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HISTOIRE

LITTÉRAIRE

DE LA FRANCE.

HISTOIRE

LITTÉRAIRE

DE LA FRANCE,

OUVRAGE

COMMENCÉ PAR DES RELIGIEUX BÉNÉDICTINS DE LA CONGRÉGATION DE SAINT-MAUR,

ET CONTINUÉ

Par des Membres de l'Institut (Académie des Inscriptions et Belles-Lettres).

TOME XXIL

SUITE DU TREIZIÈME SIÈCLE.

PARIS 1852

KRAUS REPRINT

Nendeln/Liedttenstein

1971

101

Réimpression avec L' accord de L' Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris

KRAUS REPRINT

A Division of

KRAUS-THOMSON ORGANIZATION LIMITED

Nendeln/Liechtenstein

1971

Printed in Germany Lessingdruckerei VViesbaden

AVERTISSEMENT.

Ce volume, le vingt-deuxième de tout l'ouvrage, et le septième de l'histoire littéraire de la France au XIIP siècle, ne suffira pas encore à compléter cette partie importante du grand monument national com- mencé autrefois par les Bénédictins.

Lorsque les doctes membres de la congrégation de Saint-Maur, dont les traditions nous ont été transmi- ses par un de leurs confrères, le vénérable dom Brial, appelé à continuer leurs travaux avec l'Institut, fixè- rent le plan de ces vastes annales des lettres en France, et résolurent d'y faire entrer chronologiquement cha- (|ue écrivain à la date certaine ou présumée de sa mort, il esta croire qu'ils envisagèrent surtout le nom- bre et la valeur des productionsen langue latine, pour lesquelles les archives non interrompues de l'Eglise leur fournissaient des documents presque toujours complets. Otte méthode a pu être observée , sinon partout et avec une précision rigoureuse, du moins le

{>lus souveut, et avec vraisemblance, pour une assez ongue suite de siècles; et c'est encore d'après l'ordre des dates qu'ont été distribuées les notices supplémen- taires du précédent volume sur les Vies des saints, les statuts synodaux, les chroniques et les lettres.

Mais les auteurs de ce plan auraient eux-mêmes jugé qu'il cessait d'être toujours praticable dès le moment une autre littérature, moins régulière, moins dis- ciplinée, moins connue des chroniqueurs contempo- rains, celle des écrits en langue vulgaire, commençait 1 *

VI AVERTISSEMENT.

à marcher de front avec celle qui était restée latine. Souvent même alors cette savante exactitude, qui ne voudrait s'appuyer que sur des noms et des dates in- contestables, devient tout à fait impossible; cariln'est point rare que l'auteur de l'ouvrage français le plus célèbre n'ait laissé absolument aucun nom, et que telle composition longtemps populaire puisse être au- jourd'hui disputée ou même légitimement répartie entre plusieurs siècles. Sous quelle année ceux qui avaient adopté la méthode des dates, fort bonne quand elle est sûre, auraient-ils rangé la plupart des chan- sons de geste, sans cesse remaniées, ou le roman du Renart, ce grand arbre poétique, dont les branches se reproduisent, toujours nouvelles et toujours fécondes, pendant trois ou quatre cents ans?

C'est par cette espèce de lutte entre deux systèmes, dont l'un, fondé sur la rigueur des dates, ne pouvait être toujours suivi, et dont l'autre, celui de la aivision par genres, semblait, quoique souvent nécessaire, s'é- carter trop du plan fondamental de l'ouvrage, qu'il faut expliquer de certaines omissions qu'on a pu pren- dre pour des lacunes. En effet, depuis l'apparition des plus anciens écrits dans les deux langues romanes^ d'abord rivales et bientôt héritières de la langue la- tine, de nombreuses notices avaient été, non pas ou- bliées, mais îijournées jusqu'à la fin du XIIP siècle, c'est-à-dire jusqu'au terme s'aiTete, du moins en France, la plus orillante époque du génie littéraire du moyen âge. Ce sont les dettes qu'il nous faut main- tenant acquitter.

Le présent volume et le suivant seront donc en gé- néral composés, comme l'était déjà en partie le pré- cédent, de notices supplémentaires sur des produc- tions anonymes ou sans date précise , mais qui sont l'œuvre, totale ou partielle, du XIIP siècle. On y trou- vera aussi la mention de quelques ouvrages qui avaient

AVERTISSEMEiNT. vu

été, soit oubliés, soit négligés à leur date. D'autres ont été ajournés à dessein. Notre respect pour la dispo- sition introduite par nos prédécesseurs, consacrée par leur exemple, et à laquelle nous nous sommes fidèle- mentconformés toutesles fois que nous l'avons pu sans trop d'incertitude, nous a fait différer jusqu'aux anna- les littéraires du siècle suivant la publication de nos travaux historiques et critiques sur le sire de Joinville, mort vers l'an j3i7. Mais quoique le second auteur .du roman de la Rose, Jean de Meun, vécût peut-être encore en i320, nous ne le séparerons point de Guil- laume de Lorris, pour ne point laisser incomplètes nos études sur la poésie française pendant un des âges elle s'est le plus illustrée.

Nos poètes, en effet, réclamaient ici la plus grande place. L'analyse et l'appréciation de leurs œuvres rempliront presque entièrement les deux volumes que nous venons d'achever.

Pour mettre quelque ordre dans ces sup|)léments, nous les avons divisés en quatre sections, que le grand nombre des poèmes français dignes d'attention a rendre fort inégales : glossaires, poésies latines,

TROUBADOURS, TROUVERES.

Il avait été peu parlé jusqu'ici des glossaires latins ou en langue provençale; nous avons cru que le mo- ment était venu de rappeler les principaux de ces ou- vrages, qui peuvent aider à comprendre tous les au- tres. La date en est difficile à fixer, parce qu'ils sont d'ordinaire l'œuvre successive de plusieurs mains. Peut-être nous est-il donc arrivé d'eu indiquer ici quelques-uns, soit d'un âge antérieur, mais qui ont été retouchés ou accrus dans le cours de ce siècle ; soit un peu plus modernes, mais qui ont conservé, surtout dans les explications qu'ils doiment quelquefois en français, un certain nombre de mots et de locutions du plus ancien langage. Cette étude, qui n'estjamais aride

vin AVERTISSEMENT.

pour un esprit curieux, importe à la connaissance des usagées et même de l'histoire d'une nation.

]Nous avons été très-sobres de nouvelles recherches sur les poèmes latins. Ces poèmes sont innombrables dans toutes nos grandes bibliothèques, ils restent inédits pour la plupart, et dont les catalogues les con- fondent sous les titres vagues de Carmina varia, Car- mina moralia et alia; les manuscrits des anciens or- dres religieux en sont remplis, et les collections étran- gères en possèdent même beaucoup qui sont venus, de France. Dans cette foule de poésies d'imitation, dépourvues généralement de correction non moins que d'originalité, nous avons essayé de distinguer cel- les qui nous ont paru les plus propres à caractériser le goût littéraire, le degré d'instruction et les mœurs du siècle. Ainsi, nous avons voulu que l'on pût ap- précier par quelques exemples ces narrations dialo- guées qui, sous le nom de tragédies ou de comédies, remplaçaient le théâtre de l'antiquité; les poèmes sur les événements contemporains; les préceptes bien ou mal mesurés d'arithmétique, de médecine, et des pièces qu'on semblait espérer, malgré la langue, de rendre populaires, comme les hymnes, les chansons, la mul- titude immense et confuse des invectives latines, dont quelques-unes feront voir quelle était alors la liberté de la pensée et du style, même daus les couvents.

Des œuvres des troubadours , il ne restait plus à faire connaître que les grands poèmes. Dans une suite de notices que nous a laissées notre regrettable colla- borateur Fauriel, et que nous avons revues respec- tueusement, sont jugés ces derniers monuments de l'ancienne littérature provençale, destinée à s'éteindre bientôt et à se perdre dans l'unité française. C'est à lui que nous devons aussi, à la fin de ce volume, de pré- cieuses pages sur le roman du Renart. Nous nous fé- licitons de publier des travaux qui, tout en nous ser-

AVERTISSblMENT. ix

vant à compléter les nôtres, ont été pour l'illustre critique l'occasion de revenir, après vingt ans, sur des idées qu'il n'a cessé de soumettre à de nouvelles étu- des, et dont l'examen, fait avec impartialité par lui- même, ne peut qu'honorer son caractère loyal et sa vive sagacité. Lui qui plaçait naguère, comme Ray- nouard, les poètes de la Provence à la tète de toutes nos origines littéraires, il s'étonne maintenant, et il l'a- voue avec une noble franchise, de rencontrer, dès l'an 1 1 1 2, des poésies françaises depuis longtemps popu- laires; et lorsqu'il s'agit d'établir des rapports de prio- rité entre des poèmes français et des poèmes proven- çaux sur le même sujet, il hésite, il se plaint des lacunes que présente à tout moment l'histoire des lettres au moyen âge; il reconnaît que les récits épiques en lan- gue romane du midi appartiennent presque tous au cycle de la Table ronde, le dernier venu des cycles clievaleresques, et qu'il déclare postérieur à nos gran- des chansons de geste; il aime mieux, en un mot, tra- vailler modestement à éclaircir peu à peu ces difficiles questions que de prétendre, comme autrefois, les dé- cider.

Nous entrons ensuite dans la longue série de nos études supplémentaires sur les poètes français, pour ne les plus quitter jusqu'à la fin de l'histoire littéraire du siècle. Ici, les noms d'auteurs et les dates nous manquant presque partout, l'ordre des genres deve- nait nécessaire.- Nous commençons par les nombreux ouvrages dans le genre de la poésie narrative.

La classification nous en était donnée, dès l'an 1 200, par le chroniqueur Lambert d'Ardres, lorsqu'il partage en trois classes principales les récits rimes des jon- gleurs, in cantilenis gestoriis, sive in eventuris nobi- lium, sive etiam in fabellis ignobilium : pour les chevaliers et lesnobles, les chansons de geste, oîi parais- sent les grands personnages de l'histoire ; les poèmes

Tome XXII. h

X AVERTISSEMENT.

d'aventures, les aventures et les héros sont d'in- vention; pour le peuple, les fabliaux, se montrent des acteurs d'un rang plus humble, mais souvent aussi, avec les vilains, des gens d'Eglise, des chevaliers, et

3ue personne dans la société féodale ne dédaignait entendre, comme le peuple, à son tour, allait écou- ter les grands poèmes faits pour ses seigneurs et ses maîtres.

Dans le conte du « Pauvre Clerc, » que l'auteur lui- même appelle un fabliau, l'hôte du pauvre clerc, un simple campagnard, en attendant le souper, lui de- mande quelque récit « ou de chanson ou d'aventure. »

On ne s'étonnera point de l'espace dont nous avons encore besoin pour compléter l'histoire de la poésie française avant le XIV* siècle, lorsqu'on verra qu'un seul volume, celui que nous publions aujourd'hui, renferme l'analyse critique de près de cinquante chan- sons de geste, entre lesquelles se trouve celle de Guil- laume au Court nez ou Guillaume d'Orange, dont les dix-huit branches forment un ensemble de plus de cent dix-sept mille vers. Nous y joignons seize notices sur des poèmes de pure imagination, ou romans d'a- ventures. Comme presque toutes ces œuvres du génie conteur de nos pères sont encore inédites, et que, jus- qu'à présent, elles ont à peine tenu quelque place dans 1 appréciation de notre ancienne poésie française, il convenait d'en parler plus complètement que de tex- tes imprimés, et d'en citer plus de passages. On nous saura gré de mettre les bons esprits à portée de mieux juger tout ce qui nous reste des trouvères.

Les fabliaux sont renvoyés au prochain volume, ainsi que les autres genres de poésie.

Des tentatives ont été souvent faites pour resserrer dans des limites plus étroites le magnifique plan de dom Rivet et de ses laborieux disciples , qui voulaient ressusciter tout entière une littérature à peu prèsiné-

AVERTISSEMENT. xi

dite; nous aussi^ en arrivant au terme d'une des gran- des sections de l'ouvrage, nous nous proposions de nous restreindre; nous l'avons essayé même : la pensée de notre devoir d'historiens l'a emporté. Nous avons vu, dans le libre développement de cette partie de nos vicissitudes littéraires, le seul moyen de rester fidèles aux grandes proportions imposées à cet ouvrage par ses premiers auteurs; car si l'histoire des lettres en France au XII* siècle a exigé sept volumes, il était juste d'en accorder au moins huit à l'étude de la litté- rature bien plus féconde et bien plus variée du XIIP siècle.

En recueillant les matériaux épars de ces deux vo- lumes, tout remplis du souvenir de nos grands poè- mes, et qui viennent après beaucoup d'autres des œuvres au même genre avaient été déjà recomman- dées à l'attention des juges éclairés; en concentrant ainsi dans une longue et sérieuse étude les innombra- bles richesses de notre poésie en langue vulgaire, dont nos prédécesseurs eux-mêmes n'avaient peut-être point pressenti toute l'étendue, nous nous sommes plusieurs ibis demandé si l'on avait eu réellement le droit de refuser à notre nation une qualité que d'autres peu- ples réclament pour eux, l'invention poétique.

Plus nous avançons dans notre lâche, plus se mul- tiplient entre nos mains les documents propres à je- ter du jour sur cette question, et qu'une sage critique devra nécessairement connaître , non par de simples extraits, mais par une étude complète, avant de pro- noncer. Le Xlir siècle est loin d'avoir vu naître toute cette foule de grands poèmes, quoique les manuscrits qui nous les ont conservés soient presque tous de cet âge; il a suffi quelquefois aux trouvères d'alors de faire revivre dans une langue plus moderne les récits de guerre et d'amour que des poèmes antérieurs leur avaient transmis. Mais, sans compter ceux la forme

b2,

XII AVERTISSEMENT.

et le fond leur appîirtiennent, on peut dire qu'ils n'ont point défiguré, comme on l'a fait après eux, le carac- tère original de ceux qu'ils ont retouchés, et que c'est (ju'il faut les aller chercher maintenant, et non dans les remaniements en vers du XV* siècle, ni dans les éditions en prose publiées vers la fin du même siècle par les Antoine Vérard, les Jehan Petit, lesGalliotdu Pré. Les manuscrits, dont la date n'est point douteuse, si celle des premiers poèmes est incertaine, nous les font retrouver enfin, sinon dansleurforme primitive, du moins dans la plus ancienne qui nous soit restée.

Les voilà tels qu'ils ont été reproduits de tous cô- tés, presque du vivant des trouvères eux-mêmes, in- venteurs ou imitateurs, par des traductions anglai- ses, italiennes, allemandes, flamandes, hollandaises, espagnoles, bohèmes, polonaises, grecques, danoises, suédoises, norvégiennes, islandaises. Un de nos volu- mes, fût-il réservé tout entier pour ce labeur, contien- drait à peine la seule bibliographie d'un seul genre, la poésie narrative, si nous voulions y comprendre toutes les versions étrangères, manuscrites ou impri- mées, qui portèrent alors et depuis chez toutes les na- tions européennes les productions inépuisables de l'i- magination de nos aïeux. Nous ne pouvions songera interrompre à chaque instant nos annales, déjà si ri- ches et si pleines, par ce travail minutieux de titres et de dates, dont l'exactitude ne sera possible que si nous le devons un jour à chacune des nations qui ont tra- duit nos poètes, et qui sont encore loin d'avoir publié ou même catalogué toutes ces anciennes copies des oeuvres du génie français.

Nous avons nous-mêmes tous les jours la |)reuve (jue notre énumération , quoique déjà considérable, n'est point complète. Plus tard, quand nous embrasse- rons d'un coup d'œil toute la poésie chevaleresque, il sera temps de joindre à cette liste, soit les anciens poë-

AVERTISSEMENT. xiir

mes français, maintenant perdus, que nous indiquent des poèmes conservés; soit ceux qu'on peut lire dans des manuscrits de Londres ou d'Oxford , de Turin, de Venise, de Rome, de Vienne, de Berlin , même de Stockholm, et dont nous n'avons pas d'exemplaire en France; soit ceux qui n'ont survécu que dans des ré- dactions en prose, et dont le texte rimé, qu'on suj)- pose avoir existé autrefois, n'a pas été retrouvé, comme Perceforest, Valentin et Orson, Giglan ou le Beau Desconnu ; soit les poèmes, assez nombreux encore, qui, primitivement français, ne nous sont parvenus que par des copies en langue étrangère, comme plu- sieurs de ceux qui ont été mis en prose par le com- pilateur des Reali di Francia^ ou en vers parles miii- nesinger de l'Allemagne; comme le Sir Isumhras, (]u'une imitation en vers anglais a dérobé seule à l'oubli.

La critique anglaise a du moins reconnu avec loyau- té, pour un certain nombre des plus anciens poèmes de l'Angleterre, que l'original venait de France.

Wolfram de Eschenbach et d'autres chanteurs d'a- mour n'ont pointdissimulé non plus ce qu'ils emprun- taient à nos trouvères, et ils en conservent quelque- fois des vers entiers au milieu de leurs vers allen)ands.

L'Italie, qui ne peut cacher ce que ses poèmes de chevalerie doivent aux prouesses des paladins de Char- lemagne racontées dans les Reali d'après nos chan- sons de geste, se convaincra, par des ouvrages analysés dans le présent volume, comme le Charroi de Nîmes, le Moniage Guillaume, Rainouart, que le genre de la chevalerie héroï-comique n'est point d'origine ital ienne.

La même réponse que nous faisons à l'Italie lors- qu'elle prétend que Boccace n'a point rapporté de France plusieurs de ses Nouvelles, peut être faite à l'Espagne, lorsqu'elle veut s'approprier les poèmes de Flore etBlanchefleur, dePartenopeus de Blois, sous

XIV AVERTISSEMENT.

prétexte qu'il y en a des éditions en prose espagnole imprimées au XV* et au XVI* siècle : nous en possé- dons, en vers, des manuscrits français du XIII*, au- jourd'hui publiés. Le Filocopo deBoccace, queTressan croit venu d'Espagne, n'est aussi qu'une copie en prose de l'ancien poème français de Flore et Blanchefleur.

Nos trouvères ont eu le tort de composer trop vite dans une langue naissante, qu'ils auraient pu dès lors perfectionner; ils se sont contentés d'écrire facile- ment, et n'ont point travaillé assez à bien écrire; ils n'ont point assez cherché la précision, la force, l'élé- gance de l'expression, l'harmonie et la variété du rhythme. C'est le grand avantage qu'ont eu sur eux, dès le siècle suivant, les fondateurs de la poésie et de la prose italienne. Aussi leur langue et leurs ou- vrages sont restés, tandis que les transformations suc- cessives de la langue de nos vieux poëtesontfait presque oublier leurs ouvrages, et qu'ilnousfautmaintenantre- vendiquer pour eux un honneur qu'on leur avait, même en France, injustement refusé, celui de l'invention.

Notre prochain volume, le vingt-troisième , termi- nera l'histoire de la poésie française dans ce grand siècle littéraire.

Les auteurs de ce vingt-deuxième volume de l'His- toire littéraire de la France, membres de l'Institut (Académie des Inscriptions et Belles-Lettres), sont dé- signés, à la suite de chaque article, par les lettres ini- tiales de leurs noms :

F. Fauriel.

F. L. MM. FÉLIX Lajaru.

P. P. Paulin Paris.

V. L. C. Victor Le Clerc , éditeur.

E. L. Emile Littré.

TABLE

OKS LIVRES CITES DANS LE TOME XXII DE L HISTOIRE LITTERAIRE

DE LA FRANCE.

Histoire et mémoires de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. Pa- ris, 1717-1808, 5o vol. in-4''; table des tom. 45 à 5o, i843, in-4''; nouvelle série, i8i5-i853, 19 vol in-4'; mémoires présentés par di- vers savants à l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. Paris, i844- i85a, vol. I et IIin-4».

vEneae Sylvii senensis, i. e. Pii secundi, Opéra omnia. Basilex, 1571, in-fol.

Memorie degli scrittori e letterati parmigiani, raccolte dal padre Ireneo Affô, Minor osservante, etc. Parma, 1789-97, 5 vol in-4''. Continuate da Angelo Pezzana. Parma, i8a5-27, t. VI, in due parti in-4''.

Alberici, Trium-Fontium monachi, Chronicon ab O. C. ad ann. Chr. ia4i] intomoll Accessionumhistoricarum a Leibnitio editarum. Hannoverce, 1698, in-4».

Voy. Bongars, Gesta Dei per Prancos.

Voy. Guarini veroneruù Aida.

Amis et Amiles, und Jourdains de Blaivies, zwei altfranzosiscbe Helden- gedichte des,kerlingischen Sagenkreises, nach der Pariser Handschrift zum ersten Maie herausgegeben von Dr Conrad Hofmann. Erlangen, i852, in-8».

Erotica, seu Amatoria, Andreae capellani regii, vetustissimi scriptoris, ad venerandum suum amicum Gualterum scripta, etc., in publicum emissa a Dethmaro Mulhero. Dorpmundee (sic), 1610, in-S**.

Dell' Origine, de' progressi e dello stato atlualed'ogniletteratura,daGiov. Andrès. Parma, 1783-1797, 6 vol. in-4'.

Histoire généalogique et chronologique de la maison de France, des pairs, grands officiers, etc., par le père Anselme de Sainte-Marie (de Guibours), continuée par Caille du Fourni, augmentée par Ange et Simplicien. Pa- ris, 1726-1733, 9 vol. in-fol.

Sancti Anselmi Opéra omnia, nec non Eadmeri, monachi cant., Historia Novorum, et aha opuscula; labore et studio Gabr. Gerberon. Parisiis, 1721, in-fol.

Bibliotheca hispana vêtus et nova, auctore Nicolao Antonio. Matriti, 1783-1788, 4 vol. in-fol.

Archives des missions scientifiques et littéraires ; choix de rapports et in- structions. Publ. par cahiers depuis janvier i85o. Paris, i85o-i853, in-8'.

Acad. (1m Iii- script. Mémoires.

X.atK Sylvii O- pera.

AfTo , Mem. de- gli scrittor. parmi- giani.

Albrrici Cbro- nic.

Alb. Aqueiuis.

Aida Guarini ve- rouensii.

Amis et Amilei.

Andr. capellani Krotica.

Andrès, dell' O- riginc, etc.

Anselme , Hist. de la maison de France.

Anselmi (S.) O- pera.

Antonio , Bi- bliotb. hiip.

Archiv, de> mis- sions lin.

XVI

TABLE

Anoslo, Orlaii- .1».

Ai'Ktoplianr, lli- ro»/Qt.

\ristoteli> f)|i, Arnolie, Advrrs.

\rl de «iTJf. le»

Alt. tlii Mons- tici , Marlyrolo;;. ti'.inriwan.

Aiilirri le Ilour- snin;.

Aiigiitlini(S.)l)- pcia.

Aiirel. Viclor,

Orlancio furioso, di Liidovico Ariosto. Milano, 1812, :"> vol. in-8",

Aristophanes, curante Jo.-Fr. Doissonade. Parisiis, 1826, 4 vol, gr. in-32.

Aristoteles grœce, ex recensione Immanuelis Bekkeri; edidit Academia regia borussica. Berolini, i83i-i836, tom. I-IV, in-4''.

Arnobii Afri Dispulationum adversus gentes libri Vil. Recognovit Jo.- Conrad. Orellius. Lipsiae, 1816, 2 vol. in-8°. Appendix editionis Lipsiensis Arnobii Afri. Lipsiae, 1817, in-S".

L'art de vérifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens monuments, par des religieux bénédictins de la con- grégation de Saint-Maur, troisième édition. Paris, 1 783-1 792, 3 vol. in-fol.

Martyrologium franciscanum, etc., cura ac labore V. P. Arturi a Monaste- rio, Rothomagensis, recollecti, provinciae S.-Dionysii alumni. Parisiis, i638, vel i653, in-fol.

Le roman d'Auberi le Bourgoing, publ. par Prosper Tarbé. Reims, 1849, in-S".

S. Aurelii Augustini Opéra, castigata studio monachorum ordinis Sancti- Benedicti. Parisiis, 1679-1700, 11 tom. en 8vol. in-fol. Editio parisina altéra. Parisiis, i836-i83g, 11 tom. en 22 part. gr. in-8°.

Sexti Aurelii Victoris de Cœsaribus historia, etc. Biponti, 1789, in-8*.

B.

l'UCOII.

Raie , .Sri'iplor.

.V«jl.

Kaliizc, Misrel-

Rurhazan, Fabl.

P.arooiiK , An- nal.

Rastrro, Cnisca

plOT.

Kalaillc et Mar. lie* sept arU.

Ifavle, Dicl.

f-t'aiiiiii'r, Ali- liave* de France.

IWlIcrorejl. An- nuler.

Bacon. Voyez Roger Bacon.

Scriptorum iliustrium majoris Brytanniie... Catologus a Japheto usque ad

ann. i557, ex Beroso, Gennadio, Beda,... auctore Joanne Baleo. Gip-

peswici in Anglia, per J. Overton, i548, in-4". Basileœ, apud Opori-

num, iSSg, 2 tomes en i vol. in-fol. Stephani Baluzii Miscellanea, hoc est, CoUectio velerum nionumentoruni,

quae hactenus latuerunt in variis codicibus ac bibliothecis. Parisiis,

1678-1715, 7 vol. in-8°. Lucae, éd. Joann.-Dom. Mansi, 1761-1764,

4 voL in-fol. Fabliaux, etc. Paris et Amsterdam, 1756, 3 voK in-ia. Voyez Le Grand

d'u^ussjr, Méon, Jubinal. Ceesaris Baronii cnrdinalis Annales ecclesiastici a G. N. ad ann. 1198, cum

Odor. Raynaldi continuatione, Ant. Pagii critica, indice, etc., éd. J.-

Dominic. Mansi. Lucae, 1738-1757, 38 vol. in-fol. La Crusca provenzale, ovvero le voci, frasi, forme e manière di dire che la

lingua toscana ha preso délia provenzale, opéra di don Antonio Bas-

tero. Roma, 1724, in-fol. La Bataille et le Mariage des VII arts, pièces inédites du XIII' siècle en

langue romane, publ. par Achille Jubinal. Paris, i838, in-8°. Dictionnaire historique et critique de P. Bayle. Amsterdam, 1720 ou 1740,

4 vol- in-fol. Recueil historique, chronologique et topographique des archevêchés, évê-

chés, abbayes et prieurés de France, etc., par dom Beaunier, religieux

bénédictin. Paris, 1726, 2 vol. in-4'. Les grandes Annales et Histoire générale de France, etc., suivant les pan-

DES CITATIONS.

