j BIBLiOTHECA NORMANNiCA. BIBLIOTHECA NORMANNICA. Denkmâler Normannischer Literatur und Sprache herausgegeben Hermann Suchîer « Die Nortnannen — durch ihre An- schauungen, Sitten vnd ganze Cultur die ersten Repràsentanten des Ritter- thums. Ten Brink, Gesch. d. Engl. Lit. S. 151. y. LA CLEF D'AMORS. HALLE. MAX NIEMEYER. 1890. LA CLEF DAMOBS texte critique avec introduction, appendice et g,os.i,e par Auguste Doutrepont. Traient soy en sus les ^elous "' ^'' ^^^«^^-^ ^^ les vilaines^ (V. 175-177.) HALLE. MAX NIEMEYEK. J890. lêfO y •^'^ 934891 A MESSIEURS GASTON PARIS et HERMANN SUCHIER hommage de respectueuse gratitude Auguste Doutrepont. Combien que tel chose pot vaille, si est cen une remeinbr aille. (V. 1515—0.) %- INTRODUCTION. ir Les défauts et l'insuffisance scientifique du texte de la Clef d'amors donné par M. Tross en 1866 1) avaient immé- diatement frappé les philologues. Dans son compte-rendu de la Revue critique'^) ^ M. P. Meyer, tout en louant l'exécution typographique de l'ouvrage, reprochait à l'éditeur de n'avoir pas essayé, dans la mesure du possible, de satisfaire «aux exigences très- naturelles de ceux qui aiment à comprendre ce qu'on leur donne à lire». Et il faisait ressortir, par quelques exemples typiques, le parti que M. Tross aurait pu tirer, pour améliorer les leçons défectueuses de son manuscrit, d'un petit imprimé gothique du seizième siècle'-^). M. G. Paris ^), ayant eu à s'occuper en passant de cette imitation d'Ovide, regrettait qu'on n'eût pas un meilleur texte de cet ouvrage «en somme intéressant». Enfin un examen comparatif de deux nouveaux manuscrits découverts depuis peu à Florence et en Angleterre et des deux éditions connues m'a convaincu que le texte de Tross pouvait être complété et considérablement amélioré. Telles sont les raisons qui m'ont déterminé à entreprendre ce travail. J'ai copié moi-même les deux manuscrits; l'édition de Tross, qui est purement diplomatique, m'a servi de troisième manus- ^) La Clef cV amour, poème publié d'après un manuscrit du XIV e siècle, par E divin Tross, avec une introduction et des remarques par M. H. Michelant Imprimé à Lyon par Louis Perrin, pour la librairie Tross, à Paris, M.D.CCC.LXVI. Pet. in S'\ XXIX et 1 25 pages, avec un fac-similé. — Prix: 12 fr. '-*) Rev. crit. d'hist et de litt, 186B, II, pp. 19—22. •^) Voyez-en la description dans la préface de Michelant, pp. XV— XXI. ^) Histoire littéraire de la France, t. XXIX: Chrétien Le- gouais et autres traducteurs et imitateurs d'Ovide, pp. 455— .525. Pour la Clef d'amors, voyez particulièrement pp. 4G1 — 408. X INTRODUCTION sent*); enfin j'ai eonsidéré l'imprimé gothique comme un qua- trième manuscrit, bien imparfait sans doute, mais quelque- fois très utile. Avant de donner la description de ces manuscrits et d'en essayer une classification, il me paraît intéressant d'insister, un peu plus qu'on ne l'a fait jusqu'ici, sur les rapports qui existent entre VArs amaloria et la Clef d'amors. ^) On y relève facilement quelques fautes de lecture. I. Comparaison avec VArs amatoria. Plusieurs historiens littéraires se sont occupés des traduc- teurs et imitateurs d'Ovide au moyen âge. Bartsch dans son Albrecht von Halberstadt und Ovid im MUtelalter^)^ Holland dans son Crestien von Troyes, Miclielant dans la préface à l'édition de Tross, Korting en tête de l'Art d'Atnoi^s und H Remèdes d'Amors% dont le premier ouvrage seul, quoiqu'il en dise, appartient à Jakes d'Amiens, ensuite P. Meyer»), Bartsch^) et Brakelmann^) dans des comptes-rendus, avaient déjà abordé divers points de cette étude. Enfin M. G. Paris 6) a repris la question pour la traiter d'une façon magistrale et complète, qui dispense désormais d'y revenir. La Clef d'amors est une imitation non dissimulée de VArs \ amatoria d'Ovide. Mais pourquoi notre auteur ne s'est-il pas ^ contenté de traduire le titre du poème latin? Pourquoi n'a-t-il pas, comme Jakes d'Amiens par exemple, intitulé son ouvrage l'Art d'amors? L'image de la serrure et de la clef i d'amour est assez familière aux écrivains du moyen âge: ! Car à cascun mot le baisoit Si doucement et si souef Que elle li metoit la clef B'amor en la serre del cuer (Perceval, 3810). 0 Quedlinburg und Leipzig, 1861. '^) Zwei altfranzôsische Lehrgedichte von Jacques d'Amiens, nach der Dresdener Handschrift zum ersten Maie herausgegeben von Dr. Gustav Kôrting. Leipzig, 1868. 8. XXXIL 102 pp. '') Rev. crit., 1866, II, 19—21 et 1868, 11,401—405. *) Literarisches Centralblatt, 22. Augiist 1868. ^) Jahrbuch f. r. u. e. Literatur, 1868, 338—343 et 403—431. ^) Loc. cit. XII INTRODUCTION Je n'ai de vos cure. Li us est fermez, Robin s a les des De la serreure. (Bartsch, Rom. u. Past. II, p. 133. i) Cependant notre auteur emploie l'expression dans un sens diffé- rent, qu'il explique du reste dans ces vers: Icest livre que j'ai sommé la clef d'amors sera nommé; quer par lui porra l'en ouvrir les ars d'amours et descouvrir (v. 169—72). Peut-être a-t-il voulu, par le choix de ce titre, distinguer son ouvrage des compositions analogues de ses devanciers. Car il paraît les avoir connues; et, tout comme un auteur moderne, il prend soin, pour justifier son entreprise, d'en faire ressortir les défauts. Il n'ignore pas que d'autres ont déjà traité ce sujet; mais si est cen par mos si prolis que les fins amourous jolis ne puent pas hriement entendre que les auctours veulent comprendre. Ne chescun ne puet pas savoir Latin (v. 87—92). A cause de cette prolixité, il considère les œuvres antérieures comme non avenues; car il se fait dire par le dieu d'amour: Or voi je que en ma doctrine .... n'a pas reulles en tel manière, ne n'a eii cha en arrière (v. 79—82). Il se propose donc de «comprendre en brieve escripture» le code des amoureux, sorte de vade-mecum que l'amant pour soy conforter puisse touz diz o soi porter, soit résident ou auge hors, en lieu d'un petit portehors (v. 99 — 102). ^) V. aussi Ihid., p. 134. Cf. une des versions ^q \2k Claire fontaine, dans le Rec. d'airs de cramignons et de chansons popid. à Liège, p. 380. I. COMPARAISON AVEC VArs amatoria XIII C'est pourquoi il a délayé en 8426 octosyllabes le concision didactique du poète latin. Généralement il emploie deux vers pour rendre un hexamètre ou un pentamètre, par exemple: Elige cui dicas: Tu mihi sola places (I, 41) est ainsi traduit: Eslié a qui tu puisses dire: «Dame, sur toutes vous désire» (v. 199—200). De même: Et si nullus erit pulvis, tamen cxcule nullum (1, 151) est rendu par: Et se poudre n'i est trouvée, si doit el par toi estre ostee (v. 485 —6). On pourrait multiplier les exemples. Cependant il lui arrive de reproduire avec bonheur la concision de son modèle. Parva levés capiunt animos (I, 159) devient sous sa plume* De poi se muet legier courage (v. 500). Ne faites pas votre choix la nuit, dit-il, car Tout bren semble par nuit ferine (v. 220). Pouvait-il traduire plus heureusement cette pensée d'Ovide: Nocte latent mendae, vitioque ignoscitur omni (I, 249)? Et, comme le remarque M. Michelanti), le vers suivant: In gremium pulvis si .... deciderit (I, 149) n'est-il point rendu aussi exactement que possible par: Se il chiet poudre en son geron (v. 481) 2)? Le traducteur de MArs amatoria n'était donc pas un poète sans mérite. Loin de se borner à suivre servilement son mo- dèle, il montre souvent de l'originalité et se laisse aller aux caprices de sa libre fantaisie. Tantôt il écourte la pensfifi. d'Ovide; tantôt il la développe complaisamment; tantôt, sur- tout dans les passages purement didactiques, il la suit pas à pas et presque vers par vers. En général cependant, ne per- dant pas de vue son but de ne faire qu'un cours sommaire de 1) Loc. cit., XXIV. 2) Cf. encore Ovide III, 425 avec 2698. XIV INTRODUCTION galanterie, il retranche plus volontiers qu'il n'ajoute, ce qui fait que son exposition est assez sèche et quelquefois heurtée. En effet il lui arrive de réunir dans un même chapitre deux idées qui ne paraissent pas s'enchaîner logiquement; et la pensée semble tronquée ou déplacée. C'est que, dans sa pré- occupation exclusive de ne jamais quitter son sujet, il vient d'écarter l'une ou l'autre digression d'Ovide, sans songer à rattacher la chaîne brisée des idées. Cependant il aime la clarté et la méthode, car il affectionne la transition formelle. Rarement il commence un nouveau chapitre sans résumer le précédent et annoncer le sujet qu'il va traiter. Voyez, par exemple, les vers 213— 16, 237—40, 285—89, 317—20, 537—44 etc. Naturellement notre poète a déchargé sa traduction des brillants récits mythologiques, développés par Ovide avec une imagination si complaisante, et qui, du reste, comme l'a observé Laharpe (Lycée, II, 10), sont presque tous des hors-d'œuvre. Il a pourtant essayé de traduire l'histoire de Céphale et Procris, et son récit ne manque ni de grâce ni d'intérêt. Encore a-t-il si bien élagué les détails descriptifs qui encombrent la brillante narration d'Ovide, qu'il a réussi à condenser en 27 octo- syllabes (v. 3179—206) les 61 longs vers de VArs a?natona (m, 686—746). Ce n'est point qu'il ignorât l'antiquité. Il cite avec com- plaisance les passages où il est question de Jupiter (v. 1053—56), Circé, Médée, Jason (1324—25), Ulysse (793, 1326, 1355), Ho- mère (1521), Perséei), Hector, Andromaque (1905 — 8), Diane (1916), Vénus (147, 1918), Hector et Achille (2025), la Sirène (2593), Pallas (2866), Thebaïs (3303), Paris et Hélène (3249). A propos de ces derniers, il est curieux de voir notre poète changer en fait ce qui n'était chez Ovide qu'une supposition et rendre les vers: Priamides Helenen avide si spectet edentem, Oderit; et dicat, Stulta rapina mea est! (III, 759 — 60) par: Paris Hélène ledengeit pour cen que gloutement mengeit ^) Remarquez que Persée n'est qu'indiqué, et non nommé, dans le texte latin. I. COMPARAISON AVEC VArs amatoria XV et par cest point l'avoit haingeouse, combien qu'elle fust graciouse (3249 — 52). Ce n'est point le seul endroit où notre auteur semble avoir altéré inconsciemment ou à dessein la pensée d'Ovide, à moins qu'il n'ait eu entre les mains un texte fautif ou mal glosé. Ainsi les vers: Innuei illa? feras: scribet? ne tange tahellas, Unde volet, veniat; quoque lihehit, eat (11,543 — 44) sont ainsi traduits: Sueffre toi quant el guingnera, et es cri quant elle escrira. Va ou elle commandera; vien a lié quant le mandera (1841 — 43). Le traducteur attribue à l'amant ce qu' Ovide disait de l'amante. De même il retourne la pensée du v. 229, ch. II, en disant: S'elle est as chans (1441). 0 At incipiens omnia sentit amor (II, 648) est ainsi rendu, sans que la traduction ait le moindre rapport avec le passage où elle se trouve: Amor n'esgarde ou el se fiche: el n'esparne povre ne riche (v. 1911 — 12). Dans sa traduction des vers: Anguibus exaitur tenui cu?n pelle velus tas; Nec faciunt cervos cornua jacta -senes (III, 77 — 78), il substitue à la pensée d'Ovide une superstition de son temps: Le cherf sa biauté renouvelé por mengier une serpentele (v. 2153 — i)P) C'est ainsi que le traducteur a su, non sans art, moderniser son sujet. Son (euvre témoigne d'une certaine habitude d'ob- server et souvent aussi d'une pointe de malice. Rarement il laisse de côté un détail qui peut s'adapter à son époque; et alors il nous donne souvent d'intéressantes indications sur la *) Cf. aussi (v. 1849 et suiv.) la curieuse façon dont il rend un passage on Ovide se met lui-même en scène (II, 550 — 1). 2) Cf. Isidore, Etym. XII, 1, 18: Hi {cervi) serpentium inimici, quum se grauatos in infir-mitate persenserint, spiritu narium eos extrahunt de cauernis (cf Pline, VIII, 32) et superata pernicie veneni eorum pabulo reparantur. XVI INTRODUCTION vie et la société du temps. Un usage décrit par Ovide a-t-il disparu, il lui substitue une coutume moderne. Ce qui le distingue peut-être le plus vivement de son modèle, c'est qu'il aime à moraliser. Rarement il termine un développement sans y clouer un précepte. De là sa prédi- lection pour le proverbe: Amour lointaingne est trop musarde (v. 208), Tout bren semble par nuit ferine (v. 220), Il fet mal querre et esprouver cen que nen ne veut pas trouver (v. 3209), Miex vaut euf donné qu'euf mengié (v. 1492). Cf. aussi 167, 256, 275 et suiv., 315—6, 683—4, 725 et suiv., 747, 824, 896, 931, 1295 etc. etc. Il insiste aussi plus souvent et plus longuement qu' Ovide sur les qualités morales. Il s'élève à plusieurs reprises contre les femmes cupides et contre les riches, qui trouvent des amours si faciles. Sans doute il n'était point en état de faire de somptueux cadeaux à sa maî- tresse.^) Peut-être même avait-il à se plaindre de ses exi- gences excessives et voulait-il s'épargner l'ennui d'en subir de nouvelles. Ce ne sont pas les seuls détails qu'il laisse percer sur lui-même. Assurément il était clerc: le bien qu'il dit des «clers soutilz, douz et avables», qui «d'amer sevent la guise et l'art» 2), ne permet pas d'en douter. En outre, comme l'a déjà remarqué M. Paris 3), notre poète, en parlant des joutes, y fait figurer son disciple comme simple spectateur, ce qui donne à supposer qu'il s'adresse aux jeunes clercs plutôt qu'aux jeunes cbevaliers. Du même passage il semble résulter qu'il n'habi- tait point Paris, car il parle d'une visite du roi comme d'un événement extraordinaire (v. 449 — 458). Et le vers 507: Cil est Francheis, cesti Certain, c'est-à-dire Chartrain, ne trahirait-il pas la véritable patrie de l'auteur? Il nous donne de curieux détails sur les modes du temps, sur la coiffure qui 'convient le mieux à telle ou telle figure. Et, pour que nous n'ignorions pas que sa maîtresse ') Il aurait pu dire avec Ovide : Pauperibus vates ego sum, quia pau- per amavi (II, 165). 2) V. 2925, 2929. 3) Loc. cit., p. 464. I. COMPARAISON AVEC VArs afiiatoria XVII avait la «fâche rondete», il a soin d'exprimer ainsi sa pré- férence: Face ronde est plus désirée .... plus plesante et plus graciouse que toutes autres, dire l'ose. Donc doit chescune mètre cure de resembler a tel figure (v. 2289— 94). Notre poète ne déclare pas formellement qu'il traduit ou imite \ Ovide; seulement il le cite souvent et il invoque à plusieurs reprises son témoignage (v. 274, 2568) i) et même une fois d'une façon assez inattendue (v. 380). Traduisant le passage où le poète latin dit qu'Homère lui-même, vînt-il escorté des neuf Muses, serait bien mal reçu par son amante s'il se présentait les mains vides, notre auteur lui donne Ovide pour compagnon: S' Ovide ou Homer y venoit et touz ses biauz ditiez tenoit, s'il n'aportoit aucune chose, tost li seroit la porte close (v. 1521—24). N'est-ce pas une heureuse idée d'avoir pris comme exemple Ovide lui-même, qu'il traduit, et qui, sans doute, ne se plaindra pas d'être en si bonne compagnie? Le traducteur remplace les 34 premiers vers de \Ars amatoria par une fiction de son invention. Un jour qu'il avait rêvé à sa «très douce dame et amie» (et ici longue énumération des qua- lités de la belle), le dieu d'amour lui apparut en songe et lui ordonna, en lui promettant une belle récompense, de composer un abrégé des règles de son art. Puis le poète expose les deux raisons (théologique et physique) qui le déterminèrent à croire que c'était bien «Amors, le filz Venus,» qui lui était apparu. Après s'être excusé sur son insuffisance, il entre en matière. Cette introduction comprend 180 vers. Comme Ovide, notre poète divise son sujet en trois points: choisir une maîtresse, lui plaire, la conserver. Après cette division, il indique l'endroit que la belle doit habiter: Ne la fay loing ne hors de ville (v. 201 — 212), et le moment où il faut choisir: Que ce ne soit ni la nuit, ni *) V. aussi les V. 1933—60, où il est cité quatre fois. BibUotheca Normannica. V. Jj XVIII INTRODUCTION quand la femme aura bu (215 — 236). i) Ensuite, qui doit-on choisir? Quelles qualités doit réunir la belle? Ici le poète énumère douze perfections qu'il requiert chez l'amante (v. 241 — 44). Qu'elle soit aussi de noble parage: fille a vilain se fet proier (v. 256). Après avoir exposé quelles doivent être les qualités morales (287 — 316) et physiques (319 — 421) de son disciple, il en revient à Ovide et, comme lui, indique les endroits où il faut tendre ses filets: le marché, la place commune, le temple, les dances, les «caroles», les «bastiauz»^), les joutes et autres assemblées. Tout ce chapitre est des plus intéressants; il renferme les détails les plus curieux sur la façon dont s'habillait un jeune élégant de l'époque.^) L'auteur substitue avec bonheur les spectacles donnés par les jongleurs et le tournoi aux jeux de l'amphithéâtre et aux courses de l'arène, et il s'efforce de rendre le Speciaium veniunt (I, 99): La viennent il lies et drues por veer et estre veiies (v. 447 — 8). Et plus loin nous le voyons remplacer une pensée quelque peu lubrique de son modèle (I, 155 — 6) par cette traduction discrète : De servir puet grant bien venir; souvent le veon avenir (v. 491 — 2). C'est un procédé que l'on constate en plusieurs passages. Notre traducteur ne connaît pas ces raffinements d'élégance, ces images si vives sous une expression toujours décente. Sans doute, ce n'est point pruderie de sa part; c'est que l'art lui fait défaut pour gazer ces détails lubriques; et, lorsque l'occasion s'en présente, il dit les choses avec une crudité cynique, surtout quand il parle de la «contenance segree». Là, tandis qu' Ovide semble avoir hâte de toucher au port, il s'attarde et s'étend avec une évidente complaisance. Il laisse naturellement de côté le panégyrique d'Auguste, 1) Ovide traite cette question plus loin (I, 243—52), ce qui prouve que le traducteur ne s'est pas astreint à suivre rigoureusement le texte latin. 2) Cf. aussi les v. 821— 4. •'') Ovide traite cette partie beaucoup plus loin (I, 505 — 24) et, comme on le voit, beaucoup plus brièvement. I. COMPARAISON AVEC VArs amatona XIX auquel Ovide consacre plus de 50 vers; mais il profite ha- bilement du vers: Ihunt ante duces (I, 215) pour introduire la description d'un tournoi (v. 501—20). Au vers 537 commence la seconde partie. Toutes les femmes sont sensibles à l'amour, dit le poète, même les pape- lardes. Et ici nous retrouvons une des rares comparaisons qu'il a reprises à son modèle (I, 271 — 3): Les oisiaux leront le chanter et les lévriers lièvres hanter ainz assez que famé escondie genne homs d'amer qui biau la prie (v. 549—52). Ovide conseille-t-il de gagner les bonnes grâces de la sui- vante (I, 351), notre auteur développe longuement sa pensée (v. 585) et ajoute avec finesse: quer ja n'iert famé si bien prise comme se par famé est conquise (v. 651 — 2). Mais, à rencontre d'Ovide, il veut qu'on s'abstienne absolument de la «chambrière»: il convient trop droit carier qui vers amours se veut lier (v. 671—2). Si, comme son modèle, il engage l'amoureux à écrire à sa maîtresse «soit en parchemin ou en chire», il n'oublie pas, comme lui, de lui recommander de ne pas signer ses billets doux (v. 695 — 716). Promettez, promettez, dit Ovide, et ne donnez jamais: Hic opus, hic labor est, primo sine munere jungi (I, 451). Notre auteur est moins absolu et conseille les petits cadeaux: Parprendre et donner, ce me semble, sont mère et fille bien ensemble (v. 747 — 8). Refuse-t-on tes lettres, persévère. Le temps triomphe de toutes les résistances, dit Ovide (1,471 — 8); et notre auteur trouve tout au contraire que: famé mue plus tost pensée que n'aroies ta main tournée (v. 763 — 4). 11 est vrai qu'il ajoute plus bas, v. 791 — 2: Et fust or plus dure que marbre, au preuiier coup ne chiet pas l'arbre. b* XX INTRODUCTION Et, cliofle étonnante, nous le voyons ici de son propre gré (car Ovide naturellement n'en dit mot) invoquer l'exemple d'Ulysse, qu'il semble confondre avec Énée et qui fit touz ses debiaus des greignors dames de Cartage, tant fist il par son biau langage (v. 793 — 6)! A table, dit Ovide, tâche de plaire au mari de ta belle et ôte ta couronne pour en orner sa tête (I, 579—88). Le traduc- teur ne parle pas du mari; mais, voulant cependant rendre le detur corona^ par une singulière inadvertance, il engage l'amant à donner son chapeau à sa dame.i) On ne sait pas trop ce qu'elle en pourra faire. Évite surtout les disputes, ajoute- t-il, et montre tes talents: Il n'apartient fors a merdaille a faire tenchons ne bataille Tu peus chanter, se le sez fere, ou de bêles bordes retrere (v. 905 — 12). Ici le traducteur intercale, un peu étourdiment, ses conseils sur le choix d'un messager (v. 965 — 1000). Que ce ne soit pas un homme, car l'homme se fet chief dont il est coue, et de ta cause fet la soue. Deables aient tels messages qui vont entre l'arc et la corde . . (983 — 8). Avec le même cynisme qu'Ovide, il justifie les moyens par la fin, conseille la violation des serments (1049 et suiv.) et déve- loppe complaisamment le Faillie fallentes (T, 645), avec pro- verbes à l'appui (v. 1063, 1069—76, 1081—4). Et, pour com- pléter son code d'hypocrisie, il suggère à son disciple, en lui recommandant les larmes, un artifice dont Ovide ne s'était point avisé: Et si tu ne pues avoir lermes en poinz devisez et en termes, tu porras un oignon tegnir qui tantost les fera venir (v. 1097 — 100). *) Cf. aussi aussi Ovide 1, 581 et la traduction des v. 873—4. Si notre auteur a compris le vers latin, il l'a singulièrement rendu. I. COMPARAISON AVEC VArs aniatoria XXI Et, sur la fin de cette première partie, s'écartant encore une fois de son modèle, il revient sur ces préceptes d'hypocrisie en conseillant de dissimuler son état (v. 1241 — 56). Enfin il s'en prend avec aigreur aux riches, pour qui ses règles ne sont point faites: Qui assez a deniers ou prendre n'a mestier de mon art aprendre . . . Chescun fait au riche grant feste, combien que ce soit rude beste . . . (1257 — 96). ^) Les préceptes qui constituent l'art de conserver sa maîtresse, auxquels Ovide consacre son second chant, commencent chez notre poète au vers 1397. Laissant de côté le panégyrique que fait de lui-même son modèle ainsi que le long récit de la fuite de Dédale, il signale l'impuissance des sortilèges et des philtres amoureux: Ja n'iert par les ars de Toulete fine amour quise ne parfete (v. 1317 — 18). Ovide engage-t-il l'amant à faire de petits cadeaux à sa belle, notre auteur, sans doute très entendu en la matière 2), lui conseille d'envoyer: Gans, couteals, borses, cheinturetes propres et friquetes, pommes et cherises, noiz, resinz ou fruis d'autres guises, le tout «en un panier propre et net» (v. 1495—1506). Il recom- mande aussi naturellement l'envoi de «canchons et biaus ditiés» (v. 1513). Mais il semble avoir peu de confiance dans l'in- fluence de la poésie sur les belles, car il en revient à son thème favori sur la puissance de l'or: «Amor est par or con- seillie», dit-il mélancoliquement (v. 1520), traduisant tant bien que mal l'exclamation d'Ovide: Auro concilialur amor (11,278). Parmi les compliments conseillés par Ovide pour flatter la vanité des femmes, il ne s'était pas avisé de dire comment on pourrait s'en tirer avec une ignorante. Son traducteur a comblé cette lacune: *) Peut-être s'est-il inspiré du Ch. II, 161 — 4. 2) Il en appelle plusieurs fois à sa propre expérience, spécialement pour appuyer ses préceptes négatifs, voy. les v. 923, 967. XXII INTRODUCTION Et se elle soit poi de chose, dire peus qu'ele est vergondose et que miex vaut ainsi couverte que se elle estoit plus aperte (v. 1593—6). Plus loin, voulant faire comprendre combien un amant doit endurer de peines, il traduit assez malicieusement la compa- raison d'Ovide (11,515-8): En munde n'a pas tant puceles comme il a doulors en amer (1801 — 4). Parlant avec Ovide (II, 619) du moment le plus favorable aux entretiens amoureux, notre auteur, par une allusion à un conte très répandu au moyen âge, «avertit son disciple de se méfier des substitutions que l'obscurité de la nuit peut favoriser».') Il met en scène un forgeron, ce qui semble indiquer qu'il con- naissait une version différente de celles qui nous sont par- venues et où l'on voit figurer soit un meunier, soit un foulon, soit un bourgeois, soit un laboureur.2) Ovide (II, 667 — 702) recommande le commerce des vieilles comme très agréable et très profitable. Notre moraliste^ après avoir reproduit ses arguments avec une complaisance et une crudité qui sont loin de leur enlever toute leur force (1933—56), trouve que cela n'est pas amor, mes convoitise: amor qui les finz amans lie vient but a but sanz symonie (1968 — 70). Puis il établit un parallèle où, prenant la contre-partie d'Ovide, il s'efforce de démontrer que l'amour des jeunes est préférable (1971—92). Plus loin (2005— 16), il trouve des arguments inconnus à Ovide pour engager les jeunes gens à aimer: Amors font les vilainz gentis . . . et les avaricious larges, et les couars hardiz sanz targes. Nous laisserons notre auteur pénétrer seul dans le sanctuaire, où il ne s'arrêtera que trop longtemps, et nous jetterons un 1) Cf. Hist lut, XXIX, p. 465. Clef d'amors, v. 1869—1900. '-î) Voyez Hist litt de la France, t. XXIII, p. 198, et L'Hejytameron de la reine de Navarre, pub. p. A. de Montaiglou, t. IV, p. 231. I. COMPARAISON AVEC VArs amatoria XXIII rapide coup d'œil sur la seconde partie de son poème, où il imite le troisième chant d'Ovide. Elle commence au vers 2069. Les prédécesseurs de notre poète, maître Elie et Jakes d'Amiens, ne semblent pas avoir connu ce chant ou bien ils l'ont laissé de côté avec intention. Après s'être excusé sur son ignoranîîe auprès des dames et des «borjoises de value», il s'empresse de mettre le mariage hors de question^): Des mariz ne me parlez mie: ce n'est ne mes sochonnerie. Le mari se veut fere creindre Famé par mariage prise est aussi comme en prison mise (2093 — 98). Aimez, dit-il aux jeunes gens; comme l'eau s'écoulent les années: quer le temps passe en la manière que l'eve court par la rivière, ne le temps passé ne retorne plus que l'eve, qui ne sejorne (2127 — 30). Puis, ce que néglige Ovide, il énumère les qualités morales qui peuvent rendre une jeune fille aimable et en faire une «famé bien aprise» (2189—2212). Vient ensuite une longue et minutieuse énumération de préceptes sur la propreté. Que votre «grève» soit bien faite, vos cheveux bien tressés. As-tu la figure arrondie, dit-il à son élève, tu dois être tousele ou avoir cornes petites (2273 — 5). As-tu le visage allongé, ton chief en chaperon atache, si que ton front en appetiche (2282 — 3); tu peux aussi grans cornes avoir, si que ta fâche en arondisse et par la rondeche enbelisse (2286— 8).^) Aligne tes sourcils, nettoie chaque matin tes dents, tes yeux et tes oreilles (2297—2324). Se tu as bêle poiterine et beau col, ne les encortine, 1) Il s'inspire peut-être d'Ovide, III, 23—28. *'*) V. Jiibinal, Dits^ Contes, Fabliaux II, 174—6. XXIV INTRODUCTION mes soit ta robe escoletee si que chescun y muse et bee (2325 — 8). Suit le chapitre de la toilette. Ici encore le traducteur a su introduire d'intéressants détails sur les modes de son temps. Veux-tu conserver à ta main sa blancheur, dit-il à son élève, tu dois porter «gans ou mitaines» (2361 — 2). Se tu veus estre bien fétiche, fay .iii. rescours en ta peliche ou .iiii., pour fere la roe et pour estre loing de la boe (2365 — 8). Si ton état te le permet, ne lesse pour pel ne pour fil que sercot n'aies a pourfil (2369—72). Que ton pied soit étroitement chaussé et que ta robe, un peu trop courte, en laisse entrevoir l'élégance (2373 — 80). Et ici notre auteur intercale un détail qui nous permettrait à lui seul de dater son poème, si l'on était certain que les modes, au moyen âge, étaient moins variables qu'aujourd'hui: Que que des courtes robes die, sachiez que m'entente n'est mie que je despise la manière des cotes longues par derrière: ce me semble la meillor guise qui soit de nouvel avant mise (2385 — 90). Puis, avec une crudité digne d'un auteur de fablel, il fait ressortir les avantages de ces robes traînantes (2391 — 400). Son chapitre sur la façon dont une femme peut réparer les outrages des ans (2405 — 28), n'est pas moins curieux. Un homme est-il chauve ou chenu, il ne peut dissimuler ce défaut «pour coiffe de lin ne de see». Mais une femme achète au mercier soit une herbe colorante, soit un «chief de quanvre ou d'autre forreure ou d'estrange cheveleiire». D'autres dissi- mulent si bien leur tête dans leur chaperon qu'on ne sait »s'elz ont chief de quanvre ou d'estoupes».^) Si tu te fardes, que ce soit dans le plus grand secret: ^) V. de curieuses anecdotes dans Etienne de Bourbon IV, 273—289. I. COMPARAISON AVEC VArs amatorta XXV ... tel chose est lede en fesant qui depuis est bêle et plesant. Mont lede chose est a veer piaux et mesgueïs conreer; si en fet l'en gans et peliches (2447 — 51). De même, si tu peignes tes cheveux trop rares: quer trop lede est beste escouee, champ sanz herbe, bois sanz verdure et teste sanz cheveletire (2474—6. Ovide, III, 249—50). Après quelques détails sur la façon dont une belle doit se conduire devant une table de jeu, notre auteur énumère les prétextes qu'une de ses contemporaines pouvait invoquer pour sortir. Il recommande certains petits pèlerinages, les églises «encortinees», les «caroles», les assemblées (2657 — 88), et plus loin (3081—8) les «estuves et sainz et saintes», les visites pro- longées aux «tavernieres segrees». S'agit-il de choisir le messager qui portera les tablettes, Pignora nec juveni crédite vestra novo, dit Ovide (III, 486). Plus circonspect, le traducteur recommande à sa belle écolière que du petit eiil bien se gart quer effant ne seit riens celer. Se sus lor mères riens savoient, aussi tost les descouvreroient (2824 . . . 30). Veut-on dissimuler les secrets d'une correspondance amou- reuse, il conseille des procédés qui tenaient alors lieu de nos encres sympathiques: ... tu porras de nois de gales escrire letres toutes pales, que ja n'ierent apercheues sanz couperose ne lelles. Aussi de lait frais letres faites ou de bouchel de lin pourtraites ne puent pas estre avisées se de charbon ne sont poudrées (3065—72). Il s'étend avec une complaisance puérile sur la «contenance de table», multipliant les préceptes sur Fart de manger pro- XXVI INTRODUCTION prement (3213 — 84). Il en vient enfin au chapitre «de la con- tenance segree» où, quoiqu'on dise M. Paris i), il dépasse son modèle en cynisme et en crudité. 11 ajoute: Grès au dieu d'amors ci define la clef d'amors et la doctrine. Diex doinst que a ma dame hete por qui amor elle fut fête (3373 — 6). Les cinquante derniers vers sont consacrés à l'exposition de l'énigme dans laquelle l'auteur a caché ses nom et surnom, les nom et surnom de sa dame ainsi que la date de la compo- sition de son poème. Le tableau comparatif suivant, qui est comme un résumé de ce qui précède, permettra de constater ce que le poète français a emprunté à son modèle, ce qu'il a ajouté de son propre crû, les interversions qu'il a fait subir au texte latin et enfin la longueur de ses développemeni ;s. V. 181—192 cf. Ovide ; [ V. 35-38 „ 197—200 11 11 J [ „ 41-42 „ 245—248 « 11 ^ . „ 65 — ^Q „ 441-442 11 11 [ „ 89 „ 445—448 11 11 ^ [ „ 97—99 „ 461—480 11 11 -i [ „ 139—146 „ 481—492 11 11 [ „ 149—154 „ 493-500 11 >? -^ [ „ 157—159 „ 501—514 11 15 -^ [ „ 215—222 „ 521—524 « 51 ^ [ „ 229 „ 531—532 11 11 -l [ „ 237—238 „ 525—528 11 51 -l [ „ 239—242 „ 537—544 11 11 [ „ 264—266 „ 545—548 11 51 J [ „ 268—317 „ 573—584 11 55 -' L „ 343—345 „ 585-636 11 11 J [ „ 351—372 „ 653etsuiv 11 11 J [ „ 375 et suiv „ 673—688 15 15 -' [ „ 437—442 „ 717—740 11 15 J [ „ 443—449 „ 753—754 11 15 -' [ „ 466 „ 757—760 11 55 ^ [ „ 469—470 1) Loc. cit., p. 468. I. COMPARAISON AVEC VArs amatoria XXVII V. 7(55—796 cf. Ovide ] [ V. 479—484 „ 801-808 „ 51 ^ [ „ 487-492 „ 833—841 „ « ^ [ „ 493-496 „ 821 et suiv. „ 1? ^ [ „ 497 „ 813-815 „ 11 ^ [ „ 503 „ 833-872 „ "Il [ „ 565-578 „ 873 et suiv. „ 11 [ „ 581 et suiv „ 897-912 „ 11 -' [ „ 589—595 „ 925—936 „ 11 ^ [ „ 606 „ 937—945 „ 1? ■' [ „ 603—605 „ 956-964 „ 51 -' [ „ 598—600 „ 1001—1020 „ 11 J [ „ 621-624 „ 1029—1032 „ 55 ^ [ „ 625—626 „ 1033—1040 „ 55 -' [ „ 614-615 „ 1045-1056 „ 55 J [ „ 631-634 „ 1065—1069 „ 55 [ „ 645-646 „ 1070—1076 „ 15 J { „ 657 „ 1085—1104 „ 11 J [ „ 659—662 „ 1109-1152 „ 51 J [ „ 663-678 „ 1161-1192 „ 15 ^ [ „ 707—722 „ 1197—1200 „ 51 J [ „ 734 et 738 „ 1201-1204 „ 11 J [ „ 741—742 „ 1205-1212 „ 51 J [ „ 751—754 „ 1221—1236 „ 51 -^ [ „ 755—756 „ 1237—1240 „ 55 J [ ,, 769-770 „ 1297—1312 „ 15 ^^ [ „ 11-13 „ 1313 1328 „ 55 ^^ L „ 99—104 „ 1329-1336 „ 15 ^ [ „ 107-108 „ 1341-1343 „ 55 -"-J [ „ 113-114 „ 1337-1339 „ 55 -*•-' [ „ 119—122 „ 1357—1360 „ 1) J-J [ „ 145 „ 1361—1375 „ 11 -*-^ [ „ 151—160 „ 1377—1380 „ „ IJ [ „ 167-168 „ 1385—1388 „ 15 ^^ [ „ 175-178 „ 1399-1420 „ 15 ^^ [ „ 197—208 „ 1405—1406 „ 'Il ■*-J [ „ 198 „ 1421-1424 „ 15 ■*"' [ „ 210 „ 1425 1426 „ 51 •'-' [ „ 212 „ 1429 ,5 I] [ 51 216 XXVIII INTRODUCTION V. 1430—1432 cf. Ovide II V. 213—214 „ 1433-1440 „ „ Il , 223—226 „ 1441-1461 „ „ Il , , 228—238 „ 1465 „ II , , 246 „ 1469-1472 „ „ II , , 247—248 „ 1481-1492 „ „ II , , 251 suiv. „ 1493—1506 „ „ II , , 261 suiv. „ 1513-1592 „ „ II , , 273-313 „ 1597-1598 „ „ II , , 329 „ 1599—1600 „ „ II , , 320 „ 1619—1628 „ „ II , , 322—346 „ 1629—1632 „ „ Il , , 339—340 „ 1657-1667 „ „ II , 347-351 „ 1669—1672 „ „ II , , 356 357 „ 1673—1678 „ „ II , , 377 „ 1685—1687 „ „ II , , 389-390 „ 1693-1696 „ „ II , , 392 „ 1697—1712 „ „ Il , , 409—414 „ 1713-1714 „ „ II , , 428 „ 1717-1768 „ „ II , 435—465 „ 1773—1780 „ „ II , , 489-492 „ 1781-1787 „ „ II , , 503-506 „ 1793—1794 „ „ II , 511—512 „ 1797—1804 „ „ II , , 515—519 „ 1805-1828 „ „ II , , 521—534 „ 1829—1834 „ „ II , , 537-540 „ 1841-1846 „ „ II , , 543-545 „ 1849 et siiiv. „ „ II , , 550-551 „ 1859—1869 „ „ II , , 604 et suiv. „ 1901—1912 „ „ II , , 641-648 „ 1913-1931 „ „ II , , 657-664 „ 1933-1956 „ „ II , , 674(665—8)680 „ 1993—2003 „ „ II , , 669—674 ,,2017—2028 „ „ II , , 703-711 „ 2029-2064 „ „ II , , 717—733 „ 2065 et suiv. „ „ II , , 746 „ 2081,2087—8,, „ III , , 57 „ 2089—2090 „ „ III , , 29 „ 2121-2134 „ „ III , , 59-67 I. COMPARAISON AVEC VArs mtmtoria XXIX L 2141—2160 cf. Ovide III v. 69—80 „ 2161—2184 , , „ in , , 87—98 „ 2213—2216 , , „ ni , , 105 ,, 2225 et suiv. , , „ ni , , 129 „ 2249 „ „ , , „ ni , 133 et suiv. Il 2333 „ „ . „ m , 169 „ „ „ 2297—2324 , , „ ni , IJl „ ,, „ 2405—2408 , , „ ni , 159—168 „ 2429—2460 , , „ m , 210-234 „ 2461—2476 , , „ ni , , 235—250 „ 2472 et suiv. , , „ ni , 256—268 „ 2482 , „ m , 261 „ 2489—2538 , , „ ni , , 263-306 „ 2589—2592 , , „ ni , 315 „ 2593—2594 , , „ m , 311—312 „ 2605—2608 , , „ ni , 327—328 „ 2609 et suiv. , „ ni , 329 et suiv. « 2613 „ „ , , „ ni , 349 „ 2616—2632 , , „ ni , , 353 ... . 368 „ 2633—2656 , , „ ni , , 369 ... . 380 „ 2657-2672 , , „ m , 387 et suiv. „ 2673—2698 , , „ ni , 397—426 „ 2701—2748 , , „ m , 433 .. . 466 „ 2749—2784 , , „ ni , 469-480 „ 2813 et suiv. , „ ni , 485—486 „ 2841—2847 , , „ ni , , 495-498. „ 2853—2868 , , „ ni , 501—510 „ 2873—2896 , , . ni , , 511 ...518 „ 2901.... 2932, , „ m , 529 et suiv. „ 2933.... 2956, , „ ni , 55o „ „ ,, 2957—2968 , , „ ni , , 579—580 „ 2969.... 2980, , „ ni , , 581 .. . 588 „ 2981—3008 , , « ni , 591—596 „ 3009—3040 , , „ m , 600—610 „ 3041.... 3132, , „ ni , , 611 .. . 654 „ 3133.... 3136, , „ ni , 661 „ 3145—3168 , , „ ni , 673-682 „ 3173—3204 , , „ ni , 683 .. . 737 „ 3213.... 3284, , „ ni , 749... 768 XXX INTRODUCTION V. 3285- -3336 cf. Ovide III v. 769- -786 „ 3337- -3344 „ „ Iir ., 793- -796 „ 3353- -3360 „ „ III „ 797- -802 „ 3357- -3372 „ „ III „ 807- -808. II. Manuscrits et éditions. ^ 1. Le manuscrit A, que je considère comme la plus an- cienne rédaction et qui est aussi la plus complète, m'a servi de base et pour la graphie') et pour la constitution du texte. Il a été acquis en Angleterre, le 29 juin 1889, par la Bibliothèque nationale de Paris. Ce manuscrit était resté inconnu jusque-là. Il figure actuellement aux Nouvelles acquisitions françaises sous le n^ 4531. C'est un volume de 97 feuillets, relié en car- ton et présentant en général 35 vers à la colonne. Le î^ 2 est blanc; les f''^ 1, 60 et 78 sont mutilés. Il renferme les œuvres suivantes: Le rommans du conte d'anjou qui voit desflourer sa fille'^\ fo4ro à 63 ro c. 2. La clef d'amour, f» 63 v« c. 1 à 88 r« c. 1. De la chastelainne de Vergy, P 88 r» c. 2 à 94 v» c. 2. Chest là proiere d'un chevalier (lisez clerc) el la response d'une dame (sur une colonne), f ^^ 95 r^ c. 1 à 97 y^. Le texte de la Clef d'amors est illustré de cinq méchantes miniatures d'environ 6 centimètres de large sur 5 de haut: P {P 63 v^ avant le l^"" vers) Un génie ailé (le dieu d'amour), perché sur un arbre, semble parler à un homme et à une femme placés à ses côtés; 2^ (f^ 64 r<^, av. le v. 61) Le poète, ') Je donne en note, sous les variantes de sens, les particularités extérieures, les abréviations de A et les quelques graphies que j'ai cru pouvoir modifier soit parce qu'elles m'ont paru trop modernes {z pour s), soit pour donner plus de symétrie aux rimes. 2) Cette œuvre a été composée en 1316. V. De la Rue, Essais, I, p. 190, et P. Paris, Manuscrits français, VI, p. 40. V. aussi Beau- manoir, I, XXXVII. Notre manuscrit est donc du XIV^ siècle. II. ISTANUSCRITS ET ÉDITIONS XXXI pendant son sommeil, est visité par le dieu d'amour; S^ (fo65vo, après le v. 128) Le poète s'éveille: on voit encore une des ailes du petit dieu qui s'envole; 4^ (f *^ 65 r^', ap. le v. 180) Le poète, assis, expose sa doctrine à un auditoire masculin très attentif; 5<^ (f^ 78 v^, ap. le v. 2064) Le poète expose ses pré- ceptes aux dames. A partir du vers 133, on remarque, devant l'initiale de chaque groupe de 4 vers, un petit croissant alternativement bleu et rouge. Le ms. 4531 nous présente le texte de la de/' d'amors dans toute son intégrité. Il a donc, entre autres avantages sur les trois autres rédactions, celui de nous donner l'énigme de la fin. Cette copie paraît venir d'un scribe intel- ligent: on y relève peu de fautes. Elle a du reste été revue par une main postérieure, ce que témoignent l'encre jaunie des corrections ajoutées dans les interlignes ou dans les marges (p. ex. l'en au v. 525) et les vers 1404 et 1840 ajoutés au bas des colonnes. C'est à tort que le copiste et son correcteur écrivent clelf', les conditions requises pour la solution de l'énigme prouvent que le mot ne peut avoir que quatre lettres. De même, toutes les fois que à est noté par ei {neiz, neis)^ on peut rétablir Vé. 2. Le manuscrit florentin de la Laurentienne i), que je désigne par B à cause de son étroite parenté avec A, présente un texte rajeuni par un scribe français du XV^ siècle. C'est ainsi qu'il rétablit / vocalisé (doulcement, moult, ueult, baul- droy, uouldra, hault, default), b tombé entre voyelles (doubte, doibt). Il emploie fréquemment Vij (toy, ennuy, suyre), subs- titue z à s dans les finales féminines du pluriel (facez, ellez, livrez, paroUez) et note à par ai devant /, r, v, f (quail, tail, amaire, faivre, claif). Il donne à chambrière quatre syllabes et réduit mëismes à mesmez. Cependant il s'efforce d'éviter les fautes de métrique. Le dernier feuillet, qui devait comprendre 79 vers (à partir de 3347), est enlevé. Le texte présente en outre deux lacunes, de 689 à 693 et de 919 à 956, la pre- mière probablement produite par bourdon. ') Voyez-en la description dans la Notice des Indici e cataloghi, fasc. VITI: I codici Ashburnhamiani délia R. Biblioteca Mediceo-Lmiren- ziana di Firenze, Vol. I, Fasc. 1,44 (117-49). XXXII INTRODUCTION 3. Le manuscrit de M. Tross ^), que je désigne par C, est Tœuvre d'un ou de deux copistes, anglais selon M. Michelant^), normands selon M. Paris ^). L'orthographe et le texte laissent beaucoup à désirer. On y constate l'absence des vers 784, 799, 960, 1207, 2937—40, 3105—31, 3249—52, 3277—80, 3293 — 311. A partir du v. 3369, C devient incompréhensible par suite de la mutilation du dernier feuillet, mais il paraît bien concorder jusqu'à la fin avec A. Il présente les rubriques suivantes: Après 805: si comme la dame eshatre se vient. „ 896: si comme la damoy selle dorme a clé d'argent a boire a sun ami. „ 1000: si comme el se treche et sun ami bien la révère. „ 1124: si comme elz s'entrebeissent. „ 1452: comme il reveste à la fenestre, si verrait aveement de s'amie chiere. „ 1640: si comme son meistre l'enseigne. „ 2016: si comme els se gissent ensemble en un liet. „ 2248: si comme la béasse lie donne lesive a laver son chief. „ 2428: si comme la dame se farde. 4. De l'édition du XVP siècle, que je désigne par D, il existe, comme l'a démontré Brakelraann''), 11 exemplaires. Tous reproduisent le texte de l'édition de Genève décrite par Miche- lant.5) J'ai collationué mes manuscrits avec l'exemplaire qui figure à la Bibliothèque nationale de Paris sons l'indication Y2 1363 A, le même dont s'est servi Brakelmann pour ses ob- servations critiques sur l'édition de Korting. Il comprend les Cinquante el un arrêts d'amour, etc., l'Art d'amour de Jakes d'Amiens, la chief (lisez clef) d'amours avecques les sept ars ^) Michelant, l. c, xxij — xxiij et G. Paris, l. c, p. 462, en ont donné la description. Pour l'orthographe, v. Michelant, xxvj. 2) lUd. 3) Ihid. . ^) Jahrbuch f. r. u. e. l, IX, pp. 403—404. ^) L. c, xvj — xxj. Pour les différentes éditions de Genève, Paris et Anvers, consultez Brunet, Manuel du libraire, 5e édit., et Barbier, Dictionnaire des ouvrages anonymes et pseudonymes, II, p. 528, n^ 13500. II. MANUSCRITS ET ÉDITIONS XXXIII libéraux F^ 4 v^, et V Amoureux transi sans espoir. Mais, tandis que la première et la dernière de ces œuvres sont «nouvelle- ment imprimez a Paris», les trois autres sont la reproduction pure et simple de l'édition de Genève: Cy finist Ovide de Vart d'aymer avec les sept ars libéraux nouvellement imprime a Genefve. L'imprimé genevois, s'efforçant de rajeunir la langue, modifie les formes anciennes et remplace les mots vieillis. Il présente des interversions, des interpolations et de nombreuses lacunes dont quelques-unes considérables. Il place les vers 377—81 après 384, 515—6 après 520, 1357—60 après 1395. Il ajoute 2 vers après 263, 443, 1294, 2950. Il supprime les passages suivants: 19—20, 23—4, 171—2, 191—2, 249—55, 275—8, 418—9, 429-30, 470, 493-5, 537—83, 595-8, 678, 705—6, 789, 839—40, 863—4, 875—6, 973—4, 993—4, 1143—4, 1153—6, 1239—40, 1395, 1483—2844, 2984, 3005-8. Après le v. 1024, D intercale 50 vers (sur le baiser) qui ne sont qu'une paraphrase du texte, qu'il rejoint au v. 1117. A partir du v. 3031, il abandonne l'original et nous indique par quelle série d'anagrammes puériles on peut dissimuler les noms d'Ovide, d'Ysabeau, etc., (presque tout le calendrier y passe) et cacher les secrets d'une correspondance amoureuse. 