naqâru, avec ce dernier sens, voir Jensen, KB., VI, 502.

1 5 . KUS-su se trouve enfin défini avec le sens de « statue », comme je l'avais insinué dans Text. élam. sémit., II, p. 3, note 1. <-*f- KUS est un dieu Salmu d'après Brunn., 6381, et notre texte est en effet gravé sur une statue (salmu). Le document ci-après fait encore allusion à un KUS-su, de même que le texte de Karibu sa Susinak du premier de nos volumes, p. 63, col. II. ligne 3, et se trouve pareillement gravé sur une statuette.

INSCRIPTIONS DE NARÂM-SIN

II

(Pl. i,

0

i . A-na

(ilu) Nin-Nêr-Unu (ou Uru) a-na

^5.|(ilu) Na-ra-am (ilu) Sin da-nim RU NI-ZU sarri

ki-ib-ra-tim ar-ba-im

Sar(?) ali (?) is-da-gal dup-sar sabrî bîti salam-su A-MU-RU (ou SUB)

10

i . En l'honneur

du dieu Nin-Nêr-Unu (ou Uru)

pour

(lavie(?) du) 5 . divin Narâm Sin,

puissant,

sage,

roi

des régions io. quatre,

Sar ali isdagal

scribe,

devin domestique,

sa statue 15. a fait (a voué) .

2 . Nin Nè(r)-aru (ou unu) est pour ISlin Né(r)-uru-gal, la déesse épouse de Nê(r)-ur(u)- gal, appelée aussi Laz et Ereskigal.

4 Lio-ne illisible: l'on s'attend à un mot NAM-TI-LA = (ana) balai, d'autant que la suite Narâm Sin danim est au génitif. Les traces des signes disparus n autorisent pas cette lecture. Le premier était-il na ? Le deuxième ressemble à un grand signe ê, bîtu, kit, lil ou à quelque chose d'approchant. Le dernier enfin aurait pu être la.

7 . RU NI-ZU peut se rendre par mudî purussê « celui qui est entendu en sagesse humaine et divine » et se trouverait bien appliqué de la part d'un scribe qui est lui-même Sabrî bîti « devin du palais ». Des lectures ru-i-zu « son ami », ou encore, avec une nuance violente, (prenant RU avec son sens de maqâtu, sumquhc) mudî "sumquti, « habile à terrasser » ou enfin « celui qui sait vouer, donner » (zaninu), d'après Brunn., 1435, me paraissent moins plausibles. Pour mudî purussê, mudî tertim et les idéogrammes, voir Brunn., 130, 1438, 1457.

1 1 . Le nom du scribe, auteur de la légende et de la statue, se terminait par isdagal. Un autre artiste au service de Narâm Sin, et auteur du texte (Thureau Dangin, Rec. de Tabl. Chald., 170), s'appelait Sar ali isdagal. Il s'agit probablement d'un même personnage.

14. Pour KU S- su salam-su, voir le Commentaire du texte précédent.

INSCRIPTIONS DE KARIBU SA SUSINAK

i

Légende d'un Pivot de Porte

Karibu sa (ilu) Susinak pa-te-si

Susi (ki)

A remarquer les signes dont plusieurs présentent des varian- tes graphiques curieuses. Celui qui entre dans la composition des noms de Suse et Susinak, ERIN, apparaît ici (ligne i et 3) sous la forme d'une cage à claire-voie surmontée à l'a- vant d'une guérite à claire-voie, bâtie sur le toit de la cage, d'où le gardien levait la trappe pour lâcher les fauves (cf. Maspero, Lect. hist., p. 285, fig. 147). Or, il se trouve que cette cage ou chenil est précisément appelé erinnu, erênu. Est-ce par adap- tation artificielle que le signe de la cage (précédé de £i\) a dé- signé ensuite le cèdre dont le nom est erinu ?

Le premier signe (SUB) que nous rendons provisoirement par Karibu se présente comme une nouvelle variante ne se retrouvent plus les éléments habituels : KA + SU.

1 . Dessiné par J. de Morgan.

INSCRIPTIONS DE KARIBU SA SUSINAK

, , ée sur un bloc de piei

i . A-na

(ilu) Susinak

be-li-su

Karibu sa (ilu) Susinak 5 . pa-te-si

Susi-(ki)

sakkannak

ma-ti

NIM-(ki) 10. mâr SIM-BI is-hu-uq

(urudu) sikkat erini

A-MU-NA-SUB

1 . su duppam

su-a

u-sa-za-gu

(ilu) Susinak 5. (ilu) Ninni

(ilu) Na-(u)ru-dê

(ilu) Nèr-unu (ou uru)-gal

isid-su

li-zu-hu 10. uSE-ZIR-su

li-il-gu-du

imid biti sa-ta

sum

bâbi ?-?

11 Inscription votive

forme de losange, orné d'une tête de lion à l'un des angles)

Planche 2. n" 1

A

Col. 1

1 . En l'honneur du dieu Susinak, son seigneur, Karibu sa Ôusinak

5

Col.

patési de Suse,

srouverneur lieutenant du pays d'Elam, 10. fils de SIM-BI ishuq.

barrière en cuivre et cèdre a voué.

1 . Celui qui cette légende- ci

enlèverait, que Susinak, Ninni, Narudè,

Nêr-unu (ou uru)-gal, son fondement arrachent, et sa progéniture qu'ils perdent ! « Appui de cette maison » tel est le nom de la porte ... ! »

5

10

INSCRIPTIONS DE KARIBU SA SUSINAK

Col. 1

4. A noter la variante du premier signe, quant à l'enclave devenue plus tard : su, ^J. Ailleurs, ce détail est placé horizontalement ou obliquement ; ici, il affecte la forme d'un simple gunu de ka, >-£][*~T

10. Le deuxième signe est £Z^r°(y ; alors que dans le même nom, on rencontre généra- lement ^r^y^l avec l'enclave V dans la seconde partie : Text. élam. sémit., I, pi. 12, ligne 6.

Le signe uk a la forme naramsinienne, comme aussi H, il, se. des textes de Karibu sa Susinak (cf. le relief de Narâm Sin de Constantinople, col. III. 4, et ci-dessus pi. 1. 1). Nous nous trouvons manifestement à l'époque où, au lendemain de la conquête du grand roi, les scribes élamites adoptèrent son système d'écriture et se préparaient à abandonner la tradition nationale. Ils le firent, partant, assez inhabilement. Pour se-zir (V ►-<*), ils écriront tantôt se-mu (^ .-V, col. II, 10), tantôt Se-pal (V ^, Text. élam. sémit., I, p. 62, col. III. 3), etc., sans parler d'autres confusions ou méprises qui émaillent leurs textes.

11. Cette ligne seule est spécifique dans l'inscription: (urudu) GIS KAK (erini), comme définissant l'objet votif. Au point de vue graphique et logique, il est piquant de comparer ce passage avec un autre identique, du même auteur (Text. élam. sémit.. II. pi. 2. col. II, 11, 12, 13) :

u bâb—su

is—gu —un

D'une part GIS-NI, de l'autre GIS-KAK; le déterminatif du cuivre, d'un côté suivant le nom de l'objet ; de l'autre, le précédant : dans un cas, le signe ERIN certain, dans l'autre le même signe douteux. L'explétif t|| manque dans le texte présent, ainsi que le prédéterminatif du bois devant ERIN « cèdre ». Il s'agit, en effet, de la Porte de Susinak et d'un détail qui la concerne. On songe dès lors et aussitôt à GIS KAK (sikkatu) qui est la barrière de fermeture de ladite porte. Cette pièce était vraisemblablement en cèdre revêtu de cuivre ou de bronze. Le déterminatif du métal pouvait se placer indifféremment avant ou après le nom de l'objet, comme il paraît dans plusieurs très anciens textes. La signification de « cèdre 0 ne peut rester douteuse dans l'occurrence, à cause de la présence du déterminatif de bois, dans l'un des deux textes précités.

INSCRIPTIONS DE KAR1BU SA SUSINAK

Col. II.

i . Nous retrouvons ici le pronom relatif eu pour èa, comme nous l'avons déjà relevé dans les Text. élam. sémit., II, p. 5, col. III, lign. i.| : ; hazinum su(=sa) 4 EME-su, « une hache qui est à quatre langues ». et Ibid.. p. 6, col. IV, ligne 9, et plus tard, Cod. Hamm.,

col. IV, 1, 9, etc.

3. A signaler l'emploi *]]] pour sa, assez général à cette époque, concurremment avec ^yVf. dans ces textes et sur les briques des patesis et sukkals de Suse. Le signe V ne s'y est

pas encore montré.

6. Le dieu Na-(u)ru-dê n'était pas des moindres, semble-t-il, en Élam. Une statuette de notre prince le mentionnait déjà (Text. élam. sémit., I, 62, col, II, ligne de la fin) : Na-(u)ru-ii, après Susinak et Samas. Une autre stèle (Ibid. II, p. 6, col. IV, 1. 20) invoque Susinak et Samas, Bel et Êa, Ninni et Sin, Nin-har-sag et Nati, qui est vraisemblablement une erreur pour Naruti. Enfin, nous le retrouverons plus loin sur des vases d'Attapaksu, auteur d'un temple à Narute. Quelques textes assyriens le signalent (Voir Ibid., I, p. 64). La leçon Na-uru-ii fait penser à Na(w)uru-ti (de, te), Na(m)uru-ti-(dé-te) et autorise peut-être l'assimilation à Namra-uddu (Nimrod), proposée par Homme! (Grundriss der Geogr. und Gesch. des Alten Orients, p. 185, note). Naritdé serait Nusku, premier quartier de la lune, comme Nergal en est le dernier. Notre texte fait précisément se suivre les noms de ces deux divinités. Mais alors que penssr de IV Rawl, 21, b, Obv. 25, on lit: -Pf- Narudi a-hat ilâni rabûti « Narudi, sœur des grands dieux » ?

B

Pour le deuxième texte du monument, pi. 2, 1 , et celui de pi. 2, je renvoie à l'Intro- duction de la 2me Partie de ce volume.

MASSE D'ARMES DE UR SAGGA

^B'^tr P=q

\^=-

Lzl^k~ ^^ ? UrSas«a

<7£DH

4— u>LI

ll-> -O >>

i . (ilu) Nin-gis-zi-da

2 . lugal-a-ni

I . nu-tur gu-za-[lal]-kit 5 . nam-ti-ni-ku

6. a-mu-na-ru

i .

2.

3

5'

A Nin-gis-zi-da

son roi,

Ur Sagga

préfet des guzalû

pour (le salut de) sa vie

6. a voué (ceci).

Le texte se trouve gravé sur un albâtre jaune, translucide, très dur. Les traits en sont à peine indiqués. Si l'on n'était familiarisé avec des formules votives analogues, on chercherait en vain à déchiffrer ou même à mettre en fac simile de tels documents.

Ur Sagga est un nom connu; voir mes listes onomastiques Z. A., XII, p. 331, 255: (Ur èag), 501 : (Ur sag-èag-ga). Hilprecht, Babvl. Exped. II, pi. 47 (113) Ur sag-ga dup-sai .

La quatrième ligne est particulièrement intéressante. Les signes nu et tur ne sont pas atrophiés et constituent des variantes curieuses au premier chef. La restitution gu-[za]-lal (kit) me paraît inattaquable. Le signe za a disparu, [comme la moitié du signe sag dans la ligne précédente. La fonction nutur guzalal existait, comme on voit encore par Rec. de Tabl. Chald., Thureau Dangin, 420, rev., 7, et 421, rev. 1, ]Jd\ <*] Mïï V était nutur guzalat. aussi, le déterminatif t=| est omis, l'une et l'autre fois.

Ligne 5, namti pour namtila . L'omission de la n'est pas une faute, puisque ti a par lui- même le sens de balatu, « vie », et aussi sans doute la valeur til.

STATUE D'UN PRINCE D'ISNUNUK (ASNUNAK)

(Pl. 3)

Comme la grande stèle de Narâm Sin et maint autre monument susien, cette statue a fait partie d'un butin de guerre. Elle portait à l'origine une dédicace sémitique de son titulaire, patési ou prince d'Asnunak. Ce texte a été systématiquement martelé. En outre, Sutruk- Nahhunte dans une formule commémorative en langue anzanite nous apprenait, comme d'ha- bitude, l'origine du trophée et son transfert à Suse. Dans ce texte qui subsiste, le nom seul du prince d'Asnunak a été martelé. Il faut attribuer cette double dégradation à une même main vengeresse, babylonienne ou assyrienne. Des Elamites n'auraient pu que respecter le nom étranger que leur propre roi avait inséré dans sa légende.

Nous classons parmi les textes sémiiiijues ce monument, à cause de sa provenance, tout en donnant la transcription et la traduction, sans plus, de la légende anzanite qui nous révèle

son origine.

i . LJ 1 Su-ut-ru-uk (nap) Nah-hu-

2. un-te sa-ak y Hal-lu-du-

3 . us (nap) In Su-si-na-ak gi-

4. ig su-un-ki-ik *~- An-za-

5 . an >— Su-su-un-qa (nap) In Su-

6. si-na-ak na-pir-u-ri ur-

7. tah-ha-an-ra ►— Is-nu-nu-uk

8. hal-pu-' sa-al-mu ..

9 a-ha hu-ma-

10. ' a-ak hal Ha-pir-ti te-

1 1 . en-gir' (nap) In Su-si-na-

12. ak na-pir-u-ri i-

1 3 . si-ma-ta-'

3

4

5 6

7 8

9 10

1 1

12

13

Moi, Sutruk Nahhunte, fils de Halludus In Susinak, roi d'Anzan et Suse, le dieu In Susinak, mon dieu, m'ayant ordonné, Isnunuk je subjuguai, la statue de. . .

j'y enlevai,

et au pays de Hapirti j'emportai et à In Susinak, mon dieu, je vouai !

Les quelques patésis d'Asnunnak dont nous connaissons les noms sont :

I-ba-al pi-el (Pognon, Quelques rois du pays d'Asnunnak). Ur (ilu) Nin-gïs-zi-da (Ibid.).

STATUE D'UN PRINCE D'ISNUNUK (ASNUNAK) 13

Gul(?)-la-qu (Ibid.).

Ur (ilu) Nin-gir-su (Scheil, Rec. dcïrav.. XXIV, Notes d'Epigr., etc., LXII, 2)

Bil-la-ma (Text. élam. sémit.. I, p. 80).

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Nous avons jugé utile de reproduire ici, à côté de notre statue d'Asnunak, tout le reste des monuments de même provenance : un lot de briques inscrites' que nous devons à H. Pognon. Elles ont été publiées, il y a dix ans environ, dans une Revue étrangère que les assyriologues n'ont pas accoutumé de lire (le Muséon). Outre les noms propres de patésis, on y relève que le dieu principal d'Asnunak était *-+\- ^i-â^i-

Le cylindre d'Asnunak que j'ai publié dans le Rec. de Trav. porte :

Ur (ilu) Nin-gir-su (A) Ur Ningirsu

pa-te-si As-nun-(ki) patési d'Asnun(ki),

Gir-ra ba-ni Girra bani

dumu-ni son fils.

1. Dessiné par H. Pognon.

LISÏIi DE. VILLES

(D'après une Stèle de Victoire) Pl. i

De ce monument brisé, il n'a été retrouvé jusqu'à ce jour qu'une moitié. Sur chacune des deux faces figurait un personnage, l'un masculin, l'autre féminin, levant les bras en geste d'adoration. Le texte s'étendait en deux bandes séparées, sur le corps du premier personnage. L'ensemble traitait manifestement de conquêtes. Cette longue nomenclature de villes coalisées sans doute, laisse assez deviner que notre stèle commémorait leur révolte (igirû), leur défaite et la capture de leur rois, nakruzu ikme.

(La caisse contenant ce fragment de stèle fut volée à Suse au moment on la chargeait pour être transportée en France.)

Les lignes suivantes sont déchiffrées d'après un estampage que la Délégation avait eu la précaution de prendre au moment même de la découverte.

ire Partie Col. i Col. 2

i. Da(?)-(ki) i. La(?) (ki)

2. Tur ad (?)-(ki) 2 su-tu . . . . im (?)-(ki)

3. Ha(?) 3- ?-in-(ki)

4. Ni-mas. . . (ki) 4. Bit . . mu(?)-(ki)

S

6. .. ba-si (?)-(ki)

Coi . 3

1 . Za-ar-za-[ru-ki]

2 . Ha-ku-(ki)

3. Ha-ru-uh-(ki)

4. . . su. . . . [ki]

LISTE DE VILLES '5

2e Partie Col. i Col. 5

i. Gis-ad (ki) i- La(?)- (ki)

2. Hu-ma-tim (ki) 2. Hul-lam-hu-un-(ki)

3. i-gi-ru-u 3- Hu-uh-[ki]

4. i-li-ik-ma I- Tu-un-ki-(ki)

5. na-ak-ru-zu S- Ha-zi-bi-(ki)

6. ik-me 6. Hu-hu-un-(ki )

7. 3+3(?)GAL-GAL

Col. 6

1. Si (ki)

2. Sa-ni (ki)

3 . Gu-tu (ki)

4. Hal-me-ku(?) ... (ki)

5. Lul-la(?) .. . (ki)

6. Da-bu-ki

7. Mas-tu-li (?) [ki]

2. Le deuxième signe est douteux. Faut-il lire Màr-abi (ki)?

3 . Le signe in est certain sur l'estampage.

4. Le signe bit pourrait être sa.

3. Cf. le nom d'oiseau harruhai, Del., HWB, p. 290.

2. Le deuxième signe peut-être us.

5 . Lulla, Lullu rapprocher de Lulluwi, Lullumi, Lulubi) avait un sens générique

qui le rendait adaptable à diverses entités géographiques. Une tablette archaïque, qu'on me dit provenir de Zergoul, est datée de Lulu-Bunala, année de l'avènement de Bur-Sin. Cf. Bit Bunaki, Sennach., IV, 59, etc., etBunaku, Sennach., Const., 38, et Brunn., 10735. Lulu = nièê, d'après V Rawl., 62, 36, a, b.

Signalons en passant quelques noms rencontrés sur des cadavres ennemis servant à orner une base de statue.

a A-ku-ku-ni-bu b I-me-id c ... ^]]]ï (ou tgsj

pa-te-si ' ni-gab (?) = (qèpu) [pa]-te-si

Nir-ra-ab-(ki)

COL.

i

Col.

2

Col.

3

Col.

6

V V

INSCRIPTION DE IDADU SUSINAK

(gravée sur le rebord d'un bassin de pierre)

Pl. s

i . I-da-[du] (ilu) Susinak

2 . pa-te-si

3. Susi-(ki)

|. sakkannak

5 . ma-a-ti

6. Nim-(ki)

7. mâr Bi-e-bi S. Susi-(ki)

9. . . an sa(?). . 10

1 1 . [ka]-ra

12. u-si-is

1 3 . I-il-lam-(ki)

14. [kla-ra

15 . . . ba-am-(ki?)

16. kâra na-ma

17. [su]-uh-ra-a-[ma]

18. [ri]-ib-ta Susi-(ki)

1 9 . u-sa-al-wi

20 . u-ra-ap-pa-as

21 . i-la-pi-(ki)

22 . is-sah-ra

23. (N)i-nu

24 . in 2 ki-du-u-di

25. Susi-(ki)

26. sri-es-ra illik

27. dûru-(ki)

28. la-wi-(ki)

29. wi-is-sa-ru-uh

1 . Idadu Susinak,

2 . patési

3 . de Suse,

4 . gouverneur-lieutenant

5. du pays

6. d'Élam,

7. fils de Biebi

8. A Suse

9

10

n. le rempart

12 . a fondé.

13. Illam(kij

14. d'un rempart; 15 . . . bam(ki)

16. d'un rempart (il était ruiné)

17. furent entourés et

18. la place de Suse

19. il enceignit.

20. il agrandit;

21 . avec une enceinte

22. elle fut entourée.

23 . Alors, quand

24 . entre deux défenses,

25. Suse,

26. en force, allait sa voie,

27. que le rempart,

28. l'enceinte

29. était redoutable,

INSCRIPTION DE IDADU SUSINAK

17

30. ... gu(?) MU-NA-DIM

3 1 . Pa-al-ki-iz-ra-(ki)

32. Hu-zu-bu-(ki)

33 . ... u-us-im

34. ,ai]-me-i-is

35. :u-n]am-mir (?)-ma

36. I-da-du (ilu) Susinak

37

38 ra

39. ... bit

40. Susi-(ki)

41 Ia(?)

42. |ru]g-da-si-i-ra

43. [ni]-i-pu(?)

44. |t]u-pu-sa

45 . na-bi-[i]

46. Ki-azag-[nun]-na

47. Ê-LIBIT...

48. i-na AL-[LU-RA]

49. mu-na-[dim]

50. a-na

■51 . (ilu) Susinak

52. be-li-su

53. it-ti (aban) pu-lu bit (ilu) Susinak

54. nam-ti-la-ku

55. a-mu-na-sub.

56. sa duppa

57. su-a

58. u-sam-za-gu

59. u me-ki-su

60. [us]-pa-la-ga-[du|

61 . (ilu) Susinak

62. (ilu) Samas

63 . (ilu) Ninni

64. (ilu) Sin

65. isid-su

66. li-zu-hu

67. u SE-ZIR-su

30

31 32

33 34 35

il fit un

Palkizra(ki) Huzubu(ki), ... il embellit, comme la lumière, il les fit luire ! 36. Idadu Susinak.

37-

38

39. ... le temple

40. à Suse,

l1

42. il affermit,

43

44

45 . fut nommé;

46. (le temple) KI-azagnunna:

47. les murs,

48. en briques cuites

49. il fit;

50. à

51. Susinak

52. son seigneur,

53. en pierre pilu, le temple de Susinak,

54. pour le salut de sa vie,

55. il fonda.

^6. Celui qui la tablette

57. présente

58. enlèverait,

59. et ses prescriptions

60. ferait transgresser 01. Susinak,

62. Samas,

63 . Ninni,

64. Sin,

65 . son fondement

66. qu'ils arrachent!

67. et sa progéniture

i

,8 INSCRIPTION DE IDADU SUSINAK

68 69

70

72

li-il-gu-du 68. qu'ils perdent !

NITA 69. sa famille,

ar-ra-ta 7°- de malédiction

li-mu-dam 71 funeste,

li-ru-ru-su.. 72- qu'ils la maudissent !

I . /dadw (ilu) Susinak. Lecture et restitution certaines. C'est, comme il semble, le troi- sième prince de ce nom. Le premier est descendant de Hutran tepti (Text. élam. anz., LXXI, 1, 7, et nouveau texte : Pivot de porte, col. II, 4-5) et pourrait être identique à Idadu (ilu) SuSinak dont il reproduirait le nom raccourci et qui, tout en étant fils de Bi-e-bi, pouvait être descendant de Hutran tepti. Il eut pour fils Kal Ruhuratir qui est le père d'un autre Idadu (Voir Ibid., Introd., vm).

7. Le nom du père est nettement écrit BI-E-BI. (Le signe mâr suivi de Bi se trouvaient très lisiblement en entier, sur une photographie prise au moment de la découverte. Qui ne songerait, encouragé par la similitude de la titulature avec celle de Karibu sa Susinak, et étant données les fréquentes variations, négligences de nos scribes, qui ne songerait volontiers à SIM-BI (en joignant BI et E), et à lire dans la ligne suivante ishuq, d'où Simbi ishuq pour le père de Idadu (ilu) Susinak, qui lui-même deviendrait le vrai nom de Karibu sa Susinak (lecture provisoire approximative) ? Idadu issu d'une racine vr, «rn comme Mudadum (n. pr.) se trouverait ingénieusement rendu par l'idéogramme KA + SU, main + bouche, comme l'hiéroglyphe égyptien ^. Mais le mot iShuq fait absolument défaut, et, en son lieu, la ligne 8 portait [§US]-ERIN (Kl). On ne peut imaginer d'ailleurs que dans un nom sous forme de proposition verbale, ce soit, sauf méprise du scribe, le verbe qu'on retranche (ishuq) et le sujet, nom divin, qui demeure! (Cf. Suzub et Musezib Marduk ou

Marduk usezib.)

II . Kara (cf. 14).

12. Usis pour ussis de asasu, « baser, fonder », ou pour utis « il restaura »(?).

15. Le deuxième signe tient de dur, de am, de bi. En réalité, le triangle final paraît

accidentel.