XV H

Rernier , de Blois.

cartes anciennes, les lois du pays et la foi des vieux exemplaires, par François de Belleforest. Paris, iSyg, i vol. in-fol. l>a Cosmographie universelle de tout le monde, par François de Bellefo- rest. Paris, 1575, 3 vol. in-tbl. Abhandlun?en der koniglich Akademie der Wissenschaften zu Berlin,

1812-1837. Berlin, 1816-1839, 19 vol. in-4''. Sancti Bernardi, abhatisClars-Vallensis, Opéra omnia, post Horstium de- nuo recognita, repurgata, et in nieliorem digesta ordinem, etc., cnris P*" D. Joannis Mabillon. Parisiis, 1690, a vol. in-fol, Editio quarta. Pa- risiis, 18^9, 5 tom., 4^ol. gr. in-8". Histoire de Blois, contenant les antiquités et singularités du comté de Blois, les éloges de ses comtes, et les vies des hommes illustres qui sont nés au pays bïésois, par J. Bernier, conseiller et médecin ordinaire de feu Ma- dame, douairière d'Orléans. Paris, i68a, in-4°. IJerte aux grans pies, publ. par M. Paulin Paris, chez Techener. Paris,

i83a, in-ia. Pétri Bertii Commentariorum rerum gernianicarum libri très. Amstclo-

dami, 16 16, in-4''. Biblia sacra, vulgata; editionis, Sixti V, pont, max., jussu recognita, et dé- mentis VIII auctoritate édita. Lugduni, 1677, in-8'', et autres éditions. La sainte Bible, trad. par Le Maistre de Saci. Paris, i8a8-i833, i3 vol. gr. in-S", et autres éditions. Voyez Brunel, Clément, Grasse, Hain, Niceron, Panzer. Bihiiotheca carmelitana, notis criticis et dissertationibus illustrata (auct. Cosma deVilliers a Sancto-Stephano, carmelila provinciae Turoniae). Au- relianis, 1753, a vol. in-fol. Catalogus librorum manuscriptoruui bibliothecae cottonianae. Oxonii ,

1696, in-fol. Bihiiotheca magna veterum patrum et antiquorum scriptorura ecclesiasti-

corum. Parisiis, i6f)4, 17 vol. in-fol. Bihiiotheca maxima veterum patrum, cura Philippi Despont. Lugduni,

1677, 27 vol. in-fol. Bibliothèque de l'Ecole des chartesj recueil périodique paraissant tous les

deux mois. Paris, depuis 1839 jusqu'à ce jour, in-8°. Bibliothèque universelle des romans. Paris, 1775-1789, aa4 parties, 112

vol. in-ia. Notices de livres ou. d'auteurs. Voyez Antonio, Baie, Brunet, Dat>. Clément, De Fisch, Du Chesne (>/.), Du Pin {Ellies), Du Verdier, Fabricius, Fontanini, Foppens, Gesner, Labbe, La Croix du Maine, Le Long, Leyser, Liron, Meusel, Michaud, Montfaucon, Sander, Siniler, Tanner, Vossius. Voyez aussi Catalogue, Rectuil, Scriplores. Biographia britannica, or The lives of the most eminent persons who hâve flourished in Great Britain and Ireland, from the earliest âges down to ""n the présent tiraes. London, 1747-1766, 7 vol. in-fol. Nouv. édit., publiée par A. Kippis, ibid., 1778-1793, t. I-V in-fol. Biographie universelle ancienne et moderne, par une société de gens de

lettres. Pairis, Michaud, i8ii-i8a8, Sa vol. in-S". ïhe victorious prince Blanchardin, son of the noble king of Fryse and of Eglantine, queen of Tormady, otherwise called l'Orguylleuse d'amours (no date), in-fol.

Tome XXII. c

2

Belleforest, Cos- mogr. univ.

Berlin (Mém. de l'Acad. de).

Bernardi (S.) O-

Hiit.

Berte aux grans piéi.

Bertii (Peiri), Commeut, rer.

genn.

Bibl. larra.

Bibliographie.

Bibliolb. carme- litana.

Bibliolh. cotton.

magiia

Bibliotb. vet. pair.

Bibliotb. patrum lugdun.

Bibliolh. de l'É- cole des chart

Bibliotb. unir, des romans.

Bibliothèques.

Biograpbi* bri-

Biogr. uni».

Blancbardio.

WllI

TABI.E

r.lonilK of Ox- ford aiiJ Jehan of Damniiirlln.

Bliinie, lier il«- lic, RII>liolb. Iil>r. iiiss. ilalira.

r.orcarv, UectiD.

Kodel (Jean), La l'Iiamon des Sax.

Koiuonade, A- iipcd. grsera.

Kollaiid.Act.SS.

nonavenlur«!(S.) Opcri.

Kuii;;ars, Gesia l)ei per l'i'.

Ruiiifur. de Vi- luliuis.

]>onslcll«n,Honi. rlievalcrfNtjries du rAlIciiiagiir.

llorcl. Très, de» ri'cli. |;:i(il. et fr.

RuiKiiicl (Ouni), Ilraiiloiie , Da- iius i^alaules.

Jlriinel, Manuel, r.nil (Rom. de).

Rnclinn, Collect. dei (^liron. nation.

Ruilptiii du bi- l>lio))luie.

Riilletini de l'A- rad. de Brux.

Riirinanii , An- Ihol. Ia(.

Rnllcr, Vies des saints.

The romance of Blonde of Oxford and Jehan of Dammarlin, hy PhiUppe de Reimes, edited by Le Roux de Lincy. London, printed for the Camden Society, in-4°. (N'a pas encore paru.)

Iter italicum, voti D. Friedrich Blume, professorder Rechtezu Halle. Ber- lin, Stettia und Halle, i824-i83o, 3 vol. p. in-8'. Bibliotheca libro- rum nianuscriptorum italica. In supplementum Itineris italici congessit Fridericus Clume. Gœttingae, i834, pet. in-S*.

Opère volgari di Giovanni Boccacio, corrette su i testi a penna. Firenze, 1827-1834, 17 vol. in-8».

La chanson des Saxons, par Jean Bodel, publiée pour la première fois par Francisque Michel. Paris, 1839, 2 vol. in-12.

Anecdota graeca e codicibus regiis descripsit, annotatione illustravit J.-Fr. Boissonade. Parisiis et Argentorati, 1829-1833, 5 vol. in-8°.

Acta sanctorum omnium collecta et iilustrata, cura Joannis BuUandi et aiio- rum. Antuerpiae, Tongarloae, Bruxellis, i643-i845, 54 vol. in-fol.

Sancti Bonaventura;, ex ordineMinorum, Opéra omnia. Romse, i588-i596, 7 t., 6 vol. in-fol. Moguntise, 1608, 1609, 6 vol. in-fol. Lugduni, 1668, 7 vol. in-foi.

Gesta Dei per Francos, siveOrientalium expeditionum et regniFrancorum hierosolymitanihistoria (édita a Jacobo^Bongars). Hanovise, 161 1, 2 tom. in-fol.

Bonifacii de VitalinisCommentarii in Clementinas constitutiones, a Joanne de Manassio summariis et additionibus illustrati. Venetiis, i574, in-fol.

Rumatis et Epopées chevaleresques de l'Allemagne au moyen âge, par le baron de Bonstetten. Paris, 1847, ■"'S"-

Trésor des recherches et antiquités gauloises et françoises, ou Dictionnaire des mots anciens de notre langue, enrichi de beaucoup d'origines, épi- taphes, et de beaucoup de mots de la langue thyoise ou theut-franque, par Pierre Borel. Paris, i655,in-4", et dans le Dictionnaire étymologique de Ménage. Voy. Ménage.

Voyez Recueil des historiens de la France.

OEuvres complètes du seigneur de Brantôme, accompagnées de remarques historiques et critiques, etc. Paris, 1822-1824, 8 vol. in-8°.

Manuel du libraire et de l'amateur de livres, par J.-Ch. Brunet. Paris, 1842-1844, 5 vol. in-8».

Le roman de Brut, par Wace, publié pour la première fois, avec un com- mentaire et des notes, par M. Le Roux de Lincy. Rouen, i836-i838, a vol. in-8°.

Collection des Chroniques nationales françaises, écrites en langue vulgaire, du XII1"= au XV" siècle, par J.-A.-C. Buchon. Paris, 1824- 1829, 47 vol. i.>-8°.

Bulletin du bibliophile, recueil périodique en plusieurs séries, depuis i836 jusqu'à ce jour. Paris, Techener, in-8°.

Bulletins de l'Académie royale des sciences et belles-lettres de Bruxdies. Bruxelles, i835-i852, 20 vol. in-8".

Anthologia veterum latinorum epigrammatiim et poematum, sive Catalecta poetarum latinorum in VI libros digesta, cura Pétri Burmanni secundi, quiperpetuasadnotationesadjecit. Amstelaedami, 1759, 1773,2 vol.in-4''.

Vies des pères, des martyrs et des autres principaux saints, trad. de l'an- glais d'Alban Butler, par l'abbé Godescard, nouv.éd. Lille, i834, 20 vol. in-i2.

DES CITATIONS.

XIX

<:.

Anglica, Hibernica, Normannica, Cambrica,a veteribus scripta, etc., ex bibliotheca Guilielmi Camdeni. Francofurti, 1602, in-fol.

Remains of a greater work concerning Britain, the inhabitants thereof, their langage, names, surnanies,etc., by William Camden. London, i63y, in-4».

I). Pedro Calderon de la Barca. Comedias, cotejadas con las mejuies edi- ciones hasta ahora publicadas, corregidas, y dadas a luz por Juan-Jorge Keil. Leipsique, 1827-1830, 4 vol. gr. in-8°.

Antiquae lectionis tomi VI, sive Vêlera monumenta primum édita et illus- trata notis ab Henrico Canisio. Ingolstadii, 1601 , etc., 6 vol. in^"- Thésaurus monumentorum ecclesiasticorum et historicorum, sive Henrici Canisii Lectiones antiqua: ad saeculorum ordinem digestae, etc., éd. Jacobo Basnage. Antuerpiae, ly^S, 4 vol. in-fol.

Carmina Burana, dans le Recueil intitulé : Bibliothek des literiirischen Ve- reinsin Stuttgart, t. XVI. Stuttgart, 1847, in-S".

Catalogi librorum manuscriptorum Ângliae etHiberniae. Oxonise, ethentro

sheldoniano, 1697, ^ '°'- '"-fol- Catalogue de la riche bibliothèque de Rosny. Paris, 1837, in-8°.

Catalogue descriptif et raisonné des manuscrits de la bibliothèque de Douai, par H.-R. Duthillœul. Douai, 1848, in-8°.

Voyez De Bure (C).

Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques des dépar- tements. Paris, 1849, *• ï in-4*''

A Catalogue of the Harleian manuscripts in the British Muséum, wiih in- dexes of persons, places and matters. London, 1808-1813, 4 vol. in- fol.

Catalogus codicum manuscriptorum Bibliothecse régis parisiensis (studio Aniceti Mellot). Parisiis, e typogr. reg., I73g-i744>4 vol. in-fol. Cata- logue des livres imprimés de la Bibliothèque du roi (par Sallier, Boudot, Capperonnier). Paris, imp. royale, 1739-1750, 6 vol. in-fol.

Catalogus librorum manuscriptorum qui, indeab anno 1741, bibliothecœ Lugduno-Batavae accesserunt. Descripsit Jacobus Geel, bibliothecae Lugduno-Batavae praefectus. Lugduni-Batavorum, i852, gr. in-4".

Histoire des comtes de Tolose, par Guillaume Calel. Tolose, 1623, in-fol.

Mémoires de l'histoire de Languedoc, recueillis de divers auteurs, etc., par Guillaume de Catel. Tolose, i633, in-fol.

Dionysii Catonis Disticha, etc. Amstelodami, 1759, a vol. in-8".

Scriptorum ecclesiasticorum historia litteraria a C. N. usque ad saecu- lum XIV, auctore Guillelmo Cave. Genevae, i7o5, 2 vol. in-fol.; Oxo- nii, e theatro sheldoniano, 1740, 1743, 2 vol. in-fol.

La chanson d'Antioche, composée par le pèlerin Richard , renouvelée par Graindor de Douai; publiée par M. PauHn Paris. Paris, 1848, 2 vol. in-i2.

Charlemagne, poème anglo-normand du XII* siècle, publ. par Francisque Michel (également avec un titre anglais). Londres, i836, pet. in-8".

Histoire des Albigeois, touchant leur doctrine et religion, etc., tirée de

C 2

Camden, Aiigli- C.1, Ilibcrii., elr.

(jiindeii , Rr- mains of a grealer woi'k.

Calderou, Comc

dias.

Canisii Antiq.

lecl.

Carmina Bura- na.

Calai. niss.Aiigl.

Calalo|;iie de la bibliolh.de Rosny.

Calai, des mss. de Douai.

Catalog. du due de la Vall.

Calai, génér. des mss. de Kr.

Calalog. of llie Harl. ni.«s.

Calai. Bibliolh. reg.

Catalogus mss. bibliolh. Lugduno- ItalavE.

Calel, Hist. de Toulouse.

Catel , Mém. de l'hist. de Langued.

Caton. Dislicb. Cave, Scriptor. eccles.

Chanson d'Au- liorbe.

Charlemagne, poëme.

ChassanioD,Hisl. de; Albigeois.

XX

TABLE

Cliaucer, Caii- (crbury Talcs.

Chevairrie (La) Ogirr de Uaueinar- che.

Chevalier au Cy- gne (Le), pul>l. pur iteiffeiiberg.

Cliron. del rcy don Alonso el ou- leno.

Cbronicoo Pas- rlMle.

Cbroii.de Reims.

Clironiques.

(^bron, de Flan- dre.

(ibroniq. de S.- J)enis.

Ciacou. , Vitx (lonlif.

Cic, Urnl., de Orat., Tnsculan., «le.

C.lcment (Dav.), Ribliolb. cur.

Clicblbove, Eln- rid^tor. ercle:>iajt.

Codicetmss. Tau- rin. Colleclious.

Conipbiihle de PieiTe de la Brosse.

Comte de Pui- lier» (Roai. du).

deux Tieux exemplaires , l'un languedocien et l'autre françois, pai- Jean Chassanion, de Monistrol en Vellai. Genève, iSgS, pet. in-S".

The poetical works of Geoffrey Chaucer, with an Essay on his language and versification, and an introductory disrourse; togelher with notes and a glossary, by Thomas Tyrwhitt. London, i843, gr. in-8°.

La chevalerie Ogier de Danemarche, par Raimbert de Paris, poëme du XII* siècle, publié pour la première fois d'après le manuscrit de Mar- moutier et le manuscrit 2729 de la Bibliothèque royale (par M. Bar- rois). Paris, 1842, 2 vol. in-12, ou un vol. gr. in-8".

Le Chevalier au Cygne et Godefroid de Bouillon, poëme historique, pu- blié par le baron de Reiffenberg, dans ses Monuments pour servir à Vhistoire des provinces de Namur, de Hainaut et de Luxembourg, tom. IV et V. Bruxelles, 1846, 1848, 2 vol, in-4».

Chronica del muy esclarescido principe y rey don Alonso el onzeno. Mé- dina del Campo, i5i4, in-fol. golh.

na(Tx°'Àiov, seu Chronicon Paschale,a mundo conditoadHeracliiimperatoris annum vicesimum, etc. Cura et studio Caroli du Fresne D. du Cangc. Parisiis, 1688, in-fol.

La Chronique de Rains, publiée sur le manuscrit unique de la Bibliothèque royale, par Louis Paris, archiviste de la ville de Reims. Paris, 18^7, in-8».

Voyez Àlberic, Meyer, Matth. Paris, Trivet, etc., etc.

Chroniques de Flandres, édit. de D. Sauvage. Lyon, iSôa, trois parties en I vol. in-fol.

Les Grandes Chroniques de France, selon qu'elles sont conservées en l'é- glise de Saint-Denis en France, publiées par M. Paulin Paris, membre de l'Institut. Paris, i836-i838, in-fol., ou 6 vol. in-12.

Vitœ et res gestoe pontificum romanorum et S. R. E. cardinalium, etc., Al- phonsi Ciaconii, ordinis Praedicatorum, et aliorum opéra descriptae, ab Augustino Oldoino , S. J., recognilae. Borna;, 1677, 4 'ol. in-fol.

OEuvres complètes de Cicéron, traduites en français avec le texte en re- gard, édition pubUée par Jos.-Vict. Le Clerc. Paris, Lefèvre, 1 821-1825, 3o vol. in-8°. Seconde édition. Paris, 1823-1827, 35 t., 36 vol. gr. in-i8.

Bibliothèque curieuse, ou Catalogue raisonné de livres difficiles à trouver (lettres A-H), par David Clément. Gœttingue et Leipzig, 1 750-1 760, 9 vol. in-4"'.

Elucidatorium ecclesiasticum, ad officium Ecclesiae pertinentia planius ex- ponens, et quatuor libros complectens,auctore JudocoClichtoveo,Neo- portuensi, doctore theologo. Parisiis, i54o, in-8».

Voyez Pasini.

Voyez Baluze, BoUand, Bongars, Bouquet, Buchon, Cainden, Canisius, Dackeii, Du Cliesne, Durand, Eckhart, Fabricius, Gale, Guizot,Labbe, Leibnitz, Mabillon, Martène, Matthœus, Muratori, Ordonnances, Pertz, Pei, Pithou, Recueil, Scriptores, IVarlhon.

La Complainte et le Jeu de Pierre de la Broce, chambellan de Philippe le Hardi, qui fut pendu le 3ojuiu 1278; publ. par Achille Jubinal, d après le manuscrit unique de la Bibliothèque royale. Paris, i835,in-8".

Roman du comte de Poitiers, publ. d'après le manuscrit unique de l'Ar- senal par Francisque Michel. Paris, io3i, in-8-».

DES CITATIOiNS.

\xi

Voyez Baliize, Harclouin, Labbe, Maan, Mansi, JFilkins.

C^orpus grammaticorum latinorum veterum collegit, auxit, recensuit, ac

potiorem lectionis varietatem adjecitFridericus Lindemannus, socioruni

opéra adjutus. Lipsiae, i83i-i84o, vol. I-IV in-4°. (><>rpus juris canonici iiotis illustratuni, Gregorii XIII ju$su edituin, etc.

Lugduni, i66i,a vol. in-4''. Les Antiquités, chroniques et singularités de Paris, par Gilles Corrozet.

Paris, i565, in-i3. Voyez Bibliotheca carmelitana. Istoria délia volgar poesia, dij Giovan.-Mar. Crescimbeni. Renia, 1698,

in-4'. Venezia, 1730, 1731, 7 vol. in-4°. Dans le t. II, Fite de poeti

provenzali, traduites du français de J. Nostradanius, et augmentées de

notes. An Essay on the origin, progress and décline of rhyming latin verse, with

many spécimens, by sir Alexander Croke. Oxford, 1828, in-S". Chronique de Bertrand du (juesclin, par Cuvelier, trouvère du XIV* siècle,

publ. par E. Charrière. Paris, iSSg, a vol. in-4°-

Conciles. (Corpus graniniat.

ial.

Corpus jiir. ca- non.

Corrozet, Autiq.

Cosmc de Yil- liers.

Crescimbeni, Is- toria délia «olgar poesia.

Croke, Kssajr ou iliymiiig lat. verse.

Cmelier, Cbron. de du Guesclin.

D.

Spicilegium, sive Collectio veterum scriptorum, cura Luca; Dacheri. Pari-

siis, 1655-1677, i3 vol. in-4''; «" '723, 3vol. in-fol. Thésaurus hymnologicus, sive Hymiiorum, canticorum, sequentiaruni

«irca annum MD usitutarum collectio amplissima, éd. Ilerm.-Adalbert

Daniel. Halis et Lipsiae, 1841-1846, 3 vol. in-8". Lu Divina Commedia di Dante Ahghieri. Ronia, i8i5-i8i7, 4 vol. in-4°;

Mise en ryme françoise et commentée, par Balth. Grangier. Paris,

1596, 1597, 3 vol. in-i2. L'Ottinio commente délia Divina Commedia, testcî inedito d'un conteni-

poraneo di Dante, ciuto dagli accademici délia Crusca. Pisa, 1S27-

1829, 3 vol. in-8°. Voyez Bouquet {Dont) et Histoire littéraire de la France. Catalogue des livre» rares de la bibliothèque du duc de la Vallière, pre- mière partie, par G. de Bure. Paris, 1783, 3 vol. in-8". lassais historiques sur les bardes, les jongleurs et les trouvères normands

et anglo-normands, par l'abbé de la Rue. Caen, i834, 3 vol. in-8°. (]odices manuscripti theologici bibliothecae palatinse vindobonensis latini,

aliarumque Occidentis linguarum. Vindobonae, 1793, i794) 5 part., 2

vol. in-folio. Voyez Eustache Deschamps. Traités singuliers et nouveaux contre le paganisme du Roy-boit, par l'abbé

Jean Deslyons. Paris, 1670, in-12. Bibliotheca scriptorum sacri ordinis cisterciensis, etc., opéra et studio

11. D. Garolide Visch, prioris cœnobii B. M. de Dunis. Coioniae Agrij)-

pinae, i656, in-4°. Typographicalantiquities, or the History of printing in England, Scotland

and Ireland... begun by Jos. Ames, augmented by Wilï. Herbert, and

now greatly enlarged by the rev. Thomas P'rognall Dibdin. London,

1810-1819, tom. I-IV.

Dacheri, Spici- leR.

Daniel (Adal- l>ert ) , TheMUr. hymnologicus.

Danir, Divina (^mniedia.

Danle, avrd'OI- timo conimenlo.

Dannuu.

De Bure, Calai, de la \ ail.

De la Rue, Bar- de», elc.

Denis (Midi.), Codd. llieolo^.

Deschimpi(Eus> tache), Poésies.

Desl) ons. Contre le pagan. du Koy- lioit.

De Viscli , Ki- bliolh. risten.'.

Dibdin , lypo- graph. antiqiiities.

XXII TABLE

Uieï, Aliroma- Altromunische Sprachdenkmale berichtigtunderklart,nebsc eiiier Abhand- iiisriieSpraclidiia- }„„„ f^^ej. dç^ epischen Vers, von Friederich Diez. Bonn, 1846,

uioz, l'oésiedcj Die Poesic dcr Troubadours, von Friederich Diez. Zwickau, 1827, in-S". iroi.ladours. _ rpj.^^ f^ ^ p^^ Ferdinand de Roisin. Lille, i845, in-8».

oinaux (Arih.), Trouvères, jongleurs et ménestrels du nord de la France et du midi de Trouv. du nord |j Belgique, par M. Arthur Dinaux. I. Trouvères cambrésiens. II. Trouvères de la Flandre et du Tournaisis. III. Trouvères artésiens. Valenciennes et Paris, i83i7, 1889, i843, 3 vol. in-8°. Diplomatique Nouveau Traité de diplomatique, etc., par deux religieux bénédictins de la (Nouveau iraiic congrégation de Saint-Maur (Toustain et Tassin). Paris, 1750-1765, 6 vol. in-4''. Disciplina cleri- Disciplina clericalis, auctore Petro Alphonsi, et Discipline de clergie, tra- '•"'• duction de l'ouvrage de Pierre d'Alphonse; le Chastoiement d'un père

à son fils, traduction en vers français du même ouvrage. Paris, 1824» 2 part, pet, in-8''. Pétri Alfonsi Disciplina clericalis, zumersten Mal herausgegeben mit Einleitung und Anmerkungen von Fr.-Wilh.-Val. Schmidt. Berlin, 1827, in-4°. i)()ii\ille ((kin- Les Contes aux heures perdues du sieur d'Ouville, ou le Recueil de tous '" du .sieur). jgj [jons mots, reparties, équivoques, brocards, simplicitez, naifvetez,

gasconnades, et autres contes facecieux, non encores imprimez. A Pa- ris, chez Toussain et Quinet, au Palais, dans la petite salle, sous la montée de la cour des Aydes, i643, pet. in-8". Paris, chez le même, 1644» 2 vol. in-8". Nouvelle édition, augmentée. Amsterdam, 1782, a voL in-ia. OuliuuIav.Hisi. Historia universitatis parisiensis, auctore Caesare Egassio Bulaeo. Parisiis, «mv. pari»; i665-i673, 6 vol. in-fol.

Du jireui, An- Le Théâtre des Antiquités de Paris, par Jacques du Breul. Paris, 1612 ou

li(i. de P.ir». et la

' 1039, in-4°.

Du (:auRe,<'>lo>- Caroli Dufresne du Gange Glossarium mediae et infimae latinitatis, cum "■^ '*'• indice auctorum. Parisiis, 1733-1736, 6 vol. in-lol. Supplementum,

auctore D. F. Carpentier. Parisiis, 1766, 4 'o'- in-fol. Nouv. édi- tion. Paris, 1 840-1 85o, 7 vol. in-4"'. Uu cliesue (A.), HistorioB Francorum Scriptores coaelanei, ab ipsius gentis origine ad reg. Srripi. r.r. fraiir. philippi IV dicti Pulchri tempora, opéra ac studio André», et post pa- treni Francisci du Chesne. Lutetiae Paris., S. Cramoisy, i636-i649, 5 vol. in-fol. Du ciiebiie (A.). Historiae Norniannorum Scriptores antiqui, res ab illis... gestas explican- .Srnpi. rcr. uoriii. j^^ ab anno Chr. 838 ad ann. laao. Ed. And. Duchesnius turonensis. Parisiis, 1619, in-foL Du Méril (Kde- Essai philosophique sur la formation delà langue française. Paris, i85i,in-8". '*})'.I Mé?i'l (Éde- Origines latines du théâtre moderne, publiées et annotées par M. Édeles- lest), Origines du tand du Méril. Paris, 1849, i"-8°.

th. mod. Poésies populaires latines antérieures au XIl* siècle , par M. Edelestand

Us!!)'. 'pm','. ^{^,t du Meril. Paris, i843, in-8''. Poésies populaires latines du moyen laiiues. âge, par le même. Paris, 1847, in-8''.

Dniilop, Jiisi. of History of roman literature from its earliest period to the Augustan âge, roman liirrainr. )jy JohnDunlop, author of the History of Fiction, second édition. Lon-

don, 1824, 2 vol. in-8. History of roman literature during the Au- gustan âge, by John Dunlop, esq. London, 1828, in-8'. Durand. Voyez Martène.

DES CITATIONS.

XXllI

11. D. Guillelmi Diiranti, mimatensis episcopi, J. U. D. clarissinii, Ratio - nale divinorum officiorum, nunc recens utilissimis adnotationibus illiis- tratutn. Adjectum fuit praeterea aliud divinorum officiorum Rationale, ab Joanne Beletho, theologo parisiensi, abhincferequadringentis annis conscriptum, ac nunc demum in lucem editum, etc.Lugduni, Ant. Cel- lier, 167a, in-4*.

Bibliothèque françoise de La Croix du Maine et de du Verdier, sieur de Vauprivas (avec des remarques de La Monnoye ; nouvelle édition don- née par Rigoley deJuvigny). Paris, Saillant et Nyon, 1772, 1773, 6 vol. in-4".

Diiranti ( G.), Ralioiiale ilitinor. ol'fic.

1)11 Verdier, Bi- l)liotli. fr.

E.

ÉcHAKD et QnÉTip. Scriptores ordinis Praedicatorum recensiti, notisque historicis et criticis illustrati, opus quo singulorum vita, etc. Inchoavit Jacobus Quétif, absolvit Jaeobus Échard. Lutetiae Parisioruni, 1719- 17»!, 2 vol. in-fol.