0 Le remanieur a soin d'ajouter que son poème contient deux mille vers et qu'il fut achevé le 25 octobre 1509. Je donne cette fin en appendice: les amateurs de rébus pourront y exercer leur sa- gacité. J'y joins la petite pièce de 147 vers qui comprend les sept ars libéraux d'amours, lesquels ne sont au fond qu'une imitation libre et abrégée de \Ars amatoria. Malgré ses nombreux défauts, l'imprimé genevois est quel- quefois très utile pour la constitution du texte; dans quelques endroits même il paraît avoir conservé seul la bonne leçon, p. ex. 483, 2855. ^) La règle est de trois membres, selon que l'on veut arranger son nom littérallement, sillabement ou sibillement, d'une manière entrelacée. Bibliotheca Normannica V. XXXIV INTRODUCTION III. Classification des manuscrits. Le rapport intime de A avec B est établi par de nom- breuses fautes communes: V. 224: V. 257: V. 373: Tant veïst il a la ehandele. Por cen voil gen que harde- ment ainges et prenges hardement. Aies soit de cuir ou de soie V. 501: De quoy se muet legier co- rage. V. 1010: Sa bouche petite et bien fête, Bouche riant et vermeillete. CD cler CD hautement C chaint D Sainc- ture C poi (cf. Ov. I, 159) C Douche, riant D Doulce, plaisante . . . • C n'oisseroit D n'ose- roit C traire (cf. Ov. 111,419) CD ami C a mi D en my V. 1141: James famé ne sareit (sau- roit) dire de bouche cen que tant désire. V. 2684: Quant une em puet estre a sa sente. V. 2957: Au premier, quant o ton mari seras, se tu veuz crere ami. Voyez aussi les v. 22, 211—2, 494, 533, 542—4, 546, 595—6, 1076, 1110, 1371, 1813, 1897, 2283, 2276—8, 2453, 2765, toutes fautes communes dont quelques-unes pourraient bien être fortuites, mais dont la réunion atteste l'étroite pa- renté des deux rédactions. Comme B est de beaucoup posté- rieur à A, on pourrait se demander s'il n'a pas été copié sur celui-ci. Mais A a des fautes propres (p. ex. v. 378, 432, 481, 708, 2664, 2805—6), fautes que B aurait reprises s'il l'avait eu pour modèle. Donc A et B proviennent d'un même ori- ginal perdu, que nous désignerons par a, dont ils ont repris les fautes et altéré, chacun de son côté, certaines bonnes leçons. Le ms. C ne paraît pas se rattacher aussi intimement à A. Les légers rapports que l'on constate entre eux aux v. 640, 1100, 1708, 1973, 3004, 3148 sont en général de simples faute III. CLASSIFICATION DES MANUSCRITS XXXV d'orthographe. Avec B, il semble à première vue en relation plus intime. Mais les fautes communes des v. 1112, 1490, 1588, 1651, 1936, 2031, 2490, 2653, 2892, 2990 ont parfaite- ment pu être commises par des scribes indépendants, tant elles paraissent insignifiantes.^) Au vers 2001: ou les dames vielles servir, A voilliez, la faute commune n'est qu'apparente. B seul est fautif; sa mauvaise leçon provient de ce que le poète vient de parler de l'amour des vieilles femmes. Mais vielles dans C n'est pas la forme féminine de vieux\ c'est le subjonctif de vouloir. Car c'est ainsi qu'il orthographie souvent les formes de ce verbe: vielle p. 47, 54, 76, viel p. 68, 86, etc. Du reste, vu l'étroite parenté constatée entre A et B, si C avait quelque relation avec l'un des deux, cette relation devrait aussi exister avec l'autre; ce qui n'est pas. Car les légers rapports que nous avons relevés entre CA et CB sont tout-à-fait indépendants. Enfin C n'a pas connu davantage a. car il ne possède pas les fautes communes que nous avons constatées entre A et B. Mais si a et C ne sont pas de même famille, ne remon- tent-ils pas à une même souche originale? N'ont-ils pas de faute commune? Je n'en ai relevé qu'une seule: V. 2855: Quer douche doit estre et pesible famé qui veut estre pesible. D servible.^) Mais elle est évidemment accidentelle: les copistes respectifs *) Franche (545) et enchantant (1179), leçons du ms. C, sont sans doute des fautes de lecture pour flanche, enchauçant. La pour Zes (1112) est un simple changement de régime. Bourras, donras (1490) est entraîné par dons qui précède. Tendra pour tendras (2031), faute entraînée par sanz qui suit immédiatement ou par un changement de sujet, etc. 2) La leçon de D s'accorde parfaitement pour le sens avec le con- texte. La forme a pu aussi bien exister que paisible. Le wallon, par exemple, a chervule à côté de pâhule. Il dit d'une personne serviable qu'elle est chervule. V. 483 AB Escorre la doiz et oster, C sanz oster, D sanz hurter qui paraît bien être la bonne leçon. La faute est évidemment entraînée dans a et C par la rime acoster. Voy. P. Meyer, Bev. crit., 1866, II, 21. Je laisse de côté les vers 1122, 1514, 2458 pour lesquels D fait défaut et qui présentent des fautes de mesure sans conséquence. XXXVI INTRODUCTION de « et de C ont parfaitement pu la commettre indépendam- ment. Au V. 257, a présente encore une faute analogue. Mais C, œuvre d'un copiste négligent et inintelligent, en possède un très grand nombre d'exemples: 1382, 1414, 2080, 2084, 2096, 2190, 2680, 2761, 2884, 2922, 2923, 2936, 3056, 3364. Si nous admettions que la leçon fautive de ûs C se trou- vait dans un original commun, nous serions obligés de rat- tacher D à un autre original, qui aurait conservé la bonne leçon. Or nous allons voir que D possède deux fautes com- munes avec a, aux v. 256 et 2293, ce qui nous forcerait de sup- poser ou qu'il a connu deux rédactions, ou qu'il a corrigé le vers 2855, suppositions qui ne paraissent guère admissibles ni l'une ni l'autre. L'édition de 1509 se laisse aussi facilement classer. Avec A, elle présente, aux vers 885 et 1345, deux fautes communes tout-à-fait sans importance. D'un autre côté, s'il n'a pas les fautes propres à B, D n'est pas une copie de celui-ci. Si donc, aux vers 31, 327, 371, 484, 718, 800 et 2933, nous cons- tatons entre eux quelques rapprochements, nous pouvons les considérer en général comme des rajeunissements imposés à ces rédactions relativement modernes par leurs scribes respectifs. Aux V. 1152 et 1279, C et D ont deux petites fautes com- munes, mais parfaitement explicables chez deux copistes in- dépendants. Et dans les autres cas où ils s'accordant contre «, nous pouvons supposer qu'ils offrent la bonne leçon, p. ex. aux V. 402, 456, 826, 827, 1270. D paraît donc jusqu'ici tout-à-fait étranger à a et à C, car il ne présente aucune des fautes communes à ceux-ci et il pa- raît même avoir conservé une ou deux fois la bonne leçon. Cependant il a deux fautes communes avec aS) Dabord au vers 256 : Filz de vilain se fet preer. C Fille a vilain. Ensuite au v. 2293: ^) Je ne tiens pas compte du v. 769 où ACD donnent: Quant (ta dame) une8 (lettres) auras leiies, B aura, où la faute est évidemment accidentelle. IV. LANGUE DE L' AUTEUR XXXVII Bon cheval met sa vertu toute a poindre quand il point en route. C est. Donc D a connu l'original de «, soit y. Quant à C, il doit évidemment ses bonnes leçons à l'original de y, celui-ci ayant commis les fautes communes à a D. C étant indépendant des trois autres manuscrits, nous pouvons établir le schéma suivant: B X C D L'accord de a C contre D nous donnera presque toujours la bonne leçon. De même AC, BC, DC l'emportent respectivement contre BD, AD, a. D fait malheureusement souvent défaut ou est gravement altéré. Cependant, sous l'altération, on retrouve souvent, sinon la forme, au moins le sens de la véritable leçon. 1. Contraction, compte encore pour IV. La langue de l'auteur. A. Métrique. atone n'est pas e atone nest pas encore contracté et une syllabe: veu 14, meiX : apercheu 66, eu 82, veïst 224, beu 225, 235, aleilre 842, peilsi 935, peûsses 936, neû (nocutus) 967, pescheor 1425, vesteûre 2499, recheûe, 3222, etc. — ie reste dissyllabique là où il comptait originai- rement pour deux syllabes: théologien: ancien 137, fusiciën : cres- tiën 1639, escient 1980, enciëni 2646, atendriëra 1090, mariez 1365, 1369 {nient est monosyllabique 2518, 2673) — neïz est dissyllabique 380. XXXVIII INTRODUCTION Se vos est contracté en sos 2406, 2657. — Vrité 135, 228; basse 1887, 2299 ne comptent que pour deux syllabes; corchie (corruptiata) 1151, 1677; vritahle 222 etc. en ont trois. Suivant les besoins de la mesure, le poète emploie el 268, 486, 513 etc. à côté de elle 15, 29, 285 etc.; els, elz, eulz 83, 648, 1243 il 265, 447, 548 à côté de elles 1947, 2887; illec 429, 435, 445 à côté de illeques 814; ovec 502, 601, 2316 à côté de oveques 913, 2193, 3420; onc 68, 143 à côté de onques 13, 34, 1156; donc 573, donques 1157; adonc 1813, adonques 2335; com 186, 818, 1640 à côté de comme 149, 296, 559; méisme (une fois 1514) à côté de meïsmes 553, 685, 993; sique (une fois 3230) à côté de siques 298, 537. i) Ce sont aussi les besoins de la mesure qui déterminent l'emploi simultané de garde 388, 695, 738, 1489, 1699, 1902, 2349 et de gar 333, 858, 753, 901, 1329, 2528 (impératifs de garder et de garer)\ de homs et de homme (voy. la déclinaison); enfin des doubles formes d'une même personne du verbe estre {iers, estois; iert, esloit; esmes, sommes: voy. au glossaire). 2. Élision. La voyelle des monosyllabes ma, ta, sa, la, me, te, se, le, ne, de, je s'élide devant un mot commençant par une voyelle. Nous trouvons cependant: mon ignorance 2076; ton entente 270, 3360 (à côté de C entente 812, m' entente 1500, 2836). Ce, se, que, devant une voyelle, s'élident ou non suivant les exigences de la mesure: ce est 16, 18, c'est 21, clert 147 etc.; ^g 27 189, 245,294, 481, .9^ ^//e 433, 490, se en \\\, se aucun 163, se homme 3121, s'el 269, s'il 396, 449, 521; que en 79, que a 165, qiie il 495, 498, que elle 473, qu'en 52, qu'ai QQ^ qu'a 68, qu'il 85, 323, 366, qu'elle 428, 476, 477. Le et les sont enclitiques comme articles après de, a, en (du, au, des, as, es). En le devient el dans l'exemple: el munde 630. B. Flexion. L'examen des rimes et de la mesure de notre poème nous révèle quelques traces de l'ancienne grammaire, particu- lièrement dans l'emploi de certains cas sujets (surtout avec s) et dans l'accord des adjectifs avec les substantifs féminins. 1) Voy. aussi la note 587 sur chamberiere et chambrière. IV. LANGUE DE L' AUTEUR XXXIX 1. Substantif. Nous trouvons dex, diex 13, 2931 : ex (oculos) (mais H dieu 55, iy théologien 137); fez (factos) : fez (factus) 93 (cf. 2009); amis : mis 635, 1024; sire (vocatif) 945, (nomin.) 2649: dire (à côté de seignor 3004); mendre : atendre 2803, comprendre 2843 (à côte de menour 1251, 1416); lecherre 3109 : querre (à côté de pescheor : lahoreor 1447). Dans l'inté- rieur des vers, nous avons: hiaus amis 61; // rois 450; roys 510; Amors (Cupidon) constamment écrit avec \s du nominatif: 1, 147 (le /îlz Venus), 166; aucunz 2400; nulz homs 221, telz homs 631, 635, homs 311, 552 est assuré par la mesure à côté de homme 279, 562, 632, etc. 2. Adjectif, pronom, participe. Exemples nombreux: ententis 67 : mentis; Venus : t^em/^ 147; amés : c/am^'^ 159; fetis : joe^/^ 357; debiaus : hiaus 793; acouardis : hardis 1157; canus : nus 1347 (cf. nus 701); assez : lassez 3183. A remarquer aussi les graphies suivantes à la rime: confortez : portez 33; trans- portez : desconfortez 123; hetez : acoquetez 343; vis (visum) : vis (vivus) 1005; lassez : passez 2995. Dr ois 1170; pensis 131, 1647; riens (v. au glossaire). 3. Pour ce qui concerne l'accord des adjectifs, nous ne rele- vons que quelques exemples où ceux qui proviennent d'adjectifs latins à deux terminaisons ont déjà pris \e au féminin: 42, 96, 718, 879, 1403, 1585, 1745, 1863, 2191, 2291, 2336, 2884, 2885. De même douce^ courtoise, gente etc. Les adverbes sont naturellement, dans certains cas, déjà formés sur ces nouvelles formes de féminins. A côté de hrie- ment 89, finalment 281, 3365, generalment 282, granment 852, especiàument 2590, forment 2862, nous trouvons grandement 1858, pesantement 2582. 4. Pronoms. Les formes toniques du pronom personnel se trouvent généralement après les prépositions: de sey : sey 659, 1289; ami : a mi 2965. Cependant on les trouve aussi devant le verbe, p. ex. 202, 1417, 2906. — A la troisième per- sonne, la forme atone est li pour les deux genres; la forme tonique est lui pour le masculin, lié pour le féminin (voy. le glossaire). — A côté de cil on trouve icel', à côté de cest^ icest; à côté de tel, itel (v. le gloss.). Qui = k qui 471, de qui 3376. 5. Verbe. La première personne du pluriel, dans l'inté- XL INTRODUCTION rieur des vers, se termine toujours en -on 491, 746, 2631; nous avons cependant la rime solons: coulons 1765. Infinitif. Nous trouvons faillir 3425 à côté de faudre 2682, saillir 2860 à côté de sandre 3200, assaudre 2681. A noter fuire 276, 2878; cuidre 2575, acuidre 1727. Futur. Donner fait dorras 1047 : porras, 1075, 1490 dorra 938; entrer fait enterras 1821 à côté de entrera 830; vouloir donne une fois vorra 436 à côté de voudra 114, 476, 556. Lessier présente au fut. et au cond. un radical monosyllabique: lera 1231, leront 549, leroit 44, 1748. Ind. prés. Désir: désir (desidero) 63 sans e inorganique se rencontre à côté de: dire : désire 199. Henor 23. — Pas dV analogique dans: sey : sey (sapio) 659, 980, 1289. Subj. prés, de la P conj. ne présente pas dV: regart : gart 2839; deliet : deliet 2030. Participe. A remarquer repentue : letie 761. C. Yoyelles et diphthongiies. 1. a + i, libre ou entravé, rime avec ç: frêles (fragiles) : eles (illas) 1451; requere : relrere 513; el (habeat) : touset 321; nete : fête 349 : vermeillete 1012; fêtes : metes 695; Toulete : par fête 1317; soumete : hete 2099; lesse : promesse 731, cesse 1337; gresse : déesse 1917; mestre : estre 639, 1947, 3004, fenestre 1467, celestre 1777; estre : apàrestre 2381; est : nest (*nascit) 2483. 2. La terminaison -âta, -iee est réduite à -ie: prie : en- voisie 611, paie 1535; amie : conseillie 1519, muchie 1805, assi- gnie 2931 (cf. 735, 3159); marrie : lessie\ fadie : fronchie 2149. Notons aussi dechie: monteplie 1343 (cf. 1790). Cette termi- naison, bien que plus particulièrement propre aux dialectes du Nord, se rencontre aussi dans des textes normands, par exemple dans VAdvocacie Notre-Dame.^) ^) Voyez aussi dans le Musée des archives départementales, 1878, p. 198, n^ 97. Censier de Verson: conte des censiers de Verson (qui rele- vaient de l'abbaye du Mont-Saint-Michel) par Estout de Goz, XIII e siècle, 235 vers. V. 209—10: Comble ne sera pas demie Et puis si prendra sa poignie. IV. LANGUE DE L' AUTEUR XLI 3. Nous relevons encore pour à les rimes suivantes: achaie : mate 1653 — vielleehe : meneche 2123 — père (pa- rât) : réfère 2333 — lermes : termes 1097. Je ne relève pas d'exemple de la confusion de an et en. 4. é (lat. ë, ï) n'est pas passé à oL C'est ainsi que l'infinitif de la deuxième conjugaison {-ère) rime avec celui de la pre- mière {-are): trouver : mouver 193, 619, 1105, 3197, 3273 (A écrit une fois trouuoir : mouuoir) esmouver 2023, 2665; veer, voier (videre) : preer, proier 255, 703, conreer 2449, deleer 2977; deleer : asseer 1751; prouver : mouver 3359.1) Nous trouvons aussi: fiëe (vicata) : envee (invitât) 1531, vee (via) 591, 1951 (B écrit une fois fioie : uoie). Cf. d'autre part: fiëe : espiëe 1713, lohee 1828, avisée 1882, aimée 2572 etc. Dans les exemples qui précèdent, e paraît donc se pro- noncer comme e. Dans les suivants au contraire, il semble devoir se prononcer ç: crere : fere 233, 555, 585, 995, 1063, 3163, atrere 1203, retrere 1807. Crere rime aussi avec querre (quaerere) 667. Nous relevons aussi les rimes: puceles : esteles 1801; deies (debeas) : aies (habeas) 385; veeni : cent 2707; tree : crée 1191, vee 2677; soustree : vee 3139; sey (sapio) : sey (se) 659, 980, 1289; soit, seit (sapit) : soit, seit (sit) 847, 1691, 1879; soivent : doivent 2911. Pour ces dernières formes, les copistes ont presque tou- jours employé la graphie oi. Ainsi soit = sapit et sit. Ils ont dû céder à une analogie bien naturelle. De même que sit était devenu seit, puis soit\ de même sapit sous leur plume devient seit, soit. L'explication est la même pour sai et soi. Cette analogie a passé au pluriel, d'où la graphie soivent (sapiunt).-) Des exemples qui précèdent, il résulte que, dans notre texte, comme en dialecte normand, é n'est point passé à o/.^) ') Nécessairement toutes les graphies en -oir qui se rencontrent dans notre texte représentent la prononciation normande: -eir. La gra- phie aver 2357 est sans doute causée par le voisinage immédiat de vergoigne. '^) Les formes monosyllabiques non-terminées par une consonne sont généralement représentées par les scribes avec la diphthongue ay. fay, fey, say, sey, quelquefois fai, sai. 3) A donne ledengeit : mengeit 3249. XLIl INTRODUCTION 5. e -f N = ein, ain: mainz (manus) : mamz (minus) 1051, 2519; paines : vilaines 177, 261; paine : certaine 1479, 1599, 3017, saine 1611, estraine 1543; fontaine 3189, vilaine : alaine 3243; atainte : crainte 951; craindre : enfraindre 1205; ataindre : taindre (tingere) 1197, faindre 1242; faindre : plaindre 3157, enpeindre 1903, 2933; estreiiidre : eomplaindre 1749; estraintes maintes 2234; mainte : creinte 3027. e + N = engn, eign: tieagne : plengne 613; prmgnes : restraingnes 401; compaignes : enseignes 3133. 6. Mê = mi: ami (amicum) 2957, rime assez fréquente dans les textes du Nord. 7. La terminaison -rtia = ise. Servise : faintise 1658, guise 1780. 8. e 4- i : e. Desplee (desplica) : devee (deveto) 2461; plee : vee 2293; envoie : desploie 2817. 9. è + i = r dans les exemples suivants: pris (prëtium) : entrepris 109; prie (prëcat) : escondie 279, 581, envoisie 611, oblie 688, die 577, contralie 888, fie 1161, amie 1173, moquerie 2763; desdient : prient 263; guise : prise (prëtiet) 411, atise 1027, aquise 2211; amie : demie 3405. D'un autre côté, nous trouvons é + i rimant avec -iére (lai arius), caractère phonétique propre au sud de la Nor- mandie: manière : piere (*pejor) 1411; chambrière : piere 1891; lumière : enpiere 3093. i) Dans l'intérieur des vers, nous retrouvons les mêmes gra- phies. Les manuscrits donnent presque invariablement lié (elle) : 53, 111, 432, 435, 462, etc.; parmié 3204; esliere 183, 1979, esliere : piere 1979; liere 758, 859; liet 765, 3096, liez 1887; deliete 1031, deliet : liet 1577, 3315, deliet 2029, 2047, 2049, 3324, delietera mil, delietemenz SSU] sof/iet 1728; pro- ') Voyez P. Schulzke: Betontes e -}- i und o -\- i in der normanni- schen Mundart. Il classe la Clef d'amour parmi les textes de la Tou- raine, p. 33. 11 considère à tort la forme enmie (Tross, p, 62 et 77) comme venant de in média. C'est la graphie habituelle du ms. C pour amie (amica). Il suffisait du reste, pour éviter l'erreur, de lire les deux vers. La rime manière : soffire, relevée par Schulzke (Tross, p. 1 8), est fautive. Cf. 465. IV. LANGUE DE L' AUTEUR. XLIII fiez 1940, 2003, pro/iel 2908; priez (prëtium) 1982; giez 2493, giest 3258; piez (pejus) 989, 2871. Remarquable est la rime querre : deserre (desiderat) 2699, dont nous rapprocherons derre (dicere) : aquerre 1305.^ 10. ï rime avec ui, rime que Tobler^) considère comme insuffisante et qui est propre aux textes normands: dédire : descrire 421, dire 525, 1417, rire 2659, désire 2627, 2903; de- duie : amie 1253, die 1567, compagnie 2051; déduit : dit 637, 2111, 2785; destrie : senefie 1591; destrire : rescrire 2765, dire 3138; adieure : Heure 2609; mennies : essies 3233. 11. 6 -\-\ rime avec oi de ei: joie : avoie (habebam) 7, voudroie 19, avoie (ad-viat) 55, proie 283 (cf. prie : escondie 279, 551), doie 451, enploie 1472, croie 2115, voie 2551; soies '.joies 3365; gogoient : croient 1039.^) Cf. §4 où plusieurs de ces mots riment avec a -{■ 1. 12. 0 nous donne: jenne (jovenem) : ahenne 1963. 13. Remarquez encore: sore (supra) : vitore (victoria) 1836. — û = û 4- i: rude : cude (cûgitat) 1233 (cf. rude : estude 1262, 2547). 14. La terminaison -osa parait se prononcer encore -ose, graphie fréquente des mss. A et C: chose, -s : orguilloses 1391, melodiose 1572, vergondose 1594, 2305, 3267, geiose 1733, cu- riose 2351, joioses 2895; ose : dotose 2057, graciose 2292. Cf. chose : suppose 3147, ose 2673, alose 824, closes 853 etc. 0 : û dans sorcoste : ajoste 735; oste : ajoste 1059. 15. La term. -a7îca : -antia. Franche : esperanche 545, dotanche 3021; blanche : semblanche 1017; branche : conte- . >) Cf. Rou, m, 5651: Al conte de Pontif Guion Ala dierre priveement . . . et B. du Mt Si Michel, 411: Dierre soleit li anceisor . . . Voy. aussi dans le Censier de Verson (cité plus haut) les vers 115 et 116: Une autre chose vous veil dierre Qu'il ne puet pas vendre sa tierre. 2) Dis Dou Vrai Aniel, XXII. ^) Voy. Roman. Forschung., Romania X. XLIV INTRODUCTION nanche 3186. De même: escorche (ex-coricat) : forche 303; fâche (facia) : attache (*attaceat) 2282; fâche (faciat) : sache 2453, 2831; fâchiez : sachiez 2592; muchier : huchier 3035; tenchier : trenchier 2641; efforchier : chier (carum) 2689; peliches : riches 2451. Aussi la terminaison -ïtia a dû donner -eche dans des mots comme rlchece, grandeche, simpleche^ etc. D. Consonnes. 16. Le pron. ten se présente presque toujours sous la forme nen\ de même mont pour moU\ monteplïèr 1344 — gen^ j'en se trouvent à côté de je, et ce ne se rencontre guère que sous la forme nasalisée cen (v. au glossaire). 17. l's : s (z): cortois : oriois (articulos) 297; dex, diex : ex (oculos) 13, 2921; periz (*periculos) : meriz 1469; ententis : gentis (gentilis) 2006. 18. s : V 4- s: vis (visum) : vis (vivus) 1005; ententis : mentis 67. 19. s : z (t, I + s): Venus : venus (venutus) 147; diz (dictos) : mesdiz (*mesdicis) 959; cayius : nus (nullus) 1347; mes (mittis) : entremes (intermissum) 3011. 20. s + t : t dans fête: contrete 781; les graphies con- treitant 786, friquetes 1496, mcllees 1769 (à c. de meslees 902) ne sont donc peut-être pas le fait des copistes. L'exposé qui précède (et particulièrement les phénomènes énumérés sous les § 4, 9, 10, 15) ne permettent pas de douter que la Clef d'amors ne soit l'œuvre d'un Normand. Nous pou- vons même, dans une certaine mesure, circonscrire la région qu'habitait le poète. La présence du phénomène e -\- i = ié nous permet d'exclure la partie tout-à-fait orientale de la Nor- mandie. Ce phénomène se constate à Caen, S* Evroult, Al- menéches, Chartres et même au Mans.^) Mais l'existence simul- tanée de cet autre caractère phonétique {franche : esperanche etc.) constaté au § 15 nous interdit de dépasser au sud la limite tracée par Joret.2) Nous nous trouvons ainsi renfermés *) Voyez Grôber: Grundriss der roman, phil, I, carte XII. 2) Des caractères et de l'extension des patois normands. V. la carte. V. L'ÉNIGME XLV dans la région Nord-Ouest de la Normandie, sur le territoire occupé par les départements actuels de la Manche et du Calvados. V. Lénigme. Avec une remarquable modestie, la majeure partie des auteurs du moyen âge nous ont laissé ignorer leur nom. Quelques-uns cependant se sont fait connaître (comme Crestien de Troyes, Jehan de Boves), mais rarement en se nommant directement. Souvent ils ont eu recours à des procédés in- génieux qui ont parfois résisté à la sagacité des modernes. L'auteur de la Moralité de la Maladie de chrestiennelé a 18 personnages avait caché son nom de Mathieu Malingre dans un acrostiche. D'autres écrivains ont indiqué toutes les lettres qui com- posent leurs noms, comme Jehan Alai-t, auteur du Roman du conte âAnjou\ mais ils en ont quelquefois tellement bouleversé l'ordre, qu'il est très difficile, pour ne pas dire impossible, de réaliser les combinaisons voulues. Ainsi l'ont fait l'auteur du Roi Modus et de la reine Ratio, et celui de la Clef d'amors. Les philologues du XVP siècle, qui ne paraissent pas avoir connu la véritable fin de ^ notre poème, se sont aussi mépris sur la personnalité de l'auteur. Du Verdier^, qui a connu une réimpression de l'édition de Genève, donnée par Estienne Groulleau, Paris, 8^ attribue toutes les pièces de ce recueil à Albin des Jvenelles, chanoine de l'Eglise de Soissons. L'abbé Goujet^) signale plusieurs auti*es éditions et trouve que les œuvres qu'elles renferment «paraissent toutes à-peu-près du même style». Il fait cependant remarquer que le nom diAaslre Albin des Avenelles ne se trouve qu'en tête de la tra- duction en vers du Remède d'amours^ composé d'abord en latin par Aeneas Sylvius, depuis pape sous le nom de Pie IL Le président Bouhier^) attribue la Clef d'amors à Raoul de Beauvais, poète du XIP siècle, qui, selon Antoine Galland^), *) La bibliothèQue d'Antoine Du Verdier, 1585, p. 20. 2) Bibliothèque françoise ...de l'abbé Goulet, VI, 3—4. 2) Cité par Barbier, l. c. *) Acad. des Imcript., II, 730. XLVI INTRODUCTION serait l'auteur du Roman de Perceval (!) et aurait aussi mis en roman VArt d'aimer d'Ovide. Brunet, qui estime que l'Art d'aimer (qu'il ne savait pas être de Jakes d'Amiens), la Clef d'amour et les Sept arts Ube?^anx d'amours sont bien d'un même auteur et qui ne se doute pas que notre poème, dans les édi- tions du XVP siècle, présente une fin postiche, se base sur la date de 1509 pour réfuter l'opinion du président Bouhier. S'il a raison, ce n'est donc point par l'argument qu'il invoque. J'avoue que je ne suis guère plus avancé que Bouhier et Du Verdier. Après bien des efforts inutiles, j'ai dû renoncer à trouver la solution de l'énigme compliquée que l'auteur nous propose et je dois accepter l'épithète d' «enverrez» qu'il a des- tinée (v. 48) à ceux qui ne montreraient pas la sagacité suf- fisante pour deviner sou rébus. A d'autres plus habiles le bonheur de trouver le secret de sa merveilleuse c/// d'argent (v. 36 et suiv.). S'il faut en croire ce que notre poète annonce au début de son ouvrage, la découverte de l'un des noms amène infailliblement celle des trois autres. La première difficulté réside dans la formation des quatre lettres à former, par certains changements, hors des onze lettres de clef d'argent et à joindre à celles-ci pour avoir les quinze caractères dont la combinaison formera les divers noms. Une de ces quatre lettres înanquées (et, par suite du vague des indications, il paraît possible d'en former plus de quatre), toutes les déductions peuvent être fausses. Naturellement, on ne peut pas songer à construire théori- quement les noms voulus: on ne sortirait pas des combi- naisons infinies auxquelles se prêtent les 31 lettres qui com- posent ceux-ci. Il s'agit donc de réunir une certaine quantité de noms et de surnoms qui présentent le nombre de lettres requises, soit 7 et 8 (dont deux répétées) pour les nom et surnom de l'auteur, 7 (différentes) pour le nom de sa dame, et pour son surnom 9 (dont une seule redoublée). Cela fait, il faut en trouver quatre qui repondent en même temps aux conditions posées. Et c'est ici que se trouve la difficulté: on peut arriver à former trois noms qui ne laissent pas les lettres nécessaires pour réaliser le quatrième. La catégorie des noms qui, comme celui de notre auteur, présentent deux lettres répétées, n'est pas nombreuse. D'au- V. L'ÉNIGME XLVII tant plus que nous pouvons a priori éliminer ceux qui renfer- ment des lettres qu'on ne peut former hors des onze carac- tères de clef d'argent, comme h, m, p, x, zJ) Il nous reste des noms comme Adeodat, Bénigne {b pouvant se former de / et de c retourné), Cirille, Everart, Georges, Gerbert, Jeflfroi, Nevelon. Pour le nom de la dame, outre que le lexte de notre ma- nuscrit unique paraît fautif en ce passage, on peut se deman- der si la seconde et 2) la troisième lettre du nom du poète doi- vent venir en tête de celui-là ou seulement se placer dans l'intérieur du mot. Parmi les noms de femmes composés de 7 lettres différentes, nous trouvons: Alienor, Apoline, Aygline, Batilde, Euriant, lolande, Pauline. Nous écartons naturelle- ment ceux qui offrent une des lettres énumérées plus haut. La formation des surnoms est évidemment la plus grosse difficulté du problème. Sommes-nous en présence de surnoms très répandus au moyen âge? Sinon, nous sommes obligés de les construire théoriquement. Les obstacles s'accumulent donc à mesure que l'on croit avancer vers la solution. Nous devoDS en effet travailler par un procédé qui est tout-à-fait l'inverse de celui de l'auteur. Tandis qu'il se trou- vait en présence de données certaines et déterminées, nous devons retourner du général au particulier, ce qui rend la so- lution du problème si compliquée, sinon impossible, à moins que d'être servi par un heureux hasard. Encore peut-il arriver qu'on trouve plusieurs résultats également conformes à l'énoncé. La date donnée par l'auteur ne se laisse pas non plus deviner avec une entière certitude. On entend par gardes d'un clef les entailles du panneton dans lesquelles passent les gar- nitures de la serrure (Littré). Ces gardes rappellent assez bien la figure d'un C, lettre numérale qui équivaut à 100. Nous avons donc déjà: 13xC = MCCC. Maintenant, de quelle lettre moyenne veut parler l'auteur? Et d'abord qu'entend-il par lettres moyennes? Veut-il parler de lettres qui ont une dimension moyenne, ou de lettres qui occupent une position moyenne? Dans le premier cas, sont-ce celles qui dépassent la ligne ou celles qui restent en-dessous? ^) Les lettres à adopter sont vraisemblablement d^ s, 0, u. ^) U faut sans doute substituer et à en, v. 340 L XLVIII INTRODUCTION En tout cas, parmi les lettres numérales qui peuvent servir à former les dizaines, nous n'avons le choix qu'entre celles qui, renversées, peuvent donner des unités. Nous devons donc écarter X et V. L (1) (qui vaut 50) se présente tout naturellement et donne (1^|||) c. à. d. 54. Mais comment les treize gardes doivent-elles se regarder? Devons-nous les placer avant ou après le chiffre des dizaines et unités? Dans le premier cas nous aurions la date de 1246, dans le second celle de 1354, la première paraissant trop ancienne, la seconde trop tardive. Je serais plutôt disposé à admettre l'explication qu'a bien voulu me proposer M. G. Paris. Il prend comme lettre moyenne «, qui occupe précisément le milieu du mot; seulement il le considère comme majuscule. XIII'' se regarde vers A quatre fois renversé = V; or VVVV = XX, et XX placé avant 1300 donnerait 1280. Halle aVS., 1890. A. Doutrepont. LA CLEF D'AMORS Bibliotheca Normaunica V. [/*. 63''] Amors, qui les fins cuers esveille et fet penser a grant merveille, la nuit, quant repos doivent prendre, m'a fet aviser et enprendre 5 a tretier de ceste matière; si vous dirai en quel manière. En un temps jolis, plain de joie, doucement regardé avoie ma très douce dame et amie, 10 la plus bêle qui soit en vie, por qui sueffre paine et martire. Bêle voir la puis je bien dire; quer onques, puis que dex fu dex, ne fu si bel cors veli d'ex 15 ne si biau vout comme elle porte. Ce est cen qui mon cuer conforte, sanz qui ne puis jouer ne rire; ce est quant que mon cuer désire, mon délit et toute ma joie, 20 que touz jors mes servir voudroie; c'est ma très douce chiere dame, qui mon cuer a, mon cors et m'ame, quant que je craim, prise et henor. Variantes: 3 D r. on doit p. — 4 D et entendre — 5 B de tr., D a chercher — 6 quel] C tel — 8 B resg. — 9 douce] C chiere — 12 D Telle V. — 14 D V. des yeulx — 15 D si bon bruyt c; comme] B que — 16 BCD cest ce; D q. tout m. — 17 qui] D ce — 18 BCD cest; quant] A cen, D celle — 19—20 manquent dans D — 22 a] AB et; D qui a m. c. — 23 — 24 manquent dans D Variantes graphiques de A: 11 pz et ainsi de suite — 13 quer] qz — IG ê ce — 18 ê — 21 chiere] c^e 1* 4 Le poète ^;ewse à sa dame en qui sens, courtoisie, henor, 25 déduit, soûlas, joie et liësche, douchor, amoreuse noblescbe, simplece, biau contenement et grâce sont parfetement; [/*. 63'^\ quer de valour et de bonté 30 toutes autres a sourmonté. Et aussi comme elle est très bêle, a très biau non la damoisele. Maintes foiz en sui confortez. Onques si propre non portez 35 ne fu par angres ne par gent, quer il defferme a clef d'argent. Et qui bien torner la saroit, son non et son sornon aroit. Et aussi porroit il de voir 40 mon non et sornon recevoir, se la clef estoit bien tornee d'aucune sotille pensée; quer un des nons ja ne feroit qui l'autre non entier leroit, 45 ne des sornons en la manière, tant est prochaine la matière, si comme en la fin le verrez, se vous n'estes trop enverrez. Quant issi oi considérée 50 ma douce dame désirée 24 C et h. — 25 D en elle est s. et 1. ; C et manque — 26—28 D oye, doulceur, amour, n.; qui luy faict b. c. ; en toute amour p. — 29 quer] D qui, B cuer — 31 aussi] BD ainsi — 32 B de t.; D a plaisant n. — 37 D q. très b. trouuer s.; C la seroit — 38 C saroit — 39 aussi] D ainsi — 40 D et mon s. scauroit — 41 D la el ne peust estre trou- uee — 42 D se nest par s. p. — 43 quer] BC que — 43—44 D ne les n. scauoir ne pourray; nul ne l'autre ja ne scauray — 45 en] D ne — 47 D le manque — 48 D se par faulte de sens ne errez; B nestrez — 49 BD ainsi et passim 24 honor — 29 et 43 q' r et ainsi de suite — 36 et 41 cleif — 43 etc. .i. Amour lui apparaît en songe et ses grans valors et bontez qu'en pièce n'aroie acontez, doucement a lié pris congié. La nuit ensivant ai songié 55 que li dieu d'amors, plain de joie, qui les fins amorous avoie de penser a lui nuit et jor sanz prendre repos ne sejor, jangloit a moi o bonne chiere 60 et parloit en ceste manière: [f. 64^] «Biaus amis, j'ai bien entendu que piecb'a t'es a moi rendu; et voi bien que c'est ton désir de fere quan que je désir: 65 de quoy tu es mont bien meti. Et pour cen qu'ai apercbeti que es vers moi si ententis et qu'a amours onc ne mentis, je voil que me faces servise; 70 si te descriray en quel guise. Trop me sui tenu en silence; je voi qu'en cescune science a reulles au commencement ou aucun entrodissement, 75 par quoy cil qui l'art veut aprendre puet plus legierement entendre et estudiër la matière, qui li en semble plus legiere. 52 D ne auroye rac. — 53 D d. elle a p. — 54 B en soniant — 55 li] C le — 58 D s. aiioir r. nuyt et jor — 59 D m. par belle c. — 64 D f. du tout mon plaisir — 65 AB moult et passim\ D es très b. esm. — 67 D ques a m. si très e. — 68 qu'a] C quan — 70 C si le te dirai e. ; B quel] tel; D et que mon uouloir accomplisse — 72 B si uoei q. — 73 B de r.; D doibt auoir au c. — 74 D quelque peu dintrodu- cement — 75 l'art] C les; B enprendre, D comprendre — 76 D com- prendre — 77 B et esi uoier 1. — 78 C quele l, D car elle en, B q. leur en 53 li — 58 séjour — 66 apcheu — 68 qu'a] q" 6 Amour ordonne au poète Or voi je que en ma doctrine, 80 qui les fins amans enlumine, n'a pas reulles en tel manière, ne n'a eti eha en arrière. Por quoi je voil qu'elz soient fêtes et des autres auctours estretes. 85 Quer, combien qu'il m'ait mont hetié que plusors en aient tretié, si est cen par mos si prolis que les fins amourous jolis [f. 64^] ne puent pas briement entendre 90 que les auctours veulent comprendre. Ne chescun ne puet pas savoir Latin, ne les livres avoir qui sus amours ont esté fez. Si voil que tu prenges le fez 95 et que metes toute ta cure a comprendre en brieve escripture mon art, qui les jelous alume; et si le fey de tel volume que l'amant pour soy conforter 100 puisse touz diz o soi porter, soit résident ou auge hors, en lieu d'un petit portehors. Et quant issi aras descrites les reulles que j'ai devant dites, 105 saches que bien le te rendray; quer en l'ore mon arc tendray, et ferrey d'un dart amorous 79 B ie bien q. , D le cy quen — 82 C ne ua encha, D ne la ne ça nauât nar. — 83 D parquoi uueil que s., B que s., C quellez s. — §4 C des auctoritez, D a. acteurs — 85 D Et c. que me a. — 86 D a. le tr. — 87 D par uers et par motz si faictis — 88 D suyure ie les uueil si ie puis — 89 D point il nest possible dent. — 90 D acteurs — 93 sus] D sur — 94 D uueil ie que preignes — 96 a] D de, en manque — 98 de] D en — 100 D auec soy le puisse p. — 103 D escriptes — 105 le] B ie, D les 84 estreites — 86 treitie — 103 descriptes — 107 amourous de composer un art d'aimer cele au douz fin cuer savorous ou tant a d'enour et de pris, 110 por qui tu es si entrepris. Et se en lié a tant d'amer que por rien ne te voille amer, je te baudrai mon are por traire partout ou il te voudra plaire, 115 et lors soies certain sanz doute que ta volenté feras toute. Or y entent et ne te tarde; et je te retien en ma garde." Quant issi m'out aresonné 120 cil par qui tous pris est donné, si feri ensemble ses eles, qui tant erent luisans et bêles, et s'est haut en l'air transportez; [/*. 64"^] donc je fui mont desconfortez. 125 Quant issi fu esvanoï, le brit de ses eles oï qui m'esveillierent, ce me semble, si comme il les feri ensemble. Lors, quant je me fui esveillié, 130 je fui sachiez mont merveillié et mont très pensis de cest songe, savoir s'il ert voir ou menchonge. Mes .ii. resons si me corurent 113 D mon arc te bailleray p.; A baidrai — 116 B fera — 117 AB Et y, D Or enten icy et regarde — 118 et] D car — 121 B f. dens. — 123 BD et cest; D en l'a. h. t. — 127 B se me s., et de même partout — 129 quant] D comme — 130 D fus si très esmerv. — 131 mont] D si — 132 BD est — 133 D r. sur moy c. 109 de henour — 112 uoeille 8 Le poète se laisse convaincre qui merveilleusement me murent 135 a crere que ce fu vrité: l'une quer en divinité trouvent ly théologien que souvent en temps ancien plusors devines visions 140 venoient par avisions. L'autre reson qui m'esjoï fu de la noise que j'oï; quer onc tel embruïssement ne fu sanz aucun mouvement. 145 Si que, par ceste demoustrance, vinc je a vraie cognoissance que c'iert Amors, le filz Venus, qui ert issi a moi venus, comme chose espirituël. 150 Ne mon pensé puis ne fu el; si vi qu'il n'ert a escondire. [/*. 64^] Quer se vers moi ert meii d'ire, tost me melleroit ma chaintaine; et se por lui soufïroie paine, 155 bien le me prametoit a rendre: issi m'estut ceste euvre emprendre. Or me doinst dex tel chose fere qui au dieu d'amours puisse plere et as amans et as amés, 160 si que fol n'en soie clamés. Et si requier dévotement a ceulz de bon entendement, 134 D mesraeurent — 135 D que fust uerite, BC uerite — 136 D luDe car en la d. — 137 D trouua lors le th. — 138 en] D au — 142 A (fu manque) en la n. q ie oï; de] D que — 143 D esbahissement — 145 B si en iceste d. — 14() D iauoys bien bonne c. — 147 D cest; C f. neuus(!) — 148 D q. par cy est a m.; C iert a moy ici; B ici — 150 D m. pensement ne fu tel — 151 D si nest il pas a esc. — 152 D Que ce v. m. mest uenu dire — 153 D que face brief chose certaine; C ma . . . . ntaine — 154 D en amour et se souffre p. — 155 C p. atendre — 156 D lors me mys cest oeuure entrep. ; B mestuet; C euure prendre — 157 me] D men — 158 D que — 159 B es a . et es a. 135 croire — 139 divines H partage son sujet en trois points se aucune chose y deifaut, que il souppleent mon deffaut, 1(55 quer il veent bien que a force amers a cen fere me force; et cil est bien a escuser qui fait que ne puet refuser. Icest livre que j'ai sommé 170 la clef d'amors sera nommé; quer par lui porra l'en ouvrir les ars d'amours et descouvrir. Or ne le vienge nul aprendre s'il n'a cuer amoureus et tendre: 175 traient soy en sus les gelous as cuers félons et cavelous et les vilains et les vilaines. Telz gens i perdroient lor paines; quer a eulz n'apartient il mie 180 a savoir d'amer la mestrie. \f. 65''] Qui Testât d'amours veut mener, premièrement se doit pener d'esliere et querre tel persone qui por amer soit digne et bone. 185 Après la pucele issi quise, doit prier, si com l'art devise, par paroles a cen avables, douces, plesans et amiables. Outre cen, se il m'en souvient, 104 D quilz me pardonnent m. — 165 CD mefforce — 168 que] C qui], D et — 169 D Le 1. q. iay cy s. — 170 D le chief — 171—172 man- quent dans D — 173 D le uueil an. — 175 D contraire il est a ialou- sie — 176 as] B et, C a; D aux félons et a fantaisie — 177 D aux v. et aux V. — 178 D Iceulx g. — 179 D a ceulx — 180 D de scauoir da- mours 1. — 183 B de eslieure . tail. et q. p.; D et quérir — 185 D la personne ainsi q. — 186 D comme — 187 D parolles fort amyables — 188 D plaisantes délectables — 189 D Retien le bien sil ten s.; B ce que il 165 afforce — 167 excuser — 169 sôme — 170 cleif (i a été ajouté postérieurement) 10 Où et comment trouver une maîtresse? 190 tel pensée avoir li couvient que eele amour longuement dure, quer amour d'un jour est trop dure. Or pues tu question mouver ou et comment porras trouver 195 eele qui tant te doie plere. A een te voil response fere. Quant tu vas a ta volenté, se d'amer es entalenté, eslié a qui tu puisses dire: 200 „dame, sur toutes vous désire*. En tel lieu doiz t'amie fere ou aies cause de toi trere; quer tes amours et tes pensées en porront miex estre celées. 205 Ne ia fay loing ne hors de ville; quer l'en saroit tantost la guille, si se prendroit l'en de toy guarde; amour lointaingne est trop musarde. Et se loing la veuz apointier, 210 la doiz un ami acointier, si sera cause du repère que si souvent y voudras fere. Or as tu veti a ma guise ou t'amie doit estre quise. 215 Après te voil le temps aprendre [/. 65^] que tu doiz a choisir entendre. 