16. Le signe ur est en réalité ]}, le reste sont des aspérités de la pierre, comme celle qui encadre la fin de bi, ligne 15, ou NINNI, ligne 62, ou mu, ligne 49, ou comme trait final (le deuxième) de il, ligne 13, ou même comme le trait final (le deuxième), un peu faible, qui termine te dans la ligne 16 ; cf. aussi lignes 18, 55. Au lieu de TE-ur-na-ma, je propose de lire : (TE- A) Kâr nama.

17. se lisait peut-être un verbe, pendant de usis (12), de usakvi, urappas (19-20) et issahra (22), « il bâtit, restaura (?) ». Suhrâ pour suhhurâ est possible.

18. Restitution incertaine ribtu, (ou peut être èiptu) « le bord, la bordure, la lèvre ». 20. Urappas pour urappis derapâsu. Incorrection qui tombe si on lit urabbas de rabû

avec S-su-si suffixe . Sens analogue. Cf. cependant Gramm., usalvi urappas, « il entoura en agrandissant » .

INSCRIPTION DE IDADU SUSINAK '9

21. I-la-zvi-(ki) parait à première vue un nom de ville. Peut-être cependant faut-il le lire pour ina lawi (ki), « avec une enceinte ». Nous retrouverons (28) lawi-(ki) après dûru (ki). Ces parties essentielles d'une grande ville prenaient le déterminatif ki, comme alu lui-même, Narâm-Sin, pi. 1, col. 2, 13, alu-(ki)-su.

22. Is-sah-ra, litt. « il se retourna, il fut retourné », ne peut guère signifier dans ce cas que « il entoura » ou « fut entouré ».

24. In Na-du-u-ki?. Entre les signes in et na, on aperçoit »— . Ne faut-il pas lire : in 2 ki-du-u-di « avec (ses) deux sentinelles (?) Suse en force progressait » ?

27-28. Duru-(ki), La-zvi-(ki) peuvent être des villes particulières, ou ne marquer que l'enceinte, les remparts de Suse.

29. Wi-iz-za-ru-uh, rac. Sarâha, ou sarâhu, plutôt que zarâhu, « briller » (?)

31. Pal-ki-iz-raki. Dans le signe tb|, se montrent abusivement deux traits verticaux.

qui n'ont pas été gravés.

34. ... u-us-im pour u-us-im, u-us-si-int? Peut-être le premier signe u finissait-il un

autre mot de la lacune? 11 resterait uè-îm.

35. [U-na]m-mir-ma. Le signe mir est la forme archaïque ordinaire, moins le gunu.

59. Meki(su). Employé pour la première fois dans un texte qui nous en ouvre le sens clair: «ordre, décret». Créât., IV, 66 : 5a ilu Kingu harièa ièea mekiàu « elle poursuit le désir de Kingu, son époux, etc. », cf. mekuè Tiamati ïsëamma. Ibid., II. b. 4, cf. Pour les autres passages voir Del. HWB., 407.

BRIQUE DE DUNGI

(Pl. 6. i)

i . Dun-gi

2 . us dan-ga

3 . lugal Sis-ab-ki-ma

4. lugal Ki-en-gi burbur kit

5. (an) Nin Susi-ki-ra

6. ê-a-ni

7 . mu-na-ru

8. ki-bi mu-na-gè

Dungi

héros fort

roi d'Ur

roi de Kingi et Burbur,

au dieu seigneur de Suse (Susinak)

6. sa maison

7. a construit,

8. en état a remis.

A noter, ligne 4, l'omission de ki devant Bur-bur.

La ligne 5 signifie littéralement « (au) dieu seigneur de Suse » comme ( an) Susinak signifie « le dieu Susien ». Le texte qui suit laisse le déterminatif ki.

Après ce document, on ne pourra plus contester que Dungi ait régné sur Suse et l'Elam; une telle brique, en effet, n'a jamais pu faire partie d'un butin de guerre, importée au retour d'une conquête.

TABLETTE DE DUNGI

(Pl. 6, nJ 2)

1 . (an) Nin Susinak

2 . lugal-a-ni

3 . (an) Dun-gi

4. us dan-ga

5 . lugal Sis-ab-ki-ma

6. lugal Ki-en-gi Ki-burbur-kit

7. a-ar-lil-ku

8 . è ki-aff-ara-ni

9. mu-na-ru

1 . Au dieu Nin Susinak

2 . son roi,

3 . le divin Dungi,

4 . héros fort,

5 . roi d'Ur,

6. roi de Kingi et Burbur,

7. « Au bosquet de fraîcheur

8. sa maison bien aimée

9. (lui) a construit

La ligne 7 mérite une attention particulière. Le dernier signe est bien ku qui sert de postposition attributive. L'avant-dernier signe lil qui, comme il arrive souvent, se confond ici avec le signe ê « maison » est en réalité le signe ï^]]]. Nous en avons pour preuve le même texte reproduit sur deux canéphores en bronze. le même signe kit après Bur-bur et a-ar, se différencie totalement du signe ^]]]], en ce que le premier a six et sept traits verticaux en tête, au lieu que le second en montre quatre.

La lecture a-ar-lil-(kit) est donc certaine.

Aiar fait penser immédiatement aux bois sacrés de Suse que les Assyriens se vanteront un jour d'avoir profanés. Aiaru est, en effet, un synonyme de kistu « bosquet » (Delitzsch, HW, p. 230, d'après V. Rawl., 65, 17 b.)

Lil se disant du vent, de l'air (zaqiqu, sâru), on peut se demander s'il ne s'agit pas ici d'un bois sacré envisagé comme temple, excellemment apte à la demeure d'un dieu élémentaire et aux rites d'une certaine Anémomantie ou Dendr ornant ie, ou en sens inverse, d'un temple envi- sagé comme lieu de repos, de fraîcheur. Les anciens associaient volontiers les deux termes (quoi qu'il en soit des concepts), et en Babylonie même nous trouvons bit zaqiqi « maison de vent ». Brunn., 4532, et Tin-tir-(ki), l'un des noms de Babylone, signifiant « bosquet de vie ».

Aiar lilli était un nom (propre ou commun) de sanctuaire, il devient séduisant d'en rapprocher le terme lu jusqu'à ce jour ublïtla, terme expliqué par ibratu « résidence,

TABLETTE DE DUNG1

demeure » (De!., HWB., p. 10, d'après II Rawl., 33, 69 a, b), ut qui désigne des chapelles d'Istar à Babylone (Reisner, Hymnen, p. 142, VATh., 554, Rev., col. III, ligne 13), 3 x 60 UB-LIL-LA(L) (ilti) lètar. Le signe UB ayant assez couramment la valeur AR, ne faut-il pas lire aussi dans ces textes .1/- lilla, avec le sens précité? Bien plus, Ub-Saharra et Ub-suginna, qui sont des chapelles de Marduk, se liront mieux Ar (Aiar) saharra et Ar (Aiar) suginna. La conclusion me paraît des plus plausibles.

INSCRIPTION DE DUNGI

Sur Perle en Cornaline

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1 . A la déesse Nin-gal

2 . sa mère,

3. le divin Dungi

4. dieu de son pays,

5 . roi d'Ur,

6. roi des quatre régions,

7. pour (le salut de) sa vie

8. a voué (ceci).

(L'objet faisait probablement partie d'un butin de guerre emporté par les Élamites).

I .

(ilu) Nin-gal

2 .

ama-ni-ir

3-

(ilu) Dun-gi

4-

ilu kala(ma)-ma-na

5-

lugal Uri ki

6.

lugal an-ub-da tab-tab-ba-kit

7

nam-ti-la-ni ku

8.

a-mu-na-ru

BRIQUE DE TEMTI AGUN

(Pl. 7, nos i, 2, 3)

i . Te-im-ti a-gu-un sukkal Su-si-im mâr ahàti-su sa Si-ir-uk-duh

2 . a-na ba-la-at Ku-te-ir (ilu) Na-'-hu-un-di ana ba-la-at (ilu) Li-la ir-ta-a-as

3 . a-na ba-la-ti-su a-na ba-la-at Te-im-ti hi-sa ha-nê-es

4. a-na ba-la-at Pi-il-ki-sa am-ma ha-as-du-uk zi-a-nam sa e-pi-ir-tim

5. a-na (ilu) Is-me ka-ra-ab i-pu-us.

1. Temti agun, sukkal de Suse, fils d'une sœur de Sirukduh,

2. pour la vie de Kutir Na'hundi, pour la vie de Lila irtâs,

3. pour sa vie, pour la vie de Temti hisa hanès,

4. pour la vie de Pilkisa amma hasduk, un temple de briques,

5. à Isme karab, a construit.

1. »-*f- Agû, III Rawl., 66, obv., 14, a; rev., 25, b. IV Rawl., 35, n°8, 1. Agunu = agû, V Rawl., 28, 15, 20, g, h.

Nous avons ici, certainement, dans mâr ahati-su sa Sirukduh, le plus ancien exemple connu de cette manière (fréquent à la basse époque) d'exprimer le relatif et la dépendance ; c'est un aramaïsme, dit-on.

C'est par erreur que dans la transcription (Text. élam. anz., II, Intr., x) un trait vertical If précède le nom de Temti agun.

La^titulature du prince est des plus abrégées: sukkal de Suse. On n'en saurait tirer comme conclusion que le domaine des princes élamites se réduisait alors à la Susiane. Dans la nouvelle liste que nous donnons ci-après, Sirukduh, prédécesseur de Temti agun, est rangé avec Itaddu, Kuk Kirmas, etc., dont la puissance s'étendait bien à l'Elam tout entier.

Sirukduh, Sirukdu est déjà connu par les textes anzanites, voir Introd. , Text. élam. anz. ,11.

2. Temti agun cite parmi ceux pour qui il invoque les dieux, en première ligne et avant lui-même, Kutir Na'hundi (ou, à cause de la confusion de i&rHf- et de A,JPpf fréquente en

BRIQUE DE TEMïl AGUN

Elam) Kutir Nahhundi. Il faut croire que ce dernier est son supérieur, et voire son suzerain. De là, l'établissement des listes dynastiques que j'ai inauguré dans la même Introduction (Text. élam. anz., II). Ainsi fait Rim-Sin, roideLarsa, pour son père et suzerain Kudurmabuk. Keilinsch. Bibl., III, p. 95. 4, et ce dernier pour lui-même, pour son fils et vassal Rim-Sin (Ibid.. p. 93).

(an) Lila irtâè est un nom d'homme, porté plus tard par un fils de Silhak In Susinak : Liliirtâè (irtus) (Text. élam. anz., I, XLV1I, 29 et Comm.). Il est possible qu'il s'agisse cette fois d'un fils de Kutir Nahhundi. Le nom serait-il sémitique avec le sens de : « Lila (ou Lili) se réjouit » (»m) ?

3. L'auteur du texte se mentionne enfin lui-même dans ana balalisu.

Les personnes mentionnées ensuite appartiennent naturellement à la famille de Temti agun: d'abord, Temti hisa lianes, c'est-à-dire, en babylonien, Bel sum iqis, ou Bel sum iddin, ou mieux encore Bel sum irim ; lianes signifie proprement « il a aimé », tel ràmu en babylonien; comme irim a fréquemment le sens de : « il a octroyé, donné par amour », il en sera de même de lianes dans Temti hisa lianes = Bel sum irim (iddin). I! ,peut s'agir soit d'un frère, soit d'un fils de Temti agun.

4. Un autre membre de la famille princière était Pilkisa anima hasduk. Pilkisa peut être rapproché du nom arabe (?) de la reine de Saba.

Dans anima hasduk (var. ha-as-ti-ik), je pense voir une expression anzanite, avec le sens de « grand'mère, aïeule ». J'en trouve, dès maintenant, la preuve dans un extrait de texte anzanite, important "encore à d'autres titres, ne serait-ce que pour les analogies qu'il présente avec le texte sémitique qui nous occupe actuellement :

u Hu-te-lu-du-us (nap) In Su-us-na-ak sa-ak 2. Moi, Huteludus In Susnak, fils

[ Ku-ti-ir (nap) Nah-hu-un-te a-ak j Sil-ha-ak 3. de Kutir Nahhunte et de Silhak

nap) In Su-us-na-ak gi-ig li-qa-me 4. In Susnak, le vaillant,

ri-sa-ak-ki ta-ak-ki-me u-me ta-ak-ki-me '•> le grand, pour ma vie, pour la vie

(sal) (nap) Nah-hu-un-te u-tu am-ma ha-as-tù- 6. de Nahhunte utu. la grand-mère...

-uk u-ri-me a-ak ta-ak-ki-me i-gi 7. de moi. et pour la vie des frères

su-ru-pe-me 8

i . Sak a donc aussi le sens vague de « descendant », puisque nous constatons par ailleurs que le roi était neveu de Kutir Nahhunte et fils de Silhak In Susnak.

->. Nahhunte utu (nous le savons avec certitude par d'autres textes) était la grand'mère de notre roi. Amma hasduk a donc ce sens, ou tout au moins Amma si hastuk (hastik) n'est qu'un adjectif signifiant quelque chose comme « chérie, vénérée, etc. ».

3. Igi est le « frère », comme je l'ai montré (Text. élam. anz., I, LV , Rect., 38). Igi hitu (pe, le pluriel est supporté par l'adjectif) rappelle amma sutu (Ibid., II, LXXVII, col. 9, 7).

BRIQUE DE L'ÉPOQUE DE TEMTI AGUN

(Pl. 7, nJ4)

i . ... EN-ZA-AG be-li-su a-na ba-[la]-at. . .

2. ... balalat Te-im-ti a-gu-un sa-al-mu(?) ba(?)...

3 . ... bîtu u ma-la-kam sa e-pi-ir-tim i-pu-us

i . A. . . EN-ZA-AG son seigneur, pour la vie de. . .

2. ... (pour la) vie de Temti agun, une statue (?). . .

3. ... une maison et un promenoir en briques, a fait.

Le nom En zag semble des plus intéressants, et peut n'être qu'un attribut du dieu dédica- taire de l'inscription. C'est d'après Rawl., II, 54, 66, le nom de Nabû, à Nituk ou Dilmun. Homme! (Grundriss der Geogr. und Gesch., etc., p. 24). traduit le nom par Bêlpûii « seigneur du pays antérieur » (Chaldée et Arabie orientale). N'est-ce pas plutôt bel nimeqi « seigneur de sagesse », titre bien à Nabû (cf. nimeqi Nabû, passim) ? ZAG est d'ailleurs documenté pour cette racine sous la forme êmuqu. Brunn., 6473.

TEXTE DE ADDAPAKSU (ou ADDAHUSU)

(Pl. 6, 3)

Toute une collection de petits vases cylindriques en terre cuite porte le texte suivant

1 . Ad-da-pak (ou hu)-su

2 . sib (an) Susinak

3. dumu Nin Si-il-ha-ha

4. è (an) Na-ru-te

5 . ba-ru

6. nam-ti-la-ni-ku

Addapaksu,

pasteur du dieu Susinak,

fils de la sœur de Silhaha,

le temple du dieu Narute

a construit,

pour (le salut de) sa vie.

1 . Le nom se trouve écrit : Atta- et Addapaksu.

2. Les deux documents du même roi, publiés l'un, Text. élam. sém., I, pl. 15, 5, l'autre, Ibid., II, pl. 1, 8, portent la variante sib sab Susi ki, « pasteur des foules de Suse ».

4. Pour le dieu Narute, voir plus haut la stèle de Karibu sa Susinak. 6. Le rejet de l'enclave (-pour le salut de sa vie) après le verbe, paraît ici pour la première fois, et est pour le moins singulier sinon incorrect.

BRIQUE DE TEMTI HALKI

(Pl. 6, |)

y 4-

5-

6.

(ilu) Susinak sarrum ra-bu-um Te-im-ti hal-ki sukkal-mah

NIM-MA-tim Si-par-ki-im mâr N1N Si-il-ha-ha SIS KI-AG-A-NI

i . (Au) dieu Susinak,

2. roi grand,

3. Temti halki, ,| . grand sukkal

5. d'Elam, Sipar(kim),

6. fils de la sœur de Silhaha

7. frère chéri de Kurigugu

1 . Les formules de Temti halki connues jusqu'à ce jour étaient d'un style différent (Text. élam. sémit., 1, p. 78). Bien que ce texte ait des prétentions à une rédaction sémitique, comme celui de Idadu (Ibid., p. 72), il est moins correct que ce dernier où, par exemple, la préposition initiale ana n'est pas sous-entendue.

5. Nouvelle la leçon NIM-MA-tim, à lire sans doute Elam-tïm. Après Sipar qui est réellement, à l'exclusion de Simas, la bonne lecture, comme je l'ai de tout temps affirmé, et comme le texte de Kuk Nasur (voir plus loin) le confirme après Elam et Sipar, dis-je, la plupart des briques ajoutent « et de Suse ». Ces derniers mots sont omis cette fois, sans qu'on puisse en inférer, comme conclusion, une extension moindre du domaine à cette époque. Comment Temti halki aurait-il construit à Suse, s'il n'avait été maître à Suse? Il est mieux de ne pas serrer de trop près ces formules de protocole. Dans un texte contemporain, malheureusement fort endom- magé, le titulaire dit :

rubutam u balatam ina mat AnSan luèbe-im « Que dans le pays d'AnSan, je sois rassasié d'honneur et de vie! »

BRIQUE DE KUK NASUR

(Pl. 8, nos I à 3)

1 . (ilu) Susinak lugal-a-ni-ir

2 . Ku-uk (ilu) Na-su-ùr sukkal mah sukkal

Nim-ma

3. sukkal Si-par-ru-(ki)' u Susi-ki

4. mâr NIN sa Si-el-ha-ha2

5. ku-ku-un-na-am sa libit al-lu-ra 5

6. nam-ti-la-ni-ku in-na-dim

1 . Au dieu Susinak, son roi,

2 . Kuk Nasur, grand sukkal, sukkal d'Élam,

3 . sukkal de Sippar et Suse, 4 . fils d'une sœur de Silhaha, 5 . le kukunnu en briques

6. pour sa vie à construit

Var. (Pl. 8, ncs 3 et 3)

Pour le kukunnu que Untas GAL reconstruit et dont Silhak In Susinak fait mention, voir Textes élam.-anz., XIX, et Commentaires, XX*", 4; LXXXIV, 10.

Quant au nom du titulaire Kuk(ilu) Nasur (et non Nasulas) il est du même groupe que Kûk Kirmas, (Kirpias), Kuk ^f Nin $ul. Ibid., II, p. 54, tous théophores. L'emploi de £<£]] au lieu de J^=î dans Nasur nous dicte la lecture certaine du nom.

Il n'est pas superflu de remarquer dès maintenant, à la suite de ce texte, que la place de Kuk Nasur est incertaine, dans la série chronologique des princes élamites. Dans l'Introduction du précédent volume et sur la foi du texte anzanite de Silhak In Susinak (LXXI, I, 19), nous l'avons donné comme fils de Kal Uli et à la suite de Temti halki. Or, il est piquant de constater

1 . Var. Sipar-ki,

2. Var, mâr NIN sa Si-il-ha-ha

3. En variante on trouve l'addition :

kukunnam (et kukunam) sa libit allura sa itru an-na (et é aima) sa (ilu) Susinak etc.

BRIQUE DE KUK NASUR

^9

que dans un nouveau texte généalogique (gravé sur un pivot de porte), il est inséré avant Temti halki :

I I-ta-ad-du ru-hu sa-ak T >->+- Hu-ut-ra-an te-ip-ti-ri fy Kal *^*^- Ru-hu-ra-tir sa-ak] I-ta-ad-du-ri y I-ta-ad-du sa-ak Kal *~*-y~ Ru-hu-ra-tir-ri y E-bar-ti y Sil-ha-ha sa-ak ha-ni-ik y E-bar-ti-ri y Si-ir-uk-duh ru-hu sa-ak y Sil-ha-ha-ri y Si-me-ba-la-ar hu-up-pak ru-hu sa-ak y Si-ir-uk-du-uh-ri y Ku-uk >->^- Kir-me-is sa-ak y La-an- ku-ku-ri y Ku-uk *~*^~ Na-su-ur ru-hu sa-ak y Sil-ha-ha-ri y Tc-im-ti hal-ki ru-hu sa-ak ^ Sil-ha-ha-ri] a-pi su-un-ki-ip u-ri-pu-pe

D'où cette série :

Ur NI-[NI]-im

I-li is-ma (?) . . . (Thureau-Dangin, Rec, 122)

Simbi ishuq

Karibu sa Suâinak, fils du précédent.

Bi-e-bi

Idadu Susinak, fils du précédent

Hutran Tepti,

Idadu I, fils du précédent,

Kal Ruhuratir, fils du précédent,

Idadu II, lils du précédent.

Kin Daddu

badidimma

Belia(u)rugal. Identique à Lugal :.i uru gai (325) et

Lugal za gai (326). (Thureau-Dangin, Rec.) Mon

exemplaire porte a et non za.

Urkium

Ebarti (souche nouvelle, sans ascendance royale)

Silhaha, fils d'Ebarti,

Sirukduh, descendant du précédent,

Temti agun, contemporain de Kutir Nahhundi

Temti hiâa hanes(?)

Simebalar huppak, descendant de Sirukduh

Lankuku,

Kuk Kirmes,

Attapaksu

Kurigugu(?)

Kal UU

Kuk Nasur

Temti halki

LEGENDE DE VASE EN TElUtE CUITE

(sur le rebord) Pi.. 8. n |

Hu-um bi-bi (ou kas-kas) sukkal Nin Gu-la màr Su-an-na-a-a

Le dernier signe de la première ligne est douteux : bi ou ga? Cf. Humbaba. Kaèkaèu se dit de Ninib. Nabû et Adad; voir les dictionnaires.

Humbibi était ministre particulier de la déesse Gula et fils de Suannai. Siianna est un des noms de Babylone, II Rawl.. 50, 2. b, 25. 26, a. b. et Suannai peut se rendre littéralement par « le Babylonien ».

TEXTE DE KUKIGALZU

(sur un scarabéoïde en agate)

1 . (ilu) KA-DI

2. Ku-ri-gal-zu 3 . BA (= iqîs)

1. Au dieu KA-DI

2 . Kurigalzu

3 . a voué (ceci)

(L objet faisait probablement partie d'un butin de guerre)

RUDURRU DE L'ÉPOQUE DE MARDUK APAL IDDIN

( i 129-T 1 17)

Pl. 9 et 10)

Comme tous les vrais termes ou kudurrus connus jusqu'à ce jour, celui-ci date aussi de lepoque kassite. Le roi Meli Sihu avait fait octroi d'une belle propriété à l'un de ses serviteurs, Dugg-a melû. Sur les entrefaites, le roi donateur vient à mourir, et l'un des voisins du fief profite du changement de règne pour élever une contestation sur un dixième de la propriété. Le diffé- rend est réglé au bénéfice du favori royal. Il est intéressant de constater qu'avec le nouveau roi. un nouveau gouverneur (l'ancien vivait encore) avait été promu à Bagdad. Mais plus remar- quable certes est le procédé dont use le prince pour constituer [a. grande propriété. Comme un simple particulier, il achète à tels de ses sujets qui vendent de gré ou de force. Le vendeur (nadinan eqli) est cette fois le propre gouverneur de Bagdad (col. 2, 21 à 23) Kidin Ninip. On ne dit pas si Meli Sihu l'a payé en espèces ou en nature, argent, dignités ou propriétés. Quand il taille un domaine dans les territoires de la tribu de Pir Sadû rabû, pour son fils Marduk apal iddin (kudurru de Aleli Sihu, Textes élam. sém., I, p. 99, etc.), il est nettement marqué, mais d'une façon générale, qu'on a dédommagé cette tribu (Ibid., I, 26, qazzu turrat). De- même Nazi maruttas (Ibid., p. 86) est dit simplement donner, par l'entremise de ses gouverneurs, une compensation à la tribu de Muqqut gis-kit, expropriée par le roi au bénéfice du dieu Marduk et d'un scribe, Kasakti-Sugab : (amil) hazannâti qati Bit Muqqut gi§ kit utirru (Ibid-., p. 87,

17, 19)-

Dans tous ces documents, on ne s'étend guère sur le mode d'expropriation ou de dédomma- gement, mais bien sur le mode de collation du bénéfice. Deux lignes suffisent pour le premier point, alors que tout le reste du discours a trait aux délimitations du domaine, à l'acte de donation, aux franchises octroyées, aux châtiments encourus de la part des dieux par les mécontents ou contestants éventuels. Il n'en était pas ainsi dans la haute antiquité Manistusu (Ibid., I, p. 6 et suiv.) exproprie à diverses reprises. Or, il dénombre les anciens propriétaires, les nouveaux bénéficiaires, il délimite chaque domaine, il calcule avec soin le prix aux gens évincés, en sus des fournitures ou cadeaux destinés à ceux qui, attachés au champ, l'exploitent ou le font exploiter, et même aux arpenteurs. Tel par exemple, face D (Ibid., p. 34 et suiv.) :

Col. 1 à col. 3. Estimation de l'étendue et de la valeur du champ.