Echo du monde savant, juin i^ig. Paris, gr. in-4°.

(îorpus historicorum medii œvi, a tempore Caroli Magni ad fineni &x- culi XV, studio J.-Georg. Eccardi. Lipsiae, 1723, 2 vol. in-fol.

OEuvres complètes d'Éginliard réunies pour la première fois, et traduites en français, par A. Teulet. Paris, 1840, i843, a vol. in-8".

Spécimens of early englisli mrtrical romances, to which is pretixed an his- torical introduction of the rise and progress of romantic composition in France and England, by George Ellis ; a nevr édition, revised by J.-O. Halliwell. London, 1848, pet. in-8°.

Spécimens of the early englisli poets, etc., by George Ellis. London, i845, 3 vol. pet. in-S".

Catalogus codicum philologoruni latinoruni bibliothecae palatinse vindo- bonensis. Digessit Stephanus Endiicher. Vindobonae, i836, in-8°.

Eraclius, deutsclies und franzosisches Gedicht des zwolften Jahrhunderts (jenes von Otte, dièses von Gautier d'Arras), nach ihren je beiden einzi- gen Handschriften, nebst mittelhochdeutschen , griechischen , lateini- schen Anhangen und geschichtlicher Untersuchung, zum ersten Maie herausgegeben von H. -F. Massmann. Quediinburg und Leipzig, 1842, in-8».

Desiderii Erasmi roterodami Opéra omnia. Lugduni-Batavorum , 1703- 1706, 10 tom. en II vol. in-fol.

Etudes archéologiques, historiques et statistiques sur Arles, contenant la description des monuments antiques et modernes, ainsi que des notes sur le territoire, par J.-Julien Estrangia. Aix, i838, in-8°.

Poésies morales et historiques d'Eustache Deschamps, écuyer, huissier d'armes des rois Charles V et Charles VI, publ. par G. -A. Crapelet. Pa- ris, i83a, in-8".

Roman d'Eustache le Moine, pirate fameux du XIII' siècle, publié pour la première fois par Francisque Michel. Paris, i834, in-8".

Eutropii Breviarium historise romanae, cum metaphrasi graeca Paeanii, etc. Lugduni-Batavorum, 1793, in-8°.

Exerapla poeseos latinae medii aevi, éd. a Mauricio Hauptio Lusato. Vindo- bonae, i834, in-8".

ÉcliarJ et Qiié- tif, ;Scri|>lar. oril. l'r.-eilicat.

Éclio du inonde sav.

Eckart , Corp. Iiist. med. xvi.

Éginbard, Vita Karoli.

Ellis, Specitneus of melr. rom.

KIlis, S|)eciin. nf the early eiigl. l>oels.

Endiicher, Catal. codd. ial. l>il>!iotli. vindoboii.

Erarliiis.

Krasiui 0|ier«.

Esiraiigiu, Élu- de» >tir Arlev.

Euslache Oe«- cbanips, Poésiei.

Euslache le M oi- ue (Rom. d').

Kulro|>e, Hiit.

Kxempla poei. lat. medii »vi.

XXIV

TABLE

l'abliaiix.

Fabririiis , Bi- liliotli. iiH-d. el iiif. a-lat.

Fabric, Cod. a- pon-yph. N. T.

l'aiichet, Orip. (le la langiir <! poés. fr.

l'aiirirl, Hisl. de la poi'sie prov.

Kclibicn et I.a- liineau.Hist. de Pa- lis.

Feralina (Rom. voit).

Fe.sUis.

Fierabraccia ed ( livieri.

Fier à bras (Ro- man de).

l'ieraliras, en es- pagnol.

Flac. Illyrirus , de Clurriiptu Eccl. slaln.

Fleiiry, Hisl. rr- «•Irsiasl.

Fladoai'd.

Flore nnd lllan- etlur.

Flora nnd Blan- scbefliir.

Flore/, F).spaiia .lafirndû.

F'Iors del |;av sa- bir (iJis).

Fonlanini , ni- lilinl, ilaliau.

l' ABMAUX. Voyez Barbazan, Le Grand d'Aussy, Méon, Jubinal. Jo.-Alb. Fabricii fiibliotheca latina mediae et infimae aetatis, cum supple-

mcnto ChristianiSchœttgenii,et notisJ.-Dominici Mansi. Patavii, 1754,

6 vol. in-4". Codex apocryphus Novi Testamenti, coUectus, castigatus et illustratus a

Jo.-Alb. Fabricio. Hamburgi, iji^-i'j^'i, 3 part., a vol. in-8°. Les OEuvres de feu M. Claude Fauchet, premier président de la cour des

ni<»nnoyes (Antiquitez gauloises et françoises. Origines des dignitez

et magistrats de France. Recueil de l'origine de la langue et poésie

françoise, ryme et romans, etc.). Paris, 1610, in-4°. Histoire de la poésie provençale, cours fait à la Faculté des lettres de Paris

par iM. Fauriel. Paris, 1846, 3 vol. in-8". Histoire de la ville de Paris, avec les preuves, par dom Michel Félibien et

dom Lobineau. Paris, 179.5, 5 vol. in-fol. Der Roman von Ferabras provenzaliscb, herausgegeben von Immanuel

Bekker. Berlin, iSap, in-4°. Voyez Corpus grammaticorum latinorum.

Fierabraccia ed Ulivieri (sans indication de lieu ni d'année), in-4°. Le roman de Fier à bras le géant. Genève, 1478, in-fol. goth. Historia del emperador Carlo Magno y de los doce pares de Francia, y de

la bntalla que Inibo Oliveros con Fierabras, rey de Alexandria. Sevilla,

i528, in-fol. Varia doctorum piorumque virorum, de Corrupto Ecclesiœ statu, poema-

ta, etc., cum prajfalione Mathiae Flacii Illyrici. fiasileae, i557, pet. in-H". Histoire ecclésiastique, par Claude Fleury. Paris, 1691-1737, 36 vol. in-4";

ou 1758-1761, 4ovol.in-i2, y compris la continuation, par le P.Bane,

de l'Oratoire, et les 4 vol. de tables. Historiae remensis ecclesise libri HH, auctore Flodoardo , presbytero et ca-

nonico ejusdem ecclesiœ; studio et cum scholiis Georg. Colvenerii.

Duaci, 1617, in-8°. Ou dans l'ouvrage de Guillaume Marlot. Voyez

Marlot. Flore und Blanceflor, altfranzosischen Roman, nach der Uhiandischeii

Abschrift der Pariser Handschrift N" 6987 herausgegeben von Imma- nuel Bekker. Berlin, i844j in-12. Flore und Blanscheflur, eine Erzahlung von Konrad Fleck, herausgege- ben von Emil Sommer. Quedlinburg und Leipzig, 1846, in-8°. Espaîïa sagrada , teatro geografîco-historico de la Iglesia de Espana, por

Henrique Florez, Risco, Merino, Jos. de la Canal, etc. Madrid, 1754-

i85o, 47 vol. p. 10-4°. Las Flors del gay saber, estier dichas Las'Leys d'amors, texte et trad.

publ. par Gatien-Arnoult. Toulouse, i84i et suiv., 3 vol. gr. in-8''.

Las Joyas del gay saber, trad. par le dr. Noulet. Toulouse, 1848, gr.

in-8». Biblioteca délia eloquenza italiana, da Giusto Fontanini , colle annota- .

zioni dt Apostolo Zeno. Venezia, i733, a vol. in-i". Parma, Mussi,

i8o3, 1804, 2 vol. in-4°.

DES CITATIONS.

XXV

Jos.-F. Foppens fiibliotheca belgica, sive virorum in Belgio sciiptis illus-

trium Catalogus. Bruxellis, tyig, a vol. in-4''. Fredegarii scholastici Chronicon, quod ille, jubente Cliildebrando comité,

Pipini régis patruo, scripsit. A la suite de Grégoire de Tours, et dans

le tome II du Recueil des historiens des Gaules et de la France. Voyez

ces articles. Les Chroniques de sire Jean Froissart, éd. de J.-A.-C. Buchon. Paris, i835,

i Tol. gr. in-8°.

Foppens , Ri- bliolli. belg.

Frédégiire.

Froissart, Cil ron.

G.

l>ALF>EDi monumetensis Historia Britonum. Nunc prinium in Anglia, no- vem codd. msstis collatis, edidit J.-A. Giles, L. L. D., etc. Londini, i844> in-8».

Oallia christiana, in qua regni Franciae ditionumque vicinarum diœceses et in iis prsesules describuntur, cura et labore Claudii Roberti, lingo- nensis presbyteri, etc. Lutetiae Parisiorum, 1626, in-fol.

Galiia christiana (vêtus), opéra fratrum gemellorum Scxvolae et Francisci Sammarthanorum. Parisiis, i656, 4 vol. in-fol.

Galiia christiana (nova), opéra Dionysii Sammarthani et aliorum Benedic- tinorum. Parisiis, iji5-i785, l'i vol. in-foi.

romans de Garin le Loherain, publié pour la première fois par P. Pa- ris. Paris, i833, i835, 2 vol. in-8".

La Mort de Garin le Loherain, poème du XII* siècle, publié pour la pre- mière fois d'après douze manuscrits, par Édelestand du Méril. Paris, 1846, in-ia.

Voyez Galfredi monumetensis Historia Britonum.

Paris sous Philippe le Bel, d'après des documents originaux, et notam- ment d'après un manuscrit contenant le rôle de la taille imposée sur les habitants de Paris, en 129a; publ. par H. Géraud. Paris, 1837, in-4''.

De Cantu et niusica sacra, a prima Ecclesix-aîtate usque ad praesens tem- pus, auctore Martino Gerberto. Typis San-Blasianis, 1774, 2 vol. in-4'*.

Description historique et statistique de la ville de Reims, par J.-B.-F. Ge- ruzez. Reims, 1817, a voL in-8''.

Bibliotheca universalis, sive Catalogus omnium scriptorum locupletissi- mus, etc., auct. Conrado Gesnero. Tiguri, i545, in-foi.

Conradi Gesneri Partitiones theologicae, Pandectarum universalium liber ultimus. Tiguri, i549, >n-fol-

Voyez Rec. des Historiens des Gaules et de la France.

Gesta Romanorum, cum applicationibus raoralisatis ac mysticis. Parisiis, i5i8, pet. in-S".

Roman de la Violette ou de Gérard de Nevers, en vers du XIIP siècle, publ. par Francisque Michel. Paris, i834, gr. in-S".

Gilleberti Carniina, excodice saec.XII bibliothecseregiaeBurgundicae, nunc primum edidit Ludovicus Tross. Hammone, 1849, in-8°.

Le roman de Girard de Viane, par Bertrand de Bar-sur-Aube, publ. par P. Tarbé. Reims, 1 85o, in-8».

Lehrbuch einer allgemeinen Literargeschichte aller bekannten Volker der Welt, von dr. Johann-Georg-Theodor Grasse. Dresden und Leipzig, 1837-1843, 3 parl.,t. I-VIIIin-8°. Tome XXII. d

Calfred. monii- met. Hisl. Brit.

Oal. dirist. Cl. Rolierti.

Gall. christ, vet.

r.all.rlirisl.nov.

Garin Ir T.oho- rain.

Oariii le Lnhr- raiii (La Mon dr).

GroffroideMon. moulli, Hisl. rrg. Kril.

Géraud , Pari^ sons l'Iiilippe li' Ikl.

Gci Iwrl (Mart.), de Mus. saira.

Geriizrz , Des- cripl. de Reims.

Gesner (Cour.), BiUiolti.

Gesner, Parti- tion, theolog.

GeitaDagoLerli. Gesia Romanor.

Gibert de Mon- treuil , Roni. de la Violelle.

Gillrberli C:ar- mina.

Girard de Viaiie (Roman de).

Griisse, Lebr- bucb einer alIg.Li- teràrgeschirhie.

XXVJ

TABLE

Gregor. Optra.

Grrgorii nrnsis Opp.

Magni

luro-

nrimm (Jac.)> Rrinliart Fuchs.

Guarini veron. Aida.

GueriD de Mont- rUtc

' Guibert. novi- gent., de Vita >ua.

Guillaume II, A- galnia religiosor.

Co-

Guillaume i|uillart.

Guillaume de I.orris et J. de Meung, la Rose.

Guill. deNangis, CliroD.

Guiltelmus Du- lanli.

Guizot, Collect. des Mém.

Gulielmi Brilo- iiis Pbilipp.

Sancti Gregorii Magni Opéra omnia. Parisiis, 1705, 4 vol. in-fol.

S. Georgii Florentii Gregorii, turonensis episcopi, Opéra omnia, nec non Fredegarii epitome etchronicon, etc., studio Theoderici Ruinart. Pari- siis, 1699, in-fol.

Voyez Reinhart Fuchs.

Facundissimi poète Guarini veronensis de Amore Aide virginis Carmen elegiacum, etc. Lipsiae, sine anno, in-4''- Ibid., i5ii, in-4°. Ba- silese, iSiy, in-4°- .

Histoire du preux et vaillant chevalier Guerin de Montglave, lequel iist en son teriips plusieurs combats et faits d'armes, etc. Paris, Alain Lotrian. sans date, in-4°; et autres éditions, ici, p. 447-

Venerabilis Guiberti, abbatis B. Mariae de Novigento, Opéra omnia, stu- dio et labore D. Lucae Dacheri. Parisiis, i65i, in-fol.

Guilelmi II, HoUandiae comitis et Romanorum régis, Agalma religiosoruni, sive meditationes circa mysteria passionis dominiez. Coioniae, 1610, in-13; i849« in-36-

Les OEuvres de Guillaume Coquillart, éd. de Prosper Tarbé. Reims, «84", 2 vol. in-S».

Le roman de la Rose, nouvelle édition, revue et corrigée sur les meilleurs et les plus anciens manuscrits, par Méon. Paris, i8i4) 4 vol. in-8''.

GuillelmideNangiaco Chronicon ab O. G. adannum Christi i3oo, et ultra ab aliis scriptoribus produclum, in tomo XX Scriptorum de rébus galli- cis, cum ejusdem Guillelmi libris de vitis sancti Ludovici et Philippi Au- dacis, latine et gallice; itccedente Chronica abbreviata, etiam vernacule scripta. Nouvelle édition de la Chronique, publiée pour la Société de l'histoire de France, par H. Géraud. Paris, i843, 2 vol. in-8°.

Voyez Durand.

Collection des Mémoires relatifs à l'histoire de France, depuis la fondation de la monarchie jusqu'au XIII' siècle, avec une introduction, des sup- pléments, des notices et des notes (trad. fr.), publiée par M. Guizot. Paris, 1823-1835, 3o vol. in-8».

Gulielmi Britonis aremorici Philippidos libri duodecini. (iaspar Barthius recensuit, etc. Cygneae, 1657, in-4°.

H.

Harnel, Gitalog.

Hain, Repert. hililiograpb.

Halliwell, Rara matliem.

Haupt , /.eil- srhrifl fur deul- srhes AlterUium.

Hemeré.deAcad. |iaris.

Hilarii Tersus el ludi.

Catalogi libroruni manuscriptorum, qui in bibliothecis Galliae, Uelvetiae,

Belgii, etc., asservantur, nunc primum editi a Gustavo Hsenel. Lipsiae,

i83o, in-4°. Repertorium bibliographicnm ordine alphabetico, opéra Ludovici Hain.

Stuttgartiae, 1826-1838, 2 tom., 4 vol. in-8°. Rara mathematica; or a Collection of treatises on the mathematics and

subjects connected with them, from ancient inedited manuscripts, éd.

by James Orchard Halliwell. London, 1839, in-8''. Zeitschrift fiir deutsches Alterthum, herausgegeben von Moriz Haupt.

Leipzig, 1841-1848, 6 vol. in-8». De Academia parisiensi, qualis primo fuit in insula et episcoporum scho-

lis, liber, auctore Cl. Hemeraeo. Lutetiae, 1637, in-4". Hilarii Versus et ludi (publ. par J.-J. Champollion-Figeac). Luteiias Pan-

siorum, i838, in-8".

DES CITATIONS.

XXV 11

Venerabilis Hildeberti, primo cenomanensis episcopi, deinde turonensis arciliepiscopi, Opéra tam édita quani inedita, etc., labore et studio D. Antonii Beaugendre. Parisiis, 1708, in-fol.

Magni Hippocratis Opéra omnia. Editionem curavit D. Carolus-Gottlob K.ùhn. Lipsiae, 1825-1827, 3 vol. in-8°. Œuvres complètes d'Hippo- crate, traduction nouvelle, avec le texte grec en regard, collationné sur les manuscrits et toutes les éditions; accompagnées d'une introduc- tion, de commentaires médicaux, de variantes et de notes philosophi- ques, par Emile Littré. Paris, i839-i85i, tom. I-VII in-8*.

Histoire de la Croisade contre les hérétiques albigeois, écrite en vers pro- vençaux par un poète contemporain, traduite et publiée par Fauriel. Paris, 1837, in-4°.

Histoire de Normandie, contenant les faits et gestes des ducs et princes duditpays, etc. Rouen, i558, pet. in-8".

Histoire littéraire de la France, commencée par des Bénédictins de la con- grégation de Saint-Maur (dom Rivet, dom Clémencet, dom Clément, etc.), continuée par des membres de l'Institut (MM. Brial , Ginguené, Pasto- ret, Daunou, Amaury Duval, Petit-Radel, Émeric-David, Félix Lajard, P. Paris, Fauriel, Littré, Victor Le Clerc). Paris, i733-i852, in-4'. C'est l'ouvrage dont nous publions le XXIP tome.

Altdeutsche Gedichte m die heutige Sprache ùbertragen von Fel. -Franz von Hofstatter. Wien, 181 1, a vol. in-8°.

Supplementum Patrum... e ms. codicibus eruit, notis et dissertationibus i|lustravit Jac. Hommey, Augustinianus communitatis bituricensis. Pari- siis, 1684, in-8''.

Quintus Horatius Flaccus, cum variis lectionibus, arguraentis, notis vete- ribus ac novis, éd. N.-É. Lemaire. Parisiis, 1829-1831, 3 vol. in-8".

Horn et Rimenhild. Recueil de ce qui reste des poèmes relatifs à leurs aventures, composés en français, en anglais et en écossais, dans les XIII', XIV, XV" et XVI' siècles, pubjié d'après les manuscrits de Londres, de Cambridge, d'Oxford et d'Édinbourg, par Francisque Mi- chel. Paris, 1845, in-4''.

Hortulus anime, Argentine, per Wilhelmum Schaffher de Roperswiler, 1498, in-8».

Hildeberti Opp.

Hippocrate, Œu- vres t'ompl.

Hist. de la Croi- sade ronire les bé- ret, albigeois.

Hist. de Nor- mandie, coDtenant, etc.

Hist. litt. di> la Fr.

Hofslàticr, All- deulsche Gedich- te.

Hommey, Sup- plem. Patr.

Horace , Episl.

Hom et Rimen- hild (Rom. de).

Horlulus animv.

I.

Lai d'Ignaurès, en vers du XII' siècle, par Renaut, suivi des lais de Me- ignauré«(Uid').

lion et du Trot, en vers du XIII' siècle, publ. par L.-J.-N. Monmerqué

et Francisque Michel. Paris, i83a, in-8». Index librorum prohibitorum, sanctissimi domini nostri Pii septimi, pon- jnde\ libror.

tificis maximi, jussu editus. Roms, 1819, in-8». Catalogue des ou- prohU)itor.

vrages mis à l'Index. Paria, iSaS, in-8°. Voyez Reinhart Fuchs. isengrimus.

Jacques db Gctse. Histoire du Hainaut, traduite en français avec le texte Jacques de Guy- latin en regard, et accompagnée de notes (par M. le marquis de Fortia •*> ""•• •*" "*'' d'Urban). Paris, i8a6-i838, ai vol. in-8». "*"'•

XXVIII

TABLE

J4> i|uct> Je Vo-

ragiiir.Aiir. It'geiiJ.

J.JSclelh, Divin, udic. uplicat.

Jt-an de Oarlaii- J<', Oirnulus.

Jean de Garlan- de, de Mysler. Kc- «le».

Jean de Oarlan- de, Diclionariiis.

Jean de Oarlan- de, Synonyma el ïquivoca.

JrliandeMeung, leslamenl.

Jrrémie de P»- doue, Epiloni. Sa- pjpnti».

JoaiMils Janiieu- MS (^atlml.

Joinville, Viedr S. Liiiiis.

Jongleur» el I roiivei es.

Juurdaiiis dr itiaivifs. Juiirn. des Sav.

Jubinal, Noiiv. (aliliaux.

Justin, Histor. exTrojo Pompeio.

JuveiialisSatira*.

Longobiirdica liistoriu, quse a plerisque Aurea legenda sanctoruiii appeiia- lur, sive Passionale sanctorum ; per reverendum dominum Jacobuni, ja- nuensem episcopuni , ordinis fratrum Priedicatoruin. In oppido hage- nawensi, i5io, iii-fol., goth.

Divinorum officiorum brevis explicatio U. Joannis Beletli, cuni Guillelnii Diiranti Rationali divinorum officioruni. Lugduni, 167a, in-4°-

Cornutus magistri Joannis de Garlandia. Sans nom de lieu (Zwoll), i48i, in-4"; Haguenau, 1489, pet. in-4°.

Voy. Otto, Commentar. crit. in codd. hihlioth acad. gissens.

Voy. Géraud, Paris sous Philippe le Bel.

Synonomaet Equivoca magistri Joannis de Garlandia. Coloniae, i5u<i, pet.

in-4". Le Testament de maistre Jehan de Meung, dans I éd. du Roman de la

Rose par Méon. Paris, i8i4, 4 'ol. in-S". Ëpitoma Sapientiae. Incipit Compendium moralium notabilium, composi-

tum per Hieremiam judiceni de Montagnone, civem paduanum. Vene-

tiis, i5o5, in-4°. Summa, que Catholicon appellatur, fratris Joliannis Januensis, sacri ordi- nis fratrum Predicatorum, nuper Parrhisiis diligenti castigatione emen-

data per prestantern virum magistrum Egidium, in utroque jure licen-

tiatum, etc. Lugduni, iSao, in-fol. Histoire de saint Louis, par Joinville ; édit. de Du Gange. Paris, 1668,

in-fol. ; de Capperonnier. Paris, 1761, in-fol., et dans le tome XX du

Recueil des historiens de la France. Jongleurs et Trouvères, ou Choix de saluts, épîtres, rêveries et autres

pièces légères des XIII* et XIV* siècles, publié par Achille Jubinal. Pa- ris, i835, in-8°. Voy. ^mii et Àmiles. Journal des Savants. Paris, 1665-1793, m vol. in-4''. Depuis 181b,

un vol. in-4° par an. Nouveau recueil de Contes, dits, fabliaux, et autres pièces inédites des

XIIP, XIV' et XV' siècles, mis au jour pour la première fois par

Achille Jubinal. Paris, 1839-1842, 2 vol. in-8°. Justini Historiarum Philippicarum ex Trogo Pompeio libri XLIV. Textuni

WetzeUanum, tabulas chronologicas, etc., novis additamentis illustravit

N.-É. Lemaire. Parisiis, 1823, in-S". Juvenalis sexdecim Satine, etc. Parisiis, colligebat Lemaire, 1823, 1825,

2 vol. in-8».

K.

Keiier.Roinvart. RoMVART. Beitrage zur Kunde mittelalterlicher Dichtung aus italiani-

schen BibliotheKen, von Adelbert Keller. Mannheim, 1844» in-8". Kraier.deUtur- P. Augustini Krazer, ord. Praed., de Apostolicis nec non antiquis Ecclesia' *'"• occidentalis Liturgiis, etc. Augustae Vindelicorum, 1786, in-S".

L.

ubbe, Coneil. Sacrusàncta Concilia, ediu studio Philippi Labb« et Gabrielis Cossart. Parisiis, 167a, 17 t., 18 vol. in-fol.

DES CITATIOiNS.

'- X\IV

Philippi Labbei biturici, societatis Jesu presbyteri, Nova Bibliotheca niss.

librorum, sive Spécimen antiquarum lectionum, etc. Parisiis, i653,in-4°- Kova Bibliotlieca manuscriptoruni librorum, opéra ac studio Phiiippi

Labbe biturici, etc. Parisiis, i6Sy, a vol. in-fol. Dissertations sur quelques points curieux de l'iiistoire de France et de

l'histoire littéraire, par P.-L. Jacob, bibliophile (P.-L. Lacroix). Paris,

i838-i84o, lo pièces in-8". Kibliothéque Françoise de La Croix du Maine. Voyez Du Ferdier. Œuvres complètes de La Fontaine, nouvelle édition, revue, mise en ordre

et accompagnée de notes, par C.-A. Walrkenaer. Paris, i8a6, iSay, 6

vol. in-8». Traité de la police, par Nie. de la Mare et Le Cierc du Brillet. Paris,

1722-1^38, 4 ^ol- in-fol. Deliciae eruditorum, seu Veterum àvExoôiuv opuscuioruni coUectaneaj

Jo. Laraius collegit, illustravit, edidit. Florentiae, 1736-1769, 18 vol.

in-ï8». Noei borguignon de Gui Barôzai (par La Monnoye,. Dijon, 1720, in-12.

Voy. Baillet, Du Verdier, Ménage.

Joannis Launuii... de Varia Aristotelis in academia parisiensi fortuna liber.

Lutetise Parisiorum, 1662, in-8''. Traité historique et pratique sur le chant ecclésiastique, par l'abbé Le-

beuf. Paris, 1741, in-8°. Dissertations sur l'histoire ecclésiastique et civile du diocèse de Paris, sui- vies de plusieurs éclaircissements sur l'histoire de France; par l'abbé

Lebeuf. Paris, 1739, 3 vol. in-12. Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris, par l'abbé Lebeuf. Paris,

1 754-1758, 1 5 vol. in- 1 2. Voyez CÉuvres complètes de Ciceron, Histoire littéraire delà France. Catalogue descriptif des manuscrits de la bibliothèque de Lille, par M. Le

Glay. Lille et Paris, 1848, in-8». Fabliaux ou contes du XII* et du XIII* siècle, traduits ou extraits d'après

divers manuscrits du temps, etc. Paris, Onfroy, 1779-1781, 4vol. in-8°,

Nouv. édit. Paris, Henouard, 1829, 5 vol. in-S".

Histoire de la vie privée des Français, depuis l'origine de la nation jus- qu'à nos jours, par Le Grand d'Aussy. Nouvelle édition, avec des notes, corrections et additions, par J.-B.-B. de Roquefoit. Paris, i8t5, 3 vol. in-8».

Godotridi Guillelmi Leibnitii Accessioites historicae, etc. Lipsiae et Hanno- verae, 1698, a vol. in-4».

Commentarii de ScriptoribUs britannicis, auctore Joanne Lelando londi- nate, éd. Ant. Hall. Oxonii, e theatro sheldoniano, 1709, a vol. in-8».