190 D t. penser a. te c. — 191—192 manquent dans D — 192 B quar l'am. — 194 D (ou manque) c. tu p. — 195 D celle la q. t. te doit p. — 200 B sus — 201 C En 1. d. tu ta mie f. — 204 D pourroyent — 205 de] D la — 206 D on sen doubteroit coup aquille — 207 se] C sen — 209 la] D te; B acointier — 211 si] D qui — 212 D par quoy pourras ta chose faire; y] AB le — 213 D bien ueu a m,; B a manque — 214 B e. prinse — 216 C achosir, D a ce faire 193—194 mouuoir : trouuoir — 202 aiez — 203. 204 penseez : celeez Quand faut-il la choisir? 11 % Tu ne doiz pas par nuit choisir celé ou veuz mètre ton désir. Icen retieng de ma doctrine: 220 tout bren semble par nuit ferine. Nulz homs ne porroit bonnement fere vritable jugement par nuit, se famé est lede ou bêle, tant veïst cler a la chandele. 225 Après que famé ara beii, ne soies d'esliere meli: vinz font les pensées ouvrir, et maintes foiz vrité couvrir. Les vinz font engroissier les veines 230 et les faces fronchies pleines, et maint vont font il coulourey qui ainz estoit pale ou morey. Por quoi qui veut amie fere soit avisé, s'il me veut crere, 235 de choisir ainz qu'ele ait beti: si ne sera pas decheii. Or t'ai je moustré par reson en quel lieu et en quel seson doiz choisir. Or faut que je die 240 de qui tu doiz fere t'amie. Garde que t'amie soit bêle, jeune, tendre, fresche et nouvele, simple, douce, plesant, avable, 218 B mestre ton plesir — 219 Icen] D Ung peu — 220 bren] D ble, C bien — 222 C f. . i. uerit., D f. uray ne bonj. — 223 — 224 so7it intervertis dans D — 223 D (par nuit manque) de femme celle e. — 224 B tout v.; D tant la uist c; cler] AB il — 225 D Ja puis q. — 226 D délie trop esmeu; C esmeu — 227 D uin faict — 228 D et souuent les uices c. — 229 D Le uin faict engrossir — 230 D faces fresches et pi. — 231 D m. uis en est c. — 233 D Par tant qui — 235 B quel — 236 D nen seras — 237 A Or ie te m. — 239 je] C ien — 240 fere] C esliere — 242 B ieune, C genne, D ieune; D f. t. et n. — 243 D douce gaye amyable 226 soiez deslire — 235 qle et passim — 240 deiz — 242 nouuelle 12 Qui faut-il choisir? sage, courtoise et henorable. 245 Et se il te vient en courage d'amer famé de grant aage, de celles assez trouveras plus que des jeunes ne feras. Aime en haut lieu, se tu es sage, 250 et famé de noble parage. [f. ôâ""] Tant plus sera de noble afere, plus sera douce et debonere: cuer gentil, douz et debonere fait tantost ce qui est a fere. 255 Et tu pues d'autre part voier: fille a vilain se fet proier. Por cen voil gen que hautement ainges et prenges hardement: ja ne souferra gentillesce 260 que fin amant vive en tritresce. Toutes famés tien a vilaines qui font perdre as amans lors paines et qui refusent et desdiënt ceulz qui sanz faintise les prient. 265 Vilaines sont il voirement; je le te preuve clerement: celé est vilaine a qui l'en donne s'amour, s'el ne le guerredonne. En famé de tel vice esprise 270 ne soit ja ton entente mise: nul ne doit tenir en chierté famé esprise de tel fierté. D'amer haut ne t'esbahiz mie, 248 BD des geimes et passim, C de j. — 249 haut] C bon - 249—254 manquent da^is D — 253 AB quar — 254 C cen quil a a faire — 255 D Congnoistre peulx tout du premier; B uoir — 256 ABD filz de v. — 257 AB hardement — 261 C Toutes tieng celles a.; D f . ie tiens v. -- 262 as] B es; D font aux a. griefz et p.; D ajoute: perdre et bien mal gracieuses, telles ne sont point amoureuses — 263 D et qui] qui; D et] et qui — 265 B Bien uilains sont il v.; D elles; C sunt auerement — 266 B se le ; D te le — 268 B elle ne g., D celle ne le guerd. — 269 D prinse — 272 D prinse; C teille f. Comment un amoureux doit se conduire 13 quer Ovide nous certefie: 275 famé ne puet, qui biau la tente, fuire qu'a amer ne s'asente. En courage te doit monter a toutes famés sormonter: a envis homme qui biau prie 280 treuve famé qui l'escondie. Finalment tu doiz supposer tout generalment, sanz gloser, que toutes famés ont grant joie quant aucuny d'amer les proie. 285 Or as tu vett quels persones [/. ()5'^\ sont por amer dignes et bones. Or voil a ton estât venir, comment tu te doiz contenir, se vers amours veuz assener. 290 D'estre sage te doiz pener: miex vaut sens sanz biauté avoir qu'avoir biauté sanz riens savoir. Qui a biau cors et biau visage, poy li valent se il n'est sage; 295 quer il est tout en la manière comme ymage paint en mesiere. 0 tout cen doiz estre cortois des chevelz siques es ortois: par courtoisie et par largesce 300 puet l'en monter en grant hautesce. Biau parlier soies toutes voies 274 nous] C le; D le nous uerifie — 279 D a tard nul h. — 281 D Et si en toi d. — 282 D (tout manque) generallem. et s. — 283 D toute famé a — 284 D aucun homme daymer lessaye — 285 veii] D oy ; B quaillez — 286 por] D a — 288 D comme ; C maintenir — 289 D a. nest assuerez — 290 D A e. s. paruenez - 294 D bien peu luy uault — 296 B cora ; C mai- sere — 297 D De toy tu d. — 298 D du bout du pied iusques aux doys — 301 D Beau parler ayes toutesfois 276 qu am' — 282 g'nalment — 286 bonnes — 295 ê; ê — 301 soiez 14 Préceptes sur la propreté a toutes gens, ou que tu soies: en biau parler n'a pas grant forche, quer biau parler langue n'eseorche. 305 Ne soies orgueillous ne fier; ne hurte nuluy ne ne fier: qui maine orguil et felonnie n'est pas digne d'avoir amie. Humble dois estre et debonere, 310 se tu te veuz vers amors trere: homs monte par humilité, qui par orguil ehiet en vilté. Prouz, hardi doiz estre et apert; qu'il soit issi, bien y apert: 315 ti'op maie chose est couardie, ja couart n'ara bêle amie. Ces reules que j'ai devant dites doivent en ton cuer estre escrites. Qui ma doctrine et mon art tient, 320 or veon qu'au cors apartient. [/. 66^] Je voil que tout amorous et biau chief et propre ou biau touset. Issi le fay, que qu'il te coste; mes par force riens n'i ajoste. 325 Tes ex doiz tenir netement et tes oreilles ensement. Oste le peil de tes narilles et cely d'entredeuz s oreilles. Tienges tes denz blanches et netes, 330 combien que de ta cure y metes. Et si te garde bien et paine que tu n'aies malvaise alaine: gar que tel vice ne te touche, 307 inaine] D ayme; et] A ne — 311 D homme — 313 D doit estre en a. — 314 qu'il] B que; D ainsi bien et a. — 315 trop] D car — 320 D tout soûlas et desduyt en uient — 322 D chef propre et b. toufet — 323 A quel t. — 324 par] D a — 326 D (et manque) pareillement — 328 BD entre les s. — 333 B garde (te manque) ; D garde ce v. 305 soiez — 314 appert— 318 escriptes — 320 que au — 324 aiouste — 332 naiez et mr la toilette 15 que il ait limon en ta bouche. 335 Ta barbe fay rere et soustrere a tel qui bien le sache fere. S'as poy coulour et tu t'en doilles, garde que farder ne te voilles ne contre nature estriver: 340 vont d'omme plest sanz coutiver. Amant doit estre megre et pale: amour gresse et coulour avale. Qui c'onques d'amors est betez, il n'est gras ne acoquetez: 345 pale doit estre par nature qui les nuys veille en grant ardure. Issi le font les amourous as finz euers douz et savorous. Robe doiz avoir propre et nete, 350 au cors et au colet bien fête, si que ton corset ne ta cote ne facent plique ne hanscote. Gar que ta chemise ne monte si haut que tu en aies honte. 355 Soies mignot de bel affere [/. 06^] en cen que poy te couste a fere. Aies chaperon bien fetis: trop grant ne soit ne trop petis. Met le si et enchaperonne 360 que nul par flengue n'en sarmonne. Au col aies un fermaillet 334 D quil y a. — 336 D qui la s. b. f. — 337 D Se a p. c. et que t. — 340 D car il y eschet grant danger — 341 D Auant doibs — 342 D ta couleur nen est point plus malle — 343 A qui onques; betez] D féru — 344 D ne doibt estre pour gras tenu — 346 D q. v. les n. par a. ; en] B a — 347 B Ainsi, D Aussi — 350 du] D au (les deux fois) — 351 D ton pour- point — 352 D face ply ne haulte coste; B pleet ne hauc; A hauscote, C hancote — 353 D Garde — 354 D tu en] nen — 356 B se tu ueulz a tez amours plaire, D combien que tout te c. a f. ; C ce; A qui — 357 D Ayes chappeau qui soit petis — 359 D En tel guise ten c. — 360 D nul nen gronde ne s.; flengue] C moquier 337 duelles — 354. 357. 361 aiez — 355 soiez 16 Costume d\m amoureuœ poi parant on un esmaillet net et propre, fetis et gent: il plest mont a aucune gent. 365 Tes manches doiz fere drecbier si qu'il n'i ait que adrecbier. Mes tel nouveauté ne fai mie que l'en le tienge a moquerie. Tes mains tienges saines et netes, 370 qu'il n'i ait roignes ne bubetes: rooigne tes ongles souvent se veuz estre en nostre couvent. Aies cbaint de cuir ou de soie, bêle bourse et bêle coroie, 375 biaus coutealz, bêle gibechiere, se veuz avoir bonne amour cbiere. Chance toi en bêle manière: tire ta chance a la lasniere, si qu'il n'i ait plique ne fronche. 380 Ovide neïz le te nonche. 0 tout cen, si comme il descript, doit estre ton pié si escript en ton soulier ou estivel que ne semblés pas harivel. 385 S'il avient que chevauchier deies, sele fetisce et biau frain aies et biau sorchaint et bêle espee: 362 D bien ioly ou ung e. — 363 D fay le faire petit et — 364 D a daul- cunes g. — 365 D Oultre tes m. doibs dr. — 366 qu'il] A quel; B que il ni ait quad. ; D que redr. — 368 D le manque — 371 B roigne, D rongne; BD o. bien s. — 372 D se uenir ueulx ou ton uueil tent — 373 chaint] AB soit; D Saincture aye coincte de s. — 374 D et gente courroye — 376 bonne] D ton — 377 D place les 4 vers suivants après 384 — 378 D c. par derrière; C a] en — 379 qu'il] A quel, CD que; C ne] ni — 380 B mesmes le tanonclie; D 0. le te dit et n. — 381 0] C A; comme] B que; D ce que iay cy esc. — 382 escript] D petit — 383 D et si serre en ton soullier — 384 D que point ne ten viengne encombrer — 387 D (et manque) beau bauldrier et 362 pant — 370 que il — 373. 386 aiez — 385 chevaucher doiez Costume cVun cavalier 17 telz choses sont a grant durée. S'as biau coutel, pendu doit estre [/*. 66"] 390 a las de soie au costé destre. Heuses et espérons doiz prendre en quoy il n'ait riens a reprendre. Chapel et bouche ou mantelet doiz avoir, propre et netelet; 395 mes ne les prenges ne ne vestes s'il ne fet pluies ou tempestes. Ices choses que j'ai retretes doiz avoir, propres et bien fêtes. Tel cointise est assez setire: 400 un biau harnoiz longuement dure. Se tu n'as gueres ou cen prengnes, je voil que tes despens restraingnes ainz que tel chose ne soit fête: plus dure honte que souffrete. 405 Cointement se doit contenir qui veut d'amors a chief venir por fier ne se face clamer, mes a petis et grans amer. En tous lieux, ce doiz tu savoir, 410 doivent finz amourous avoir biaus fez, biaus diz et bêle guise, si que chescun les loe et prise. Se tu veuz d'amours a chief trere, issi le te convient il fere; 415 si que chescun sera message de toi et de ton vasselage. 388 D telles c. s. de d. — 389 D Se as ung cousteau — 391 D Hou- seaulx — 392 D ou il ny a — 393 D Chappeau dague et m. ; C c. ou h. ; B et m. — 395 D mais garde bien que ne les mettes — 396 B se il, C si ne — 397 D Itelz — 398 C propres nettelettes — 399 D Telle c. — 400 D ung tel harnoys ; B hernez — 40 1 A nas ou ce prenges gueres ; D (tu manque) guieres et que ten plaignes — 402 C reffrengnes, D reffraignes — 406 D q. d. a c. V. — 407 D te faces — 409 ce] D se — 410 D doibs tel mot amou- reux a. — 411 D comme b. f. et -■ 412 D beaulx dictzs si q. c. te p. — 414 D tout ainsi (il manque)\ couvientl B comment 406 chies — 411 bialz f. Bibliotheca Normannica V. 2 18 Lieux où un amoureux Quant celé que ton cuer désire de toi orra tant de bien dire, vers toy sera plus amiable 420 et plus douche et plus acointable. Tu voiz comment te doiz dédire. Or te voil après cen descrire en quelz lieuz tu doiz tes reiz tendre por parler a t'amie tendre. [/*. 66'^] 425 Se t'amie hante au marchié, va y par le chemin marchié. Tray toi la ou elle sera et regarde qu'elle fera. Illec en la place commune, 430 qui de mainz lieux le pueple aiine, ou de l'aler ou du venir peuz a lié parler avenir. Et se elle repaire au temple, qui de pueple maintes foiz emple, 435 illec a lié parler porras en quel guise que tu verras. A ces dances, a ces karoles porras dire plusors paroles ou fere signe, ce me semble, 440 a la bêle qui ton cuer emble. Es basteaux, es communes places voil je que tes reiz tendre faces. As joustes, a telz assemblées 417—418 sont passés dans D — 420 et plus] D plus — 421 D te uoys desduyre ; C d. condire — 422 C v. ien ap. ce dire, D v. cy ap. escripre — 423 D quel lieu — 425 au] D le — 426 C ua il p.; D ou le chemin qui est marche — 427 D la manque — 428 A resg.; C et garde que e.; D ce que f. — 429—430 manquent dans D — 431 ou, ou] D et, et — 432 D a elle pa- raduenir — 433 se elle] A selle, D celle — 434 de] D du ; AC maintes — 435 D adonc a elle; A parler a I. — 436 quel] D tel — 439 A signes, B signez — 441 Es, es] C As; D Sas affaire en c. — 442 D le uueil — 443 D ajoute: de peur daulcuns ialoux peruers — qui compileroyent sur tes uers — 443 A A j., BD Es j.; D j. et es a. 425—426 marchié — 437 cez k. — 438 proies — 441 qmunes I peut rencontrer sa belle 19 viennent les dames bien parées. 445 lUec porras tu bien choisir celle ou veuz mètre ton désir. La viennent il lies et drues por veer et estre veues. Et s'il est issi qu'il avienge 450 que li rois en la ville vienge, ou que le tornoi estre i doie que chescun de voier a joie, tu te doiz lors celle part trere ou celle est qui tant te doit plere, 455 pour veer et pour regarder cen qui doit venir sanz tarder. Sanz souspechon y porras estre, soit a estai ou a fenestre; quer il n'est nul, soit fol ou sage, [/*. 67^] 460 qui n'auge lors rendre musage. Lors ta dame salueras et bien prez de lié te treras, soit a destre soit a senestre, le plus prez que tu porras estre. 465 Par regarder, par manier, pues ton désir senefïer. Et issi, sanz aperchevance, vendra la première aliance. Aresne la, se tu ez sage, 470 au premier de commun langage: „qui sont ces chevalx qui la viennent?" requer, ou „ceulz qui la se tiennent?* 445 D Adonc p. — 446 D ueult — 448 veer] D regarder — 449 AB se il — 450 D le roy — 452 D ou c. ua pour prendre ioye; B uoir — 454 D ou est c. qui te d. — 455 B uoir, D uiser — 456 D se quil d.; AB V. et aler — 458 D a dextre ou a senestre — 459 C n. ou f., D ne f. ne s. — 460 C qui noist 1.; D quil naille hors r. — 461 D ton amante — 462 D délie te tiendras — 463 D soit en huys ou s. en fenestre — 464 tu] C te — 465 C Pren garde par mainte manière ; D Pour r. a ton loysir — 466 C peus ton parler ce peut soffire, D celle ou metz tout ton désir — ■ 469 D Aorne la — 470 D de plaisant et propre 1. — 471—472 manquent dans D — 472 ceulz] C ces 447 liées — 467 apcheuance 2* 20 Moyens de se rendre agréable Quel chose que elle responge ne tien a fable n'a menchonge: 475 otrie li sanz contredire tout cen qu'elle te voudra dire. Loe cen qu'elle loera; blasme cen qu'elle blasmera. Conferme toutes ses paroles 480 a voir, tant seent cen frivoles. Se il chiet poudre en son geron, soit sus robe ou sus chaperon, escorre la doiz sanz hurter se de lié te veuz acoster. 485 Et se poudre n'i est trouvée, si doit el par toi estre ostee. Cescune cause est convenable par quoy doiz estre serviable. Lieve sa robe en bêle guise, 490 se elle est trop par terre mise. De servir puet grant bien venir; souvent le veon avenir. Par aprez cen tu doiz veei qui lez vouz se vendra seer /. 67^ \ 495 que il ne foule ne ne grieve celle pour qui ton cuer s'eslieve. Fin amourous doit tout ce fere que il pense a sa dame plere. Issi le fay se tu ez sage: 500 de poi se muet legier courage. 473 D Quelque c. — 474 a] A na; n'a] BD ne — 475 D sans la des- dire — 477 D Et 1. — 478 AB et b.; B el — 479 ses] B cez — 480 D pour urayes et fussent f.; tant] B tout — 481 D Et sil c.; A gueton — 482 soit] D ou; A sur — 483 C sanz oster, AB et oster — 484 BD acointer — 486 B si en d. el estre o., D si faings que par toy soit o. — 487 A sause — 488 A seruissable — 489 sa] B la — 490 D selle est en pouldre ou t.; C trop manque — 492 D le uoit on a. — 493—495 manquent dans D — 493 B d. sauoir — 494 B quellez v. se uouldra; A uoudra — 497 D A. d. de bon cueur f. — 498 D tout ce qua sa d. ueult p.; B puisse — 500 AB de quoy s.; D de tout ton pouoir et c. 479 proies en ces circonstances, à dîner 21 Quant les roys et contes vendront et ceulz qui ovec se tendront, ou les barons sanz deleer iestront as chans pour torneer, 505 se ta dame lors te demande lor nons, respon a sa demande: „cil est Franclieiz, cesti Certain". Feing que de tout soies certain. Bel et cortoisement li conte: 510 „celi est roys et cestui conte". Di lors nons, se tu puez, vritables; se non, si les di convenables. Et posé qu'el ne les requere, si doiz tu telz choses retrere: 515 celi ne se doit mie tere qui par biau langage puet plere. Par telz plesanz arresnemens viennent les premiers mouvemens par quoy les jolies pensées 520 sont des dars amourous naffrees. S'il avient que a diner soies en tel lieu ou ta dame voies, bien aras accès, ce me semble, de parler toi et lié ensemble. 525 A table se peut l'en dédire et moût de bêles choses dire. Chescun y peut jangler et rire: 501 et] D ou — 504 as] BD es; toraeer] D boniourder — 505 A dame te dem. lors — 506 lor] C les — 507 cil] A sil, B se il; D sil est courtois pour tout certain; C cestui christain — 5u8 D uaillant francois preux et haultain — 509 bel] D bien — 510 C cestuy e. roy cestuy est c. — 511 lors] C les; CD tu manque \ CD uerit. — 513 B quelle ne r., D que ce ne r. — 515, 516 viennent dans D après 520 — 515 D pourtant cil n. s. d. m. traire — 516 puet] B doibt — 517 D Par plaisans arraisonnemens — 520 des] A de — 522 ou] C que — 523 accès] A assez, C ases, B temps, D saison — 525 puet] D doibt — 527 C y manque; jangler] B iaugier, D parler 508 soiez — 519. 520 penseez : naffreez — 521. 522 digner soiez : uoiez — 525 len a été ajouté en marge par une main postérieure 22 Comment se faire aimer, le droit de table le désire. Lors après boire vient l'esbat, [/*. 67^] 530 qui les gens dédit et esbat. Les vinz estent cure et tristresce et font venir joie et liësce. Moustre a ta dame bêle chieie. En telz lieuz et en tel manière 535 ont plusors a amer empris a qui depuis en est bien pris. Siques ici t'ai devisé comment porras estre avisé de querre celé au cler viere 540 de qui tu veuz t'amie fere. Or te voil tretier la matière en quel guise et en quel manière porra de famor estre esprise celé que issi aras quise. 645 Premièrement ferme fianche doiz avoir et ferme esperanche de sormonter toutes puceles, tant soient il riches et bêles. Les oisiaux leront le chanter 550 et les lévriers lièvres hanter ainz assez que famé escondie genne homs d'amer qui beau la prie. Meïsmes une papelarde de qui tu ne te prendras garde 555 et de qui ne le porras crere, celé plus tost le voudra fere. Amour nous a si doctrinez 531 cure] D dueil — 533 bêle] AB bonne; D belle et chère — 534 D en seure et bonne m. — 535 D plusieurs a aym. ay aprins; ont] B ou — 536 D et qui d. en e. b. aprins; B est de puis — 537—583 manquent dans D; C Juques — 538 C comme — 539 au] C a — 540 B t' manque — 543 AB p. ta dame e. — 544 A qui — 545 fianche] B et france, C franche — 546 ferme] C feme — 547 de] AB et — 548 tant] B tout; et] C ou — 550 B (et manque) lez leuriers li 1. — 552 C aus hans da. ; A la manque — 553 B Mesmez — 555 ne le] B tu ne 539 cleir — 552 gennes — 557 nos même des plus rebelles ? 2d que touz i sommes enelinez, et les famés comme les hommes: 560 dex soit quelz pèlerins nous sommes. Mes entre nous a tel distance que l'omme de parler s'avance, et la famé, je l'ose dire, plus couvertement le désire. [f. 67^] 565 L'omme doit le premier preer et enchaucier et suppléer. Aprez, quant la famé est conquise, preera elle sanz faintise. Famé qui fin amant refuse, 570 mesprent vers nature et mesuse; quer famés doivent par nature mètre en amer toute lor cure. Or enpren donc le hardement d'amer bien et settrement. 575 A envis en trouveras une qui n'ait la volenté commune: toute famé, que qu'ele die, a grant joie quant nen la prie. Ne te tien ja pour escondit 580 pour cen que elle t'escondit: famé si est de tel nature que, combien qu'elle ait grant ardure, si veut elle longue proiere, que nen ne la tienge a legiere. 585 Après cen, se tu me veuz crere, tu doiz tant laborer et fere que cognoisses la chamberiere que ta dame a segree et chiere. 558 B suymes — 562 C paler et passim — 563 je] B se — 564 C le dois dire — 568 B pensser de raler s. — 575 C trouueres — 576 B n' manque — 579 A te manque — 580 B ce quelle ta e., C ce se elle te e. — 583 D tamen elle ueult 1. — 584 D quon nel t. pour 1.; AB la manque — 586 C et manque — 588 D que ton amoureuse tient c. 560 Tï\ cf. 557 e^ 561 — 562 lôme — 587 châbere 24 Utilité de la suivante Par celle porras tu savoir 590 se sa dame porras avoir. Bien y sara mètre remiere, s'elle veut, en mainte manière. Mes garde que ce soit tel famé qui sache le conseil sa dame 595 et qui pour rien ne desclorroit cen qu'elle verroit et orroit. Tant li doiz proier et prametre que elle y voille conseil mètre. S'elle veut, assez de legier [/*. 68^] 600 porra tes griés mais alegier. Quant ovec sa dame sera, l'ore et le temps avisera que ses amors et ses pensées seront plus de legier tornees. 605 Famé est en un temps douceiouse, en autre fiere et orgueillouse: por cen faut il temps esleu; toutes choses ont temps deii. En près le temps jolis, nouvel, 610 plain de joie et de renouvel, que famé est drue et envoisie, lors est il temps que nen la prie. Et s'il avient qu'elle se plengne que son ami une autre tiengne, 615 lors sera de legier meiie quant se tendra por dechetie. 590 sa] D ta — 591 D pourras trouuer remède — 593 B se e., D celle — 593 D garde bien que soit; ce] C se — 594 sa] BD ta — 595—598 manquent dans D — 595 AB nel — 596 et] C ou — 598 B quelle — 599 B se le V.; D celle v. — 600 C porras, D pourras; D grans m. — 602 D ung temps certain a. — 604 B trouueez — 605 D femme a dancer est cu- rieuse — 606 A et en a., B en laultre; D une autreffois est o. — 607 faut] C ont; D ce te f. — 608 D ont leur t. — 609 A en )?ms iolis et en n., B en un pris iolis et n., D en printemps ioly et n. — 610 B de nouuel — 611 D quant f. e. d. et iolye — 612 D q. len desplye — 613 C si la v. que len s. ; B quil luy souuienge — 614 D s. mary ung a. — 615 D lors elle s. — 616 D car elle s. 603. 604 penseez : torneez Elle fera l'éloge de Vamant 25 Quant la chambrière cen verra, qui lez sa dame se serra, mont bien sara voie trouver 620 par quoy el la porra mouver. Lors li dira tant de nouveles de toy plesans, douces et bêles, de ton bien, de ta courtoisie, qu'elle en sera toute esbahie. 625 „Cil est douz et cortois et sage, propre, fetis, de droit aage; touz jors voudroit jouer et rire: ce est tout quan que nen puet dire. Sus touz autres est le nonper; 630 je croi qu'el monde n'a son per. Telz boms doit bien avoir amie, se homme l'a qui soit en vie. Iceli vous aime et désire; celi por vous plaint et sospire. [f. ôS^^ 635 Telz homs devez vous fere amis, qui tout son cuer en vous a mis. De bien amer vient tout déduit; cescun le tesmoigne et le dit. Nul ne soit que joie puet estre, 640 s'il n'a d'amors esté a mestre. Or amez donc seiirement quant vous avez l'eesement. Cil qui ne fet quant il puet fere 617 BCD cen manque — 618 B que 1. ; D quen bonnes sa dame sera — 619 AB moult; D lors science et scauoir; B pourra; C uoie de uoir — 620 C quoi la porra esmouuoir; BD elle — 622 D plaisantes doulces b. — 624 BC el — 625 B Seil, D Sil — 626 D faitis et de bonne a. — 628 D cest ce que tout son cueur désire; B cest; A tout manque — 629 D Sur; A cest— 630 B que en m., D quau m. — 631 D auer enuie — 632 D se nul en a q. — 634 C et lui pour, D et pour v. se pi. — 635 B De t. h. devez f., D Tel homme doibt estre uostre a. — 636 D c. a en nous m. — 638 D Guide grant nez le te d.; B tanunce — 640 AB seil; AC a manque — 641 D doncques — 642 BD v. en a. ; BC esement, D aisément — 643 D quil n. 620 mouuoir 26 II faut s'abstenir de la suivante ne fet quant son vouloir repère." 645 Par telz paroles ou semblables propres a cen et convenables sera tost la dame acordee a bien amer et estre amee. Se la chambrière y veut entendre, 650 nule meillor rey n'i peus tendre; quer ja n'iert famé si bien prise comme se par famé est conquise. Mes garde bien que lu ne couches 0 la chambrière ne ne touches. 655 Se tu l'avees acointie, ta cause en seroit retargie. Tantost de toi s'apreucheroit et sa mestresse esloigneroit. Issi le feroit, bien le sey; 660 quer il n'i a tel comme sey. Si te seroit trop mescheli se de ta dame estoit seli; quer tu perdroies a une hore cen que tu veuz qui te secore. 665 Si en seroit il verement; quer famés sont en tel dément de nouveles cherchier et querre . qu'il n'est rien qui le puisse crere. Or te garde donc de cen fere, [/*. OS''] 670 se d'amors veus a bon chief trere: 644 D son plaisir et du tout parfaire — 645 telz] C ces, D ses — 646 D p. et a ce c. — 647 A tost manque — 649 B veult est rejeté au com- mencement de 650; D ueult tendre — 650 rey] B manque, C rer; D ne doibt t. — 651 D mieulx ne peut femme estre soubzmise — 652 D par homme ce p. femme nest prise — 653 BD touches — 654 BD a la cham- beriere ne t. ; D couches — 655 D Car s. tu 1. auois accointée — 656 D cause s. esloingnee — 662 A tamie — 663 D perdrois tout a; a] B en — 664 qui] D que — 665 A Sen s., B Ainsi s. ; D II seroit tost sceu uoir. ; C en man- que — 666 C que f.; D f. ont lentendement — 670 A d' manque 645 pôles — 649. 654 châb^ere — 655. 656 acointiee : retargiee — 663 perdroies — 667 ch'ch' V amoureux doit écrire à sa belle 27 il convient trop droit carier qui vers amours se veut lier. Apres doiz a ta dame escrire, soit en parchemin ou en chire, 675 ta volenté et ton courage, humblement et par douz langage. Ne sees de preer escars, combien qu'el die ses escars: par douz parler et biau prier 680 fait l'en dur cuer amoliër. Ne tien prières a frivoles: dex lessa vertu en paroles. Par biau parler vient grant eîir, par mesparler grant meseiir. 685 Dex meïsmes, qui tout cria, quant aucuny mesfet ly a, ne soit refuser, qui le prie, mes son mesfet tantost oublie. Or escri donc en tel manière 690 au premier a ta dame chiere qu'il n'i ait mot de vilanie, mes d'enor et de cortoisie. Par tes letres p orras aquerre s'amour et son courage enquerre. 695 Mes garde qu'elz soient si fêtes que ton non ne le soen n'i metes: tel, se devient, les ouvriroit qui tantost vous descouvriroit. 672 D uers amours et le deprier — 677 de] D du — 678 D manque (bourdon); B elle — 680 D peult, amolir — 681 a] D en — 682 D uertus — 683 D V. ung g. — 684 D et p. mal p. g. maleur — 685 D Jhesus mesmes — 686 C aucun, D aucun homme — 687 B ueult — 689 — 693 matiquent dans B — 689 escri] D es tu — 690 D a ta d. plaisante et c. — 691 C qui ni — 692 D mais tout dhonneur et c. — 693 tes] C ces, D ses — 695 B quelle, CD que s. — 696 D son n. ne le tien — 697 D tel peut estre 1. 674 pchemin — 678 côbien — 682 em — 692 de h. 28 Comment il faut faire sa lettre Et amour qui n'est bien celée 700 ne puet estre a longue durée. Nus ne peut fere greignor perte que quant s'amor est descouverte. Cescun le dit, cescun le crie; si en sort blasme et vilanie. [f. 68'^] 705 Et por cen seut il avenir que tel amour ne puet tenir; quer telz pies et tel janglerie sont cause de la départie. Amors qui ne sont bien celées 710 sont sur toutes riens diffamées; car chescun les monstre o le doi, bien le te puis nonchier et doi. Pour cen doiz si fere ta letre que non ne sornon n'i doiz mètre: 715 folie est de cen descouvrir que nen doit celer et couvrir. Pramet li assez de pramesses, grosses et grandes et espesses: de bone hore fu mis a letre 720 qui cortoisement soit prametre. Assez prametre petit grieve, et si sort le courage et lieve. Chescun puet pramesses avoir, combien qu'il ait poi de l'avoir. 725 Pramesses treent les puceles et font venir a nos cordeles; pramesses ou nen a fianche 699 Et] D Car — 700 D peult auoir 1. — 705—706 manquent dans D — 705 seut] B peut, C sont — 706 C que el t. — 707 A que t.; D aussi telz par leur j.; B tail p. et tail glanglerie — 708 D causes; A la partie — 709 bien] D point —710 BD sus; BC toute; B rien — 711 car] A que; D ch. si 1. m. au doy — 712 D uueil annoncer — 713 D cy — 715 D cest grant folie de d.; cen] B se — 716 que] B ou; D ce quon d.; nen] C ne — 718 BD grand, et gross.; et] D fort — 719 D fus — 724 A poi manque; D ilz ayent bien pou dauoir — 725 B croient — 726 D le plus souuent a; a nos] C as; A cordeles nos 713, 719, 753, 757, 762 leitre Promesses, cadeaux; leur pouvoir 29 donnent lonc temps grant esperanche; pramesses tornent les courages 730 a toutes gens de touz aages. N'enteins un fol qui va en lesse se fet lié de bêle pramesse. Fain touz jors que donner li doies le don que pramiz li avoies; 735 lors se tendra bien assignée de la pramesse recordee. Mes, quelz pramesses que tu fâches, garde bien que ne les perfaches: ens en Tore au bas te metrees, [/*. 09''] 740 se telz choses li amordees. Je ne di pas que jouelés petis, propres et netelés, ne doies tel foiz est donner: bien le sara guerredonner. 745 Par donner pu et grant bien venir: souvent le veon avenir. Parprendre et donner, ce me semble, sont mère et fille bien ensemble. Au premier est fort, sanz don fere, 750 que tu te puisses vers lié trere; pour cen faut il que sagement aquerges son acointement. Gar que ta letre ne contienge chose qui a ennuy li vienge. 755 En tel letre ne doit avoir tritesche, ce doiz tu savoir. 728 C doiuent; D d. ung t. bonne e. — 729 C trouent — 731 A Ne teins, C Nen tient, BD Mesmez; D q. na lyesse — 732 D est lye — 733—740 C doiz : aiioiz — 735 D tien; C signée — 737 B quail promesse — 738 D bien manque; CD q. tu n. ; A les manque — 739 ens] B manque, D car — 740 D leur apportoys — 741 D qua iouuencelles; C ioules — 742 D ne leur donnes choses nouuelles — 743 D tu doibs a ycelles d.; B doingez; C estre donner — 744 D b. te le scaiiront guerd. ; C seira — 745 C Pour d.; D peulx a b. — 740 veon] D uoys — 747 D Pour p.; ce] BC se — 748 D m. et f. sont — 751 C fait — 753 D garde q. ta 1. ne tiengne — 754 D c. parquoy e. — 755 En] D Et — 756 ce] D si 733. 744 doiez : auoiez — 743 doiez — 750 puissez 30 Si Von ne répond pas ou qu'on te repousse, S'ele ne veut ta letre prendre, mes sanz liere la te fet rendre, suy ton propos, se tu ez sage; 760 quar el muera son courage. Tantost se sera repentue que ta letre n'ara leiie: famé mue plus tost pensée que n'aroies ta main tournée. 765 S'ele la liet et ne rescrive, ne li contraing ne n'en estrive; mes doiz lors souvent envoler bêles letres pour lié proier. Quant unes en ara leiles, 770 les autres seront recettes. Apres sera entalentee de rescrire toi sa pensée. Premièrement a aventure te rendra letre tristre et dure, [f. 69^] 775 par quoy te voudra suppléer que ne la veilles plus preer. Mes pour cen ne t'esbahiz mie; quar, combien que tel chose escrie, sa volonté est du contrere. 780 El le fet pour toi miex atrere: el a grant désir que soit fête la chose que elle contrete; mes issi le fet pour veer se tu la saras miex preer. 785 Donc doiz suyrre aviseement, 757 B Se el, D Celle; ta] A la — 758 D et sen Iheure; B fay; C tendre — 760 D car elle; C mura — 761 se] D ce - 762 D 1. elle n. ueue — 764 A que ta main naroiez t.; D que tu nauroys; C arois; B leuee — 765 B Se el, D Celle ; ne] C len — 766 B ne len c, D nen soyes dolent — 767 D m. tu doibs s. — 768 B belle; lie] BD la — 769 D Car q. une un auras, AC aras — 770 D tantost les aultres sont r. — 772 D de te rescripre s. — 773 D a laduent. — 774 B uendra, D tenuoyera — 777 C tesbahnnie — 778 D (quar manque) rescrie — 780 D Car elle le f. pour mieulx tattraire — 781 D et a; que] A quel — 782 B contraite, D contraicte — 783 D aussi; B ueir, C uaer — 784 manque dans C; D scaurois; BD preir — 785 D d. tu suyure seurement 764 aroiez persévère, et tu réussiras 31 non contreitant, tel mandement. Et s'el le fet .iii. foiz ou quatre, si te doiz tu touz diz esbatre. Se par biauz diz la soiz proier, 790 s'amor ne te porra voier. Et fiist or plus dure que marbre, au premier coup ne chiet pas l'arbre. Ulixes n'estoit mie biaus, et si fist il touz ses debiaus 795 des greignors dames de Cartage, tant fist il par son biau langage. Or escri donc choses creables, douces, entrans et vraisemblables, et de tels diz li fay présent, 800 comme se tu ères présent. Entre tant, s'il puet avenir que seule la puisses tenir, soit en chanbre soit en cortine, se tu peus, ton désir affine. 805 Et se hors esbatre se vient, que le fet pour toi, se devient, arreste toy la ens en l'ore: illec doiz tu fere demore. A quel gieu qu'el voudra joer, [/. 69'] 810 celi doiz tu fere et loer. 786 C contrestant, D contractant mon c, B contre tail; BD comman- dement — 787 C Et ce le, D Et se ainsi trois — 788 D si tj d. tu tousiours B enbatre — 789 manque dans D — 790 D scaura nyer; B ueir — 791 D Et manque ; or] D elle, C orre — 792 chiet] D quiers — 793 D U. qui nestois — 794 C fest, D faisoit t. s. aueaulx — 796 C biau manque — 797 escri] B rescri, D est ce — 798 D doulces parolles amyables; C urais s. — 799 telz] D beaulx — 800 manque dans C; B comment se tu estoiez; D si tu estoys — 801 s'il] B se, C ce il, DU — 802 C puise, D pourras — 803 B soit en c. ou c. — 805 se] C ce deux fois — 806 C quelle, D elle f. — 807 la ens] D o elle — 808 D tu manque, ta demeure — 809 BC que V.; D elle — 810 B se ly; D accorder luy doibs et 1. 788 esbatre — 792 chit — 809 iouer 32 Fais partout compagnie à ta dame Tant comme illec sera présente, met a son gre toute t'entente. Tant comme el se voudra ester, en estant te doiz arrester. 815 S'elle s'asiet, tu t'aserras: issi son amor aquerras. Regarde bien sa contenanche, com cil qui en lié a fianche. Lors porra bien aperchevoir 820 que tu l'aimes a dire voir. Se aucun se vient la enbatre pour les genz déduire et esbatre, donner li doiz aucune chose: poi de chose nuist ou alose. 825 Tu doiz faire en tote manière cen qui plaist a ta dame chiere. Otrie li quant qu'el dira. Départ toy quant el s'en ira. Quant elle s'en sera alee, 830 si entrera en grant pensée. Lors li pleira bien estre toue, quant ta volenté est la soue. S'ele se veut ou que soit trere, va 0 lié se tu le pues fere: 835 famé aime mont la compaignie de cil qui la tient pour amie. Pren en alant bêle manière, 811 — 812 dans C viennent après 814 — 811 comme] B que; illec] D elle — 812 D faitz a s. gre et en son e.; t'] C s — 813 comme] B que; D elle uouldra illec estre — 814 D tu te doibs tenir a sadextre; B doibz tu ester — 815 B Se el, C se la siet, D Celle sass. tu te a. — 818 D entant que tu y as fiance — 819 D pourras — 820 D celle tayme a — 821 D Et saulcun se v. la esbatre — 822 D desduyre — 824 D affin que son cueur en toy pose ; ou] A et — 825 D Tu manque, Faire doibs — 826 D ce quil; AB tamie — 827 B (li manque) quanquez elle, D tant quelle; AC quele; A uoudra, B uouldra — 828 B Va ten q. elle se toudra — 830 D cherra — 834 D ua celle part se le peulx f. — 835 mont] D bien — 836 C enmie 819 apcheuoir Comment on peut montrer son amour à table 33 primes devant, primes derrière; primes iras hastivement. 840 A chief de foiz, tout bêlement, n'aies honte d'aler sorcoste. Nule ame souspechon n'ajoste en telz fes n'en tele aleiire: il semble que c'est aventure. [f. 69"^] 845 Soies courtoiz et henorable, se tu te siez o lié a table et en quel lieu que elle soit: grant chose est qui fere le soit. Issi porras sa grâce avoir, 850 s'il a en toi tant de savoir; quer saches: bêle contenanche granment les amourous avanche. La porras dire mont de choses qui seront couvertes et closes, 855 si porra elle aperchevoir que pour lié le diras de voir. Escrire pues en tel manière sus pain ou sus autre matière qu'elle porra liere a la table, 860 que ta vraye dame est sanz fable.' Ses eux si doucement regarde qu'il perge bien que ton cuer arde: vont teisant mainte foiz parole sanz signe faire et sanz parole. 838 D premier — 839-840 manquent dans D — 841 D aller a sa couste — 842 B Nuli s., D Nule manque-, n'] BD ny, C ni — 843 n'] B ne D ny, C manque; tele] B tail, CD tel — 846 D auec elle — 847 D quelque 1. quelle — 848 D cest g. bien q.-, le] B la — 849 B Ainsi, D Aussi — 850 tant] D fain — 851 D que faces belles c. — 852 B les amourous moult en a., D grandement les amours a. — 855 D ainsi pourra a. — 856 lié] D elle;' le] C li; CD de manque — 857 D telle — 859 D lyre en — 860 D que la tiens tamye s. — 861 D Des yeulx si — 802 perge] B prenge, D pert — 863 — 864 manquent dans D 841 naiez — 842 Nul; aiouste — 845 Soiez; bon. — 855 apcheuoir — 859 liere, re a été ajouté plus tard — 862 pge BibUotheca Normannica V. 3 34 Comment un amoureux doit se conduire 865 Quant la damoisele bera, regarde par ou ce sera: par icel lieu propre doiz boire; c'est demoustrance d'amor voire. Quelle viande qu'elle touche, 870 celle doiz porter a ta bouche. En prenant, se tu ez a main, porras bien toucher a sa main. Se boire veuz, tu li doiz tendre, que première le voille prendre. 875 Soit per a toi ou plus arrière, toutes choses preng-e première. Se sus ton chief a biau chapel, tantost li donne sanz rapel. Toutes ytelz choses doiz fere [f. 70''] 880 a la fin que li puisses plere. Tout ton cuer met sanz demorer a lié servir et honorer: si t'en ara plus aggreable et plus douz et plus amiable. 885 Lors li puez requerre et prier que s'amor te voille otriër por tes maulz refraindre et tes ires, quer il n'est riens que tant desires. Mes en tel guise la rechoive 890 que nule ame ne l'aperchoive. Quant les autres verras entendre aillors, lors li peus telz mos rendre. 865 D uerra — 866 ce] D se — 867 D du uin quelle beura d.; icel] C itel, lieu manque — 869 C Que v. que, D Telle v. — 872 a] D en — 873 D ueult — 874 D ains q. premier; le] B la — 875—876 manquent dans D; Soit] B Sert; per] C par — 877 D sur — 879 D Tous; C ycelx — 880 D affin que tu luy p.; B quil li puissent; C puisse — 881 C Tout manque — 882 lié] D la — 883 — 884 D intervertit les mots qui sont à la rime — 885 Lors] D Tu; C puet — 886 AD qui — 887 D par ton dueil r.; tes m.] C telx m. — 889 D Et par tel façon la maintien — 890 D que cognoistre ou {lisez on) ny puisse rien — 89 1 C les uerras aillors e. — 892 C aillors manque-, telz] B tez, D ces 890 nul; a perchoiue près de sa belle à table 35 Se lors ne veut que nen la prie, n'argue ne ne eontralie: vers lié tantost aroies guerre. Ce n'est pas bon que trop enquerre. A table boif en tel manière que n'en mues semblant ne eliiere et que tes pies et ta pensée 900 n'aient lor office oubliée. Gar toi de touz poinz de tencbier et de meslees commencbier: ja n'iert par bomme de value noise ne meslee esmeiie. 905 II n'apartient fors a merdaille a faire tenchons ne bataille. Pour cen voil gen que tu te gardes de faire choses si musardes. Mont de choses pues faire et dire, 910 tout sanz mesfere et sanz mesdire: tu peus chanter, se le sez fere, ou de bêles bordes retrere. Quant le bacin et l'eaue oveques seront pour laver mis illeques, [f. 70^] 915 pren par la main ta dame chiere pour prendre l'eve la première. En touchant peus fere semblant que tout le cuer te va tremblant por l'ardour et le désirer 920 du gent cors que sens remirer. 893 D V. pas que; BD len, C nem — 895 D v. elle bien tantost aurois; B auriez — 896 C Cen; D conquerre — 898 C nem; D semblance — 900 D n' manque; A oublie — 901 B Garde toy tous dis d., D Garde — 902 B mesleer, D meslee — 903 B quar ja nert par genz d.; D est — 906 a] D de; ne] BD et — 907 BD ce v. ie ■— 908 C faires — 909 D chose; C puet — 910 D meflfaire ne s. — 911 se] D si — 914 mis] C nus, D mains — 915 B tamie — 919—957 manquent dans B — 919 D et pour le désir — 920 D du corps qui est a ton plaisir; C seurs; A remuer 895 aroiez — 902 mellees; cômëchier — 903 p home — 913 leau — 914 illecques 86 Toucher le pied de sa belle sous la table Or entent bien ceste lechon: la n'a il point de soupechon. Mainte fois ai issi servi qui puis m'a esté deservi. 925 Ne soies ja trop delictable de marebier son pié souz la table: grant péril en porroit venir; si qu'il t'en vendroit miex tenir. Tu porroies tel pié marebier 930 qui la se voudroit enarchier por savoir ta volenté toute: cen que l'en ne voit est en doute. Je ne di pas, s'en tel manière estoies lez ta dame ebiere 935 qu'autri pié ne s'i peiist trere, que lors ne le pelisses fere. Quant les tables seront ostees et les dames seront levées, lors te dorra accès et lieu 940 la presse si comme le lien. Bien prez de ta dame t'acoste; marche son pié, touche sa coste: lors sara elle bien de voir que tu fes d'amer ton devoir. 945 Se ta dame lors te veut dire: „traiez vous arrière, biau sire", pren poour, si feras que sage; obeïs a tout son courage. 922 D ny ait — 923 D Mainteffois — 926 son] C le — 928 D tant q. t. uauldroit; C que cen — 929 C pouroies biem te p., D pourrois sur t. — 930 C uendroit; D solacier — 931 ta] D sa — 932 voit] C soit — 933 s'en] D quen — 934 D estois deuers — 935 C que aucu pie nie poues crere, D quantreprie {lisez autre pie) ne se peult; A ni peust — 936 C le manque; D les puisses bien f. — 939 accès] C ancies, D bien temps — 940 D que pourras parler de ton ieu; C prisse si c. le leu — 941 C près ta dame chiere t., D près de la tacouste — 942 son] C ton — 943 C seira le biem — 944 C fes bien demer — 946 D tirez ; biau] C bien — 947 D p. doue p. — 948 D et o., tout manque 925 soiez — 929 porroiez — 934 ëstoiez leiz — 936 peussez faire Feindre l'ivresse. Cîioix d'un messager 37 Se ne cremees sa parole, [/. 70''] 950 ta pensée seroit trop foie. Tantost seroit ta boule atainte, quer ja n'ieii; vraie amor sanz crainte. Quant elle verra que tu doutes ses faiz et ses paroles toutes, 955 lors s'aperchevra clerement que tu l'aimes parfaitement. Faing a chief de foiz un poi l'ivre, se tu crois mon art et mon livre, pour couvrir tes faiz et tes diz 960 se tu mesfaiz ne ne mesdiz. Se tu faiz rien dont nen te blasme, le vin en portera le blasme. Issi seras tu escusé, se tu as un poy mesusé. 