Col. 3 à col. 9. Fournitures et dons aux serfs du champ.

Col. 9, 1 à 13. Délimitation du champ.

Col. 9, 13 a col. 15, 10. Ex-propriétaires du champ, et leurs gens.

Kl Dl RR1 DE L'ÉPOQl E DE MARDI K APAL IDD1.N (Col. i]

Col. 15, 12 à col. 22, 18. Propriétaires nouveaux du champ. Col. 22, 19 à 22. Formule d'acquisition par le roi.

( )n voit que ce qui paraissait essentiel a .Manistusu dans la rédaction du texte de l'Obélisque, est traité, par les rois kassites, comme une chose secondaire, accessoire, à peine digne d'être mentionnée sur leurs monuments. La conscience et le souci de l'équité se manifestent davantage chez le premier; le désir de mettre en relief leur munificence préoccupe, sur toute chose, les auteurs des kudurrus.

Col. 1

1 UX ^EZIR *-^g=y ammat rabî-tum 1 . 50 (gurs) d'emblavure évaluée à 30 qa.

la grande aune.

ugar(al) Sa-ak-na-na-a champ de la ville de Saknanâ

kisad nâr Me-e kal-kal au bord du canal kalkal(owMêdandan)

pihat (al) Bag-da-da prélecture de Bagdad

5. sarru Me-li Si-hu 5. le roi Meli Sihu

Mu-un-na-bit-ta (a) Miinnabitta

mâr Dug-ga me-lu-u' fils de Dugga melù

arad-su [iri]-im son serviteur a octroyé,

i-na [tub lib-jbi Dans la (bienveillance de son) cœur

[O. u daimiqti isj-pur to. et (faveur) il a (ainsi) mandé

sa eqli [su-'a-] tum De ce champ,

US-AN-TA ki le bord inférieur (sur le Nord)

..... A-hu-ni-e-a (donne sur). . . Ahuniéa

mâr Daian (ilu) Alarduk fils de Daian Marduk,

1 5 . US-KI-TA IM. . . 15 . le bord supérieur (sur le Sud)

bit (donne sur) la maison de. . .

u bit Na-an ri'u et la maison de Nan .... le pâtre,

a-lik ar-ki sa 1 1 ki(?). . . hu (?)-da le jeune. . . Pour u

SAG-KI AN-TA IM-MAR-TU front supérieur, à l'Ouest,

20. US-SA-DU Bit y Hi-ma-gu 20. (le champ) confine à la maison de Hi-

magu , sa yy -a-tum SAG-KI KI-TA quanta quatre (?), front inférieur

IM-KUR-RA US-SA-Dlr à l'Est, il confine

kirû (al) Sa-ak-na-na-a au verger de la ville de Saknanâ

a-di kisad nâr Me-e kal-kal jusqu'au- bord du canal kalkal

25. sa 15 SE-ZIR pân sêri2 25. Quant à 15 gurs d'emblavure, face au

désert, US-AN-TA IM-SI-DI US-SA-DU le bord supérieur, au Nord, il confine

1. Cf. Nabuch., I, col. 2, 20 ^_ mili-e (même nom).

2. Signe, Rawl, III, 41, 2, 18.

KUDURRU DE L'ÉPOQUE DE MARDUK APAL IDDIN (Col. i, 2)

ii

(al) AN-ZA-QAR bit ri'u-tum' imêrè

u eqil (al) Bag-da-di US-KI-TA IM-ER-LU US-SA-DU 30. (al) Su-bat sarri eqil (al) Bag-da-di - u su-up-pa-a-ti J sa amil Na-has-si-pan SAG-KI AN-TA IM-MAR-TU kîsad (nâr) Ar-ar-ra

Col.

1 . eqil (al) Bag-da-da

SAG-KI KI-TA IM-KUR-RA US-SA-DU

Bit Iz-kur (ilu) Nabû mâr [Arad] (ilu) Ê-a

sarru Me-li Si-hu 5 . Ki-din (ilu) Nin-ip mâr Nam-ri

sa-kirt (al) Bag-da-da

u J (ilu) Nabû sura iddin-na

marSu-zib (ilu) Marduk mâr Arad (ilu) E-a

dup-sar sarri is-pur-su-nu-ti-ma 10. eqlu su-a-tum im-su-hu-ma

a-na Mu-un-na-bit-ti4

u-kin-nu sarru Me-li-si-hu

ul ik-nu-uk-ma i-na satti restî

(ilu) Marduk apal iddin-na sarri 15 . A-hu-ni-e-a mâr Daian (ilu) Marduk

a-na eli $1 SE-ZIR

[pa]-ak(?)-ri kirî id-bu-um-ma

ba-ab eqli-ya su-u iq-bi-ma

J Mu-un-na-bit-tum 20. sarru (ilu) Marduk bal iddin-na

us-id-ma Ki-din (ilu) Nin-ip

sa-kin (al) Bag-da-da

ma-ha-ra-a na-di-na-an eqli

(ilu) Sir sum iddin-na

à la ville de AN-ZA-QAR, la maison du

pacage des ânes, et au ban de Bagdad le bord intérieur, au Sud, confine 30. à la ville de Subat sarri, ban de Bagdad, et aux plantations des Nahassi . . . pan ; le front supérieur, à l'Ouest au bord du canal Ararra,

2

1 . ban de Bagdad ;

front inférieur, à l'Est, confine au domaine de Izkur Nabùfilsde AradEa. Le roi Meli Sihu 5 . Kidin Ninip, fils de Namri préfet de Bagdad, et Nabû sum iddinna fils de Suzib Marduk, fils d'Arad Êa scribe du roi, il (les) délégua, 10. ils mesurèrent ce champ, et à Munnabitti

l'attribuèrent. Le roi Meli Sihu (cepen- dant) n'avait pas scellé (l'acte). En la première

année du roi Marduk apal iddin 15. Ahuniéa, fils de Daian Marduk. pour 3 gurs 20 qa d'emblavure au sujet du verger, une contestation éleva ; c'est l'entrée de mon champ, dit-il ! Munnabittum 20. le roi Marduk apal iddinna avisa et Kidin Ninip préfet de Bagdad l'ancien, le vendeur du champ; Sir sum iddinna

1. Orig.: Su. Erreur. AN-ZA-QAR = dimtu. Le nom de la ville peut comprendre en outre les trois mots suivants.

2. Orig. : IJu-da-ki.

3. Pour sippâti.

4. Orig. : Munn.1-s.1-ti. Erreur.

i I

KUDURRU DE L'ÉPOQUE DE .MARDUK APAL IDDLN (Col. 2,3)

mar Ahu ba-nu-u sa-kin (al)

Bag-da-da sa ar-ki-su

u masse ' la-bi-ru-tî

sa (al) Bag-da-da illi 2-ku

sarru (il u) Marduk apal iddin-na

i-sal-su-nu-ti-ma

ul bàb cqli sa A-hu-ni-e-a su-u

eqlu sa Mu-un-na-bit-ti su-mi3 iq-bu-u-ma

sarru (ilu) Marduk apal iddin-na

25 . fils de Ahu banû, préfet

de Bagdad, le successeur,

et les édiles anciens

de Bagdad s'en vinrent.

Le roi Marduk apal iddina 30. les interrogea.

Ce n'est pas l'entrée du champ d'Ahu- niea,

c'est le champ de Munnabitti,

dirent-ils, et

le roi Marduk apal iddinna

,ol. 3

1 . (ilu) Sir sum iddin-na mâr Ahu ba-ni-i sa-kin (al) Bag-da-da uBêl MUK-MUK-ra' 5. mâr Arad (ilu) Ê-a dup-sar is-pur-ma ri-es eqli su-a-tum is-su-ma«<SE-ZIR im-su-hu-ma a-na Mu-un-na-bit-tum 10. mâr Dug-ga-me-lu u-kin-nu I U1 u dup-pi eqli ka-nik di-ni

ik-nu-uk-ma

a-na Mu-un-na-bit-tum id-di-in i-na ka-na-ak

1 . Sir sum iddinna fils de Ahu banî préfet de Bagdad et Bel basmé 5 . fils de Arad Éa, le scribe

a délégué, et la capacité de ce champ, ils levèrent 30 gurs d'emblavure ils mesurèrent et à Munnabittum 10. fils de Dugga melu, ils adjugèrent.

L'aune et le titre du champ, avec le

sceau de justice (le roi) scella et à Munnabittum octroya. Au scellé

1. Idéogr. : .MAS-SIR (mes), Brunn., 1928, 1929, 1930. Le sens de « édile » paraît ressortir de l'apposition de 1930 Massû asaridu.

2. Orig. : TA("-)-KU que je corrige en DU-ku. Ce texte fourmille d'ailleurs d'erreurs de scribe.

3. Mi enclitique des discours directs enclavés dans un récit. Le code de llammurabi en donne plusieurs exemples : 9* 49, etc.

4. Le ra final sollicite pour muk-muk une valeur terminant en r. Je l'obtiens de l'équation suivante :

MUK-MUK («lu) = basmu, Brunn., 98.

BUR (usu) ■= basmu, Ibid., 334 Sc 13 et II Rawl., 27, 63, a, b. Bien mieux, il n'est pas impossible que les signes lus muk-muk soient une forme de *~*~\ \ à l'époque kassite. J'opine en concluant, pour le nom de ce dieu, à En bur-ra = bêl basmé. Qu'était ce dieu de serpents ou de vipères?. . .

5. Il est intéressant de remarquer que Y aune qui a servi à l'arpentage, non moins que le document transférant la propriété lui-même, est l'objet du scellé royal par devant témoins, j U est l'expression même qui sert dans toutes les évaluations de superficie « (mesuré à) l'aune ». C'est la première fois, à notre connaissance, que ce détail est à relever.

KUDURRU DE L'ÉPOQUE DE MARDUK A.PAL IDDIN (Col. 3, 4)

55

15. y U u dup-pi eqli

TAK-DUP' di-ni su-a-tum

Li-bu[r z]a-nin E-kur amil saqù

Ha-sar-du amil sukkal amil ^^f'

(ilu) Marduk ku-dur-ri usur amil SAG bîti (?) 20. U-zib (ilu) Bel amil sukkal

u BA-sa (ilu) Ba-u

mâr Arad (ilu) E-a

pahata iz-za-az-zu

Ma-ti-ma 25. a-na u-um sa-a-ti

a-na la-bar u-mi

lu-u amil PA

lu-u amil NU-TUR

lu-u sa-pi-ru 30. lu-u saki-in te— mi

1 . lu-u pahatu

lu-u ha-za-an-nu

lu-u pa-te-si

lu-u mu-ir-ru 5. lu-u US-SA-DU5

lu-u sakkannaku1 sa i-na pihat

(al) Bag-da-da

is-sak-ka-nu

lu-u i-na kin-ni 10. A-hu-ni-e-a

mâr Daian! (ilu) Marduk a-a-um-ma

sa il-lam-ma6

15. de l'aune et du titre du champ (avec) le sceau de ce jugement Libur zanin Ekur, officier, Hasardu sukkal du ... , Marduk kudurri usur majordome,

20. Uzib Bel sukkal

et Iqî-sa Bau,

fils de Arad Êa

préfet, assistèrent.

Oncques, 2 s dans l'avenir,

dans le vieillissement des temps,

soit un fonctionnaire,

soit un chef,

soit un intendant, 30. soit un conseiller,

Col. 4

1 . soit un préfet,

soit un gouverneur,

soit un patési

soit un capitaine, 5 . soit un voisin,

soit un lieutenant qui, dans la préfecture

de Bagdad

serait établi

soit de la tribu 10. de Ahunica

fils de Daian Marduk, un quelconque

qui se lèverait,

1 . Le deuxième signe, à tort ou à raison, est DUP et nom SIT. Plus loin H reparait, en effet, dans dupsar.

2. Le signe >~<jj s'est confondu dans la suite avec ^<e| (On les trouve combinés dès l'époque cl'Ur, voir mon Recueil de signer~n° 89). Amil £<JJ est à comparer à $T- ^gj, tous deux noms de fonction. Quant au signe sukkal (c'est-à-dire luh, etc.) qui précède, qu'on veuille comparer la belle variante de la ligne 20.

3. C'est la première mention de ce genre, dans ces sortes de nomenclatures. US-SA-DU marque dans la délimi- tation des champs, le voisin ou mieux les confins de ces champs. En parlant de personnes, il ne saurait être question que des propriétaires voisins.

4. Orig. : NER-TA faute pour NER-US ou NER-NITA.

5. orig. : ^yyy *^.

6. Orig. : sa al. . . pour sa il. Ailleurs c'est la et te qui sont confondus.

*6

KUDURRU DE L'ÉPOQUE DE MARDUK APAL IDDIN (Col. 4, 5)

i-na eli eqli su-a-tum

i-da-ab-bu-bu u-sad-ba-bu jç. i-tap-pa-lu u-sat-pa-lu

ni-sir-ta ki-iz-za-tu

i-sak-ka-nu

i-ka mi-is-ra it-ti-ku

ku-dur-ra u-na-ak-ka-ru 20. eqlu ul ni-di-il-ti sarrâni

i-qa-ab-bu-u amilu su-a-tu

as-su ar-ra-a-ti

si-na-a-ti

sa-na-am-ma 25. u-sa-ah-ha-zu

sa-ak-la sak-ka

sa-ma-a u la mu-da-a

u-ma-'-a-ru-ma

TAK na-ru-a su-a-lum 30 . u-sa-as-su-ma

a-na u isati

i-nam-du-u

i-na qaq-qa-ri

i-ta-im-me-ru ' 35. a-[na a-sar] la a-ma-ri

et au sujet de ce champ

contesterait ou ferait contester, 15. réclamerait ou ferait réclamer,

prélèvement, décimation

établirait,

rigole, limite reculerait,

la borne changerait ; 20. « ce champ n'est pas un don des rois »,

dirait (si) cet homme,

par peur des malédictions

celles-ci mêmes,

un autre individu 25. instruirait,

un sot, sourd,

aveugle, idiot,

en chargerait et

cette pierre 30. ferait enlever et

dans l'eau et le feu

le jetterait,

dans le sol

cacherait, 35. dans un lieu obscur.

Col. 5

i-sak-ka nu

i-na ab-ni ub-ba-su;

su-mi sa-at-ra

i-pa-as-si-tu '

lu-u sa-ki-i-ik-ki 4

dal[ti]u asar mi-il-ti s

nari-su i-si-ik-ki-ru-ma

placerait,

avec une pierre dégraderait,

l'inscription

effacerait,

ou encore, avec de la poussière,

la porte et le lieu pour remplir

son canal boucherait,

1. Pour itammeru. Ailleurs encore nous trouvons ta-im pour ta-am, comme aussi li-al pour la-al. Est-ce de la dissimilation dialectale?

2. Ubbasu, uppasu est à rapprocher de uppas du code de Hammurabi, § 47, lig. 65, et de ma restitution, DT, 81, verso, lig- 13 (Ibid. p. 52). Au concret, à cause de ina abni, « au moyen de pierre », il ne peut s'agir ici que de martelage ou dégradation. Au sens juridique, le même terme pourrait signifier une annulation, une vexation.

3. Tuin, ta et non lu (sic).

4. Sakikki pour sakikê.

5. Orig. : Mi-al-li pour milti.

Kl DURRU DE L'ÉPOQUE DE MARDUK APAL IDDIN (Col. 5.6)

37

si-ki-iz-zu" ub-ba-lu u mim-ma a-ma-at limut-ti 10. i-ka-ap-pu-du

amilum su-a-tum

10.

( ( (

i5- ( ( (

(

(

20. (

( ( ( ( 25- ( ( ( (

(

30. (

( ( ( (

lu) A-nu-um lu) En-lil lu) Ê-a

lu) Nin-har-sag lu) Ên-zu

lu) Nin-gal (ilu) Samas lu) A-a lu) Bu-nê-nô u) AT-GI MAH* lu) Se-ru Sis3 lu) SA-GI-NA(ilu)SA-SI + lu) Marduk (ilu) Zar-pa-ni-tum lu) Nabû (ilu) Tas-me-tum lu) Nin-ip lu) Nin Kar-ra-ak lu) Za-mal-mal (ilu) Ba-u lu) Da-mu (ilu) GESTIN-nanv lu) Istar (ilu) Na-na-a lu) A-nun-ni-tum lu) Adad (ilu) Sa-la lu) Mi-sar-ru lu) Nêr-uru-gal lu) La-az

*5

25

Col. 6

(ilu) I-sum (ilu) Su-bu-la(l)6 (ilu) Lugal gir-ra (ilu) Sit-lam-ta-ê (ilu) Lugal gis-a-tu gab-j-lis (ilu) Ma-'- me-tum

son arrosage emporterait

ou toute autre action mauvaise

tramerait

Cet individu,

que les dieux Anum,

Bel,

Èa,

Nin har sag,

Sin,

Nin-gal, Samas,

Aia,

Bunênê,

Malku siru,

Seru Sis,

Kittu, Mesaru,

Marduk, Zarpanitum,

Nabù, Tasmetum,

Ninip,

Nin Karrak,

Zamalmal, Bau,

Damu, Gestinnam,

Istar, Nanai,

Anunnitum,

Adad, Sala.

Misarru

Nêr(u)rugal

Laz

Iàum et Subula

Lugal girra, Sitlamtaê

Lugal gis a tu gab+lis, Ma'metum

1. Orig. : Sikiz-ba.

2. Cf. Brunn.,4170. At-gi = Malku et le nom de YEpon. Milki râmu (An 654) et Malik rammu.

3' Se-kak (ou rit). In est fait différemment et ne peut se confondre avec Se-ru. Voir col. 4, 14, 30. Cf. cependant In-urin et *-*^~ In gurin, Brunn., 12504.

4. Cf. Brunn., 12021 ; 3377, 12032. _

5. Pour confirmer notre lecture, voir I Rawl., 43, •• 3=>, HP" GESTIN-»™ -*f ^ <j- tu... astbut Uruk, et ibid. , 49, col. 4, 8.

6. Cf. les mêmes dieux, Craig., Relig. Texts, I, pi. 58, •■•

,8 KUDURR1 DE L'ÉPOQUE DE MARDUK Al'AI. [DDIN (Col. 6)

(ilu)Lil'(ilu)Nin-bat(ilu)Tispak(iIu)Ka-di Lil, Nin-bat, Tiépak, Kadi

5. (ilu) Nusku (ilu) Sa-dar-nun-nas 5. Nusku, Sadarnunna

(il u) Ip (ilu) Nin-ê-gal Ip, Nin-ê-gal

(ilu) Su-qa-mu-na (ilu) Su-ma-li-ya Suqamuna, âumaliya

ilu sarri u (ilu» lamassu sarri ilâni rabûti le dieu du roi et le génie protecteur du roi,

les grands dieux, ma-Ia i-na TAK na-ru-a tous ceux dont sur cette pierre-

10. an-ni-i sumâti-su-nu za-ak-ru 10. ci les noms sont cités,

iz-zi-is lik-[kil-]mu-su-ma3 an ki(di?)-an en colère le regardent et de ciel et

la? sa?é? terre (?)...

li-te-ir-ru-su1 ar-ra-at la nap-su-ri-im qu'ils le retirent; d'une malédiction

implacable ma-ru-us-tu li-ru-ru-su de maladie qu'ils le maudissent !

gis-ru-ba-a mut-ti5 an ka-bit-ta d'une lèpre de mort, d'un état (?) grave

15. zu-mur-su6 lil-la-ib-[bis]-ma7 15. soit revêtu son corps :

abulli ali-su ka-mes lid-da-rit et des portes de la ville, captif, qu'il soit

chassé ! i-na ka-mat ali-su li-sar-bi-su-su-ma aux environs de la ville, qu'ils le fassent

se blottir ! a-di8 u-um bal- du lit-nik9 ma-a-ta10 tant qu'il vivra, qu'il (se) presse (aux

portes du) pays, a-na ni-si-su a-a it-hi" et de ses habitants qu'il ne puisse

approcher ! 2n . a-gai-la-ti!-la-a" li-sam-ri-su-su-ma 20. d hvdropisie qu'ils l'affligent !

sa-lam-!a-su i-na irsiti a-a ik-ki-bir que son corps ne soit pas enseveli enterre!

[ekimmusu]'3 a-naekimmi iït(?)-ti-su a-a que son âme auprès d'une amené puisse

is-ni-iq presser sa main. [s]im TIN la ba-la-az-zu ...une drogue de vie en (drogue de) non vie

1. Cf. Brunn.. 6700. une forme de Xinip. »-»>t- Lil-lu. Le signe /;'/ \t.i ?) est très douteux dans notre texte.

2. Cf. Brunn.. 12297. La forme du signe .i.ir **"IIEII- comme elle se présente ici. n'existe pas ailleurs, j. Orig. : Lihmusvma, erreur de scribe.

4. Orig. : literàu, erreur de scribe.

5. Le signe BAI). DUR-f-(ti). b. Orig. : zu'su. Erreur.

-. Orig. : lillci-ib-ma. Erreur. 8. Orig. . eqlu. Erreur. Q. Lilniq pour lisniq.

10. Mata. Le dernier signe est douteux et a été remanié, semble-t-il.

i 1. Orig. : Lihi. Erreur. Pour l'emploi parallèle de sanâqu (supr., 18 et de taku, cf. De!., HWB., p. 505. 12. Orig. : a-gis-la... Erreur.

1 j. Restitution certaine, à voir ce qui reste du signe mutilé. Le sens du verset est : « que son âme ne trouve aucun secours, au pays des ombres ! »

FRAGMENT DE KUDURRU DE L'ÉPOQUE DE MARDUK APAL IDDIN

39

25

[liq-b]u-u sumi-su li-hal-li-qu1

H-iz-zu-hu

li-il-ku-tum'

a-[a] i-zi-bu ' da-ad-da-su

(qu'ils lui décrètent), qu'ils anéantissent son nom ! 25 . (son fondement) qu'ils arrachent ! (sa progéniture) qu'ils perdent ! et qu'ils ne multiplient pas ses enfants!

FRAGMENT DE KUDURRU DE L'ÉPOQUE DE MARDUK APAL IDDIN

(Pl. 11, 1)

Col. 1

1. IM [SI-DI]...

$f SA US pân IM MAR-TU a-di ti-tak-ri4 mi-ti-iq-ti sarri 5 . 1 SA US itti «

nâr Ra-da-nu IM-KUR-RA <|>f SA SAK-KI pân IM-ER-LU i-na ma-sa-hi eqli su-a-tum (ilu) Marduk ibnî 10. amil ha-za-an

bît Pir (ilu) sadû rabû

hurasi 10 siqlu ki-lal-bi | gis ni

pi a ki gis ma(?)-hu sa6 siqlu hurasi DIR7 na-da-an

kaspi . . .

10

au Nord. . . ;

38 SA de longueur, à l'Ouest

jusqu'au pont

du passage royal ,

38 SA de longueur, le long

de la rivière Radanu, à l'Est ;

1 1 1/2 SA de front, au Sud

Au métrage de ce champ

là, Marduk ibni

gouverneur

de la tribu de Pir Sadû rabû

or, 10 sicles au poids, 60. . . .

sicle d'or en surcroît, payement

du prix [a

1. Orig. : lianliqu. Erreur.

2. Orig-. : li-al-ku-twm .

3. Pour esêpu, *]%''.

4. Pour ti-tur-ri (?) .

5. Orig. : lil, erreur pour ta.

6. A lire peut-être . . . hurasi 10 siqlu kilalbi, 60 (gis) nipi a-di [gis) mahu sa

7. Atiu.

\o

FRAGMENT DE KUDURRU DE L'ÉPOQUE DE MARDUK APAL IDDIN (Col. 2, 3)

ma

'5

(ilu) Marduk apal iddin-na is-mi-

tu zîr ib-ni mâr Arad (ilu) E-a ma eqlam im-su-uh-ma

(le roi) Marduk apal iddin l'en- tendit et

15 tu (?) zîr ibni fils de Arad-Ea

(il délégua) et il (re)mesura le champ.