Bibliothèque historique de la France, par Jacques Le Long, édit. augmen- tée par Fevret deFontette. Paris, 1768-1778, 5 vol. in-fol.

Polycarpi Leyseri Historia poetarum et poematum medii »vi decem, post annunia nato Christo CCCC, saeculorum. Halae Magdeb., 1721, al. 1741, in-8°.

Exercitatio historica de Clerc Germanise pro uxoribus suis pugnante, quam... proposuit Georgius Lilien berlinensis. Baruthi, 1670, in-4».

Bibliothèque chartraine, ou Traité des aiueurs et hommes illustres du dio- cèse de Chartres, pardom Jean Liron. Paris, 1718, in-4».

Singularités historiques et littéraires, contenant plusieurs recherches, dé-

Labbe, So\a tli- liliolb. mss. libiu- l'iiiii.

Labbc, >o\ï f.t- blioth. mss. lilir.

Lacroix (P. 1-.,,, Sur les maniiscnl^ relal.àl'hi^l.de Fr.

La Croix du Mai- ne, Kibliolb. Ir.

La Fontaine, ««uvr.

La Mare, Traité de la police.

Lami,T)plir.frti- dilor.

La Mouuoyc , Noels bourgui- gnons.

Launoy, de Varia Aristotelis fortima.

Lebeuf, Chant rccifsiast.

Lebeuf, Disser- tai.

Lebeuf, Hitl. du dioc. de Paris.

Le Clerc (Vict.).

Le Glay, CaUl. des mss. de Lille.

Le Grand d'Aus- sy, Fabliaux.

Le Grand d'Aus- sy, Vie privée des Fr.

Leibnitz, Access, bislor.

LelaDd,deScrip- tor. brilannic.

I.e Long et Fou- lette.Bibliotb. hisl. de la Fr.

Leyser , Hist. port. med. xvi.

Lilieu (George), de Clero, elr.

Liron, Bibliotb. chartraine.

Liron, SiDguiar. bist.

XXX

TABLE

Liltré (bnile).

Loiwieur Des- longchamps , Ess. sur les fables in- diennes.

Loysel, Inttitii- tes.

Liidewig , ma.

Rrl.

couvertes et éclaircissements sur un grand nombre de difficultés de l'histoire ancienne et moderne (par doni Jean Liron). Paris, 1738-17401 4 vol. in-ia.

Voyez Hippocrate, Histoire littéraire de la France, Pline l'ancien.

Essai sur les fables indiennes et sur leur introduction en Europe, par A. Loiseleur Oeslongchamps; suivi du roman des Sept sages de Rome, publ. par Le Roux de Lincj. Paris, i838, in-S".

Institutes coutumières d'Antoine Loysel, ou Manuel de plusieurs et di- verses règles, sentences et proverbes, tant anciens que modernes, du droit coutumier et plus ordinaire de la France, avec les notes d'Eusèbe de Laurière; nouv. éd. revue, corrigée et augmentée par MM. Dupin et Edouard Laboulaye. Paris, 1846, 2 vol. in-ia;

Reliquiae manuscriptorum omnis sévi, diplomatum et monumentorum ine- ditorum, ex musaeo J.-Petri Ludewig. Francof. et Lips., 1730-1740, 12 vol. in-8».

M.

Maaii , Hrrle< . luron.

Mabillon, Arta SS. ord. S.-Bened.

Maan. Saucta et metropolitana ecclesia turonensis, etc., studio Joanni.s Maan. Augustse Turonum, in aedibus auctoris, 1667, in-fol.

Acta sanctorum ordinis Sancti-Benedicti, in saeculorum classes distributa, colligere cœpit D. Lucas Dacherij D. J. Mabillon illustravit, edidit, etc. Parisiis, 1668-1702, 9 vol. in-fol.

Vetera Analecta, studio Joannis Mabillon. Parisiis, 1675-1683, 4 vol. in-8°; 1723, in-fol.

Annales ordinis Sancti-Benedicti, descripti a Joanne Mabillon et Renato Massuet. Parisiis, 1703-1739, 6 vol. in-fol.

Ouvrages posthumes de D. Jean Mabillon et de D. Thierri Ruinart, publ. par D. Vincent Thuillier. Paris, 1724» 3 vol. in^'.

Aur. Theodosii Macrobii Opéra, cum notb integris Isacii Pontani , Jo. Meursii, Jac. Gronovii, quibus adjunxit et suas Jo.-Car. Zeunius. Lip- siae, 1774» in-8°.

Classicorum auctorum e vaticanis codicibus editorum tomus I, etc., cu- rante Angelo Maio. Romae, 1828-1838, 10 vol. in-8''.

Spicilegium romanum,ed. A. Maio. Romae, i839-i844« lu vol. in-8''.

Lettres de Malherbe, dédiées à la ville de Gaen, avec une vue de cette ville. Paris, 1822, in-8°.

Le Théâtre des antiquités de Paris, par dom du Breuil, augmenté par Cl. Malingre. Paris, 1609, in-4''. Les Annales de la ville de Paris, par Cl. Malingre. Paris, i64o, in-fol.

Panegyrici veteres. Recensuit... Wolfgangus laegerus. Norinbergae, 1779, 2 vol. in-8».

Roman de la Manekine, par Philippe de Reimes, publ. par Francisque Mi- chel pour le Bannatyne Club. Paris, 1840, in-4°.

Joannis-Oominici Mansi Additamenta ad Bibliothecara latinam mediae et infimae œtatis. Voyez Fabriciu*. Man<i, Conril. Sacrorum conciliorum nova et amplissima Collectio, editio novissiroa, duabus parisiensibus et prima veneta longe auctior atque emendatior, éd. J. -Dom. Mansi. Florentiae et Venetiis, 1759-1798, 3i vol. in-fol.

Malullon , Aiia- leel.

Maliillnn, An- nal.

Mabillon, Ouvr. posthumes.

Marrobe, Satiir- nal.

A. Mai, Class. aurt. e rod. valic.

K. Mai, Spirileg. roman.

Ualherbe, Let- tres.

Malingre, An- tiquités de Paris. Ann. de Paris.

Mamertin, Pan*-- %)'■

Manekine(Rnro. de la).

Mansi, Biblioth. med. et inf. elal.

DES CITATIONS. xxxi

Voyez Catalogue ofthe Harleian manuscripls. Mss. iu ihe H»r-

The latin poems commonly attributed to Walter Mapes, collected and '^'^j'esmauèr^

edited by Thomas Wright. London , printed for the Ganiden Society, ihe latin poems. '

1841, in-4».

Histoire de Béarn, par Pierre de Marca. Paris, 1640, in-fol. Marca, Hist. Je

Dictionnaire historique, ou Mémoires critiques et littéraires, etc., par Pros- i*éarn.

««•1 j T II tfo - 1 r 1 Marchand. Uiot.

per Marchand. La Haye, 1750, 1739, a vol. in-iol. 1,;,,

Poésies de Marie de France, poète anglo-normand du XIII* siècle, publiées Marie de Ftamr

parB. de Roquefort. Paris, i8ao, 2 vol. in-8°. (■'°«- <•*)•

Metropolis remensis historia, auctore Guillelmo Marlot. Insulis, 1666', Marloi . Meiru-

t. I, in-fol. Remis, 1679, t. II, in-fol. Histoire de la ville, cité et H- "■■"•

université de Reims, pardom Guillaume Marlot. Reims, i843-i847, 5

voL in-4".

Veterum scriutorum et monumentorum amplissima Colleclio , studio Maiii'iir, Am-

Edmundi Martene et Ursini Durand. Parisiis, 1724-1733, 9 vol. in-fol. pl'^s- «ollcci.

De Antiquis Ecclesiae ritibus libri III , etc., coilecti atque exornati a R. P. Mariène.de Au-

domno Edmundo Martene, etc. Accedunt Tractatus de Antiqua Eccle- "1- ^"''- '^''•

siae disciplina in divinis celebrandis officiis, de Monachorum ritibus libri

V denuo illustrât!, Manuscriptorum opusculorum ad monachorum ritus

appendix. Venetiis, 1783, 4 vol. in-fol.

Thésaurus anecdotorum novus, complectens epistolas, diplomata, etc., Martene, The-

studio Edmundi Martene et Ursini Durand. Parisiis, 1717, 5 vol. in-fol. *'""'• «"*'^''

Voyage littéraire de deux religieux bénédictins de la congrégation de Saint- Martene.Voyaïr

Maur (Martene et Durand). Paris, 1717, 1724, 2 vol. in-4°. '"''

Veteris aevi Analecu, etc., collegit primus et edidit Antonius MatthKus, Maiihieus, Vh.

J. G. Lugduni-Bauvorum, 1697-1710, 10 vol. in-8°. Nova éd. (cum »^*' Aoaleci».

iiotis Corn.-Paul. Hoynck van Papendrecht). Hagae-Comitum, 1738, '>

vol. in-4''.

Maithaei Paris, monachi albanensii , Historia major, sive Rerum anglica- . *'»"''• •''"''•

rum historia a Guillelmi adventu ad ann. 1273. Turici, 1689, in-fol. "'"' ""•'■

Londini, éd. Willielrao Wats, i64o, i64i, a vol. in-fol. Parisiis,

1644» in-fol.

Gli Scrittori d'Italia, cioè Notizie storiche e critiche intorno aile vite e Matzuchelli,

agli scritti dei lelterati iuliani, del conte Giammaria Mazzuchelli, bre- ^"""'■- J'ï'»''»-

sciano. Brescia, 1753-1763, 2 vol., 6 part, in-fol.

Mélanges de littérature orienule, trad. de différents manuscrits turcs, Méi. de liitér.

arabes et persans, par Gardonne. La Haye, 1780, pet. in-8''. orient.

Bibliografia dei romanzi e poemi cavallereschi italiani, seconda edizione, Meiii.Kibliogra-

corretta et accresciuu (da Gaetano de contiMeIzi). Milano, i838, <"■" «ici romanzi.

in-8».

Abhandlungen der philosophisch-philologischen Glasse der koniglisch Mém. delAcad.

Bayerischen Akademieder W^issenschaften. Mûnchen, i835-i852, 6 vol, '''' ^'^''^"'■■

in-4».

Nouveaux Mémoires de l'Académie royale des sciences et belles-lettres de .Mém. del'Acad.

Bruxelles. Bruxelles, 1820-1861, 26 vol. in-4". '^^ Hnixelles.

Voy. Académie des Inscriptions. Mém. del'Acad.

Mémoires de l'Académie de Turin, Littérature et beaux-arts. Turin, i8o3- de* însnipi.

181 3, 5 vol. in-4°. Memorie délia reale Accademia délie soienze di dcmit^dV T.'riu""

Torino. Torino, 1839-1852, 12 vol. in-4».

Dictionnaire étymologique de la langue françoise, par Ménage. Paris, 1760, Ménage , Uici.

2 vol. in-fol. élyiiiulog.

XXXII

TABLE

Mrnïgiaiia.

Menaiiilr. elPbi- Irmoii. rrliqnia-.

Vlron, Kal>liau<.

Mercure de Kr.

Mérimée, Noie» J'un voyage en Au- vergne.

Meiisel.Bililiotli. lii.ll.

Mr>er, Annal, rer. dandr.

.Michaiid, tlisl. dos rroisade^.

Mnliel (Francis- que), F.xamen, rlc

Michel (Kranci'i- i|uej, l^is inédits.

MicM (Kr.), RapporKaii minis- tre.

Millin, Monnm. ani.

Millot. lliM. lilt. des troubadours.

Miscellan. lip- siens. nota.

Molaniis, Hist. S,S. imai;.

Moue, Aiizeiger fiir Kiinde, Hc.

.Mongilore , Bi- blinlli. sinila.

Mouni , l)i.^^rr- lùt.. etc.

Moutraucun, Hi- liliolli. Itiblmtli.

.Morand. Hist.de la SHiule4:lia|irllc.

Merci I . Dici. hi.«t.

Menagiana, ou les bons mots, et remarques critiques, historiques, morales et d'érudition de M. Ménage, recueillis par ses amis. Paris, i'yig,4^o\.in-i2.

Menandri et Philenionis reliquiae, gr., edente Atig. Meinecke. Berolini, i8a3, in-8'. Ejusdem Aug. Meinecke Fragmenta comicorum grawo- rum. Berolini, 1839-184», 4 vol. in-S".

Fabliaux et contes des poètes François des XII-X V siècles (publiés par Bar- baxan). Paris et Amsterdam, 1756, 3 vol. in-ia. Nouvelle édition, aug- mentée par Méon. Paris, 1808, 4 vol. in-S". Nouveau recueil de Fa- bliau^ et contes inédits, publié par Méon. Paris, 1823, 2 volume.s in-8''. Méon a publié aussi le Roman du Renart (Paris, 1826, 4 volumes in-8''), et donné une nouvelle édition du Roman de la Rose. Paris, 1S14, 4 vol. in-8°.

Mercure de France, de 1717 à 1778. Paris, 6o3 vol. in-12. De 1778 à 1792. Paris, 174 vol. in-ia.

Notes d'un voyage en Auvergne, par Prosper Mérimée. Paris, i838, in-8°.

Ribliotheca historica, instructa a Burcardo-Gotthelf Struvio, aucta a Chr.- Gottlieb Budero, nunc vero a Joanne-Georgio Meuselio ita digesta, am- plificata et eiuendata, ut pêne novum opus videri possit. Lipsiae, 1782- 1804, 22 part, en 1 1 vol. in-8°.

Comnientarii, sive Annales rerum (landricarum, libri xvii, auct. Jacohc Meyero baliolano. Antuerpiae, i56"i, in-fol.

Histoire des croisades, par Jos. Michaud. Paris, i838, 6 vol. in-8'. Bi- bliothèque des croisades. Paris, 1829,4 part. in-S".

Examen critique de la Dissertation de M. Monin sur le roman de Ronce- vaux. Paris, i832, in-8''.

I.,ais inédits des XII' et XIII' siècles, publ. d'après les manuscrits de France et d'Angleterre par Francisque Michel. Paris, i836, in-12.

Rapports à M. le ministre de l'instruction publique, dans la Collection de documents sur l'histoire de France. Paris, 1839, in-4°.

Monuments antiques inédits ou nouvellement expliqués, par A.-L. Millin. Paris, 1802- 1806, 2 vol. in-4''.

Histoire littéraire des troubadours, par La Ctune de Sainte-Palaye et l'abbé Millot. Paris, 17741 3 vol. in-12.

Miscellanea lipsiensia nova. Lipsite, 1742-1758, 39 tom. en 10 vol. in-S".

De historia SS. imaginum et picturarum... libri IV, auctore J. Molano ; J.-N. Paquot recensuit, illustravit, supplevit. Lovanii, 1771, in-4''.

Anzeiger fur Kunde der teutschen Vorzeit, herausgegeben von Franz-Jo- seph Mone. Nuremberg, Karlsruhe, i83a-i839, 8 part, in 4°-

Ribliotheca sicula, sive de Scriptoribus siculis, qui tum vetera, tum re- centiora ssecula illustrarunt, notitiae locupletissimae, auctore Antoninu Mongitore, presbytero panormitano. Panormi , 1707, 1714» 3 vol. in-fol.

Dissertation sur le roman de Roncevaux, par H. Monin. Paris, i832j in. 8".

Ribliotheca bibliothecaruni nianiiscriptorum nova, studio Bernardi de Montfaucon, Benedictini. Parisiis, 1739, a vol. in-fol.

Histoire de la Sainte-Chapelle royale du Palais, par Sauveur-Jérôme Mo- rand, chanoine de ladite église. Paris, 1790, in-4'.

Dictionnaire historique de Moréri, augmenté par Goujet. Paris, 1732, 6 vol. in-fol.; supplém. de 1735, a vol. in-fol.; nouveau supplément de 1749, a vol. in-fol. Édit. de Drouet. Paris, 1769, 10 vol. in-fol.

DES CITATIONS.

XXXll

Voy. Garin le Loherain.

Minstrelsy ancient and mo(lern, by William Motherwell. Glascow, 1827,

Chronique rimée de Philippe Mouskés, publiée par le baron de Reiffen- berg. Bruxelles, i836, i838, 2Y0I. in-4". Supplément, ibid., i845,in-4°.

Indicem lectionuni in Universitate litterarum bernensi... proponit Rector et Senatus. Praemissa est Carol.-Guil. Mûlleri Analectorum bernensium particula II : Vitalis Blesensis Geta comœdia. Bernae, 1840, in-4"'.

Cronica o descripcio dels fets e hazanayes del inclyt rey Don Jaunie, pri- mer rey d'Arago, de Mallorques e de Valencia, compte de Barcelona e de MuntpesUer, e de molts de sos descendents, per Ramon Muntaner. En Valencia, i558, in-fol. Traduction française par M. B«ichon, dans les t. V et VI de la Collection des chroniques françaises. Paris, iSay, in-S"; et Paris, i84o, gr. in-8°.

Antiquitates italicae niedii aevi, sive Dissertationes, etc., auctore Ludovico- Antonio Muratorio. Mediolani, 1738-1742, 6 vol. in-fol.

Rerum italicarum Scriptores, a Ludov. -Anton. Muratorio coUecti. Medio- lani, 1733-1751, 25 t., 28 vol. in-fol.

Mystères inédits du XV' siècle, publ. d'après le manuscrit unique de la bi- bliothèque Sainte-Geneviève par Achille Jubinal. Paris, 1837, 2 vol. in-8°.

Mort de Garin.

Motherwell (Wil- liam), Mimtrelsy, etc.

Mouskés [y\\\- lipp.), Cllironiqiie. Millier, Vitalis Ries. Geti.

Munlaner, nie.

Cio-

Miiratori, .\nliq. ilalic.

Miiraturi, Ker. ital. Srriptor.

MysIèresdiiXV siècle.

N.

Nalcs, carnien sanscritura e Mahabaratoj edidit, latine vertit et adnotatio- nibus illustravit Franciscus 60pp. Londini, Parisiis et Argentoratl, 1819, in-8".

Voy. Plaute, et ^ec. des historiens de la France.

Voy. Poésies du roi de Navarre.

Mémoires pour servir à l'histoire des hommes illustres dans la république des lettres, avec un catalogue raisonné de leurs ouvrages, par le P. Ni- ceron, Barnabite. Paris, 1727-1745, 43 t., 44 ''"i'- in-12.

Thresor de la langue françoyse tant ancienne que moderne, etc., par Jean Nicot. Paris, 1606, in-fol.

L'Histoire et chronique de Provence de Caesar de Nostradamus, gentil- homme provençal. Lyon, 16 14, in-fol.

Les Vies des plus célèbres et anciens poètes provençaux qui ont fleuri du temps des comtes de Provence, par Jehan de Nostre Dame, procureur en la cour du parlement de Provence. Lyon, 1675, pet. in-S". Tra- duction italienne. Voy. Crescimheni.

Notices et extraits des manuscrits de la Bibliothèque du roi et autres biblio- thèques, publiés par l'Académie des Inscriptions. Paris, 1787-1847, 16 vol. in-4».

Voy. Diplomatique (^Nouveau traité de).

Naltis, oann. sanscr.

Naiidel. Navarre (Roi de). Niceron, Méni.

Nicot, Thresor de la langue (r.

Notlredame(Cés. de), Hisr. de Pro- vence.

Nostredaroe (J. de), Vies des poètes prov.

Notices et extr. des mintisc

Nouv. traité de Diplomatique.

Okderici Vitalis Historia ecclesiastica, ed..Aug. Le Prévost. Parisiis, i838- i852, tom. I-IV, in-8». Tome A Ail. c

3

Orderic. Vitalis.

xxxrv

TABLE

Ordoniiaucesdes rois Je Fr.

Otlo (Fr.-G.), Comment, critic. in codd. hibliotli, aciid. gissens.

•Otidin ( (;as. ), Scriptor. Eccles.

Ovide, ex Ponio, Kemedia amoiis, i-lt.

Ordonnances des rois de France de la troisième race, recueillies par Lau-

rière, Bréquigny, Pastoret, M. Pardessus. Paris, Imprimerie royale,

1733-1841, 21 vol. in-fol. Table chronologique des Ordonnances,

par M. Pardessus. Paris, 1847, in-fol. Commentarii critici in codices bibliotheca; academicae gissensis graecos et

latinos philologicos, et medii aevi historicos ac geographicos, etc. Scrip-

sit Dr. Frid.-Guil. Otto. Gissae, 184a, in-fol. Casimiri Oudini Commentarius de Scriptoribus Ëcclesiae antiquis, cuni

raultis dissertationibus. Francofurti et Lipsiae, Weidmann, 1722, 3 vol.

in-fol. P. Ovidii Nasonis Opéra, éd. Amar et Lemaire. Paris, i830-i824, g vol.

en 10 tom. in-8'.

l'anzer, .Vniial. I V pograpb.

Papias, Diction.

iilt.

Paquet, Mvni.

P. Paris, Mss. fr.

P. Paris, Komaii- iwro.

Parise la du-

iliesic.

Pasiiii, Rivaulel- la et Kerta, Codir. iiiss. biblioth. tau- rin.

Pasquier , R«- ilierclie».

Paiilmy, Mcl. ti- ri'S d'une grande hililiolh.

Pclli , Memor. per servira alla Vi- la (li Dante.

Percin, Moniim. urd. Prxdical.

■' Peit«, Arcliiv der Gesellscliafl , etc.

Annales typographici, ab artis origine ad ann. i536, post Maittairii, De- nisii, aliorumque curas, emendati et aucti opéra Georgii-Wolfgangi Panzer. Norimbergje, i793-i8o3, 11 vol. in 4°-

Papise Dictionarium , seu Èlementariuni doctrinse erudimentum. Veneliis, 1485, in-fol.

Mémoires pour servir à l'histoire littéraire des Pays-Bas et du pays de Liège, par J.-Noèl Paquot. Louvain, 1765-1770, 3 vol. in-fol., ou 18 vol. pet. in-8'>.

Les Manuscrits français de la Bibliothèque du roi, leur histoire, etc., par M. Paulin Paris. Paris, i836-i848, vol. I-VII, in-8».— Voy. aussi Berte aux grans pies, Chanson d! Antioche, Chroniques de Saint- Denis, Histoire littéraire de la France.

Le Romancero français. Histoire de quelques anciens trouvères, et Choix de leurs chansons. Le tout nouvellement recueilli par M. Paulin Paris. Paris, i833, in-12.

Li romans de Parise la duchesse, publié pour la première fois d'après le manuscrit unique de la Bibliothèque royale, par G. -F. de Martonne. Paris, i836, in-12.

Codices manuscripti bibliolhecae regii taurinensis Athenaei per linguas di- gesti, auctoribus Josepho Pasini, Antonio Rivautella et Francisco Berta. Taurini, 1749» 2 vol. in-fol.

Recherches de la France, par Estienne Pasquier. Paris, i643, in-fol., er t. I de ses Œuvres. Amsterdam (Trévoux), 1723, 2 vol. in-fol.

Mélanges tirés d'une grande bibliothèque (par le marquis de Paulmy, Con- tant d'Orville, etc.). Paris, 1779-1788, 70 tom. en 69 vol. in-8'.

Memorie per servire alla Vita di Dante, dans l'édition de Dante publiée par Zatta. Venise, 1757, 1758, 5 vol. in-4". Et à part, Florence, i8a3, in-8°.

Monumenta conventus tolosani ordinis fratrum Praedicatorum primi, ex vetustissimis mss. originalibus transcripta, etc., in quibus Historia almi hujus conventus per annos distribuitur, etc., scriptore P. J.-Jac. Per- cin (de Montgaillard), tolosate, tolosanique conventus alumno. Tolosae, 1693, in-fol.

Archiv der Gesellschaft fur altère deutsche Geschichtkunde, etc., heraus- gegeben von G.-H. Pertz. Hannover, 1 820-1 852, vol. 1-X in-8°.

DES CITATIONS.

XXXV

Monumenta Germanise historica, ediditGeorgius-Heinricus Pertz. Hanno- verae, 1826-1852, vol. I-XII, in-fol.

Le rimetli Petrarca, col coniento di G. Biagioli. Parigi, 1821, a vol. in-8°.

Pétri Abselardi... Opéra, éd. Fr. Amboesio et Andr. Quercetano. Parisiis, 16 ï6, in-4».

Pétri Blesensis, bathoniensis in Anglia archidiaconi, Opéra omnia, etc., edente Petro de Gussanvilla, presbytère carnotensi. Parisiis, 1667, in-fol.

I). Bernardi Pezii Thésaurus anecdotorum novissimus. Augustae Vindeli- corum, 1721-1739, 6 vol. in-fol.

.Sicilia sacra, disquisitionibus et notitiis illustrata, etc., auctore abbate ne- tino et regio historiographe Don Roccho Pirro, editio tertia, emendata et continuatione aucta cura et studio S. T. D. D. Antonini Mongitore. Panormi, 1733, 2 vol. in-fol.

Annalium et historiae Francorum, ab. ann. 708 ad ann. 990, Scriptores coaetani XII, ex bibliotheca Pétri Pithœi. Parisiis, i588, in-fol.; Fran- cofurti, i594, in-8". Historiae Francorum, ab ann. 900 (verius 1000) ad ann. 1286, Scriptores veteres XI, ex bibliotheca Pétri Pithœi. Fran- cofurti, 1 596, in-fol.

Joannis Pitsei de Illustribus Angliae scriptoribus, in t. I Relationum histo- ricarum de Rébus anglicis. Parisiis, 1619, in-4°.

M. Accii Plauti Comœdiae, cum selectis variorum et novis commentariis, cu- rante J. Naudet. Parisiis, i83o-i832, 4 vol. in-S". Théâtre de Plaute, trad. par J. Naudet. Paris, i83i-i837, 9 vol, in-8'.

C. Plinii Csecilii Secundl Epistolarum libri decem et Panegyricus, éd. Le- maire. Parisiis, 1822, 2 vol. in-8".

C. Plinii Secundi Naturalis historiae libri XXXVII, cum selectis commen- tariis Joannis Harduini ac recentiorum interpretum._ Parisiis, 1827- i833, 10 vol. en i3 tom. in-S". Lat. et fr., par M. Emile Littré. Pa- ris, i848-i85o, 2 vol. gr. in-8°.

T^es Poésies du roi de Navarre, avec des notes et un glossaire français (par Lévesque La Ravallière). Paris, 1742, 2 vol. pet. in-8°.

Poetae latini minores : Gratii et Nemesiani Cynegetica, T. Caipumii Si- culi Eclogae, Q. Ennii... et aliorum Carmina, quaenotisveteribusac novis illustravit N.-E. Lemaire. Parisiis, 1 824-1 826, 8 vol. in-8''.

Aurelii Prudentii démentis V. C. Opéra omnia, nunc primum cum codd. vaticanis coUata, etc. Parmae, 1788, 2 vol. in-4°.

Il Morgante maggiore, di Luigi Pulci. Milano, 1&06, 3 vol. in-S".

Periz , Monum. liermaii. bisl.

Pplrarque.Tiion- fo d'aniore.

Pétri Abâtardi Opéra.

Pétri r.lcseii.si^ Opei-a.