965 Ne fai ja d'omme ton message vers ta dame, se tu es sage: itels messages m'ont nett; je m'en sui bien aperclieu. Trouver i puez trop bonnes causes, 970 se par vive reson te causes. Ja si tost ne diroit ta dame son gre a homme comme a famé: 949 D Si ne crains les siennes paroles — 950 D tes pensées seroyent t. folles — 951 D bouche — 952 ja] A la, C manque^ D ia amour ne yra s. — 953 D ajoute avant ce vers: Or note donc ce petit dit — selon que Ouide le dit — 953 C uerras q. tu la d. — 955 D adonc uerra tout c; C uroiement — 957 D Faing de faire ung pou lyure — 958 C mont a. et mont 1. — 959 C ces dis et ces fes — 9G0 manque dans C — 961 D Dont len te tence ne ne b.; C fres; B don; A te manque — 962 CD v. em- portera — 964 D ce dont les auras abuse; B mal use — 965 B Et ne fay d. — 967 D trop n. — 968 D suis depuis — 969 A puis, C poues; trop] D de — 970 D uiues raisons, C une reisson te causse — 971 tost] C tout 952 une corrigé en uraie — 955 apercheura — 956 pfaitement — 958 creis — 968 apcheu 38 Un homme est un dangereux messager famé a autre dit son corage qui vers les hommes est sauvage. 975 Donc est ta voie plus legiere se famé faiz ta messagiere. Famés puent parler ensemble toutes les fois que bon lor semble. Homme ne puet pas issi faire; 980 mes pour doute Testent retraire. Plus, homme peut parler de soi, la famé non, quer bien le soy. Lors se fet chief dont il est coue, [f. 70"^] et de ta cause fet la soue. 985 Deables aient tels messages (quer il ne sont cortois ne sages) qui vont entre l'arc et la corde quant il veent que nen s'acorde. Et quant il ne puent piez fere, 990 si seulent il blasmes retrere, a celle fin que la meslee soit entre l'amant et l'amee. Famés meïsmes sont meiies d'amer les personnes veues: 995 pour ce ne doiz tu d'omme fere ton message, se me veuz crere. Tel message doiz espiër en qui tu te puisses fier: il fet mal tel serjant tenir 1000 dont blasme et ennuy peut venir. 973—974 manquent dans D — 974 C sont — 975 D Dont, ta] la — 977 C puet paler — 978 les] C le — 979 D Ung h. ne peut ainsi f — 980 D le fault — 981 C homme parler de soi puet — 983 C illest; D il en court — 984 D dautres causes f. le sourt — 985 D Dyables y est de t. — 986 B quar eulz, D lesquelz — 987 qui] D mais — 989 C puet; D peuent nulz pis — 990 A blasme ; D leurs recours est blasmes et braire — 993—994 manquent dans D — 993 B meus — 994 B ueus — 995 C doit, tu manque — 996 se] B si — 999 tel] B le; D seruant 978 fois en marge — 998 puisse? L'amant doit louer les charmes de sa dame o9 Quant a ta dame parleras en lieu ou cen fere oseras, loe son biau chief propre et gent, digne a loer de toute gent. 1005 Loe sa face et son cler vis, pour qui tu ne peuz durer vis, mes t'esteut perdre contenanche, se tu faus a ton esperanclie. Loe ses eux parfetement, 1010 son nez assiz très proprement, sa bouche petite et bien fête, douche, riant et vermeillete. En tel manière que el Toe son biau menton et ses denz loe, 1015 et son col de propre fachon, par qui tu ez pris au lachon. Loer doiz toute sa semblance, son cors, ses bras et sa main blance, [/*. 71^] et ses dois rondes et tretis, 1020 et ses piez propres et petis. Loe son sens, sa cortoisie, et sa valour ne lesse mie, et tôt cen que dex y a mis. Lors seras tenu pour amis. 1001 D Et q. a table p. — 1002 D esteras — 1004 D toutes — 1006 C quoi — 1007 D te fault — 1008 D fais — 1010 D n. traictis tant p. — 1011 petite] D riant — 1012 AB bouche r.; D doulce plaisante et V.; C riante — 1013 D Et en telle manière loue — 1014 D son menton ses denz puis la ioue; C biaus, dents — 1015 col] D corps — 1010 D re- corde donc bien ta leçon — 1018 C sez mains blanches — 1019 D aussi ses doys rons et faictis — 1020 D traictifz, C petit — 1022 B nen — Apres 1024 D ajoute les 50 vers suivants: Note ses rigles devant dictes qui par Ovide sont escriptes. Apres les dessusdictz traictiez, te diray, mais qu'en soy(e)s haletiez, ung pou du baiser gracieulx, advenant et délicieux. S'il advient que t'amye soit 1009 pfet. — 1010 neiz 40 Puissance de la flatterie, 1025 Par bien loer, seron m'entente, en lieu ou place que ce soit, tu doibs ton baiser acomplir, voire ce c'est le sien plaisir. Tel[le] faint par quelque adventure que n'atouches a sa figure. Tu ne doibs pas pourtant retraire que ne dois ton plaisir [par]faire: combien que ton baiser reflfuse, a ce toutesfoys son cueur muse; car el le faict pour toy prier. Or retien bien donc se dictier. Mais regarde bien en quel lieu tu feras de baiser le jeu: baiser faict devant le commun, en tournay ou est ung chascun, ou en tel aultre lieu semblable, n'est pas plaisant ne convenable. Baiser se doibt faire secrettement (sic) et non pas si evidamment. S'aulcune[s] cliose[s] a touché celle ou ton cueur as bouté, icelles choses doibs baiser, se vers elle (li?) te veulx allier; car quant te verra cecy faire, elle te sera débonnaire. Pour l'amour du seigneuriant baise la dame son servant. Mais tel baiser fay saigement, que reprins n'en soy(e)s devant gens. Regarde qu'âme ne te voye se du baiser veulx avoir joye. Baiser est d'amours ung des latz: pourtant donc(ques) ne l'oublie pas; car baiser est engendrement du jeu d'amours ou ton cueur tend. Quant as présenté a t'amye ung baiser, je ne doubte mye que ne soit de t'amour attaincte. Pour tant donc de baiser t'acoincte: pour baiser (donc) vient grande savour; baiser est un signe d'amour; pour le baiser qui est donné doibt estre le corp shabandonné (lisez: le corps estre). D fait ensuite défaut jusqu'au v. 1117 — 1025 B segon, C selon des promesses et des serments 41 aras gre de ta dame gente. Il n'est riens qui tant famé atise comme qui bien la loe et prise. Meïsmes une famé chaste, 1030 qui bien par loenge la taste, s'i deliete parfetement et en fet grant richeement. 11 n'est dame ne damoisele qui n'ait grant talent d'estre bêle; 1035 et qui sa beauté li retret, tantost vers li son cuer se tret. Meïsmes les ledes puceles, quant nen lor dit qu'eles sont bêles, soies certain que il le créent 1040 et très durement s'en gogueent. Pour cen doiz tu cortoisement loer ta dame et sagement; quer grant prou i porras avoir. Cen te faiz jen bien assavoir. 1045 Se aucune pramesse as fête que tu n'as pas encor parfete, afferme que tu la dorras le plus brement que tu porras. Par jurer ta dame assetire: 1050 ne te chaut, se tu es parjure, mes que tu l'aies entre mains, du serement ne plus ne mains. Jupiter, le dieu souverain, 1/. 7P] qui estoit en temps premerain, 1055 rioit des amans qui rompeent les seremens que fes aveent. Tel serement, que que il monte, 1029 B Et mesmez — 1031 B deleta — 1034 C grant manque — 1037 B Mesmez — 1038 C que elz — 1039 C soient c. que elle c. — 1042 B et manque — 1043 prou] C louier — 1044 Cen] B Se — 1049 jurer] C muer — 1050 se] C ce — 1051 B que laiez entre tez m. — 1052 du] B deu — 1054 B t. souuerain — 1055 C rioient d. a. que il r. 1039 soiez — 1045 pfete — 1048 pourras 42 Parjure pour parjure. Utilité des larmes n'est a ramentevoir en conte; quel* le vent ens en l'oiire l'oste. lOGO II est fol qui foi y ajoste. D'ilec vient cen que l'en seut dire communément, sanz contredire: nule ame ne doit ribaut crere pour serement que sache fere. 1065 Famés meïsmes se parjurent tant de fois près comme elles jurent. Donc dois troquier de lor esteurse celés qui ont tele hart teurse: cil qui de gleve seut ferir, 1070 doit par droit a gleve mourir. Aussi doit serement muable estre veugié par son semblable: foi ne doit estre a cil tenue qui la soue foy a rompue. 1075 Por cen dit l'en (or l'aprendras): 'tel li dorras, tel li prendras'. Por cen doiz tu ta cure mètre a bien jurer et a prametre, et soutillier en mainte guise 1080 tant que ta dame aies conquise. Les decbevans doiz decbevoir et as vritables dire voir. Qui rienz ne fet que autri voille, de son propre essample se doille. 1085 Les lermes meïsmes profetent a celz qui sagement les getent. 105S B reumenteuoir ; A en nul c. — 1059 ens] B a eulz — 1061 B uint; A sout — 1064 que] B quil — 1065 B Et f. mesmez — 1066 C comment — 1067 C cromer de lor effense; B leurestense; A lor] tele — 1068 B taillez hars teurses, C celé har tursse — 1069 gleve] C geul — 1070 a] B de; A périr — 1075 B 1' manque — 1076 li p.] AB y p. — 1079 mainte] C quelle — 1081 Les] C Le — 1082 as] B es, C lez; uer. — 1083 C autre — 1084 C essamble — 1085 B Et les 1. mesmez; lermes] C liures — 1086 les] C se 1060 aiouste — 1066 corne -- 1069 glaiue — 1075 di — 1080 aiez - 1084 duille Moyens d'en obtenir. Le baiser 43 Donc doiz tu tel foiz est plorer pour sa grâce miex implorer. [/. 71"] Quant tes lermes avisera, 1090 le cuer li attendriëra; quer il n'est rien si debonere comme famé a qui li soit plere. Lors li prendra de toi pitié, qui si te seras aquitié. 1095 Lors pensera en son courage de restorer toi cest damage. Et se tu ne pues avoir lermes en poinz devisez et en termes, tu porras un oignon tenir 1100 qui tantost les fera venir. Ou tu porras, seron m'entente, a la fin que l'oignon ne sente, moillier tes ex en autre guise. Issi sera ta dame prise. 1105 Se tu la peus soûle trouver, lors te doiz proprement mouver a fere quan que li doit plere et a tout son désir parfere. En disant li bêles paroles, 1110 voil que la beses et acoles. Se tes besiers ne veut atendre, toutes voies les doiz tu prendre. De tant te garde soulement que ne beses trop durement 1115 et que les lèvres ne li cuisent 1087 C foiz manque — 1089 C telx 1. deualera — 1090 C cur — 1094 qui] B que; BC sera — 1095 C Lors songera en son langage — 1096 cest] A ton — 1100 les] C le; AC feras — 1101 C porra; B selon — 1103 C moille te ex — 1107 G affaire quantque li doiz feire — 1108 son] A ton — 1110 AB lacoles — 1112 B toute uis, C en t.; BC la — 1113 C follement [lisez soUement) 1088 ïplorer — 1091 debeneire, cf. 1388 — 1098 em p. 44 La femme veut être prise par force de cen que tes besiers lor nuisent. A qui le besier est donné doit le cors estre abandonné; quer le besier est du lignage .1120 a l'outreplus et son message. Par le besier est otriëe l'amour par devant deniëe et la pensée descouverte [/. 71"^] qui lone temps a esté couverte. 1125 Cil qui le besier ara pris, niche sera et mal apris et plain de toute vilanie, s'il ne parfait la courtoisie. Nul ne se doit vers amors trere 1130 s'il n'ose son désir parfere. Digne est de perdre tout déduit qui en tel guise se déduit. En l'outreplus par aventure sera par semblant fiere et dure, 1135 si veut elle que l'en la forche et qu'elle soit vaincue a forche. Et combien que forche l'appelés, tel forche plest mont as puceles: ne lesse mie por lor fet 1140 a fere cen qui bien lor fet. James famé n'oseroit dire de bouche cen que tant désire; 1116 lor] Cli— 1117 D Pour le baiser qui e. — 1118 D doibt estre le corps liab. — 1120 a] B au; D au duc damours prudent et saige — 1 121 D Par baiser cest habandonnee ; AC otree — 1 122 D lamour de ta dame et donnée; ABC denee ou deuee — 1123 la] D sa — 1128 A se il, BC sel — 1129 C Nus; B amour — 1130 AC se il, B sel — 1131—1132 D desduyt — 1132 B desduit — 1133 outre] D autre — 1134 sera] C est — 1135 l'en] C ne, D tu la forces — 1136 C que s.; a] CD par — 1138 tel] D si; as] B a — 1139 D plait — 1140 B que; D plaist — 1141 D leune f ; A ne sareit, B ne sauroit 1136 que elle — 1138 mot en marge C'est l'homme qui doit faire les premières avances 45 mes mont H plest que nen la prenge mal gre soeii; comment qu'il avienge. 1145 Pucele soudement ravie a grant joie, que qu'ele die; quer tel mauvestié, sanz doutance, a forme de don et semblance, et se nen la lesse eschaper 1150 au point que nen la puet haper, saches qu'elle en est mont corchie, combien qu'elle en faigne estre lie. De touz tens issi se maintiennent; les unes as autres l'aprennent, 1155 qu'els ne soient prises prouvées c'onques s'i fussent accordées. Or donques ne t'acouardis, mes soies apert et hardis [f. 72''] de donner en tens et en hore 1160 le don d'amors qui tant demore. Se l'omme en sa biauté se lie tant qu'il atent que nen le prie, amours ne li doit nul bien fere; quer il li fet tout son contrere. 1165 L'omme se doit premièrement preer bel et cortoisement, et sa dame, que tant désire, 1143 — 1144 manquent dans D — 1144 A ql, C que ill; avienge] B en prenge — 1145 D Fille soubdainenent ; C renie (lisez revie) — 1146 C quel el d., D quoy q. — 1149 D si la laisses — 1150 C bau p. que ne; D pointz q. tu la peulx — 1151 B sachez moult en est courocie, C sachez que el en e. moût courouchie, D saiches q. en e. moult coursée — 1152 C que f., D que faint; elle] B el — 1153—1157 manquent dans D — 1154 B dez unez lez aultrez le tiennent — 1155 C que ne; B ellez — 1156 B que onquez — 1157 f] D te — 1158 C soient, D soys — 1160 B amour — 1 161 D Se homme — 1162 D et aduis luy soit quon le; C quil en eut q. — 1 163 BD amour — 1 164 tout] C tant; son] D le — 1 165 D Car Ihomme d. — 1166 belj D bien — 1167 C a sa d. quel t. 1151. 1152 qelle — 1151. 1152 corchiee : liée — 1153. 1159 tes 46 Persévère, et tu vaincras le doit molement escondire. Se il le fet en autre gnise, 1170 il n'est pas drois que nen le prise; quer homme ne vaut un bouton a qui nen requiert le mouton. Premièrement prie t'amie: el n'atent fors que nen la prie. 1175 Donne cause de son désir, se tu veus fere son plesir. Se ta dame deliciouse est au premier trop orgueillouse, en enchauchant tout bêlement 1180 doiz querre son acointement. Por lyé henorer et servir porras bien s'amor deservir: pucele sauvage a l'entrée devient bien amie privée. 1185 Soies prest de tout son gre fere; issi la porras bien atrere, combien que tu n'oses ouvrir ta volenté ne descouvrir. Por demoustrer ton désirer 1190 puez sanz mot dire souspirer: lors notera en sa pensée que elle est bien de toi amee. L'amant ne doit pas toz jors dire [/. 72^] ne requerre cen qu'il désire; 1195 mes doit entrer amor couverte 1168 D la doibt noblement — 1169 il le] B elle — 1170 D se n. p. a droiet quelle p.; B droit q. len len p. — 1171 D car Ih. — 1172 nen] B len, D le — 1174 D et nattendz pas quelle te p. — 1175 son] D ton — 1177 B d. est d. ; C delecteusse — 1178 est] B et — 1179 B en chan- tant trez t., C a enchantant t., D en exerçant t. — 1180 D auoir doibs s., C dois faire son couoitement — 1181 A p; C H, D elle — 1184 C enmie — 1185 C Soyez preus, D S. tousiours prest de s. — 1188 ta] D la — 1190 mot] B moult — 1192 D quelle est très b. — 1194 cen] D ce; qu'il] C que — 1195 C doiz e. enmor; D d. estre lamour 1187 côbien Garde-toi de tes meilleurs amis 47 SOUS ombre d'amistié aperte. Por miex a ton désir ataindre te doit megresce le vis taindre, que chescun die que tu aimes, 1200 combien qu'a nuluy ne t'en claimes. A ton compaignon ne doiz mie dire loenge de t'amie: il porroit ta loenge crere et soy pener de lié atrere. 1205 Nul homme estrange ne doiz craindre qu'il voille tes amors enfraindre. De tes feaus amis te garde: s'ainsi le fez, tu n'aras garde. Qui son cuer en amors a mis, 1210 pas ne le die a ses amis; quer saches que il li nuireent plus tost qu'il ne li aidereent. Un compaignon puet bien avoir qui son segré porra savoir; 1215 mes le non ne li doit pas dire de sa dame que tant désire. Celi le porra conforter des griés mais qu'il a a porter: miex vaut un bon ami avoir 1220 que ne fait ne or ne avoir. 1196 ABC sus, D soubz; D a . parfaicte — 1198 D ne d. maigrette les V. — 1199 D dit — 1202 G d. la 1. — Î203 BC traire — 1206 C que il ne uielle t. a. effaindre; qu'il] D qui — 1207 manque dans C — 1208 s'] B se — 1209 A en amor, C a enmer — 1210 C le manque — 1211 B saeliiez que eulz; li] D te; jusqu'à 1218, D emploie la 2»^^ pers. sing.; C nuiroit — 1212 qu'il] CD que; il] A el; C aideroit — 1214 C son gre — 1215 C dois — 1216 D tamye — 1217 le] D te — 1218 D que as — 1220 C ni or ni a., D f. tout or ny a. 1205 home — 1213 côpaignon — 1219 mex 48 Moyens de séduire les différents caractères En famés a mont de eorages et mont de guises et d'usages. Donc doiz en plusors guises tendre, a la fin que les puisses prendre. 1225 L'une veut par donz estre prise; l'autre par preeres conquise; l'autre se veut abandonner tout sanz prier et sanz donner. [f. 72'^] S'il est avis a famé sage 1230 que tu aies legier courage, tantost t'en lera aler quite: trop miex ameroit un hermite. Et s'il est avis a la rude que soies sage, tantost cude 1235 que een ne soit que moquerie: por cen ne veut estre t'amie. De tels famés seut avenir que nen n'en puet a chief venir; quer a un vaillant homme fuient 1240 et a une briche s'aliënt. Qui veut a tels famés ataindre, son estât doit celer et faindre, qu'eulz ne puissent apercevoir que nen les voille décevoir. 1245 En un tens face l'ipocrite, que il perge estre un saint hermite; en autre tens soit pescheor, en un autre laboreor. 1222 B dez g. et; AB de u.; C guisse et de sauuages; D m. fantasient les sages — 1223 C dois empeschemens guisses t. — 1224 D affin que tu la p. — 1226 C pr. estre c. — 1228 et] D ne — 1229 BC Se il — 1232 trop] B quar; C enmeroit — 1235 que m.] A a m. — 1236 C ne manque; B t' manque — 1237 B peut, D sceust — 1238 D quon ne p. ; peut] B soit — 1239—1240 manquent dans D — 1210 C .i. rice, A puche — 1243 B quel nel, D que ne — 1244 D q. ne 1. veuilles — 1245 C facent, D faces — 1246 D qui semble e. ; B un manque; C saint wangwe — 1247 0 en ancien t. s. peceour, D et en ung aultre temps pesclieur — 1248 A ou en, B et en un aultre labourour, C ou . i . a., D tixier masson ou laboureur 1230 aie? — 1233 ABC se il — 1236 ABD ce — 1239 home — 1243 qeulz — 1245 têps — 1247 tes L^ argent tient lieu de toutes les qualités 49 Se tu veuz que amor te vaille, 1250 issi le fay, et ne te cliaille se ton estât en est mener: nen fait mont pour avoir henor. Qui veut amer si se deduie de touz poinz au gre de s'amie, 1255 ou ja n'en ara autrement ne beau ne bien l'acointement. Ces reuUes que je t'ai retretes ne sont pas por les riches fêtes. Qui assez a deniers ou prendre, 1260 n'a mestier de mon art aprendre. Qui donne, combien qu'il soit rude, il n'a que fere d'autre estude: famé de legier s'abandonne [/*. 72'] a qui biaux donz et granz li donne. 1265 N'entains a un plus noir que More, soit de Hongrie ou d'Aygremore, tantost li est amie sorse pour tant qu'il mete main a borse. Chescun fait au riche grant feste, 1270 conbien que ce soit rude beste: le riche est partout bien venu et le povre pour fol tenu. Famé qui si les genz escorche, n'en prise rien ne mes l'escorche. 1275 Quant les donz a telz amans faillent. 1249 D Se iieulx q. son araour te baille; C enmour — 1250 te] C manque^ D ten — 1251 D est en rumeur — 1252 B len, D on — 1253 D desduye — 1256 bien 1'] A bel — 1257 D Les rigles — . 1259 D Qui a des d. ou que p. — 1260 art] D liure — 1262 il] B si — 1265 A Nientains, C Nus teins; D Et fust il p.; noir] C cuir — 1266 D fust de h. ou daigre meure; B egremoure, C Esgremore — 1267 amie] C a une [mauvaise lec- ture) — 1268 D mais quil ayt monsieur en bource; C que m.; B bouse — 1269 C grant manque — 1270 D quil s.; C cen; A niche b., B niée feste — 1271 D (le manque) riche partout est b. — 1273 si] D cy — 1274 C ne p. r. ne me lezcorclie, D ne laisse rien après lescorce Bibliotheca Normannica V. 4 50 Aimez un homme pour lui-même, non pour ses richesses! lor barbes escouant s'en aillent. Il n'a ne joie ne dédit en famé qui si se dédit; el ne veut pas ami avoir: 1280 rien ne prise fors son avoir. Ja famé de bonne value n'iert par donner plus tost mette; mes le sens et la courtoisie de son ami la fait amie. 1285 Qui son cuer en amer esdreche, ne prenge pas garde a richesce; mes que la persone aamee soit de grans bontés aornee. Homme qui ne vaut riens de sey, 1290 ne vaut por avoir, bien le sey; quer quant ses ricbesces s'abessent, toutes ses values le lessent. Qui veut amer parfetement ainge le cors premièrement: 1295 senz et bonté touz jors demore, mes richesce faut en poy d'ore. Or as veii en quel manière tu doiz preer t'amie chiere. [f. 73''] Or te voil dire sanz tarder 1300 comment doiz tes amors garder. 1276 B lours b.; D lors fault quamourettes s. — 1277 D desduyt — 1278 D ainsi se desduyt — 1279 D elle ne ueult p. amye, C amie — 1280 C riens ne p. for sun a. — 1282 BC ert; par donner] C ia; D (n'iert manque) pour don ne sera p. — 1285 C (en manque) se dreeche; D uers amours adresse; B adrece — 1286 D prent point g. a la r. — 1287 AB amee, D aymee — 1288 D grant bonté; C aouree — 1289 BD rien — 1290 avoir] A amer — 1291 C quer grant sens r. — 1292 C ualuet — 1294 Après ce vers, D ajoute: et puis le sens et la bonté | et en amour seras monte — 1295 B tous dis — 1296 mes] D et — 1297 BD quelle — 1298 C ta dame — 1299 C uoil du sens t. — 1300 C comment tu dois 1296 de hore Comment conserver ses amours? 51 Poy te vaudroit a fere amie, se t'amor estoit tost faillie. Pour cen faut il qu'amour venue par art soit par art maintenue. 1305 Aussi fort est, ce seut nen derre, a bien garder comme aquerre; quer les aqués petit vaudroient se sagement gardez n'estoient. Pour cen doit cil grant cure mètre, 1310 qui d'amer se veut entremetre, que ses amors longuement durent qui si son courage assetirent. Ne créez, pour rien qu'il avienge, que par carmes amors retienge: 1315 cil est couart et deceli qui de tel creanche est metl. Ja n'ieii par les ars de Toulete fine amour quise ne parfete. Ne croi ja en telz sorcheries, 1320 quer ce ne sont que moqueries. Se carmes et herbes vausissent, jamés amors ne départissent. Mes il n'est pas issi de voir: Circé s'en pout apercevoir. 1325 Onques a Jason par Medee ne pout la vee estre veee, ne a Ulixés par s'amie. 1301 a fere] B auoir -- 1303 BCD ce; B que a.; D amours — 1305 fort] C fout; C cen; D ainsi quon nerre; BC len; B deree — 1306 comme a] C et; B enquerre — 1307 B aquis, C aquas, D acquetz — 1309 C doit leng c; cure] B euure — 1311 que] B quar, D qui; longuement] A du- rement — 1312 si] C manque, D ainsi — 1313 B croiz, D croy p", r. quoy quil adueingne; rien] A rien manque, C riens; A q; C qui a. — 1314 A carnes, D carreaux; A amor, B amour; D a. si uiennent — 1315 D sil e. cognart et bien d.; B cornart — 1316 D esmeu — 1317 B ert, D est p, 1. a. de toilette — 1318 B qui ne; D qui ne setollette — 1319 C en fnanque — 1320 C cen — 1321 A carnes ; D fruictz et h. ne v. ; et] C ou — 1323 C ill n. p. eissi — 1324 D chascun se peult; C sem puet — 1325 par] D ne — 1326 D estre ne peut deux choses née; C trouée — 1327 D ne aussi dulixes et samye 4* 52 Beauté passe; sens demeure pour carme ne pour sorcherie. Gar toi de toute felonnie, 1330 se veuz estre bien de t'amie. Soies douz, cortois, amiable, se vers lié veuz estre aggreable. Ta douchour et ta courtoisie te vaudront miex, que que nul die, [/. 75^] 1335 que ta beauté ne porroit fere: douz parler fet toute gent plere. Se tu veuz qu'amor ne te lesse, de bons ars aprendre ne cesse; quer il te feront compaignie 1340 quant ta biauté sera faillie. Biauté ne puet lonc temps durer; nul ne s'i doit asseiirer. Il n'est nul jour qu'el ne dechie; mes le sens touz jors monteplie. 1345 Homme est contre sa volenté tantost fronchi ou esdenté, ou il a les chevelz canus; autrement n'enviellira nus. Pour cen doiz tu, se tu es sage, 1350 si entrodire ton courage que senz et valeur te secorge, comment que biauté s'escolorge. 1328 A carnes, D carreaulx — 1329 D Garde toy fort de f — 1330 D se tu veulx bien estre samye — 1331 B c. et aimable, CD c. et a. — 1332 lié] D elle — 1334 D uauldroit m. quoy q. — 1335 D scauroit — 1336 BD toutez(s) gens — 1337 D amours — 1340 C passée — 1342 D nuUy; s'i] B sen, C se; B peut — 1343 II] D la; B quelle, C que ne, D qui ne; B nedchie, D desuye — 1344 le] C les; sens] D seur; jors] B dis; B moutip., D multyp. — 1346 ou] AD et — 1347 D et si les che- ueulx a chanuz — 1348 D ou peult estre quil nen a nulz; B ne uuillira; C nenuillira — 1350 B entrodira — 1351 D que sans ualeur ne te se- queure; valour] C cortoissie — 1352 C comme b. qui sescourlourge, D or y entendz fort et labeure 1343. 1344 dechiee : môtepliee — 1348 ne uiellira — 1351 secourge L'amant doit obéir, éviter les disputes 53 Ne forche a ta biauté guarder par toi coutiver ne farder: 1355 Ulixés sanz avoir biauté out des amans la reâuté. Par obeïr dévotement puet amor durer longuement; et qui veut fere le contrere, 1360 amor seut ses cornes retrere. Tenchons sus toutes riens eschive, se veus qu'amor longuement vive: fine amor veut, sanz fausserie, de douz parler estre norrie. 1365 Tenehier affiert as mariez; quer euz sont ensemble liez, si que tenchons ne jelousie n'en peuënt fere départie. Les mariez n'i peuënt perdre; 1370 quer il ne se peuënt desherdre. [/. 73'^] Des amans issi ne va mie: famé n'est riens avers d'amie. Amie doit touz jors oïr chose dont se doit esjoïr, 1375 afin qu'ele soit lie et drue de l'amant et de sa venue. 1353 AB Nesforche — 1354 C por t. c. et; B coustiuer, D acoustrer — 1357 — 1360 viennent dans D après 1395 — 1357 Par] D Pour — 1358 D amours — 1360 D amours se scet tousiours r. — 1361 AD sur; AB toute; ABD rien — 1362 B q; D amours — 1363 A fin amour — 1364 C paler — 1365 C affier; as] B es, D a — 1367 B tenson — 1368 B si nen peut, C ne puet; D ne peut deulx f. — 1369 D Les gens m. ny peut prendre; n'i] C ne — 1370 AB quar, D car; C ill ne puet deserdre; D peut desprendre; B dez h. — 1371 ne] AB nen — 1372 D rien enuers; BD d' manque-^ C denmie — 1373 C dois; jors] B dis — 1374 D peut resiouyr — 1375 C a la fin que elle soit d.; D que s. lyee 1366 elz — 1372 riens ajouté postérieurement — 1375 liée 54 II doit être soumis, patient, complaisant Povre homme a mont a endurer, se veut amor fere durer: mont li faut souifrir pour s'amie, 1380 que le riche ne fereit mie. Finz amans doivent, ce me semble, toutes foiz avoir paiz ensemble, et gieus et glangles deletables: telz choses font amours durables. 1385 Se ta dame veut dire ou fere chose qui te doie desplere, vers lié te doiz soufrir et tere: el sera aprez debonnere. Se tu seuffres et obeïs, 1390 onques si grant sens ne feïs: paciënce vaint toutes choses, combien qu'il soient orgueilloses. S'ele veut vers toi estriver, tu ne la doiz pas aviver 1395 de haut parler ne de noisier, mes par douz langage apeisier. S'ele veut arguer, argue pour lié, qu'el ne soit esperdue; preuve quant qu'ele prouvera; 1400 nie quant qu'ele niera. 1377 C homes; BD moult — 1378 C sil, D qui ueult amours — 1380 D ce q. — 1381 D Amours loyalles; ce] C cen, BD se - 1382 D requièrent a.; C pais ce me semble — 1383 A iangles, D esbatz — 1384 C cete chosse — 1385 D tamye — 1386—1387 sont intervertis dans C — 1386 B doie te; C plaire — 1387 D souffrir le doibs aussi te t.; B traire — 1388 D après te sera — 1389 B Si — 1390 D sens tu ne fis — 1391 C p. souffre vient t. — 1 392 A qil, B quelle, C quel ; D que soyent rigoureuses — 1393 D uient— 1394 D renuyer — 1395 manque dans D — 1396 C langaigez; D lapaise — 1398 lié] D elle; CD que ne — 1399 D tant quelle; C que elle — 1400 D et nye ce quelle uouldra; C que elle 1379 moût — 1383 delict. — 1400 quan q. Au jeu, qu'il sache j^e'f'dre galamment! 55 Se rire veut, o lié doiz rire; se pleurer veut, pleure et sospire. Touz jors doiz fere autele chiere comme fera ta dame chiere. 1405 Quel commandement qu'ele face, fai le sanz arrester en place; si ne sera ja départie [/*. 73'^\ l'amor, de toi ne de t'amie. Se ele a les gieuz aggreables 1410 des dez, des esches ou des tables, joue 0 lié en tele manière que tu aies du gieu le piere. Tu doiz ton gieu a honte fere ou ta caance mal retrere, 1415 si qu'el ait le priz et l'enour et que tu soies le meneur. Se ele veut, por soi dédire, aucun nombre geter ou dire, tu doiz mesgeter por fere umbre 1420 qu'el sache plus que toi de nombre. En quel lieu que ta dame viengne, de fere li lieu te souviengne; si que elle ne soit grevée en presse ne en assemblée. 1425 En touz lieuz la doiz aiesier sanz rioter et sanz noisier. Chance son pié a la fiëe, 1401 D ueult lors doibs tu r. — 1403 jors] C iour, B dis; AB autel, D telle — 1404 D tamye — 1405 D Quelque c. q. te f. — 1406 le] C lui — 1407 ia] B la — 1408 toi] D roy; ne] C et — 1409 D Et celle — 1410 D de d. de cartes ou de t.; C et de t. — 1411 lié] D elle; C tel — 1412 B tu naiez deu ieu; D la prière — 1413 — 2844 manquent dans D — 1414 B chance doibz; C canche a honte faire — 1415 C et len honour — 141 H B meilleur — 1419 B doibz mesmez jeter — 1420 C que saches — 1421 En] C Pu — 1424 C emprise ni — 1425 C eessier 1404 ajouté sous la colonne, encre plus jaunie — 1410 deiz 56 Si la dame V appelle, que rien ne le retienne! OU deschauce, s'il li agrée. Son mireour doiz soustenir 1430 et ses mains en ton sain tenir pour eschaufer, se il sont froides, ja soit cen que tu en refroides. S'ele commande que tu soies au marchié et que tu l'i voies, 1435 va hastivement celé part et plus taii; de lié t'en départ. Se aucun veut que tu remaignes, va touz diz et ne te refraignes: garde que por rien ne t'aviengne 1440 que compaignie te retiengne. S'elle est as chans et elle voille que vienges la, qui que s'en doille, tantost vers lié ta voie esdreche: [f. 74'^'] amours n'ont cure de peresche. 1445 Va de pié, se tu n'as cheval. Tu ne doiz douter mont ne val '; ne neif ne pluie ne gelée avers ta dame désirée. Amors sont, que que nul me die, 1450 espèce de chevalerie: genz poorous et vouilz et frêles ne sont mie dignes pour eles. Qui fine amor veut maintenir, grans dolours a a soustenir; 1428 AC se il — 1429 B miceour — 1431 B ilz; C son — 1432 B ce — 1433 C commandez — 1434 C tu manque-, l'i] B la — 1436 de] C que 1. te d.; B do 1. ne te part — 1438 te] A ten — 1441 A Sel, C Se e.; as] B es; C vielle — 1442 C (la manque) cen — 1443 C ta uoie uers lie — 1448 C enuers — 1449 B Amours si s., me manque; C quique — 1451 B pourous et uifz, C pecorous et uuille — 1452 B si ne sont pas d. 1433 soiez — 1436 départ, de ajouté plus tard — 1442 duille — 1452 elles — 1453 uelt V amour est une esjyèce de chevalerie 57 1455 il n'est pas mestier qu'il s'ennuie de froit ne de vent ne de pluie. Mainte foiz froit et engelé te gerras de lonc et de lé de la nuit a la nue terre 1460 pour le gre de t'amie aquerre. Mainte foiz perdras ton repos pour espiër les lieux repos ou ta dame porras tenir, que blasme n'en puisse venir. 1465 Pour jouer o ta dame tendre, te faudra a la foiz descendre par une doutouse fenestre. Qui a amie, si a mestre. Se por lié seufres telz periz, 1470 de fin cuer te seront meriz; quer famé n'a de rien tel joie comme qui bien vers lié s'enploie. Par un soûl point se tu l'oublies, seront tes amours départies. 1475 En bouglier n'a pas tant de gardes comme en amors, se bien i gardes. De note n'est pas délivre [/: 74^] qwi en Testât d'amer veut vivre; quer il n'est mal, doulor ne paine 1480 qui ne soit en amor certaine. Aies amiables et chieres les genz ta dame et ses chanbrieres. Saluer doiz par son droit non 1455 C que il, A cô — 1457 C (foiz manque) et] est — 1458 B g. ne longe — 1459 C a lamie terre (mauvaise lecture) — 1460 C de manque — 1461 B Maintez — 1463 C porra — 1465 C d. chiere — 1467 doutouse] C doucherousse — 1468 C Qui aime si — 1470 C sera — 1471 C riens — 1472 B comment; C semplie — 1473 point] C péril — 1475 B bouchier, C blouglier — 1476 C emours — 1478 C denmours — 1480 C enmour — 1481 C Aie — 1482 les] C le; AB et manque — 1483 C doit 1469. 1470 perilz : meris — 1475 guardes 58 Cadeaux qu'on peut faire à sa belle chascune, comment qu'el ait non. 1485 Donner lor doiz a borse ouverte, a chascun seron sa déserte. Petit de chose lor agrée, mes que gayement soit donnée. Saches que bien enpleeras 1490 touz les donz que tu lor dorras: ja n'ieres par eulz ledengié. Miex vaut euf donné qu'euf mengié. Grans donz ne doinses a t'amie. Je ne le te commande mie. 1495 Gans, couteals, borses, cheinturetes li doinses, propres et friquetes. En temps que pommes et cherises, noiz, resinz ou fruis d'autres guises seront bons, lors 11 en présente; 1500 mont li plera, seron m'entente. Envoie li en un panier propre et net; n'en soies lanier. Dire porras, se tu es sage, qu'envoiez te sunt du vilage. 1505 En tens jolis et nouvelet pues envoler un chapelet. Cen prouvera, que que nul die, que bien te menbre de t'amie. Onques vivant qui bien selist, 1510 ne dist que en donz blasme eiist. i486 B chescune pour s.; C checum — 1487 C agre — 1488 C sa- gement — 1490 A feras — 1491 C iers p. e, lesdengiez : mengiez — 1493 et 1496 B doingez, C dones - 1495 Gans] B Grans, B Gentis — 1496 B propre — 1497 et] C ou — 1498 B raisis, C raissins; C fris dautre — 1499 C bon — 1500 B selon — 1502 nen] C ne — 1503 B sagez — 1504 C enuois te s. dun v.; B dez uilagez — 1508 que] C quen — 1510 C donz manque; AB quen; B blasmez 1492 Mex — 1512 neit Objets de toilette, fruits, chansons et poésies 59 Dex li toille cors et avoir qui dit qu'en donz puet blasme avoir. [/; 74''] Canchons envoie et biaus ditiés que tu meïsme aras ditiés. 1515 Combien que tel chose poi vaille, si est cen une remenbraille. Ditiez ont un poi de loenge; mes amie granz donz calenge. Qui fait granz donz, tost a amie: 1520 amor est par or conseillie. S'Ovide ou Homer y venoit et touz ses biauz ditiez tenoit, s'il n'aportoit aucune cbose, tost li seroit la porte close. 1525 Famé n'est mie bien aprise que convoitise a si esprise. Mes poi en est qui sages seent, combien que estre le voudreent. Met douz parler en ton ditié, 1530 se tu veuz bien estre aquitié. Biau ditié, qui souvent l'envee, vaut bien un don a la fiëe. Se aucune chose veuz fere que tu peuz profetable trere, 1535 fai que ta dame le te prie: si s'en tendra pour bien paie. 1511 B Dieu — 1512 G dist q. d. p. blâme peust — 1513 C et manque — 1514 B mesmez — 1515 poi] C ne — 1516 B si esse u.; C ci est ce — 1517 ont] C ou — 1519 B Que — 1522 B et se tous b. — 1523 A se il, B sel; C napercoit — 1525 mie] C pas; B aprinse — 1526 C assi; BC prinse — 1529 C Mez tom paler et t. — 1530 C estre bien — 1531 C l'envee manque — 1532. 1533 B envoie : fiole — 1534 C proues p. faire; B perfettable — 1536 C cen t. p. b. paiee 1514 AC meïsmes — 1521 hosmer — 1535, 1536 priée : paiee 60 Loue ses toilettes, sa danse, sa voix! Se veuz a ton serjant donner ou aucun mesfet pardonner, auge a ta dame et li requere, 1540 si que fait soit a sa preere. Et s'elle te fait entremetre de chose ou il conviengne mètre, mete du suen en bonne estraine; et tu en soustienges la paine. 1545 Combien que du fere aies feste, tu doiz tout fere a sa requeste. Les grâces et grez en retiengne [/*. 74'^] et le profit devers toy viengne. Se bien veuz amors retenir, 1550 pour esbahi te doiz tenir des grans biautés ta dame cbiere et de sa très noble manière. S'elle a vestu robe moree ou blanche ou verte ou asuree 1555 ou mellee ou jaune ou vermeille, di qu'ele li siet a merveille. Se de jouaux d'or est parée et proprement enluminée, di que sa biauté tout sormonte; 1560 avers lié n'est des jouaux conte. S'elle est en cote, sanz tarder di qu'ele te fet vif arder; mes prie ly que garde prenge que blasme ou froit ne li sorvienge. 1565 Se elle a guinple ou queuvrechief, 1537 ton] C ten — 1539 C li conpere — 1541 C se elle — 1543 C meitre; B deu suien — 1514 C paigne — 1546 C dois touz iourz f. — 1547 B Lez grez lez gracez en; C et les grès — 1548 C profiet pardeuers — 1549 C enmours — 1550 C esbahir — 1553 C Se elle — 1555 C meille — 1556 C que li — 1559 C die — 1560 C enuers li, des manque — 1561 C Se elle; B coste; C sanz tacer — 1562 C que elle te fait tôt a. — 1564 C plasme ou f. ne li sorprenge — 1565 BC Selle; C coillechief 1543 AC estriene — 1565 guïnple Que ta physionomie ne démente pas tes paroles! 61 loe son abit de rechief. En quel guise qu'el se dédie, di qu'il li siet, que que nul die. S'elle carole ou s'elle dance, 1570 tu doiz loer sa contenance. S'elle chante, sus toute chose loe sa voiz melodiose. Quant le gieu sera abessié et ta dame ara delessié 1575 a chanter ou a caroler, complaindre t'en doiz et doler. Tu doiz loer tout son deliet et sa contenance de liet. Issi porras tu sagement 1580 garder tes amors longuement. Qui veut amer ne fâche mie son gre, mes le gre de s'amie: [/. 75 «] amor et seignorie ensemble ne puent durer, ce me semble. 1585 Se ta dame est cruële et dure, pour cen ne te desassetire; quer ce sont les famés qui soient qui miex vers lors amors s'enploient. Si sagement la loe et prise, 1590 que ce ne perge estre feintise; ne fay pas que ton vout destrie cen que ton parler senefie. Et se elle soit poi de chose, dire peus qu'ele est vergondose 1567 C que se — 1568 C que — 1569 C Se e. c. ou se e. — 1571 C Se e.; A sur — 1576 A ce plaindre; C te dois — 1582 C tamie — 1583 C amours; B et son gre mis e. — 1584 B peut moult d. se me, C puet d. or ce me cenble — 1585 B tamie — 1587 ce] B se, C cen s. le f — 1588 C qui uers miex 1. amours emploient; A lor amans; B lourz a. sup- ploient — 1589 C prinsse — 1590 cen] B ce, C ren — 1591 vout] C uent — 1593 C elle ne s. — 1594 C que elle, B quel; A est manque 1573 abeissie 62 Si ta belle est malade, soigne-la, conforte-la! 1595 et que miex vaut issi couverte que se elle estoit plus aperte. Et s'il avient tant que t'amie chie en aucune maladie, grant cure doiz mètre et grant paine 1600 a moustrer li amor certaine. Lors porra elle aperchevoir se tu es son ami de voir; quer au besoing peut nen sentir qui est ami vrai sanz mentir. 1605 Doucement la doiz conforter pour ses doulors miex déporter, et curieusement entendre a lié; bien le te sara rendre. Se elle a longue maladie, 1610 pour cen ne t'en ennuyé mie; mes de lié servir miex te paine cent ytans que s'elle estoit saine. Lors doiz plorer piteusement et besier la estroitement, 1615 si qu'en besant tes lermes sente qu'amoros désir ly présente. Par douz confort, par douz langage [f. 75^] pues mont esjoïr son courage. Plainz de joie soient tes songes, 1620 ou autrement nul n'en esponges. Se lors aucune vielle vient de mal courage, se devient, seuffre quan qu'ele voudra fere sanz dire li chose contrere. 1597 ABC se il — 1598 chiel B soit — 1G03 B que au; C bessoig; BC len — 1604 C amie vraie — 1606 ses] C ces — 1608 C seira — 1610 BC ce — 1612 C cen uaut miex que; B sel — 1614 C beissir — 1615 C que em beissant les 1. — 1616 B enmourous, C amouraus — 1617 B con- fort et douls; C langages — 1618 C puet m. e. s. courages; AB moult; B essoier — 1619 C joies s. touz tes — 1621 C lors en aucune uille uient — 1623 C que que elle — 1624 C lui c. couuerte 1601 apcheuoir Invite ta belle à dîner et sois gai à table! 63 1625 A ta dame ne soit veee par toy viande désirée ne chose amere abandonnée ne aigre ne mal savoree. Amor de novel esdreehie 1630 seut par usage estre esforchie. Se au premier est bien norrie, lonc tens durra sanz départie. Ne lesse pour la maladie a jouer ovecques t'amie. 1635 Trop est grief, ce seut l'en baillier, celi qui ne peut baaillier. Mont ara ferm et aggreable cel dédit douz et deletable; quer il n'est nul fusiciën 1640 si bon com jenne crestiën. Fay la disner a ta meson de foiz en autre; c'est reson. Par disner et hanter ensemble se norrist amor, ce me semble. 1645 Lors dois fere la raeillor chiere que tu peus en nule manière; quer, se tristre ou pensis estoies, ja de ton disner gre n'aroies. Qui c'unques veut feste tenir, 1650 il doit grant joie maintenir; quer s'il tenche ou a autre entente, 1625 AC liée, B ueiee — 1626 C uîande ne d. — 1628 C ni egre — 1629 C amours — 1630 C efforchie — 1632 C sera san — 1633 C Ne leisse — 1636 B peut mez baillier — 1637 B aura sue et; C frem agr. — 1638 B sel — 1639 C fussiem — 1640 C si uois con ieiine c. — 1642 A autres — 1643 C et par h. — 1647 C que si triste — 1649 C Quiconque f. feste — 1651 A se il, C cil; BC a manque 1629. 1630 esdrechiee : efforchiee — 1637 aggraable — 1638 delict. — 1639 phisicien 64 Que tes absences soient courtes et pas d'infidélités! il semble que il s'en repente. [f.75'-\ Chierement son disner achate cil qui le prent a cliiere mate. 1655 Pour cen doiz tu ta feste fere si que il doie a cheseun plere. Souvent doiz visiter t'amie, a la fin qu'elle ne t'oublie. Nuit et jour, sanz nule feintise, 1660 doiz estre prest a son servise. S'il avient tant que tu t'esloingnes pour la cure de tes besoingnes, pren repos et ne gaste mie cen que doiz garder a t'amie. 1665 La terre qui s'est reposée rent greignors fruiz en une anee que par devant ne souloit fere: si doiz a cen prendre essemplere. Mes ne fay pas longue demore: 1670 nouvel ami feroit en Fore. Souvent par longues demorees seulent amours estre muëes. Tu ne doiz avoir compaignie a autre famé qu'a t'amie; 1675 quer, se de lié estoit seti, deables t'aroient veu. Famé n'est de riens tant corchie comme quant pour autre est lessie. Si ne te doiz a autre aberdre, 1680 se tu ne veus tes amors perdre. Se ta dame par tel merveille 1655 B debz — 1656 C il manque — 1661 AB Se il; C auint — 1663 gaste] B garde, C te gabe — 1664 C garder ta a. — 1665 s'est] B cest, C set — 1666 A fr. une autre a.; C ennee — 1668 C prenge — 1675 C li — 1676 B dyable; C tesroient; BC bien ueu — 1677 BC rien; C courou- chie, B marrie — 1678 B comment — 1679 aherdre] B herdre, C a rendre 1662 besoignes — 1677. 1678 corchiee : lessiee I As-tu trompé ta maîtresse, dissimule ta faute! t'en haïst, pas ne t'en merveille: bien doivent estre armes portées vers amors par tel point faussées. 1685 Se prens o autre esbatement, faire le doiz celeement. Comment que tu aies pecbié, {/. 75'^] ne pren gloire de ton pecbié. A ta dame riens n'en sera 1690 quant de cen ne s'avisera: cuer ne se deut, cescun le seit, de een qu'il ne voit ne ne seit. Mes tu ne la doiz pas atrere en lieu ou ta dame repère: 1695 toute famé ne doit pas estre par toy assemblée en un estre. S'il avient en aucune guise tant que ta dame s'en avise, garde pour maus ne pour angoisses 1700 que tel mesfet ne requenoisses. Se de lié es souspecbonné, n'en soies plus abandonné, plus soujet ne plus decbevant que tu estoies par devant. 