Col. 2

1 . lu-u sakkannaku

lu-u ha-za-an-nu

lu-u mu-ir-ru

lu-u saki-in Bit Pir (ilu) Sadû rabû 5 . lu-u US-SA-DU <<<yy-su-nu

sa il-lam-ma

i-na eli eqli su-a-tum

i-da-ab-bu-bu

u-sad-ba-bu 10. i-rag-gu-mu

u-sar-ga-mu ;

eqlu ul ni-di-it-ti sarri

i-qa-ab-bu-u

isten ' sa-ak-la sa-ak-ka 1 5 . sa-ma-a u-la-la

tamdi u la mu-da-a

1 . soit un lieutenant,

soit un gouverneur,

soit un officier,

soit un préfet de la tribu de Pir Sadû rabù 5 . soit un des 34 voisins

qui s'élèverait

et au sujet de ce champ

contesterait

ou ferait contester, 10. réclamerait

ou ferait réclamer

« (le) champ n'est pas un don royal »

dirait ;

un sot, sourd, 1 5 . aveugle, idiot

(du pays) de la mer, un ignorant

(en chargerait)

Col. 3

1 [la nap]-su-ri

limut-ti li-ru-ru-su

(ilu) Samas daian rabû sa ilàni rabûti

zu-ut4 pa-ni sa-ka-ak uz-ni

5. u ub-bur mes-ri-e-ti

[a-na si]-riq-ti lis-ruq-su'

d'une malédiction implacable de malheur, qu'ils le maudissent ! que Samas le grand juge des grands dieux, de l'aveuglement des yeux, de l'obtura- tion des oreilles et de la paralysie des membres le gratifient !

1. Orig. : la-sa-du. Erreur. Voir dans le kudurru précédent, col. 4, ligne 5.

2. Orig. : usarsamu. Erreur.

}. Le clou vertical, soit isten, soit ana.

4. Sens tiré du contexte et certain. Cf. le parallélisme avec sakak uznî et zi-e nzni. V Rawl.. 47, 10, b, et ubbur mi'srêti. La phrase milik sa ili zannn zi-c ihakkim mannu, IV Rawl. 60; Obv., 17. se traduirait donc bien par: La volonté de Dieu est pleine de mystères (fiiSw) et qui la comprendrait "-

5. Signe su, c'est-à-dire riq.

FRAGMENT DE KUDURRU DE L'ÉPOQUE DE MARDUK APAL IDD1N (Coi

3, 4)

4i

. . . (ilu) Nannar-ri pa-ri-is purussê

a li-ma-li-su

(ilu) Adad gu-gal ' samê u irsiti !o. eqlê-su id-ra-[nu]2 li-sa-as-hi-ma li-za-am-mi (ilu) As-na-an a-a u-se-si ur-ki-ti (ilu) Marduk abkallu samê u irsitim

. . . que Nannar, qui rend des sentences

de le remplisse !

que Adad, le maître decieux et terre 10. ses champs, (à) l'ivraie (?) fasse ruiner!

qu'il empêche le blé (de pousser) qu'il ne fasse germer aucune herbe ! Que Marduk, le prince de deux et terre

Col .

1 ut lu

. . . ku(?)-tak-ra; li-ki-im-su-ma

e-ma purimô 4

sêri li-ir-pu-ud ! 5 . (ilu) Gu-la a-zu gal-la-tu

rabî-tum si-im-ma ak-sa la az-za

mi-iq-ta la ta-ba-a

i-na zu-um-ri-su

li-se-si (ilu) Nusku 10. (ilu) Nin ê-gal (ilu) Su-qa-mu-na u

(ilu) Su-ma-li-ya ilâni sarri

qaqqad-su 6 li-sam-ri-su-su

(ilu) na-sir-ri-su

sarrutu a-na zi-i-ri-su 15. li-tir-ru-su ilâni ma-la

i-naTAK na-ru-a an-ni sum sa-at-ru

i-na ar-rat lim-ri-ru pi-ri7a-a ir-su

10.

qu'il l'empoigne !

et parmi les ânes sauvages,

dans le désert qu'il couche!

que Gula la guérisseuse

auguste, une douloureuse, incurable cé- cité,

une prostration funeste

dans son corps

lâche ! que Nusku

Ninègal, Suqamuna

Sumaliya, les dieux du roi,

sa tête lui rende malade!

que son dieu patron

la royauté à ses enfants

retirent! que tous les dieux

cités sur cette pierre

en malédiction se montrent cruels, cl qu'il n'ait pas de progéniture !

Ecrit •{>-£ ^J>-.

Le texte a tJra. Idranu serait-il une forme secondaire ? Ou le scribe a-t-il oublié nu ?

Sum, tak, peut-être bi-ni ou bi-ir.

Litt. : imêr-sêri.

Pour le sens, voir Jensen, KB-ME, p. 420. note 24.

Idéogr. : MUH-NI.

Le signe ri est douteux dans l'original.

FRAGMENT DE KUDURRU DE LÉPOQUE DE MARDUK APAL IDDIN

Nous insérons ci-après divers fragments de kudurrus qui peuvent bien être sans intérêt pour le juriste, à cause de la teneur assez monotone de cette sorte de documents, mais le philologue et l'historien trouveront encore à glaner maints détails curieux. Des noms propres comme al Mandû, amil Naramie, Karziyabku, al PurattaS, Sagaraktum, etc., quelques attributs de divinités, méritent d'y être remarqués.

On aurait pu pousser loin les restitutions, et même traduire en partie ces textes.

Ceux qui sont un peu familiarisés avec ce genre de littérature nous pardonneront de l'avoir

négligé.

1

i . . . . SE-ZIR ^f . . .

[ugar] (al) Kâr (ilu) Bêlit ta. . . . . .^SE-ZIR US-SA-DU (al) Hur-ri ka-ri-é [bi-rit] nàr Diglat u nâr Su m ili 5 . i-na lib-bi tamdi

adi eqli ki-iz-za-a-ti sa i-na libbi Na-ra-ni-é u is ? ba am la ? ? a as

. . . a-na eli hi-ru (al) Man-du-u 10. . . . tun IM-KUR-KA

. . . US-SA-DU amil Na-ra-ni-e _ ...tum IM-ER-LU . . . IM MAR-TU US-SA-DU Bit Ba-zi 1 5 . US-AN-TA nâr Sum ili US-KI-TA nâr Diglat bi-rit nâr Diglat u nâr Sum ili sarru (ilu) Adad sum usur (ilu) Adad bel ka-la 20. amil saqû sarri

arad-su i-ri-im-ma

ul ka-nik-ma

sarru (ilu) Marduk apal iddin-na

sar kissati ik-nu-uk

FRAGMENT DE KUDURRU DE L'ÉPOQUE DE MARDUK APAL IDDIN

a

Col. 2

i . i-na . . .

su ilu. . .

I (ilu) Bel pa-as. . .

amil . . 5 . sarru . . .

eqlu su. . .

a-na J (ilu). . .

amil saqû. . .

i-na. . . 10. y (ilu) Mardukba. . .

I Ha-sar-du. . .

y (ilu) Marduk ku-(durri usur) . . .

amil saqû. . .

y Uz-bi (ilu)... 15 . amil. . .

y Iqî-sa (ilu) Ba-u. . .

mâr y Arad (ilu) È-a. . .

amil sak-ni (al). . .

iz-za-az-zu .... 20 . e-ri . . .

a. . . [ou za). . .

AVANT DERNIÈRE COLONNE DERNIÈRE COLONNE

su 1 .... u >-»Jf- Nin Ê-gal

y Su-li-lji] (ilu) Su-ma-li-ya

£Îyy sa-an a-na. . . e-ri lis-ku-nu-su-ma

sa-ka-ak I (ilu) Èa] sar naqbê u >^\

5 . a-na . . . sir-ri-su

tu-ru-us

ilâni rabûti

i-na TAK na-ru-a an-ni-i sum-su-nu za-ak-ru 10. ... <->y- »->^- t^y ^y^ «^-di-na-at . . . li-sam-ri-is-su

n-e

li-is)-ru-uq sar he-gal-lim li-ga-an-ni-ma u saplis

10. ... (ilu) Nisaba

samê u irsitim . . ni a-ga-nu-til-la [lisa]-as-si-su-ma su a-a ik-ki-bir

15. ... li-ir-ta-pu-ud u (ilu) Gu-la

FRAGMENT DE KUDURRU DE L'ÉPOQUE KASSÏTE

ni. . .

11....

a-na.

li....

u. . . .

i-na . .

NER

II

Col

i . mar

màr Zu-me-e-a

arad-su i-ri-mu c . Y (ilu) Bel i-za. . .

màr y Kar-zi-ya-ab-ku

amil sa-kin (al) Ir-ri-e-a

u (al) Pur-rat-tas

Ki-din (ilu) Marduk amil pahatu 10. (al) Ir-ri-e-a

Sa-ga-rak-tum

amil sa-kin tê-mi Mât (al) Ir-rih-a

Bi-ra-a màr Arad (ilu) È-a

u Kur-za-bu mâr Su-me-e-a i 5 . eqlu su-a-tum im-su-huma

Col. 2 Col. 3

(néant)

FRAGMENT DE KIDURRU DE L'ÉPOQUE KASSITE

Col . 4

Col. 5

h

10.

V

20.

. sa(?)

ki

ri-mu . . . sa . . .

. bel ad-ma-ni is-kip-su-ma da(?)-su la i-sit Is-ha-ra at da-ad-mi na-aq . sar-su a-si-bat sarae-e

ku-ti

ha-zi dan-ni

li-is-sum

pi-ir-su

. . tu-qu

mârat sa (ilu) Anim

m a-su is , im-su

sa

5

10

li-se

(i'u)

i-na na. . . sa la se. . . mu-ur-sa da . . . dak-ta-a. . . u ta-ni-hi li . . . c-nu-ma' a-na-arkat umû na-ra-a sa i-na eqli sa-su sa-ak-(nu) lu ih-p[i-i]

lu a-na isati i-na-[addû] lu i-na pi-gi(?). . . lu a-na na-ri i-na-[addû] lu a-nahi-ri-ti i-na . . . lu nai(=i-na) ir-ri-i im-[lu]-u. lu a-na bit a-sa-ki a-li (sic ! pour a-sar) la a-ma-ri u-se-ri-bu 20 . sa-ak-ka sak-la la se-ma sa a-ma-ti

J5-

Le scribe a émis par erreur les imprécations avant de poser les conditions ; enuma, etc.

AUTRE FRAGMENT DE KUDURRU

DE .MEME ÉPOQUE

III

Col. i

. . . SE-ZIR ►— GAN y ammatu rabî-tum ugar (al) A-'-a-'-zi

sa (?) a (mes). . .

(al) Bag-da-da

Col. 3

i . (ilu) Adad (ilu) Sala

u (ilu) Ali-sa-ru

i-na ugar-su

. . . a-a u-[sar]-su 5 . (ilu) Nin-ip u

apla u (?)

a-a u-sar-su-u

. . . (sal) su ?.. .

a-sar (?) su (?)

io. la a-ma-ri

. . . su-ma

... su isê i-na

. . . ti li-iz-ziq

. . . mu na bar-ru 1 5 (ilu) Su-ma-li-ya

. . . (ilu) Sin

... ma £f±^>y su-su-ma

. . . mi-ir-su

. . . ma-an ap-pa 20. li-il-bi-in

(2me Col., néant)

Col. 4

i . a-na se-ri-iq-ti lis-ru-[uq]-su (ilu) Nabù sar Ê-zi-da dup-sar Ê-sag-gil

5 . ri'u ki-is-sat same-e u irsitim mi-nu-ut sanâte ul ti . . . la ad . . . umé-su. . . io. a-na si-im— [tij . . . u kin-ni . . . li-im . . .

AUTRE FRAGMENT DE KUDURRU

DE MÊME ÉPOQUE

IV

i . (ilu) Za-[mal-malJ u (ilu) ^- j

[iz-zi-]is lik-kil-mu-su-ma

u sumu a-a u-sar-su-su

(ilu) Su-qa-mu-na (ilu) Su-ma-li-ya 5. (ilu) Nusku u (ilu) Nin ê-gal

. . . sarrutu u mati-su li-sam-ri-su-su (?)

Adad bel ki-ta-a-ti

... su li— ib-bil

... su lis-ri-iq 10. ... >-*-|^> zu en is-pi-ki

. . . belti rabî-tum

... la az-za

... ri ... . ma

. . . [lihal-]li-gu .... 15. ... Ê-ul-mas

u-ma-am sèri

. . . bu-tum

. . . ki-ti

. . . na-ru-a an-ni-i 20. . ru mursu bu-[bu]-ti

ri-su-su-ma

Le même fragment porte en relief un animal squameux, au pied d'une maison [ surmontée du symbole ù, avec ce texte «Jf- C^f -*f £]^ Marduk, ilu rabû. Plus bas, le taurillon avec cette légende *->^- 4k4f ou Adad.

INSCRIPTION D'UN POIDS

( s kilogrammes) (Pi., ii, n' 2)

1 . 21/2 ma-na gi-na 2 mines et demie fixes,

Y Na-si-ri appartenant à Nasiri

sa

mâr y Ki-clin (ilu) Gu-la fils de Kidin Gula

lip-pal-pal ' Arad (ilu) Ê-a descendant de Arad Ea.

Ce Nasiri, personnage assez important pour avoir pu donner son nom à une tribu (voir ïegl. Pil. II, Nimr., Face 6, tribu qui se serait donc perpétuée jusqu'en 745-727 environ), se trouve être de son vivant un riche propriétaire, suffisamment considérable pour posséder à sa marque, des poids et mesures. Il vivait, si on en juge par le caractère de l'écriture, à l'époque Kassite qui est celle de tous les beaux kudurrus ou grands titres de propriété.

Il comptait d'ailleurs un ascendant illustre qu'il appelle Arad-Êa, sans plus, telle la mention d'un grand homme assez connu de tous, et que je retrouve précisément dans cet Arad-Êa, dont, sous Meli Sihu et son successeur, les fils et petits-fils se réclament déjà comme d'un ancêtre fameux :

Izkur Nabû, fils de Arad-Èa (Supr., page 33', 2, 3).

Nabû sum iddinna, fils de Suzib Marduk. fils d'Arad-Êa, scribe du roi (Ibid., page 33, lignes 7, 8).

Bel basmé, fils de Arad-Êa, scribe (Ibid., p. 34, 3, 1. 4.5).

Iqisa Bau, fils de Arad-Êa, préfet (Ibid., p. 35, I. 21, 22).

. . .tu(?) zîr ibni. fils de Arad-Êa (Ibid., p. 40, 1,1. 15 et Belser., Beitr, II, 167, col. Il, 8).

Birâ, fils de Arad-Êa (Ibid., p. 44,1,1. 13).

Balat-su Gula, fils de Arad-Êa, préfet (Nabuch. II, col. II, 19).

Marduk balatsu iqbi, fils de Arad-Êa, préfet (Nabûbalid., VI, 25, 26).

Êakudurri ibni mâr Arad-Êa, pahatu sa matâte (Marduk nadin ahè, III Rawl., 43, II, 3, 4).

Sapiku mar lui .Marduk balatu mâr Arad-Êa. masih eqli (III Rawl.. 41, col. I, 13, 14).

Ibni Marduk mar Arad-Êa sadid eqli (Meli Sihu, Belser, Beitr., II, p. 165, 16. 17.) Enfin notre Nasiri, fils de Kidin Gula, descendant de Arad-Ea,

1. Le signe p.il est celui du Tabl. comp. (Amiaudi nu 19. Nabuch., I.

EXORCISME

i . Zi-iz-zi-li

2 . zi-iz-zi-li

3 . i-li-e

4. zi-iz-zi-li

5. TUR-TUR-LI

6. PI-GA-L1

7 . ^>ân y .£>«/' li-pi-e

8. TU-EN-NÊ-EN

Moustique, moustique, envole-toi ! moustique

minime,

en arrière

de devant Bur lipê

retourne !

Cette formule d'exorcisme intéressante se lit sur une amulette en pierre noire mesurant 0,018 sur 0,015. L'objet (un ovoïde plat' de peu d épaisseur) était destiné à être porté, perforé qu'il est d'outre en outre. On se doute bien que ces sortes de talismans devaient abonder en Babylonieet en Élam. Leur exiguïté est cause qu'on n'en retrouve qu'assez peu. Ils n'affectaient pas toujours une forme particulière, en dehors de la forme cylindrique qui leur était commune avec la plupart des cachets. Souvent aussi, à la pierre elle-même était attribuée une vertu, sans qu'on y gravât un exorcisme ou une prièie quelconque. Le plus fréquemment, sans doute, on se contentait de l'orner d'un simple symbole qui suppléait à tout texte. Dans le Recueil de Travaux, XX, Notes d'Épigr., etc. (note xxxix), j'ai publié un de ces documents (12 lignes gravées sur un cylindre de 0,008 de long et 0,01 5 de développement).

siptu : (kakkab) KAK-SI-DI

nanduru ziu

an a ] JEJ1 Nabû bullil

apalèu Sa Nabû bani ahé

NU-TE NU-KUR-KUR (DM)

LU-ZI LU-ZI

NA M-BA-TE- G A -E-NE

MU-ÊN

Incantation : Sirius

que Rage (et) Tempête

de moi Nabù bullit

fils de Nabû bani ahé

n'approche pas, ne m'atteigne pas!

que l'homme violent, l'homme violent

ne (m)'approche pas !

Incantation !

Cf. Behist. 7, a-na a-na-ku, etc.

5o EXORCISME

Lajillc Je la femme de Nabû bullit portait un cylindre en tout semblable, mais à son nom (èûpitum).

Dans le même Recueil de Trav., etc., XXII, Notes d'Épigr. , etc. (note lui), j'ai publié, tirée d'un cylindre de la collection de Clercq, une formule de rédaction bien différente, mais de même nature magique :

iiasuisi elle a été exécrée!

itanmer elle a été aperçue !

itahhiè elle a été mise en fuite !

(sal ) aiabû l'ennemie ! . . .

Dans toutes les formules de conjuration (comme d'obsécration), on répète volontiers certains mots pour mieux marquer l'insistance et forcer en quelque sorte l'obtention de l'effet :

Maqlû i, 32 : siptu : irsitum, irsitum, irsitumma , terre ! (ter)

Maqlù 3, 158, 159 : siptu : sittuma, sittu, sittu dannatu , tribulation ! (ter)

Maqlù 5, 166, 167 : isâ, isâ, rêqa, rêqà, bêèa, bésa, hilqa, hilqa

partez (bis), éloignez-vous ! (bis), soyez honteux ! (bis), fuyez ! (bis)

1. Zizzili. A rappeler sarsaru ou zarza.ru. Idgr., HU-BIR-DUB-KA-NA, ar. £>j0 « grillon » (?).

zirzirru, syn. zunzunu. Idgr., HU-SE-BIR-TUR-TUR « un certain insecte ».

zizanu. Idgr., HU-BIR-GAN-NA HU-BIR-TIR-RA (Nom de Ninip au pays de Su. II Rawl., 57, 41), « un certain insecte ».

Cf. jjjjj, sturnus avis, de jjjj, émettre un certain son de voix (onomatopée), et zanzâra (ital.) « moustique ». A Mossoul, on entend j\^T (pluriel) « cousins, moustiques ».

Il doit s'agir, en effet, d'un insecte malfaisant comme le moustique, agent propagateur de maladies, dans les pays d'Orient. On sait qu'il existait un Zeus Apomuios à Olympie et un héros Muiagros en Arcadie. Baal Zeboub pouvait être regardé comme le prince des mouches, c'est-à-dire, par image, des esprits malfaisants (Voir Lagrange, Études sur les Relig. sémit., 2e éd., p. 85, et le fait intéressant qu'il cite (ibid. note 3) de l'absence de moustiques à Sala- manque attribuée à 1 exorcisme d'un saint personnage qu'ils gênaient dans ses études).

3. Ili-e, impératif de élu.

5. TUR-TUR-LI est pour nous un idéogramme identique à TUR-TUR-LA(L) = sihhi- rûtu, suhhuru. Brunn., 4113, 41 14. I! est assez naturel que la petitesse d'un insecte minuscule comparée à la douleur cuisante causée par sa piqûre, frappe comme contraste celui qui veut le décrire. Dans l'idéogramme de l'insecte zirzirru, on retrouve cette idée : HU-SE-BIR-TUR- TUR.

6. Pigali. Hébr. "an « immonde » ? Ou A-GA-LI = ana arkâli.

7. Le signe e appartient à lipi-e ; faute de place, on l'a gravé entre les lignes 7 et 8. Pour le nom Bur ou Pur lipè, cf. Hadé-lipusu, Johns, Assyr. Deeds , III, p. 101.

EXORCISME 5

8. TU est le verbe târu, Brunn., 1079, ou asû, ibid. , 1077 (?).

EN-NE-EN est un suffixe verbal, Brunn., 4388 et p. 550.

En terminant, notons que notre document semble dater de l'époque kassite. Les meilleurs fac simile ne sauraient rendre adéquatement l'aspect des originaux et je renvoie aux planches du volume II d'Archéologie, le moulage et l'original seront reproduits photographiquement. Pour ce qui concerne ce genre de littérature, on lira avec fruit quelques considérations générales de Morr. Jastrow dans son livre, Die Religion Babyloniens und Assyriens, p. 338 à 340. Qui n'inclinerait, à première vue, à retrouver dans notre petit texte une de ces compositions caba- listiques plus riches en rimes qu'en raison, dont les textes Labartu (Myhrman, ZA, XVI, 188, 189), donne l'exemple suivant :

ki ràti libiki risti la libiki la libi

pis pisti èa an zi is ti sa an zi is su an zi ù an zi is ?

II n'en est rien, et dans l'ensemble notre interprétation du texte Zizzili est certaine.

En revanche, il est impossible de n'être pas frappé cette fois encore par des consonances, se trahit une intention poétique. Presque pas un mot qui ne commence ou ne finisse par LI : ZizziLI, zizziLI, ibî, zizziLI, turturLI, pi(a)gaLI, pan Bur LIpî. . .

CYLINDRES-CACHETS ÉLAMITES

(Voir les planches du volume d'Archéologie II)

1 . Ha-pu-pu

mâr Ma-an-nu-um sà-ni-in-su ardu sa (an) Nin -si an-na

2. (ilu) Sin is-ma-ni

mâr (ilu) Sin is-ma-ni (?) arad (ilu) Sin

In-bu-sa

mâr Nu-ur ah-hi-su

arad (ilu) Lugal banda'

4. Pi-el-lu-lu

mâr Nu-ur (ilu) Samas ardu sa (ilu) Te-im-ti-ri

5 . (ilu) Nin si\h im-gur-an-ni mâr Dam-ki i-li-su arad (ilu) Nin-sah

6. Ku-uk (ilu) Nin sul mâr Sà-i-li arad (ilu) Ninsul (Voir Mém.Délég. Textes élam.anz., II, p. 54.)

7 . Légende de cylindre-cachet empreinte sui-

des fragments d'argile crue.

<m mi « *w

£ffî ^ Eli Hfl

8. Du-ma-ki

mâr A-pil KU-BI [arad] (ilu) Mar-tu

1. Le signe rendu par Lugal a l'apparence de kin, qi. Le signe final est plutôt ma. et l'ensemble se lirait aussi bien : Uk-tur-ma ou Kin-tur-ma. ATTY

2. Peut-être Itti ili balatu. Le premier signe de cette ligne et de la ligne suivante est ou Ici ou di ou 1 1 1 .

CYLINDRES-CACI 1ETS ELAMITES

53

9. Fragment de cylindre-cachet. ' -Jf- SAG " IN... dam- m ah £Jj sal banaku. . . kur2-gal lib-bi. . . sag;-gi (ou zi)-im . . . ki (ou di)-ti-in-ni. . .