Pez, Thés, aiiec- dot.

Pirro, Siril. sa- cra.

Pilliou , Scrip- tor. rer. gallirar.

Pils , Scriplor. Angl.

Plaute, éd. de Naudet.

Plin. Epist.

Plin.Natur.bist.

Poésies du roi de Navarre.

Poète latini mi- nores.

Pnidentii Opé- ra.

Pnici, Morgante maggiore.

QuADRio. Délia storia e délia ragione d'ogni poesia volumi quattro, di QuadHo, Storia

Francesco-Saverio Quadrio. Bologna e Milano, 1739-1762, 4 vol. en 7 d'og»' pœsia.

part. in-4'. QuélifelÉchard.

Voy. Échard.

M. Fabii Quintiliani de Institutioneoraturia libri XII, etc. Parisiis, i8a3- Quintilicn, in- 1825, 7 vol. in-8".

stitut. orat.

e i

XXXVl

TABLE R.

Rdbtiais, Œu- vres.

Raoul de Cam- brai.

Raynuiiard , Choix , etc. Lexi- que roman.

Keaii (Li) di Fraucia.

Rcc. des hislor. de la Fr.

Règlenivuts, elr.

Reiffeiiberg el I,. Alvin, Annuaire de la bihliotli. roy. de lielgique.

ReinaertdeVos.

Reinardus Vul- (ie«.

Reinbarl Fuclis.

Renard (Le rom. du), publ. parWil- lems.

Renard ( Les rom. du), par Ro- Ihe.

Renarl ( Rom . du).

Reneri de Brux. Tragœdia.

Revue de Paris. Revue de philo- logie.

Rivet (Uom). Robert, Fables inéd.

Robert le Diable (Miracle de).

Uabelais. OEuvre» de Rabelais, avec des remarques hisluriques et critiques (par Le Dnchat, etc.), Paris, 1732, 5 vol. in-8°. Amsterdam, 1741, -^ vol. in-4°. Paris, iSaS, 9 vol. gr. in-S". Li romans de Raoul de Cambrai et de Dernier, publié pour la première fois d'après le manuscrit unique de la Bibliothèque du roi, par Edward Le Glay. Paris, 1840, in-ia. Choix des Poésies originales des troubadours, par M. Raynouard. Paris, Firmin Didot, 1816-1821, 6 vol. in-8°. Lexique roman, ou Diction- naire de la langue des troubadours, comparée avec les autres langues de l'Europe latine; précédé d'un nouveau Choix des poésies originales des troubadours et d'extraits de poèmes divers ; par le même. Paris, i836-i844, 6 vol. in-8". Li Reali di Francia, ne'quali si contiene la generatione de gli imperatori, rè, duchi, prencipi, baroni e paladini di Francia. Bassano, 1784, pet. in-8°. Scriptores rerum gallicarum et francicarum. Recueil des historiens des Gaules et de la France, par dom Bouquet et d'autres Bénédictins ; depuis le tome XIII, par Brial; les tomes XIX et XX, par MM. Daunoti et Naudet. Paris, 17.38-1840, ao vol. in-fol. Règlements et sentences consulaires de la ville de Limoux, recueillis et pu- bliés par ordre du conseil municipal (publ. par M. Buzairies, membre du conseil). Limoux, i852, in-8°. Annuaire de la bibliothèque royale de Belgique, par le baron de Reiffèn- berg et L. Alvin; les douze premières années. Bruxelles, i84o-i85i, 12 vol. in-ia. Reinaert de Vos, episch Fabeldicht, van de twaelfde en dertiende eettw, met œnmerkingen en ophelderingen van J.-F. Willems. Gent, i836, in-S". Reinardus Vulpes, carmen epicuni... Ad fidem codd. mss. edidit et adnota- tionibus illustravit Franciscus-Josephus Mone. Stuttgartiae et Tubingae, i832, in-8". Reinhart Fuchs, von Jacob Grimm. Berlin, i834> in-8°. Le Roman du Renard, traduit pour la première fois d'après un texte fla- mand publ. par J.-F. Willems, par Octave Delepierre. Bruxelles, 1837, in-8°. Les romans du Renard, examinés, analysés et comparés, etc., par M. A.

Rothe. Paris, i845, in-8». Le Roman du Renart, publié par Méon. Paris, i8a6', 4 vol. in-8". Sup- plément, pubUéparM. Chabaille. Paris, i835, in-8°. Magistri Reneri de Bruxella Tragœdia, éd. L. Tross. Hammone, i848,

in-8°. Revue de Paris, recueil périodique. Paris, 1829-1844) ^7^ ^o'- P- «n-S". Revue de philologie, de httérature et d'histoire ancienne. Paris, i845-

1847, 2 vol. in-8°. Voy. Histoire littéraire de la France.

Fables inédites des XIP, XIII* et XIV« siècles, et Fables de La Fon- taine, etc., précédées d'une notice sur les fabulistes, par A.-C.-M. Ro- bert. Paris, i8a5, a vol. in-8°. Miracle de Nostre Dame de Robert le Dyable, filz du duc de Normendie,

DES CITATIONS.

\xxvir

à qui il fu enjoint pour ses metfaiz qu'il fist le fol sans parler ; et de- puis ot Nostre Seignor mercy de li, et espousa la fille de l'empereur. Publ. par plusieurs membres de la Société des Antiquaires de Norman- die. Rouen, i836, in-S".

Le Roman de Robert le Diable, en vers du XlIP siècle, publ. par G.-S. Trebutien. Paris, 1837, in-4°.

Fratris Rogeri Bacon, ordinis Minorum, Opus majus ad Clementem quar- tum, pontificem romanum. Ex ms. codice Dubliniensi, cum aliis qui- busdam coUato, nunc primum edidit S. Jebb, M. D. Londini, 17^3, in- fol.; Venetiis, 1760, p. in-fol.

La chanson de Roland ou de Roncevaux , du XII' siècle, publiée pour la première fois, d'après le manuscrit de la bibliothèque bodléienne à Ox- ford, par Francisque Michel. Paris, 1837, gr. in-8°. La chanson de Roland, poëme de Theroulde, texte critique, accompagné d'une traduc- tion, d'une introduction et de notes, par F. Génin. Paris, i85o, in-8°.

Romans des douze pairs de France, n°' i à 11, savoir : li Romans de Berte aux granspiés, précédé d'une lettre à M. Monmerqué sur les Ro- mans des douze pairs, publié par M. Paulin Paris ; et li Romans de Garin le Loherain, précédé de l'Examen du système de M. Fauriel sur les Romans carlovingiens, publié par M. Paulin Paris; le Roman de Parise la duchesse, publié par M. de Martonne; et 6" la Chanson des Saxons, publiée par M. Francisque Michel ; 7" li Romans de Raoul de Cambrai et de Dernier, publié par M. Edward Le Glay; et 9" la Che- valerie C^ier de Danemarche, publiée par M. Barrois; 10° et 11° la Chanson d'Antioche, publiée par M. Paulin Paris. Paris, Techener, i832- 1848, II vol. in-ia.

Poëme de Roncevaux, trad. par J.-Louis Bourdillon. Dijon et Paris, 1840, in-ia.

Roucisval, mis en lumière par J.-Louis Bourdillon. Dijon et Paris, 1841, in- 12.

De l'état de la poésie française dans les XII' et XIII' siècles, par B. de Roquefort-Flaméricourt. Paris, i8l5, in-8".

Glossaire de la langue romane, par J.-B.-B. Roquefort. Paris, 1808, a vol. in-S". Supplément au Glossaire de la langue romane, par J.-B. de Roquefort. Paris, 1820, in-8°.

Voy. Renard (Les romans du).

Voy. ff^ace.

Œuvres complètes de Rutebeuf, trouvère du XIII' siècle, recueillies et mises au jour pour la première fois par Achille Jubinal. Paris, i8ig, a vol. in-8*.

Kobvrl le Oiablc (Rom. d«).

Kog. naroii, Op. majus.

Roland (Chan- son de).

Romans des dou- ze (lairs de France.

Roncevanx (Po«- me de).

Roncisval.

Roquefort, Klal de la pocs. fi.

Roquefort, Gloss. de la lang. rom.

Rotbe, Les rom. du Renard.

Rou (Roman de).

Rutebeuf ((«.u- Tres de).

Dizionario geografico del regno di Sicilia, composto dall' abate Francesco

Sacco. Palermo, 1799, 1800, a vol. pet. in-4". SS. Salviani Massiliensis et Vincentii Lirinensis Opéra, studio et labore

Stephani Baluzii. Parisiis, 1669, in-8'. Bibliotheca belgica manuscripta, sive Elenchus universalis codicum ma-

nuscriptorum in celebrioribus Belgii cœnobiis, ecclesiis, urbium bi- t^g!

Sacro, Dizionar. geograf. délia Sici- Ua.

Salvien, de Gu- bcmat. Dei.

Sander, ou San- derus , Ribliolb.

xxwni

TABLE

Saili.de lilar. ai- cliigymii. Iionon. (iroi.

Sauvai, Aniiquil. Jf Paris.

Sliaraglia, Sii|i- plpoi. acl Wadding.

Scriplorvii. ('.o\- Icr». hUl.

Scriptoies. \o- tlorj litlér.

Sénè(|ue, Kpisi.

Sepi sages (Rom. Jps).

SiTv. ad Virgil.

Simlrr, Kpiloni. Kililioth. Gesn.

Sinnci , Calai. I1ISS. Ix-rn.

Slarr, Acliilléidi-.

Slenhciis (O.), SvcnskaForiiskrill- sidlsLapels, etc.

Straparole.lVuil». Suetnii. Oprru.

Svcnska Korn- «krift - !âllskap<^ts , ric.

.Syniipas.

bliotliecis adhuc latentium. Collegit etedidit Aiitonius Saiiderus. Insu- lis, i64i, i644i 2 part. in'4°-

De claris archigymnasii bonouiensis professoribus a sasculo XI usque ad saeculum XIV (Iiichoavit Maurus Sartius, edidit Maurus Fattorinus). Bo- noniae, 1769, 1772» 2 part, in-fol.

Histoire et recherclies des antiquités de la ville de Paris, par Henri Sauvai. Paris, 1724) 3 vol. in-fol.

Supplementum et castigatio ad Scriptores trium ordinum S.-Francisci :i Waddingo aliisque descriptos, opus posthumum F. Jo.-Hyacinthi Sba- raleae. Romae, ex typographia S.-JVlichaelis ad Ripam, apuu Linum Con- tedini, 1806, in-fol.

Collections d'écrivains divers, principalement ecclésiastiques : Voy. Ba- liize, Bolland, Canisius, Dackeri, Despont, Durand, Hommey, Labbe, Mabillon, Mai, Martène, Pez d'historiens de France : Bongars, Bou- quet, Buchon, Daunou, Du Chesne, Guizot, Naudet, Pithou... de Bel- gique: Reiffenberg... d'Angleterre: Camden, Rymer, lVliarton[Henr.)... d'Allemagne : Eckart, Leibnitz, Ludewig, Pertz, Pez... d'Italie : Lami, Mur a tari.

Notices sur la vie et les ouvrages des divers écrivains : Voy. Affo, Anto- nio, Baillet, Baie, Bayle, Biographie universelle, Ca^e, Cosme de f^illiers, Crescimbeni, De la Rue, de Visch, Du Pin {Elliei), Du Verdier, Echard, Fabricius, Fauchet, Fontanini, Foppens, Histoire littéraire de la France, La Croix du Maine, Leland, Liron, Mansi, Mazzuchelli, Meusel, Mi- chaud, Millot, Mongitore , Moréri, Niceron, Nostredame, Oudin, Pa- quot, Pits, Quétif,Raynouard, Rochegude, Sbaraglia, Tanner, Tirabos- chi, Fossius [G.-J.), Wadding, JVnrton {Thom.), Wood, Wright {Thom.), Ziegelbauer, etc.

L. Annaei Senecœ Opéra. Recognovit M.-N. Douillet. Parisiis, 1827-1832, 5 vol. in-8".

Li Romans des Sept sages, nach der pariser Handschrift herausgegeberi von Heinrich-Aclelbert Keller. Tubingen, i836, in-8'.

Mauri Servii Honorati Comraentarius in Virgilium, éd. Âlb. Lion. Gœt- tingae, iSaS, 1826", 2 vol. in-8°.

Epitome Bibliothecae Conradi Gesneri, per Josiam Simlerum, etc. Tiguri, 1574, in-fol.

Catalogus codicum manuscriptorum bibliothecae bernensis, etc., auct. J.- R. Sinner. Bernae, 1760-1772, 3 vol. in-8°.

P. Papinii Statii Opéra, éd. Amar et Lemaire. Parisiis, i8a5-i83o, 4 vol. in-8».

Brittiska och Fransyska handskrifter uti kongl. bibliotheket i Stockholm. Dans le volume intitulé : Svenska Fornskrift-sallskapets allmanna àrs- mote, 1846. Stockholm, 1847, in-8''.

Les Nuits facétieuses du seigneur Straparole. Sans indication de lieu (Pa- ris), 1726, a vol. pet. in-i2.

C. Suetonius Tranquillus, etc., curante Petro Burmanno. Amst., 1736, 2 vol. in-4''. lUustravit D.-C.-G. Baumgarten-Crusius. Lipsise, 1816- 1818, 3 vol. in-8».

Voy. Stephens (G).

i^uvTtica;. De Syntipa et Cyri filio Andreopuli narratio, e codd. pariss. édita a Jo.-Fr, Boissonade. Parisiis, 1828, in-12.

DES CITATIONS.

XXXIX

T.

HiBLiOTHECA britannico-liibernica, sive de Scriptoribus, qui in Anglia, Scotia, Hibernia, ad saeculi XVII initium floruerunl, litteranim ordine corn mentar lus, auctore Thoma Tannero, episcopo asaphensi ; praefixa est Davidis Wilkinsii praefatio. Londini, 1748, in-fol.

Torquato Tasso. Le sue Opère tutte, con le controversie sopra la Gerusa- lemme liberata. Firenze, 1724, 6 vol. in-foi.

Publii Terentii Afri Comœdiae, ex optimarum editionutn textu recensitoe, éd. N.-E. Lemaire. Parisiis, i8a7-i8a8, 2 vol. en 3 part. in-8.

Théâtre français au moyen âge, publié d'après les manuscrits de la Biblio- thèque du roi, par L.-J.-N. Monmerqué et Francisque Michel, XI'- XIV' siècle. Paris, 1839, gr. in-8*.

Traité des superstitions qui regardent les sacrements, par Jean-Baptiste Thiers, docteur en théologie et curé de Vibraie. Avignon, 1777, 4 vol. in-i3.

Sancti Thoma; Aquinatis Opéra omnia. Romae, 1570,1571, 17 tom., 18 vol. in-fol. Antuerpiae, 1012, 12 vol. in-fol. Editio altéra veneta. Acce- duntVita ejus a Jac. Echardo, et Jo.-Fr.-Bern.-M. de Rubeis disserta- tiones. Venetiis, 1 775-1 788, 28 vol. in-4°.

Bonum universale de Apibus, scr. a Thoma Cantimpratano, éd. a G. Col- venerio. Duaci, i6o5, vel 1627, in-8°.

Leben des H. Thomas von Canterbury, altfranzbsisch, herausgegeben von Immanuel Bekker. Berlin, i838, in-4'' et in-8'.

Vie de saint Louis, roi de France, par Le Nain de Tillemont, publiée pour la première fois, d'après le manuscrit de la Bibliothèque royale de Paris, par la Soc. de lliist. de France. Paris, i847-i85i, 6 vol. in-8'.

Storia della letteratura italiana, del cavalière abate Girolamo Tiraboschi. Roma, 1782-1785, 12 t., 9 vol. gr. in-4°; Modena, 1787-1794, 16 vol. in-4'.

OEuvres choisies du comte de Tressan. Paris, 1787-1791, 12 vol. in-8".

Tristan. Recueil de ce qui reste des poèmes relatifsà ses aventures, com- posés en français, en anglo-normand et en grec dans les XII' et XIII' siè- cles; publ. par Francisque Michel. Londres et Paris, i835, 2 vol. trè*- pet. in-8'.

Chronicon Nicolai Triveti Dominicani ab anno 11 36 ad annum i3o7, in Spicilegio Dacheriano, t. VIII. Et cum Adanio murimuthensi, et Joanne Bostono, éd. Antonio Hall. Oxonii, 1719, 1722,2 vol. pel. in-8°.

De Vita Caroli Magni et Rolandi historia , Joanni Turpino, archiepiscopo remensi, vulgo tributa, etc., éd. Sebastiano Ciampi. Florentiae, 1822, in-8°.

Tanaer.Bibliotli. hi'ilannico-hibrrn.

Tasso , Discors. del poem. rr.

Térence , F.ii- nuch.

Théàlr. fr. an moveii âK*».

Thiers , 1 railé des superstitions.

Thora. Aquin. Opéra.

Tboin. CaDlim- pral., Bon. univ.

Thomas (Vie de S.).

Tillcmunt , Vie de S. Louis.

lirabuschi, Slor. della leller. ilal.

Tressan, Œuvres, l'rislan.

TriveU (Nie.) Chronir.

Tur|>in, de Vita Caroli Magni.

Ughelli (Ferdinandi) Italia sacra. Roms, 1644-1662, 9 vol. in-fol. Ed. iJgbelli, rial. m- secunda, cura et studio Nicolai Coleti. Venetiis, apud Sébastian. Coleti, «"• 1717-1722, 9 t., 10 vol. in-fol.

xj. . n TABLE

Vaiiseie , Hist. Vaissbte. Histoire générale de In province de Languedoc, avec des nott-.s Je i-aogued. g^ jgj pièces justihcatives (par Claude de Vie et Joseph Vaissete). Paris,

1730-1745, 5 vol. in-fol. villaiii(iilippo), Lg Vite d'uomini iilustri fiorentini, scritte da Filippo Villani, colle anno- vi.e dno.n. .II..S. j^^.^^j j^j ^^^^^ Giamniaria Mazzuchelli. Nel tomo VI délia Cronica di MatteO Villani. Firenze, 1826, in-8°. Villani (Giov.), Cronica di Giovanni Villani, a miglior lezione ridotta coll' aiuto de' testi u Crooici. penna. Firenze, per il Magheri, iSaS, 8 vol. in-8».

Villani (Malt.). Cronica di Matteo Villani, a miglior lezione ridotta coll' aiuto de testi a *^'''°"""'- penna. Firenze, 1825, 1826, 6 vol. in-8°.

viiie-Hardouiii. Histoire de la conquête de Constantinople par les François et les Vénitiens, îànZtl!"/'" ^""'" par Geoffroy de Ville-Hardouin (édit. de Du Cange). Paris, i65y,in- fol. Dans le tome XVIII du Recueil des Historiens de la France. Édit. (le M. Paulin Paris, avec Henri de Valenciennes, pour la So- ciété de l'histoire de France. Paris, i838, in-S". ViiK'. Ix-lUivar. Vincentii bellovacensis Speculum majus. Duaci, i6a4, 4 vol. in-fol.; ou SP*"'' l'édit. de Venise, 1493, 1494, 4 vol. in-fol.

Virgilii /t.nrid., p. Virgilius Maro, qualem omni parle illustratum tertio pubiicavit Chr.- """• Gottl. Heyne, etc. Parisiis, coll. Lemaire, 1819-1822,8 vol. en 9 toni.

in-8". vuic |iaiiuiii. Vit» patruui, éd. Heriberto Rosweyde. Antuerpiae, i6i5, in-fol. vitali»Bles.Am- Vitalis Blesensis Amphitryon et Aulularia, eclogae. Edidit Frid. Osannus, phiiryon. Mve Ce- professor gissensis. Darmstadii, i836, in-8". Vitalis Blesensis Geta comœdia, praemissalndicilectionuminUniversitatelitterarunibernensi... habendarum, a Carol.-Guil. Mùllero. Bernae, 1840, in-4". Voliairr.iiKiivr. OEuvres de Voltaire, avec préfaces, avertissements, notes, etc., par M. Beu- chot. Paris, 1828-1834, 70 vol. in-8°. Table alphabétique et analy; tique des OEuvres de Voltaire. Paris, i84o, 2 vol. in-S". vmi drr Hagrii, Uuchder Liebe, herausgegeben durch Fr.-Heinrich von der Hagen. Ber-

Burli der I.ieU-. i- ,o„_ ;„ C

un, 1009, m-o. V0S.11H ((..-J.), Gerardi-Joannis Vossii de Historicis latinis libri III. Lugduni-Batavorum,

Je H.slor. 1.1. 1 65 1, in-4''.

Vo):ii:<- liitél-. Voyage littéraire de deux religieux bénédicJins de la congrégation de Saint- Maur. Voy. Martene.

w.

Wace, Rom. de Lk Runian de Rou et des ducs de Normandie, par Wace, poète normand

'*"" du XIl" siècle, publié pour la première fois, d'après les manuscrits de

France et d'Angleterre, par Fréd. Pluquet (et Aug. Le Prévost). Rouen,

1827, 2 vol. in-8°.

Waddiiig, Ali- Wadding. Annales Minorum, seu trium ordinum a S. Francisco instituto-

'" '"■ rum, auctore A. R. P. Luca Waddingo hiberno, etc. Romse, 1731-

1741, 17 vol. in-fol. Annales Minorum continuât! a P. F.-Joanne de

Luca veneto, et F. Jos.-Maria de Ancona. Roma.', 1740, i745, 2 vol.

in-fol.

DES CITATIONS.

xu

Scriptores ordiiiis ISIinoriim, recensait 1". Lucas Wacldingus. Roniir, i65o, in-fol. Ed. altéra. Roma;;, ex typographia S.-Micliaelis ad llipani, apud Linuin Contedini, 1806, in-fol. \ oyez Sbaraglia.

The latin poems conimonly attributed to Walter Mapes, coUected and edited by Thomas Wright. London, 1841, in-4".

The History of english poetry, from the close of the eleventli to the com- mencement ol' the eighteenth century, etc., by Thomas Warton. Lon- don, i8a4, 4 vol. in-8°.

Histoire des révolutions du langage en France, par Francisque Wey. Pa- ris, 1848, in-8°.

Anglia sacra, sive Collectio historiarum de archiepiscopis et episcopis Angliae, cura Henrici Wharton. Londini, 1691, 2 vol. iii-lbl.

Concilia Magnac Britanniae et Hibernix a synodo verolamiensi ann. 44^ ^(^ londinense ann. 1717. Accedunt constitutiones et alia ad historiam ec- ciesiae anglicanae spectantia. Edidit post Henricuni Spi'Imannum David Wilkins. Londini, iyi6, ly^y, 4 vl. in-fol.

Willelmus Malmeshuiiensis, dans le tome XI du Recueil des historiens des Gaules et de la France. Voy. ce Recueil.

Voy. Bongars, Gesta Dei per Francos.

De Cœiibatu ministrorum Ecclesiae thèses theologicae, qiias... proposait l*aul.-Frid. Vœgtiinus, Durlaco-Marchicus. Durlaci, 1686, in-4°.

Ueber die Lais, Sequenzen und Leiclie; ein Beitra^ zur (iescliichte der rhythmischen Fornien und Singweisen der Volkslieder und der volks- maessigen Kirchen-und Kunstlieder im Mitteialter, von Ferdinand Wolf. Heideiberg, i84i,in-8°.

Teber die neueslen Leistungen der Franzosen fur die Herausgabe ihrerna- tional Heldengedichte, etc. Wien, i833, in-8°.

Johan. Wolfii J.-C. Lectionum memorabilium et reconditarum centenarii XVL cum indice absolutissimo M. Johan. -Jac. Linsii. Lavingae, 1600- 1608, a vol. in-fol.

Wolfram von Eschenbach, herausgegeben von Karl Lachmann. Berlin, i833,gr. in-S".

Historiaet Antiquitates Universitatis oxoniensis duohus voluminibus com- prehensae, auctore Antonio a Wood. Oxonii, e theatro sheldoniano, 1674» 2 vol. in-fol.

A Sélection of latin stories, from mss. of the thirteenth and fourteenth centuries, éd. by l'homas Wright. London, 1842, pet. in-8°.

Biographia britannica literaria; or Biography of literary characters of Great Britain and Irelând, arranged in chronological order , by Thomas Wright, corresponding member of the Institute of France. London, 1842, 1846, vol. let II in-8'.

Early Mysteries, and other latin poems of the twelfth and thirteenth cen- turies, éd. by Thomas Wright. London, i838, in-8*.

The Political songs of England, edited and translated by Thomas Wright. London, 1839, in-4''.

Reliquiae antiquae. Scraps from ancient manuscripts, illustrating chiefly early english literature and the english language, edited by Tho- mas Wright and James Orchard Halliwell. London, 1841, i843, a vol. in-8'.

VVa(lilliig,.Vrip loi'. Miii.

Walter Mapr>, Ijtiii pofnit.

Warton, Hiiil. of riiglish |Kietiy.

Wey (Francis), Hist. des ré\ol, du lang. en Krauce.

Wtiarlon, Au- glia ucia.

Wilkim , <Uin- ril. Brilaiiii.

Willelm. Mal- mesb.

Willeini. 'lyi. Ilisloria.

Wopgllin. di'O- liljalii, elr.

Wolf (Kerd.), Ceber die I^i», Sc- qneiiyrn iiiid Lei- che.

Wolf (Ferdin.;, Uebcr div neues- len, elr.

Wolf (Jean), Lecliun. memorab.

Wolfram von Eichenbacli.

Wood, Hist. el anliq. liuiv. oxon.

Wrigbl(Tliom.). A Sélection of latin slories.

Wright(Thom.), Biographia bril.

Wright (Thom), Early Mysteries.

W^righl(Thom.), Political longs.

Wright (Thom.) et Halliwrll, Reli- qniz anlii|nie.

Tome XXII.

XI II TABLE DES CITATIOiNS.

zicgelbauer, HiSTUHiA rei litterui'iiv oitlinis S.-Beiiedicti, etc. Upus, a il. P. Magiioaldii Hi%t. r«i lin. ord. Ziegeibauer ichnograplùce a(lum])i'atum, recensuit, auxif, jurisqiie pu- blici fecit 11. P. Oliverius Legipontius. Augustne Vind. et Hcrbipoli, 1754, 4 vol. in-fol.

TABLE

DKS -^lOTICKS COWTENUKS DAfIS TE VlJfGr-DflIXlàMH VOMIMK.

AvBKTIVsr.MPIlT P*C. V-XIV

Ta(I( dks citations XV-XI II

FIN DU TREIZIÈME SIÈCLE. ci.ossAimKs.