1705 Forfet a, cen pert, vers s'amie qui plus que ne seut s'umelie; quer telz signes sont demonstrance que de son mesfet quert finance. Pour tant ne li doiz deneer 1710 le gieu d'amors ne deleer: par le douz gieu, qui tant agrée, sera tost la pais acordee. 1(182 C no m. — 1085 Se] C No — 1087 B Comme; C pecie - 1089 B Et ta d. rien n. saura — lOlK C cur — 1692 A qil, C quel; B que uil ne net ne s. — 1094 C d. sara trecte — 1096 toy] B tail — 1099 A gardez — 1703 dechevant] C soudeant — 1705 C Forfait cen p. auers — 1700 BC se humilie — 1708 quert] AC quer — 1709 C deueer — 1711 A tant tagree 1087 aiez — 1099 mais — 1702 soiez Bibliotheca Normannica V. 5 66 Si ta belle se refroidit, excite sa jalousie! Tu redois feindre a la fiëe que autre amie as espiëe: 1715 par een porront estre avivées tes amors par devant hantées. Quant les amans trop obéissent, les famés d'amer s'alentissent. Lors sont amors enlangorees, 1720 se d'autres ne sont guerreees. Chose de nului convoitie seut mont petit estre prisie; [/*. 7^**] et quant nen la crient estre enblee, de plus prez seut estre gardée. 1725 Courage croist au suen deffendre quant nen voit qu'autri le veut prendre: grief seroit d'acuidre a partie autre en cen qui ne soufflet mie. Donc, se veis amors perechouse, 1730 doiz t'amie fere jelouse: amors doit estre, qu'il ne chie, par aigres aguillons drechie. Eurous est sus toute chose cil pour qui s'amie est gélose: 1735 lors sont amors de prez tenues, a fin qu'elz ne soient perdues. Fai donc tant que de toy se doute ta dame, et de cen n'aies doute: par cest point sera reschaufee 1740 sa cremetonnose pensée. Se por ton fet plore et souspire, et ses cheveulz ront et detire, et 0 crueulz y ex te regarde, 1714 espiee] C trouue — 1715 par] A pour; cen] C ce; B pourroit — 1719 B alangoureez — 1720 A autre; A guerrees, B guerreez, C gueriees — 1722 C precie — 1723 nen] C ne — 1726 C qua autre — 1728 C souffrent — 1729 B ueulz; B amour, C amor — 1731 BC amour — 1733 Eurous] C Enmours — 1734 C est samie — 1736 B ellez — 1737 C donc que de toi ne se — 1738 C et manque — 1740 C sa torme tenuesse pressée — 1742 ses] C ce — 1743 yex] C oex 1731. 1732 chiee : drechiee — 1734 gelouse Mais bientôt (i2)res calme-la j^nr des caresses! 67 ne cloute lors que pour toy n'arde. 1745 Mes gar que l'espace soit brieve qui tant contraint ta dame et grieve ; quer saches: par longue demore te leroit pour un autre en Tore. Quant issi la verras conplaindre, 1750 acoler la dois et estreindre et puis beisier sanz deleer et en ton gueron asseer. Après ses plors et ses clamors, li requier les joies d'amors 1755 humblement et en dechevant. Lors t'amera miex que devant. En ses plors douz besiers li donne [f. 70^] et ton cors au soen abandonne; par cen sera tost apesie 1760 et toute sen ire lessie. Illeques maint pais et concorde, qui touz contens fine et acorde; en tel lieu propre est grâce née, par qui toute hainge est quassee. 1765 Communément veer solons qu'après la guerre des coulons seulent il beisier doucement, en fesant douz murmurement. Autressi aprez les mellees 1770 seulent amors estre doublées. Nul ne puet miex qu'aprez tristresce quenoistre joie ne liesce. Or fay donc ceste medicine, se tu veuz que la guerre fine 1775 de t'amie; en autre manière 1744 lors] 0 pas — 1748 C te llesroit — 1749 B aiuci — 1751 C bessir et s. — 1754 C ioez denmours — 1755 C hublement — 1758 B (et manque) cors] besier — 1759 A pour c. s. t. rapeisie — 1761 B Illec; maint] C mauint — 1702 B tous iours afine — 1703 tel lieu] C ceul; B grâce est propre; est] Aï— 1707 beisier] C reissir — 1709 les] C la — 1770 C estre amours — 1771 Nul] C Ans — 1772 ne] C ou 68 Montre tes qualités ai présence de ta belle! n'i puez mètre meillor remiere. Itel medicine est celestre; chasenii la prent sanz avoir mestre. Venus l'ordena en tel guise 1780 por nous tenir en son servise. Qui a Liante se prenge garde que sa dame souvent l'esgarde. Au eouchier, a veue aperte doit s'espaule estre deseouverte. 1785 Cil ne doit pas estre tesant qui a biau langage et plesant. Qui seit chanter, biau le doit fere; ou se ce non, il se doit tere. [f. 76"] Cil qui a voiz empeeschie 1790 se tese, qu'il ne l'en mescbie. Cescun doit a fere lessier cen qui son priz peut abessier. Cil qui amera sagement vaintra, cen saches vraiement; 1795 quer par cest art porra il prendre celé a qui son désir seut tendre. Mes s'il seuffre mont pour s'amie, pour cen ne s'esbahisse mie. Mont de choses les amans grievent; 1800 mes poi en est que les relievent. En munde n'a pas tant puceles ne en firmament tant d'esteles 1776 C ne pues meitre mellour miere; B querre — 1778 la] C le — - 1779 B Venus ordrena — 1780 A p^ tenir touz en — 1782 B lez garde — 1783 B A c., C Acouchie — 1787 soit] C doit — 1788 B ou si non celi se, C ou cen non — 1789 B a la uoiz en peschie — 1791 C affaire — 1792 C sunt prins p. abeissir — 1794 C uaincra; B sachiez — 1790 C sun desirt — 1797 AB seil, C cil; B moult, C moût — 1499 AB Moult; C Moût — 1801 En] C Eu — 1802 C firmanment t. destailles 1789. 1790 AC empeeschiee : meschiee — 1792 abeissier — 1797 seueffre Un amoureux doit tout supi)orter de sa maîtresse 69 ne tant de poissons en la mer comme il a doulors en amer. 1805 A la foiz dira nen t'amie estre hors, que verras muchie. Lors cen que verras ne doiz crere, mes cen que tu orras retrere. Autre foiz en la nuit pramise 1810 sera la porte au devant mise. Lors te couvendra mont souffrir et ton cors a martyre offrir. Adonc te dira la chanbriere, qui sera despitouse et fiere: 1815 „Pour quoy vas issi riveant et de nuis la porte asseant?" Respondre li doiz humblement et lié blandir souevement. Se sus ton chief as bêles roses, 1820 je voil que en linthier les poses. Quant li plera, tu enterras; quant non, au dehors te serras. Cuer gentil, pour rienz qu'il avienge, d'amer ennuyé ne se tienge. 1825 A lede chose ne tien mie souffrir les tenchons de t'amie ou a besier a la fiëe \f. 76"^] son pié pour miex estre lobée. 1804 C comment ill a d. a enmcr — 1805 BC len — 1807 C cen uerras que dois — 1809 C Au fois — 1811 B moult — 1813 te] A ne, B len; B chamberiere. C chamberire — 1814 sera] C se — 1815 A ua; B ainsi, C ici; B tuieant — 1816 C lor porta esseant — 1817 C hub. — 1819 Se] A S; chief manque — 1820 C en suen lez — 1821 BC entreras — 1822 C quant ou a débours — 1823 AB Quar g.; B rien; C qui a. — 1824 C enmue ne — 1825 C ne te tien — 1827 C ou abeissir — 1828 G laboce 7U Obéis aux moindres vo ontés de ta belle ! Hautes choses voil et commande: 1830 il n'est vertu qui ne soit grande. Cil qui par art veut a chief trere d'amors, a fort labor a fere. Se ta dame a autres amis en qui cue^ et courage a mis, 1835 endure sanz mètre li sore; sus touz amans aras vitore. Se aucuns en vont murmurant qui cen afferment en jurant, di que tu n'en creis riens a voir: 1840 tu ne peuz miex son gre avoir. Sueffre toi quant el guinguera, et escri quant elle escrira. Va ou elle commandera; vien a lié quant le mandera. 1845 Les maris a lor espousees le font issi maintes fiëes. Donc doiz tu par meillor reson obeïr en autii meson. Signes en apert ne fay mie 1850 quant tu regarderas t'amie: du casier semblant ne doit fere qui les formages en veut trere. Besiers en apert ne requer: mal sereit, celer ne te quer. 1855 Besier la doiz en lieu estrange; et se tu peus froter au lange, se la beses celeement: s'amor en creistra grandement. 1829 B Itailz c; C commandes — 1832 C damour ont f. — 1833 C autre — 1834 a] B as — 183G A sur — 1839 B rien — 1841 C elle — 1842 C escri cen que elle — 1844 le] C elle — 1845 lorj C ces — 1846 B ainci — 1848 B aultre, C autre — 1849 C Signe em a. ne fe m. — 4851 du] B deu; C oncasir s. ne dois — 1852 C formage nem — 1853 C Baissieiz; B requier — 1854 B quier — 1855 C Baissir les 1835. 1836 soure : vitoire — 1840 ajouté au bas de la colonne. Encre ])lus Jaunie Sois discret! La nuit favorise les rencontres amoureuses Chascun ses segrés celés tienge, 1860 que honte et vergoigne n'en vienge. Grant vertu n'est pas ne grant chose de tenir sa pensée close; et grieve culpe est au contrere [f. 77"j de dire cen qui fet a tere. 1865 Chescun amant ses segrés tese s'il veut sa dame fere eese: famé n'a de riens tel paour comme d'omme grant vanteour. De nuys est le temps convenable 1870 as aniDurous et deletable: lors puet chescun segreement dire a l'autre tout son talent. Il n'est nule chose si chiere com parler a s'amie chiere: 1875 par douz parler sont abrasees les amors et enluminées. Se nen te fet signe en tastant sanz parler, ne te va hastant; quer la nuit quenoistre ne seit 1880 fors au parler qui que ce seit. 11 avient bien a la fiëe que une chambrière avisée se met en la place ordenee ou seut sa dame estre trouvée. 1885 Et si avient bien le contrere, 1859 C Sachuns se — 1860 et v. nen] C ne v. ne — 1861 C choses — 1802 close] B chose — 1864 fet] B est — 1865 amant] A auant — 1866 A se il; B se sa d. iieult faire; B rien; C aese — 1867 B tel] C de — 1868 B comment; C doume grand — 1870 as] B es; C enmourous; A delictable — 1871 chescun] C amours — 1872 C lum a lautre tout soutement — 1873 si] C ci — 1874 C comme — 1875 B enbrasees — 1877 AB len — 1878 C te manque — 1882 C un chamberire — 1883 B mette 1860 uergome nen uiengne — 1884 seut] sou 72 Se méfier des siibstitutiotis que la nuit favorise! que les dames se seulent trere es liez lor basses et estendre pour les geus savorous attendre. Et issi deeheiiz en furent 1890 le fevre et son vallet, qui jurent 0 la dame pour la chambrière, dont le fevre out depuis le piere. La favresse lors se tesoit a qui la chose mont plesoit; 1895 et le fevre n'iert pas si sage qu'il en seiist trere langage. Or ne bese donc ne u'acole famé de nuys, s'el ne parole, [/*. 77*] pour les perilz et aventures 1900 qui en puent venir si dures. S'en ta dame a vice ou repreuches, garde que tu ne li repreuches: couvrir les te convient et feindre pour ta besoigne miex enpeindre. 1905 Persetts ne despisoit mie la lede coulour de s'amie. Non fesoit Hetor la grandeche de sa chiere amie Andromeche. Cen qui te vient a desplesanche 1910 te pleira par acoustumanche. Amor n'esgarde ou el se fiche: el n'esparne povre ne riche. S'elle est noire comme carrée, 18S0 B se manque — 18S7 B lieux lours; C lies leur braces et estrendre — 1889 C d. eusement — 1895 iert] C est — 1890 C qui leu (mauv. lecture) s. rendre — 1897 AB n' manque — 1898 s'el] C se; B elle — 1901 C vices ou repreuches — 1902 C ftu manque) reprenches — 1903 C couurier le — 1904 B enpraindre — J905 B Preseus — 1906 C Heutor la granche — 1911 A ue garde ou il, C ne se g. ou elle {lis. el se) f., B nespne — 1912 el] A il; B nulemeut ue p. — 1913 AC Se e. ; B Sel e. n. comment 1896 qil }u'un défaut de ta belle 2)renne le nom de la qualité voisine! 78 clere brune soit appelée. 1915 S'elle est bloie, fay la creable qu'elle est a Dyane semblable. Se elle a le cuir plain de gresse, cen semble Venus la déesse. Se elle est maigre et mal taillie, 1920 di qu'elle est gresle et alignie. Se elle est espesse et enflée, di qu'elle est pleine, et toute née pour acoler. S'el est petite, avable et fétiche soit dite. 1925 S'elle est torte comme couleuvre, de lié nulle meilleur en l'euvre. Tout cen qui a vice s'encline soit couvert par bonté voisine. Se elle est vielle et esbrannee, 1930 tien la pour sage et avisée. Ne requier de ses anz le conte, quer ta besoigne iroit a honte. Il fait bon les vielles amer: [/". 77 '^J cen nos seut Ovide clamer. 1935 Ne puet chaloir s'el sont chanues, mes que lors flors aient perdues. Viel aage sanz nule fable est a jenne homme profettable: il en puet trere or et avoir 1940 et moût d'autres profiez avoir. 1015 B Sel; A est manque; C la semblace — 1916 AB quel; C que est — 1918 cen] B se, C ce — 1919 B Sel; A est manque — 1920 C die que; B quel; AC est manque; gresle] C meigre — 1921 A est man^^ue; B euclee — 1922 B quel; C que est; A est manque — 1924 C festice — 1925 BC Sel; A est manque; B comment — 1927 A qui v. se e.; C se cline — 1927 B s. celé p. bonne ueissine; C couuerte — 1929 B Selj C est manque — 1930 B dy quel est s. — 1931 C requer pas de — 1934 B se n. s. o. prouuer — 1935 B chaler se eulz; C challoir ce sunt clanues — 1936 B lourz flour; C flor — 1937 A Bel a., C Tel aige — 1938 BC ieune h. profit. — 1940 B moult; C profict 1919. 1920 tailiiee : alignice — 1926 mellour — 1933 A n'a pas de lettrine 74 Ovide conseille l'oamur des vieilles. C'est de la simonie! Loi- neteé rent et redreche les damages de lor jenneche; et si font il bien tant par cure que lor facile ne perge oscure. 1945 Eulz sont trop sages du raestier dont les jennes gens ont mestier. Et elles le doivent bien estre, quer usage seut rendre m estre. Le déduit d'amors seuffrent fere 1950 en mil manières por miex plere. Et si edent a la fiëe a mètre l'ouvrier a la vee. Quant la volenté est venue, ce n'est mie paine perdue; 1955 bien la sevent aperchevoir et dévotement rechevoir. Par ces resons et par semblables nous veut fere Ovide creables que miex vaut les vielles atrere 1960 que des jennes s'amie fere. Mes, sauve soit sa révérence, pas ne m'acorde a sa sentence; ainz tien cil a fol qui s'ahenne a vielle, pour lessier la jenne. 1965 Ovide qui y vont entendre, ont, se devient, mestier de prendre. Mes telle amor, qui bien l'avise, n'est pas amor, mes convoitise: [/'. 77^] amor qui les finz amans lie 1970 vient but a but sanz symonie. Qui quert autre que son semblable pour argent, n'est pas resonable. 1042 B daramage; de] C et — 1943 C par lour c. — 1944 perge] B p — 1945 B Elles sont s. deu m. — 1948 B car — 1950 C por exampleire — 1953 C ert — 1961 C sa redenciun — 1962 A sa manque; C sa révé- rence — 1963 A se a.; C seune — 1964 a] C la; la] ABC le — 1965 B ueult — 1966 C se deuist — 1967 telle] A cel, C tel — 1969 C amans qui 1. f. ciiers lie — 1971 son] C sunt 1942 jêneste — 1944 fâche deux fois — 1946 ieunes — 1956 receuoir Quel que soit votre état, profitez de votre jeunesse pour aimer! 75 Ovide entendi malement cen que neii dit communément: 1975 l'achetant jenne chose prenge, s'il se doute qu'il ne mesprenge. Les gennes vont en amendant, et les vielles en descendant: cil est donc fol qui puet esliere 1980 et prent a escient le piere. Des jennes vient joie et liëche, priez et valor et hardicche; et qui les vielles met en conte, a de quenoistre le grant honte. 1985 La jenne plest a regarder, et la vielle se fet farder: cil est donc fol qui met sa cure en biauté qui vient par painture. Qui c'unqucs des vielles s'acoste, 1990 ja ne toucheront a ma coste. Qui m'en voudra crere m'en crée, et qui non, vers elles se tree. Tant coni forche et jenneche dure, metez a laborer grant cure: 1995 tost sera venue viellesche qui les laborans enpeesche. Or soiez donques notonniers ou d'autre mestier parchonniers, clers ou laboureors de terre 2000 ou marcheans ou gens de guerre: ou les dames voilliez servir 1974 B len — 1975 C la ha tamt — 1976 A sel; C se il se d. que il; B scil ad. — 1979 donc] B bien; C esleure — 1980 C encient — 1984 C a grant de conoistile g.; A desqnoistre — 1989 C sacorde — 1991 men] C me; BC croie — 1992 B troie, C traie — 1993 C et manque] B janece — 1996 B q. tous les 1. adrece; C empêche — 1997 C donc — 1999 B labourons — 2000 B marchans; A geut — 2001 voilliez] B nielles, C vielles; C serui 1993 AC con 76 Préceptes concernant „la contenance segree" et lor grâce biau deservir, grans profiez en puent venir [/. 7S"J a qui bien s'i seit contenir. 2005 A m ors font les vilainz gentis et estre a henor ententis, et les avaricious larges, et les couars hardiz sanz targes. Amors font aprendre le faiz 2010 de touz biaus deduiz estre faiz, et si font les dames soumetre et les amans en haut lieu mètre. Cil est donc fol qui s'apereche d'amer en temps de sa jennecbe; 2015 quer, quant sa jenneche est faillie, a envis trouveroit amie. Quant ta dame ert o toi couchie, lors soit si sagement tretie qu'il n'i ait destre ne senestre 2020 qui preste a touchier ne voille estre. Tes doiz porras en tel lieu trere que mont li plera lor repère, pour les segreis d'amors trouver et plus doucement esmouver. 2025 Hetor et Achillés les fors faisoient issi lor effors quant o lor amies gesoient et le gieu d'amors lor faisoient. Ne haste mie ton deliet, 2002 B bea; C deserui — 2003 C puet — 2004 B a ici une lettrine; s'i] B les, C se — 2006 C honnoiir et tentis — 200'.) C ciiiprendre les tais — 2010 faiz] C plains — 2011 C sunmetre — 2015 A ert — 2016 C arenuis trouiient — 2017 C o tai couciee — 2018 tretie] C couchie — 2019 C que ni a. ne d. — 2020 C q. peust; B prest atouchie — 2021 B 0 tez dcis p. chose faire; C Tex; A mètre — 2022 C lor p. lour rapaire — 2025 B archielles, C archilles, les manque — 2026 B ainci lours — 2027 B lours, C lou 2017. 2018 couchiee : tretiee — 2025 leffors Préceptes concernant „la contenance segree" 11 2030 mes attent qii'ele s'i deliet: famé s'esjoïst grandement quant nen la touche longuement. Quant les lieuz tendras sanz desdire que ta dame touchier désire, 2035 touche les, et n'aies vergoigne de bien acomplir ta besoigne. Lors verras ses yex languissaus et en tremblant resplendissans, [f. 7S^] com soleil, qui partout esclere, 2040 seut resplendir en l'eve clere. Lors vendront douz eomplaignemens et gracions murmuremens, paroles au gieu convenables et gemissemens delettables. 2045 Ensemble doit estre acomplie ta volenté et la t'amie: lors est plain deliet, ce me semble, quant les .ii. sont vaincus ensemble. Se ton deliet plus tost repère 2050 que le ta dame ne puet fere, atendre doiz par compaignie que semblablement se deduie. Geste guise doiz maintenir quant a lesir la puez tenir 2055 et tu n'as doute qu'il sourvienge persone dont blasme vous vienge. Mes quant la demore est doutose, si lonc déduit conseillier n'ose. Tu doiz lors es jolis gérons 2030 C quel ele — 2032 C len — 2033 A tendrans, BC tendra — 2034 touchier] C douche — 2035 les ]B la; C versgoigne — 2038 A troublant, B trublant — 2039 C con solleil qui p. eschaire — 2040 en] B ou — 2041 C complengnissans — 2042 C murmurissans — 2043 C caroles au j. conuenable — 2044 A delitt. — 2045 C Enssemble d. e. acompli — 2046 C la ten ami — 2047 ce] C cen — 2048 vaincus] B meus — 2050 C que taraie — 2055 C na d. que nen tienge; qu'il] A de — 2056 B don, C donc blâme — 2057 C Meix — 2059 B Lors doibs tu es 2053 Cete — 2057 douteuse 78 Deuxième partie. Le poète s'adresse aux dames 2060 ferir cheval des espérons. Ci est la fin de ceste ouvrengne qui le traitié d'amors ensengne, par qiioy les hommes sanz mesprendre puent a lor dames entendre. [/. 75"^] 2065 Or est il reson que j 'encline a donner as famés doctrine, en quel manière els se contiengent si que vers amors ne mesprengent. Si que je requer humblement 2070 a ma dame premièrement et a toutes autres puceles, a dames et a damoiseles et a borjoises de value, qu'en moy recommandant salue, 2075 s'il i veent a adrechier, qu'elles le voillent adrechier, et escuser men ignorance; quer je n'ay mie tel puissance que je sache si tout escrire 2080 que il n'i ait assez a dire. Or entendez ici, nos dames, qui nos cors avez et nos âmes! Chescune endroit soi guarde prenge que a son poveir le retienge: 2085 qui cest livre savoir porra jamés sanz amer ne morra. 2061 Ci] B Si ; C cest — 2062 C enseigne — 2064 B peuent a lours — 2065 C est r. que ie mencline; A ie e. — 2066 as] B es f. doctrinez; C a famé dont. — 2007 B eulz se maintiengent — 2068 amors] C hommes — 2060 C que manque — 2071 C et autres toutes p. — 2072 C dame et d. — 2074 C qua moy recommandent saluent — 2075 A se il, B sellez, C se li v.; a] A que — 2076 C (le manque) a adr. — 2077 C (et manque) escurer — 2078 quer] C que; B ne m. taille p. — 2079 B ci tant — 2080 C a escrire — 2081 C issi — 2082 C nous c. — 2083 C guarde manque — 2084 C as son povair garde prenge Il met d'abord le mariage hors de question 79 Or metés donc toutes l'oreille a savoir cen que je conseille. En amer doivent par nature 2090 toutes famés mètre lor cure; quer famé qui d'amer ne trete ne puet avoir joie parfete. Des mariz ne me parlez mie: ce n'est ne mes sochonnerie. 2095 Le mari se veut fere creindre; lors i a il assez du geindre. Famé par mariage prise est aussi comme en prison mise; quer il convient qu'el se soumete [f. 78'^\ 2100 a tout cen qui au mari hete. Ci a mal voisin et mal oste qui franc vouloir a sa famé oste; quer rien ne vaut or ne avoir avers de franc vouloir avoir. 2105 Des amans issi ne va mie, quer l'ami touz jors s'umelie et touz diz s'efforche de fere quan que a sa dame doit plere. Les amies sont honorées 2110 et de fin cuer dames clamées; icelles ont joie et dédit tout a lor gre, sanz contredit. Toute famé est donc mal aprise 2090 B mettre famés toute — 2094 B cen; C choch. — 2096 B lors est il a. a g.; C asses chochonnerie — 2098 C em prinson — 2099 C se manqiie — 2100 a] B au — 2101 Ci] B Cil, C Chi — 2102 BC hoste — 2103 C riens ne V. ni — 2104 C a franc de lour uouUier a. — 2105 Des] C De — 2106 C amie; B tous dis; BC se humilie — 2107 C a faire — 2108 B quanqui; C a manque; A ueut — 2109 C sunt touz iours honouree — 2110 C cur — 2112 C t. autre g. — 2113 B aprinse, C prise 2091 treite — 2099 Le bas du folio est légèrement mutilé; le coin est enlevé. Miniature au verso. — 2107 deffero — 2108 quanque 80 Le temps passe; aimez donc en votre jeunesse ! qui d'amors servir ne s'avise; 2115 quer tant y a soûlas et joie qu'il n'est cuer vivant qui le croie. . Donc s'i doit toute famé trere: meillour servise ne puet fere; quer amor par sa seignorie 2120 toute chose vaint et mestrie. Tant com vostre jenneclie dure, metez en amer vostre cure: aiez en memore viellesclie qui de jor en jor vous menecbe. 2125 Tant com Faage est convenable est le temps d'amer profetable; quer le temps passe en la manière que l'eve court par la rivière, ne le temps passé ne retorne 2130 plus que l'eve, qui ne sejorne. Celle est donc foie qui la tent, qui pour amer viellecbe atent. Emploiez donc l'aage amee, quer trop briement sera passée; [f. 7^**] 2135 ne n'iert l'aage derreniere si bone comme la première. Tant com l'enging et la beauté vous durent en lor nouveauté, obéissiez sanz contredire 2140 a cen que nature désire. Le temps vendra, pas ne sont ruses, que tu, qui les amans refuses, 2114 BC damour; C senii ne sapaise — 2116 qu'il] C qui — 2117 s'i] C se — 2118 BC seniicc — 2120 vaint] C meut; B mestre — 2121 C coume ieun. — 2122 C amour — 2123 B naiez; mémoire] C memore uostre — 2124 B menace, C menasche — 2125 C Tant large; B comment lage ~ 2126 est] C et — 2128 par] C en — 2129 C ne force — 2132 qui] C quer — 2137 C comme — 2138 C uiuent — 2140 que] C qui — 2141 C vendras; A temps ne sont pas r. — 2142 B que se tu 1. k Beauté passe avec Vâge : imitez donc les déesses! 81 gerras vielle, froide, esbahie toutes les niiys sanz compaignie. 2145 Chanelion n'iert lors por toi chantée, ne de nuys ta porte cassée, ne roses de diverses guises ne seront en ton lintber mises. Tost sera ta fâche fronchie, 2150 et ta fresche coulor fadie, et ta blonde cheveleiire enlaidie par canisture. Le cherf sa biauté renouvelé por mengier une seii)entele: 2155 si ne poueiz vous pas ouvrer, ne vostre biauté recouvrer. Amez donc, se vous estes sages, en la primour de vos aages; quar, se celle flor n'est cuillie, 2160 tost charra fade et enleidie. Ne soiez pas greignors mestresses que furent jadiz les déesses, qui lor biautés pas ne gasterent, mes toutes par amors amereut. 21G5 La devez vous essample prendre, nuly ne vous en puet reprendre, non pas vos joiez deveer a cens qui biau sevent preer. Se vers amors vous voulez herdre, [/. 79y\ 2170 en cen ne pouez vous riens perdre; quer, se mil de vos biens preneent, ja pour cen n'apetichereent. 2143 B serras uille; A v. et f. — 2145 lors] B la, C ia;, por] B par — 2146 B nuit— 2147 C ton li chier misse — 2153 C Letres b. renouel — 2153 C dune — 2157 C este — 2158 vos] C lour — 2159 C (se manqué) flors ne cuiliee; B n' manque — 2162 A qui; C deisses — 2163 A que; B beauté; C lor basuvsfent p. ne gastent — 2164 B amour — 2167 C nous — 2168 C soiuent biau — 2169 C vous lez; A herde — 2170 B rien — 2171 A se nul de uous en p.; mil] B nuls; C vous bien 2166 empuet Bibliotheca Normannica V. 6 82 Quelles qualités doit réunir une belle pour être aimée i Par limer seut le fer user, mes cen ne vous puet eseuser; 2175 quer la chambre Venus la sage n'a nule paour de damage. S'en la mer prens d'eve une goûte, qui est si fol qui m'en déboute? ou se ma chandele alumer 2180 voil a une autre sanz fumer? N'en plus ne devez vous tenir cen dont grief ne vous puet venir: chascun doit souffrir sanz soy cuire prou d'autri qui ne li puet nuyre. 2185 Or amez donc seiirement et créez mon ensengnement : mont en porrez estre prisies, désirées et couvoities. Pucele qui veut estre amee 2190 se doit pener d'estre avisée, plesante, de bêle manière, sage, courtoise et biau parliere. Ovecques tout cen, pour miex plere, doit estre simple et debonere. 2195 Par cen sera mont désirée, mont prisie et mont honorée. En lié n'ait point de vilanie ne d'orguil ne de felenie. Ne soit fiere ne despitouse, 2200 menchongiere ne couvoitouse. 2173 A P^ — 2174 A ce — 2176 C pour — 2177 A preu; C perdeue — 2178 C qui fu foie qui me d. — 2178 C autre manque; B finer — 2181 N'en] B Rien, C Nien — 2182 B dont ce graif; C donc g. vous puisse — 2184 prou] C pren — 2187 B moult en poues; C en seres mont bien prisiez — 2188 C de seures et coutiuees — 2190 C destre amee — 2192 C cortouse — 2196 honorée] C amee — 2197 n'ait] B nail — 2198 B dorguil ne de mal ne denuie 2186 crées — 2187 prisiees — 2196 prisiee La parure relevé les charmes naturels d'une jeune fille 83 S'elle estoit de tele nature, ja homme ne metroit sa cure a lié amer ne tenir chiere, mes s'en trairoit anchiez arrière. [f. 79'^ I 2205 Or vous portez donc en tel guise que chescun ait grant convoitise de vous désirer et amer et de vos bontez reclamer. Lors porrez vous amis avoir: 2210 cen vous faiz jen bien assavoir; quer il n'est rien que homme prise tant comme famé bien aprise. Se tu es de biauté garnie, a lié coutiver estudie: 2215 par cure est biauté acreiie, et par négligence perdue. Se les bêles citez n'esteent coutivees, tost ledireent: aussi biauté non coutivee 2220 ne peut pas estre bien gardée. Pour cen devez a vous entendre, si que il n'i ait que reprendre. Les ledes meïsmes amendent quant a elles cointir entendent. 2225 Mes n'aiez pas trop grans cointises d'or ne de pierres dessus mises; quer par vos grans richesces sommes souvent chachiez. Entre nous hommes 2201 AC Se e. ; B tail — 2203 C enmer - 2204 C maiz ce t. touz iours a. ; B trairoient aincies — 2206 C grant manque — 2207 C de nous desuire et — 2208 C uous — 2211 C riens — 2212 C tout c. f. b. asprisse; B aprinse — 2214 B coustiuer, C cointir — 2216 B nelig. — 2218 B coustiueez, C coitiuees t. ladireroient — 2219 B auxi b. n. coustiuee, C ansi b. n. coitiue — 2220 C bien estre garde — 2223 B Et les 1. mesmes — 2224 C coitiuer — 2225 C mais nais p. t. grant — 2226 B sus 2218 coutiueez — 2221 as uous 6* 84 Mais pas trop de toilette! Soyez propres! nous creon que l'apparat fâche 2230 souvent coulour venir en fâche; quer famé en est plus regardée et, par cen la, plus afflambee. Ces guimples refont joes maintes colorer, tant sont il estraintes; 2235 si serion tost enlopés de telz marchiez envolepés. Par cen de vous nous esloigniez, se trop n'esmes abesoigniez; quer bien ne puet estre avisée [/. 7P'^] 2240 biauté de famé si parée. Sanz apparat voit nen pucele savoir mon s'el est lede ou bêle. Issi se doit moustrer bonne euvre, quer la vetie tout descueuvre. 2245 Ne soiez donc pas trop parées; si en serez plus tost amees. A teuz drois doit famé estre cointe qui veut d'amors sentir la pointe. Par vous contenir netement 2250 sommes nous pris parfetement, quer c'est cen qui vous enlumine et qui nos cuers vers vous encline. Vos chiez soient souvent lavez et clers, se fere le savez. 2229 B croion tous q. lappart f. ; C lapparail — 2232 B en p. cela p. enflaub. — 2235 C transporte ce vers après 2237 et répète ensuite celui-ci — 2235 tost] B trop; C serions nous t. elleupes — 2236 C enuelopez — 2237 B c. deuons n. esloignier, C c. deuon n. — 2238 B nauon a besoignier, C meismes bessoignies — 2241 B appart v. len p., C appareil voit la p. — 2242 C mont se elle 1. — 2244 quer] A que; B v. le t.; C tost — 2245 C pas donc — 2247 ABA dens d.; CA teus d. d. estre famé c. — 2249 C nos cointir; A c. sagement netement — 2250 B suymes n. prins parfaitt. — 2251 BC nous — 2252 C nous cuer — 2253 C Vous chief 2229 et 2241 appât — 2233 A joies, B joiez — 2245 soies Coiffures qui conviennent le mieux aux diverses figures 85 2255 et celle grève si bien fête que cescun vivant vous souhete. Après cen les devez trechier si qu'il n'i ait que adrechier, et gallon ner si proprement 2260 que nul n'i vee amendement. Lors lessiez vos chaperonnés, a fin que vos chiez veon nés: biauté empire de couvrir et ledure de descouvrir. 2265 Ne pren pas garde a ta voisine, se son chief muche et encortine: la guise qui bien siet a l'une n'est pas pour cen bonne a chescune. Pour cen voil j'en que tu t'avises 2270 et essaies de plusors guises, et selonc celle t'apareille que ton mireour te conseille. Se tu as la fâche rondete, il te siet a estre tousete [/*. SO""] 2275 ou avoir cornes si petites que de moqueours soient quites. Se tes cornes grandes estoient, ton visage trop lai feroient; si ne seroit pas convenable 2280 tel habit, mes mal aggreable. Et se tu as trop longue fâche, ton chief en chaperon atache, 2256 C checun nous v. vou shouh. — 2258 C que il — 2259 et] A a; B guaillonner; C propem. — 2261 C lesies uous chaperons — 2262 C vous chief ueounes — 2263 B en pire, C empere decouvrier — 2264 C les dure de descouvrier — 2266 et] C ou — 2268 C pour cen manquent — 2270 de] C em — 2271 B segon, C seron — 2275 B ou a av. — 2276 A que des m. soies q., B q. tu des moquours soiez q. — 2279 C seiroit p. conuenables — 2280 B tail hait; C mes] est — 2281 C Et manque — 2282 en] C ou 2270 essaiez — 2273 roondete — 2273 et 2281 face 86 Soins à donner aux sourcils, aux cheveux, aux dents etc. si que ton front en appetiche; si en seras mont plus fétiche. 2285 Adonques, cen doiz tu savoir, pues tu bien grans cornes avoir, si que ta fâche en arondisse et par la rondeche enbelisse. Face ronde est plus désirée 2290 et plus proisie et plus amee, plus plesante et plus graciouse que toutes autres, dire l'ose. Donc doit chescune mètre cure de resembler a tel figure; 2295 quer plus en sera couvoitie, plus amoureusement tretie. Tes sorcilles doiz alignier et le peil mal assiz vignier et fere viser par ta basse 2300 qu'il n'i ait peil qui l'autre passe. Cescun matin voil que neties tes eux, ta bouche et tes oies et ton vis en bêle manière: de cen doiz estre bien manière. 2305 Tes denz soient si escurees et si forbies et frétées que n'i arreste nule chose de quoy tu soies vergondose. Maintes famés ai avisées [/*. 80^] 2310 qui avoient les denz forrees, mes jamés mon cuer n'ameroit famé qui telz denz porteroit. 2280 B moult — 2285 B ce — 2292 1'] B i — 2293 C dois checune — 2296 C tratie — 2298 C uignir — 2299 C a ta béasse — 2301 C Ces- chum m. v. q. uesties {lisez ne(s)ties) — 2302 B et manque — 2304 estre] C est — 2305 C (dens) soiens si escures, B estriuees — 2306 C sourbees — 2307 B quil ny — 2310 C foucrees — 2311 C cur— 2312 B mon cuer et famé sont intervertis — 2312 C tel 2298 uïgnier — 2308 uergondouse Conseils pour la toilette. Choix des étoffes et des couleurs 87 Je pense que denz si marchies ne puent estre a cuer besies; 2315 et nul ne se puet eesier ovec s'amie sanz besier. Donc tien jen famé a mehaignie quant elle est si mal enseignie qu'elle lesse tel porreture 2320 entour ses denz et tel ordure. Tel famé se doit acoster d'un barbier, qui li sache oster telz estaberges et telz choses pour quoy amors sont si fors closes. 2325 Se tu as bêle poiterine et beau col, ne les encortine, mes soit ta robe escoletee si que chescun y muse et bee. Lors te pren bien guarde et t'avise 2330 que ta cote ne ta chemise ne le colet de ta peliche ne te fâche tenir pour niche. De beaus dras te vest et te paire, si que il n'i ait que refaire; 2335 et t'avise bien, quant la vient, la quele coulour miex t'avient. Mes si chiers dras n'achate mie que tu demores mal garnie: de grant folie s'entremet 2340 qui en mié touz ses biens se met. 2313 C carchiez — 2314 B estre manque\ C au cur bessiez — 2315 B aesier — 2316 C oueques famé samie b. — 2317 C tienge — 2319 C quel elle 1. — 2320 A tele, B taille — 2322 li] C le — 2323 C tel e. et tel — 2324 C par q. a. li sunt; B forcloses — 2325 BC poitrine — 2326 B ne laies en c, C ne lenc. — 2327 B baiee — 2330 B coste — 2331 C cole — 2332 B facent — 2334 C il manque — 2335 B bien seil auiënt — 2336 B que la c. m. ten a.; miex] C bien — 2338 C demurgez — 2340 C (touz manque) ses sed 2313 marichies — 2333 AC pare — 2337 draps 88 Renouvelez souvent vos robes! Soignez vos mains! Asure, vermeil ou burnete, vert, janne. blanc ou violete, mellé ou coulour d'autre guise porras trouver assez bien prise. [/*. 80"] 2345 Miex vaut souvent robe muer 4 que lonc temps en une suer: : quant robe est longuement portée, i nen la tient pour vielle et usée. T Garde que n'ait en tes mainz roigne 2350 et tes ongles souvent roogne: de cen doiz estre curiose après ton vis sus toute chose. C'est la guise qu'entre nous hommes avon, partout la ou nous sommes, 2355 de prendre famé par la main, pour tant que nous seon a main. Donc porroies aver vergoigne, se il avoit en tes mainz roigne, nerté ou autre vilanie 2360 par quoy tu fusses enhaïe. Pour tenir les blanches et saines, te faut avoir gans ou mitaines: ce ne couste pas grandement, et si en sont plus netement. 3625 Se tu veus estre bien fétiche, fay .iii. rescours en ta peliche ou .iiii., pour fere la roe et pour estre loing de la boe. 2341 B bnmete, C bunete — 2342 C vert aune, B jaune — 2344 C meille — 2346 C que mont 1. t. en u. user — 2348 BC len — 2349 B quil — 2350 B et bien souuent tes o. roigne; C ongues s. rongne — 2353 qu'] C d — 2354 B amon — 2357 B pourriez, C pouries — 2358 tes] B uos — 2360 C fussies — 2361 B pour les t. blanche; C saingnes — 2362 C mitaignes — 2363 pas] C mie — 2365 bien] C plus — 2366 B recours — 2367 roe] C ioe — 2368 estre] C est 2351 curiouse — 2354 p tout — 2360 fussez I Ayez fin soulier et robe courte! Avantage des robes longues 89 Ne Icsse pour pel ne pour fil 2370 que sercot n'aies a pourfil, pour tant que de tel estât sees que avoir le puisses et dees. Chauce Uâ si estroitement que qui te verra se dément 2375 comment tes pies sont si petis, si netelés et si fetis. Lors ne soit ta robe si basse que la biauté de ton pié passe: biau pié fait bien a la fiëe [/. SO"^] 2380 famé d'amors estre priée. Issi parées devez estre en cen qui nos peut apparestre: quant bien nos plest le descouvert, meillor supposon le couvert. 2385 Que que des courtes robes die, sachiez que m'entente n'est mie que je despise la manière des cotes longues par derrière: ce me semble la meillor guise 2390 qui soit de nouvel avant mise; quer se issi longues ne fussent, mont de choses nous apparussent. Quant famé se besse ou se plee, faire ne puet que nen ne vee 2395 le gros des jambes, qui la vise, et le devant de sa chemise; 2369 C leisse ne p.; B poil - 2370 B sourcot — 2371 C que en estât — 2372 A quavoir; B ou qua a.; le] C la — 2374 te] A toi — 2375 C comme t. p. soit — 2379 C fie — 2384 C souspechon — 2385 B croteez — 2386 B (que manque) mon e., C ma uoUente — 2387 A quelle d. — 2389 C cest la meillour se me semble guisse — 2390 B de nouuel soit — 2391 C se il issi — 2392 nous] C lour — 2393 C ou el se — 2395 le] C les 90 Moyens de réparer les outrages des ans : calvitie si veiToit nen par aventure a chief de foiz aucune ordure. Mes pas ne sueffre longue cote 2400 que aucunz itelz choses note: pour cen tien jen a bien aprise famé qui se porte en tel guise. Issi le font les gentilz famés qui des finz amorous sont dames. 2405 Vos deffautes et vos damages poueiz couvrir, sos estes sages, en maintes guises pour miex plere. Issi ne poon nos pas fere: se canus sommes ou pelés, 2410 nous n'en poon estre celés pour coiffe de lin ne de sec que chescun tantost ne le vee. Mes famé ochit sa canisture par herbes ou par autre cure, [/*. 8î^] 2415 et aquert coulour par matière meillor assez que la première. Se des chevelz n'a a plenté, tantost ara un chief enté de quanvre ou d'autre forrelire, 2420 ou destrange chevelettre. Maintes famés de cen s'atendent as merchiers, qui mont chier lor vendent. Lors n'en puet nen aperchevoir 2397 B len a chief de fois; C len — 2398 A chies; B moult de choses que pas ne croies — 2399 C souffres courte c. — 2400 B quau- cune taille t chose n.; C quer aucun ytex — 2401 B ie a b. aprinse; C iem a biem aprinse — 2405 C Vous d. et vous — 2406 sos] C se vos — 2409 ou] A et — 2410 C mous nem; B pouon — 2411 coiffe] C cote; B saie — 2412 B c. tous iours n. 1. uaie — 2413 B canit. , C chainture — 2414 ou] AB et — 2415 C aquart colonc — 2416 B prim., C premire — 2417 n'a] C nas — 2420 B estrangle — 2421 C famé d. c. se att.; A ce — 2422 B a mercies, C as meschiers — 2423 n'en] C ne, nen manque 2412 chescura Famé qui se farde ou se pare, ne soit vue de son amant! 91 ne la menchonge ne le voir. 2425 Les autres sont espés coiffies et en lor caperons muchies, si que nen ne soit par lor coupes s'elz ont chief de quanvre ou d'estoupes. Famé par art si s'appareille 2430 qu'elle a eoulor blanche ou vermeille et le cuir du vis plain et tendre, tant le fait el tirer et tendre. Mes sagement se prenge garde toute famé qui si se farde, 2435 que par son ami ne soit mie de telz boistes prise sesie: jamés amer ne la devroit quant telz choses aperchevroit. Mes de chose qui n'est veue 2440 ne puet estre vrité setie. Devant son serjant en la guise ne doit tel matière estre prise, ne dent forbie ne curée, que ne descouvrist la buëe. 2445 Leide chose est a regarder que de veer famé farder; mes tel chose est lede en fesant qui depuis est bêle et plesant. Mont lede chose est a veer 2450 piaux et megueïs conreer; 2424 B mesonge — 2425 C couchiez — 2426 B leurs; C chaperon — 2427 B lours — 2428 B seilz, C sel — 2430 AC que la c. — 2432 C elle cuer et — 243^ telz] A ses; B tails hontes prinse; prise] C estre — 2437 C deuoit — 2438 B qui t.; C aperceuoit— 2440 BC uerite — 2441 B douant — 2442 B manière e. prinse — 2443 B ne donc f. ne escuree, C ne de f. dent ne — 2444 B quel ne; C descouuerte — 2447 C mes laide chose est en — 2449 a] C an; B ueir — 2450 et] B ou; B mesg, C meguers; B courreir 2425. 2426 coiffiez : muchiez 92 Chevelure peu épaisse soit peignée en secret! [f. SP'\ si en fet l'en gans et peliches qui sont mont bêles et mont riches. Mestier n'est pas que homme sache quan que famé met en sa fâche: 2455 pour cen doit elle estre enfermée tant qu'elle se soit bien parée. Telz choses ledes et segrees soient toutes foiz reneees; quer, se les hommes les saveent, 2460 ja miex ne vous en prisereent. Devant ton ami ne desplee tes cheveulz, je le te devee, se tu n'as tel cheveleiire que de son gre soies seUre. 2465 Quant ta teste sera lavée, n'i fay pas longue demoree; quer tel i porroit sorvenir dont honte te porroit venir. Famé qui poi de chevelz porte 2470 doit mètre gardes a sa porte qui, tant qu'elle soit aornee, faindront que elle est hors alee. De cen doit estre bien membree ; quer trop lede est beste escouee, 2475 champ sanz herbe, bois sanz verdure, et teste sanz cheveletire. Famé que biauté enlumine n'a que fere de ma doctrine; 2452 B moult — 2453 C est mie que nen s. — 2455 B ce d. el; C enfrem. — 2456 C que e. — 2457 B Taillez; C eh. sont 1. — 2460 A en manque — 2462 C tele cheuelleure le; B te le — 2464 C grez; AB aseure — 2465 C q. ta dame s. — 2466 B plus — 2469 C cheueleure — 2470 C garde; a] B en — 2471 qui] C manque. B que; C aounee — 2472 C diront; est] A soit — 2474 C 1. chose est b. escornee — 2475 C h. et b. — 2477 que] A qui; C baute 2454 quanque — 2458 ABC renées — 2461. 2462 despliee : deuiee Nulle n'est sans défauts : comment les dissimuler? 93 quer sa biauté grâce li donne, 2480 que chescun a lié s'abandonne. Touz jors sont les bêles amees; mes trop me semblent cler plantées. [f. SJ"] Quer, a une qui bêle nest, cent itans de ledes en est. 2485 Si n'i a il bêle ne lede a qui ma doctrine bien n'ede; quer a paine en treuve nen une en qui il n'ait defaute aucune. Se tu es trop petit cretie, 2490 en estant ne sees velie. Seer te doiz se tu es sage; miex en cheleras ton damage. Se tu te giez nue ou vestue, a fin que pas ne soit setie 2495 ta petiteche et ta mesure, faire doiz longue couverture. Se tu ez grêle a desmesure, prendre doiz tant de vesteiire qu'elle s'efforce de parfere 2500 cen que nature ne vont fere. Se tu es trop pale ou trop nere, quier conseil, se tu me veuz crere, par quoi tel coulour engroutee puisse estre changie et muëe. 2505 Pié loi-t et de lede figure ne soit nul temps sanz chaucheUre, ne cuisse seque descouverte, 2480 A se ab. — 2481 C iour s. le — 2482 C t. c. me s. plantée — 2483 a une] C amie {mauv. lecture) — 2484 C itant — 2485 C Ci — 2486 C ne hete — 2487 C paigne en t. en — 2488 qui] C quois; ait] A a; — 2489 C petite — 2490 C es. pas n., B soies pas v. — 2491 B Tu te doibz seer se — 2494 C neiste que te ne; B que ne soies pas ueue — 2499 C que e. sesforce — 2500 C uelt — 2503 AB qui — 2505 lort] C lonc — 2506 temps] B tails 2504 changiee 94 Avez -vous de laides dents, ne riez pas à boucJie ouverte! qiier venir en porroit grant perte. Grans espaules et malostrues 2510 soient si lingement vestues et si a point que nul n'i vee chose qui desplere li dee. Grans mameles soient bendees ou en tel chemise serrées 2515 ou les formes soient escrites de .ii. mameletes petites. Se tes doiz sont mal aggreables ou tes ongles nient convenables, ton parler ne signe o les mainz, 2520 quer amee en serees mainz. Bouche ou maie odor a aucune [/i 81"^] ne doit nul temps parler jetine, ne des hommes ti'op ne s'apreuche qu'il n'aperchoivent tel repreuche. 