10. Provenance inconnue. Ilu mu-da-bil4 mâr Na-bil abs bîti

11. J'ajoute un texte de cylindre que j'ai relevé à Alep, les esprits les plus récalcitrants ne pourraient méconnaître la mention du dieu Ramanu, Ramman, c'est-à-dire Adad. Ur i-li-su mâr Ba-li-lum 6 arad (ilu) Ra-ma-nu

12. Texte relevé d'une empreinte, sur une tablette de Haï. Gir-ra ga-se-ir mâr A-hu-un-nu-um arad (ilu) I-sar pa-da-an 7

13. Cachet de femme. Provenance incertaine^ 14. Cylindre susien de femme, (ilu) s Dam-gal-nun-na9 ra (?) '"-ma Ki-is-tum

mârat (ilu) Samas ga-mi-il mârat Te-im-mi-mi

amat (ilu) s Dam-gal-nun-na ardu sa (ilu) 8 Gu"-la

1. Signe SAG-RIS.

2. Signe "V1-

3. Signe SAG-RIS.

4. Cf. le nom du prince de Dur ili : Ilu mutabil.

5. Signe AT.

6. Ou Palihum.

7. Dans le texte même de la tablette, ce nom divin est rendu deux fois par (ilu) I-sar pad-da. Le signe sar est celui de kirû. Cf. Brunn., 4002 : Isar nû-ii-su ou Ninip. Faut-il admettre avec Hommel (Grundr., p. 189 ) l'équivalence padan = nêru ?

8. Resp. iltu.

9. Damkina.

10. Le signe est ainsi fait : j^|^|

1 1. Orig. : Signe Amat. Erreur de scribe.

FRAGMENT DE STÈLE ÉLAMITE SÉMITIQUE

(Fin des lignes de la dernière colonne)

■?i T| a-»

^>

^rj ^t> ^

10.

15

20.

25

. [ta]-ra-a-ma(?)

. [ra]ab-ba-tum

. ti(?)u(?)...

. ti

. an

. a-bi

. ya'-tum se-iz-bi2 ummà-ni

. (ilu) Is-ni ka-ra-ab'

. amat su-zu (?)-bu ni (?) ha (?) ;

. i-na a-ma-ti-ka

. zi-ir-tum

. ka-ba-at-ta-ka

. bu(?) lu pa-as-ra

. sa-la-mi lu-pu-us-ma

. li-iz-qu-ru

. Is-ni ka-fraj-ab5 beli-su

. it-ti sarrâni

. di da-li-li-ka

. s]i-ru-ut-ka

. su-ul-mi u sa-la-mi

. [A]-nun-na-ku na-ar-bi

. su si-is-si-ik-ta-ka

. ta la-a-ra as-si

. [i]na ma-ah-ri-ka

. [muh]-ra-an-ni-ma

i . Ou za, sa.

2. Impér. au féminin (?)

3. Ismi karab. Voir plus haut le texte de Kuk Nasur.

4. Douteux dans l'ensemble.

5. Orig. ka-ab. Erreur de scribe.

FRAGMENT DE STÈLE ÉLAMITE SÉMITIQUE

55

I .

(que) tu aimes, la puissante.

*5

10.

moi, sauve le peuple, le dieu Isni karab

par ton ordre auguste ton esprit soit apaisé !

20.

. (avec) succès que je fasse !

. qu'on commémore !

. Isni karab son seigneur

. en compagnie des rois

. ta louange,

. ta majesté.

. (en) paix et bien-être,

. les Anunnaku, la grandeur

. ton manteau

. (j'ai saisi), la frange j'ai levé!

. en ta présence

. agrée moi !

TEXTE DE NABUCHODONOSOR

(Gravé sur un vase d'albâtre)

On a paru mettre en doute, l'état de dépendance de la Susiane vis-à-vis de la Babylonie, sous le nouvel Empire. J'ai maintenu dans l'Introduction du précédent volume, p. xxm, ce que j'avais avancé sur ce sujet dès le premier jour. Voici une nouvelle preuve à l'appui de notre opinion. M. J. Et. Gautier nous adresse ce petit texte qu'il vient d'exhumer à Suse, et dont nous donnerons l'original plus tard :

i qa j sa.

Ékal Nabû kudurri usur sar Tintirki

sa ina tukulti (ilu) Nabû u (ilu) Marduk bêlêsu

DU-DU-ku (ittalaku) apal Nabû apal usur sar Tintirki

(Mesure de) i cja et 7 sa.

Palais de Nabuchodonosor, roi de Babylone,

qui avec la grâce des dieux Nabû et Marduk, ses seigneurs,

va sa voie, fils de Nabopolassar, roi de Babylone.

L'objet porte une marque de fabrique babylonienne : Palais de Nabuchodonosor, etc. Il ne s'ensuit pas que Suse n'ait pu le posséder et qu'il n'y ait été transporté que par accident. J'ai fait remarquer ailleurs (Une Saison de fouilles à Sippar, page 73) que toutes les briques employées aux constructions du grand roi à Sippar, portent l'estampille babylonienne : Nabû kudurri usur . . . zânin Esagil u Ezida, etc.

Ce sont quatre textes babyloniens de cette époque, trois de Nabuchodonosor, un de Amil Marduk, trouvés à Suse jusqu'à ce jour. (Voir Introd. du précédent volume, p. xxm).

DOCUMENTS ARCHAÏQUES

EN

ÉCRITURE PROTO-ÉLAMITE

DOCUMENTS ARCHAÏQUES EN ÉCRITURE PROTO-ÉLAMITE

Considérations générales

Un événement considérable dans l'histoire des fouilles d'Elam et de Babylonie serait l apparition sur les monuments récemment découverts d'un nouveau système d'écriture. Qui dit nouveau système d'écriture dit assez souvent nouvelle langue, nouveau groupe ethnique, nouveau foyer de civilisation et d'activité intellectuelle. Reconnaissons qu'a, priori une telle découverte n'aurait rien qui dût étonner. Après avoir constaté dès la plus haute anti- quité, l'existence aux pays élamiles de plusieurs races et de plusieurs langues, serait-ce merveille d'y trouver un nouveau système d'écriture? 77 est plutôt puéril de vouloir, dans cette partie du monde oriental, ramener toute culture à une source primordiale unique, fût-elle sumérienne , fût-elle sémitique. A l'époque de nos anciens textes, que nous sommes déjà loin des causes primordiales ! et qu'il est difficile, avec notre documentation partielle et bornée, de raisonner équitablement sur le mérite respectif des premiers peuples, dans leur collaboration au progrès ! Problèmes plus aisés à soulever qu'à résoudre quijont entre les savants des querelles je ne prendrai point de part.

Quoi qu'il en soit des origines, l'importance que nous attachons à la découverte d'un type nouveau d'écriture reste pareille, toutes proportions gardées, s'il ne s'agit que d'une espèce ou variété bien caractérisée. C'est toujours le témoin historique d'un peuple qui fut assez fort et éclairé pour s'affranchir et vivre d'une vie propre, à une époque nous avons perdu sa trace.

Or, les fouilles de Suse ont livré récemment trois inscriptions lapidaires1 et quelques centaines de textes sur tablettes ou fragments de tablettes en argile crue, rédigés soit en un style nouveau, soit en une variété de style inconnue aux Orientalistes.

Dans une matière aussi neuve et singulièrement délicate, il ne faut rien dire que de mesuré. Voici, après mûre réflexion, quelques observations générales sur l'époque et la nature de ces documents, sur l'origine, l'histoire et les caractères particuliers de cette écriture.

i. Un quatrième document de même espèce, gravé sur le champ d'une grande plaque de schiste, a été entièrement rongé par les intempéries.

6o DOCUMENTS ARCHAÏQUES EN ÉCRITURE PROTO-ÉLAMITE

Les trois textes lapidaires (A , B, C) à formule presque identique (C vient d'être découvert et ne se trouve pas reproduit dans ce volume) accompagnent dans A et C, et accompagnaient probablement aussi dans B (le monument est brisé), une inscription babylonienne de Karibu Sa Susinak, gouverneur d'Élam et patési de Suse, qui vivait vers jooo environ av. J.-C, sous la suzeraineté des rois accadiens.

Quoi qu'il en soit de l'aspect plus ou moins archaïque des signes dans l'une et l'autre partie des doubles légendes, il saute aux yeux, par le simple examen des monuments A et C, que le texte en écriture babylonienne a été gravé le premier, et qu 'ensuite, dans l'espace disponible au-dessous, on ajouta le texte en caractères que j'appelle proto-élamites.

Faudrait-il admettre par hasard un deuxième rédacteur? Un prince non élamite, d'un âge postérieur, serait-il venu adapter ici ses légendes, comme le fit un jour (en caractères baby- loniens d'ailleurs) le roi Sutruk Nahhunte, sur les monuments qu'il importait d'Asnunak ou de Babylonie? Nullement. On n'a point connaissance, à partir de l'époque de Karibu èa Suèinak, d'un peuple séjournant en Élam et employant une autre écriture que celle des cunéiformes dits babyloniens, et il n'est pas d'époque, en aval de celle-là, dont nous n'ayons de monuments inscrits.

Je conclus donc au synchronisme de nos doubles textes, puisque techniquement parlant, la partie en signes proto-élamites n'a pas été gravée avant lapartie en signes babyloniens, et puisque historiquement parlant, on ne s'est plus servi de l'écriture proto-élamile après Karibu Sa Susinak. Nos textes lapidaires n'ont qu'un seul et même auteur, le titulaire des monu- ments : Karibu èa Susinak. Assignons la même époque à la collection des tablettes, avec moins de précision toutefois. On pourra en découvrir de pareilles en Elam, bien plus anciennes; on n'en exhumera pas d'une époque postérieure aux conquêtes accadiennes.

// est certain que tous les textes de nos tablettes, sans aucune exception, sont des documents de comptabilité. Quoi qu'il en soit du système métrique ou du système de numé- ration commune alors en usage, les chiffres qu'on y reconnaît en si grand nombre ne laissent pas de doute à cet égard.

Je range dans la même catégorie les trois textes lapidaires, qui ne sont ni des traductions ni des transcriptions de la légende babylonienne de Karibu sa Susinak.

Il serait téméraire de contester l'affinité étroite des textes des tablettes avec les textes lapi- daires. Dans ceux-ci, annexés à des documents historiques et gravés sur une matière dure, les signes sont plus linéaires, moins ornés, presque négligés. Ceux-là, d'ordre privé, tracés sur argile substituent fréquemment le clou à la ligne, et paraissent plus élégants d'aspect. Les uns et les autres sont, d'ailleurs, à mon sens, rigoureusement idéographiques.

DOCUMENTS ARCHAÏQUES EN ÉCRITURE PROTO-ÉLAMITE 6.

// serait possible, a priori,, que cette écriture eût eu une origine propre et un développement autonome. Procédant, selon la loi commune, d'un système primitif hiéroglyphique, elle aurait pu se rencontrer , après une évolution longue et indépendante, dans la figuration de certaines idées, avec un autre système, le babylonien par exemple. En effet, quelques signes de l'échelle de numération, ceux de la tablette, du total, se ressemblent assez dans l'un et l'autre groupe. Il n'y aurait que des analogies fortuites, qui ne permettraient pas de conclure à une origine commune ni même à des emprunts considérables.

En fait, je suis porté à croire que ce que j'appelle l'écriture proto-élamite est de même origine que le cunéiforme babylonien, et qu'autrefois les deux styles étaient confondus, à un point lointain du passé, centre de diramation insaisissable pour nous. Le rameau proto-élamite s'est développé ensuite, pendant longtemps, de manière très indépendante ; d'où une disparate consi- dérable, quand il s'est rencontré à nouveau avec ce qui était devenu l'écriture babylonienne' , disparate assez considérable pour que nous soyons autorisé à parler d'écriture nouvelle. A une autre époque et à un degré moindre, n'avons-nous pas des phénomènes semblables? Les sigjies naramsiniens ou du Nord se différencient sensiblement de ceux de Basse-Chaldée. Les signes assyriens ont-ils le même aspect que les signes correspondants babyloniens? et cependant les scribes des deux contrées travaillaient, pour ainsi dire, côte à côte. L'écriture des monuments kassites a un caractère particulier qui n'est certes pas d'origine babylonienne immédiate ; on ne méconnaîtra pas] quelle a évolué et s'est constituée sous ses dernières apparences hors de Chaldée et d'Assyrie, et plutôt dans la région s'élabora le style anzanite des textes de Untas G AL, Sutruk Nahhunte et Silhak In Susinak.

Employée anciennement dans un milieu moins cultivé, et pour ainsi dire, sur la périphérie du monde civilisé, l'écriture proto-élamite se sera schématisée plus lentement en écriture conven- tionnelle (sans arriver, d'ailleurs, à se dégager, si peu que ce fût, de l'idéographie). De son aspect plus archaïque en face de récriture de Karibu sa Susinak qui, cependant, lui est contemporaine. De quelques ressemblances frappantes et nombre de divergences actuellement irréductibles.

En usage dans l'Elam jusqu'à la conquête des puissants princes d'Accad, Manistusu1, Sargani sar ali, Narâm-Sin, l'écriture proto-élamite fut sinon officiellement abolie, du moins

i. Voir un spécimen d'écriture proto-babylonienne, dans le IIe vol. des Mémoires de la Délégation, p. 130(1). Provenance : Djokha = Uh(ki).

2. Man istusu ou Man isduzzu avait des statues au pays de *— >-Tpf >J- £^P Sutruk Nahhunte les enlève (d'après un nouveau texte) . . . > Aq-qat-tum halpu' salmu M. huma' . . . tengi'.

DOCUMENTS ARCHAÏQUES EN ÉCRITURE PROTO-ÉLAMITE

bientôt supplantée par l'écriture du vainqueur, écriture plus perfectionnée et déjà transformée d'idéographique en syllabique. De là, les analogies indéniables entre certains signes caracté- ristiques des textes en style babylonien de Karibu sa Susinak et certains signes des textes de Narâm-Sin; de là, les hésitations, les fautes et méprises commises en grand nombre par les scribes élamiles dans l'emploi, nouveau pour eux, du style babylonien, lorsqu'ils rédigèrent les légendes du prince local Karibu sa Susinak'.

On conserva cependant concurremment, pendant quelque temps, le vieux style national principalement dans la comptabilité privée et dans la partie des textes historiques qui relève du même ordre de choses, ordre utile et pratique. A cette époque de transition, ce qui devait commémorer les hauts /ails était exprimé dans le nouveau style : les devoirs qui incombaient au public, offrandes dues et vouées au temple, liste de sacrifices ou de donations pieuses, etc., étaient, comme de juste, mis à la portée de tous par l'écriture traditionnelle encore courante.

Ainsi s'explique le caractère double de divers textes lapidaires de cette époque et le carac- tère simple de toutes nos tablettes proto-élamites.

Au lieu que le style babylonien s'étale en lignes horizontales dans les textes de Karibu Sa Susinak, le style proto-élamite descend en colonnes verticales, avec les signes disposés, sauf quelques exceptions, horizontalement.

La combinaison de deux, trois signes en un seul, joue un grand rôle dans ce dernier système et complique la tache du déchiffreur.

L'emploi du gunu est à constater. Quelques traits brochant sur un signe sont équivalents à sa répétition, et au point de vue de la signification peuvent exprimer un pluriel ou un intensif.

La direction des signes était indifférente. On écrivait de droite à gauche ou de gauche à droite (voir A et B ; C est orienté comme A), en mettant en avant la partie antérieure des signes dont les éléments ne sont pas symétriques. Ainsi en usait-on dans récriture hiéroglyphique en Egypte. Bien mieux, certains signes pouvaient être retournés de haut en bas, et vice versa. quelle que fut l'orientation générale de l'inscription.

i . Voir supr. page 9. Autres preuves d'inexpérience, dans la stèle du même Karibu sa Susinak, Textes élam. sentit., 11, p. 4 à 7 (pi. 2); le signe }}< col. 2, 9 et col. 3, '4; le signe <MM coL 2' «" le si-ne 4f^ coL 2' I0 et col. 3, .4; le signe <VI£in col. 2, 7 et pénult. ; le signe £^J col. 2, 2, col. 3, ' et col. 4, 13; le signe *£= pour ^Z col. 2, 12 ; le signe ^ col. 3, 5, 6 et 8, etc.; 4^ et <K col. 2, ultim. et col. 4, 8 ; le signe *IH omis, col. 4, ultim. dans Naruti. Voir aussi le texte de la statuette du même prince, Textes élam. sémit., I, p. 63.

INDEX

Nous avons adopté les notations suivantes qui permettent de recourir aisément aux sources.

Les chiffres des tablettes 201, 202, etc. sont ceux de l'inventaire des fouilles, que portent les tablettes elles-mêmes; F = figuré dans le texte; P = figuré dans les planches (le chiffre entre parenthèses indique le numéro de la planche) ; N. F = non figuré.

A. Texte lapidaire, supr., pi. 2 (1).

B. Texte lapidaire, supr., pi. 2 (2).

C. Texte lapidaire, N. F.

(Tablettes)

201. F. P. (12). infr.

202. F. P. (12).

203. F. P. (1 2).

204. F. P. (12).

205. F.

206. F. P. (12).

207. F.

208. F.

209. F.

210. F. P. (12).

211. F.

212. F. P. (12).

213. F. P. (12).

214. F. P. (12).

215. F. P. (13).

216. N. F.

217. F. P. (13).

218. F.

219. F. P. (13).

220. F. P. (13).

221. F. P. (13).

222. F. P. (1 3).

223. F. P. (13).

224. F.

225. F.

226.

F.

2 27 .

F. P.

(13)

228.

F.

229.

F.

230.

F.

231.

F.

232.

F. .

233.

F. P.

(i?).

234.

N. F.

235-

F. P.

(M)

236.

F. P.

(H)

237.

F. P.

(M)

238.

F. P.

(M)

239.

F. P.

(M)

240.

F. P.

(M)

241.

F. P.

(M)

242.

F.

243.

F.

244.

F. P.

(M)

245.

F.

246.

F. P.

(15).

247.

F. P.

(15)-

248.

N. F.

249.

N. F.

250.

F. P.

(i5)-

251.

F.

2 C 2 .

F. P.

(i5)-

253-

F.

254.

F. P.

(15)

255-

F.

256.

F.

P. (15).

257-

F.

258.

F.

P. (.5).

259.

N.

F.

260.

F.

261 .

N.

F.

262.

F.

263.

F.

P. (,5).

264.

F.

265.

F.

266.

F.

267.

F.

268.

F.

269.

F.

270.

F.

271 .

F.

272.

F.

273.

F.

274.

F.

275.

F.

276.

F.

277.

F.

278.

F.

279.

F.

280.

F.

281.

F.

282.

F.

283.

F.

284.

N.

F.

285.

F.

INDEX

286. F.

332. F. P. (16).

287. F.

333. N.F.

288. F.

]H- '■■

289. F.

290. F.

m- n.f.

336. N.F.

291 . F.

^ 37- F-

292. F. P. (15).

338. N.F.

293. F. P. (16).

339. N. F.

294. F.

340. N.F.

295- N. F.

341. N.F.

296. N. F.

342. F.

297. F.

H i- F.

298. N. F.

344. F.

299. F.

3-15- F.

300. F.

346. F.

301. F.

347- F.

302. F.

348. F.

303. F.

349. F.

304. F.

305. F.

306. F.

350. F. P. (16).

351. F. P- (16).

352. F. P. (16).

307. F.

353- F. P. (16).

308. F.

354. F. P. (17)-

309. F.

355- F. P- (17)-

310. F.

356. F.

311. F.

357- F. P. (!?)■

312. F.

358. F. P. (17).

313. F.

359- F. P- (17)-

314. F.

360. F. P. (17)-

315. F.

361. F. P. (17)-

316. F.

362. F.

317. F. P. (16).

363. F- P- (17)-

318. F.

364. F. P- (17)-

319. F.

365. F.

320. F.

366. F. P. (18).

321. F.

367. F. P. (18).

322. F .

368. F.

323. F.

369. F.

324. F.

370. F. P. ('8).

325. F.

371. N. F.

326. F.

372. F.

327. F.

373- F. P. (18).

328. F.

374. F.

329. F.

375- F.

330. F.

376. F. P. (18).

331. F.

377- F. P. (18).

378. F. P. (18).

379. F.

380. F. P. (18).

381. F.

382. F.

383. F.

384. N. F.

385. F.

386. F. P. (18).

387. F. P. (19).

388. F. P. (19).

389- F. P- (19)-

390. F. P. (19).

391. F. P. (19).

392. F.

393. F.

394. F.

395- F. P. (19).

396. F.

397. F.

398. F.

399. F. P. (19)-

400. F. 4752. N.F.

4753- P- («),

4754. P- (2I)-

4755. P. (21).

4756. N. F.

4757. N.F.

4758. N. F.

4759. N. F.

4760. N. F.

4761. N.F.

4762. N. F.

4763. N. F.

4764. N.F.

476S- P- M-

4766. P. (21).

4767. N. F.

4768. N. F.

4769. P. (21).

4770. N. F.

4771. N. F.

4772. N. F.

4773- P-(«)- 4774. N. F.

INDEX

65

4775-

N. F.

4776.

N. F.

4777-

X. F.

4778.

X. F.

4779-

X. F.

4780.

X. F.

4781.

X. F.

4782.

X. F.

4783.

X. F.

4784.

X. F.

4785.

X. F.

4786.

P. (21)

4787.

X. F.

4788.

X. F.

4780.

X. F.

4790.

X. F.

4791.

X. F.

4792.

X. F.

4793-

X. F.

4794-

X. F.

4795-

X. F.

4796.

X. F.

4797-

P. (21)

4798.

P. (22)

4799-

X. F.

4800.

X. F.

4801 .

X. F.

4802.

X. F.

4803.

X. F.

4804.

X. F.

4805.

P. (22)

4806.

X. F.

4835

X. F.

4836.

X. F.

4837.

X. F.

4838.

X. F.

4839.

X. F.

4840.

X. F.

4841.

X. F.

4842.

X. F.

4843.

X. F.

4844.

X. F.

4845

X. F.

4846

X. F.

4847

X. F.

4848

X. F.

4993-

F.

4994-

F. P. (19)

4995-

F. P. (19)

4996.

F. P. (20)

4997-

F. P. (20)

4998.

P. (20).

4999.

F. P. (20)

5000.

P. (20).

5001.

F. P. (20)

5002.

F. P. (20)

5003.

F.

5004.

F.

5005.

F.

5006.

F.

5007.

F.

5008.

X. F.

5009.

F.

5010.

X. F.

501 1.

X. F.

5012.

X. F.

5013.

F. P. (20)

5014.

F.

5015.

F. ,

5016.

X. F.

5017.

X. F.

5018.

X. F.

5019.

X. F.

5020.

X. F.

5021 .

X. F.

5022.

X. F.

5023.

X. F.

5024.

X. F.

5025

X. F.

5026.

X. F.

5027

X. F.

5028.

X. F.

5029

X. F.

5030

X. F.

5031

X. F.

5032

X. F.

5°33

X. F.

Ç034

X. F.

5035

X. F.

5o?6

X. F.

5037

X. F.

5038

X. F.

5039.

X. F.

5040.

X. F.

5041.

X. F.

5042.

X. F.

5043.

X. F.

5044.

X. F.

5045.

X. F.

5046.

X. F.

5047.

X. F.

5048.

X. F.

5049.

X. F.

5050.

X. F.

5051.

X. F.

5052.

X. F.

5053-

X. F.

5054'

F.

5055-

X. F.

5056.

X. F.

5i95-

X. F.

5196.

X. F.

5*97-

X. F.

5198.

X. F.

5199.

X. F.

5200.

P. (22

5201.

X. F.

5202.

X. F.

5203.

X. F.

5204-

X. F.

5205.

X. F.

5206.

X. F.

5207.

X. F.

5208.

X. F.

5209.

X. F.

5210.

X. F.

521 1 .

X. F.

c 2 1 2 .

X. F.

5213.

X. F.

5214

X. F.

5215

X. F.

5216.

X. F.

5217

X. F.

5218

X. F.

5219

X. F.

5220

X. F.

5221

X. F.

5222

X. F.

66

INDEX

5223. X. F

5224. X. F

5225. N. F S2j(S. X. F

5227. X 1'

5228. X. F

5229. X. F

S230.

N.

F.

5231.

N.

F.

5232.

N.

F.

5233.

N.

F.

5234.

N.

F.

5235-

N.

F.

5236.

N.

!•".

5237-

N. F.

5238.