Introduction i ,gi

I. Glossee Placidi grammaliei a, 3

II. Glotsariam vêtus. Glossa; antiquœ 3-5

III. Papias : Elementarium doctrinœ erudimentum 5-8

IV. Thésaurus novus latinitatis 8,9

V. Hugulio : Verborum derivationes 9-1 1

VI. Magistri Johannis de Garlandia Dictionarius ii-i3

VII. Johannis de Janua Summa, qua; CatltoKeon appellatur t3- 1 5

VIII. yocabula a pœtis usurpata, per alphabeti ordinem i5-i7

IX. Vocabulaire latin 17

X. Dictionarium theotogicum 1 8-10

XI. Expositiones vocabulorum quœ in sacra Seriptura reperiuntur, etc. No- tifia vocabulorum Scripturte sacrée 30-2>

XII. Glossarium , a2, ai

XIII. Jean, auteur du Comprehensorium a'iia4

XrV. Dictionarium latino-gatlicum a4~>^

XV. Maître Guillaume , 26, 27

XVI. Dictionnaire provençal-latin 27,28

XVII. Dictionarium provinciali-latinum 28

XVIII. Glossaire latin-français ^8, 29

XIX. Glossarium gallico-latinum 3o-3«

XX. Pierre Roger.. .' 32,33

XXI. Catholicum, ou Dictionnaire latin-français. . . . , 33-36

XXII. Dictionarium latinum amplissimum 36-38

/2

xMv TABLE

POESir.S INTIMES.

Vital de Blois: i" Geta. Babh •. 39-5o

Guillaume de Blois : Àlda 5i-55

Matthieu de Vendôme : Mito, %" Miles glorioxus. Lydia. 4" Suin- mula de sc/iematibut, etc. 5" Lettre d'un étudiant de l'Universitc de

Paris. 6" Divers poënies 55-67

Poëmc sur la victoire de Simon de Montfort 67-69

Alexandre de Viliedieu : Carmen de Mgorismo 69i70

Histoire des Bretons 7 '-77

Jean de Garlandc, auteur d'un poënie de Triumphis Ecclcsiœ. Pœniteii-

tiariut. Synonyina et AUquivoca. Distichium , etc 77-103

Songe d'un clerc io3,io4

Poëme médical lo5-i]o

Hymnes, chansons, satires 110-166

T«oi;iiAnoi;Bs.

Oirart de Roussillon 167-1 go

Ferabras 190-aia

r.ancclot du Lac ■xi^-ii'i

Geoffroi et Rrtinissende ai4-a34

Blandin de Cornouailles 234-a36

La Vie de saint Honorât a36-i4<>

Poëmc sur la Croisade contre les hérétiques albigeois a4o-a58

TBOVVKKIS.

Chaksoiis ne geste. Introduction 259-173

Agolant 374

Aiol a74-a88

Aimeri de Narbonne a88

Alexandre le Grand Ib.

Amis et Amile /^.-agg

Anséis (le Cnrthage 3oo

Anséis, fils du roi Girbert Ib.

Antioche Ib.

Aspremont Ib. 3i8

Auberi le Bourgoing 3i8-334

Aya d'Avignon 334-347

Bataille d'Aleschans 347

Bataille de Loquifer Jb.

DES NOTICES. ma

Rerte aux grands pieds ' ^S

Beuvc de Comarchis Jb.

Roiive de Hanstone Ib.

Brun de la Montagne Jb., 349

Charroi de Nîmes (Le) ^5o

Chétifs (Les) Ib.

Chevalerie Vivien (La), et la Bataille d'Aleschans fb.

Chevalier au Cygne (Le) Ib.- ^5i

Comprenant :

\. Antiorhe ■i5Vi7.>

II. Jérusalem 370-384

IIL Les Chélifs 384-388

IV. Hélias 388-3y2

V. Les Enfances de Godefroi de Bouillon 3gi-4(»

Conquête de la Petite-Bretagne /102-4 1 1

Couronnement de Looys (Le) 4ii

Destruction de Jérusalem (La) tti\-!tit

Éiie de Saint-Giles -'116-42.',

Knfances Guillaume (Les) 434

Knfances Vivien (Lci) .',a5

Foulque de Candie Jb.

Oaidon /é. - 43 ',

Garin de Montglane 4^4

Garin le Loherain Jb.

Garnier de Nanteuil Jb.

(iautier d'Aupais Jb.

(îirart de Roussillon Ib.

Girart de Viane Jb.

Girbert et Gerin 435

Guibert d' Andrenas Ib.

Gui de Bourgogne Jb.

Guillaume au Court nez H.- 438

Comprenant :

I. Garin de Montglane .',38-448

IL Girart de Viane 448-460

III. Aimeri de Narbonne 460-470

IV. Les Enfances Guillaume 470-481

V. Le Couronnement du roi Looys 481-488

VI. Le Charroi de Nismes 488-/',9:'>

VIL La Prise d'Orange 495-498

VIII. Beuve de Comarchis ',98

IX. Guibert d'Andrenas Jb.- 5oi

xi.vi TABÏ.E

\. La Mort d'Aiineri de Narbonne 5oi-5o'S

XI. Les Enfances Vivien 5o3-5o7

XH. La Chevalerie Vivien, et la Bataille d'Aleschans. . 5o7-5i<)

XIII. Le Moniage Giiillaunie Sip-Sap

XIV. Rainouart Sig-U'ii

XV. Bataille de Loquifer 53a-538

XVI. Le Moniage Rainouart 538-543

XVII. Renier 5/i«-54A

XVIII. Foidque de Candie 544-55i

Helias 55i

Hervis de Metz Jh.

Horn //i. - 56H

Isoré le Sauvage 568

Jehan de I^insun Ib. - 58'f

Jérusalem 583

Jourdain de Blaives /6.-587

Jules César 58?

Les Lohrniiiis , comprenant : I. Hervis de Metz Jb.- 6o4

II. Garin le Loheraiii, et Begon de Belin 6o4-6>S

III. Cirbert de Metz 6i5-635

IV. Anséis, fils du roi Girbert 633-643

Maugis d'Aigremont 6/|3

Moniale Guillaume (Le), et Moniage Rainouart (Le) Ib.

Mort d'Ainieri de Narl)onne Ib-

Ogier (Knfimces) ,• . Jb.

Ogier le Danois /*• -659

P.irise la duchesse 659-667

Prise d'Orange (L.t) €67

Oiiatre (ils Aimnn (Les), comprenant : I. Renaud de Monlauban VA. -700

II. Maugis d'Aigremont 700-708

Rainouart ib.

Raoul de Cambrai Jb.'^^j

Renaud de Montauban Jb.

Renier. Ib.

Roncewux 76.-755

Saisncs (Les), ou VitukinddeSaxe 756

Siège de Barbustre (Le) Ib.

Vespasian Ib.

Voyage de Churlemague à Jérusalem Ib.

PoKMES d'avehtdkes. IntroductioH 757,758

Amudas et Ydoine 758-765

Rianrundin 765-778

DES NOTICES. xi.vii

Blonde d'Oxford et Jehan de Dammartin 778-78^

Comte de Poitiers (Le) 781-78M

Élcdus et Serùne 789-791

Éracles 791-807

Escoufle (L') «07-817

Flore et Blanchefleur 8i8-8ar>

(ïuillaume de Dole 82<>-8aR

Guillaume de Palerme 8îij-8.',<i

Guy de Warwylte R4i-85i

llle et Galeron 85i-«';.',

Manekinc (La) 86.',-868

Merauyis de Portlesguez 868-870

Poire (La) 870-879

Robert le Diable 8-9-8«7

Roman du Renart BBg-q^Ci

j4dtlition.t et corrections 5)47-9')»

Tabi.k ors autkubs kt ors nATiikEs 9%3-97 1

HISTOIRE LIÏÏÉRAIRE

DE LA FRANCE.

XIII SIKCLE.

FIN DU TREIZIEME SIECLE.

GLOSSAIRES.

Plusieurs glossaires étant anonymes, et quelques-uns de Introduction. ceux qui ne le sont pas étant des pièces de peu d'importance, il a été naturel de les réunir en une notice collective. A être ainsi rassemblés sous un même coup d'œil, ces documents gagneront quelque intérêt , tandis qu'isolés ils auraient à peine valu cf'être remarqués.

Une telle notice nous a paru avoir convenablement sa place à la fin du XIIP siècle. Ce siècle est, pour la France, le plus haut point de la gloire littéraire au moyen âge. C'est le mo- ment où la vieille langue a le plus de régularité, la vieille poésie achève de prodiguer ses trésors. Plus tard, une autue ère commence ; la langue se décompose ; la source abondante des chansons de geste tarit; on traduit beaucoup, on com- pose des histoires, on fait des poésies légères, jusqu'à ce qu'enfin la renaissance vienne mettre son caractère sur tout ce qui se produit. Il n'était donc pas inutile de clore l'his- toire littéraire du XIIP siècle par de courtes recherches sur les glossaires.

A la vérité, quelques-uns de ces glossaires descendent un peu plus bas; mais , comme ils portent la trace d'un français ancien , il n'a pas été nécessaire de se renfermer stricte- ment dans des limites chronologiques.

Nous n'avons pas craint de faire .figurer dans cette notice

Tome XXIL A

2 GLOSSAIRES.

Xm SIECLE.

" trois Italiens , Jean de Gênes, Hugutio et Papias : Jean de Gê- nes, parce qu'il cite souvent des exemples français; Papias et Hugutio, parce qu'ils ont été une source féconde ou les glossogra plies subséquents ont puisé.

Outre les livres inqirimés, nous avons mis à contribution bon nombre de manuscrits. Sans doute on en trouvera, dans les bibliothèques de nos départements et dans les bibliothè- ques étrangères, qui mériteraient d'allonger notre notice. Du moins, pour ceux qui ont été à notre disposition, nous avons eu le soin de les déterminer de telle manière, que cha- cun pourra s'assurer si les lexiques manuscrits que nous n'avons pas vus sont les mêmes que les nôtres ou en sont différents.

I. GLOSS^E PLACIDI GRAMMATICI.

ciassic. aiict. Placidus le grammairien est, d'après la conjecture de M. le e Vatican. codd., cardinal Mai, le même que Luctatius Placidus, commenta- teur de Stace et mythographe. On peut croire qu'il était ibid., p. 562. dans la Gaule; du moins, au mot frameœ , il dit : Frameœ , hastœ longissimœ , quibus etiam nunc Armorlci utentes , hoc nomcn tribunnt. Il paraît avoir rédigé ses gloses en Ibid t III commentant différents auteurs. Par exemple : Fastidiosuin p. 465. ' ' vero pro fastidiose dixit. Et plus loin : Immensorum thesau- ibid., p. 474. roruin ratio qiiidem facit , sed proptcr euphoniam immen- sum dixit. Ces deux dixit se rapportent à quelque auteur dont Placidus expliquait le texte.

Ce glossaire de Placidus a été publié par M. Mai , d'abord Ibid p 1% ^^^ deux manuscrits peu anciens et défectueux; puis l'édi- 5<)3. ' teur, ayant trouvé un manuscrit du XIî siècle, meilleur et

ibfd., t. VI, plus complet, a donné dans un autre volume du même re- p. .>j4- 74. (jueil les additions et les corrections fournies par cette nou- velle source. Placidus peut figurer ici, et à titre d'auteur d'un glossaire, et comme omis par nos prédécesseurs, bien qu'il paraisse appartenir à la Gaule.

Placidus est un glossateur chez qui il y a quelques bonnes renjarques à prendre, et quelques témoignages à invoquer Revue de Phi- sur la latinité. C'est ainsi que M.Quicherat l'a cité, à côté loiogie, t. i,n. a, d'autrcs grammairiens, pour prouver que les auteurs corrects '' ciassic auct distinguaient juventus , juventas et juventa. Juventus , dit I. III, p. 474. ' Placidus, juvenum multitudo ; Juventas , dea juventutis ; ju- venta ipsa nostra œtas est. Il est vrai qu'il ajoute aussitôt : Sed nostri in plerisque locis aliter posuerunt. Mais c'était

PLACIDUS.

XIII SIÈCLE.

un abus des âges postérieurs. En effet, le même .savant a fait

voir que, dès le IV' siècle de notre ère,juventns était non- seiilement devenu le synonyme de j'iwenta , mais encore l'a- vait remplacé; et il cite des exemples de cette confusion dans L.cit.,p. 143. saint Auîïustin, Palladius, la Vulgate, Nonius et Isidore. Cela prouve que notre grammairien Placidus avait très-bien re- connu le changement qui s'était fait dans l'emploi de ces mots.

Ménage rapporte et approuve l'opinion de plusieurs éty- Dict. étymoi., mologistes qui dérivent notre mot flatter du ]al\n flntare , ^"i'"^'^ ^^^"^'^' qu'on ue trouve guère que dans les glossateurs. « Le glossaire de Papias, dit Caseneuve, a : Flatare, augerc et aniplum red- dere ; ()arce que les flatteurs remplissent de vanité et enflent de la bonne opinion de soi-même ceux qui les écoutent, et qui croient ce qu'ils disent. » C'est plus haut que Papias qu'il faut faire remonter cette glose ; elle est chez Placiuus, ciassic. auct., et dans les mêmes termes. '• ^"' P* ''^''•

Placidus recommande de dire : recensiti libri, et non re- ibid., p. 497. censeti ; prœbiti, et non prœbcti.Gesi en effet une faute que l'on rencontre souvent clans les très-anciens manuscrits; et on pourrait déjà y voir une tendance des langues néolatines, ou du moins de la langue française, à changer, quand une même voyelle est répétée dans deux syllabes consécutives , une de ces voyelles. Ainsi, pour ne citer qu'un exemple, dl- videre a fait, non diviser, qui est moderne, mais deviser, qui est la forme ancienne.

Ce n'est pas le seul endroit Placidus combat des fautes qui prenaient racine de son temps, et qui sont devenues des formes fixes dans les langues néolatines. Il dit, avec toute raison, et en se conformant à la vraie latinité : Ânte mcfugit iijid-.p. Mi. dicimus , non ah ante me ; nam prœpositio prcepositioni ad- jiingilur imprudentcr. Cette imprudence se commettait , la glose le prouve , vulgairement du temps de Placidus ; et on voit ab ante, quoique condamné par les grammairiens, re- cevant droit de bourgeoisie dans les langues filles du latin, devenir avanti en italien, et avant en français.

II. GLOSSARIUM VETUS. GLOSS^E ANTIQUE.

Le Glossarium vêtus a été publié par M. le cardinal ciassic. auct. jMai; il commence par la glose: abacta, immolata, et finit * ^j'"^" "^î^^j

Kar la glose : zelotypa, zelosa. Ce glossaire a des ressem- 55,.' lances avec le glossaire d'Isidore ; mais on trouve aussi dans

A 2

4 GI.OSSAIRES.

XIII SIÈCLE. , . , , 1 , , ^

le premier des choses qui ne sont pas dans le second. Ces

ouvrages, composés lors de la décadence de la langue latine,

contiennent, il est vrai, des explications empruntées à des

glossateurs plus anciens, et relatives à des mots du vieux

langage des Romains; mais, en outre, ils admettent des mots

barbares et populaires, qui, pour la plupart, sont entrés et se

maintiennent encore dans les langues modernes. Or, c'est à

ce point de vue particulièrement qu'ici de pareils lexiques

peuvent nous intéresser. Ce qui donne pour une question

pareille du prix à notre glossaire, c'est qu'il est fort ancien.

Le manuscrit qui l'a conservé remonte jusqu'au VIP siècle.

ibid. p. 55o. ^^ glossateur, expliquant vesperascit, dit : Sero fccit , ad

occasum inclinât. On voit là, dès lors, la locution moderne:

Il fait ntiit. Quoique le mot gluto se trouve dans les anciens

glossateurs, cependant il paraît avoir été fort peu en usage

dans la bonne latinité; du moins il ne figure pas dans les

monuments écrits qui nous restent. Mais il était sans doute

d'un usage vulgaire, et, à ce titre, il s'est implanté dans nos

langues modernes. On lit ici , dans un article dont le com-

ibid., p. 533. mencement est altéré et inintelligible : Fulgo glutto oppella-

tur. Bisaccium, pour dire un bissac, se trouve dans Pétrone ;

mais notre mot besace est déjà dans cette glose : Mantica,

ibid., p. 533. bisacia. Adproximata (mot inintelligible), tortelluni pue-

ii)id 5o4 ''^^- Tortellum, qui signifie ici un bourrelet, est notre mot tour-

lu .1 ' c c teau. Hirsutum, villutnm. Villutum , dérivé devillus, n'existe

lbia.,p. 320. ' 1 1 ' •! » ' ' 1

cependant pas dans la latinité, mais il s est perpétue dans l'italien vclluto , dans le français velu, et dans le mot velours.

Ibid p 546 Sublatum , tultum ; il est fort possible que cette glose soit renversée, et qu'il faille lire : Tultum , sublatum. Quoi qu'il en soit, tjdtum, qui n'appartenait pas à la latinité classique, a vécu dans l'italien tolto, et dans le vieux français toit, par-- ticipe du verbe dont l'infinitif est tollir ou toudre. Nous ci-

lbid.,p. 5/(7. terons encore les gloses : Suffarcinatus , caricatus; d'où.

ibid., p. 53;. l'italien caricare, et le français charger; orbita, strata, d'où l'italien strada, et le vieux français estrée :

Berie ans Vit Poiitoise et Poissy et Meulent en l'estrée.

1.XXXII. ' Nutu, voluntate, sive cinno vcl aspcctu. Cette glose nous ciassic.iiuti., donne encore un mot moderne; cinno est devenu l'italien t. VI, 1». 536. (^gfifio, et n'est |)as étranger non plus à l'ancien français, il se trouve dans le mot acener :

Berle aus , , , r. v i>

glands pies Ou quele voit Pepin, d une part 1 acena.

^^^^^^- ^ XIII SIÈCLE.

On donne pour étymologie à gargote l'allemand Garku-

elle, composé de gar, prêt, cuit, et de Kiiche, cuisine; mais l'opinion de Ménage nous paraît plus vraisemblable : il tire Din. ëijmol., ce luot de gurgutium , altéré de l'ancien mot latin gurgus- 'i.P 5o6, tiuni , gurgustiolum , et pour lequel il a recours au témoi- gnage du glossaire de Vendôme : Gurgutia , loca taberna- rum tenebrosa. C'est aussi notre glose, laquelle ajoute: Ubi ciassic. auct., convivia turpia fiunt. t. Vl, p, 5a6.

•2° Les G lossœ antiquœ , f\ne nouf> lisons dans le même Classic. auct., recueil de M. Mai, commencent par abbaso, infirma dumus, 'vY"' P- ^^*'" et finissent par : xystorches , atlilclarum princcps. Le manus- crit dont le savant éditeur s'est servi est du XI* siècle. On y trouve: niachiones , cunstructores parictum; glose déjà con- ibid., p. 56;. nue par Lsidore, et qui est l'origine de notre mot maçon. Querellntur , queritat , vuci/eratnr; c'est notre mot querel- ibid., p. 576. 1er. Mitra , kappa , kapitis ornamentum ; c'est notre mot ibid., p. 569. chappe. Stabu/is , curtibus ovium; c'est la curtis qui revient lbid.,p. 58o. si souvent dans les preniiers monuments du latin barbare, et que nous avons gardée dans toutes ses acceptions, cour de judicature, cour de seigneur, cour de maison, basse-cour, excepté celle que signale notre glossograplie. Insilivis, gra- ibid., p. 564. fiolis , qui inserantur; voilà notre mot greffé qui se trouve dès lors dans le langage, le nom de l'instrument graphium ayant fini par fournir le nom de la branche transplantée. Au temjjs il écrivait, la musique d'orgue était cultivée, à en juger du moins par ceci: Hydroplasmus , quicantiones com- ibid., p. 563. ponit organi. Quelquefois ces gloses sont altérées d'une ma- nière desespérée; mais quelquefois aussi le remède se pré- sente au bout de la plume: Pictionicœ , qui vincunt in ibid., p. 574. pictuarum certamine. 11 est évident qu'il faut lire : Pycto- nicœ , qui vincunt in pyctaruin certamine. Pyctonicœ , ceux qui remportent la victoire dans le combat du pugilat.

IIL PAPIAS : E LE M ENTA RI II M DOCTRIX^ EHUDIMENTUM.

Ce titre est celui que Papias croit préférable pour son ouvrage : « On nomme glossaire, dit-il dans le préambule, « un livre se trouve simplement l'explication de quel- « (|ues mots ou de quelques locutions; mais conune j'ai ajouté « ici des définitions, des étymologies conformes aux règles, des « sentences et beaucoup de renseignements de ce genre, on a pourra nommer plus convenablement mon ouvrage wn « Rudiment élémentaire de doctrine. »

6 GLOSSAIRES.

XIII SIECLE.

Papiasexposant lui-niêmelaméthodequ'il a suivie, il fautle

laisser parler: «Detout ce qui se trouve dans ce livre, une partie « a des autorités certaines, une partie est chancelante, n'étant « appuyée d'aucun suffrage solide. En d'autres cas, la chose « parle d'elle-même, et alors nous jugeons superflu de mettre « des notes. Mais quand il y a doute, afin que nous ou tout autre « corrigions ou confirmions par quelquedécouverte ultérieure « ce qui est incertain, nous ajoutons unoZ'e/«.f avecunpoint,ou « un astérisque avec un obeliis. Quant au genre, à la déclinai- « son et au temps, nous joignons à chaque mot certaines in- « dications : ainsi m signifie masculin ; f, féminin; n, neutre ; « c, commun, de deux ou de trois genres. Les déclinaisons « sont indiquées, la première, par p; la seconde, par s; la « troisième , par t ; la quatrième, par q; la cinquième, par v. « Les noms irréguliers ou manquant d'un cas se reconnaî- « tront à la particularité qu'ils offrent. La conjugaison des a verbes sera désignée par la première ou la seconde per- te sonne, ou par l'infinitif, caractères qui sont toujours déci- « sifs. Nous noterons la quantité des syllabes par une vir- fc gule, si elles sont longues; par un point, si elles sont « brèves. Quant aux diphthongues, à la position et au reste « évident de soi , nous n'avons rien marqué. Celui qui voudra « trouver dans notre ouvrage promj)tt'ment quelque chose, rt saura que l'ordre en est alphabétique, non-seulement dans « les premières lettres, mais encore dans la seconde, la troi-

« sième, et quelquefois au delà Il arrive qu'il y a des varia-

« tiens dans les premières, les secondes ou les troisièmes let- « très, à cause des différences d'orthographe; par exemple, « hyœna est écrit par quelques-uns avec un i , par d'autres « avec y, ou avec une aspiration et la diphthongue ae à l'a- « vant-dernière syllabe; verhena, une plante, est écrit par « quelques-uns berbena. Il n'est pas inutile d'avoir donné ces <c avertissements. Pour les autres notations, l'usage de ce « livre les enseignera sans peine. Je m'appuie souvent du té- « moignage de quelques auteurs; voici les noms de ces au- « teurs, qui sont indiqués par leurs lettres initiales dans le (t courantdel'ouvrage: Isidore, Augustin, Jérôme, Ambroise, « Grégoire, Priscien, Boëce (presque tout ce que nous avons « trouvé dans les livres de Boëce, de Priscien et des autres « est noté dans notre livre avec les mêmes apices), le commen- « taire sur Boëce, Remigius (Rémi d'Auxerre), Bède, Origène, « Horace, Cicéron, Hippocrate, etc.; le livre de Gestis Lon-

PAPIAS. 7

' XUI SIECLE.

V. gobardorum , l'Histoire ecclésiastique d'Eiisèbe , Orose,

« Galien, Placitus, Eucherius, Virgile ; les commentaires sur « Virgile, sur Horace, sur Juvénal, sur Martial, et les autres « que je passe sous silence; Aimon, Platon, Fulgence. »

Ces indications de Papias ont été fort mal suivies dans l'é- Venise, 1485, dition que nous avons sous les yeux , édition de tous points '"'"'• défectueuse, et l'on rencontre fréquemment des fautes évidentes, des choses inintelligibles. Par exemple : Aruns^ tis , quidam fuit, qui camellam interfecit puellam. Jjisez Ca- millam; il s'agit de la Camille de Virgile. Bronchum, grœce a gutture, quem gurgulionem vocamus. liisez : Bronchas, grœce, guttur, qucm gurgulionem vocamus. Il faut se garder d'impu- ter à Papias ces fautes si nombreuses d'une mauvaise édition.

Ce qui lui est propre, c'est la manie de donner des étymo- logies ordinairement absurdes. Ainsi , il dérive akyrologia, qu'il écrit achirologia , de chir, manus , et logos , dictio ; ce qu'il traduit par immanualis dictio, quœ ad manum non levi- ter venit. Mais la plus singulière étymologie est peut-être celle-ci : /*rt/?^, TraTraî, interjection admirative, d'où vient papa, le pape, c'est-à-dire l'admirable.

Cependant Papias n'ignore point le grec; il en cite sou- Tirabosch», vent des mots, et même il est probable qu'il connaissait Ho- ?,'?"*' ..*"^' ' '•

... Il- 1 1", p. 3oo.

mère; au moins il en rapporte des denu-vers; par exemple,

au mot Argos : Homerus primo Iliados, jcal xuvaj àpyouç , id est celeres.

Dans le latin barbare des médecins du moyen âge, l'intes- tin rectum est appelé longao. Dans Papias , nous trouvons la glose: Longio intestinum vocatur, quodsit longum. liC longao des médecins est sans doute une altération de longio , dont la dérivation est manifeste.

Papias, Lombard, adresse son livre à ses fds absents, dont il se trouvait séparé, soit, dit-il, à cause de ses péchés, soit par la disposition de la Providence, qui arrange les choses pour le mieux. Il avait mis dix ans à composer cet ou- vrage. On y trouve, comme il l'annonce lui-même, un grand nombre de définitions , dont quelques-unes sont fort éten- dues; on y trouve aussi bon nombre de noms propres , de noms géographiques, des mots grecs, et même des mots hébraïques. Mais ce qu'on y chercherait en vain , et ce qu'on regrette de n'y pas trouver, vu l'époque reculée de l'auteur v. Mur.t'^,;, (il écrivait dans le milieu du XP siècle), ce sont des notions Antiquita» iiai! sur le langage et les usages de son temps. Papias est tout "'"^j^^ "^'

8 Gr>OSSAIRES.

XIII SIÈCLE.

entier tourné vers l'antiquité; il n'a pas un mot pour l'âge

il a vécu.