2525 Se tu as deffaute de denz ou se elz sont neres dedensi ou grandes ou sanz ordre nées, gar tey de fere granz risées. Tel famé doit aprendre a rire, 2530 se sagement se veut dédire, ne mie rire a bouche ouverte: trop en aroit maie déserte. Pucele qui biau ris veut rendre doit petit ses lèvres estendre 2535 et doit avoir une fossete 2509 B mal ostruees — 2511 C poit — 2512 C despleisse — 2513 C Gran- dez m.; Bm. ou mal ostrues — 2514 B soient en tails chemises uestues — 2515 B f. en s. — 2516 C dedens m. — 2519 les] C le — 2520 C amees en seriez — 2521 B mal — 2524 B queulx napercepv., C que n'aperchoive t. — 2525 C defautes — 2526 A selles, B se el, C se il — 2527 B ou mal ordenees — 2528 B garde toy de faire r. ; C grand — 2529 B Quiconquez ueult enprendre; C doit prendre (garde) a Art de rire et de causer avec grâce 95 chescune part de sa boucliete. Ses dens ne doit pas descouvrir en riant, mes les doit couvrir; et, pour les amans miex atrere, 2540 douz ris, court et plesant doit fere. A haute voiz ne longuement ne doit rire, mes simplement 0 un petit de mélodie; adonc si ne mesprendra mie. 2545 Pucele qui rit sagement en enbelist très durement: cescune i mete donc s'estude, que nen ne la tienge pour rude. Famé qui rit horriblement, 2550 doit faindre aucun marrissement a la fin que nen ne la voie rire, quant les autres ont joie. [f. 82""] Plusors en est qui plorer seulent en quel manière qu'elles veulent, 2555 et quant il lor plest, si s'en tiennent, tant sagement l'art en aprennent. Plusors se seulent adonner a baubiër et mignonner; si en semblent plus déduisantes, 2560 plus avables et plus plesantes. Les autres aprennent l'usage d'avoir douz et plesant langage, et de parler bas et a tret; quer tel parler mont nous atret. 2536 sa] B la — 2537 C Mez d. ne dois — 2538 C doiz — 2540 ris] B uis; C dois — 2542 C dois — 2543 un] B si — 2544 B mespren- dras — 2546 C et emb.; B grandement — 2547 C checune mestie d. — 2548 C ne manque — 2550 faindre] C faire — 2553 C Pleurers en — 2554 C quelles manires que elz seullent — 2556 l'art] C lait — 2557 C Pleureours se — 2558 C e ab. et am. — 2559 B dédiantes, C dedissates — 2560 A amables — 2562 C plaissans langages — 2564 B moult 2558 banbier 96 Efforcez - vous de marcher avec grâce! Apprenez à chanter! 2565 Prenez la guise et l'essamplere d'aler, comme famé doit fere, leg-ierement, a petit pas. Ovide en cen ne mesdit pas: quant vos cors proprement mouvés, 2570 touz nos courages esmouvés. Par aler seut mainte fiëe famé estre enhaïe ou amee. Plusors en alant si se preuvent que lor costes un petit meuvent 2575 pour cuidre l'air fres et le vent; mes mainte en est qui chier le vent. Les autres orguellousement vont si tost et si redement que il apert a lor alees 2580 qu'elz soient toutes forsenees. Les autres en vont lordement, a grant pas et pesantement, aussi com famé mariée qui se doute d'estre blasmee. 2585 Issi ont il diverses guises. Mes celles qui sont bien aprises sevent le pié si asseer que c'est joie d'elles veer. Chanter est noble chose et bêle, 2590 especiaument a pucele; pour cen voil je que tant fâchiez [/. 82^] que proprement chanter sachiez. Le seri chant de le sereine 2566 C famer — 2570 nos] C nous — 2571 seut] C font — 2572 A estre haïe; ou] C et — 2573 C prennent — 2574 B lours; C mennent — 2575 l'air] B lez — 2576 A mainte qui chier le le v. — 2578 C von — 2579 B lours — 2580 A que s., B queulx s., C que elz — 2581 en] B si; C leidemeut — 2582 B grans — 2585 B ainci; C divesses — 2586 BC aprinsses — 2587 B se uont le ; C si veut le — 2588 C que elles iviez (ioiez?) de ellez v.; B de les — 5991 C ien q. t. sachez — 2592 C chaches 2589 AC n'ont pas de lettrine Cultivez les arts p^'opres à rendre votre société agréable! 97 tret a soy les nés et ameine: 2595 aussi poueiz vous enchanter les amourous par bien chanter. Chescun désire oïr les chans des oisiaux des bois et des chans; mes greignor délit doivent rendre 2600 vos chans que nos pouon entendre. Chantez a vois melodiose, simple, plesant et graciose. Le biau chant de plusors puceles les fet bien amer per as bêles. 2605 Mètre doiz ton entencion a sonner le psalterion ou timbre ou guiterne ou citole; c'est cen qui du tout nous afole. Semblablement te doiz adieure 2610 a rommans fetichement Heure; quer les henors et le temps a famé ou tant d'esbatemens a. Grandement te puet avanchier bien caroler et bien danchier, 2615 baler, passer au rigolet a petit pas simple et molet. Les gieuz des esches et des tables te sont propres et convenables: nous tenon famé a bien aprise 2620 qui bien en seit l'art et la guise. En faisant ton gieu proprement doiz penser convenablement: 2594 C assoi lee neif — 2597 G Chescuns de sus o. 1. camps — 2598 C de bous et de c. — 2600 C nous ne pouum — 2602 C pleissante — 2604 B fet a. per a es b. — 2605 B Mestre — 2606 B sartelion — 2607 C quinterne, B quintaine — 2010 a] C as; B a feticement roumans; C hiire — 2612 B desbatement, C debiatemens — 2613 puet] C puis — 2617 A de t. — 2618 te] A telz ~ 2619 BC aprinse — 2621 ton] C tout 2591 neis Bibliotheca Norraannica V. 7 98 Comment une femme bien apprise doit se conduire au jeu telz gieuz soutilz seulent mont plere, qui cortoisement les seit fere. 2625 Des autres gieuz est largement ou peuz jouer semblablement. [f. S 2^] En mil formes te doiz dédire, se tu veuz que nen te désire: trop lede chose est a pucele 2630 quant jouer ne seit, tant soit bêle. Par jouer solon nos souvent entrer en l'amorous couvent. Le fort n'est pas a bien jouer, mes a vos m ours bien aoner, 2635 si que nule en jouant ne die ne mes henour et courtoisie. Quant vostre douz contenement et vos biautés apertement regardon, que que nul me die, 2640 c'est du gieu la greignor partie. Plusors en ai veii tenchier com se tout vousissent trenchier par l'ardour de lor convoitise, quant le gieu n'aloit a lor guise. 2645 Les autres ai veti jurer et a enciënt parjurer et dire blasme sanz déserte affin de recouvrer lor perte. Jupiter, le souverain sire, 2650 vous gart de telz ledenges dire et de telz paroles retrere qui doient as amans desplere. Cen n'apartient pas as gentilles, 2623 AB moult, C moût — 2624 les] A le — 2628 B len — 2630 B scet sel elle b. — 2631 jouer] B ioie; C sellon — 2632 C lenmourous — 2634 B uos moz, C auous mez b. aouner — 2635 C nul — 2636 C coutoissie — 2637 C couetement — 2639 me] B en, C mi — 2640 C giex de g. — 2642 C con se t. vousist — 2644 C gyeu nalait — 2645 C ai manque — 2646 B a escient, C a en essient — 2647 C deserpte — 2648 C recouuer — 2650 C tel lesdengerie — 2651 C telx parolle — 2652 doient] C deens; as] B es; amans] A dames, C autres — 2653 as] BC a 2642 AC con Lieux où les belles doivent se faire voir 99 mes as vilains et a lor filles, 2G55 qui bien, henour ne cortoisie ne sourent onques en lor vie. Par le temps chaut, sos estes sages, vous devez tenir es umbrages pour la grant ardor eschiver, 2660 qui le balle fet aviver. [/*. 82'^] Aprendre devez les usages de ces petis pèlerinages: plusors y ont esté adieutes qui depuis ont eti grans sieutes. 2665 La vous devez vous esmouver, quer acheson poueiz trouver d'aler y souvent et menu: a mainte en est bien avenu. As yglises encourtinees, 2670 as caroles, as assemblées vous devez bien moustrer parées, se vous desirez estre amees: pour nient a famé bêle chose ne biau cors, se moustrer ne l'ose; 2675 quer biauté de famé est perdue qui toutes fois se tient en mue. Pour cen voil je que hors se tree souvent, si que chescun la vee: soi moustrer est mont profetable 2680 a famé bêle et deletable. Plusors ouailles seut assaudre 2654 B a V. et a lours; C uillans et 1. — 2655 ne] C et — 2656 C seront oiiuques; B onc jour de 1. — 2557 A Pour; B (le manque) se uous; C sos manque — 2664 A d. y o.; C eli manque — 2665 C deueez v. es- mouvoir — 2667 B dy aler s. — 2669 B Es egl. — 2670 B a c. a ass. — 267 1 C vos deueez vous b. — 2672 C desireres — 2676 tient] C met — 2677 C voil je manquent — 2678 C (si manque) laiiee {lisez la vee); la] B le — 2679 B moult profit.; C perffet. — 2680 A deliet., C profett. 2656 souurent 100 Mainte conquête se fait sans qu'on s^en doute la louve, pour paour de faudre; si se tient elle bien contente quant une em puet traire a sa sente. 2685 Autresi pour un ami fere vous devez entre plusors trere; lors ne faudrez pas, a m'entente, qu'aucun s'amor ne vous présente. Pour avoir pris et henor chier 2690 te doiz en touz liex efforchier de parler henorablement a toutes genz et doucement. Tel, se devient, parler t'orra qui tost ses amors te dorra, 2695 sanz cen que tu t'en prenges garde. [/*. 83a] Il n'est riens que douz parler n'arde: pour cen i doiz tu mètre cure. Maint biau coup giest en aventure: nen treuve mainte foiz sanz querre 2700 cen que le courage deserre. Mes bien te garde, a l'entabler, que cil ne te voille fabler qui fet acrere par semblant que tout son cuer li vas enblant. 2705 Aucuns en est si ensengniez, si coutivez et si paigniez qu'il semble as famés qui les veent que tout le munde en lor main cent. 0 telz genz ne vous atretiez, 2710 quer ce sont ribaus affetiez; 2682 A 1. qui pas ue ueut f. — 2683 bien] C pour — 2684 traire] AB estre, C tente — 2685 B Et auci — 2687 a] C seron — 2693 C de nient — 2695 cen] B ce; C te prenge — 2696 B rien (que manque) — 2697 C por icen i dois m. — 2699 B len t. souuent sans quérir — 2700 B cen ou le cuer met son désir; A cuer — 2701 C te manque — 2704 C tout tout cur — 2707 C qui s.; as] B es — 2708 B leur mains haient; C ent — 2710 C cen; B uilains 2705 ensengnies — 2706 AB coustiuez — 2710 afFeitiez Méfiez-vous de la cupidité de certains amoureux! 101 que pas n'i dorreent pailleté fors que lor volenté soit fête. En tels amans n'a fons ne rive: celle est sage qui les eschive, 2715 quer autretant comme il vous dient, dient il a chescune et crient. Quant telz gens font plusors amies, vous vous devez tenir garnies d'autres amis: a la value 2720 lo:s si sera bonté rendue. Aucuns en est d'autre manière qui faingnent de vois menchongiere amer; mes vous devez savoir: cen n'est fors pour du vostre avoir. 2725 Ne soiez pour cen deceues se bêles robes ont vestues, ou s'il ont jouiaus ou cheintures de diverses desguisetires. Aucune foiz telz jouiaux estent 2730 as famés de qui eulz s'acostent; [/". 83^] et aussi vont il entor vous pour vos jouiaus plus que pour vous. Cent mile en ont esté moquies que telz ribaus ont essillies. 2735 Et pour cen doit chescune sage soi mirer en autri damage: essample d'autri vous ensengne que cescune si se contiengne que la porte ne soit ouverte 2740 a telz genz dont peut venir perte. 2711 B donrroient, G donroient — 2712 A ne mes que lor v. fust f. — 2715 C comment; B ilz — 2716 C as autres et escrient; A chescun — 2718 B garniees — 2711) a la] C de — 2722 de] B a, C par — 2723 B uous amer mes d. — 2724 A ce; B du — 2727 B se eulz, C se il — 272S B desgis. — 2729 A Aucunes — 2730 as] B es — 2734 B uilains o. esseillies — 2735 C pour doit estre aucune s. — 2736 B aultre — 2737 B aultre — 2738 C se tienge — 2739 ne] C si — 2740 peut] B doibt 2722 de] o' corrigé en d' — 2734 essilliees 102 Tarde un peu de répondre aux lettres qu'on t'envoie! S'els vous prametent, prametez; mes rienz du vostre n'i metez. Quant lor pramesses arez prises, donnez lors les joies pramises. 2745 Issi vous devez vous garder vers ceulz qui vous veulent larder, et vers les iinz amans vritables estre douches et amiables. [A S3<^ S'aucun t'envoie letres closes, 2750 canclions, mandemens ou telz choses, prendre les doiz a bonne chiere ou fere prendre a ta chambrière. Après soutilment les regarde et de son parler te pren garde, 2755 savoir mon se c'est par faintise ou de fin cuer que tant te prise. Rescrire doiz, non pas en l'ore, mes aprez un poi de demore; quer demore esveille et relie ve 2760 les amans, mes qu'elle soit brieve. Par trop longuement pourloignier se seulent amors esloignier; quer il semble a celui qui prie que cen n'est ne mes moquerie. 2765 Pour cen doiz assez tost rescrire, se tes amors ne veuz destrire; et si te doiz bien aviser a ta response deviser. 2741 B Sel, 0 Se V. — 2742 B rien deu — 2743 lor] B leurs, C man- que, prenmesse — 2744 B d. leur lez uos prom., C donner leur ioies prenmisses — 2746 ceulz] B iceulx, C telx; B vous manque — 2747 A (et manque) auers; C uerit. — 2750 B m. aultrez c. — 2752 ou] C et - 2753 C et a. sutillem. — 2755 C mont ce — 2756 C te manque — 2759 C eslieue — 2760 mes] B fors; C que e. — 2761 B prol., C prolong. — 2762 C a. prolong. — 2764 cen] A ce — 2766 A (ne manque) descrire, C desdire — 2767 C rauiser — 276S B et a ta r. uiser; response] C beissoigne Que ta réponse soit obscure; laisse -toi un peu prier !\ 103 Mes de legier ne doiz prametre 2770 cen que il requiert par sa letre, ne du tout ne doiz eseondire les joies que son cuer désire. Fai lui joie et paour ensemble, si que son cuer frémisse et tremble 2775 et que ne sache par ton dit se c'est pramesse ou escondit. Lors art l'amant parfetement quant tu rescris oscurement. Mes se trop l'estrange fesees, 2780 grant damage avoir y porees. Biauz dis et de bêle manière, et chose qui a famé affiere, rescri, comme courtoise et sage: mont seut plere commun langage. 2785 Et combien que je t'aie dit que tu doiz l'amourous déduit targier, ce n'est mie m'entente que touz diz auges celle sente: se trop longuement attendees, 2790 tantost delessie serees; quer nen seut par désespérance lessier amour qui ne s'avance. De legier ne doiz, par contrere, les joies ton ami parfere; 2795 quer chose de legier ette en seut pins vile estre tenue. Entredeuz le me doiz taster, ne trop targier ne trop haster, mes entrer petit a petit 2800 pour avoir greignor apetit. 2771 du] B deu — 2772 que] A de — 2774 C q. f. s. c. et — 2775 et] C si; B quil; A fâche — 2777 art] B est (!' manque) — 2778 C nescris occur. — 2779 B estraugle — 2781 C Biau d. et d. bel m. — 2782 et] C est — 2783 B comment — 2784 B moult — 2785 A quelle t.; C je man- que — 2788 C angez — 2791 BC len; C desp. — 2793 par] A manque, C pas — 2795 chose] A ioie — 2797 B gaster 2797 AB Entre .il. 104 Garde-toi d'envoyer tes lettres par un eyifant! [f. 83'^\ Se tu fes en ceste manière, touz jors seras tenue ehieie; ne ja n'iert s'amor pour cen mendre se le faiz une pose atendre. 2805 Se la demoure est atrempee, mil tans en seras miex amee; quer cheseun aime miex et prise chose qui est a paine acquise. Issi porras tu estre amee 2810 et de touz amans henoree, ne cil qui a toy parlera jamés deslié n'en sera. Priveement, par ta chambrière, que lu tiengnes segree et chiere, 2815 doiz envoler tes mandemens, se tu croiz mes enseignemens. Par effanz pas ne les envoie, ne ton conseil ne lor desploie; quer tost encusee serees 2820 se tout a leur gre ne fesees, ou tost seroit tret de lor bouche ton segré, qui si prez te touche, pour prametre ou bel appeler; quer effant ne seit riens celer. 2825 Se sus lor mères riens savoient, aussi tost les descouvreroient; lonc seroit dire les entretes qui par eulz lor ont esté fêtes. Donc doit chescune avoir regart 2801 Se] C Ce — 2802 jors] B dis — 2803 pour] C pou; cen] B ce — 2804 C ce la fez un poi a. — 2805 et 2806 sont intervertis dans A — 2807 C chacune; miex] B bien; et] C est — 2809 B Ainci — 2813 BC n'ont pas de lettrine — 2815 envoier] C mander — 2817 BC enfans — 2818 ne] C se; lor] C lui — 2819 C tost manque) B acusee — 2820 tout] B tu — 2821 tost] A tout; C bouchez — 2823 A ou pour a.; B ou pour beau parler — 2824 BC enfant; B rien — 2825 B lours m. rien — 2826 les] C le — 2827 lonc] B tart, C lors; B entraitte — 2828 C lor manque B eulx ont este retraitte — 2829 A esgart N'aie, qu'un seul messager! décris que sur des tablettes bien effacées! 105 2830 que du petit eul bien se gart et que devant luy rien ne fâche, s'el ne veut que chescun le sache. [f. 84^] Par une main tant soulement doiz envoier celeement 2835 tes mandemens et ton désir, se tu veuz fere mon plesir. Maintes hontes et mainz damages viennent d'avoir plusors messages; quer conseil de plusors seti 2840 est tantost par tout esmeii. Effache toutes les tabletes ainz que rienz de ta main y metes: pas ne doivent .ii. mainz comprendre, pour estre le soupechon mendre. 2845 Pour ton courage miex celer, doiz ton ami famé appeler, et toy homme, par les enseignes que tu meïsmes luy enseignes. Lors ne porra nuly savoir 2850 quel pensée tu peuz avoir, fors ton ami tant solement qui connoistra le mandement. Refrain g tes courous et tes ires, se fine amor servir desires; 2855 quer douche doit estre et pesible 2830 B uuil, C ouil — 2831 B 11 rien; G fâchez — 2832 C se ne veuz q. chac. le sachez — 2833 C n'a pas de lettrine; B n'a pas le P — 2836 mon] B ton — 2837 C main d. — 2843 C main emp. — 2844 Ici l'édition de 1509 reprend; A pour le s. estre m. — 2845 ton] C son; D m. aymer — 2846 D clamer — 2848 B tu dire ou mander li daingnes.; D toy mesraes ; luy] C lez — 2849 D Fors ; C nul — 2850 B quelle — 2852 le] C ton — 2854 fine] D uraye — 2855 C dois 2847 AC hommes — 2848 ensengnes 106 Contiens tes colères; ni sois ne fière ni orgueilleuse! famé qui veut estre servible. Ire fait enfler le visage et les veines tendre a outrage, et si fait les iex tresaillir, 2860 com se feu en deust saillir. Et pour cen, se vous vous mirez quant si forment vous aïrez. a paine arez la eonnoissanclie de vostre première semblanche. 2865 Et issi fu jadiz servie Palas qui ne se quenut mie en l'eau, si com nous apreïsmes, [f. Se"] mes out paour de lié meïsmes. Or ne vous amordez donc mie 2870 a maintenir tel felenie: piez en seriez renommées et plus ledes et mainz amees. Fuire doiz orguil et fierté se tenir te veuz en chierté; 2875 quer chascun eschive et desprise famé de telz vices esprise. Humble doiz estre et debonere, se tu veuz d'amors a chief trere: fiere famé ne désert mie 2880 que nen la tienge pour amie. 2856 AB pesible, C pessible — 2857 D Ne contrefaitz le tien v. — 2858 D par farderie ne aultre oultraige — 2859 D car elle f. ; C tressaillier — 2860 BD comme; C con le f. en d. saillier — 2861 C Et manque; cen] BCD ce; D ce donc se tu tenyures; B un vous manque — 2862 B fort uos V.; D si meschamment tu as yres — 2863 D auroys — 2964 D de ta propre forme et s. — 2865 D Tellement f.; B ainsi; C semise — 2866 C Pallat — 2867 D en une eaue si fort leffrayasmes; C eaue si con^ B aprensimes — 2868 B m. elle o.; C ont; D quelle eut grât frayeur délie mesmes — 2870 C maintenant; D telle follye — 2871 piez] B puis; D sera reualuee, B renommée — 2872 B trop p. lede et m. amee, D laide en seras trouuee; mainz] C plus — 2873 D Fouyr — 2876 BD esprinse — 2880 B len, D ledit 2861 mires — 2875 chascum — 2877 debenere Soyez joyeuses! Conduite à tenir envers V amant 107 Mucre ne soies ne pensive ne tristre, mes bien ententive a maintenir joie et liëche. Bonne n'est pas trop grant simpleche : 2885 nous tenon famés trop tesantes a haingeouses et a pesantes, si nous traion d'elles arrière quant les veon de tel manière. Pour cen voil je que tu t'en guardes 2890 et que les regardans regardes; et as rians voil que tu ries ' et que de tes jangles lor dies. Issi porras tu estre amee et eouvoitie et désirée, 2895 quer famés lies et joioses nous agréent sus toutes choses. Or voiz tu bien la contenanche qui les famés d'amer avanche. Or convient il que tu aprenges 2900 comment vers l'amant te contienges. Viser doiz, comme bien aprise, Testât de chascun et la guise, [/". 84'''] et ovec luy te doiz dédire si comme son estât désire. 2905 Le riche doit granz dons donner, l'avocat soy abandonner a deffendre et a soustenir 2881 D Muet ne s. ne pensif — 2882 CD triste; D ententif — 2884 C g. lieche — 2885 D femmes desplaisantes — 2886 D fort honteuses et mal disantes, C et haignosse et penssantes — 2887 D se non en tiron tout a.; C de lez arire — 2889 cen] BCD ce; D (je manque) garde; t'en] C te — 2891 as] B es, D es rues ueulîf ie q. — 2892 D que tes j. tu 1.; tes] B tails, C tels — 2893 BD Ainci, C Et i. — 2896 C A ou agréent de totes c. ; D n. attrayent sur t. — 2897 C tu manque — 2898 D les fins amoureux aduance — 2900 D comme; C les amans — 2901 BCD aprinse — 2903 BD auec; D desduyre — 2904 B comment; D son faict le d. — 2907 D et d. et s. 2895 liées et ioiouses I 108 Pas de cupidité! Soyez aimables envers les clercs! i ceulz dont profiet te puet venir. De ceulz qui biauz diz soivent rendre 2910 ne devez nul autre don prendre: les los que de vous fere soivent pour touz donz souffiere vous doivent. Talent d'avoir ne convoitise ne meut pas famé bien aprise 2915 d'amer, mes son gentil courage et le déduit de son aage. Quant famé s'efforche de prendre, nous dison qu'elle se veut vendre et ne pense a qui s'abandonne, 2920 fors a chelui qui plus li donne. De tel mesprison vous gaii; diex, si que nul qui vous regart d'ex ne truisse cause ne reson qui torner doie a acheson. • 2925 As clers soutilz, douz et avables soiez douces et amiables. D'amer sevent la guise et l'art, tant facent il le papelaii. Biau sevent amors depoiter 2930 et lor amies confoiier. Ja n'iert d'amors bien assignie famé, se de clerc n'est amie. De premier front, pour miex enpeindre, doiz ton désir celer et feindre, 2908 C donc — 2910 D ne de nul autre doibt rien p. — 2911 C los qui souuent rendre — 2912 C vous manque — 2913 avoir] B amer — 2914 meut] B ueult; BD aprinse — 2916 D la fait uiure a son aduan- tage — 2917 C se force a — 2918 C que e. — 2920 li] D luy — 2921 vous] C nous — 2922 C que de tel regat nous gart diex — 2923 C ne mesprisson — 2924 D d. a choison, C achessuu — 2925 As] B A; D soub- tilz et amyables ~ 2926 D et fauorables — 2928 tant] B tout; D ilz — 2930 BD leurs — 2931 D ia damours nest b.; B ensengnie, AD assignée, C assinee — 2932 A amee, D aymee — 2933 B enpreindre, D empraindre — 2934 doiz] C de 2923 truiss — 2926 AB soies 0- Cache d^ abord ton désir; feins de vouloir résister! 109 2935 que pas ne sees ravisable; mont en seras plus aggreable. Quant l'oysel aperchoit la rey, [/*. (S4''J tantost s'avise a tel arey qu'il sera perillous repère, 2940 si pense lors de soi retrere. Autresi pour ta convoitise se retrait Tamant et s'avise que qui de toy s'acointeroit ens en Tore plumé seroit. 2945 Pour een te voil je commander que te gardes de demander. Mes, qui te dorra, bien pues prendre: de cen ne te puet nul reprendre. Se d'aucun jenne home es acointe 2950 qui pour toi soit jolis et cointe, de lui tenir chier si t'apointe que de nule autre ne s'acointe. Se d'autre ami fere te gardes, tu n'i peus mètre meillors guardes: 2955 reâumes ne amor jolie n'ont cure de parchonnerie. Au premier, quant o ton ami seras, se tu veuz crere a mi, 2935 B soiez rauisables, C auisable, D raccusable — 2936 BD moult j B agréables, C auissable — 2937—40 manquent dans C ~ 2937 la] B le — 2938 D aduise de larroy — 2939 B que la ert p.; D et qua pour luy mauluais repaire — 2940 si] D ainsi — 2941 B Et auxi, D Mes- mement — 2942 B s' manque — 2943 toy] C tout — 2944 ens] B man- que, C elz, D tout; B p. en s. — 2945 cen] BCD ce — 2946 C garde — 2947 B bien manque — 2948 cen] BD ce; te] D ten — 2949 C d' man- que, es] est; C acoint — 2950 B place ce vers après 2952: tant soit el ioliue ne cointe; D soy ioly et coint. D ajoute: et qui soit doulx et gracieux, et de se tenir curieux — 2951 BC li; D taccointe — 8251 BCD nul — 2953 Se] B Et — 2954 D p. faire nulles g. — 2855 B reaume; CD amours; D iolyes — 2956 D personneries — 2957 o] C manque; D a; AB mari — 2958 se] D si; ABC ami, D en my 110 Ton ami frappe-t-il à ta porte, repousse-le mollement! conbien qu'il te bese et acole, 2960 n'otrie riens plus de parole. Quant son désir voudra parfere, faing par bouche vouloir contrere: amor trop de legier donnée ne puet avoir longue durée. 2965 Conbien que telz giex mont te plesent, fai semblant que il te desplesent, et t'estens un poi et deforclie : vaintre te doiz lessier a forche. Se ton ami par grant désir 2970 vient devant tes portes gésir pour empêtrer par aventure les joies de la nuit oseure, [/*. 85"*] molement le doiz escondire qu'il n'ara pas cen qu'il désire, 2975 et tout bas le doiz menacbier, en faignant que le veuz cachier. Issi doiz un poi deleer pour son courage miex veer; et si t'en tendra il plus cbiere 2980 quant il ara sa joie entière. Ton ami si parfetement doiz amer au commenchement que il n'ait soupechon ne doute que t'amor a luy ne soit toute. 2959 C que il te b. et colle — 296u C n' manque; D ne luy dis pas rude p.; B rien — 2962 par] D de — 2963 C tamour — 2965 A Comment; D itelz; ABD moult — 2966 D faings touteffois quilz; B eulx; C desploisse — 2967 D en tastant ung peu et teflforce; A ceurt (?), C estent .i. p. et tezforce — 2970 D uiens d. ta porte — 2972 C occures — 2973 D nullement; le] B les ~ 2974 BD ce; C pais c. que d. — 2977 B Ainci, D Ainsi en doibs faire lessay — 2978 D pour scauoir son uouloir au uray — 2979 D adonc te t.; C t'en manque — 2980 D aura ueu ta manière; sa] C ta — 2981 BD pas de lettrine — 2984 D manque; C a luy manquant 2968 AC aflforce Qu'une froideur calculée excite à imint sa jalousie! 111 2985 Aprez, quant l'amor est parfete, si doiz fere un poi de retrete, si que il chie en jelousie que d'autre ne soies amie. Lors sera plus ardant de fere 2990 trestout cen qui te devra plere; quer adonc sont amours doublées quant l'en les creint estre esgenees. Bon cheval met sa vertu toute a poindre quant il est en route: 2995 trop se tendroit fieble et lassez se des autres estoit passez. Des amans est tout en la guise; quer, si tost com l'amant s'avise que aucuns le vont dechevant, 3000 amor l'esprent plus que devant. Chescun s'eschaufe outre mesure quant nen li fait tort et injure de ses amors dont soloit estre par devant touz seignor et mestre. 3005 Pour cen doiz tu ton ami fere un poi jelous, pour miex atrere; quer tes amors tost viellireent, [f, 85^] se par cen gardées n'esteent. Aussi, pour l'amant miex estreindre^ 3010 doiz tu souvent grans doutes faindre et granz perilz ou tu te mes 2986 D faire doibs ung peu la r. — 2987 D affm quil c. — 2989 arclant] C engres — 2990 BD uouldra — 2992 D q. on les cuyde rechi- gnees; B engiiennees, C esgeneueez — 2993 C Biaii c. m. sa force t. — 2994 a] D de ; est] ABD point — 2996 D se par ung aultre e.'; C passeez — 2997 C toute; en] C manque^ D a — 2998 si] C ci; D comme — 2999 que] C quer; D aulcun le ua d. — 3000 CD le prent — 3001 D Chase, sefforce a desmesure — 3002 BD len — 3003 C desoz amours tout s.; B ces — 3004 AC tout — 3005—8 manquent dans D — 3005 B ce — 3006 B m. li plaire — 3007 C que tez — 3009 C l'amant manque; D attaindre — 3010 C craindre — 3011 et] C es; D le grant péril ou tu le metz 3008 estoient 112 Des craintes simulées augmenteront V ardeur de ton ami pour servir du douz entremes. Suposer porras une espie qui de jor en jor vous espie, 3015 ou ton mari ou tes amis qui tout lor penser ont la mis. Lors soies tu toute certaine qu'a toy amer metra grant paine quant il creira telz aventures 3020 que pour luy les sueffres si dures. Tant aies tu volenté franche, faing touz jors paour et doutanche; quer famé trop abandonnée est poy prisie et poy amee. 3025 Rechoif ton ami par fenestres, tant ait il bons huis en tes estres, et par vout et par reson mainte faing touz diz que soies en ereinte. Mes de paour ne lesse mie 3030 a fere bonne compaignie; si pensera en son courage que nuly n'ait tel avantage. 3013 B un — 3015 ou ton] C qui ton — 3016 AB pense — 3017 BC soiez — 3018 C toute sa p. — 3019 telz] B les, P telles — 3020 D luy s. si tresd. — 3021 Tant] B Tout — 3022 jors] BC diz; D et frayeur, C et estrange — 3024 D peu prisée et honnouree — 3026 B tout ait il bouz uers en — 3027 D iay fait faire cecy a m. — 3028 C fraing que tu es enchainte; BD tous jours — 3029 D Mais pour la p. — 3031 Ici D abandonne le texte des manuscrits: a celuy dont tu as l'amour, qui pour toy vit en grant languour, ne la nuyt ne peut prendre somme pour les faitz d'amours a la somme. Pourtout ayes le cueur enclin a le garder jusqu(es) a la fin sans noise ne sans rancune (sic) ne sans discention quelq'une. Si je ne faulx cy a mon esme, ainsi que t'ay dit a mon proesme, te nommeray le nom m'amye et le mien, sans te faillir mye. Voir la suite à V Appendice. Moyens de tromper la surveillance d'un mari jaloux 1 13 Lors fâche a creire ta chambrière que pris valez, sanz nul remiere; 3035 si feras ton ami muchier ou en cornet ou en huchier. Tant plus de poors li feras, de t'amor plus l'aflamberas; quer chescun s'efforche et desree 3040 contre ceu que nen li devee. Se ton mari de près te garde ou pour soy y mete autre guarde [/*. Z. couars 2008 couard, poltron. concilier 653, 2017; inf. subst. 1783 coucher. coue f 983 queue. couleuvre f 1925 couleuvre. c oui on m 11 Ç)% pigeon. coulor, coulour /• 337, 342, 1906, 2150 couleur. coulorer 2234 se colorer; coulou- rey, -ee 231, 3320 coloré. coup m 792, 2698 coup. couperose /" 3068 couperose. coupe f 2i21 coupe, arrangement, disposition. courons m. pi. 2853 courroux. court, e 2385 court; 2540 qui dure peu. coustumier, e 3264 coutumier. cou tel m 389 ^Z. coutealz 375 cou- teals 1495 couteau. coutiver 340, 1354, 2414, 2218, 2219, 2704 cultiver, soigner, parer. convenable 487, 512, 646, 2043 convenable. convenablement adv. 2622 con- venablement. convenir ind. pr. 3. sg. couvient 190, 414, 671; fut. 3. sg. couven- dra 181 1 ; subj. pr. 3. sg. couvien- gne 1542 convenir. couvent m 372, 2632 association, société. cou vertement adv. 564 secrète- ment. couverture /'2496, 33 1 1 couverture. couvoitier 2295 désirer, convoiter. convoitise f 1526, 2200, 2206 convoitise. Cf. convoitise. couvrir 228, 716, 959; ind. pr. 3. pi. queuvrent 3084; part, passé couvert, e 854, 1124, 1595, 1928 cacher, dissimuler; le couvert 2384 la partie couverte. craindre, creindre 1025, 2095; ind. pr. 1. sg. craim 23 , 3. sg. crient 1723 creint 2992; impf. 2. sg. cremees 949 craindre. crainte f 953, 3028 crainte. creable 797 croyable, digne de foi; fere c. 1915, 1958 faire croire, convaincre. creanche, créance f 1316, 3125 croyance. creindre 2095 v. craindre. GLOSSAIRE 165 cremetonnos, e 1740 craintif [voy. la note). crere, croire 135, 234, 99(5, 3246; ind. pr. 1. sg. croi 630, 2. sg. crois 958 creis 1839 croiz 2816, 1. pi creon 2229, 2. pi. créez nn,S.pl. créent 1039, 3167; fut. 3. sg. creira 3019 crera 3166, 3219; subj.pr. S. sg. crée 1991, 3147 croie 2116; impér. 2. sg. croi 1319, 2. pi. créez 2186 croire. cr es tien m 1640 chrétien. 1) crier pf 3. sg. cria 685 créer. 2) crier 703, 2716 crier. c r 0 i s t r e ind. pr. 3. sg. croist 1 725 ; fut. 3. sg. creistra ISbS; part. 2)assé creii, e 2489 croître, augmenter. cruel, el58, dur, impitoyable ; pi. m. crueulz 1743 furieux. cuer m 1, 16, 18, 22, 108, 176,348 cœur. cuidier ind. pr. 3. sg. eu de 1234; pf. 3. sg. cuida 3199 x)enser. cuidre 2575; part, xiossé cuilli, ie 1259 cueillir, recueillir. cuir m 373 cuir; 1917, 2431 peau. cuire, cuyre suhj. pr. 3. pi. cuisent 1115 brûler, être échauffé; réfl. 2183 se peiner, se repentir. cuirie f 3331 cuir, peau. cuisse f 2507, 3297 cuisse. culpe f 1863 faute. cure/" 95, 330, 531, 1077, 1309, 1444 soin, application, inquié- tude; 2414, remède. curer 2443 curer, 7iettoyer. curieusement adv. 1607 avec soin, attentivement. c u r i 0 s , -e 2351 curieux^ soigneux. d' = de 107, 109, 198. damage m 1096, 1942, 2176, 2405 tort, dommage; 2492 défaut. dame f 9, 21, 444, 795 dame, amie. damoisele /•32, 865, 1033, 2072 demoiselle, jeune fille. dan ces f. pi. 437 dances. danchier 1569, 2614 dancer. dangier m 3395 danger. dart m 101 pi. dars 520 dart, trait. de 2^'t'ép. 5, 7, 55, 64 de; (temps) 431 quant; de nuis 1816, 1869, 1898 pendant la nuit; (origine) 250, 251, 491; (matière) 36, 2411 fait de; (éloignement) 327, 2368, 2821 hors de; (moyen, iiistrument) 14, 42, 107, 1069 avec, à l'aide de; (cause) 65, 131, 142, 3029 à cause de; de cen que 3196 de ce que, parce que; (manière) 29, 57, 98 en; [possession) 162, 246; (Jbut) 2293 afin de; (partitif) 3012; (après un v. pass.) 1701, 1720, 1721 par; (après un comparât.) 1436 que. deables m. pi. 985, 1677 diables. debiaus m. pi. 794 plaisirs, vo- lontés, grés (v. la note.). debonere 252, 254, 309, 2194 ai- mable. debouter2l77 débouter, repousser. dechevoir 1081, 3017; part.pr. dechevant 2999 ; j;arf. passé de- cheii, -ceii, e 236, 616, 1315 _2;î. de- cheuz 1889 tromper; en dechevant 1755 en fiattant; part. pr. subst. pi. dechevanz 1081 trompeurs, par- jures; (réfl.) pf.3.sg. se déchut 3179 se tromper. déchoir subj.pr. 3. sg, dechie 1343 déchoir, se perdre. d e d e n z adv. 2526, 3235 à l'intérieur. d e d i rie , -uire 822, 2530, 2627 amuser, divertir; (réfl.) 421, 525, 2903; ind. pr. 3. sg. se déduit, se dédit 1 132, 1278; subj.pr. 3. sg. se deduie, se dédie 1253, 1567, 2052 se conduire; s'amuser. déduisant, e 2b o9 plaisant, char- mant. déduit m 25, 637, 1130 pi. deduiz 20\0 plaisir, divertissement, délec- tation, délices. 166 GLOSSAIRE déesse /"lois, 2162 déesse. deffaloir ind. pr. 3 sg. deflfaut 163 manquer. deffaut m 164 insuffisance. deffaute, défaille f 2405, 2488, 2525 manque, défaut. def fendre 1725, 2907 défendre, protéger. def fermer (neut.) 36 s'ouvrir; (act.) 3395 ouvrir, trouver. definer 3373 finir. deforchier (réfl.) 2967 s'efforcer, se débattre. dehors adv. 1822 dehors. d eleei (neut.) 503, 1751, 2977 tarder ; (act.) 1710 différer. delessier 2790, 3136 délaisser, abandonner. deletable, delettable, delietable 1383, 1638, 1870, 2044, 2680 de7ec- table, délicieux. d e 1 i c e s /". jpZ. 3 1 1 0 choses délicieuses. delicious,e 1177 délicieux. delietable 925 téméraire. deliet, délit m 19, 1577, 2029, 2047, 2049 plaisir, délices, ravissement. delietemens m. j^l- 3364 jouis- sances. delieter {réfi.) 1031, 2030, 3111, se réjouir, se délecter. délivre 1477 exempt. demande /* 506 question. demander 505, 2945, 'i\hh deman- der; {réfl.) subj.pr. 3. sg. se dé- ment 2374 se demander. dément m 666 démence, ardeur. demi,e 3406 demi. de more, -oure f 1669, 1747, 2805 arrêt, séjour, retard; fere d. 808 s'arrêter. demoree/'1671, 2466 retard, séjour. demorer 2338 se trouver; 3399, 3407 être de reste. demoustrance f 868, 1707 mani- festation, montre, preuve; 145 dé- monstration, raisonnement. demoustrerll 89 montrer,faire voir. denier 1122 refuser. deniers m. 2)1- 1259 deniers, argent. dent m 2443 pi. denz 329, 1014, 2305, 2310 dens 2537 dent. départie /' 708, 1368, 1632 sé2)a- ration. départir {neut.) imjiér. 2. sg. départ 828, 1436; {réfl.) subj. impf 3. pi. départissent 1322 s'en aller; part, passé départi, e 1407, 1474 rom- pu, détruit. déporter 1606 consoler; 2929 cow- duire. depuis adv. 536, 1892, 2448 depuis, après, ensuite. derre 1305 dire {voy. Introd.) derrenier,e 2135 dernier. derrière adv. 838 derrière. des = de les 43, 45, 83. dessaseiirer r-éfi. 1586 perdre as- surance, courage, se décourager. descendre 1466, 3381 descendre, arriver; fig, 1978 se gâter, perdre. deschaucier 1428 déchausser. desclorre cond. 3 . sg. desclorroit 595 révéler- desconforter 124 décourager. descouvrir 172, 715, 2264; ind. 2)r. 3. sg. descueuvre 2244 ; cond. 3. sg. descouvriroit 698, 3. i)l. des- couvreroient 282%; part, passé des- coiivert, e 702, 1123, 1784 décou- vrir, fig. révéler; le descouvert 2383 la partie découverte; {réfl) ind. pr. 3. sg. se descueuvre 3143 se découvrir. descrire 422, 3385; ind. pr. 3. sg. descript 381 ; fut. 1. sg. descriray 70; part, passé descrit, e 103 dé- crire, expliquer. desdire 2033; ind. pr. 3. pi. des- diënt 263 repousser, refuser; sanz d., avec certitude. de s erre 2700 ind. pr. 3. sg. de dé- sirer. déserte f 1486, 2532, 2647 mérite, récompense. GLOSSAIRE 167 deservir 1182,2002; ind.pr. 3.sg. désert 2879; part, passé deservi 924 mériter, gagner; récompenser. désespérance /' 2791 décourage- ment. desguiseilre f 2728 modèle. desherdre (réfl.) 1370 se séparer. désir m 63, 218, 446, 919, 1108 désir. désirer 2207; ind.pr.l.sg. désir 64, désire 200, 2. sg. desires 888, 2854, 3.sg. désire 18, 417, 528, 2597, 2. pi. desirez 2672, 3. pi. désirent 3168, 3278; impf. 3. sg. desiroit 1392; subj.pr. 3. sg. de- sire 2628 ; part, passé désiré, e 50, 1448, 2188 désirer. deslié 2812 délié. desmesure (a) loc. adv. 2497 dé- mesurément. despens m. pi. 402 dépenses. d e s p i r e ind. impf. 3. sg. despisoit 1905; suhj. pr. 1. sg. despise 2387 mépriser. despitous, e 1814, 2\'d^ méprisant, hautain. d e s p 1 e e r impér. 2. sg. [desplee 2461, desploie 2818 déplier. desplere, -aire 1386, 2512, 2652, 3336 ; suhj. pr. 3. sg. desplesent 2966 déplaire. desplesanche f \^Q^ déplaisance, dégoût. desprisier 2875 mépriser. desreer (réfl.) 3039, s'emporter. dessus adv. 2226 dessus. dcstre 1) adj. 390 droit; 2) subst. 2019 côté droit, partie de droite; a d. 462 à droite. des tri re 2766,3138; subj. pr.3.sg. destrie 1591 détruire. detirer 1742 tirer, arracher. deuz 2247 deux. devant adv. {temps) 104, 317, 1756 2)récédemment, auparavant; par d. 1122, 1667, 1704 auparavant ; {lieu) 838, 2441, 2461, 2970 devant, en avant, en présence de; au d. 1810 par d. 3004; le d. 2396 la partie antérieure. deveer 1709, 2167,2462,3040,3043 refuser, défendre. devenir 1184; se devient 697, 806, 1622 peut-être. devers ^;ré/?. 1548 vers. devin, e 139 divin. deviser 1 86, 2768 parler , s'exjm- mer; i)art. passé devisé 536 exposé; pi. devisez 1098 fixés. devoir ind. pr. 1. sg. doi 712, 2. sg. doiz 201,210, 216 dois 1750, 3153, 3281,5.S5r. doit 182, 186, 2131,^. ^î. devez 635, 2165, 2181, 3. pi. doi- vent 3, 318, 410; fut. 3. sg. devra 2990 ; cond. 3. sg. devroit 2437 ; subj. pr. 3. sg. doies 385, 733, 743 dees 2372, 3.sg. doie 195, 451, 1386 dee 2512, 3336, 3. pi. doient 2652 ; impf. 3. sg. deust 2860 ; part, passé deii 608 devoir; inf. subst. 944 obligation. dévotement adv. 161, 1357, 1956 dévotement, avec soumission. dex, diex m {cas suj.) 13, 157, 685, 2921 dieu {cas rég.) 55, 158, 1053 pi. deux 3123 dex 3126 Dieu. dez m. pi. 1410 dés {à jouer). dieu, diex v. dex. diffamé, e 710 diffamé, calomnié. digne 184, 286, 308, 1131 digne; d. a 1004 qui mérite de. digne r, disner 521, 1641, 1643; inf. subst. 1648, 1653 dîner. d i m i n u 1 3288 incapable{vog.la note). dire 12, 199, 418; ind.pr.l.sg. di 741, 933, 3.sg. 638, 703, l.pl di- son 2918, 3127, 3. pi. dient 2715, 2716, n'ïO;parf.3. sg. dist 1510; fut. 1. sg. dirai 6, 3386, 3. sg. dira 621, 1805,1813; co7id. l.sg.àiro\eS318, 3. sg. diroit 971 ; subj. pr, 1. sg. die 2385, 2. sg. dies 2892, 3. sg. die 239, 577, 678; impér. 2. sg. di 511, 512; part. pr. disant 1109; part, passé dit, e 104, 317, 1924 dire. 168 GLOSSAIRE dis tan elle /' 562 distance, diffé- rence. disner v. digner. dit w 2777 pi diz 411, 789, 799, 959 dis 2781 jmrole, propos, dis- cours, conversation. ditié m 1529, 1531 pi ditiés 1513, 1514 ditiez 1517, 1522 poème. divers, e 2147, 25S5, 2728 divers, différent. diz (touz) m. pi 100, 788, 3028 toujours. divinité /' 186 divinité. doctrine /" 79, 219, 319, 2477 doc- trine. doctrine! 537 instruire, disposer. doi m 711 pi dois 3019, 3230 doiz 2021, 2517 doigt. d 0 1 e r {réf,.) 1 576 ; ind. p)r. 3. sg. deut 1691; subj.pr. 2. sg. doilles 337, 3.sg. doille 1084, 1442 s'affliger. don m 734, 749, \H^ pi donz 1225, 1264, 1275 dons 2905 don, cadeau. donc, doncques, donques adl-y. 573, 641, 689, 1157, 1997 donc, par conséquent; 134 à cause de quoi. donner 733, l\i, 747 ; ind. pr. 3. sg. donne 267, 1261, 2479, 3. pi don- nent 728; pf.3.sg. donna 3207; fut. 2. sg. dorras 1047, 1075, 1490, 3. sg. dorra 938, 2694, 2947; cond. 3. pi dorreent 271 1 ; subj. pr. 2. sg. doinses 1493, 1496, 3. sg. doinst 157, 3375; impér. 2. sg. donne 878, 1175, 1757, 2. pi donnez 2744; part, passé donné, e 120, 1488, 1492, 2963 donner; accorder. dont génit. du relat. 61, 1000, 2182, 2468 dont, de qui, d'où, à cause de quoi; 983 = de ce dont. dormir 3106, 3268, 3270 dormir. dos w 3295 dos. doubler (neut. et act.) 3406; fut. 2. sg. doubleras 3366, 3. sg. doublera 3316; cond. 3. sg. doubleroit 3317; part, passé doublé, e 1770, 2991, 3087 doubler. doucement adv. 8, 53, 861, 1767 avec douceur. douce rous,e ^Mhdoux; 605 ftie/i disposé. douchor,-our f 26, 1333 douceur. doulor f 1497, 1606, 1804 douleur. doutance,-clie f 1147, 3022 rfowfe, crainte. doute m 115, 932, doute; 980, 1738, 2055 crainte. douter \1\^ douter; 953,1446,3059 redouter, craindre; [réfl.) 1976, 2584 craindre, avoir peur; 1737 se dou- ter, concevoir des soupçons, de la défiance. doutos,-ous, e 1467, 2057 dan- gereux. douz m.sg. 108, 253, 625 f douce, -che 9, 21, 50, 243, 420 m. pi douz 348 dous 1757 / douces 188, 622 douches 2748 doux. dras m. pi 2333 draps. drechier 365 dresser; drecié, dre- chié, ie 1732, 3298 dressé, redressé, exité. drois, droit ^;Z. drois 1) adj. 626, 1170, 1483, 3405 convenable, juste, véritable; 2) m 528 droit, privi- lège; par d. 1070 avec raison] a teus drois 2247 ai^isi. dru,e 440, 611, 1375 vif, gai, alerte. du = de le 210, 431, 779. dur,e 192, 1900 dur, pénible; 684, 770, 791, 1585 dur, cruel durable 1384 durable. durée /" 388, 700, 2964 durée. durement adv. 1040, 1114, 2546 vivement, rudement, grandement. durer 1006, 1341, 1358; ind.pr. 3. sg. dure 191, 400, 404, 3. pi durent 2138; fut.3.sg. durra 1632; subj. pr. 3. pi durent 2138 durer. E. eau 913 v. eve. ede 2867 v. aidier. eese 1866 aise, content. GLOSSAIRE 169 cescmcnt m fi42 facilité. eesier 2315 v. aesier. effachier 2841 effacer. effant m 2824^^. effanz 2817 enfatit. efforchier 1630 renforcer; (réfl.) 2690; incl. pr. 3. sg. s'efforche 2107, 2917, 3034; siihj. pr. 3. sg. s'effor- che 2499 s'efforcer. effors m. pi. 2026 efforts. eissir fut. 3. pi. iestront 504 soHir. 