N. F. .

5239-

N. F.

5240.

P. (22).

5241.

P. (22).

5242.

P. (23 et 2 \)

TABLETTES DE COMPTABILITÉ

EN ÉCRITURE PROTO-ÉLAMITE

Dessinées sur des épreuves photographiques par G. Lampre

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TABLETTES DE COMPTABILITÉ (N« 2.1 à 221]

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219 rev.

220

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220 rev.

221

221 rev.

TABLETTES DE COMPTABILITE (N- 222 à 241

69

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222

223

224

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232

233

235

236

237

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238

238 rev.

239

240

-•41

TABLETTES DE COMPTABILITÉ (N" 242 à 257)

- 1-

243

H4

245

2 1 1 rev

246

246 rev.

247

2j; rev.

(plus complet, en PI. 2S0

252

253

1811

«et- .'-- .J

254

!5 I rev.

2ÏS

îSô

257

TABLETTES DE COMPTABILITÉ (X 258 à 273)

71

2^

260

262

263

264

i«--#;Jty*,E-'c— ° *'v

26s

266

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268

268 rev.

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270

271

272 rev.

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:-

TABLETTES DE COMPTABILITÉ |N"S 274 à 290)

\ . v-

!ib

,;^a

!7 3

276

277

278

279

280

I m

282

283

286

287

2SS

2Sg

289 rev.

290

290 rev.

TABLETTES DE COMPTABILITÉ (N°s 291 à 310)

73

291

291 rev.

292

293

297

299

300

301

SSÊL

l>M-y^

' JT- X ffiffiSS

:_J|S];>^,/"Y'M

302

302 rev.

303

304

30s

r

306

307

308

309

310

1A

TABLETTES DE COMPTABILITÉ (N°« 311 à 321

ii 1

31 1 rev.

312

3i3

îi 1

315

3.6

316 rev.

317

3"

320

:ig

3 19 rev.

321

TABLETTES DE COMPTABILITÉ (N°s 222 à 334)

75

lï?'?''

^-4-^'>

,33

324

322

323

326

327

327 rev

324 rev.

328

328 rev.

329

33'

330

«*L

.-v;

B

#

«^

^^^^^F^î

332

332 rev.

334

76

TABLETTES DE COMPTABILITÉ (N°s 337 à 357)

342

337

343

344

34S

346

347

:- ' ■■-..-.[!

350

344 rev.

349

351

352

353

353 rev.

' \*<zi

fcâaSs

354

355

356

357

TABLETTES DE COMPTABILITÉ (N°s 358 à 370)

77

^14^5:

358

358 rev.

359

360

362

362 rev.

360 rev.

364

365

368

369

370

TABLETTES DE COMPTABILITÉ (N" 37^ à 383Ï

J72

373

3 74

¥ «=gj

ma

1 ■■■■'■ ' .T'-vn^J

375

376

<77

Î78

37-, rev.

379

380

gC?"

381

381 rev.

}Nj

3S2 rev.

TABLETTES DE COMPTABILITÉ (N- 38c à 396)

79

11

38s

387

388

f*^* ,2^' «=«= «^ ,''5:°

389

390

390 rev.

588 rev.

S .çinr^Ws»

39'

391 rev,

392

393

394

393 rev

8 i

TABLETTES DE COMPTABILITÉ (N" 397 à 5004)

<&^bT%

vr

398

399

oh ■" /

„t^ ,., ,/, <■ , <y

399 rev.

400

4993

4994

4995

SB*

4996

es

3D>C" SB

1 I - •— "MilK

4997 rev.

4997

4999

5003

5004

TABLETTES DE COMPTABILITÉ (N" 500s à 5054)

5005

5006

5009

5007

;tm.

tm&*

5013

ïÊLVÎtp

!,"'iV

J i'oo;,

cA" »«\ i

SiZm

5015

5054

LISTE DES SIGNES PROTO-ÉLAMITES

(dessinés par J. de MORGAN)

Textes lapidaires

b.

10.

1 1 .

<î>

A, 2, io; B, 2, 9; C, 1, 2 ; 2, 5; chiffre un.

A, 1,9; 2,6; B, 1, 5 ; chiffre 10+10 (?)

A, 2, 2; ç, 9; chiffre deux.

A, 5, 3; G, 4, 2; chiffre froîs.

B, 3, 10; identique au précé- dent, malgré le renflement central.

A, 3, 2; B, 1, 9; 2, 2. C, 1, 5. 3, 1 ; f. 868; analogue à •— O ou ^f^. Cf. 843,

infrà .

A, 1, 1. Peut-être ^J mahâru. Le trait horizontal antérieur n'est pas essentiel, en tant que simple projection des lignes convergentes.

^30 A,2,9; -<*(?)

S

B, 1,8. Identique au précédent.

A, 5, dernier signe; ►»-.

A, 5, 10 ; B, 2, 1 1 ; C, 2, 7, avec renflements aux extrémités de la barre ; forme simple des deux signes suivants.

1 2.

I?'

M-

'5-

16.

'7-

18.

19.

20

m

A, 1, 10; 2, 7; 3, 4; 4, 7; C, 1, 1, 6; 2, 8 ; redoublement du précédent.

B, 1 , 6 ; 2, 4 ; équivalent du pré- cédent et gunu du 11.

B, 3, 7; identique au précédent

\(/ A< ». 7; 2, 5; s, 5;

/ f 439 et 45

£t;Cf.n'

B, 1, 3 ; 2, 5; C, 2, 1 ; identique aux précédents.

A, 1, 4, dernier signe ; Ibid., 2,

/7/)\ 3; 3, dernier signe; B. 2, 8; J^JJJ/ 3, 9; signe ^ ou Sr|f*(?); cf.

<ZZ2>

n" 744.

(id.

84

LISTE DES SIGNES PROTO-ÉLAMITES

21

22

23

Y / f^ A, 5, 1 ; identique au précédent.

vTrP\. C, 2, 4, 10; 3, 3; 4, 1 ; iden-

nJJJx^ tique au précédent.

W "7 A, 1, 5; 2, dernier signe ; 5, 4;

y\ B, 1, 1. 10; 3, dernier signe;

/ y\ identique au précédent.

<5$ C, 3, 6.

28.

30.

33

34-

35'

36.

C, 4, 3 ; identique au précé- dent.

A, 1 ; pénult. ; ^ (?)

A, 4, 6 ; identique au précédent.

B. 3, 6; identique au précédent. A, 5. 5 ï <fT-

B, 1 ; pénult.; identique au pré- cédent.

A, 3»i;C, 1, 3;-M^v(?)

B, 2, 1. identique au précédent.

A, 1, 6.

B, 1, 2; identique au précédent.

A, 4, 2 ; alterne avec les deux précédents et les deux sui- vants.

<Q^B,„

A, 5, 8; cf. Tabl. chald. Thur. Dang., n" 58, fiassim ; cf. infr., 533 et suiv.

alterne avec le précédent. C, 2,9.

A, 5, 1 ; B, 1, der- nier signe ; 3,8; cf. infr. n°° 178 et suiv.

44-

45'

46.

47-

48.

HPf-

B, 1, 7 ; identique au précédent.

A, 5, 6, 9 ; cf. Rech. Thur. Dang. ^343.

A, 1, 2; ^ri&e:^. Le signe gan composé d'une table et d'un vase posé dessus, n'est figuré ici que par la table. Pour l'emploi de nunuz dans les idéogr. de « vases » ; cf. Brûnn. 8185. 8191.

A, 3; pénult.; identique au précédent, moins nunuz.

B, 2, 7 ; identique au précédent.

B, 3, 5; identique au précédent.

A, 1,7. Ce signe et les suivants, jusqu'au 54 inclusivement, paraissent alterner, malgré la différence de quelques acces- soires ; cf. 139.

LISTE DES SIGNES PROTO-ÉLAM1TES

85

49-

50.

5i

52.

55-

54-

55'

ni

Zl c

56.

B, 1, ^ ; 3, 1.

A, 2, 5; C, 2, 2.

A, ?, 6.

B, 2, 6, pénult.

C, 2, 6.

A, 4, 1 ; C, 3, 5.

a, 1, ?; ^y (?)

A, 4, 3.

57-

58.

59-

60.

61

o o

o

B, 3, 3; C. 3, 7; alterne avec le précédent.

A, 5, pénult.; B, 2, 3; C, 1, 5; \ avec la valeur sttssu 1/6, Brunn. 8766; cf. infr. 867.

A, 4, 4; chiffre 100 x 30 = 3000 (?)

A, 5, 7 ; identique au précédent.

B, 3, 4 ; identique au précédent.

CT7

62. ^— ^ A, 2, 1 ; cf. infr., 870.

V^X^v C, 3, milieu- La dizainedu com- /*""%•/ mencement est douteuse.

Textes des tablettes

65. 66.

67. 68. 69.

219, 1 ; 222, 3 ; 247, 1 ; 289, 3 ; 374, 1. 2.

211, I, 2 ; 259, 1.

4995. 2.

216, 2; 5010, 2.

■£5*

5199, I.

4767; 4768, rev.

70.

7i

72.

A

74-

75

rr^.

208, 1 ; 216, 3; 302, 3; et rev., 1 ; 332, 1, 3 ; 336, 1.

204, 4; 277, 2; *J- (?). Com- parez les fig.

206, 2 ; 280. 6 (id.)

73. * * 4779. 1 (id.

5I95-

379, 2 ; 5046,

LISTE DES SIGNES PROTO-ÉLAMITES

___^_ __ ■■ '

76. 777" "3- rev- 92- "yCv ,757' ' :

78. g^\ 5»4»i »• H2, 6.

79

94. •^^^ 30?, 2.

95- ^ A ^V 4997' rev-' '"

245, 3- ^Cî (?) I-'origina' 96. ^^1 256, 2: identique au suivant (?)

r>nraît avoir ci'no chevrons. * 1

80 ' X^Ovk paraît avoir cinq chevrons

81.

82.

212, 1; 227, 2; 253, 1. 97. ■vk^ 269, 3; 332, 4; wJf-.

£?*>,-. 240, 2. yf/ 246, 1; 315, 2; identique au

^Hx précédent.

,s4. âfc- 301, 2; 377, 1; <!•- (?)

99. ^P-o 239, £Sh»

T 394, 1 ^ ^1 (?)

85. m&d( 5i99, 3; cf- 87-

87. «\ (/ > 354- 3; 4994, »! ^07, 4-

88. J££ $ 4764, 3, KÇff} (?)

89. *^<^ V- 364, 2.

•»

101. •—« ^ 4755, rev.

208, 2 ; 249, 1 ; 256, 1 ; 268, rev., 1 ; 285, 1 ; 286, 4 ;

102.

dérivé du précédent.

5013, 2; identique au précédent I0^' 55£i\^ peut-être trois chevrons (?)

104. "

105. ^^^~* 5222' 2; dérive du suivant.

»•■ '7\JI 5°01' '■ .06. -10- î95' '■ ^Li?);cf- "*84'

LISTE DES SIGNES PR0T0-ELA.M1TKS

*7

108.

109.

1 10.

1 1 1

112.

113,

114.

115,

»^<^— z56, 1, 2: ^<ï

4997, rev., 2 ; dérivé du pré- cédent.

4776. 2.

■a&-

253, 2.

255, 1, 2 ; identique au pré- cédent.

272, rev., 1 ; 317, 3.

£

222, 2; 219, 1 : dérivé du pré-

ce

dent.

4786, 1 ; identique au précédent.

116.

1 1

118.

119.

120.

121.

1 22 .

123.

/ /_■ 214, 3; 314, 3; 336, 6; 339, 3.

•^TT\ ^ (?)

7. J^ v{— £. 24^' 2; identique au précédent.

■4— 5197, 2; «Jf--

+

221, 1 : 292, 1 ; 317, 4; 336, 4; identique au précédent.

223, 2; 383, 1; redoublement du précédent.

5002, 1 ; redoublement du pré- cédent.

5009, 1 ; gunit du précédent.

124.

125,

126.

127,

128.

129.

130.

131

132.

<y

367, 1 ; identique au précédent. 5200, 1. >-^f (?) 5029. -fëf -f ?

<3-

"0"

247, 2; 307, 2; 4998, 2 ; >-]£}

372, 1 ; peut-être identique au précédent.

20, 1, 2 ; 238, 1 ; 242, 1 ; 255, 1, 2; 4998, 4;.*-£af $|>-

247, 1. analogue aux précédents.

4757, i.analogueauxprécédenis.

136.

m-

LJ

237, 1; 265, 1; 278. 1. >-£5f ^t

5242, 1 (le trait initial est douteux), signe probablement identique au 228.

240, 2 ; 5063, 2. (cf. Rech. Thur. Dang., 20'"').

291, 2.

2 340, 3. Cf. 382, 4, la partie supérieure se compose d'un seul clou horizontal.

138. 363, 1; dérivé du précédent.

139.

U-o

364, 2; 5019.

88

LISTE DES SIGNES PROTO-ÉLAMITES

40.

' I1

[42.

■43-

4995, 4. |^r<; cf. ri" 917 et Tabl. chald. Thur. Dang., n" 32. col. 2, case 3, etc.

^J ftassim. *~<\< (?<

^

336, 1; identique au précédent.

">J 332, 4; i

dentique au précédent.

[44.

45-

>46.

[47.

.48.

149.

■^rO-

29h 3; 336> 7-

4761, 2.

304, 6; 5050. 2.

242, 3

■50. ^T^Tk

€J7Mi 293, 5 ; ?42.'? î HFtV1 (?)

361, 1; 5032; identique au pré- cédent.

334. 3-

51.

[52.

53'

54-

55-

^- 0 5040, ?. ~- <(?)

^

242, 3.

280, 1.

306, 2.

4767, 3-

156. \^*^V 244. 4; 289, 4.

157

158.

159.

V

214, 1 ; 274, 3.

344. 3-

160

161

9*. 3-

. ^^J 380, 2.

162.

.6,. ^£>

222, 4.

319, rev., 2.

164. 165.

166. 167.

168.

.69.

170.

171.

203, 1 ; 206, 3 ; 210, 1 ; 240 1 ;

267 rev., 1 ; 272 rev., 2; £r: (?,

355, 2, dérivé du précédent.

201, 1 ; 215, 3 ; 227, 1 ; 334, 3 ; 341, 2, identique (?) au 164.

"^syjty 360, 2; ^(?)

=X§p>?4766, 1. *— ^1 5O05-

248, 1, 2. 248, 2.

LISTE DES SIGNES PROTO-ÉLAMITES

89

172.

5233, 1.

.88. n^è 289, 2; (va.)

173-

4859.

189. 5L.^^^> 4844, 2: (id.

174- ^ XV 338, 6.

190.

258, 3: (id.)

175-

5000, 2.

191

264, 5 ; (id.

176.

177.

178.

295, 2.

311, 3; identique au précédent.

205, 1; 240, 2 ; 4998, 2, 3 ; identique au précédent.

\\\ 206, 2; 311, 2. identique au 79- ^,,1 1 tr /r précédent.

192

193

194.

383,3; (id.) Le signe (ras, /cas), intérieur est entier.

290. rev.,i: 5242, 8; 4997; rev.. 1, 2: ^S-(?)

30., 2; <£}(?)

r95 " lit 3?2, 6.

180.

%^ ^ 5026. identique au précédent. .

' ' i96- ^ TTIi 271, 2: 289, 4:

4999, 4'

■«i- ^o ??8, 3; e= + tcTTTT ou 9ÏÏ

i»2.

183.

[84.

185.

X&O 2l6' 3. 4- t= + *■

338, 6.

47°3* 2-

395, . ; 5009, 5; x + ^\

197- r HT? '51' 2; ?57'J-. Sur la tabL ■■ 357, les traits intérieurs et le

trait final sont groupés deux

par deux : voir pi. 17.

'98- JjllIlT

D§>

186.

187.

2Io, 3; «4^-

311, rev., 2; gitnu (?) du pré- cédent.

199.

200.

201

202,

203 ,

r~m

290, 4.

334. 8.

4769, 3.

338, 3-

4847, 3.

272, rev., 1,

go

LISTE DES SIGNES PROTO-ÉLAMITES

,- c 1770, 2. Sur l'original, les rec-

204, ^Ji_p tangles ont moins de hauteur.

205,

206.

207.

208.

OSSP

-w%

4848, 2.

4838, 1.

5002, 2.

391, 2.

209. S^Bf 4784- i.

210.

21 1

499 3 ^ '•

f f | 5207, 1 ; 52°-4-

- »

il?,

214.

215.

248, 2 id. )

^\^j 4755,1- id-+ < (:/6)-

252, 3; 259, 3 ; identique au 212.

216. 'j<\\ 11 364, 1 (id.)

217.

4839, rev. ; gunu du n" 212.

218. rsi 286, 3.

as

2,9. | 1CX11 5008,

220. JJ

4756, rev.

221. 53DJ 264, 1. fcj + 213.

22. nâD! 245, 3 (id.)

223,

224.

225.

226.

227.

22».

£ ^ 293, 3; 387, 1. JgBfO)

^

266, 2 ; identique au suivant.

201, 3 ; 213, 1 ; 215,4. t| + V- Le nombre des chevrons in- térieurs paraît indifférent.

224, 1 (id.)

4766, 3. tj + -< (?)

,29. V<]

230.

\ j y f 4755, •• tf + 135.

292, 1 ; IgOf + A (?)

319, rev., 6.

131. hOH 292, 3; (id.)

rev., 1 .

232.

233'

234.

235,

BB

237, 1 ; {id.)

241, 1 ; (id.)

EB

376, 3 ; M + *■

353, 2; C=y + -v, le signe figuré (fig. 353) est inexact.

LISTE DES SIGNES PROTO-ÉLAMITES

9'

236.

237.

AU ? î66' 2! voir pi. 18; C=y *f-

lTTTTl igj + ,-.

300. 2 ; JgJ + <.

2?8- ^M 2^' ?; ^ ^

239.

240.

241

242 .

243.

244.

245.

246.

247.

341

, 6; t| ^.

P J 215, 3; 5047- t| C=| (?) 386, 1 ; JgJ + -v.

390

, i, 2, 3, 4. ty <ty^(?)

<^Tf' 397, 1. tj <t|^ Ar (?)

(J *97. 4-

HP

244, 6; cf. 204, 1, avec un trait horizontal à la base.

476?. ï-

4836. (id.)

248- | (^Xj 205' !' ?; 5242, 6.

249. C [h ï 5012, 2; identique au 238.

250. ■"tr"' $216.

251

nr

5o5î. fcjl*-

252.

253.

254.

255.

256.

257.

258.

259.

260.

*

261

. CPpï

262. C&

263.

264. 12

*

265.

267, rev., 5. fcfctz] isinnu.

370, 4 ; id. +

2?5> ï-

5241, 1 ; identique au précédent et au suivant.

274. 1 ; voir fig.

2?3. 1

214, 5 ; isinnu + /»«z (?)■

321, 4.

5205

5202.

209, 1

5046, 1.

222, 1.

179. «•

02

LISTE DES SIGNES PROTO-ÉLAMITES

266. f^hg J 505 |, 1 : voir aussi fïg.

267.

5215.

268.

269

270.

271

272

apa 286, y. < *H*r.

<^*p> 217, ]i 2; 222, 1; 349, 1. (id.)

CjC3 228, 1: 241, 1; 330, 3, 4. dd.J

C"~ ~> 232, 1. t^JX* redoublé.

Hy— y~T 305, 2. ^ t=XI^ red°ublé.

250, 1, 2, 3; cf. Tabl. chald. (Thur. Dang.), n°8orev.. 9, nutur tT*--

!73-

274. C«C

275,

.76.

277.

278.

279.

280.

>8i

3-

3-

l?A

3

4786, 1. (id.) + x.

4786, 1. (id.) + n°87o.

4994, 3. (id.) -f- n°i35.

203, 4; 382, 3. (id.) + ^.

211, 1. (id.)

385, 2. (id.) + une quantité.

376, 3- (id.) + 1/60 (?)

369, 2. (id.) + i/ia (?)

282.

283.

284.

"S

5039, 2. (id.) + une quantité.

5242, 3.

253, 1 ; identique au n" 252,

^ | 203, 1; 339, 12, et fiassim.

285 H-. 1 <ïïïï-

286.

4773, 1 ; identique au précédent.

7- Z [n "1 '^l6> 2- <*"/> + »5wT (-:

288.

4769. dufi + ni.

»»-f^ I 202, 1 ; 305, 1 ; 5033 ;

289. JgnJ ^ + jfQ ou ^yy (?)

290.

291

292 .

293.

294

290, 1.

238, 2. S=ni; cf. Rech.Thur. Dang., 363, et cf. ibîd., 385.

egg 5206, 3 ; dufi + *H* (?)

^> ] 339, 8; dufi + kak ou ni.

392, 3. Signe intérieur dou- *^ teux; cf. fig.

295,

Cg

331, 2 ; <^//> + zV,

296. jH^I 211, 2. (id.

297.

3S

241, 2 ; rfî//' + x.

LISTE DES SIGNES PROTO-ÉLAMITES

93

298.

299.

300.

301

30;

303.

304.

t=GEJ

214, 2 ; (id).

240, 3; voir pi. 14; id. 295.

5199, 1. (id.)

4999, 4. (id.)

336, 2.

379, 1 ; dup -f SU.

257, 1 ; restituer ainsi la figure, cf. supr. 291.

305. D °2| 5001' 2- dui>- + 30 ou > (?)

306.

307.

=Q

248, ï.dup. + 866.

# I 327, rev., 1. id. 305.

(>T-f^> 5ooi, 3- (id.)

*£>cK 364, 1. ,4^ avec g«n«; cf. <V/ 186 et suiv.

309.

310.

311

312.

313.

272, rev., 1. (id.)

317, 2. (id.)

206, 2 ; 296, 1. (id.)

314.

!»5

316.

1l7-

276, 2 ; 324, 9. (id.

256, 3 ; 339, 9. (id.)

341, 13. (id.)

J*"*^! 397, 2. Le double trait vertical U^^ en tête est douteux, dup + ni.

?i«- J! H 1T 203, 2; 304, 5; 338, 5; 505:

319

320.

32;

inp

5042,

5043.

m

5020.

DSI - [DM]

239, 1.

323

324.

325

4773i 2-

4794. 2-

4753,

5209, 2.

227, 3.

328

329.

242, 1.

253, 1.

94

LISTE DES SIGNES PROTO-ELAMITES

H»-

iV

:j2.

JH-

um

m

i

nu

.«. gm

232, 2.

21 5, rev.. i.

j-3 2 .

501 }, 2.

233. 2.

335'

336.

H7-

î?8.

339-

340.

34i

342,

343'

fô^

274, 3 ; corriger ainsi la fig. id. 310 et suiv.

292, 4. (id.)

iQa

285, 3. <^^.

154, rev., 1, 2. id. n" 510.

291, 3.

338. 4- ^ tft* (?)

350, 2; corriger ainsi la fig. id. 295.

274, 4.

200. 2.

290,

wvvv

344- \\\W 399> 1, 2.

Î45-

=1

338. 10.

*»6- ^flf~~ 521-'- «. s=ïïl-

4999. 3 ; cf. 308.

234, 1 ; 368, 1 ; cf. 308.

317

348.

34g. I V V 1^^ 5000, 4; id. n" 308.

35°- r^TXj 326, 4.

J51- ^1^*tL 4995^ 3 ; identique au précédent.

352- S lr~' *70- ^; id-n°399(?)

353

354-

355-

^

Y

56. ÉJ^C-Î 4754: 2

214, 5; ^ + -v.

323, 1 ; cf. 359, 1 ; ET" +

4770, 2, et rev., 1.

557

370. 3 ; 5024 : identique (?) au suivant.

tn rj 1 1 358. """iijjT 224, 2; I^IJ cinq ou six fois.

359-

360.

361

jjjjff 1777- 2 : ^ plus | fois JgJ.

9fTrT 258' 3 : E^ + 228"

51; KsàpT(?)

5051:

LISTE DES SIGNES PROTO-ÉLAMITES

95

362. f>\rzl& 5024. (id.

,»,■ %=z

364.

213, 3. (id.)

275,3; ET*

365.

366.

367.

368.

369.

370.

371

213, 1; 263, 2; 341, 16; 227, 3. (id.)

262, 1. (id.)

y.

372.

5236, 1. (id.)

5038. (id.) + V (?) ou 30.