IV. THESAURUS NOVUS LATINITATIS.

Ce Trésor nouveau de latinité, publié par M. le cardinal ciassic. auct. Mai, est anonyme; mais si le nom de l'auteur est inconnu, sa e Vaiic. codd. profcssiou ne l'est pas; car, dans le prologue, il fait entendre i^Va ^ ^ clairement qu'il était un homme livré à l'étude et à l'ensei- gnement de la grammaire. L'éditeur le place au XII* siècle, d'abord, parce que le manuscrit d'où il a tiré ce lexique pa- rait, en effet, remonter jusque-là; ensuite, parce que l'écri- vain le plus récent, parmi ceux qui s'y trouvent cités, est Marbode, qui mourut en i laS. Quant à sa patrie, notons que ce lexicographe anonyme sait le français, puisqu'on y a re- Page 88. levé les mots suivants : Calyhs..., f/uod gaÛice vocatur acer; 99- cadus..., quod guUice dicitur baril; castor, guUice autcm be- ^3' vere ; crepo , crever ; puhinus , qui sub ttohis jacct , quod 94. gallice vocatur cuWtii; frngum, quod gallice dicitur freses; 111. scsa, quod gallice dicitur gisarme; ardea, quœ gallice dicitur 3,"' hairum; alvcaria , quœ gallice dicuntur rusc.T; alietus, avis 34. quœ gallice vocatur smerillum. Mais il y a aussi deux mots '^- anglais: /mj' quandoque dicitur pro elixatura carnis , quod anglice brob vocatur; c'est sans doute le mot anglais broth *9'* (bouillon). Uydromelum , aqua mellita, quœ anglice meda dicitur; c'est le mot anglais rnead (hydromel), [^'éditeur a conjecturé (ju'un grammairien qui savait à la fois le français et l'anglais, était vraisemblablement un Anglo- Normand; mais il se pourrait que ce grammairien fût le Normand Alexandre de Villedieu. L'ouvrage se trouve du moins dans Biblioih.nat., un manuscrit de Paris avec cette souscri|)tion : Explicit an- anc. fonds laiin, fiquus monochus, qui secu/idum aliquos glosavit Doctrinale, r. iv^'p- 3'<)' ^^ ^^^ valde notabilis; vel Alphabetum Alexandri de Villa col. I. Fa- Dei in Ncustria. Le manuscrit paraît être du XIII' siècle; bric., Bibiioih. \ jfxpUcit est d'une autre main, et, autant qu'on peut le t"'i p'."68. comprendre, il reconnaît dans ce livre V Alphabetum d'A- Oudin, Scripior. lexaiidrc dc VilIcdicu.

ecciesiastic. , t. Qg dictiounairc est un .ouvrage fort considérable; il rem- sbàiagiia, SuTH plit un volume in-8° tout entier. Voici le plan du lexicogra- piem. ad Scri- phc : prenant les mots de chaque lettre, il donne d'abord les pior. fr. Min., formes de la déclinaison ou de la conjugaison pour chacun bit. de iTVr.' 1! ^6 ces mots, puis la manière dont ils dérivent les uns des xviii.p. loî- autres; cela fait, il reprend, sous le titre de répétitions, la

309, etc.

H^^^'UTIO. 9 ^,„ SIÈCLE.

plupart des mots dont il vient de traiter, en exposant alors ~~~

ce que chacun signifie.

Il cite un très-grand nombre d'auteurs latins et quelqties tra- ductions latines d'auteurs grecs : Adelmus, in lihro de Vir- ginitate ; Alcuin, saint Ambroise, .Apulée, Aristote, saint Augustin, Bède, Boëce, Caton, Cicéron, Claudien, Fortunat, Fulgence, Galien , Horace, saint Jérôme, Josèplie, Isidore, Juvénal, Lucain , Macer, rfe Virïbiis herbarum ; IMacrobe , Marbode, Martial, qu'il nomme Martialis coqiius; Martianus Capella, Ovide, Perse, Pétrone, Platon, Piaule, Priscien, Prudence, Quintilien, UaLau, Salluste, Sidoine, Solin, Stace, Térence, Varron, Virgile. Homère est cité quelquefois, mais toujours dans l'imitation latine en vers hexamètres , pu- bliée sous le nom du faux Pindare.

L'auteur du lexique a certainement une connaissance éten- due de la langue latine; il l'écrit en recherchant, il est vrai, les mots anciens et rares, mais non sans quelque soin d'arriver à l'élégance. Ainsi, dans son prologue, il feint que la déesse Grammaire lui apparaît, après qu'un bruit soudain Ta réveillé : Quo ilicet experrectus crepitaculo, semhiulcos mcti- ciilosc retegens ocellos, toralque invohwro prœ vultu clanculo corrugatum obicctans , exili rimula, quid rerum gereretur, limis perspicahar. Ncc nox ea illimis nigelUsve tenehrarum peplis obducta, scd prœlustri rutilantis Cyntlnœ coruscamine rimatim sese ingerebat perspicua, etc.

V. HuGUTio : Verborum derivationes.

Hugiitio (Uguccionel , de Pise, évêque de Ferrare, vécut Ughelli.ltali» vers la lin du XII* siècle; sa mort est placée à l'an 121a. *î>c^»i^lj. •^°'- Voilà donc encore un dictiontiaire d'inie date reculée, témoi- tori ADtiquu". gnant des laborieux efforts du moyen âge en ce genre. Le italic med. avi, titre montre le but particulier que s'est proposé l'auteur, *■ "1'.*^°'" ^î?*

... V^ij'-'.- 1' ' -r A Tiraboschi ,

a savoir : indiquer surtout la dérivation des mots. Lui-même stori» , eic. , t. nous dit, dans son préambule, qu'il a voulu donner vocabu- iv, |>. a65,3o5, lorum singulorum distinctiones, derivntionwn origines, ethv- '*°t., . ,^ mologiaruni assignationes , mterprctationum expositiones. II fonds latin n. ne s'épargne pas à vanter son propre ouvrage : « L'enfant , 76a5. le jeune homme, l'homme fait, tous en seront charmés. Hoc parvulus suavius lactabitur, hoc adultus ubertius cibabitur, hoc perfectus affluentius delcctabitur. » Son livre, ajoute-t-il, sera consulté avec profit par ceux qui enseignent le trivium et le quadrivium, par les professeurs des lois, par ceux qui Tome XXII. B

XUI SIECLE.

lo GLOSSAIRES.

approfondissent la théologie, par ceux qui gouvernent les églises.

Malheureusement il nous est impossible de souscrire à ces éloges de la préface. INous citerons pour exemple un mot pris Fol. a;. au hasard, cardia. L'auteur y rattache avec raison le latin cor ; mais il y joint cardu, parce que le gond est comme le cœur de la porte ; corda, parce que la corde bat dans la lyre comme le cœur bat dans le corps ; cura et tous ses dérivés, parce que cure (qu'on nous passe ici ce vieux mot) dévore le cœur de l'homme. Curait mène bien plus loin : les gens de la cour étant préoccupés par des soins nombreux, il inscrit a. la suite curia , curialis, curtis. On voit que, par cette pré- tendue étymologie, tout est confondu, et que les combinai- sons les plus arljitraires président à un pareil arrangement des mots. Non-seulement cela n'a rien d'instructif, mais en- core l'esprit de l'étudiant serait conduit aux plus fausses no- tions s'if se laissait j^uider par des dérivations aussi chimé- riques.

Cependant Hugutio est quelquefois moins malheureux. Il est des cas l'étymologie correcte se présente de soi ; pour des mots même plusdiftîciles, il met la main sur la véritable Foi.68verso. raciuc. h\m\ fcrverc , fcrvor , fcrvidus , sont judicieusement rapprochés par lui du mot latin formus, qui était un mot archaïque, et qui se rattache lui-même au grec 6«p[ic.; et à l'allemand warm.

En supposant même à Hugutio plus de jugement et plus d'instruction, il était impossible de faire alors \\\\ bon dic- tionnaire sur le plan qu'il s'était tracé. Les langues étaient trop mal connues; les lexicographes ne possédaient que le latin; ils n'avaient qu'une teinture du grec; ils tenaient ra- rement compte de leurs langues maternelles, les langues néo- latines, qui cependant les auraient éclairés dans bien des points; enfin, ils étaient généralement étrangers aux langues germaniques, qui sont si nécessaires quand on veut avoir une vue étendue des formes diverses que revêtent les mots, et des connexions secrètes qui lient la plupart des idiomes euro- péens.

Nous ne savons jusqu'à quel point Hugutio était en état de lire un livre grec; mais il avait du moins la connaissance de beaucoup de mots, car il en cite un bon nombre (en let- tres latines, il est vrai), et il les interprète correctement. Des erreurs même qu'il commet dans la dérivation en font foi.

JEAN DE GARLANDE. 1 1

XIII SIECLE.

Ainsi, donnant Y étyïno]og\e lYéner^mène, il y reconnaît p^| gg ^o très- bien le mot épyov; mais il se trompe sur la désinence mène, et il pense que c'est le mot (ati'vïi, la lune ; de sorte

3u'il assimile énergumène à lunatique. Cette connaissance u grec, quelle qu'elle soit, vaut la peine d'être notée pour le XII« siècle.

Une phrase intercalée dans un article, et destinée à faire Foi. 5i. comprendre la différence entre conducere et locare , nous apprend comment à Bologne les étudiants se logeaient : Sco- lares Bononie conducunt hospicia, burgenses locant ea.

VI. Magistri Johannis de Garlandia Dictionarius.

a Ledictionnairede Jean deGarlande,ditM.Géraud,qui l'a paii» sous Phi- « publié, est un document curieux et utile. L'auteur y passe l'ppe le Bel, « en revue toutes les industries qui existaient de son temps ^""'~ '' ^'

,_,..,, , ' «11-' 58o-6ii.

« a Pans; u donne, pour chaque artisan, tantôt la liste «des outils qu'il emploie, tantôt l'énumération des objets « qu'il vend, qu'il répare ou qu'il fabrique. Cette nomencla- K ture est précédée de quelques notions d'anatomie, Jean « de Garlande décrit, en six articles, la structure intérieure «f et extérieure du corps humain. Le reste de l'ouvrage <i contient des notions quelquefois incomplètes, mais tou- « jours intéressantes, sur divers sujets traités chacun dans « un article à part. La rhétorique, la médecine, la navigation, « l'architecture, l'art de la guerre, la manière de s'habiller, «. de se nourrir, de meubler sa maison, la culture des bois, « des vergers et des jardins, tout devient pour le savant écri- « vain une source féconde d'observations curieuses. Chaque « article du texte est suivi d'un commentaire assez étendu. « Malheureusement ce commentaire, presque toujours rempli « de puérilités grammaticales, est souvent insuffisant pour « l'intelligence des passages obscurs et difficiles. »

Tant qu'on a cru que Jean de Garlande appartenait à la Hist. litiërairf seconde moitié du Xr siècle, les renseignements qu'il nous de la France, t. transmet ont eu un très-haut prix. Ce prix a incontestablement ^^^.'/" ^lr'B\ baissé, aujourd'hui que l'antiquité de l'auteur a été diminuée 369-372. ' de deux siècles par une critique rigoureu.se, mais irréfutable, qui, dans le présent volume, s'appuiera encore de nouvelles preuves.Toutefois un dictionnaire du XIIP siècle est toujours une pièce intéressante à lire et bonne à consulter.

Les apothecarii {jgallice dicuntur espiciers , lit-on dans le Paris sous Phi- commentaire) vendent du sucre et des clous de girofle. On ''ppe Bel ,

XIII SIECLE.

12 GLOSSAIRES.

voit par ce seul petit fait combien le moyen âge avait des re- lations plus étendues avec l'Orient que les anciens, à qui ces deux substances étaient à. peine connues.

ibiii., p. 599. Au même titre on remarquera les bumbacia, espèces de cuirasses rembourrées de coton. Dès lors l'usage du coton avait pénétré dans l'Occident. Les anciens avaient aussi fa-

Hisioire nat., bricjue dcs cuirasscs en substances textiles. « \,e feutre fait vin, 73. « avec la laine, dit Pline, imbibé de vinaiffre, résiste au fer. »

' ', ', Ailleurs il rappelle les cuirasses de lin dont parle Homère.

Papadnpoulo- r I , , , / 1 ! 1

vrcios; Mém. Uii savant a tout récemment essaye le procède des anciens; sur le piiima, j] ^ fjjjj; niacércr du lin écru dans du vinaigre saturé de sel, dans les Mëra. j| j,^ fo^j^ gt gp a obtcuu uu fcutrc doué d'assez de force de

preicnles a I A- , > , , . . 1 ' '

cadémie des in- rcsistancc pour n être perce ni par la pointe des epees, m

«criptions, t. I, par les balles des armes à feu.

' D^',''rH<:'' Le but de Jean de Garlande a été, en composant ce die-

Pa(,'. 585. . . i c '1 I !•» 1 -> •! j

tionnaire, de laire, ainsi (pi il le dit lui-meme, un recueil des mots les plus nécessaires que tout écolier doit garder, non pas seulement dans un coffre de bois, mais dans l'armoire du cœur (/// cordis armariolo) , afin qu'il puisse s'exprimer avec facilité, et surtout nommer les choses d'usage com- mun. Tout eu recueillant ces mots vulgaires, Jean de Gar- lande, sans doute pour égayer une nomenclature aride, lance

Pag. 595. de temps en temps queUpies traits satiriques. Ainsi, les dra- piers (pannariî) volent leurs pratiques en aunant les draps

Pag. 607. avec une aune courte et un pouce trompeur. liCS dévideuses

{dcvacuatrices) et les tranclieresses d'or {miilieres aurisecc)

vident et tranchent souvent les bourses des écoliers parisiens.

L'auteur est tellement familiarisé, comme on l'était de son

temps, avec la lecture des chansons de geste, (|ue, dans le bois

Pa^:. 608. du roi de France (in neinore régis Francie), il met, entre autres animaux, les léopards et les tigres, bêtes redoutables que les preux et les héroïnes des vieux poëmes ne man- quaient pas de rencontrer ou de craindre dans nos forêts.

u romans de Ainsi, ccux qui ont abandonné Berte dans la forêt du Mans Brrie aus grans remarquent qu'

pies , pulil. par

M. P. P.iris , En ceste forest a maint ours et maint liepart.

XXII.

M..,\xxiii. Et elle-même s'écrie :

Car je ne garde l'eure que à dens et à poc Me tiegne ours ou lyons qui toute me defrue.

Ptf. 589. EiOrsque Jean de Garlande parle de ceux qui vendent des

JEAN DE GENES. i3 ^,,, „, ^.

XIII SIKCLE.

épées bien fourbies , il s'est souvenu des brans fourbis des poëtes, comme dans ce vers :

En son poing tenoit nu le brant fourbi d'acier. Btrtt xix.

Il paraît que l'édition donnée par M. Géraud n'est pas la Pag. 58i. première; du moins il en indique une terminée à Caen le 12 janvier i5o8, sans toutefois qu'il ait pu se la procurer, et il n'en a vu l'indication que sur la garde du manuscrit qui lui a servi pour sa publication. Dans les éclaircissements qu'il y a joints, et dont ce texte a fréquemment besoin, nous relèverons quelques inexactitudes qui ont échappé d'autant plus facilement à l'éditeur qu'il s'agit d'expressions techni- ques. A l'endroit il est parlé delà vena sophena, et l'on Pag. 585. avoue <|u'on a vainement cherché ce mot dans du Gange, il faut lire sophena, la veine saphène, qui descend le long de la malléole interne. Lisez de nième venus mesaraicas , au pag. 586. lieu de miscralcas , les veines niésaraiques; et tjrnipanites, au lieu de tympanifes, la tympanite, maladie le ventre sonne Pag. 612. comme un tambour. Au mol petoic/es. qui est interprété par Pag. 609. ennemies des poules, l'éditeur propose de lire ictides , les fouines; il vaut peut-être mieux Vire putacii, les putois. Le dictionnaire contient cette glosé : « Taxus est arbor quœ gai- Pag. 5;><.. lice dicitur hous ; taxus aliter gallice taisons, et taxum gal- lice lardun. » Sur quoi l'annotateur dit que a taison, » suivant Lacond)e et Roquefort, signifiait une toise, et qu'alors l'éty- mologie du mot loise serait le verbe latin taxare. Taison ou taisson est encore aujourd'hui un des noms du blaireau, et les anciens glossographes nous ont appris que taxus en était le nom gaulois. Il faut donc écarter la toise et l'étymologie qu'on suppose. Plus loin, M. Géraud lui-même traduit taxus Pag. 608. par blaireau, et il ajoute que c'est le tasso des Italiens; cela est très- vrai, et conduit directement au « taisson » du fran- çais. Quelques observations de ce genre n'empêchent pas que les notes jointes à l'édition ne soient fort savantes et d'un se- cours indispensable au lecteur.

VIL JOHANNIS DE JaNUA SuMMA, QU^E CaTHOUCON APPEF-LATUR.

Jean de Gênes, Johannes de Janua, ou, comme il se nomme lui-même à l'article /a/iwa, frater Johannes Januensis DE Balbis, de l'ordre des frères Prêcheurs, nous apprend . qu'il termina son Catholicon l'an du Seigneur ia86, aux no- nes de mars, c'est-à-dire le 7, après un travail qui avait duré

i4 GLOSSAIRES.

XIIl SIKCLE.

de longues années. II ne doit rien y avoir d'exagéré dans

Scriptor. ord. cette déclaration; car le Catholicon , appelé aussi quelquefois

''il'"' ' ' '' ^'^'^^^ grammalicalis , est un ouvrage très-considérable, formant, dans l'édition de Lyon de i520,un fort volume in-folio, sur deux colonnes, à impression serrée, et avec des abréviations.

Quoique l'auteur soit, comme son nom l'indique, origi- naire de la ville de Gênes, néanmoins les mots de langue mo- derne qu'il cite n'appartiennent pas à l'italien ; ils appartien- nent au français. Il explique ainsi le mot cadus : fd est vas quod dicitur barillet. Il explique larva par simulacrum quod terret, quodvulgo solet rf/cf faulx visaige. Quelquefois aussi il donne au mot néolatin une désinence latine. Ainsi : Jan- tare, disnare dicitur vulgo ; c'est le mot dîner avec son an- cienne orthographe, disner. Ligo, id est sarpa; c'est notre mot serpe. Quant à sarpa, c'est sans doute un mot populaire del'ancienne langue latine conservé par les peuples néolatins; car on trouve dans Festus sarpere avec le sens de tailler la vigne. A l'article Lino^ Jean , qui a l'habitude de ranger les composés à côté des primitifs, traduisant oblino, dit : Quod vulgo dicitur empegezare. Ce mot, qui ne paraît pas italien, est peut-être une faute pour empegare; dans tous les cas, c'est le français empeser, ou le provençal empegar. Ces re- marques porteraient à croire que le livre a été composé dans des lieux dominait la langue française. Malheureusement les grammairiens de ce temps s'inquiétaient peu de la langue moderne; aussi n'y en a-t-il guère dans l'ouvrage que les précédents exemples. Leurs dictionnaires étaient exclusive- ment latins, parce qu'ils les destinaient aux lettrés, qui alors écrivaient en cette langue morte.

Les lexicographes antérieurs que Jean de Gênes met à profit sont, au premier rang, Papias et Hugutio. Il emploie des exemples pris à Jean de Garlande, sans le nommer tou- tefois; mais des vers comme celui-ci :

Sanus eo cubitum, malesanus Tado cubatuiu,

Hist. lin. de 5Qnt faciles à reconnaître. Enfin, il cite maintes fois l'autorité xvn,p""3H. d" Grœcismus, qui est l'œuvre d'Evrard de Béthune.

Le nombre des mots de basse latinité n'est pas fort grand chez lui; la plujiart se trouvent dans les lexiques précédents, et surtout dans Isidore. Nous indiquerons cependant ///a:- tare, id est appropinquare , adesse ,juxta esse, et dicitur a

ANONYME. i5

XIII SIECLE.

juxta adverhio. On voit là, dans son origine latine, notre

mot jouter. On sait que la forme barbare du mot comput est compotus ; Jean nous donne une singulière raison pour ex- pliquer cette altération : yintiqui dicebant computus , sicut exigit derivatlo ; quod nos abhorreiniis propter vocis ohso- nantiam. Le bon religieux pense que la syllabe put , dans computus, a blessé les oreilles pudiques, et que, pour s'é- pargner cette consonnance déshonnête, on a dit compotus.

L'étymologie est, comme toujours, la partie faible. L'é- tude comparative des langues avait fait trop peu de progrès pour que des erreurs énormes ne fussent pas acceptées. Aussi, toutes les fois que la dérivation n'est pas immédiate- ment donnée par la nature même du mot, on peut être pres- 3ue sûr que les étymologistes anciens, et à leur suite ceux u moyen âge, se fourvoient. Que penser de celle-ci "} Egloga dicitur quasi egaloga; ega enim grcece copra latine, logos sermo ; inde egloga , id est sermo de capris , vel quasi de rusticis vel vilioribus rébus ; vcl dicitur egloga , id est cor- prinus sermo, propter fœditatem et turpitudinem matériel. Rien n'est plus conforme à ce que l'auteur dit modestement, dès son premier chapitre, du peu qu'il sait de grec : Hoc difficile est s cire , et maxime mihi non bene scienti linguam grcecam.

Jean de Gênes ne se contente pas de l'explication lexico- giaphique; il ajoute, pour les mots importants, des détails, «lueiquefois très-étenaus, sur la chose même. C'est ainsi, par exemple, qu'à l'article Confessio, il y a une colonne entière sur les conditions de la confession; il cite un assez grand nombre d'auteurs anciens, mais surtout la Bible; et, à ce propos, il explique plusieurs mots hébraïques.

Le Catholicon, fort souvent imprimé au XV* et au XVPsiè- cle, fait honneur, malgré ses fautes, et à l'auteur lui-même, et aux connaissances lexicographiques du moyen âge en gé- néral ; car le livre de Jean de Gênes a recueilli, compilé et accru les travaux antérieurs, et particulièrement celui de Papias.

Vin. VoCABULA A POETIS USURPATA , PER ALPHABETl ORDINEM.

Le titre que nous inscrivons ici a été ajouté par une main Bibiioih.n.t., récente, et ce vocabulaire est sans suscription dans le ma- '<>'"'» '»»•'» . »> nuscrit qui l'a conservé; il est aussi sans nom d'auteur. II '^5*" commence au folio 228 et finit au folio 280; il est sur deux

i6 GLOSSAIRKS.

XIII SIÈCLE.

colonnes de format in-folio, et d'une écriture qui appartient

au XIII* ou au XIV* siècle. Voici le plan de l'auteur : il met en saillie le mot qu'il s'agit d'élucider par un exemple ; puis, il rapporte l'exemple, plaçant à côté le nom du poëte qui l'a fourni. Il n'y a jamais plus d'un vers cité pour chaque mot. L'ordre est alphabétique, en ce sens que les lettres de l'al- phabet se succèdent régulièrement l'une à l'autre; mais cet ordre n'est nullement conservé dans l'intérieur de chaque lettre.

Les poètes cités sont Virgile, Horace, Lucain, Ovide, Ju- vénal, Perse, Stace, Arator, Prudence, Sedulius, Martianus (c'est Martianus Gapella), le pape Damase, Prosper, Martial, Lucrèce, Alcimus, Boëce, Bède et Cicéron. Parmi les noms cités on trouve Peralbus; le vers attribué à ce nom est :

Pondère qui tenues athomi compagine nuta.

Il faut lire Prudentius, et restituer ainsi le vers fort altéré:

Prudeniii S.- Prodere , quam tenues atomi compage minuta,

poth., V. gS/j. F ., . . -

Le compilateur nomme aussi parmi ses autorités un cer- tain poëte Sophocles, et il lui attribue ce vers-ci, singuliè- rement défiguré :

Gaptus in ohscuris pro sorice pica cepit.

Ce vers est dans l'Anthologie latine, oii on lit :

Antliolugia la(., Cattus in obscuro cepit pro sorice picam.

e<l. Burmann, t. ^ _ .. /.

II, p. 45a. L'épigramme est anonyme; nous ne savons ce qu'il faut pen- ser de ce Sophocles, poëte inconnu, inscrit dans notre voca- bulaire, et dont le nom ne se trouve point dans l'Anthologie grecque.

L'Homère latin figure aussi dans le vocabulaire avec ce vers :

Nam crises quam tievit solatia nate.

Encore un vers cruellement estropié, en place duquel il faut lire :

Poeiiie btini Nani quondam Chryses, solemni tempora vitta

minores, éà. de Iinplicitus, raptae flevit solalia natae.

Lemaire, t. III,

p. 5i6. Ce prétendu Homère est VEpitome lliados Homeri , fort lu

et cité dans le moyeu âge.

ANONYME. .7 ^,„ 3,,,,,,

Les exemples que nous avons rapportés font voir que le

copiste (non pas 1 auteur) a souvent fort altéré les textes. Le travail, en lui-même, a un objet déterminé; il devait servir à écrire en vers latins, offrant un bon nombre de mots em- ployés par les poètes avec le vers en regard, ce qui en fixait la quantité.

IX. Vocabulaire latin.

Ce vocabulaire commence par : Angélus parus natura Bibiiojh.nai., reconciliator, fidelis in custodiendo , obeaiens m exsequendo, Sorb., n. 897. contemplons /"rucndo , activus nunliando ; et finit par l'arti- cle Undecim, où, à propos du nombre XI, l'auteur cite le nombre XL, et enfin le nombre LXX, de sorte que le tout se termine par LXX palme in déserta. Il tient treize pages à deux colonnes, sur parchemin, d'une écriture fine, bonne, mais chargée d'abréviations, et qui parait être du XIII* siè- cle. Il n'a point de titre , et ne porte aucun nom d'auteur.

Le recueil n'offre qu'un nombre restreint de mots, qu'il explique en exposant les principales propriétés des choses représentées par ces mots. Ainsi , au mot liber^ on trouve qu'un livre est fait des peaux d'un animal mort, qu'on l'écrit à l'encre [incausto) avec une plume, qu'il a plusieurs feuilles, qu'on le peint avec des couleurs variées, qu'on le relie avec une presse (forc«/an), qu'il conserve les anciennes histoires, qu'il moisit si on ne l'ouvre souvent, qu'il se ferme avec un sceau , et qu'il se tache facilement, tncaustum signifie de l'encre, comme nous l'apprend un de nos glossaires.

Au mot campana, nous lisons que la cloche éveille les endormis, indique les heures, et que le son en est plus doux, si l'on mêle de l'argent au métal. En effet , dans beaucoup de cloches faites pendant le moyen âge, il entrait une cer- taine proportion d'argent.

Nous remarquons une bizarre locution, qui, si elle se ren- contrait dans quelque texte français d'une façon moins in- telligible, se trouverait interprétée d'avance. Au mot sermo, on lit : Sermo prius débet venire ad lunam quam ad lin- guam , scilicet ut sit premeditatus , maturus.

Rien n'indique l'époque ce vocabulaire a été composé. Seulement on y voit que le vinaigre éteint le feu grégeois , notice qui ne permet pas de le placer au delà du temps les croisades avaient rendu l'Occident familier avec ce moyen de destruction.

Tome XXII. C

s

XIll SIECLE.