1) el = en le 630. 2) el n 150 autre. 3) el pron. pers. 268, 486, 513, 760, 1279, 184 1,1 898 =ele(w?/.InfrofZ.) ele pron. pers. 15, 29, 235 elle. eles f.pl. 121, 126 ailes. elle pron. pers. 15, 427, 428 ^Z. elles 2887 elle. els, elz, enlz pron. pers. f. pi. 83, 179, 695, 1155, 1243, 1491, 1736, 1945 = eles. embler 440, 1723, 2704 voler. embruïssement m 143 bruit. empeeschier, enp. 1996 rendre impuissant; empeeschié, ie, 1789 impuissant, arrêté, incapable. empêtrer 2971 obtenir. empirer 2263 se gâter, diminuer. empler 434 être rem2)li. 1) en 2)ré2). (lieu) 1501, 1694, 1727 fig. 10, 24, 47, 71, 72, 96 dans; (avec infn) 1804; (temps) 7, 106, 1757, 2158 dans, pendant, durant; (manière) 6, 45, 52, 60, 70, 377 en, de; avec part. pyés. 1755, 1768, 1838. 2) en adv. (mitse) 33, 78, 160, 1251, 1682 par cela, à cause de cela-, (matière) 86, 1698, 1839 de cela; 1852 liors. en pron. ind. == de 4- i^ron. pers. 3. p. 1274, 1800. enarchier (réfl.) 930 se mettre en arc, s'introduire (voy. la noté). enbatre 821 introduire. e nb e 1 i r ind. ptr. 3. sg. enbelist 2546 embellir. enchaenner 3420 enchamer. enchanter 2595 enchanter. enchaperonner 359 enchaperon- ner, arranger. enchargier 3114 remettre, confier. enchaucier566. Il 79 presser vive- ment. enciënt (a) 2646 à bon escient. e n cl i n , e 3 1 06 enclin, propre ; 3307 incliné, penché. encliner (neut.) 2065, 2252, 3308 arriver à, se mettre à, être enclin; (réfl.) fig. 1927 incliner, pencher vers; encline 558 enclin. e n c o r adv. 1 046 encore. encortiner 2266, 2326, 2669 en- velopper, cacher. encuser 2818 accuser. endroit prép. 2083 envers, relative- ment à\ e. soi, en particulier. endurer 1377, 1835, 3161 souffrir, tolérer. enferme 3090 malade. enfermer 2455 enfermer. enfler 1921, 2857 gonfler, devenir gras. enfraindre 1206 attaquer. en gelé 1457 gelé, engourdi. e n g i n g wî- 2 1 3 7 ca])acité, pouvoir. engroissier 229 grossir, gonfler. engrouté, e 2503 maladif. enhaïr 1682, 2360, 2570 haïr, en vouloir (v. la note). enlachier 3076 enlacer. enlaidi, enleidi 2152, 2160 enlaidi. enlangoré,el719 alangui, refroidi, attiédi. e n 1 op e r 2235 tromper (voy. la note.) enluminer 80, 1558, 1876, 2250, 2476, 3343 orner, parer avec éclat, avec élégance. ennuy m 754, 1000 ennui. ennuyer (ré^.) 1455,1610, 1824^fre contrarié. enour 1415 v. henour. enpaindre, enpeindre 1904, 2933 entrepreyidre. 170 GLOSSAIRE e u p 1 o i e r fut. 2. sg. enpleeras 1 489 employer, utiliser; (réfl.) ind.pr. 3. sg. s'euploie 1472, S.j^l' s'en- ploieiit 1588 s'employer, se mettre en œuvre. e n p i r i e r subj. pr. 3. sg. enpiere 3094 tourner mal. enprendre, emp. 4, 75, 1 56; impér. 2. sg. enpren 573 ; part, passé en- pris 535 entreprendre. enquerre 694 chercher, trouver; 896 insister. ens en Tore 739, 807, 1059 à l'ins- tant même, aussitôt. enseignes f. pi. 2847 instructions^ indications. enseignier 2060,2318,2705,2737, 2848, 3134, 3338, 3424 enseigner, faire connaître, apprendre. ensemble adv. 121, 128, 524,3339 ensemble, en même temps. ensement adv. 326 de même. ensivre 54 suivre. entabler 2701 action d'exposer ou de se mettre à table (voy. la note.) enteins (n') 731, 1265 même {v. la note). entalenté, e 198, 771^;oMSsé, dis- posé, désireux. entencion f 2605 soin, étude, zèle. entendement m 162 intelligence. entendre 76, 89,2600 {act.) enten- dre, écouter, comprendre ; 2 1 6 , 649, 891, 1607, 1965, 2064 (neut.) s'aj)- pliquer, s'occuper, donner ses soins; ind.pr. 3. pi. entendent 2224; pf. 3. sg. entend! 1973; impér. 2. sg. entent 117, 921, 2. pi. entendez 2081 ; part.p>assé entendu 61. entente f 270, 812, 1651, 2386 but, désir, intention; seron m'e., a m'e. 1500, 2687, 3314 à mon avis. ententis,-ive 67, 2005, 2882 atten- tif, ajipliqué. enter 2418 enter, attacher. enteser 3201 lancer. entier, e 44, 2980, 3356 entier. entièrement adv. 3398 entièrement. entor, entour ^^ré/;. 2320, 2731 au- tour de. entrant 798 insinuant, persuasif. ^xiixQ préi). 561, 2228, 2353 entre, parmi. entredeus,z adv. 328, 2797 au milieu. entrée f 3097 entrée; a l'e. 1183 au commencement, dès l'abord. entrelarder 3344 fig. entrelarder, entremêler. entremés m 3013 fig. entremet, plaisir. entremetre(ré/Z.) 1310, 1541, 2389 entreprendre, se charger df'-. entreprendre 110 entreprendre, saisir. entrer 1195, 2632, 2799; fut. 2. sg. enterras 1821, 3.sg. entrera 830; subj. 3. sg. entre 3100 entrer. entre tant adv. 801,3116 entrctemjjs ; e. t. comme 3111, 32\7 pendant que. entre te s f.jil. 2827 mauvais tours. entrevenir 3354 arriver, se pro- duire. entrodire 1350 disposer. entrodis sèment m TA indroduc- tion. enverré 48 bor^ié, incajyable. envers prép. 3296, 3419 vers, du côté de. envers, e adj. 3294 à la renverse; 3422 à l'envers. enverser 3390 renverser. enviellir 1348 envieillir, devenir vieux. en vis (a) loc. adv. 279, 575, 2016 difficilement. envoier 767, 1506, 2815; ind.pr. 3. sg. envee 1531, 2749 ; impér. 2. sg. envoie 1501, 1513, 2817 ;2jar^j;assé envoie 1504 envoyer. envoisijie 611 gai, de bonne hu- meur. en vole pé 2236 enveloppé, dissi- mulé {v. la note). GLOSSAIRE 171 enyvror 3258 enivrer. es = en les 298, 441, 1887. e s b a h i r (réfl.) subj. j^r. 3 sg, s'esba- hisse 798 ; impér. 2. sg. t'esbahy 273, 777 s'étonner, s'effrayer; imrt. passé esbahi, e 624, 1550 étonné, plein d'admiration; 2143 effrayé. esbat m 529 divertissement. esbatement m 1625, 2612 diver- tissement, ébats. esbatre 530, 805, 822 amuser, di- vertir; {réfl.) 788 s'efforcer. esbranné, e 1929 embrené. l)escars m 678 écart, empêche- ment. 2) escars adj. 677 chiche, avare; n'estre pas e. de {inf.), ne pas s'épargner à. eschaper 1149 échapper. eschaufer 1431 réchaufer; (réfl.) 3001 s'échauffer, faire mie chose avec ardeur. esches m. 2)1. 1410, 2617 échecs. eschiver 1361, 2659, 2714, 2875 esquiver, éviter. escient (a) 1980 à bon escient, sciemment (cf. encient). esclerer 2039 éclairer. escoletéjC 2327 décolleté. escondire 151,1168,2771, 2973; incZ. 2)r. 3. sg. escondit 580 ; subj. pr. 3. sg. escondie 280, 55 1 ; part, passé escondit 579 refuser, repousser. escondit m 2776 refus. escorche / 1274 fig. écorce, extéri- eur, argent. e s c o r c h i e r 304, 1 273 écorcher, fig. dépouiller. e s c 0 rr e 483 part. pr. escouant 1276 secouer {voy. la note). es co lier 2474 couper la queue. escoulourer {réfl.) subj. xw. 3. sg. s'escoulourge 1352 se décolorer. e s c r i ë r {réfl.) 3269 s'exclamer, jeter des cris. escriptiire /'96 écrit ; 3060 écri- ture. escrire 673, 857, 2079; fid. 3. sg. escrira 1 842 ; subj. pr. 3. sg. escrie 778; impér. 2. sg. escri 689, 797, 1842 écrire; part, passé escrit, escript, e 382 écrit, gravé; 318 2515 dessiné, marqué. es curer 2305 curer, nettoyer. escuser 167, 693, 2067, 2174 ex- cuser. esdenté 1346 brèche-dent. esdrechier 1285, 1443 adresser^ diriger; esdrechié, ie 1629 dressé, inauguré. es garder 1782, 1911 regarder. esgené 2992 blessé, attaqué. esjoïr 1618; pf. 3. sg. esjoï 141 ré- jouir; (réfl.) 1374; ind. pr. 3. sg. s'esjoïst 2031, 3129 se réjouir. e s 1 e V e r {réfl.) ind. pr. 3. sg. s'es- lieve 496 s'élever. e s 1 i e r e 1 83, 226, 1979 ; imjyér. 2. sg. eslié 199; part, passé esleii 607 choisir. esloignier 658, 2237 éloigner; {réfl.) 1661, 2762 s'éloigner. es m ai 11 et m 362 boucle, agrafe en émail. esmouver 2024 ; ind. pr. 2. pi. es- mouvés 2570 émouvoir; (ré^.)266o aller, se rendre; part. passé esmeii, e 904 excité, provoqué; 2840 révélé, répandu. espace f 1745 espace, intervalle ■ {de temps). espandre part, passé espandu , e 3315 répandre, étaler. esparnier ind. pr, 3. sg. esparne 1912 épargner, ménager. espaule f 1784, 2509 épaule. espèce f 1450 espèce, sorte. especiaiiment adv. 2590, 3241 spécialement. espee f 387 épée. esperanche f 546, 728, 1008 es- pérance. esperdu,e 1 398 égaré , déconte- nancé. 172 GLOSSAIRE espérons m. j^l- -'^Ol, 2060 éperons. 1) espés,se 718, 1921 épais, gras (prop. et fig.). 2) espés adv. 2425 d'une manière épaisse. es pie f 3014 espion. e s p i ë r 997, 1 462, 1714 chercher, épier; 3014, 3181 espionner, surveiller. e s p i r i t II ë 11 49 spirituel, incorporel. esploitier 3085 exploiter, mettre à profit. espondre suhj. pr. 2. sg. esponges 1620 exprimer, expliquer. esp osées f. pi. 1845 épouses. esprendre 3000, 3312, 3218 fig. allumer, enflammer; part, passé es- pris, e 269, 272, 543, 1526, 2876 en- flammé, atteint. essaier 2270 essayer. essample m 1084, 2165, 2737 e- xemple. essemplere, essamplere m 1668, 2665, 3207 exemple, modèle, manière. essiër 3234 essuyer. essillier 2734 dépouiller. estaberges f.pl. 2323 saletés. estai m 458 étal, lieu élevé. estât m 187, 287, 1241, 1251 état, profession, position. estature f 3305 stature, taille. es tel es f.pl. 1802 étoiles. estendre 2534, 3319 tendre, éten- dre ;{réfl.) 1 887 s' étendre, se coucher; 2967 se tendre, se débattre. ester 813 rester debout; en estant 814, 2490 debout. esteurse f 1067 fourberie (voy. la note). cstivel m 383 botte, bottine. estoiipes f.2^l- 2428 étoupes. e s 1 0 V e i r ind. ptr. 3. sg. estuet 980, 1 007 ; pf. 3. sg. estut 1 56 falloir. estraindre, -eindre 1750, 3009, 3347 ; ^jar^. passé estraint, e 2234 presser, saisir, serrer. estraine f 1543 étrenne, généro- sité {voy. la note). estrange 1205, 2420 étranger; 1855 écarté; fere l'e. 2779 avoir des manières singulières. es tu de /"1262, 2547, étude, science. estudiër 77 {act.) étudier; 2214 (neut.) s'efforcer. 1 ) e s t r e m 1 696 endroit; 3026 entrée. 2) estre 2\4,2d0, IQSB; ind. pr. 1. sg. sui 33, 71, 968, 2. sg. es 62, 65, 67, 1 10 ez 469, 499, 759, 2016, 3. sg. est 16, 18, 21, 31, 1. pi. a) som- mes 558, 560, 2227 b) esmes 2237, 2. pi. estes 48, 2406, 2657, 3. pi sont 28, 265, 286, 388, 470 sunt 1504; impf. 2. sg. a) ères 800 b) estoies 934, 1647, 1704, 3. sg. a) iert 147, 148, 151 ert 132, 152, 3192 b) estoit 41, 232, 662, 793, 3. pi. a) erent 122 b) esteent 1398, 2217, 2277, 3008; pf. 1. sg. fui 124, 129, 130, 3. sg. fu 13, 14, 35, 125, 3. pi. furent 1889, 2162; fut. 2. sg. a) ieres 1491 b) seras 963, 1094, 2958, 3. sg. a) iert 651, 903, 952 ert 2015, 2017, 3337 b) sera 170, 211, 236, 2. pi. serez 2246, 3. pi. a) ierent 3067 b) se- ront 604, 770, 919; cond. 1. sg. seroie 3288, 2. sg. serees 2520, 2790, 2819 seroies 3351, 3. sg. se- reit 1854 seroit 656, 661, 665, l.pl. serion 2235, 2. pi. seriez 2871; subj. pr. 1. sg. soie 1 60, 2. sg. sees 677, 2371, 2490 soies 115, 226, 301, 3. sg. seit 1880 soit 10, 234, 593, 1. pi. seon 2356, 3. pi. seent 480, 1527 soient 83, 548, 694; impf. 2. sg. fusses 2360, 3. sg. fust 791, 3199, 3250, 3.2)1 fussent 1156, 2391 ; impér.2.pl soiez 2161, 2245, 2725; part, passé esté 93, 1124, 2663 être; appartenir; estre a 700 avoir; en estre 1689 faire de la peine. estrere 84 extraire, tirer. es tri ver 339, 766, 1393 lutter, dis- puter. GLOSSAIRE 173 estroitement adv. 1614, 2373 étroitement, fortement, serré. estuves f. pi. 3083 étuves, bains. e s V a n 0 ï r (neut.) 1 25 s'évanouir, dis- paraître. esveillier 1, 127, 128, 2759 émîZen et conj. {entre suhst.) 9, 12, 19, 22; {entre inf.) 60, 77 {entre impér.) 1250; {entre modes pers.) 23, 63, 83, 107; {entre relat.) 2; {commenç. une phrase) 31, 39, 37 et. euf m 1492 {2 fois) œuf. eul m. s. 2830 pi ex 14, 325, 1103, 2922 eux 861, 1009, 2302 iex 2859, 3359 yex 1743, 2037 œil; yeux. elir w 683 bonheur. eiirous 1733 heureux. euvre f 156, 2243 œuvre; en l'e. 1926 à la besogne. eux V. eul. euz pron. pers. 1366 ils. eve,eau f 913, 916, 2040, 2128, 2177 eau. ex V. eul. fable f 414, 860, 1937 fable, men- songe, feinte, hypocrisie. fabler 2702 tromper. face, fâche f 230, 1005, 1944, 2149 figure, visage. tachon 1015 façon. fade 2160 pâle. fadi, e 2150 pâli, flétri. faillir 3425. ind.pr. 2. sg. taus 1008, 3. sg. faut 1296, 2.2)1 faudrez 2687, 3. pi. faillent 1275 ; fut. 3. sg. fau- dra 1466 manquer, faire défaut; part, passé {a.m, e 1302, 1340, 2015 passé, détruit; (impers.) ind. pr. faut 239, 607, 751, 1303 falloir. faindre, feindre 1242, 1713, 1903, 2550, 2934, 3157; ind.jyr. 3. sg. faint 3089, 3.2)1 faingnent 2722; fut. 3. pi. faindront 2472 ; subj.pr. 3. sg. faigne ; impér. 2. sg. fain , faing, feing 508, 733, 957, 2962, 3022; part.pr. faignant 2976 {neut.) fain- dre, faire semblant ;{act.)dissimuler part, passé faint, e 3169 simulé. fa in te, feinte / 264,568, 1590, 1659 feinte, mensonge, hypocrisie, dissi- mulation. faire, fere 157, 166, 222, 864, 906; ind.pr. l.sg. fay 2210 faiz 3046, 2.sg. fes 944, 2801 fez 1208 faiz 961, 975, 2804, 3. sg. fet 2, 256, 396 fait 168, 254, 680, 3.2)1 font 227, 229, 231, 1384; impf 2. sg. fesees 2779, 2820, 3. sg. fesoit 1907 faisoit 3351, 3. pi faisoient 2026, 2028; pf 2.sg. feïs 1390, 3. sg. fist794, 796, 3414; fut. 2. sg. feras 116, 248, 947, 3. sg. fera 428, 2. pi ferés 3387, 3.2)1 feront 1339; cond. 3. sg. feroit 43, 659, 1670 fereit 1380, 3. pi feroient 2278, 3136, 3275 ; subj. pr. 2. sg. faces 69, 442, 3358 fâches 737, 3075, 3. sg. fâche 407, 2229, 2332 face 1245, 2. pi fâchiez 2591, 3.2)1 facent 352, 2928 ; impér. 2. sg. fay, fai, fei 98, 205, 323, 335, 367, 1727; part.pr. fe- sant, faisant 1768, 2447, 2621; part. passé fet, fait, e 4, 83, 350, 398, 403 m. pi fez, fés, faiz 93, 1056, 2010; inf subst 1545 faire; fere a 1864 être à, devoir être; il fait mal 3209 c'est mauvais.^ famé /"223, 225, 246, 261, 278, 559 femme. farder (réfl.) 338, 1354, 1986, 2434 se farder. fa us, -se 3097 faux. fausser 1684 fausser, violer. fausserie f 1363 fausseté, hy2)o- crisie. favresse f 1893 femme d'un for- geron. {ea.\ 2)1 feaus 1207 fidèle. félon 176 félon, hypocrite. felonnie, félonie, felenie /' 307, 1329, -2198, 2870 félonie. 174 GLOSSAIRE fenestre f 45^, 1467, 3025 fenêtre. fenir pf. 3. sg. feni 3205 finir. fer m 2173 fer. feriiie /' 220 farine. ferir 2060;pf3.sg. fere 121, 128; fut 1. sg. ferrey 107; impér. 2. sg. fier 366 férir , frapper. ferm,e 546, 547, IQ31 ferme; avoir ferme 3151 être persuadé de, tenir pour certain. fermaillet m 361 j;efi^ fermait, agrafe. feste f 1665 fête; tenir f. 1649 donner une fête; avoir f. de 1546 se réiouir de. fet, fait m 94, 2009 i^ï. fez, faiz fés 411, 843, 954, 959 fait, entre- prise, action; pi. actions, conduite; pour le fet de il 39, 1741 à cause de. fetichement acZv. 2610 gracieuse- ment. fetis 357, 363, 626, 2375 f. fetisce 386 fetice 3309 fétiche 1924, 2284, 2365 élégant, gracieux. feu m 2860 feu. fevre m 1890, 1895 forgeron. fianche /" 545, 727, 818 confiance. ficher {réfi.) 1911 s'attacher. fieble 2995 faihle. fiëe 1846, 2571 fois; mainte f. {pu plur.) souvent; a là f. 1427, 1532, 171 3 ^e temps en temps, quelquefois. fier {réfl.) 998, 1161 se fier. fier,e 305, 407, 606, 1134, 1814 fier, orgueilleux. fierté f 212, 2873 fierté. figure f 2294 visage; 2505 aspect. fil m 2369 fil (voy. la note). fille /■256, 748, 2654 fille. filz m 147 fils. 1) fin,e 108, 206, 669 pi. fins 1, 56, 80, 88 finz 348, 410, 1969 pur, de qualité supérieure, parfait, ac- compli. 2) fin /• 47, 2061 fin; en la f. 3180 à la fin; a f. que 1375, 1736, 2262 a laf. que 880, 1102, 1658 a celle f. que 991 afin que, pour que. finalment,-aument adv. 281, 3365 finalement. finance f IIOS pardon, absolution. finer 1762, 3339 {act.) terminer; {neut.) 1774 cesser. firmament m 1802 firmament. fléchir SS\9 plier, ondider. f 1 e n g u e /" 360 yyioquerie {v. la note). flor /• 1936, 2159 fleur [prop. et fi g.) foi, foy / 1060 /bi, croyance; 1073, 1074 serment, fidélité. foilles /".iîZ. 3197 feuilles. foiz, fois 33, 228, 434, 923, 3422 fois; tel f. est 743, 1087 parfois; a la f. 1805 aucune f. 3314 a chief de f. 957 de temps en temps; toutes f. 2458, 2676 constamment, toujours. fol,e 160, 45J, 731, 2131 fol, fou. folie f 715, 2339, 3177 folie. fons m 2713 fond. fontaine f 3188, 3189 fontaine. fontenele /" 3194 pe^ife fontaine. forbir 2306, 2443 nettoyer, frotter. force, -che /'303, 1137, 1138, 1993; a f., par f. 165, 324, 1136, 2968 de force, par violence. forfere 1705 for faire, pécher. formages m. pi. 1852 fromages. forme f 1148, 2515 forme; 2627 manière. former 3405 former. forment adv. 2862 fortement. forré,e 2310 fourré, sali. forreiire f 2419 fourrure. fors 1) adv. 2324 dehors; 2) prép. 905, 1280, 1880 que, excepté, si ce n'est; f. que 1174, 2712 Hen que, si ce n'est que. for se né 2580 égaré, furieux. fort 749, 1305, 1832 difficile; le f. 2633 la difficulté; pi. les fors 2025 les vaillants. f o s s e t e f 2535 fossete, petit creux. fouler 495 fouler, marcher dessus. frain m 386 frein, mors. GLOSSAIRE 175 frais, fresffresche 242,2150, 2575, 3069, 3191 frais; jeune; nouveau. franc, -che 2102, 2104, 3021 franc, libre. frêle 1451 faible, timide. frémir subj. impf. 3. sg. frémisse 2774 frémir. friqiiet 1496 élégant. frire 3080 fig. brûler. frivole 480, 681 frivole, léger, insi- gnifiant. 1) froit,-de 1431, 1457, 1564,2143 froid. 2) froit m 1456 froid. fronche f 379, 3331 ride, {par ext.) pli. froiichié;ie230, 1346, 6149 ridé. front m 2283 front; de premier f. 2933 au premier abord. froter 1856, 2306 frotter. fruit m 1498 fruit. f uir e 276, 2873; ind. pr. 3. pi. fuient 1239 fuir, éviter. fumer2180 fumer, jeter de la fumée. fusiciën m 1639 médecin. o. gage lire /'3115 gageure, pari. gales f 3665 galle (voy. la note). gallonner 2259 orner de galons. gant m 1495, 2362, 2451 gant. garde, guarde /" 118, 2470, 2954, 3042, 3074, 3107 garde, service, gardien; n'avoir g. 1298 ne courir aucun danger; prendre g. a 1286, 2265 s'occuper de, faire attention à; se prendre g. de qqn 207, 554 le surveiller; se prendre g. de qqch. 2695, 2830, 2889, 3108 veiller à, se défier de, éviter; prendre ou se prendre g. que 1781, 2082, 2329, 2433 veiller à ce que; gardes d'un bouclier 1475 (v. la note); g. d'une clef 3418 (v. Introd. V.) gardein m 31(»9 gardien. garder 1300, 1306, 3079,3108; ind. pr. 3. sg. garde 3041 garder, con- server; surveiller; ind. pr. 2. sg. gardes 1476 prendre garde, regar- der; part, passé gardé, e 1308, 1724, 2220, 3008; soi garder de 2745, 3238; ind. pr. 2. sg. te gardes 2953; subj. pr. 2. sg. te gardes 907, 2946 ; impér. 2. sg. gar toi 1329, 2528 éviter de, se mettre en garde contre; garder qqn de, impér. 3. sg. gart 2650, 2921 préserver; garder ow se g. que, impér. 2. sg. gar 333, 353, 1745 garde 241, 338, 593, 1689, 1902 (réfl.) te garde 331 veiller à ce que, faire en sorte que. garni, e 2213, 2238, 2718 orné, pourvu, muni. gaster 1663, 2163 gâter. gayement adv. 488 avec gaîté, de bon cœur. geindre inf.subst. 2096 gémir. gelée f 1447 gelée, froid. gel ou s V. jelous. gémissement m 2044 gémissement. generalment adv. 282 générale- ment. g en ne v. jenne. 1) gent f 35, 364, 1004 pi. gens 302, 530, 730 genz 822, 1273, 1482 hommes, personnes, gens. 2) gent,e 363, 920, 1003, 3313 élé- gant, gracieux. gentil, -le 252, \%2^ pi. gentiz,-ilz 2005, 2403 aimable; les gentilles 2653 les femmes bien élevées. gentilles ce f 259 noblesse, ama- bilité. geron, gueron m 481, 1752, 2059 giron. gésir 2970, S090;ind.pr.3.sg. giest 2698; impf 3. pi. gesoient 2027, 2376; pf 3. pi. ^UTGJït 1890; fut. 2. sg. gerras 2143 gésir, coucher; se trouver; (réfl.) ind. pr. 2. sg. giez 2493, 3.sg. giest 3258; fut. 2. sg. gerras 1458; subj. pr. 3. sg. giese 3294 se coucher, être couché. geter 1086, 1418 jeter. 176 GLOSSMRE gibechiere f 375 gibecière. gieu m 809, 1412, 3423 pi gieus, gens, giex 1383, 1888, 2965 gieuz 1409, 2617, 2623 jeu. gleve m 1069, 1070 glaive. gloire (prendre g. de) 1688 se faire gloire de, se vanter de. gloser 282 discuter. gloutement adv. 3250 gloutonne- ment. g o g u e e r (réfl.) ind. pr. 3. pi. se gogueent 1040 se réjouir. goûte /■ 177 goutte. grâce /" 28, 2479 grâce, agrément; 849, 1088 faveur; pi. 1547 grés, reconnaissance. gracious /" -iose,-iouse 2042, 2291, 2602, 3252 gracieux, beau, agréable. grant m. et f. s. 2, 246, 283, 1258, 2206, 2239 f grande 1830; pi. m. et f. grans 5 1 , 408, 1 288, 2225, 2286, granz 1264, 2528, 2905, 3212 f gTdindesl\8,2271,2b21 grand; long. grandeche f \901 grandeur, taille élevée. grandement adv. 1858,2031, 2613 grandement, considérablement; 2363 cher. granment adv. 852 grandement, beaucoup. gras 344 gras. gre f 812, 872, 1185, 1026, 1460, 1648, 1840 gré, volonté, sentiments, dispositions, bienveillance, faveur, reconnaissance ; pi. grez, grès 1547, 3308; grès a 3373 grâce à\ au gre de 1254, 2112, 2820; mal gre que 3045; maigre soen 1144 en dépit de soi-même. greignor 701, 795, 1666, 2599 plus grand. gr e s 1 e , grêle 1 920,2497 grêle, maigre. grès se f 342, 1917 graisse. grève f 2255 raie {des cheveux). grever ind.pr.S.sg. grieve 721, 1746, 3. pi. grievent 1799; subj. pr. 3. sg. grieve 495 ; part, passé grevé, e 1423 (neut.) nuire, faire du mal; act. affliger, incommoder, blesser. 1) grief m 2182 désagrément, perte. 2) grief, -eve pi. griés 600, 1218, 1635, 1727 pénible, désagréable; 1863 grave, considérable. gros, se 718 gros; le gros 2395 la partie grosse, charnue. guère s adv. 401 guère. guerre /" 895, 1766, 1774 guerre. guerredonner 268, 744 récom- penser, donner en retoxir. guerreer 1720 combattre. guetier {réfi) 3133 se méfier. guigner 1841 faire des signes. gui lie f 206 ruse, supercherie. g u i m p 1 e f 1 565, 2233 ornement de tête. guise f 70, 213, 411, 436, 889, 1079, 1222, 3212 manière d'être ou d'a- gir; 2902 2)osition; 2(520 art; 2389 mode; 2147 espèce; a lor g. 2644 à leur gré; en la g. 2441, 2997 de même, également, de la même manière. gyber 3082 (fig.) aller à la chasse, circuler. H. habit 2280 v. abit. h a in g e f 1764 haine. h a i n g e o s , haingeous, e 2886, 325 1 désagréable. halle m 2660 haie. hanscote f 352 jpZi disgracieux (v. la note). hanter 550 (act.) poursuivre; 425, 1643, 1716 (neut.) fréquenter. haper 1150 saisir. hardement m 258, 573 action hardie, hardiesse, confiance. hardi, hardis 312, 1158 ^jZ. hardiz 2009 hardi. hardi ëche f 1982 hardiesse, cou- rage. harivel m 384 {v. la note). GLOSSAIRE 177 harnoiz m 400 équipement. hart /" 1068 corde, (fig.) fourberie. h a s t e r {neut. et act.) 2029, 2797 hâter, presser; (réfl.) 1878 se hâter. hastivement adv. 839, 1435 en hâte. haut, e fig. 249, 1829, 2012, 2541 haut, élevé; (adv.) 123, 273, 354 à une grande hauteur (prop. et fig.); 1395 sur un ton élevé. hautement adv. 257 dans une po- sition élevée. hautesce f 300 hauteur, haute estime. henap m 3233 vase à boire. henor /" 24, 692, 1252, 2611 henour 109, 2636, 2655 enour 1415 honor 2689 honneur. henorable 244, 845 honorable. henorablement adv. 2691 ho- noràblem,ent. henorer 882, \\^\; ind. pr. 1. sg. henor 23 ; part, passé honoré, he- noré, e 2109, 2196, 2810 honorer. herbe f 1321, 2414, 2475 herbe, plante. herdre part, passé hers, e 3421 attacher; (réfl.) soi h. vers 2169 s'attacher à. hermite m 1232, 1246 ermite. h e t i e r ind. pr. 3. sg. hete 2 1 00; subj. pr. 3. sg. hete 3375; part, passé he- tié 85 être agréable, plaire. h eus es f. pi. 391 bottes. homs 221, 311,552, 631,635 homme 279, 559, 631, 1289, 2063 home 1377 omme (après une élision) 340, 562, 565, 965, 1868 on, homme. honte / 354, 404, 841; a h. 1413 maladroitement. hontous,e 3346 honteux. hore V. ore. horriblement adv. 2bA9 sans grâce (v. la note). hors, adv. 101, 205, 805, 1806, 2472, 2677 dehors. houche f 393 housse. Blbliotheoa Normannica V. huchier m 3036 huche. huer 3257 huer, ridiculiser. huis m 3026 porte. humble 309, 2877 humble, humhlem eut adv. 676,1755,1817 humblement. umeliër, umiliër (réfl.) 1706, 2104 s'humilier. humilité /" 309 humilité. hurter 306, 483 hewrter. 1. i, y adv. 117, 163, 178, 212, 314, 324, 330, 365 y, à cela, en cela. i c e 1 pron. et adj. dém. 867, neut. icen 219, pi. m. icés 397, 3341 f. icelles 2111 ce, celui-là, celui-ci. iqqW pron. dém. \Q^ celui-là. ici adv. 537, 2081 ici. iert V. estre. iestront v. eissir. iex V. eul. ignorance f 2076 ignorance. il pron. pers. 3. sg. m. 36, 39, 114 il; neut. 85, 364 cela; pi. m. 164, 165, 231 ife; f. 265, 447, 548 elles. i 1 e c , illec, illeques adv. 429, 435, 445, 914, 1061 là. injure f 3002 tort. inplorer 1088 implorer, solliciter. ipocrite m 1245 hypocrite. ire f 152, 1760, 2857 coZère; pi. 887, 2853 accès de colère. issi adv. 49, 103, 119, 148 ainsi. itant 2484 «Mtow^ ; cent ytans 1612 cent fois autant. itel pi. itelz, ytels, ytelz 879, 967, 1777, 2400 tel, telle. ivre m 957 ivre. J. j'=je 61, 104, 2065. ja adv. (avec ne) 43, 259, 270, 316 jamais; ja soit cen que 1432 bien que. }2i,à.\z adv. 2 1 62 jadis, autrefois. 12 178 GLOSSAIRE jambes /. pi. 2395 jambes. jamés adv. 1141, 1322, 2311, 2437 jamais. jangler 59, 527 parler, causer, plaisanter. janglerie f 707 caquet, bavardage. j angles f. pi 1383, 2892 plaisan- teries. janne, jaune 1555, 2^ ^2 jaune. je pron. pers. l.sg. 12, 33, 64 jen 1044, 2210, 2269 gen 257, 907 je. jelous, gelons 97, 175, 3006 /. gé- lose 1730, \1M jaloux. j el ou si e /" 1367, 3158, 3169 jaZowsie. jenne, genne 242, 248, 552, 1938, 1977 jeune. jenneche f 1842, 1993, 2QU jeu- nesse. j e u n , e 2522 à jeun. j o e s f. pi. 2233 joues. joie f 7, 19, 25, 55 joie, plaisir-, pi. joies, joiez 1754, 2167, 2744, 2772 jouissances. joindre {réfl,.) 3325 ; impér. 2. sg. joing toy 3338; subj. pr. 3. sg. se joigne 3260 se joindre. jointes f. pi. 3230 jointures, arti- culations. j oi os, joieus, e 2895, 3195 joyeux. joli, jolie 7, 519, 609, 1505, 2059 joli, agréable; 88, 2950, 2955 qui se distingue et se fait estimer par sa bonne conduite, son mérite. jor, jour m 20, 57, 192, 627, 1193 jour; parj., de j. 3093, 3279 pen- dant le jour; de j. en j. 3014 continuellement, sans relâche; le j. 3071 pendant la journée. j o u a u X , jouiaux , jouiaus m. pi. 1557, 1560, 2727, 2729, 2732 joy- aux, bijoux. joue lés m. pi. 741 petits joyaux, petits bijoux, menus objets de pa- rure. jouer 17, 627, 809, 1411, 2626, 2635 jouer. jouster 3171 ifig.) jouter ^ jouer» j 0 u s t e s f. pi. 443 joutes, tournois. jugement m222 jugement, appré- ciation. jurent v. gésir. jurer 1049, 1066, 1078, 1838, 2645 faire serment. K. karoles f. pi. 437 caroles (v. ce mot). L. r = le 44, 75, 99, 123 la 106 li 1790. 1) la a) art.f 3, 32, 41, 45; {dev. un superl.) 10; la quele 2336 la- quelle; h) pron. pers. ace. f. sg. 12, 37, 205 ; la = celle de 2046, 3354. 2) la adv. 210, 807, 853, 2165 là, en cet endroit; la ou 427 là où. labor m 1832 travail. laboreor m 1248, 1999 laboureur. laborer 586, 19dA travailler ; part. pr. subst. laborans 1996 ouvriers. lachon m 1086 lacet, piège. Iai/'lede,leide223, 1037, 1825,2278, 2445 laid. lait m 3069 lait (v. la note). langage m 516, 676, 1896, 2562 langage, paroles, conversation. lange m 1856 vêtement de laine (v. la note). langue /" 304, 3361 langue. languissant 2037 languissant. lanier 1502 chiche, avare. lanière f 378 lanière. larder 2746 tromper, nuire à. largement adv. 2625 abondam- ment, en grand nombre. large 2007 large, généreux. largesce ^299 générosité. las m 390 lacet, cordon. lassé 2995, 3184 fatigué, lassé. latin (savoir) 92 connaître le latin. laver 914, 2253, 2465 laver. le 1) art. ace. m. sg. 94, 1710, 1869; 2) pron. pers. ace. sg. 47, 98, 105, 155 ; le = celui de 2060. GLOSSAIRE 179 lé (de) 1458 en large. lecherre 3109 gourmand. lechon f 921 leçon, instruction. ledenges f.pl. 2650 injures. ledengier 1491, 3249 maltraiter, injurier. ledir 2218 devenir laid. le dure f 2264 laideur. legier,e 78, 975 léger, facile; 500, 584 léger, inconsidéré; de 1. 599, 604, 615, 3150 facilement, sans peine. legierement adv. 2967 avec légè- reté; 3166 facilement. l'en 171, 206, 207 on. lermes jf.pl.lOSô, 1089, 1097 larmes. les 1) art. acc.pl. 1, 55, 80, 88; 2) pron. pers. 3. pers. ace. pi. 1 28, 564, 284 les. le sir, leisir m 2054, 3058 loisir. lesse /" 731 laisse, corde. lessier 1791, 1964, 2792; ind. pr. 3. sg. lesse 1149, 3. pi lessent 1292; pf. 3. sg. lessa 682 ; fut. 3. sg. lera 1231, 5. ^?. leront 549 ; cond.S.sg. leroit 44, 1748 ; subj.pr. 3. sg. lesse 1337, 2319; impér. 2. sg. lesse 1022, 1 139, 1633, 3029, 2. pi. lessiez 2261; lessié,-ie 1678, 1760 {act) laisser, quitter, abandonner; (neut.) laisser de, renoncer à. letre f 693, 713, 719, 755, 768, 3066 lettre. lever ind. pr. 3. sg. lieve 722 ; im- pér. 2. sg. lieve 489; part, passé levé, e 938 lever; relever; exciter, animer; (réfl.) 3266; ^Z". 5. s^. se leva 3193 se lever. 1 e V re s /: _pZ. 1 1 15, 2534, 3228 lèvres. lévriers m. pi. 550 lévriers. lez prép. 494, 618, 934 lez, à côté de. li, ly 1) art. n. sg. 55; pi. 137, 450; 2) pron. pers. 3. pers. sg. dat. 190, 294, 686 à lui, 475, 509, 831, 1563 à elle; {devant en) 78; (i élidé) 1790; (après une prép.) vers li 1036. 1) lié, lyé forme toniq. du pron. pers. 3. f. sg. 53, 111, 435, 1181 elle. 2) lié , lie 447, 732, 1 1 52, 1375 ioî/ewa?; se fere 1. de 732 se réjouir de. 1 i ë c h e , -esche, -ësce f 25, 532, 1772, 1981, 2883 joie, allégresse. lier 1366, 1969 lier, unir; {réfl.) 672 se lier, s'engager. liere, Heure 758, 859, 2610; ind. pr. 3. sg. liet 765 ; part, passé leii, e 762, 769, 3068 lire. liet m. s. 1578, 3096, 3315 ^Z. liez 1887 lit. lieu m. s. 201, 238, 249, 847, 939, 1422 pi. lieux 409, 430, 1462 liex 2690 lieuz 423, 534, 1425 lieu, en- droit; place; occusion; en 1. de 102 au lieu de. lièvres m. pi. 550 lièvres. lignage m 1119 race, famille. limer 2173 limer. limon m 334 limon, saletés. lin m 2411, 3070 lin. lingement (pour ligement) adv. 2510 convenablement. linther,-ier m 1820, 2148 seuil. livre m 92, 169, 958, 2085 livre, ouvrage, traité. lober 1828 gagner, séduire. loënge f 1030, 1202, 1517 louange, flatterie. loër 411, 477, 810, 1589 louer. loing adv. 205, 209, 2367 loin. lointain g,-gne 208 lointain, éloigné. lonc adj. m. 728, 1124, 1341 f longue 583, 700, 1609, 1671 long; de 1. 1458 en long. longuement adv. 191, 400, 1311, 2347 longtemps. 1 o r 1) adj. poss. 3. pers.pl. 178, 262, 506, 572 lors 511, 1936; 2) pron. pers. atone 3. pers. pi. 3048, 3124 à eux, 978, 1116, 1485 à elles. lordement adv. 2581 lourdement. lors adv. 115, 129, 453 alors. lort 2505 lourd, pesant. les m. pi. 2911 louanges. 12* 180 GLOSSAIRE louve f 2682 louve. lui, luy forme tonique pron. pars. 3. du m. sg. 57, 154, 2831, 2903, 3135 lui. luisant 122 luisant. lumière f 3093 lumière, jour. M. m' = me, ma 4, 22, 85, 119. ma î^. mon. maaillettes f. pi. 3236 mailletes (voy. la note). maen, ne 3419 moyen. main f 764, 872 pi. mains 369, 1431 mainz 2349, 2358, 2519 main: a m. 871, 2356 à portée. mains, mainz adv. 1052, 2520, 2872 moins. maint, e 231, 592, 863 pi mainz, -tes 33, 228, 430, 434, 2837 maint, beaucoup de. maintenir 1304, 1453 conserver; 2053, 2870, 3212 employer; (réfl.) 1153 se conduire. 1) mal,e 315, 999, 1622, 2101, 2521 mauvais; adv. 1 126, 1628, 1844 mal. 2) mal m 1479^?. mais, maulz 600, 887, 1218, 1699 mal, douleur. m a 1 a d i e /■ 1 598, 1 609, 1 633 maladie. malement adv. 1973 faussement, de travers. malostru,e 2509 difforme. malveis,e 332 mauvais. mamele f 2513 mamelle. mamelete /'2516 petite mamelle. manche /'365 manche. mandement m 786, 2852^2. man- demens 2750, 2815, 2835 ordre; mander 1844 ordonner; 3048 en- voyer. maneir ind.pr.S.sg. maint 1761 demeurer. manier 465; subj.pr. 2. sg. mennies 3233 manier, manœuvrer (prop. et fig.) manier, e 2304 habile, soigneux. manière f 6, 45, 60, 81 manière, procédé, façon; 2387 mode. mantelet m 393 petit manteau. marbre m 791 marbre. marcheans m. pi. 2000 marchands. marchié m 425, 1434 marché; pi. marchiez 2236 manières. marchier 926, 929, 942 marcher, fouler; part, passé marchié 426 fréquenté. marchir 2313 se flétrir, se souiller. mari m 2095, 2100, 3015 pi. maris, mariz 1845, 2093 mari. mariage m 2097 mariage. marié, e 2583; pi. subst. les mariez 1365, 1369 les gens mariés. marissementm 2550 chagrin, tris- tesse. martire, martyre m 12, 1812 mar- tyre, souffrance. mat,e 1654 triste. matière / 5, 46, 77 matière, sujet; 2415, 2442 médicament, remède. mauvaistié f 1147 méchanceté, viohnce. m e ace. atone du pron. pers. 1. sg. 69, 70, 127, 129, 1449 me. medicine, medec. / 1773, 1777, 3105 remède, drogue. megre, maigre 341, 1919 maigre. megresce f 1198 maigreur. megueïs m 2450 peau mégissée. mehaignier 2317 mutiler, gâter, abîmer. meillor,-our 650, 1645, 1776, 1926 meilleur, e. m e ï s m e s , meïsme adv. 553, 685, 993, 1514 même. m elle, e 1555, 2343 de pluiseurs couleurs. me lier 153 mêler {voy. la note). mélodie f 2543 mélodie. m e 1 o d i o s , e 1572, 2601 mélodieux. memore f 2123 mémoire. menachier 2975 ; ind. pr. 3. sg. me- neche 2124 menacer. GLOSSAIRE 181 menbrer (unip.) 1508 songer à; part, passé membre, e 2473 atten- tif, soigneux. menchonge / 132, 474, 2424 men- songe. meiichongier,e 2200, 2722,3355 mensonger, menteur. mendre nom. 2803, 2804; ace. m. menor, -our 1251, 1416 moindre; inférieur. mener 181; wd^r. 5. s^. maine 307 pratiquer, montrer. m e n g i e r 3226, 3245; ind. impf 3. sg. mengeit 3250 manger. mentir 68 mentir, être infidèle; sanz m. 1604 en réalité. menton m 1014 menton. menu (souvent et) 2667 souvent. mer /■ 1803, 2177 mer. merchiers m. pi. 2422 merciers. merdaille f 905 gens de rien. mère /" 748, 2825 mère. merirl470 récompenser, dédommager. merveille (a) 2, 1556 très bien, parfaitement; par tel m. 1681 par aventure, chose étonnante! m erve illier {réf..) 130, 1682 s'é- tonner. merveilleusement adv. 134 vive- ment, fortement. mes 1) adv. 20, 133 à jamais; 2) conj. 324, 367, 408 mais; m. que 1936 pourvu que; ne m. 1274, 2094 que, autre chose que. mescheoir subj. pr. 3. sg. meschie 1790; part, passé mescheti 661 arriver malheur. mesdire 910 ind. pr. 2. sg. mesdiz 960; 3. sg. mesdit 2568 médire; se tromper. meselir m 684 malheur, désavan- tage. mesfere910; ind. pr. 2. sg. mesfaiz 960, 3.sg. mesfet 686, offenser; commettre une faute. mesfet m 688, 1538, 1700 méfait, faute. mesgeter 1419 jeter de travers, maladroitement. m e s i r e / {de maceria) 296 muraille. mesleé, mellee f 902, 904, 991, 1769 mêlée, querelle, bataille. meson / 1641, 1848 maison. mesparler 684 parler mal, sans élégance. mesprendre 20&S; ind. pr. 3. sg. mesprent 570; fut. 3. sg. mespren- dra 2544; subj.pr. 3.sg. mesprenge 1976, 3. pi. mesprengent 2068 se tromper, agir mal. mesprison f 2921 erreur, méprise. message 415, 965, 967, 2838 mes- sager, rapporteur; 3114 message, commission. mestierm 1945, \99% métier; 1260, 1455, 1946, 2453 besoin, chose né- cessaire. mestre m 640, 1468, 1778, 1948, 3004 maître. mestresse /* 658, 2161 maîtresse. me strie f 180 science, art, mestriër2120 maîtriser, soumettre. mesure /" 2495 dimension; tout a m. 3306 autant qu'il faut. mesuser 570, 964 agir mal. mètre 218, 446, 572, 591; ind.pr. 2. sg. mes 3010, 3. sg. met 2340, 2454; fut. 3. sg. metra 3018, 3074; cond. 2. sg. metrees 739, 3. sg. metroit 2206 ; subj. pr. 2. sg. metes 95, 330, 696, 2842, 3.sg. mete 1258, 1543, 2547; impér. 2. sg. met 359, 812, 881, 1529, 2. pi. metez 1994, 2122, 2742 metés 2087; part, passé rais, e 270, 490, 719, 914, 1810, 1834, 2148, 3016 mettre, placer; prêter; m. avant 2390 introduire, inventer; {réfl.) se mettre, se placer. mevi V. mouver. mi = moi 2958. mie f {toujours avec ne) 179, 273, 367 mie, nullement. mié (en) 2340 au milieu de. mien pron.poss. l.pers. 3412 mien. 182 GLOSSAIRE miex adv. 284, 291, 784 mieux; 3290 le mieux; trop m. 1232 beau- coup mieux, plutôt mignonner 25bS faire le mignon, le gracieux, affecter (v. la note). mignot, e 355, '6^S(i gentil, graci- eux. mil 1950, 2171, 2627 pi. mile 2733 mille; m. tans 2806 miUe fois autant. mireour m 1429, 2272 miroir. mirer {réfi.) 2736, 2861, 3167 se mirer, se regarder. mitaines f. pi. 2362 mitaines. m 0 i {forme empathiq. de me) 59, 62, 67; (devant le verbe) 2074. m 0 il lier 1103, 3230, 3237 moullier, tremper. molement adv. 1168, 2973 molle- ment, avec mollesse, sans énergie^ mol et 2616 mollet, léger. l)mon adj.poss. sg.m. 16, 18, 19, 22, 23, 98 f ma 9, 19,21,50, 118. 2) m 0 n (après 8a.\ oii) particule affir- mative 2242, 2755. monde, munde m 630, 1801, 2708 monde. 1) mont m 1446, mont, montagne. 2) mont adv. 65, 85, 124 très. 3) mont adj. 3211 beaucoup. montepliër 1344 multiplier. monter 277, 300, 311, 353 mon- ter, s'élever; 1057 être important; part, passé monté, e 3301 à cheval. moque ours m. pi. 2275 moqueurs, railleurs. moquerie f 368, 1 235, 2764 moque- rie; pi. 1320 folies. moquier 2733, 3196 se moquer, ridiculiser. morceau 8 m. pi. 3227 morceaux. morey,-ouré 232, 1553 brun, noir. mort f 3180 mort. mot m 691, 1190, 3210 pi. mos 87, 892 mot, parole, terme. mourir 1070; /î*f. 5. s^r. morra 2086 mourir. m ours m. pi. 2QS4i mœu/rs, manières. moutarde f 3242 moutarde. moustrer 237, 533,711, 1600,2243, 267Amontrer; (réfl.) 271 se montrer. m 0 u 1 0 n m 1 1 72 mouton (voy.la note). mouvement m 1 44 2)1. mouve- mens 518 mouvement. mouver 193, 620, 1106; ind. pr. 3. sg. muet 500 meut 2914, 2. pi. mouvés 2569, 3. pi. meuvent 2574; pf. 3. pi. murent 134; fut. 3. sg. mouvra 3163; part, passé meii 65, 1 52, 226, 615, 993 (act.) exiter, pous- ser-, agiter, mouvoir; (neut.) 3197 (et réfl.) 3359 remuer, s'agiter. muable 2071 changeant, variable. muchier 1806, 2266, 2426, 3035, 3203, 3332 cacher. mucre 2881 triste. mue (en) 2676 en cachette, caché. muer 859,763,898, 1672, 2345,2504, 3396 changer. muet V. mouver. muet 3120 mv£t. munde v. monde. murmurer 1837 murmwrer. murmurement m 1768 roucoule- ment; 2)1. murmuremens 2042 mur- mures. mu sage m 460 action de regarder (voy. la note). m us art, e 208, 908 inconsidéré, irréfléchi, sot. muser 2328 muser, regarder. N. n' = ne 48, 52, 151. naffrer 520 frapper, blesser. na ri lie s fpl. 327 narines. nature f (sans art.) 339, 570, 2500 la nature; 581 caractère; par n. 345, 571, 2089 naturellement. ne 1) conj. 15, 17, 35, 45, 90 ni; ne — ne 150 et ne — pas; 2) adv. 14, 17, 35, 44 ne — ^;as (souvent ne — pas 81, 89, 91, 217 ou pas ne 1682, 2399, 2494). GLOSSAIRE 183 ne V. nestre. négligence f 2215 négligence. neïz adv. 380 même. nen = ren 578, 584, 612,628,1252 l'on, on. n e r , e v. noir. nerté /'2359 noirceur, couleur noire. nés /"-i^Z. 2594 nefs, vaisseaux. nestre ind. pr. 3. sg. nest 2483; part, passé ne, e 1763, 1922, 2527 naître. net,e 329, 349, 363, 369, 1502 pi. nés 2262 net, propre. neteé f 1941 netteté, propreté. netelet dU pi. netelés 742, 2376 net, propre, joli. netement adv, 325, 2249, 2364 nettement, proprement. netiër 2301 nettoyer. nez m 1010 nez. neli V. nuyre. niche 1126, 2332 négligent, mala- droit, lourdaud. nichement adv. 3143 sottement, maladroitement, imprudemment. nient 2518 nullement ; pour n. 2673 en vain, inutilement. nier 1400 nier. noble 250, 251, 1552, 2580 noble. noblesche ^26 noblesse. noif /■ 1447 neige. noir, ner, e 1265, 1913, 2501, 2526, 3331 noir. noise f 142 bruit, tapage; 903 dispute. noisier 1395, 1426 quereller, dis- puter. noiz, nois f.pl 1498, 3065 noix. nombre m 1418, 1420 nombre, {v. la note). n 0 m m e r 170, 3278 nommer, appeler. non adv. 786 non; non pas 2167, 3246 et non pas; se ce non 1788 sinon. non m 30, 34, 3378 pi. nons 43, 506, 511 nom. nonchier 712 annoncer ; 380 pres- crire. n 0 n p e r m 629 non pareil, stipérieur. 1) nos, nous pr on. pers. 274, 557, 560, 561, 1934, 2382, 2392, 2408 nous, à nous. 2) nos V. nostre. nostre adj.poss. dl2 pi. nos 2081, 2082 notre. noter 1191, 2400, noter, remar- quer; 3362 montrer. n 0 1 o n n i e r s w.i?ï. 1997 nautoniers, marins. nourrir ind.pr.S.sg. norrist 1644; part, passé norri, e 1364, 1631 nourrir ; (ré/ï.) se nourrir, s'entre- tenir. nouveles f.pl. 621,667 nouvelles. novel, nouvel, e 242, 609, 1670, 3328 nouveau, frais; de n. 1629, 2390 depuis peu. n 0 u V e 1 e 1 1 505 nouveau, printanier. noviauté, nouveauté /" 367 nou- veauté, changement; 2138 fraî- cheur, jeunesse. nu, e 1459, 2493, nu. nuit f 2972; la nuit 3, 54 ou par n. 218, 220, 223 pendant ta nuit, la nuit; nuit et jor 57, 1659 nuit et jour; pi. nuis, nuys 346, 2144; de n. 1816, 1869, 1898, 2145 la nuit, pendant la nuit. nul , nulz, nus, f nul, e 1) adj. 221, 650, 842, 890, 1063, 1873 nul, au- cun; 2) pron. 173, 271, 360, 459, 701, ISASnul, personne; nului, nu- luy, nuly pron. 306, 1200, 1720, 2166, 2849 personne. n u y r e 2 1 84 ; ind. pr. 3. sg. nuist 824, 3253, 3. pi nuisent 1 1 16 ; cond. 3. pi. nuireent 1211 -, part, passé neu 967 nuire, faire du tort. n u y t i e f 3091 nuit, dwrée de la nuit. 0. o prép. 59, 297, 381, 2957 avec. ob eïr 1357, 1847 ; ind.pr.2.sg. obeïs 1717, 3. pi. obéissent 1717; impér. i 184 GLOSSAIRE 2. 8g. obeïs 948, 2. pi obeïssiez 2la9 obéir. obliger 3128 obliger, engager. o c h i r e ind. pr. 3. sg. ochit 24 1 3 tuer, détruire, faire disparaître. odor /* 2521 odeur, oe V. oïr. office m 900 office, fonction. offrir 1812 offrir. oïes f.pl. 2302 oreilles. oignon m 1099, 1102 oignon. oindre part, passé oint, e 3229 oindre, enduire, souiller. oïr 1373, 2595; pf l.sg. oï 126, 142; fut. 2. sg. orras 1807, 3. sg. orra 418, 2693, 2. pi. orrez 3416; cond. 3. sg. orroit 596 ; subj. pr. 3. sg. oe 1013 ouïr, entendre. oisiaux v. oysel. ombre, umbre m 1196, 1419 pré- texte, apparence, semblant. on c 68, 143 onques 13, 34, 343, 1156 unques 1649 adv. onques, jamais. ongles m.^Z. 371,2350, 2518 on^Zes. onques v. onc. 1) or adv. 79, 117, 157, 237 mainte- nant. 2) or m 1557 or; 1220, 1520, 1939 ordener 1779 ordonner; 1883 dé- signer. ordre m 2527 ordre, régularité. ordure f 2320, 2398 ordure, saleté. or e, {après une voy.) hore /" 602, 3219 heure, moment; en l'o. 106, 1670, 1748 à l'instant même; a une h. 663 en un instant; en poi d'o. 1296 en peu de temps; de bone h. 719 vite, promptement. oreille / 326, 2087; mètre l'o. a = faire attention à, écouter atten- tivement pour. orgueillous, orguillous, /".-ose, -ouse 305,606, 1178, 1392 orgueil- leux, fier. orguellousement adv. 2587 or- gueilleusement, fièrement. orguil m 307, 312, 2198 orgueil. ortoîs m. pi. 298 orteils. oscur,e 1944, 2972 obscur, noir, sombre. ose u rement adv. 2778 obscuré- ment, d'une manière équivoque. oser 563, 1002, 1141, 1182, 2674, 3176 oser. oste m 2001 hôte. os ter 327, 486, 531, 937, 1059, 2322, 2729, 3172, 3388 ôter, enlever, faire disparaître, chasser. o trier 475, 827, 885, 1121 accorder. 