5034; (id.) + 1/60 (?)

393, 2 ; id. 364.

394, 1 ; (id.) + 1/12.

M4, 5; (id.) + ^y (?)

371

374

. EW^J- 5000, 1. et- + ~^TT (?) ^^f 4786, 1. (id.)

375-

376.

377'

4767. (id.)

5225. (id.) 4788. (id.)

378.

379-

380.

381

382.

383.

384.

385

386.

387.

388.

370, 1. (id.)

5004, 2.

288, 1 ; voir fig.

3lX

5011, 3.

343, 1; cf. 5242, rev. tT^J *^ ou ^y<J; cf. 5242 rev. cachet.

~_ 244, 4, 6; 287, 1 ; 370, 3 ;

400, 1 ; bur -f 4^T-

4995, 1; bur -f-^; ci- n" 652

214, 4. (id.)

4765. (id.) -f- 269.

i27, 1 ; id. n0' 364, 370 (?)

pl[ p~ 213, 2, 4. id. n"

389

390. ^j"" "~ 362, rev., 2. (id.

35-

391. 392.

393'

S=|| |E 332- 1. (id.) 5201 ; id. (?).

4846, 2, 4.

96

LISTE DES SIGNES PROTO-ÉLAMITES

!9I- ©l^-^ lSM- '•

J9S.

596. Î97-

J98.

399- (OO .

401.

(io. N<^><- 368, 2.

W

5203.

411. ^Ao^

4786. 3.

332. I.

412. y<^

289, rev., 1.

292, 1 , cf. 237, 1 ; 240, 1.

4«1- >^I

338, 5-

258, 2; 272, 4; 275, 2.

4M- X^-

4777, 2, identique au précédent.

293, 3.

-^^

•382, 2, (id.).

340, 4, id. n" 346, (?).

416. x1^*

4997, rev., 1,1; (id.) + (■

366, 4.

47 ><^

306, 2 ; corriger ainsi la fig.

(id.)

10 '. r 11 ^ \ 1 243, 2; corriger ainsi la fig. W-% , 1

1 3UUJ 41 ,iK. ^?C\ 383, 2, 3 (douteu:

"S\ Ç2J2. d.

419. ^^^ » J995 , 2 (trait final douteux).

403- >> 5242, 4-

ê^

i°4- fcis^J 5044» i- 420. si&z^y 282, 2; 397, 1.

fc^ 321, sur le champ, invisible dans ^^^V^ 4804, rev. ; identique au précé-

^05. fe <^ » la fig.; cf. 317, 3, gunu des ' * ^^ dent-

""X* n°s 113, 114.

,. 422. ^VQ 336, 3.

406. 204, 4.

4»î- ^?0 S°27;(id)

4°7- \-| 339, 5- /\ ., ...

^ 424- g^Vy> 312, 3; id. (?)

108. v^» 338, 4. >vys 5°I5; ??5'.2; ident- au 928

^^ 425 \^ ! en sens inverse.

409. N^IX 372, 1. 426. *\^y\ 5203, 2; identique au précédent.

LISTE DES SIGNES PROTO-ÉLAMITES

97

42 42

429

430.

431

432.

433'

434'

435

7. \^S\ 4804, 1; 5242, 10 (id.). J^AV 389, 2; cf. nos 415 et suiv.

^^»^\ 4772 ; identique au précédent.

291, rev., 1.

386. 4; id. 388 (?) en sens nverse.

^v^^f 372, 1. cf. nos 428 et suiv.

§JP* 398,

1.

^^EE 366,

375, rev., 1.

436. ^7^

=Tir:

386, 4.

437-

438.

439-

440.

44i

44;

Aw

<XjJ^ "6,

^

362, rev., 2.

222, 1. et ftassim ; -^fc (?).

290, 2.

286, 4.

£R^

443'

^%r[^' 222, 2.;

258 1, (id.)

,'C^^^ 213, 1; 268, -^-<*^ lum + chiffre.

323. !•

445

Jo* 272, rev., 1. (id.

446.

447'

448- qS^ 524i, 2. (id.)

449- L\JM^ 233, 2. (id.)

289, 3; id. 443 (?)

217, 1, et rev.; 221, passim (légère variante); 244, 3 (légère variante); 270, 1 (variante?);

5014, i. id. 443 (?)

451- *P^o^' 364. !■■ 2. id. 444 f?)

452- ^C\Zs 274,4. id. n°439(?)

3 ; 501 1, rev. £«ku du 439-

453-

454<

455'

456.

457-

271, 2; 279, i. id. n" 451 (?)

208, 2.

382, rev., 2.

5056. (id.)

fe

359. i-EV + 455 (-1)-

13

98

LISTE DES SIGNES PROTO-ELAMITES

458.

>OI, 4.

459- '\^ "*

460. 461 .

462.

463.

207, 2.

362, 4; 582, 2.

>35, 2 ; 253, 1; 334, 6 (tantôt cYej/A, tantôt trois traits inté- rieurs).

465

27.4, 3: 204, 2, 3 ; 206, 3.

464. "^^^ 267

rev., 4.

^P>

4OO. 2.

2I4, 2.

4997. rev.,

215, 4. 5.

472.

0_0 250, 1.

■3^

473- r y P6, 3.

474-

4786, 3.

475- CZO^OI 383, I.

476. =0001l 388, 1.

477- C=< , ^. (C 5223.

478. -7*tfC 4795. 1

*

179-

480.

481

48-

374, 1. Voir un signe analogue, avec cercle au lieu de losange et sans le tentacule inférieur, 5242, 12 (haut).

246, 5 ; 316, 2. ■£-

4848.

217, 3-

483.

H^-» 222, 2.

484.

/vy* 341' 4

485

><\ 79 1.

486,

^^Cn 305, 2;

330, 4. (ïd,)

487

^*\X 341, 3.

(id.)

488

><^Ç 353. 3-

489.

^

^ r~

5^ !•

LISTE DES SIGNES PROTO-ÉLAMITES

99

490.

49i

49:

493

304. i-

4845.

289, rev., 4.

P=X'

'5 1,

2Z I. 2.

494- bC 1 T Xf 349, 5; 3i6, 4; 319, rev., 5. 495 - ÙCUT >J 205,2; 267, 3; 541, 2; 5045, 1.

496- ^TTPXT 222, I.

497- X ' XI 207- rev., 3.

498. ^<C^/ 5037, 3- id- 500.

499-

500.

501.

>o

4776, 3 (redoublement du sui- vant).

150, 1. Ar Ae

203, 3. (id.) + ^.

\

"■■ X>

502. X~^~> -1995- 3 (idv) + ^ (?).

50 3

7

266, 2 ; voir fig. (id.) + X.

504. ^^3E^ 330, 2. (id.) + une quantité.

^Xv\ 20J, 2; 254,3; 289, 3; 291, 2; 505 ' ^Xj/ et^ssem, (id.) + ^

06. ^O^s^P 202, 1. (id.) (rectifier ainsi la fig.) 07- 1X^0 4786. 2.

08.

09

■xj>

355- I. 2, 3.

222, 3.

^vJL^ 260, 2. (redoublement du pré-

><]£> cèdent).

^^y\ 269, 5 . (Deux petits traits hori-

1 1 ^vl *~| zontaux bornent ce signe, en

n/ haut et en bas ; cf. n" 578.)

1 2 .

13-

14.

l5

16.

17-

18.

19.

202, 1 ; 203, 1, 282, 1

>«$»

* 4805.

4995, 1. x + lum. (id.) n" 512.

<T> 364, i-

xS>

251, 2, 3 ; 4995, 5- x + ' I2-

2ii, 1. (L'ouverture peut être #""^ fermée par un petit trait ver- tical.) Ar-&J^

338, 5;

338, 1

20- &<fc> 52M.

21 .

>C>^^c

100

LISTE DES SIGNES PR0T0-ÉLAMITES

522. £<3C^ 5222' rev"

523.

524.

525

291, rev., 3.

330, 4-

5222, 1.

267, rev., 1.

527- >^^«- 338. 2. 528. ><^<5 327, rev.

538.

539-

540.

54i

£kT 37w.r

267, 2 ; 319 rev. 4.

380, 2. (Le trait intérieur hori- zontal est douteux.) (id.)

^K^J 280, 25290, 2; 336, 2. (id.) ^KL 2I4, 3; 244, 4; 378, 1.

542- >ff 292, 1. (id.)

s.,, xi:

529.

5«55- 4- ^T (?)

545>

a

338, 3. ad.)

336, 1. (id.) 291, 3. (id.)

530. OO^^^ 5023, 1. (id.) + une quantité.

546. J^T 291, rev., 2. (id.)

5?i

291, rev., 3. (L'ouverture peut être fermée par un petit trait vertical), id. 529.

293, 1. Se compose en réalité ^y%. de deux signes le 116 (117)

547

•>1

278, 2 ; cf. le suivant.

548.

K

244, 4.

533 -

V/. et du 533 ci-après.

205, 3; 242, 3; 337, 1 ; cf. n°38. id. 529 (?).

534

. ^J<CJ 292, 3; 341, 3- (»d.)

535-

536.

537

■£tf

246, 2. (id.)

383, 1. (Le point central peut ne provenir que de l'inter- section des lignes.) (id.)

332, 2. (id.) + une quantité.

vj^l/ï 214,

550. pfp „. x.

; 219, 1 ; 239, 1 ; 335,

. 2. ££e! (?)

210, 2.

| 5220.

4761, 1.

y-A

553- C3| 4755- 4-

LISTE DES SIGNES PR0T0-ÉLAM1TES

554-

555-

556.

4786, 3.

353, 4- tfh K*= IêH (?

557

558

286, 3 ; 332, 6.

^^* 38o, J. (id.)+<

559-

289, 4. (id.)

332, 2.

560. ^c^x> 5240, 6.

561. ^^» 4797. 3. id. 558. 563. ^

563

341, J5-

565- *^^> 339, "■ ►*= (?)

566. fc>(| 4756, 2.

567. j) ~~^ fiassim ; chiffre 1000.

568. {T#~~^> 215, I; clliffre ïoooo.

If' _ 267, 5; 272, 3; 326, 1; 338,6;

569. IU> 385, r. 5F

570.

57i-

[D>

249, 5. (forme approximative). 57

227, 2. ££I

4765, 2.

397, i-

redoublé.

573

574

575

4758, 3-

t^£> 4847, 3-

^^ 292, (cachet). 576. 0>Q[^ 274, 3-

577

578.

579'

279, 1.

368, 1.

332, 7- 8. ; -y<y (?).

r»^ ^S*j/P> 223' 236> H 295- 3! 297, 1. 58o. \?Çf id. (s).

581.

4845. id. retourné.

582.

t^^& 5055, 2. id.

583. \§[p^ 4804, 1. -]<] + c=xx^ f?)

584.

585.

217, 1. (Les lignes de flancs existent; fig. incomplète).

^

y-

04. 582 + £^\

102

LISTE DES SIGNES PROTO-ELAMITES

586.

5 87.

*/\^><3 i*h 2! 342, a- HMfc

566, 1. (ici.)

602.

588. ||^ ,a4i 8(?) (id.

2. <^J 4836.

6oj. «c^Jil ^23, 2- 604. s^j 5,97i ?

589.

590.

605 ^SQJ

^

?

35 î- 2; 5oi<' 1; 50^8. 1. (id.)

606.

59i

5°43- (id.)

366, 1. (id.)

5Q-

92. ' >^ 210, 1. (id.)

A 593- ^^ 50I9.

594-

595

596.

597-

598.

<=!

374- 1 (?)

5«39- i-

382, rev.. 2. 289. 4.

321, -|.

607.

608.

609.

610.

611

5055. 2.

5234. 1.

5055- 3-

612 .

<h

269, 5; 289, rev., 4. *i»r:TT (?)

Ç240, 5. (id.)

5242-. 3 (?)

61 *■ ^LW 5oio, rev..

599-

600.

601 .

249, 2 ; 339, 9. SjJ^^ 47671 ' ; identique au 212.

213, 4.

61,

6:5,

616.

617.

213, 2 ; 240, 2 ; 242, 2 ; 249, 1 ; 286, 3 ; 304. 4 ; ^] (?)

4788, 2. (id.)

203, 5 ; 272, rev. 2. »^y]f (?)

327, 2, 4766, rev., 1. ^Jj3[ (?)

LISTE DES SIGNES PROTO-ÉLAMITES

103

618.

619.

620.

621 .

622.

623 .

-1795- id)

4797, 3 ; identique au 624.

!I7, 2 ; id. n" 617.

î 4761, 1. (id.)

4994, 2. id.

4999. 4 ; id. n" 610.

624. SQ 339, 10 ; 249, 4.

625. ^*3

626. ^"~TThJ 258,

627.

628.

629.

4797-

272, rev., 2.

630. <]jF

631 .

s 3 1 - 1 ; 236, 1 ; 388, 3.

204, 2, 4.

-p3\ 1 208, 1; 210, 2; 267, rev. 4 ^L— _J 300, 2 ; (dup).

632. 633.

OCb

319, rev., 3; <&//> + fear (?). 319, rev., 4. (?) dup + chiffre.

634. 635. 636.

637.

638.

639. 640.

235, 2; 290, 2: 308, 1 ; 324, 6),

rev., 3 ; 331, 1 : 339, 12.

64;

643.

644.

645.

646.

648.

238, 2 ; dup + pap.

245, rev., 2; 265, 2; 397,

dup + dllp.

SOI 227. I ; dup + J|£f ou ,fc|y(?)

5212. 1. (id.

^<TJ 5028. (id.)

5050,

335, 2.

386, 2.

'75> 3-

?Î7.

355,

223, 2

386, 3-

647. <^m 2Ç2, 3; 5041, 1, 2, 3.

210, 2,

00, 2.

104

LISTE DES SIGNES PROTO-ELAMITES

6,0. *L

651

,|78o.

386,

652.

!l8, 1 ; ^<^4l : cf- SUP1

38s.

653-

654- OO 222' 5

206, 2 ; 220, 3 ; 227. 2; 274, 2 ; 293- I-

655.

204, 3; 214, 3 ; 254, 3; 293, 2.

«

656. <• }<. 5196, '

657. ^•^> 5242- >3(?)

275, 2.

>58. <^>

^N/*S 3^5, 1 . Redoublement du 65 5 .

660

661.

662.

4758, 1

664. &-

665.

o

<$5 475°' '•

4758, 2.

i 5197- 4-

370, 3-

663. 1^î|

666. ^^>§ 3°?' 4'

667. 668.

669. 670. 671 . 672. 673.

118, 1

J ^<

205, 3.

289. 3. (corriger ainsi la fig.

^"^-^uO 208, 2. 3; 250. 1 ; 259, 2 ; 268, ^^J^O rev.. 2 : 338. 6.

364. 1.

253, 2.

674. t2D> 22°- x- 2; 339> I0'

675. ^J*V> 334^

391, 2. (Ajouter à l'extrémité de la pointe le petit disque).

676.

677.

678.

679.

680.

681

g 276, 1 .

îo8. 3-

386, 3-

258, 2.

212, 1, 2.

Î47, i.

LISTE DES SIGNES PROTO-ÉLAMITES

•05

682. ^Lj^* 388, 2, 3.

683.

684.

685.

686.

687.

P

203, 3.

4791, 4.

®~

<?

249, 3; 289, rev., 2; 338, 5.

4792.

338, 1.

688. ^S^-O 5038, 3-

689.

690.

691

692 .

^-

249, 4; 307, 1.

*<3 ^99, i-

477i> ï-

391, 1.

^

693- C*®> 4766, rev"' r

694- C^7^> 285- ?•

^Tj/\ 240, 3; 289, 1; 5038, 2.

695.

696. ^Sào 5 240. 6

697.

c^pC215'2'2*1*2'

698. 5^*>§ 268, 2.

699- «sJl^° 4844, 2-

700. ^jOv" 2l1' I; 2?8' 2; 5242' 6-

701 ^}

702

703.

704.

705,

V

T"?

310, 3.

339, 10.

251, 2.

215, 3.

292, 4; 385, 2.

706. 3d3^ 336' 4"

707- SlH^O 4777, !■

708. ^^0^ "6> K

709.

710.

711,

712.

324, 1;

. 5>

204, 3, 4; 358, ï.

4765.

253, 1; 338, 2. 713,

é

fO 5-

'4

io6

LISTE DES SIGNES PROTO-ÉLAMITES

205, 3 ; 289, 2; 291, 3,3; 292, 3; 730. y QQQ^ 258, 4; 342, 4. BS^L/ 352, 1 (antépén.); 377- '•

^f**0^ 731- ^i~*^ 4792-

7iç. ^^OC0 317, 1 (plus correct dans la fig.) ^•i" w

732. fOOO»' 300' 2-

733. ^O 0^249, 5. 734- ^^^^^9. rev- 5-

718. ^> ^^ 52^2' reV>' *' 735- *^ï> 272' '•

716. ^^§K< 355' l'

717- QfcVV] 5014, 4-

7i9- fc<2>XJ 2°5' 2' 7?6- £•""* 4848,>v.

720. i<S>><î 4788, 3-

721 <^\l

722. ^r ^> 214, 2.

723. S" V 20?' 5; 2I?,4; 249, 2; 258, 4'

724. ^ J 5242< !■

725. ^^2^- "°- 3-

726. <yTyj> 336, 3-

727. ^" '^> ^°oo, 2.

►■5198. 738- <^^ç^3°. 2-

739' <^- 5239, 2'

740. W*-#^ 277. i-

74- <tZÏÏ "*' 6-

742.

743'

276, 2.

<0« * 5235.

202, 3; 205, 1; 214, 4; 222,

_ *"'>TY~^ 2 3' 2°7 i; 255' I- 2; 2^2'

728. <Tg~> 226, 1 ? (voir fig.) 744' V^i-< ,'; 4'769, 1; tX ou «=T^ W

745- ^3>^021- ^ n" 465 et suiv.

729. C_ CJ^ 294» ! '' 3l6> 2; 399-

LISTE DES SIGNES PROTO-ÉLAMITES

107

59. 1

746. ^q|T,o> î

C3»

747

748.

749-

750.

75i

75:

753'

754-

<o

203, 5 ; 320, 3.

216, rev. , 1

23s, 2.

4762, 4, et. 744.

$206, 2.

4756, 2.

5209.

jSfT Yt^ 214, 1 ; 225, 2 ; 283, 2 ; 337,

755 -

756.

757-

<£>

m

216, rev., 1. (id.) + dup.

4756, rev.

758. ^ Vst^ 336, 6. (?)

759-

4838, 2.

322, 2.

760 <JO>

761 ^0^365. -.

762.

5000, 1,

763. ^RDB 4994

764.

259- 3; 330, 5.

765. ^p©jfc? 5037-

766. 1

767,

<3E>

768.

7^. ^n^

770.

4755, 3; redoublement du pré- __,

cèdent.

772.

773

774-

5221.

219, 2.

329, 2.

235, 2.

214, 4.

4768.

5210, 1.

224, 2.

<£EB> 224' 2-

775

273» *■

776. <^ ==-^>,52421 5 (en haut), 14.

777- <Zjj*K$> 5242' 2 (en bas).

io8

LISTE DES SIGNES PROTO-ÉLAMITES

778.

779-

5036, 1.

203, 1.

780. ^jljsgE^ 244, 5; 2D0' '■

781. W 201,2; 215,4. i»~-

782. j— y^ 305. 2.

783. n><i 244, rev-' 2; 38°' s; 5°31,

784.

785,

204, 3.

284, 2.

786.

Ùtr"

37L !-

Cf. 80 u

787.

788.

0-

214, 4

215, 2 285, 333'

; 230, 1 ; 244,

; 246, 2, et rev. 4'- 33°, 4!

10. ni

2 .

269, 2; 332, 4;

789.

790.

Q

D D

D

n

791 Ô D

792. C3

793- y

C3

306, 2.

4754, «■■

4786, 1.

312, 2.

794

H

795

w

796

AA u

797

!>

798.

799-

800.

801

4997, I-

340, 2.

4997, 6'

292, 3.

310, 1.

4777, I-

310, 4.

310, 4.

802. ]Tg-r| 235- '■

803. lpw^J 201' '•

804.

215, 1 ; 319, rev. 6, est plus

petit en réalité, et ne peut 805. H^

être confondu avec le 808. 3

806.

507.

808.

809.

1

246, 3, et fiassim.

246, 1, 2, et passim, signe sal à l'intérieur.

5025.

225, 3.

314, 1.

4786, 2.

LISTE DES SIGNES PROTO-ÉLAM1TES

109

810.

811.

>I2.

&S1

ii 3. !^f

814.

816. c^-o

817. G=zo

818. cr^o

819. G^-Q

820. c^j

821. oigb

822. Q'^-O

823.

824. 825.

V

330, 2. Restituez ce signe dans la fig. après le chiffre trois, au haut de la colonne. Suit ^Z et de nouveau le. chiffre trois.

3?8, 9.

5010, 1, 2.

826.

293, 4.

201, 1, et fiassim. Chiffre un.

205, 3.

306. (Restituez ainsi dans la fig. , au haut de la colonne 1 .)

203, 1. 336, 6.

322, 3.

232, 1. (La tête ne paraît pas être circulaire) voir fig. et infr. n"824.

294, 1; 338, 3.

203, 3; 4998' 5; 275> ?; 295i 1 (redoublé).

339, 8; 5242, 3

223, 1.

828

<^>

S29. «30»

000

S31. &l

132. 3=C

833

■0

834.

835. c, .0

836.

837-

o

839-

5002, 2.

841. •JV^

4848, I. 253, I-

207, 2; 210, 2; 21 }, T. 367, I.

830. OC 30 217. }.

212, 1 : 222, passim. "V- .

227, 2, et

365, 1. Ce signe est en réalité plus effilé ; moins circulaire aux extrémités: le trait cen- tral est quasi triangulaire : cf. 365, 1 (redoublé).

219, 1, 2. Fraction 1/2.

201, 2 et passim : le même en- clavé, 251, 2, 3. Fraction 1/12.

213, 1, 3 ; 221, 2, 3 ; 244, 1 ; 254, 1 : 261. 2 (?); 334, 1 ; 363, 2. tj^ jii7zh.

203, 4.

205, 1. ; 214. 3.

838. OOOc 256, 3.

240, 1 ; 267, 1 ; 272, rev., 2.

£1

A(»

840. ®ocT 2°5' 2-

291, 2.

I ÎO

LISTE DES SIGNES PROTO-ÉLAMITES

5026.

858. £a^

-J-- •oo "•

285, 1. (id.)

844. *m+

279, 2. 290, 1.

276, 3 corriger ainsi la fig. (id).

«45- <J

201, 2 et passim. »-<.

860. ;ï\

245,4. (id.)

846. •-<£

»6, .. (id.)

861. •^•3r

203, 3. (id.)

847. <^f£

"5, .. Hffrr.

862. C ^7

477i, î-

848. +W£

215, 3* 5- (id.)

863. ^\

299, 1.

849.

246, 2; 257, 2; J02, I.

864. ^SN 4798, 3,

850. *

311, 4.

865. /^^\ 245, 4; 5242, 11.

■*«■ «*>

324, 2.

866.

!07, rev. , 238, 3; 317, 1

852. 85?.

0.o

324, 3-

303, 2etpassim. Fraction 1/30.

867.

868. ^

203, 2 ; 206, 2 et fiassi7?2. Fraction 1/6.

267, 2 (corriger ainsi la fig. au bas de la col.). Fraction 4/6 + x.

854.

855.

o o o«o

oco

O o

oôo

857.

^

\ N

202, 3 et passim, est souvent suivi du 857, 251, rev- 3. Fraction 2/30.

299, 1, 3. Fraction 1/30+ 1/60.

856. °o° 320, 4. (Id.)

332, 2. 1/60.

869.

870.

<*

871- OOq

872. 000°

873. o

204, 1 ; 212, 1, 3; 253, 1.

213, 3; 251 rev., 1 ; 261, 2; 272, 4; 275, 2.

276, 2. 274' 3-

21 s, 1; 4998, 3, passim. Chiffre 100.

LISTE DES SIGNES PROTO-ÉLAMITES

874.

®

875

0"

876.

P

877-

«3

878

9

87Q-

P<

211. 2 ; 225, 2

293- 5

3242, 8.

363, 1.

243, 4.

880.

881

®

292, 3 (cercle moins grand).

222, 5 ; 254, 1.

212, 3.

*

214, 2 ; 235, 2 ; 242, 2 ; 339, 7; 4998, 3, 4. gjEj

883.

884.

885

■O 261, 2. (id.) + ^

275, 2. (id.) + ^

387, 2.

201, 1 ; 215, 1 ; 310, 1.

887

888.

889.

384 (fin); 385, rev. (fin)

4996, 2.

U *

890.

891. 892 . 893. 894.

895.

896- ^

897. 898.

899.

900 .

90

-ir-

902.

903.

904.

5048.

290, rev., 2. 263 ; 5016. 308, 3.

205, 2; 5002, 1.

206, 3.

316, rev.. 3.(?) (voir fig.)

5055-

356, 3-

243, 2; 5002, 3.

300, rev., 1.

311' 3- 267, 3.

350, 2.

5217.

LISTE DES SIGNES PROTO-ÉLAMITES

905

906. v^^

907. ^^1^»_

908. 5

909. 7

910.

s

/

316, rev., 5. 475 5^ 1.

4769. 226, 1.

4999, 3.

324, «. 333. H,

12. o^^x 2o^' 2-

913,

914.

« >• 232, 1 ; 293, 4; 294, 1 ; 5242, 10.

347. 1.

915. <£<r£> 47r,2. 2.

916. ^(<,<<^ 5013, 1.

917.

iÇA^c 5027'^

horizontal. Ct. 140.

5022.

9'9

y^A 5°44, 2 (redoubler le petit

vj^>«^ chevron intérieur).

293. 3-

4754. 4-

4754, 4-

477i. i-

380, 3.

359- 3

4997. 5'

92».

w

5241. 5-

929.

<L^-/

(?) 5242, 6. (id.)

950.

OO

399, 3; (id.) cf. en sens inverse nos 425 à 427.

951.

^

320, 2.

952.

D

212, 1. *Hï

933-

»

266, 3 ; gunu du précédent (?).

934-

232, 1

%=r

N^T

LISTE DES SIGNES PR0T0-ÉLAM1TES

"3

936. Qfi

937'

938.

939-

940.

3H2,

353. 2-

/

n

94.. [- J

94-

943'

rf,

231 (cachet) est plutôt la rame de la barque, qu'un signe d'écriture.

231 (cachet).

292 (cachet).

231 (cachet) duppu, umdu.

229 (cachet); voir le même signe enclavant le n" 121 ^6, sur les empreintes de la tabl. 5242, pi. 24 (base du 382 et suiv.).

328.

944" **~rfffIÈ)h? 238, 1; identique aux n°s 1 1 1, 1 12.

«

945- *WP 293, i-

946. |'

947.

H^

948. -A^

%

272, rev., 1.

293, 2.

270, 2 ; 292, 2.

949-

950.

95i

5049.

313, 2.

324,

952.

n

zn

953- I

954-

l

Mit

255. 2.

4779. i-

231, 2.

955- j! M "4, 9-

956- [_ H'Ull 3i8, I-

fH^ ff sooo, 4 (ajouter un trait vertical

958.

au milieu du rectangle). ^ 266, 3.

959- flik

5235

96

.. P5Ç

272, 1.

961 .

m

'71- 3-

203, 5 (fig. 203 rev. 1).

i>

M4

LISTES DES SIGNES PROTO-ÉLA MITES

968.

969.

%3>

262, 2.

339, 9-

979-

980.

260, 3 ,

?a

1 338, ».

\

"Wl 339, "■

W/g "9. -.

972.

973'

97-1'

-?> 214, 2.

» 29°' 3-

|P

346.

SdKjl 304, 5-

976.

977'

978.

'•^ 3 5-4, i-

b 283- »

5°35

981. 982.

983- 984. 985- 1

5035

V/,

348, 1

!2Ç, 2.

5017 ; cf. nns 425 à 427 et en sens inverse nos 928 à 930.

4794- 1 ; (id-)

986- itetfi 47Ô^; rcv" 4'

987. vWft& 5211

988.

989- |

5219.

5239, 1

ESSAI DE DÉCHIFFREMENT DES TEXTES PROTO-ÉLAMITES

SYSTÈME DE NUMÉRATION PROTO-ÉLAMITE

La numération, dans l'ancien Élam comme dans l'ancienne Egypte, suit le système décimal. Dans le rangement des chiffres, l'ordre supérieur précède l'ordre inférieur. Le système de position en usage dans les calculs modernes y est inconnu.

* *

\J unité est rendu par un trait horizontal épais, qu'il ne faut pas confondre dans les tablettes, avec le

trait linéaire . C'est l'hiéroglyphe du « doigt ». d'où pour ^ issu de ^s, > et |, la

valeur de ubanu. (Brùnn., 8771).

Dans les textes lapidaires, il y a .

Deux est exprimé par deux traits horizontaux épais, placés l'un sous l'autre {passim).

Dans les textes lapidaires, on semble lire aussi . Mais ce sont plutôt ici des dizaines. Trois est rendu par trois traits horizontaux épais; placés les uns sous les autres. Ce groupe ne doit pas

être confondu avec S>- qui n'est pas un chiffre, mais un signe littéraire V {passim). A partir de quatre, ces traits vont deux par deux en dédoublant l'unité : £:£:, etc. (passim). Ainsi, dans

la tablette 221, rev., col. 2, (fig.) le groupe ^ est intrinsèquement suspect, et l'original a en

réalité p>

Cette série porte jusqu'à neuf ^.

*

A partir de neuf, se présente pour la dizaine le signe : ^ (tabl. 399 col. 1 et passim).

Jusqu'à trente, les dizaines se superposent J (212, col. 2); (215 col. 2 et passim). Ainsi le groupe de 213, col. 3, disposé J* sur la figure page 68, est intrinsèquement suspect et se découvre faux par l'examen de la planche photographique, pi. 12, qui porte J = 20 et la troisième dizaine n'est qu'un accident de la tablette.

Après trente, les dizaines vont deux par deux :

La série porte en eflet jusqu'à neuf.

*

* *

A partir de 90, se présente le signe O qui est la centaine (358 rev. col. 1) : ^ = (Brùnn., 8714).

Les centaines se superposaient une à une. La documentation fait défaut au-delà de 200. Mais il n'est pas à présumer que le système devînt sexagésimal à partir de 500. Procédant de 1 à to et de 10 à 100, on a poursuivre de 100 à 1000.

,,6 SYSTÈME DE NUMÉRATION PROTO-ÉLAMITE

La tablette 221 est importante de ce chef. Les éléments de l'addition sont :

200 + 30 200 + 24 100 + 30 [100]+ 54 + 3/6 100 + 53

D'où le total 891 3/6

Le total du revers de la tablette donne avec une légère erreur (la chose est coutumière) X93 3/6. La colonne qui contenait les centaines est dégradée à la surface. Mais l'espace disponible avant les dizaines portées sur la colonne suivante, ne pouvait être rempli, comme il le fallait, que par huit O- Une formule supposée 600 + 100+ 100:

O est improbable, comme hors de proportion avec la place vide. O

Notons que deux tablettes (4775 et 4781) portent quatre O alignés horizontalement, sans autre texte.

La tabl. 501 1 avait trois O dans son total, le premier étant à demi dégradé.

Les textes lapidaires ont les signes de la liste n"s 59, 60, 61 qui pourraient être une simplification de

100 X 30 ou 3000.

Le chiffre suivant est le grand O qui exprime le mille. Nous en avons une série de neuf [suivie de

dizaines et d'unités (244 rev.). Si ce signe avait, au lieu de la valeur 1000, celle de 600 on l'eût employé pour le total de la tabl. 221,

total : 891 3/6. Or nous avons montré par raison matérielle, qu'il n'y avait pas été employé.

f *,

Après le mille, nous rencontrons une fois le 'même signe avec insertion de dix (n° 568 de la liste, tabl. 215, col. 1). Nous le résolvons, en multipliant les éléments, en 10.000.

*

Notons que le signe 0 se présente (tabl. 5195) suivi de neuf dizaines. Serait-ce 100X10 ou 1000, qui ferait double emploi avec c==- ? Nullement. Ce signe est plutôt littéraire. Nous le retrouvons (5242, col. ia, milieu) entre deux chiffres fractionnaires, et (211, fin) entre des groupes d'unités.

11 désigne plutôt un individu ou un objet.

* * *

La fraction 1/2 était rendue par l'extrémité du doigt, soit la moitié du doigt, avec un léger renflement en haut : n. La valeur de ce signe se déduit d'un document décisif, la tablette 219.

On y lit : 6 + n

2 + n 1 + n

qui est rendu par le total 10 + n. Deux n forment donc une unité, et l'un d'eux est le signe de la

moitié : 1/2. 11 est inutile de dire qu'on ne rencontre jamais un groupe de deux (~l'fï.

SYSTÈME DE NUMÉRATION PROTO-ÉLAMITE n7

Sous l'unité nous trouvons aussi le croissant r >, jusqu'à cinq fois inclusivement, répété. C'est donc le 1/6.

r "n = 1/6 ou ^ sussu ; cf. Brûnn., 8766.

Ç- > = 2/6 ou 1/3 ou ^ suisan (duel de ImJsm); cf. Brûnn., 9963; dans l'usage

assyro-babylonien J_T. <^> = 3/6 ou 1/2 ou ^^ selasâ; cf. Brûnn., 9992; ou mishi, 1/2, ibid., 9985.

r ^ = 4/6 ou 2/> ou ^ sinipu. sinipatu; cf. Brûnn., 10026, 10027; dans l'usage f "\ assyro-babylonien £tT.

r >, 5/6 ou ^ fiarap; cf. Brûnn., 10041 et 10043; dans l'usage assyro-

r > babylonien Jff .

On voit que les signes usités en Assyro-Babylonie avaient une origine différente des nôtres bien que dans les listes scolaires on conservât comme souvenir littéraire notre système, avec le renversement r -i = y.

Au point de vue hiéroglyphique, le croissant 1/6 peut avoir été à l'origine l'ongle du doigt marqué sur

l'argile. D'où peut-être aussi pour ^ la valeur ubanu a doigt » (Brûnn., 8771 ), et par extension

satârit « écrire » (Ibid., 8756), parce que faute de cachet, on signait avec l'ongle (stipru), les documents.

*

Un signe analogue au signe fractionnaire de la moitié peut affecter les fractions susdites. 11 diffère du signe de la moitié placé sous les unités, en ce qu'il est renflé, non seulement à l'extrémité supérieure, mais aux deux extrémités : Q. Hiéroglyphiquement, c'est la pincée ou quantité d'une chose ou substance quelconque que l'on peut saisir avec l'extrémité de deux doigts.

Ainsi rencontrons-nous :

Û

= 1/6 + 1/12 = 1/4

= 2/6 + 1/12 = 5/12

= 3/6 + 1/1 2 = 7/12

= 4/6 + 1/12 = 3/4

= 5/6 + 1/12 = 11/12.

Il va sans dire que nn n'existe pas. Ce serait 1/6 + 2/12 ou 1/3 qui se rend, on le sait, par ou 2/6.

* * *

n8 SYSTÈME DE NUMÉRATION PROTO-ÉLAMITE

On ne trouve jamais sous le signe des sixièmes, le signe des dizaines, par exemple J * qui

signifieraient 1/6 -f 2/60; 1/6 + 3/60. Les tablettes qui paraissent présenter ces groupes sont en partie altérées, effritées à la surface, comme la tablette 280. 11 s'agit dans ce cas d'un autre signe fractionnaire, n" 853. seul ou double n" 854 de la liste, se composant du signe 10 en creux, entouré de cinq (tabl. .1786 col. 3, fin) ou six (5241 col. 3 satellites de même forme très peu profonds.

11 peut suivre soit l'unité (tabl. 4798.1) soit d'autres fractions (ibid. 2).

Ne serait-ce pas originairement l'empreinte, non plus de l'ongle ni du bout d'un doigt, mais celle de toutes les extrémités de la main ? La traction fondamentale 1/6 traitée par cinq donnerait 1/30, 2/30, 3/30, etc., pour les nouveaux signes et nous fournirait la seule fraction qui nous manque: 1/5 :

o°o

1/6 + 1/30 = 1/5.

o o

Enfin, ce signe fractionnaire est parfois suivi ou remplacé par un signe analogue formé non plus de points circulaires, mais de coins = 857 de la liste : or on ne peut les confondre puisqu'ils se trouvent de conserve dans une même énumération). Ne serions-nous pas en -présence du soixan- tième 1/60, d'où par exemple :

\s* - 1/2 + l/6o =: 31/60; *-<A = l/6 + l/60 = ll/6o;= OO 2/6 + 2/30 + l/60 ='5/l2?

;V

XV

* *

0

Prouvons subsidiairement par l'absurde qu'une autre échelle est impossible, soit la suivante :

= x (fraction).

= 1, (allant jusqu'à 5 inclus.)

CZ = 6, (allant de 1 jusqu'à 9 inclus.)

= 60,. (allant de 1 jusqu'à 9 inclus.)

O = 600, (allant de 1 jusqu'à 9 inclus.)

C=- = 6000.

Opérons selon cette hypothèse sur le texte 219 dont les éléments réunis donnent :

ce + nnn

ce

et dont le total est ainsi indiqué : + n. D'où 60 + n. Le nombre six (60 54) équivaudrait à nn, et un seul n égalerait trois. Or dans ce système (hypothétique), trois devrait s'écrire r n. D'où contradiction et erreur.

ESSAI DE DÉCHIFFREMENT DE TEXTES EN ÉCRITURE PROTO-ÉLAMITE ng

Texte de Karibu sa Susinak (A)

PL. 2 (i)

Dans la stèle de Karibu sa Susinak que nous avons publiée dans les Mémoires IV, p. 4 à 7 (pi. 2), l'inscription a pour but :

De rappeler les travaux de ce prince en l'honneur du premier dieu susien, et 20 de déter- miner, pour les temps à venir, les offrandes destinées au culte du même dieu.

Dans la nouvelle stèle du même prince, qui nous occupe présentement, ce double élément qui est la raison d'être de l'inscription se trouve réparti sur une double légende, l'une en style babylonien (partie strictement historique), l'autre en style proto-élamite (partie strictement cultuelle). Cette dernière seule reste à déchiffrer. Elle se présente en cinq colonnes inégalement remplies, les 3™ et 4™ laissant un vide à la fin, la cinquième dépassant le cadre que le graveur s'était tracé. Il en résulte que chaque colonne présente un petit tout complet, sans enjambement.

Col. 1

Les quatre premiers signes se peuvent isoler, le texte suivant (B) les omettant, et allant en- suite de pair avec celui-ci.

Ils expriment vraisemblablement une formule générale de dédicace ou de consécration.

Suivent quatre autres signes sans chiffre qui se retrouvent ensuite, le long du texte, isolés mais accompagnés de chiffres. Il s'agit probablement d'une énumération générale de denrées susceptibles d'être offertes.

Enfin les quatre derniers signes de cette colonne marquent une quantité d'une certaine offrande.

On pourrait, sans se tromper à fond, interpréter le tout comme il suit :

^J Jk-S^ >-^| £3 Offrandes en victuailles,

<T< x -^t *p|y boissons, .r, dattes :

{4 x (mesures) ^ (?) ^ 20 mesures de boisson .r.

Vj mahâru (Brùnn. 7696).

t»-^ est figuré anciennement par la table supportant un vase. Nous n'avons ici que la table.

Si on tient compte des deux renflements sur la première verticale, pouvant figurer

*}&>> l'ensemble donnera le vase luhtanu (Brùnn., 8186) ou huburu (Ibid., 8192) (?) >-Ë^y est douteux. £3 paraît certain, par la comparaison du texte B, col. 3, signe 9 (qui reproduit ce même BI) avec

le passage identique de notre texte col. 5, signe 2, est reproduit approximativement

le BI habituel babylonien.

i 10

ESSAI DE DÉCHIFFREMENT DE TEXTES EN ÉCRITURE PROTO-ÉLAMITE

<T< est suggéré par la forme babylonienne (Brùnn., 9856) àikaru.

<£*= n'est il pas la datte, ou en tout cas un fruit? -{*■ -j^t (Brùnn., 1688, 1689), sirùu va de pair avec kurunnu, samnu, karânu et sabû (Suppl. Meissner) et doit être littérale- ment «le jus de la datte ». KA-LUM est fruit du LUM, comme KA A-AB-BA est imbû tamtim. (Brùnn., 774.) Lum seul peut donc à la rigueur exprimer le dattier et la datte.

»rTT suit régulièrement hum, lum. Serait-ce ma?? Les deux renflements qui le terminent ne semblent pas essentiels, puisqu'ils manquent dans les passages correspondants de B. Il faut en dire autant des renflements qui ornent le signe que nous avons rendu plus haut par t>B et d'autres.

Si= duslû (Brùnn., 3382) « plantureux, abondant, gras ».

^ semble bien identifié dans ce passage avec ►- >-, qui ne peut être le chiffre deux plusieurs fois rendu par . Il s'agit d'une variante de •.

Le signe suivant est un redoublement remplacé dans B par le même signe simple gunifié (col. 1 ). Ne serait-ce pas un double vase accouplé comme on les trouve dans les fouilles ? De là, le sens de « mesure, pot », etc.

^ est douteux, bien que probable. Le trait extérieur peut provenir d'un coup de ciseau maladroit dans une matière si dure, comme il est arrivé pour le premier signe de l'inscription, ^-J.

Col. 2

r=K x

X~ X~\ ~{psz *^!| 2 mesures de liqueurs de dattes.

<X x (mesures) t& *-(<£ 20 mesures d'huile fine.

>— <T< 1 mesure de liqueur fermentée.

Nouvelle liste d'offrandes. Les deux croissants marqueraient-ils les premier et dernier quartiers de la lune, soit l'époque ces dons devaient être fournis?

Nous identifions le signe 41, 42 avec ^1. Dans B, la pointe est tournée en bas. A fortiori, pouvait-on en d'autres occasions, le coucher horizontalement.

*-(<£■ est douteux.

Pour <T< ou sikaru, la mesure est sous-entendue, comme il arrive couramment dans les très anciens textes.

Col. 3

1/6 x (mesure) ^5= *^S\ S^-fcE t3> ll& de mesure de dattes. . .

Les deux premiers signes introduisent soit un nouveau destinataire des offrandes, soit une nouvelle époque ils sont dus.

ESSAI DE DÉCHIFFREMENT DE TEXTES EN ÉCRITURE PROTO-ÉLAMITE ,21

Pour le signe traduit par \/6, voir plus haut, p. 117.

Il ne s'agit pas cette fois de liqueur de dattes, mais de dattes d'une certaine espèce (?)

Col. 4

*^yy xx ...

100 t»~£E: -^ x 100 mesures de . . .

Pour le chiffre 100, voir plus haut p. 115, 116.

Les 3 renflements pouvant figurer pour des dizaines, nous aurions 100 x 30 = 3000. Je doute qu'ils aient toujours cette importance. Voir plus loin le signe 4$\ et comparer avec le même signe, dans le passage identique de B, ces renflements se semblent pas modifier le sens.

Col. 5

x X^\ ...

3 <K {}} t=$ (?) 3 (mesures) de liqueur fine de kib (?).

100 x 100 de x.

2 x 2 vases x.

1/6 ►+- 1/6 de mesure de haï..

Troisième groupe d'offrandes.

Pour le signe kib (?), cf. Liste de signes, 43. N'est-ce pas simplement le gunu du signe kib, marqué non par des traits brochant sur le signe simple comme nous l'avons aussi dans ces textes-ci (A, col. 5, signe antépén., et B, col. 2, signe 4), mais par la répétition du tout ou d'un élément principal (cf. A, col. 3, signe 4, et B, col. 2, signe 4) ?

La denrée (Liste de signes, 38) qui suit le chiffre 100 (resp. 3000) est des plus fréquem- ment nommés dans les anciens documents de comptabilité. (VoirTabl.chald. Thur. Dang., n058).

Col. 4 : 1 qa d'huile.

1 17a de dattes.

2 qa de x (le signe en question) . . .

Col. 5 : 1 qa d'huile.

2 qa de dattes.

1 qa de graines x de x (le signe en question). Cf. ibid., nos 59, 60, 61, 64, etc.

11 ressort bien de l'examen de ces textes que notre signe (n° 38) figure un objet d'alimenta- tion comme 1 huile, la datte, etc., qui s'y trouvent justement groupées de même façon que dans nos nouveaux documents.

16

ESSAI DE DÉCHIFFREMENT DE TEXTES EN ÉCRITURE PROTO-ÉLAMITE

Texte B. PI. 2 (2)

(Identique à A, sauf quelques variantes.) Col. I

£_< .v $* ^yy (?)

\\ x (mesures) ïfiz »— (f. - £< <ff (cf. A : - <K).

Col. 2

1/6 *• (mesures) ^fc tjy t£E ^. 1 *^yy *■ (mesure) (addition à A).

Col. 3

*^yy .r .r.

100 fc£E 4i .r.

.v M-

3 <K...

ESSAI DE DÉCHIFFREMENT DE TEXTES EN ÉCRITURE PROTO-ÉLAMITE 123

Tabl. 201

Tablette de TU-KAK.

17 DA-NUN, 1 DA-[GAL] 2 ME, 4 BAD, 1003 1/2 x BAD 9 UR (gusur), 7 x UR (gusur) 2 DUG-GAL (?)

Le premier signe est duppu « tablette ». Cf. Tabl. chald. Thur. Dang., i, face 1, et 8, 1 , face 1 .

Dans nos tablettes le signe est combiné dans tabl. 202, 248, etc.; sous-entendu dans 207, 217, 219, 221, 222, 226, etc.; postposé dans 224, 233, 235, etc.

Les deux traits antérieurs se joignent parfois en pointe.

Tabl. 209 Tablette de Isin-Hum, total 10 (mesures).

Tabl. 210

Tablette de TI NAM-KAK, total 3 . . . .

SU-IL 2/6 1/12 de mesure HI-DUP, 2, .. TI-KAK .. 2/6 1/12. (Rev.) ... 40 1/6 1/12,

En HI-KAK = total : 130.

Cf. HI-KAK, Brunn. 8259.

Tabl. 212

Tablette de SUB-KUR. Des objets x ^ ^ x ... à 22 individus (*J).

» » à 9 individus (*I),

» <*f à 18 individus (*}),

» LUM (?) à 15 individus (*j),

Le revers donne le total 64 *J, individus bénéficiaires.

124 ESSAI DE DÉCHIFFREMENT DE TEXTES EN ÉCRITURE PROTO-ÉLAMITE

Tabl . 217

à DUG-DUG l'aliment SUL Total 1 3 (mesures)

à HU .v HU [H]

à GURIN 5

à DUL-DUL 4i 3/6

à GURIN 12

à SUHUR n

à __^

Rev. (en aliment) SUL Total no 3/6

$UL=/»a/dnu(Brûnn. 9880) «nourriture, aliment» Cf. Tabl. Bail., col. I, 17 = 20 mesures de KAK-SUL.

Si SUL (DUN) désignait le bénéficiaire ou le donateur, nous aurions une série de sept denrées à substituer aux noms propres. Mais aurait-on à additionner des objets hétérogènes ?

Tabl. 219

[Tablette] : SUHUR. . DUB + QA (?) 6 l/2

1 , 2 '/*

SIM-RAS T ll2

Rev. Total I0 ll2

Tabl. 220

Tablette : AK-GAL (denrée) HI-SU + RIM Total 1090 (mesures)

AK-... (denrée) (id.) Total 1100

AK-HUM (denrée) (id.) Total 2033 de Hl

(Rev.) Total . .' 4^3

AK-(GAL) = bêlu (rabû)

AK-HUM = bélu Hum; cf. Brùnn. 2776.

ESSAI DE DÉCHIFFREMENT DE TEXTES EN ÉCRITURE PR0T0-ELAM1TE

125

Tabl. 221

(Tablette) de MAS, [mois 1, aliment SUL] Total 230 (mesures

mois 1, aliment SUL Total 224 (mesures

mois 1, aliment SUL Total 130 (mesures

mois 1, aliment SUL Total [iJ54 3/6 (mesures

mois 1, aliment SUL Total 155 (mesures

Rev. 5 mois, aliment SUL ... Total général . [8]93 3/6 (mesures

Le signe du mois est rendu par inbu tTT^-. On sait que c'est un des noms de la lune. Cette croix répond à celle de V Rawl., 19, 57, 60. Cf.