1) ou conj. 84, 132, 223 ou, ou bien-, ou — ou 3036, 3115 soit — soit. 2) ou adv. 114, 194, 202, 214, 1002, 1843, 1911 où, là où, en quel lieu, en quel endroit; ou que 302 par- tout où, en quelque lieu que ; équi- valent à une prép. avec un relat. 109, 1884 dans, chez lequel, etc. ouailles f.pl. 2681 brebis. oublier 688,900, 1473, IQbS oublier. outrage (a) 2858 excessivement. outre prép. 189 outre; o. mesure 3001 excessivement. outreplus m 1120, 1133 au-delà. outreperchier 3204 transpercer. ouvrenge f 2061 ouvrage, traité. ouvrer {abs.) 2155 opérer, travailler. ouvrier m 1952 ouvrier. ouvrier 171, 227, 1187; cond. 3.sg. ouvriroit 697; part, passé ouvert, e 1485, 2739 ouvrir. OYGG prép. 502, 601, 2316 oveques 913 ovecques 2193, 3420 avec, oj sel pi. oisiaux m 549, 2598, 2937 oiseau. patience f 1391 patience. paier 1536 payer, récompenser. paignier 2706 peigner, parer. pailleté f 2711 pailleté, un rien. pain m 858 pain. paindre 2^Q peindre. 1) paine v. pener. GLOSSAIRE 185 2) paine f 11, 154, 178, 262, 1544 peine; a p. 2487, 2863 à peine, tout au plus; 2808 avec peine. painture f 1988 peinture. pais f 1712, 1761 paix. pale 232, 341, 345, 2501, 3066 pâle. panier m 1501 panier. paour f 1867, 2176, 2682 poour 947 poor 3037, 3094 peur. papelart, -de 553, 2928 papelard, hypocrite. ^2irprép. {lieu) 490, 2129, 2355,3315 par, à, dans, à travers; (temp^) 2657 pendant; par aprez 493 après; (cause) 2288, 2360 à cause de; (ins- trument) 2299, 3051 par; (moyen, ma^iiere) 75, 87, 140, 2164 par, en, avec; par semblant 1134 en appa- rence; (après un passif) 35, 120, 1696; (devant un infin.) 2173, 2596, 2631, 3119. p a rage m 250 famille, extraction, naissance. parchemin m 674, S0A9 parchemin. parchonnerie f 2956 partage. parchonnierm 1998 qui participe, membre. pardonner 1538 pardonner. p a r e i r ind.pr. 3. sg. pert 1 705 ; suhj. pr. 3. sg. perge 862, 1246, 1590 1944; ^ar^.^r. parant 362 ^ami^re. darer (réfi.) impér. 2. sg. paire 2333; part, passé paré, e 444, 1557, 2240, 2381 parer, orner. parfere 1108, 1130, 2499, 2961; ind.pr. 3. sg. parfait 1128, 2986; subj. pr. 2. sg. perfaches 738 ; part, passé parfet, e 1046, \^\^ parfaire, accomplir, tenir; compléter; satis- faire. parfetement adv. 28, 1009, 1293 parfaitement 956 parfaitement. parf on dément adv. 3154 profon- dément. pari si s m. pi. 3236 parisis, mon- naie de Paris (voy. la noté). parjure m 1050 qui s^ est parjuré, parjure. p arj urer (réf..) 1065 (neut.) 2646 se parjurer. parler 60, 424, 432, 435, 1001, 2093, 2811; ind. pr. 3. sg. parole 863, 1898 parler; inf. empl. subst. 303, 304, 679, 1336, 1364, 1875, 2519 parler, paroles, conversation. parlier,e301,21 92 parleur, causeur. parmié prép. 3204 au milieu de. parole ^187,438,479, 2043, 2651, 2960 parole, propos; 949 ordre. parp rendre 147 prendre. part /* 255 côté; 453, 3365 endroit; celé part 453, 1435 de ce côté; chescune part 2536 de chaque côté. partie f 2640 partie; a p. 1727 en partage, de moitié. partout adv. 114, 1271, 2039, 2354 partout, en tous lieux. pas m 2567, 2582, 2615 pas; ne — pas 81, 2568. passer 2127, 2129, 2134 i?asser, s'é- couler; 2300, 2378, 2615, 2996 dé- passer. pechié m 1688 péché, faute. pechier 1687 pécher. peil m 327, 2298, 2300 pel 2369 poil (voy. la note). pelé 2409 pelé, chauve. pèlerinages m. pi. im2,Z(i^% pèle- rinages. pèlerins m. pi. ôQO pèlerins. peliche f 2331, 2366, 2451 pelisse. pendre 389 suspendre. paner (réfl.) 182, 290, 1204; impér. 2. sg. paine 331 se mettre en peine, s'efforcer. pensé m 150 pensée, but. pensée f 42, 190, 203, 227, 519, 603, 763, 772 pensée. penser 498, 2313, 3031, 3198 pen- ser; (neut.) 57, 1095, 2919, 2940, 3382 songer à; inf. empl. subst. 3016 pensée. 186 GLOSSAIRE pensis, -ve 131, 1647, 2881 pensif, préoccupé. p e n u 1 1 i m e 3390 pénultième. per m 630 pareil, égal; p. a 875 sur la même ligne que; 2604 égale- ment à, autant que. perdre 178, 262, 603, 1007, 1130, 1461; part, passé perdu, e 1736, 1936, 1954, 2216, 267b perdre. perechos,e 1729 paresseux. per esche f 1444 paresse. péril m 927, 3102 pi. periz 1469, perllz 1899,301 1, 3211 2?én^, danger. p e r i 11 o u s 29^9périlleux,dangereux. persone f 183, 285, 994, 1287, 2056 personne. pert V. pareir. perte / 801, 2508, 2648 ^er^ dom- mage. pesantemen^ adv. 2bS7lou/rdement. pesant 2886 ennuyeux. pescheor m 1247 pêcheur. pesible 2Sbb paisible. petis, petit, e 102, 358, 1011,2275, 2516, 2567, 3155 pi. m. petis 408, 742, 1020, 2375 petit; faible; adv. 1307, 1722, 2498, 3237 peu; p. de 1487, 2543 peu de; un p. 2574 un peu; p. a p. 2799 peu à peu. petiteche f 2495 petitesse. pi aux m. pi. 2AbO peaux. pié m 382, 926, 229 pi. pies, piez 899, 1020, 2375 pied. pièce f. pièce, morceau; en p. 52 en détail; piech' a 62 depuis lo7ig- temps {voy. la noté). piere 1980 pire, plus mauvais; 1412, 1892 ^er^ infériorité; (neut. et adv.) piez 989, 2871 pis. pierres f. pi. 2226 pierres préci- euses. piez V. piere. piteusement adv. 1613 avec pitié, avec compassion. pitié /■ 1093, 3163 jpi^ié, compassion. place /'429, 441, 1406, 1883j?ïace. plain, plein / e 7, 55, 1127, 2431 pi. plainz, pleines 230, 1619, 1922 plein, rempli. plaindre 3158; ind.pr.S.sg. plaint 634, 5. pi. plaingnent 277 ; subj. pr. 3. sg. plengne 613 {iieut. et réfl.) se plaindre, gémir. plaire v. piere. planter 2482 planter. p 1 e e r (réfl.) 2S9Sseployer, se baisser. p lente (a) 2417, 3047 e»i abondance, en grand nombre. piere, plaire 114, 158, 498, 516; ind. pr. 3. sg. plest 340, 364, 826, '2383; impf 3. sg. plesoit 1894; fut. 3. sg. pleira 831, 1910 plera plera 1500, 1821, 2022; subj. pr. 3. pi. plesent 2925, 3124 plaire, agréer. pies m. pi. 707 paroles, propos. plesant adj.m.etf. 243, 1786,2191 /■plesante 2201 pl.m.etf. plesans 188, 622 plesanz 517 f plesantes 2560 plaisant, agréable. plesir m 2836, S07ô plaisir, volonté; a ton p. 3075 à ton gré. pleurer v. plorer. plique f Sb2, S19 pli {voy. la noté). plorer 1087, 1613, 2553 plourer 3157 pleurer 1402; ind. pr. 3. sg. plore 1741; impér. 2. sg. pleure 1402 pleurer. pi ors m. pi. 1753, 1757 pleurs. plourer v. plorer. pluie f 396, 1447, 1456 pluie. plumer 29AA plumer, dépouiller. plus adv. 248, 2732, S2S2 plus, plu- tôt; (devant un adj. ou un adv. pour exprimer le comp. et le sup.) 10, 76, 78, 404, 419, 556; (abs.) 981, 2960 de plus, en outre; 2920 le plus; en p. 2181 en plus d'impor- tance; plus — plus 3079 tant plus — plus 251, 3037, 3299 plus — plus; plus et plus 3218 de plus en plus. pi us or s 86, 139, 438, 2bbZ plusieurs. poi, poy \)adj. 337 peu de; {abs.) I GLOSSAIRE 187 500 peu de chose; un poy 3215, 3274, 3307 un peu; 2) adv. 294, 356, 362, 3024 peu. poindre 2994 s'élancer. point m 1A13 point, détail; par tel ou cest p. 1684, 1739, 3131, 3251 en cel p. 3323 pour cest p. 3262 de cette manière; sous ce rapport; a p. 2bli parfaitement ; au p. que 1150 a^i moment où; ne — point 922, 2197 ne — point; pi. poins 1098 moments; poinz 3139 moyens; de touz p. 901, 1254 sur tous les points, absolument. pointe f 2248 pointe, aiguillon. poinz m. pi. 3130 poings, mains. poissons m. pi. 1803 poissons. poiterine f 2325 poitrine. pommes f.pl. 1A97 pommes. poor, poour v. paour. poorous 1451 peureux, timides. por, pour prép. 11, 66, 110, 112 154, S2bO pour, à cause de; 1699, en faveur de; 1748 en dépit de; 2154, 2411, 2823, 3121 par, au moyen de; pour estre 2844 afin que — soit; {devant un inf.) 99, 113, 184, 2365 afin de; por quoi 83, 233 c'est pourquoi; pour soy 3042 à sa place; 407, 2548 comme. porreture/'2319 pourriture, saleté. porte / 1524, 181u, 1616 porte. portehors m 102 bréviaire, vade- mecum. porter 100, 1683, 2347, S099 porter; 962, 1218 supporter; 15, 34, 2312 avoir, posséder, présenter; (réfl.) 2205, 2402 se conduire, se con- porter. pose/" 2804 pause, laps de temps. poser 3301 poser, placer; 1820 dé- poser; posé que 513 en supposant que, dans le cas où. poudre f 481, 485 poussière. poudrer 3072 poudrer. ipoueir ind. pr.l.sg. puis 12,17,712, 3. sg. pues 193, 256, 465 puez 432, 969, 1190 peuz 885, 1006, 1840 peus 1594, 1856, 3.sg. puet 76, 90, 168 peut 981, 1000, 1603, 1. pi. poon 2408, 2410 pouon 2600, 2.yl.i^o\XQz 2170 poueiz 2155, 2406, 2595, 2666, 3. pi. puent 89, 977, 1584, 1900 peuent 1368, 1369, 1S70; parf 3. sg. pout 1324, 1326; fut. 2. sg. porras 194, 435, 438, 445, 3. sg. porra 171, 543, 600, 620, 2. pi. porrez 2187, 2209, 3415, 3. pi. porront 204, 1715; cond. 2. sg. porroies 928, 2357 po- rees 2780, 3. sg. porroit 39, 221, 927, 1203, 3077; subj. pr. 2. sg. puisses 199, 750, 802, 998, 2372, 3. sg. puisse 100, 158, 668, 1464, 2504; impf. 2. sg. pelisses 936, 3. sg. peiist 935 pouvoir; inf. subst. a son p. 2084 autant que possible, selon ses forces. pour v. por. pourfil m 2370 bordwre. pourl oigne f 3259 retard. pourloignier 2761 prolonger, re- tarder. pourtraire 3070 représenter. povre 1272, 1377, {9X2 pauvre. poy V. poi. pramesse f 717, 723, 725, 732, 736 promesse. prametre 597, 1078, 2769; ind. pr. 3. pi. prametent 2741; impf. 3.8g. prametoit 155; impér. 2. sg. pra- met 717, 721, 2. pi. prametez 2741; part, passé pramiz 734 pramis, e 1809, 2744, 3377 promettre. preer 565, 677, 776, 2168 proier 256, 597, 768 prier 186; ind. pr. 3. sg. prie 279, 578, 612 proie 284, 3. pi. prient 264; fut. 3. sg. preera 568; impér. 2. s g. prie 1173; part, passé prié, ee 2380 prier d'amour; inf. empl. subst. prier 679 prière. preere, prire, proiere f 583, 681, 1226, 1540 prière. premerain 1 054 primitif. premier^ e 468, 518, 565, 874,876 188 GLOSSAIRE premier; au p. 690, 749, 1178, 1631, 2957 d'abord, dès l'abord. premièrement at^v. 182,545,773, 1294 premièrement, en premier lieu. prendre 3, 391, 757, 874; ind. pr. 1. sg. prens 2177, 2. sg. prens 1685, 3. sg. prent 1654, 1778, 1980 prant 3108, 3. pi prennent 3126; impf. 3. pi. preneent 2171; parf. 1. sg. pris 53 ; fut. 2. sg. prendras 554, 1076, 3.sg. prendra 1093; cond. 3. sg. prendroit 207 ; impér. 2. sg. pren 58, 837, 915, 947, 2. pi. pre- nez 2565 ; subj. pr. 2. sg. prenges 94, 258, 395 prengnes 401, 3. sg. prenge 876, 1143, 1781; part, prés, prenant 871 prendre; sé- duire; p. repos 3, 58, 1663 se reposer; p. somme 3281 s'endor- mer; p. le fez de 94 se charger de; pris, e 536, 651, 2249, 2442, 3282; bien pris 2344 réussi; pris saisi 2346 pris sur le fait, surpris; pris valoir 3034 être sur le point d'être surpris; prendre, se p. garde etc., V. ce mot. près, prez adv. 462, 464, 941 près, dans le voisinage de; de p. 1724, 1735, 3041 de près; en p. (temps) 609 vers. 1) présent, e 800, 811 présent, là. 2) présent m 798 présent, cadeau. présenter 2688 présenter, offrir. presse f 940, 1424 presse, foule. prest, e 1185, J660, 2020 prêt, dis- posé à. preuve v. prouver. prier v. preer. prière v. preere. priez V. pris. primes — primes loc. adv. 838, 839 tantôt — tantôt. primour f 2158 primeur, jeunesse. pris m 109, 120, 2689 priz 1415, 1792 priez 1982 prix, valeur, mé- rite. prisier 23, 412, 1028, 2460; part. passé prisié, proisié, -ie 1722, 2187, 2196, 2290, 3024 priser, apprécier, estimer. prison f 2098 prison. privé, e Wè A particulier, intime. priveement adv. 2813 secrète- ment. priz V. pris. prochain, e 46 proche, voisin. profe table, -ettable 1534, 1938, 2126, 2679 profitable. profiet profit m 1548, 2908, pi. profiez 1940, 2003 profit, avan- tage, bénéfice. profiter ind. pr. 3. pi. profetent 1085 profiter, être utile. proier v. preer. proiere v. preere. proisie v. prisier. prolis 87 prolixe, trop long. propos m 759 projet. propre 1) 322, 349, 363, 394, 398, 626, 742 propre, net; 34, 646, convenable; 2) adv. 867 propre- ment, précisément. proprement acîi;. 1010, 1106, 1558, 2259, 2569 bien, convenablement, avec art. prou m 1043, 2184, 3350 profit. prouver 3360; ind.pr.l.sg. 266, 5. pi. preuvent 2573; fid. 3. sg. prouvera 1309, 1507; impér. 2. sg. preuve 1309 prouver, montrer; prise provee 1155 convaincue; (réfl.) se conduire. prouz 313 preux, courageux. p s ait e ri on m 2^06 psaltérion. pucele /■ 185, 547, 725, 1037, 1145, 1183 jeune fille. pueple m 430, ASi peuple, monde. puis adv. 150, 1751, 3051, 3421 puis, ensuite, après ; puis que 1 3 depuis que. puissance f 201 S puissance, capa- cité, talent. GLOSSAIRE 189 qu' = que 52, 66, 68. quant conj. 3, 49, 103, 109 quand, lorsque. quant que 18, 23, 827, 1400 quan que 64, 628, 1107 tout ce que. quanvre m 2419, 2428 chanvre. quassé 1764 v. cassé, quatre 787 quatre. 1) qnepron. rel. ace. s g. et pi. 20, 104 que; {neut.) 90, 168, 320 ce que, la chose que; 366, 2222 nen à, chose à; que que 323, 577, 2385 quoi que; faire que sage 947 agir sa- gement. 2) que conj. 55, 62, 63, 67 que-., [conséquence) 354, 112, 191 que, de telle sorte que; (crainte) que — ne 3261, 3283 de peur que; (raison) 2711 car; (temps) 216 quand; (après un compar.) 248, 2162, 2292 que. quel, le pron. rel. et int. 6, 70, 238 pi. quels 285 quelz 423, 560 ; précédé de Vart. 3400, 3409; quel — que 869, 1405, 3365. quenoistre 1772, 1879, 1984; pf. 3. sg. quenut 2866 ; fut. 3. sg. con- noistra 2852; subj. pr. 2. sg. cog- noisses 587 connaître; reconnaître. quer conj. 13, 29, 36, 43 car. querre 183, 539, 667, 3110; ind. pr. 1. sg. quer 1854, 3. sg. quert 1708, 1971 quiert 3364; impér. 2. sg. quier 2502 ; part, passé quis, e 185, 214, 544 chercher; procurer. question f 193 question. queuvrecliiefm 1565 couvre-chef, coiffure. qui pron. rel. et int. \) nom. 1, 10, 16, 18, 22, 110 qui, lequel, la- quelle; [avec un démonst. antécé- dent) celui qui 181, 223, 345; = si on 37, 275, 319; 2) dat. 471 à qui-, gén. 3376 de qui; après une prép. 11, 24. qui c'onques343,l 649 quiconque. quite 1231, 2276 quitte, tranquille, exempt, libéré. quoi, quoy pron. rel. et int. 65 quoi, laquelle chose; (après une prép.) 75, 392, 519, 620 dans le- quel, par lequel etc.; por quoy 83 c'est pourquoi. R. ramentevoir 1058 rappeler. rapel (sanz) m 878 définitivement, irrévocablement. ravir 1145 ravir, enlever de force. ravi sable 2935 reconnaissable. reaumes m. pi 2955 royaumes. reauté f 1356 royauté. rebrachier 3297 mettre à nu, dé- couvrir. recevoir, rechevoir 40, 1956, 3095; parf 3. sg. rechut 3180; fut. 3. sg. rechevra 3056; impér. 2. sg. rechoif 3025 ; subj. pr. 3. sg. rechoive 889; part, passé receii, recheii, e 770, 3222, 3367 recevoir; ■trouver. rechief (de) 1566 de nouveau. reclamer 2208 demander, implorer. recommander (réfl.) 2074 se recom- mander. re corder 736 rappeler. recouvrer 2156, 2648 recouvrer, rentrer en possession de. recouvrir (réfl.) 3334; ind. pr. 3. sg. se recueuvre 3144 se recouvrir, se couvrir de nouveau. redement adv. 2578 raidement, avec raideur. redevoir 1713 devoir par contre, à son tour. redrechierl941 redresser, réparer. refaire 2334 ; ind. pr. 3. pi. refont 2233, 3097 refaire, corriger; faire de son côté. refraindre 887; impér. 2. sg. re- fraing 2853; subj. pr. 2. sg. re- fraignes 1438 maîtriser, refouler. 190 GLOSSAIRE refreschir 3190 rafraîchir. refroidir suhj. pr. 2. sg. refroides 1432 refroidir, avoir froid. refuser 168, 263, 569, 687, 2142 refuser. regarder 8, 428, 455, 812, 1743, 1850, 2639, 2890 regarder, exa- miner; les regardans 2890 ceux qui regardent; {réfl. avec sens passif) 3147 on regarde. regart m 2829 soin, précaution. reins m. pi. 3274 reins, dos. reiz V. rey. relever ind. pr. 3. sg. relieve 2759, 3. pi. relievent 1801 relever, con- soler, exciter. remaindre suhj. pr. 2. sg. re- maignes 1437 rester. rémanent, e 3403 qui reste, qui est de reste. remenbraille f 1516 rémémora- tion. remiere m. remède-, mètre r. a 591, 1776 arranger; 3074 empêcher; sanz nul r. 3034 sans remède, ir- révocablement. remirer 920 regarder, admirer. rendre 155, 460, 758, 892, 1608, 2533, 2599; ind. pr. 3. sg. rent 1666, 1941; fut. 1. sg. rendray 105, 3. sg. rendra 774; part, passé ren- du, e 62, 2720 rendre; dire, ex- primer; produire; r. musage 460 {voy. la note); se r. a qqn 62 se soumettre à lui, accepter son auto- rité. r e n e e r 2458 renier, écarter, cacher. renommé, e 2871 renommé, réputé. renouvel m 610 renouveau. renouveler2153 renouveller; (réfl.) 3327 se renouveller, se répéter. repaire v. reperier. repentir {réfl.) suhj. pr. 3. sg. se re- pente 1652; part, passé repentu, e 761 se repentir. repère m 211, 2022 action de se rendre quelque part; 2939 refuge. reperier 3182; ind. pr. 3. sg. re- paire 433 repère 644, 1694, 2049 se rendre, aller; venir, arriver, se produire. 1) repos adj. 1AQ2 paisihle,tranquille. 2) repos m 3, 58, 1461, 1663 repos-, prendre r. v. prendre. reposer {réfl.) 1665 se reposer. reprendre 392, 2166, 2222, 2948 reprendre, hlâmer, critiquer. repreuche m 1901, 2524 défaut. reprocher suhj. pr. 2. sg. repreu- ches 1902 reprocher. requenoistre suhj. pr. 2. sg. reque- noisscs 1700 reconnaître, avouer. requerre 885, 1194; ind. pr. 1. sg. requier 161 requer 2069, 3. sg. requiert 1172, 2770; impér. 2. sg. requier 1754, 1931 requer 1853; suhj. pr. 3. sg. requere 513, 1539 demander; s'informer. requeste f 1546 requête, demande, prière. rere 335 raser. reschaufer 1739 réchauffer, ex- citer, animer. r es cours m. pi 2366 plis. rescrire 772, 2757, 2765; ind. pr. 2. sg. rescris 2778 ; impér. 2. sg. rescri 2783; suhj. pr. 3. sg. res- crive 765 répondre par écrit, écrire à son tour. resembler 2294 ressembler, être semblable. residentlOl résidant, en résidence. resinz m. pi 1498 raisins. resoloir ind. pr. 3. sg. reseut 3273 avoir coutume par contre. reson f 133, 141, \9bl raison; 1642, 2065 chose raisonnable; 2923 motif; 3027 parole; par r. 237, 970 par un raisonnement; par meillor r. 1847 à plus forte raison. resonable 1972 raisonnable. respirer 3191 respirer. resplendir 2040; part. pr. res- plendissant 2038 resplendir, briller. GLOSSAIRE 191 respondre 1817; impér. 2. sg. res- pon 506 répondre. response / 196, 2768 réponse. restorer 1096 restaurer, réparer. restraiudre siibj. pr. 2. sg. res- traingnes 402 restraindre, dimi- nuer. retargier 656 retarder. r e t e n i r 1 549 ; inf. empl. subst. 3383 ; ind. pr. 1 sg. retien 118; impér. 2. sg. retieng 219; subj. pr. 3. sg. retienge 1314, 2084 retiengne 1440, 1547 retenir; ne pas oublier; con- server. retorner 2129 revenir. retrere, retraire 514,2691, 3173, 3342 raconter, dire; 397 1036 dé- crire; 1414 retirer; 1360 faire, exécuter; {réf..) 2940, 2942, 3306 se retirer; (neut.) 980 se retirer. renies, reulles f. pi. 73, 81, 104, 317 règles, préceptes. révérence f 1961 révérence, res- pect dû à quelqu'un. TGJ f 650, 2937 pi. reiz 423, 442 ret, filet. riant 1012 souriant. ribautm 1063i?Z. ribaus 2710, 2734 ribaud. riche 548, 1259, 2452 riche; beau, distingué; subst. 2905. richeement (ferer.de) 1032 faire cas de. richesce f 1286, 1296 richesse; pi. 1291, 2227 riches parures. riens f 292, 324, 392 rienz 2742, 2842 rien 668 rien, aucune chose; porr. 112, b9b pour rien, à aucun prix. rigolet m 2615 sorte de danse. riote f 1477 riotte, dispute. ri 0 ter 1426 disputer. rire 17, 527, 627, 1401, 2529; ind. pr. 3. sg. rit 2546, 2549; impf 3. sg. rioit f055 ; subj. pr. 2. sg. ries 2891; part. pr. riant 2538; subst, les rians 2891 ceux qui rient. ris m 2533, 2540 ris, rire. risées f. pi. 2528 7'isées, éclats de rire. rive f 2713 rive. riveer (neut.) 1815 faire la chasse (à l'oiseau), chasser. rivière /" 2129 rivière. robe /• 349, 482, 489, 2385 robe. Toe f 2367 roue. roigne f 370, 2349, 2358 rogne. rois v. roys. rommans m. pi. 2610 romans, poèmes épiques. rompre ind. pr. 3. sg. ront 1742; cond. 3. pi. rompeent 1055; paH. passé rompu, e 1074 rompre, ar- racher; violer. rond, e 2289 rond. rondeche f 2288 rondeur. rondet, e 2273 pi rondes 1019 rond, arrondi. ront V. rompre, roogner, rooigner 371, 2350, 3389 rogner. roses f. pi. 1819, 2147 roses. route (en) f 2994 en route, en che- rois, roys m. nom. sg. et pi. 450, 501, 510 roi. rude 1261, 2548 grossier, mal élevé; r. beste 1270 très bête. ruses f.pL 2141 mensonges. S. s' = sa 268, 694, 1327, 1705, 1784 se 123, 132, 174. sa V. son. sage 244, 249, 290, 294, 2157 sage; comme s. 3113 comme ferait ce- lui qui est sage; les sages 3085 celles qui sont sages. sagement adv. 751, 1042, 1086 sagement, adroitement. saillir 2860 saillir, jaillir. 1) sain m 1431 sein. 2) sain, e 369, 1612, 2361 sain, propre. 192 GLOSSAIRE saint 1) adj. 1246; 2) pi sainz, saintes 3083 saint. saluer 461, 1483, 2074 saluer. sanz prép. 19, 115, 143, 291; {de- vant un inf.) 58, 282, 292 sans. sarmonner 360 sermonner, dis- courir, parler. sandre 3200 sauter. sauf, -ve 1961 sauf. sans se f 3237 sauce. sauvage 3199 sauvage; 974 fa- rouche, rebelle. savoir 91, 132, 180; ind. pr. l.sg. sey 659, 1290, 3122, 2. sg. soiz 789 sez 910, 5. sg. soit 560, 639, 687 seit 1787, 1879, 2004, 2. pi. savez 2254, 3. pi. sevent 1955, 2168, 2587, 3085 soivent 2909, 2911; impf 3. pi. saveent 2469 savoient 2825 ; pf. 3. pi. sourent 2656; fut. 2. sg. saras 784, 3. sg. sara 591, 619, 744 ;^ond. 3. sg. sa- roit 37, 206 ; impér. 2. sg. saches 105, 851, 1151, 1211, 2. pi sachiez 130, 2386; suhj. pr. 3. sg. sache 336, 594, 1064, 2. pi sachiez 2592; iynpf. 3. sg. seiist 1509, 1896;^arf. passé seu, e 662, 1675, 2440, 2494, 3064 savoir. savoir mon v. mon. savorer 1628 donner de la saveur, assaisonner. savorousl08, 348, 1888, 3254 sa- voureux. science / 72 science. 1) s e pron. réf.. 207, 494, 500 se. 2) se conj. 41, 48, 111, 209, 223 si {condit. et interrog.)\ se — non V. non. secourir ind. pr. 3. pi. secoreut 3408 ; subj. pr. 3. sg. secore 66 se- courgel351 secourir, assister, aider. see, soie f 373, 390, 2411 soie. s e e r 494, 2490 ; ind. pr. 2. sg. siez 846, 3. sg. siet 1556, 1568, 2267, 2273; fut. 2. sg. serras 1822, serra 618 convenir; (réfl.) s'asseoir. seete f 3202 flèche. se gond, e 3401 second. 1) se gré, segrey m 1214, 2822, 3137 ^Z segrés 1859, 1865 segreis 2023 secret. 2) se gré, e 588, 2457, 2814 secret, secrète. segreement adv. 1871 secrète- ment. seignor m 3004; nom. sg. sire 946, 2649 seigneur, souverain. seignorie/'1583, 2119 domination, souveraineté, puissance. s e j 0 r m 58 séjour, relâche. s e j o r n e r 2 1 30 séjourner, s'arrêter. sel m 3242 sel. sele f 386, 3304 selle. selonc prép. 2271 selon, confor- mément à. semblable 645, 1072, 1916, 1957, 1971 semblable, pareil, analogue. semblablement adv.20b2, 2609, 2626 semblablement, également, de la même manière. semblance, -che / 1017, 1148 ap- parence, extérieur, aspect; 2864 physionomie. semblant m 898 physionomie; fere s. que 917, 2966 feindre; fere s. de 1851 avoir l'air de regarder; par s. 2703 faussement, hypocri- tement. sembler 78, 394, 1918,2482 sem- bler; ce me semble 127, 439, 523 me semble-t-il, je crois. s en = son 3190, 3244. senefiër 1592 signifier ; 466 faire comprendre, manifester. senestre m 2019 côté gauche; a s. 463 à gauche. sens m 24, 291, 1021, 1283 senz 1295 sens, raison; 1390, 3141 chose sensée. sente f 2684 sentier; 2788 flg. manière d'agir. sentence/* 1962 sentence, maxime, opinion. GLOSSAIRE 193 sentir 1615, 3346 sentir; 1102 ex- haler une odeur; 1603 éprouver. se que 2507 sèche. se root m 2370 jupon de dessus. se ri adj. 2593 mélodieux, harmoni- eux {v. la note). sereraent m 1052, 1057, 1064 ^;Z. seremeus 1056 serment. serjant w 999, 1537 serviteur; 2441 adorateur. SGT on prép. 1025, 1101, 1486, 1500 selon, d'après, à. serpentele /' 2154 petit serpent. serrer 2514 serrer. serviable 488 ser viable, qui rend service. servible 2856 serviable, qui sert bien {v. Introd. III). servir 20, 491, 882, 923 servir, rendre service. ses i;. son. s es on f 238, 3082 saison, temps, époque, moment. seiir, e 399,2664,3116 sûr, certain. seurement adv. 574, 641, 1285 sûrement, avec sécurité. sey V. savoir et soi. si adv. 359 de telle façon; conj. 14, 15, 34, 128 aussi, tant, tellement; ordinairement suivi de comme 47, 186, 380 {comme, ainsi que) oti de que 145, 160, 351, 359, 366 (de sorte que); introduisant une se- conde proposition 6, 70 et; 87, 684 cependant ; 94 c'est pourquoi ; 121, 2451 alors; explétif 'è^, 133, 581. sieutes f pi. 2664 suites, consé- quences. signe m 439, 864, 1707, 1849 signe. signer 25 19 accompagner du geste. silence m 71 silence. simonie f 1970 simonie, cupidité. simple 243, 2194, 2602 simple, na- turel, sans malice ni affectation. si m pie ce, -che f 2S84 simplicité; 11 naturel doux et facile. Bibliotheca Normaanica V. simplement adv. 2542 avec natu- rel; 3397 au simjile, non doublé. siques, siqite conj. 298, 537, 3230 jusque. sire V. seignor. sochonnerie f 2094 maquignon- nage. s o e n , suen pron. poss. m. sg. 696, 1758 sien; le s. 1543, 1725 son bien; f soue 832, 984, 1074 sienne. soi 100, 1417, 3414 soy 99, 175, 2183 sey 660 forme emphatiq. de se; de sey 1289 en lui-même, par lui-même. soie V. see. soit — ou loc. disj. 101, 45^, 459 soit — soit 803 soit — soit, ou — ou. sole V. soûl. soleil m 2039 soleil. solement v. soulement. soloir ind. pr. 2. sg. sens 920, 3. sg. seut 705, 1061, 1069, 1. pi. solons 1765 solon 2631, 3. pi. seulent 990, 1672, 1767; impf. 3. sg. souloit 1667, 3182 soloit 3003 avoir cou- tume. somme (prendre) 3281 s'endormir. sommer 169 composer. son, sen adj. poss. yn. sg. 38, 1015, 1021 /' sa 489, 498, 506; devant une voyelle = s', une fois sen 1760; pi. 51, 121, 125, 1019 son, sa, ses. songe m 131, 1619 songe, rêve. songier 54 songer, rêver. sonner 2606 jouer; sanz mot s. 3120 sans qu'il dise, prononce un mot. sonmeillier 3265 sommeiller. sorchaintwi387 ceinture de dessus. sorcherie f 1319, \S2S sorcellerie, sortilège. s or cille s fpl. 328, 2297 sourcils. sorcoste 841 qui marche à côté de. sore (mètre) 1835 reprocher. sor monter, sourmonter 30, 1559 13 194 GLOSSAIRE surmonter, surpasser; 278, 547 vamcre. s o r n 0 m m e r 34 1 0 surnommer ; j^art. pr. somommant 3404 qui fait par- tie (lu surnom. somou m 38, 40, 45, 3378 surnom. s ordre ind. prés. 3. sg. sort 722 exciter; part, passé sors, e 1267 jailli. sortir ind. pr. 3. sg. sort 704 sor- tir, résulter. sor venir subj. pr. 3. sg. sorvienge 2055, 2467 survenir. SOS = se vous 2406, 2657. sospirer 634, 1402 souspirer 1741, 3277 soupirer 3154 soupirer. sotil,-le ^1 pi. soutilz 2623, 2925 subtil. • sotillier 1079 subtiliser, tromper. soudement adv. 1 1 45 soudain, par force. soue V. soen. soucvement adv. 1818 avec dou- ceur. souffiere 1718, 2912 suffire. sou f f r e t e /■ 404 souffrance, priva- tion. souffrir, soufrir 1379, 1387, 1811, 1826,2183; ind.pr.l.sg. sueifre 11, 2. sg. seuffres 1389 seufres 1469 sueffres 3020, 3. sg. seuflFre 1797, 3. pi. seuffrent 1949; impf. l.sg. soufifroie 154; fut. 3. sg. sou- ferra 259; impiér. 2.sg. sueffre 1623, 1841 souffrir, endurer \ permettre; {réfl.) supporter. souhetier 2256 souhaiter. soujet 1703 sujet, soumis. soûl 1473 f seule 802 soûle 1105, 3090 seul. soûlas m 25, 2115 consolation, plaisir. soulement adv. 1113, 2832, 2851 seidement. soulier m 383 soulier. soumettre (refl.) 2011; subj. pr. 3. sg. soumete 2099 se soumettre. soupechon v. souspechon. souper 3214 souper. soupirer v. sospirer. souppleer 164 suppléer. sour iz f 3103 souris. sourmonter v. sormonter. sous, souz^;re/;. 926, 1 196, 31 85 st tes. souspechon m 457, 842, 3172 sou- pechon 922, 2844, 2983 soupçon; sanz s , sans être soupçonné. souspechonner 1701 soupçonner. souspirer v. sospirer. sous tenir 1429, 1454, 2907; subj. pr. 2. sg. soustienges 1544 soute- nir; supporter, souffrir; défendre. soustrere, -aire 3140 soustraire, enlever; 335 raser; {réfl.) 3078 se soustraire, se dérober. soutilement adv. 2753 subtile- ment, soigneusement. soutilz V. sotii. souvenir (impers.) itid. pr. S. sg. souvient 189, 3279; subj. pr.3. sg. souviengne 1422 souvetiir. souvent adv. 138, 212, 492, 1671 souvent, fréquemment. souverain 1053, 2649 souverain, suprême. souz V. sous. soy V. soi. suen V. soen. suer 2346 suer, transpirer. suppléer 566, 775 supplier. supposer 281, 2384, 3147, 3175 su- poser 3013 supposer. sur prép. 482, 3310, 3320, 3330 sur, par-dessus. sus 1) prép. {lieu) 1819 sur; {fig.) 93 à propos de, concernant; 3148 par-dessus; 2) adv. en s. 175 en arrière. suyrre 185; impér. 2. sg. suy 759 suivre, poursuivre; obéir à. T. t' = te 62, 337, 580 ta 201, 214, 424. ta V. ton. GLOSSAIRE 195 table f 525, 528, 846, 937 table-, pi. 1410, 2617 sorte de jeu. table tes f. pi. 2841, 3053 tablettes {pour écrire). tache /■ 3310, 3330 tache. taillierl919 {flg.) construire, bâtir. taire v. tere. talent m 1034, 1872, 2913 désir. tant 1) adj. t. de 109, 111, 418, 3057 tant de; sans de 1801 tant de-., tant de fois près comme 1066 presque autant de fois que:, pour t. 1709 cependant; pour t. que 1268, 2356, 2371 pourvu que:, mil tans 2806 mille fois aidant-, 2) adv. 46, 122, 224 tellement, à un tel degré-, tant comme 811, 813, 1993 tant com 2121 aussi longtemps que ; 2212 autant que; tant que 1080, 2456, 2471 jusqu'à ce que. tantost adv. 206, 254, 657 immé- diatement, sur-le-champ. tapir (réfl.) 3371 se tapir, se cacher. targes f. pi. 2008 armes {défen- tarder 117, 456, 1299 tarder, diffé- rer (neut. et réfl.) targier 2787, 2798 {act. et neut.) tarder, retarder, différer; t. a 3215 tarder de. tart adv. 1436 tard; a t. 3156 tar- divement (v. la note). tas ter 1030, 1877, 2797 tâter, es- sayer, éprouver. tavernieres f.pl. 3088 tavernieres. te iwon. pers. ace. et dat. 70, 105, 112 te, à toi. teisant v. tere. tel m. etf 98, 143, 157, 183 pi. telz 178, 338, 443 teuz 2247 tels 2713 telx 2965 tel, -le; tel qui, tel — qui 336, 929 quelqu'un, Vun ou l'autre — qui. te m p e s te s f.pl. 396 tempêtes, mau- vais temps. temple m 433 temple, église. temps V. tens. tenchier 901, 1365, 1651, 2641 dis- puter, discuter. tenchons f pi. 906, 1361, 1367, disputes'., 1826 duretés. 1) tendre 174, 242, 424, 2431, 3320 tendre, délicat. 2) tendre 423, 442,650,2432; ind. pr. 3. sg. tent 2131 ; fut. 1. sg. ten- dray 106; cond. 3. pi. tendroient 3135 tendre, étendre; viser; bander. tenir 271, 325, 1430, 1463, 1780, 1862, 2361 ; ind.pr.l. sg. tien 1963, 2317, 2401, 3. sg. tient 319, 836, 2348, 1. pi. tenon 2619, 2885, 3. pi. tiennent 472, 2555; impf. 3. sg. tenoit 1522; fut. 2. sg. tendras 2033, 3.sg. tendra 616, 735, 1536, 2979, 3. pi. tendront 502; cond. 3. sg. tendroit 2995 ; impér. 2. sg. tien 261, 474, 579; subj.pr. 2. sg. tienges 329, 369 tiengnes 2814, 3. sg. tienge 584, 1824, 1859 tien- gne 368, 614; part, passé tenu, e, 71, 1024, 1073, 1735 tenir, entre- tenir, conserver, maintenir; t. feste 1649 donner une fête; t. chier 3263 chérir; t. a 368, 584, 680 regarder comme; t. por 2332, 2548, 2880 regar- der comme; se tenir 472, 502, 2658 se tenir, se trouver; se t. pour 579, 6 1 6 se considérer comme ; se t. de 928, 2555, 3239 s'abstenir de. tens m 1153, 1159, 1505 temps 7, 138, 215 temps, moment, époque; nul 1. 1^21 jamais; avoir le t. 261 1. tenter 275 tenter. tere, taire 515, 1387, 1788; ind.pr. 3. sg. test 3121 ; impf. 3. sg. tesoit 1893; subj. pr. 3. sg. tese 1790, 1865 taire, ne pas divulguer; (réfl.) 3341 se taire; part.pr. adj. teisant, tesant, e 863, 1785, 2885 silencieux. termes f. pi. 1098 termes, moment opportun. terre f 1459, 1665, 1999 teire, sol. tes V. ton. tesant v. tere. 13* 1Ô6 GLOSSAIRE tesmoignier 638 témoigner, dé- clarer. teste /'2465, 2476, 3307 tête. tordre part, passé teurs, e 1068 (v. la note). te y V. toi. t i e r s , -ce 340 1 troisième. timbre m 2607 sorte de tambour de basque. tirer 378, 2432 tirer, tendre. toi {forme emphatiq. de te) 202, 377, 416 toy 207, 419, 622 tey 2528 te, toi. tollir subj.pr. 3. sg. toille 1511 en- lever. ton adj. ijoss. 2. m. sg. 63, 318, 351 f. ta 95, 116, 334 deux fois ton (entente) 270, 3360 {mais t'entente 812) pi. tes 203, 325, 326, 327, 329 ton, ta, tes. tooillier 3238 souiller. torneer 504 tournoyer, jouter. torner, tourner 37, 41, 761, 2924 tourner {prop. et. fig.); 604, 729, changer. tornoi m 451 tournoi. tornoiement m 3423 amusement, divertissement. tort m 3002 tort, dommage. tort, e 1925 tors, difforme. tost adv. 153, 556, 647 bientôt, aussi- tôt, immédiatement; si t, comme 2998 aussitôt que. touchemens m. pi. S^QS attouche- ments. touchier 654, 869, 942 toucher; 2032 attoucher\ 333 atteindre; 3287 traiter \ {neut.) 917; tou- chier a 872, 1990 {v. la note) tou- cher à; act. avec sens pass. 2020, 2034 être touché; t. prez 2822 être cher. toue pron. j^oss. f. sg. 831 tienne. tourner v. torner. l)tousetm 322 tonsure ? {v. la note). 2)touset, e 2273 qui porte les cheveux courts. tout, e 19, 95, 116, 120, 320, 321 pi. touz 20, 100, 558 tous 409 f. toutes 30, 200, 261 to\it, chaque; tout {neut.) 297, 380, 476; du t. 2608, 2771, 3239 complètement; adj. dans le sens de Vadv. 3017; adv. 282, 295, 3298 tout-à-fait; t. aussf comme 3275 absolument comme. traitié m 2062 traité, code. transporter {réf..) 123 s'élever. trechier 2257 tresser. trembler 2038, 2774 trembler. trenchier 2642 trancher, résoudre. trere 202, 310, 413, 2021 traire 113; ind.pr. 3. sg. tret 1036, 2594 trait 3 1 74, 1. pi. traion 2887 ; fut. 2. sg. treras 462; cond. 3. sg. trairoit 2204 ; impér. 2. sg. tray 427, 2. pi. trayez 946, 3. pfl. traient 175 treent 725 ; subj. pr. 3. sg. tree 1992, 2677; part, passé tret, e 2821 tirer; attirer; idacer; t. a chief v. chief; {réfl.) se diriger, s^ap^wocher; se rendre, se mettre. très adv. 9, 21, 31, 32, 130 très. tresaillir 2859 tressaillir. très tout 2990 tout. tret (a) 2563 par saccades. tretier 5, 86, 531, 2018, 2091, 2296 traitier 3052 traiter; t. de s'oc- cuper de. tretis 1019 gracieux. treuve v. trouver, tristre 774, 1647, 2882 triste. tristresce f 531, 1771 tritresce 266 tritresche 756 tristesse. trop adv. 48, 71, 192 trop; t. miex 1232 beaucoup mieux, plutôt. troquier 1067 troquer, rendre en échange {v. la note). trouver 194, 247, 280, 485, 2016, 3060; subj. pr. 3. sg. truisse 2923 trouver. trufle f 3115 tromperie. tu pron.pers. 2. sg. 65, 94, 110, 2142 tu, toi. GLOSSAIRE 197 U. Timbre v. ombre. un, e 1) adj. numér. 43 un; 2) adj. indéf. 7, 102, 107, 192; l'un — l'autre 136—141, 1154, 1225—0; plur. unes (letres) 769. umb rages m. 2^1- 2658 ombrages, lieux ombragés. umeliër v. humble. un que s v. onques. usage m 1222, 1630, 194^ 2561, 2661 usage, manière d'être, habi- tude, pratique. user neut. 2173 s^aser. ^ vaillant 1239 de valeur, de mérite. vaintre2968; ind.x)r. 3.sg. vaint 1391, 2120; fut. 3.sg. vaintra \n\;part. passé vaincu, e 1136, 2048 vaincre. val m 1446, val, vallée. V ail et m 1890 vallet, serviteur. valoir ind.pr.S.sg. vaut 291, 1171, 1289, 2.X)l. valez 3034, 3. pi valent 294 ; fut. 3.1)1 vaudront 1334 ; cond. 3. sg. vaudroit 1301, 5. pi. vau- droint 1307; subj. pr. 3. sg. vaille 1249, 1515; impf.3.pl. vausissent 1321 valoir; avoir de l'influence; pris valoir 3034 v. pris. val or f 51, 1982 valour 29, 1022, 1351 valeur, mérite; pi. qualités. value f 1281, 1292, 2719 valeur, mérite; de v. 903, 1281 bien élevé, convenable. vanteour ml 868 vantard, hâbleur. vasselage m 416 prouesse, valeur. vee f 1326, 1952, 3139 voie 619, 975, 1443, 3087, 3101, 3104 voie, route; moyen; mètre a la v. 1952 mettre sur le bon chemin; toutes V. 301 en toutes circonstances; 1112 toutefois, néanmoins. 1) veer 448, 455, 493 voier 255, 452; ind.pr. 1 sg. voi 63, 72, 79, 2.sg. voiz 421 vois 1729 veis 1729, 3.sg. voit 1692, 1726, 1. pi. veon 491, 746, 2888, 3. pi. veent 165, 988, 2075; parf 1. sg. vi 151, 3.sg. vit 3197; fut. 2. sg. verras 891, 1749, 1806, 3.sg. verra 617, 953, 2374, 2. pi. verrez 47, 3. pi. ver- ront 3224; cond. 3. sg. verroit 596, 2397; impér. 1. pi. veon 320 ; subj. pr. 2. sg. voies 522, 1434, 3. sg. vee 2260, 2394, 2412 voie 2551, 3220, l.pl. veon 2262; impf. 3. sg. veïst 224; part, passé veii, e 14, 448, 2439 voir. 2) veer 790, 1326, 1625 refuser, empêcher. ve illier 346, 3266 veiller. veines f. pi. 229, 2858 veines. vendre 2422, 2576 vendre; (réfl.) 2918 se vendre. vengier 1072 venger, punir. venir 287, 491, 726, 1900; ind. p)r. 3. sg. vient 245, 529, 1909, 2335, 3. pi. viennent 444,447, 471, 518; impf. 3. sg. venoit 1521, 3. pi. ve- noient 140; ptarf. 1. sg. vinc 145; fut.3.sg. vendra 468, 494, 2141, 3171, 3. pi. vendront 501, 2041; cond. 3. sg. vendroit 928; impér. 2. sg. vien 1844; subj. pr. 2. sg. vienges 1442, 3. sg. vienge 173, 450, 754, 1860 viengne 1421, 1548; impf. 3. sg. venist 3256, 3284; ^ar^ passé venus 148 venu, e 1271, 1303, 1953 venir; inf. empl. subst. 431 retour; venir miex 928, 3256 va- loir mieux, être préférable ; venir a 724, 1909 être à, causer; v. a cliief 406 réussir, v. chief; bien venu 1271 bienvenu, honoré. vent m 1059, 1456, 2575 vent. venue f 1376 arrivée. verdure f 2Mb verdure. verement v. voirement. vergoigne f 1860, 2035, 2357 ver- gogne, honte. vergondos, e 2308, 3268 honteux; 1594 timide, retenu. 198 GLOSSAIRE vermeil, le 1555, 2341, 2430 ver- meil, de couleur vermeille. vermeillet, te 1012 diminutif de vermeil. verre m 3233 verre (à boire). vers prép. (lieu) 310; (fig.) 67, 152, 289, 570, 1588 à l'égard de; 895 avec, contre. vert, e 1554, 2342 vert. vertu / 1830, 1861 vertu, qualité; 682 puissance, efficacité; 2993 force, énergie. vesteiire f 2499 vêtements. V e s t i r impér. 2. sg. vest 2333 ; subj. pr. 2. sg. vestes 395; vestu, e 1553, 2493, 2510, 2729 revêtir; {réfl.) se vêtir, s'habiller. veue /■ 1783, 2244 vue; 3368 jour, lumière. viande f 869, 1626 nourriture. vice m 268, 333, 1901, 2876 défaut. vie /• 2656, 3205 vie; en v. 10, 632 vivant, parmi les vivants. viel, le 1929, 1933, 1937 vieux, vieille; subst. 1621 vieille femme. vielleche, viellesche /" 1995, 2123, 2132 vieillesse. viellir 3007 vieillir, diminuer. viëre m 539, 3293 visage. vif î;. vis 1. vignier 2298 rabattre, aplatir. vil, e 2796 vil. vilage m 1504 village. vilain, e 261, 265, 267 vilain, mal élevé; 3243 laid, dégoûtant; subst. 177, 256, 2654 pi m. vilains 177, 2654 vilainz 2005 vilain, sorti du peuple. vilanie f 691, 704, 1127, 2197 manière de vilain, grossièreté; 2359 saleté. f ville f 205, 450 ville. V i 1 1 é /■ 3 1 2 mépris. vi n m 962 ^Z. vinz 227, 229, 531 vin. violet, e 3242 violet. 1) vis, vif, -ve 970, 1006, 1562 vivant. 2) vis m 1198, 2303, 2352 visage 1005 regard. visage m 293, 2278, 2857 visage figure. viser 2299, 2395, 2901 viser, exa- miner avec soin, regarder; 3139 chercher. visions f. pi. 139 visions. visiter 1658, 3156 visiter, faire visite. vitore f 1835 victoire. vivant part. pr. I) adj. 2l\6 en vie; 2) m 1509, 2256 homme vivant. vivre 1478; subj. j^r. 3. sg. vive 260, 1362 vivre. voie V. vee. voier v. veer 1. voir, e 868 vrai, véritable; (subst.) 132, 1082, 2424 vérité; a dire v. oit a V. dire 820, 3383 à dire vrai; a V. 489, 1839 comme chose vraie; de V. 39, 856, 953 en vérité; (adv.) 12 voire, vraiment. voirement, verement adv. 265, 665 en vérité. voisin, e 1928; (subst.) 2101,2265 voisin, voisine. voiz f 1572, 1789, 2541 vois 2601, 2722, 3355 voix; paroles. volenté 116,576,675,778 volonté, dispositions; a ta v. 197 à l'aven- ture, au hasard, librement. volume m 98 volume, dimension. vous pron. pers 6, 48, 200 vouz 494 vous, à vou^. vostre adj.poss. 2122, 2156, 2637; le V. 2724, 2742 votre bien; pi 2158, 2167, 2171 votre, vos. vouilz 1451 veules, faibles. vouloir 2962; ind. pr. 1. sg. voil 69, 83, 94, 2.sg. veuz 209, 218, 289 veus 1176, 1362, 3. sg. veut 75, 181, 233, 2. pi voulez 2169, 3413, 3. pi veulent 90, 2554; impf. 3. sg. vouloit 3181, 3304; parf 3.sg. vont 1965, 2500; fut. 2. sg. voudras 212 vorras 436, 3. sg. GLOSSAIRE 199 voudra 114, 176, 556; cond. 1. sg. voudroie 20, 3. sg. voudroit 930, 3079, 3. 2)1' voiidreent 1528; subj. pr. 2. sg. voilles 338, 776, ô'. sg. voille 112,598, 874, 2. pi. voilliez 2001, 3.2)1 voillent 2076; inqjf. 3.sg. vousist 3209, 3.2)1- vousis- sent 2642 vouloir; infin. subst. 645 volonté, désir; 2102, 2104 arbitre. vout m 15, 231, 340, 3027 visage, figure. vrai, vray, e 146, 860, 952, 1604 vrai, véritable, sincère. vraiement adv. 1794 vraiment. vraisemblable 798 vraisemblable. vritable 222, 511 véritable , juste, exact; 1082, 2747 véridique, sin- cère. vrité f 135, 228, 2440 vérité. y v. 1. y ex V. eiil. yglises f. pi. 2669 églises. y m âge f 296 image, tableau. y tant v. Itaut. y tel V. itel. Noms propres. n. h. = nom d'homme n. f. = nom n. p. = nom de 2)^^^pl^ Achillés n.h. 2025 Achille. Amors n. h. 1, 147, 166, 3414 Amour, Cupidon. Andromeche n. f. 1908 Andro- maque. Aygremore n. v. 1266 Aigremore (v. la note). C art âge n. v. 795 Carthage {v. la note). C e p h a 1 II s n.h.3\S7, BlSd Céphale. Certain n. 2). 507 habitant de Char- tres, Chartrain. Circé n. f. 1324 Circé. Dyane n. f. 1916 Diane. Franche iz n. p. 507 habitant de r Ile-de-France, Français. Hélène n. f. 3249 Hélène. Hetor n.h. 1907, 2025 Hector. Ho mer n.h. 1521 Homère. de femme n. v. = nom de ville n. c. = nom de contrée. Hongrie n. c. 1266 Hongrie. Jason 71. h. 1325 Jason. Jupiter n. h. 1053, 2649 Jupiter. M e d e e n. f. 1 325 Médée. More n.2). 1265 Maure. Ovide n.h. 274, 380, 1521, 1934, 1958, 1965, 1973, 2568 Ovide. Pal a s n. f. 2866 Pallas, Minerve. Paris n.h. 3249 Paris. Persetts n.h. 1905 Persée. Procris n.f. 3179, 3193, 3205 Pro- cris. Sereine n.f. 2593 la Sirène. Thebaïs n. f. 3303 Andromaque (Ov., in, 779). T ouïe te n. v. 1317 Tolède. Ulyxés w. /i. 793, 1327, 1355 Ulysse. Venus n.f 147, 1779, 1918, 2175 Vénus. Additions et corrections. 406 deux points après venir. 789—90 lisez avec C ^reer ; veer (vctare) (A proier : uoier, B preir : ueir). 1935 lisez els au lieu de el, faute occasionnée dans A par le voisi- nage immédiat de sont. 2152 canisture. La définition de Godefroy (action de faire des boucles avec un fer chaud!) est faite d'après le contexte et par à peu près. L'exemple du v. 2413 ue laisse pas de doute sur le sens de: catiitie. 2450 meguer, leçon de C, donné par Godefroy avec ce seul exem- ple, n'existe pas. V. Ibid., megeïs. 2574 lisez cotes. Glossaire. A l'article garder, séparez gar de garde et formez un article garer (neut.) 333, 353, 1745 avoir soin; {réfl.) 1329, 2528 éviter. 2374 dément est le subj., non pas de soi demander, mais bien de soi dementer, c. à. d. se lamenter, s'écrier. Introduction XXXVIII, 2, ajoutez après 3360: sen ire 1700. Druck vou Ehrhardt Kairas, Halle a, S. n DlML/li^UI Oli^V^ ■ É l'IMn <- ^ i>>^^ PQ Clef, d'amors 14-53 La clef d'amors C35 1890 PLEASE DO NOT REMOVE CARDS OR SLIPS FROM THIS POCKET UNIVERSITY OF TORONTO LIBRARY