18 GLOSSAIRES.

X. DlCTIONARIUM THEOLOGICUM.

Bibiioth. na!., Ce dictionnaire théologique est un recueil, par ordre ai- fonds uiin, n. jjhabétique, de lieux communs. Il est assez parsemé de mots " ^ de notre langue pour qu'on puisse le croire une production

française. Au mot gula, l'auteur ayant dit que les gourmands font un dieu de leur ventre, ajoute : Dcus iste templum suum habet tahernam ; campana istius templi est clarnator vint, et bacellus est pila terens salsam ; Galli, ii pestaus, dicunt, enbate le sans (lisez j'awj, la sauce, salsam), c'est-à-dire que le pilon broie la sauce. A lingua, après avoir rapporté le mot d'un empereur romain refusant de se venger d injures diri- gées contre lui, il le traduit ainsi : « En franche cité puet on « dire franchement ce ke l'an pence. » A loqiii, il rapporte l'his- toire d'une femme rixatrix (c'est son expression) qui, ayant querelle avec un homme, va chercher pour renfort une com- mère encore plus éloquente en invectives; celle-ci, interve- nant dans le conflit, accepit illum « par le bon chef»; nous dirions populairement, de la même façon, qu'elle le prit par le bon bout. Larval est traduit par le « faus visage. » Au mot p relatas , est rapportée l'histoire de la vieille qui, voulant épouser un sien serviteur plus jeune qu'elle, consulta les cloches : Campana dixit : Pren ton serjant, pren ton serjant. Sic prelati (juando uolunt conferre bénéficia, sua campana\ id est sibi assistentes cantant : Pren ton neveu. Au mot ti- mor, on trouve : Quidam dixit cuidam artifici armaturas facienti: Facias michi unum purpoint. Les vieilles (au mot vetula) servant d'entremetteuses sont comparées à catus ex- coriatus, cum quo capiuntur milvi; à un aiguillon du diable, cum quo pungit usinas suas , ut citius vadant adinfernum; et parmi ces similitudes latines, l'auteur ajoute en français : (i C'est le sufflet au diable. »

D'autres indices, à défaut de ceux-ci, conduiraient à la

même conclusion. En parlant de l'humilité, l'auteur cite re-

nardum qui vult esse monachus ; c'est une allusion au célèbre

roman du Renart. 11 met en latin, dans un conte emprunté

Nouv. recueil dcs fabliaux, la locution vulgaire, « graisser la patte » : Ouœ-

de Fabliaux, ë(l. dam vetula paravit unctum ad ungendum manum judicis ;

p* i83°"— F-a- diidierat enim quodnonfaceret sibijustitiam, nisi prias unge-

biiaux, iiad. par rct sibi numus. Le mot « prouesses » est rendu \)ar probitates :

Le Grand d'Aus- Mali predicutorcs sunt sicut joculatores, qui probitates mi-

».v, . , p. j . ^Y«m référant, et ipsi non faciunt. Enfin, il cite les paroles

ANONYME, .9 ^,„ 3,,,,,,

de GuiHaiime, évèque de Paris, qui était un prélat si bon et

si pieux : « J'aime mieux, disait-il, envoyer avec une petite

« pénitence en purgatoire qu'avec une grande en enfer. «C'est Hist. liuërairf

Guillaume d'Auvergne, mort en 124<>. xvnf p'°357.'

Quant à la date, l'écriture |)arait être du XIV' siècle. Un passage nous ferait croire qu'il faut reporter dans le XIII* la composition de l'ouvrage. En parlant des hypo- crites, l'auteur dit qu'ils sont, comme les maisons des tem- pliers, marqués à 1 extérieur du signe de la croix ; phrase qui parait écrite avant la destruction de l'ordre des tem- pliers, c'est-à-dire avant les premières années du XIV* siècle. A la vérité, nous lisons aussi : « Un jongleur demandait au « roi Philippe à quoi il pensait; celui-ci répondit : Je me « demande pourquoi il n y a pas présentement d'aussi bons « chevaliers que Roland et Olivier. Le jeune jongleur re- « partit : C'est qu'aujourd'hui il n'y a pas de Charles. » Ce mot a été attribué par les historiens au roi Jean; il l'est ici au roi Philippe; mais quel Philippe.-' C'est sans doute Phi- lippe-Auguste, dont le nom se trouvait déjà mêlé à une his- toire à peu près semblable. Il est aussi question d'un roi Louis, qui, malade, l'ut visité par ses trois fils fort beaux. « I^e « roi dit aux assistants : Vous voyez ces enfants; vous sa- « vez que celui qui les étranglerait sous mes yeux m'offen- « serait cruellement. Sachez que celui qui les induirait à « pécher mortellement m'offenserait encore davantage. » Ce roi est saint Louis. Tout cela montre que notre livre a été composé vers la fin du XIII* siècle.

L auteur anonyme parle fort souvent des jongleurs. Au mot j'uvenîs, ceux qui donnent leur jeunesse au diable et leur vieillesse à Dieu, lui suggèrent cette comparaison : « On fait « ordinairement cadeau de vieilles robes aux jongleurs ; il y « en a de même qui font du Seigneur un jongleur, lui don- « nant une vieille robe, et attendant, pour se repentir, la fin « de leurs jours. » L'ouvrage est plein de ces similitudes, qui parfois ne sont pas mal trouvées; c'est ainsi qu'on repré- sente l'âme perdue à cause de la chair, comme un camarade qui est mené au gibet à cause des fautes de son associé.

Au mot resurrectio , l'auteur dit qu'en une guerre contre les infidèles, les chevaliers, ayant fiché leurs lances en terre, demandèrent que Dieu leur montrât ceux qui devaient suc- comber dans la bataille du lendemain ; et, le lendemain, les lances de ceux que le fer enemni allait atteindre avaient pro-

Ca

XIII SIÈCLE.

ao GLOSSAIRES.

duit un vert feuillage. Et il cite pour son autorité l'his- toire de Charlemagne; cette histoire est celle de Turpin, qui, on le voit, même à la fin du XIII* siècle, était invo- quée comme authentique, fia chanson de Roland a puisé à une autre source le même récit : Charles, arrivant sur le champ de bataille de Roncevaux, et ne pouvant distinguer les corps de ses chevaliers parmi les monceaux de morts, demande à Dieu de les lui indiquer; aussitôt une aubépine s'élève auprès du corps de chaque guerrier chrétien.

XI. ExPOSITIONES VOCABULORUM QVJE IN SACRA ScRIPTURA RE- PERIUNTUR, etc. NOTITIA VOCABULORUM ScRIPTUR-i: SACRA;.

Bibiioih.nai., Ces dcux glossaires ont été composés sur le modèle d'un fonds lat. n. glossaire pareil, qui a pour auteur maître Alain de Lille.

Hist. lia. de Le premier (Expositiones vocabulorum que in sacra la Fr., t. XVI, Scriptura reperiuntur , aliquando quoad signijlcatum no- P- ''*'^- bis minus nota) est un manuscrit coté 699, très-petit in-folio

sur deux colonnes, d'une écriture qui paraît être du XIV* siècle. C'est un très-beau volume, exécuté avec soin et. cor- rection. 11 offre d'abord un prologue, puis la série, lettre par lettre, et avec un numérotage recommençant à chaque lettre, des mots expliqués; enfin, le glossaire lui-même. Rien a'in- dique quel en est l'auteur, ni quel est le temps de la rédac- tion. Il commence par: Quisquis ad sacre Scripture noticiam desiderat pervenire , et finit par: et zona peilicea accinctus renibus, id est carnis mortificatione in membris roboratus.

Le but et le plan de l'ouvrage seront suffisamment indi- qués par ce court extrait du prologue : « Quiconque désire « de parvenir à l'intelligence de l'Ecriture sainte, doit con- « sidérer d'abord quand le récit qu'elle fait est pris histo- « riquement, allégoriquement, tropologiquement, anagogi- « quenient. En effet, ces quatre connaissances, à savoir, « l'histoire, l'allégorie, la tropologie, l'anagogie, sont dites tt par nous les quatre fdies de la mère sagesse. Les posséder, « c'est avoir la manifestation de tous les secrets que la sa- « gesse renferme ; ne pas les posséder, c'est être incapable « de l'entamer même à la surface. Par elles, en effet, la mère <( sagesse alimente ses fils d'adoption , donnant aux commen- « çants et aux jeunes le boire dans le lait de l'histoire; à « ceux qui ont fait des progrès dans la foi, la nourriture « dans le pain de l'allégorie; aux bons qui se livrent vigou- <c reusement au travail , la satiété dans la savoureuse réfec-

ANONYME. 21

« tion de la tropologie; à ceux enfin qui, par mépris des Œ choses terrestres, ont quitté les basses régions et se sont « élevés aux régions supérieures par le désir des choses cé- « lestes, la sobre ivresse de la contemplation théorique dans « le vin de l'anagogie. »

Un tel écrivain , si amoureux de la métaphore, ne pouvait manquer de se donner carrière dans ses interprétations. Ainsi, au mot hamus, nous lisons: « L'hameçon est l'huma- « nité du Christ; par exemple, dans Job: Pourras-tu tirer le « leviathan avec l'hameçon? c'est-dire, tandis que le diable « a mordu l'appât du corps, l'aiguillon de la divinité, caché « dans l'humanité, l'a transpercé. L'hameçon est l'Ecriture « sainte; par exemple, dans l'Évangile : Va à la mer, et jette « un hameçon, c'est-à-dire, allez dans le monde entier, et « prêchez l'Évangile. L'hameçon est une mort im[)révue; « par exemple, dans l'Ecclésiaste : Ils prennent les poissons « avec l'hameçon, c'est-à-dire, tous les hommes sont enle- « vés à l'improviste par la mort, w

Tous les mots de ce glossaire sont traités de cette façon; l'allégorie, la tropologie et l'anagogie prennent constam- ment le dessus, et l'histoire ne figure que dans le prologue. Ainsi, Babylone, dont la mention amenait, ce semble, quel- que détail historique, n'est examinée qu'au sens métaphori- que; ce n'est pas la ville assise sur l'Éuphrate, c'est la cité des réprouvés, et sa chute veut dire que les impies seront damnés en corps et en âme. On voit assez par les exemples cités le procéclé de l'auteur; il prend un mot dans l'Écri- ture, cite certains passages ce mot est employé, et donne de ces passages une explication détournée qu'ils ont ou qu'ils n'ont pas dans le texte.

a" L'autre glossaire, coté 6i3, est un in- 12 assez épais, d'une écriture un peu plus récente que le précédent, très- fine et surchargée d'abréviations. Il n'a point de prologue. Il commence par : Abel dicitur principium Ecclesie. On ne peut guère dire comment il finit. En effet, après Christus l^ps), qui paraît être le dernier mot du glossaire, viennent des articles sur les richesses et sur la charité, qui sont, il est vrai, de la même main, mais qui ne rentrent pas dans l'or- dre alphabétique. \3nExplicit porterait à croire que le titre donné par l'auteur à son ouvrage était Distinctiones. Quant à l'auteur, il est anonyme et d'une date incertaine.

Ce glossaire contient beaucoup plus de mots que le pré-

XIII SIECLE.

x«, sitCE. - GLOSSAIRES.

cèdent, et il est moins occupé par l'allégorie. Il renferme à différents articles, par exemple, aux mots prelatus, sacer- dos, des indications sur la conduite à tenir, le bien à faire, le mal à éviter. Pour donner un échantillon de sa manière, nous prenons le mot pauci:

« Peu sont élus pour posséder le royaume; de là, beau-

« coup sont appelés, et peu sont élus, «c Peu survécurent au déluge. «Peu sortirent de Sodome.

« Peu furent envoyés explorer la terre de proinission. « Peu furent ceux qui encouragèrent le peuple d'Israël « voulant retourner en Egypte à ses marmites pleines « de viande. « Avec peu, Gédéon vainquit Madian. « Peu assistèrent à la glorieuse transfiguration du Sauveur « sur le mont Thabor. »

XII. Glossarium.

Bibiioih.nat., Un glossairc qui n'occupe que sept pages in-folio à quatre iTat ^^tnc n <^o'<^""^*' ^'unc ccriturc fine du XIV* siècle, se termine ainsi : de Coi'b.r'i'is". Istud fuit Complet uTU awio Domini ccc" l^Jf.

Etant si court, il est très-incomplet; il ne contient qu'un nombre fort limité de mots latins, dont la plupart, mais non tous, sont expliqués par un mot français. L'orthographe des mots latins est souvent très-vicieuse; tels sont aherare, fbur- voier; anguariare, destreindre; «rog'a/îj, desdaingnaus ;^ett- toniia, ?,'A\n\\\Q; fecundia, parolle;_/à//eraj resnes, etc. Ce- pendant, tout défectueux qu'ils sont, ces vieux monuments fournissent toujours quelques observations sur la langue.

Ahstineo est rendu par « atenir, » ordinairement écrit aastenir, )) et sans doute prononcé « atenir. »

Atramentarium, cornet ; on donne encore aujourd'hui sou- vent le nom de cornet à l'encrier; ce qui indique sans doute la matière dont cet ustensile était ordinairement fait.

Alauda , aloueste; voilà la forme moderne qui parait. Dans les textes anciens, c'est « aloe. »

Balbutia, bourbeter. Nous trouvons ce mot employé par l'auteur d'anciens Mystères :

Mjsières iné- Mengier te puist chevau morel !

aits dn XV' $iè- as tu cecy bourbeté ?

de, I. 1, p. i3. •'

Craneum, hanepier. Jean de Meung a dit :

JEAN, AUTEUR DU COMPREflENSORIUiM. 23

XIII SIECLE.

Plus font (les femmes); que soubs les cornes, entor le hanepel,

Senglent estroit leurs testes d'un laz ou d'un drapel, Tesiameni, v.

Por leur front deffroncier et estendre la pel. 1273.

Cnppa, cuve; cupparius, cuvelier; ceci nous donne l'ex- plication d'un nom propre {^Cuvelier) qui n'est pas rare.

Coral (lisez toral), cuete pointe. C'est ce que nous appe- lons courte-pointe; on voit que l'rdans « courte » s'est intro- duite fautivement , comme dans « hurler. »

Epiredium , barouette; c'est notre brouette.

Furfur, grus; grus est le radical du mot « gruau »; c'est l'allemand Gruzze; anglais, grout ; grain mondé et moulu.

Mustela, bacoule.Sion rencontrait«bacoule»dansunvieux texte, on serait sans doute embarrassé pour le comprendre.

Phannus, saceriaus. Phannus est un mot barbare, venant de l'allemand /yan«<?, poêlon; «saceriaus» est ce que nousap- |)elons un saucier, un plat à sauce.

Situlay ceaus; c'est le mot moderne, autrefois « seille, » plus voisine de l'origine latine.

XIII. Jean, auteur du Comprehensorium.

Nous ne pouvons mieux faire, pour donner une idée de Bibiioth. n«i., cet ouvrage, que de traduire la courte préface de l'auteur : '^°"'l* '*""' "• « Comme, dans le traité des Étymologies d'Isidore, dans les ' « livres de Papias et d'Hugutio, et dans le CathoUcon^ ou- « vrages qui s'occupent seulement de l'exposition des mots, « et que j'ai lus et relus, on voit qu'il manque dans le pre- « mier beaucoup de mots, moins dans le second, peu dans le « troisième et très-peu dans le quatrième, et que ce qui est « omis par l'un ne l'est pas par I autre ; moi, Jean, j'ai songé « à réunir le tout en un seul corps. C'est ce que j'ai fait, aussi a brièvement que j'ai pu, à l'aide de la grâce divine, suivant « pour toutes les lettres l'ordre alphabétique, retranchant « beaucoup de choses étrangères à l'exposition du mot pour « éviter de grossir le volume, et indiquant l'espèce de mot et a le genre par des lettres. » Ici l'auteur explique que m si- gnifie masculin, etc., et il ajoute : « Comme de mon temps «< j'ai vu et je vois beaucoup de monde se tromper en écri- « vant, j'ai mis au commencement de chaque lettre l'ortho- <f graphe simple tirée de l'ouvrage de Priscien, intitulant le « présent livre Comprehensorium, parce qu'il comprend tout « ce qui est dans les écrits cités plus haut, et, de plus, cer- « taines remarques dues à d'autres, et qui m'ont paru mériter

'2& GLOSSAIRES.

XllI SIECLE.

« de prendre place dans mon travail ; travail d'or, les

« nourrissons trouveront à s'allaiter, les enfants à manger, « les jeunes gens à apprendre, les vieillards à s'instruire de « ce qu'ils pourront avoir ignoré ou n'avoir pas lu ail- a leurs. »

Le dictionnaire de Jean est fait avec soin; mais, comme on voit, c'est une compilation, et tellement une compilation, que quand il parle, par exemple, des Français, aes Alle- mands, des Italiens, il se sert des notions fournies par les auteurs anciens, sans rien ajouter qui soit relatif à l'état mo- derne. Ainsi, au mot Gallus , on lit : « Le nom des Gaulois « leur vient de la blancheur de leur corps; en elîet, les dif- « férences de climat produisent des différences dans la figure, « la couleur et les qualités; les Romains sont graves; les Grecs, « légers; les Africains, rusés; les Gaulois, d'un naturel fa- ce rouche et d'un esprit aigu. » Quelque ancien annotateur, fort mécontent, a mis en marge : « César a mieux connu les « Gaulois que vous, mon ami; voyez ses Commentaires. » Mais Jean traite de même les Allemands, qui sont encore pour lui, comme au temps de l'empire romain, « sauvages, in- « domptables, vivant de chasse et de rapine. »

Le même annotateur, remarquant que le mot alauda man- que, l'a mis en marge, avec' cette addition: Hec proprle la lauseta. Lauseta est le nom provençal de l'alouette. Or, non-seulement l'annotateur, mais encore l'auteur du Com- prehensoriimi , est Provençal. Quoique celui-ci s'abstienne scru|)uleusement de ce qui est moderne , cependant nous avons dans ce gros volume aperçu un mot qui nous a indi- qué la patrie de l'auteur : Romipcta, qui Romam petit ; unde hoc romipetagiuin ; quod vulgo dicitur rompatge. Rompatee (peut-être romptage ou romeatge) est une forme provençale.

L'auteur, citant le Catholicon de Jean de Gênes comme le dernier travail lexicographique, doit appartenir à la fin du XIII* siècle ou au commencement du suivant.

La copie que nous avons sous les yeux est du XV* siècle, d'une bonne écriture. C'est un volume petit in-folio, de 364 feuillets, écrit sur deux colonnes. Le dernier mot est : Zu- cariim , ri, vel hec zuchra , e, id est sucre.

XIV. DlCTIOÎfARIUM LATINO-GALLICUM.

Bibiioih.nat., {Jn dictionuairc, surtout un dictionnaire latin-français, T ,* * '"' " provenant toujours d'un homme quelque peu lettré, il n'est

ANONYME. a5

pas sans intérêt d'examiner comment l'auteur de celui-ci s'est acquitté de son oflice, d'autant plus que le manuscrit qui nous a transmis son œuvre est assez ancien, et sans doute du commencement du XIV' siècle.

Quoiqu'il écrive souvent Vs étymologique dans le corps des mois, cependant il l'omet assez de fois pour qu'on en puisse conclure qu'en général cette lettre ne se prononçait pas plus alors qu'aujourd'hui. Exemples : citas, inel ; casti- tas, chateté. Il est toujours bon de signaler les ressemblan- ces de la prononciation ancienne avec la moderne; car c'est, toute exception réservée, un guide excellent pour arriver à la lecture de nos vieilles productions.

Nous savons d'ailleurs, par la poésie, que le mot « aigre » était de deux syllabes; notre auteur l'écrit « aegre; » ce qui veut dire, non qu'il le prononçât en trois syllabes, mais qu'il représentait ainsi le son représenté d'ordinaire par ai. Notons de même, dans « ouayseleur, » son orthographe pour la diphtliongue oi, prononcée sans doute alors, comme elle l'est encore aujourd'hui par beaucoup de personnes, o«<?, plu- tôt que oua; notons encore concha , oestre, |)Our huîtres, et olivum, yeule d'olive.

La langue ne lui fournissait pas alors de suffisantes res- sources pour rendre les mots latins précédés de la parti- cule négative in; ou plutôt il n'était pas assez habile pour user de toutes celles qu'elle possédait.Quoi qu'il en soit, voici son procédé pour traduire ces mots : immotus, nient meu; immobilis, nient mouvable; iminodestus, nient atrempé, etc. La particule « nient » est sa ressource invariable; il ne se permet pas de créer des composés qui se présenteraient natu- rellement à l'esprit. Cependant il a traduit abessepar un mot qui pourrait bien être de sa façon ; c'est « desestre; » nous ne nous souvenons pas de l'avoir rencontré.

« Sevrer, » qui, dans les textes plus anciens, signifie « sé- « parer, » suivant l'étymologie, a déjà et avait peut-être dès auparavant , dans le langage vulgaire , la signification de cesser l'allaitement : ablactare, sevrer enfant.

Les habitudes du vieux français se montrent dans ces for- mes : infligere, afleir; rugire, ruir.

a Goupil » conservait encore son droit de bourgeoisie dans notre langue, dont «renart» ne l'avait pas complètement dépossédé: garritus, chant de goupil; etvolpes, goupil.

On trouve souvent dans nos vieux poètes « benus, » cité

Tome XXII . D

XIII SIECI.K.

2G GLOSSAIRES.

Xni SIECLE.

f)armi les arbres précieux. Ici nous lisons : Ehenus, un arbre, )enus; Ehenus est arbor^qunm nul/us destruit ardor. Quelques vers de ce genre sont transcrits dans notre glossaire; ils ap- partiennent à ces compositions rhytlimiques dont les gram- mairiens faisaient alors grand usage; et ces citations prouvent que l'auteur était familier avec les livres des écoles. En voici un autre exemple: Hec tnxiis, if; hictaxus, tesson; Taxas hic est animal, hec taxas dicitar arbor.

Plus de renseignements seraient fournis par ce recueil, si ce n'était un tout petit volume in-12, qui ne contient qu'un nombre assez restreint de mots, et qui ne rend le mot latin que par un seul mot français. Il est suivi de quelques pages sont réunis un certain nombre de verbes; mais c'est le français qui est le premier, et c'est le latin qui explique; exemple: Uler, alulare, vagire, lamentari.

XV. Maître Guillaume.

Maître Guillaume, d'ailleurs inconnu, est l'auteur de trois opuscules compris dans le 1569 du fonds de l'ancienne Sorbonne, à la Bibliothèque nationale. Il était Français; car il explique divcrsi modi par « diverses manières , » et janitor, par « portier.» Quant à la date, on n'a qu'une ap- proximation. Le manuscrit renferme plusieurs pièces, et il en est une qui porte le nom du copiste, et l'année i334; comme l'écriture des opuscules de Guillaume est en tout semblable à celle qui est datée, Guillaume est certainement antérieur.

Le premier opuscule est une liste alphabétique des mots

contenus dans chacune des déclinaisons latines. II suffit de

Hist. litiéraiie traduire le court prologue : « Me réveillant à la prière in-

de la Fr., t. « stautc de mcs compagnons (socii, c'est le mot dont un maî-

, p. »io. j|,g ggj,j. pQyj. désigner ses confrères) , j'ai résolu de ren-

« fermer, autant que faire se pourra, en un volume tous les

« noms qui sont dans l'usage moderne. On ne peut être bon

« latiniste si l'on n'est pas bon déclinatear (cum nemo possit

« esse bonas latinator, nisi sit bonus declinator), et il y a une

« très-grande difficulté dans les déclinaisons, comme l'atteste

« Priscien ; il faut donc insister sur les déclinaisons des

« noms; mais, comme dit Boëce, non-seulement dans les

« grandes choses, mais encore dans les plus petites, on doit

a invoquer le principe suprême, sans lequel aucun commen-

« cément ne peut être bien fondé. Ainsi, mes compagnons,

XIII SlkCLE.

MAITRE GUILLAUME. 37

a prions le principe suprême de daigner accorder une ter- « niinaison heureuse au présent opuscule. »

Les deux mots de français que nous avons cités sont les seuls qu'on rencontre en cette liste, qui remplit quatre-vingt-qua- torze colonnes d'un petit in-quarto d'une écriture très-hne.

Le second opuscule n'occupe que sept colonnes. C'est un très-court exposé des cas exigés pour les différents complé- ments dans la langue latine.

Le troisième et dernier, intitulé «Sa/nma, et tenant douze colonnes, est un traité de l'art d'écrire des lettres, appelé ici comme ailleurs y4rs Hictatoria ou Ars dictaminis. Six choses sont à observer quand on écrit une lettre, à savoir, la salu- tation, la captation, le proverbe, la narration, la pétition et la conclusion. La salutation apprend en quels termes on doit s'adresser à chaque personne, suivant le rang qu'elle oc- cupe. Maître Guillaume n'oublie pas même le cas l'on écrit à un juif ou à un païen. La captation a pour but de gagner la confiance. Par proverbes, l'auteur entend les similitudes qui doivent être ap|)ropriées au sujet : ainsi , le matelot qui cherche un port contre la tempête est une bonne figure pour un fils qui, jeté dans la misère, cherche un refuge sous le toit paternel. La narration est l'exposition du fait. La pétition est la demande. Enfin , la conclusion indique les formes di- verses par lesquelles une lettre doit être terminée.

XVI. Dictionnaire provençal-latin.

Un manuscrit de la Bibliothèque nationale contient un lexi- Fonds lat., m. que provençal-latin, dont la suscription est: Floretus hahun- 7657, in-foi. dans in multis vocabulis et pulcris. Ce Floretus ou Florilège est, comme le mot l'indique, non un vocabulaire complet, mais un choix de vocables nombreux et beaux , suivant l'ex- pression de l'auteur inconnu qui l'a composé. Ce qui a dé- terminé le choix des mots nous échappe; toutefois, notre premier soin ayant été de comparer ce vocabulaire avec le dictionnaire de Raynouard, nous avons promptement re- Lexique re- connu que le Floretus fournirait quelques additions utiles. •"»" . P"" .

Nous citons: Banaston, corbis, cofîinus; barbaj'oha, bu- *<,i jn'go^' bo; blese, lychnus; bolfigua (peut-être veisigua), vesica; bou et bous as , folliculus; bredola , scabellum ; bregas, fauces; breguiol, \\\.\^\o%us; brandis , limbus : tous ces mots manquent dans le L.exique roman. D'autres sont indiqués avec une si- gnification différente :5rawarfa, metreta; ce mot, dans Ray-

D 2

XIII SIÈCLE.

a8

GLOSSAIRES.

Bibliuth. nat. lunds lai. , n., TOS'i.

Fonds lai. 7679-

nouard, signifie seulement brassée. Buffet, sinciput; bufet, dans Raynotiard, ne signifie que joM^e.TancJis que Raynouard ne donne que brandir et brandar, notre lexi(|ue ajoute bran- deiar. Brcsar, aucupor, y est; Raynouard n'a que brelz et brezadir. Enfin, brucar, ccspitare, est dans Raynouard hur- car; brucar esl plus voisin du « broncher » de la langue d'oil. Ces exemples, pour une seule lettre, le b, montrent que ceux (pu voudront donner un supplément au Lexique roman trouveront quelcjue chose à glaner dans le manuscrit que nous signalons à leur attention.

Notre Florilège commence par ow/>o//a, ampulla, et se ter- mine par uysiara, janua, aditus, qui manque aussi dans Ray- nouard. liC recueil remplit soixante feuillets in-fol. sur deux colonnes. Les feuillets 47 et 4^ manquent. L'écriture paraît appartenir à la fin du XIV* siècle ou au XV«.

XVn. DiCriONARIUM PROVINCIALI-LATINUM.

Ce dictionnaire, mutilé, puis(|u'il commence au mot ar- chiv , arckivium , et finit au mot scobar, scobo, est d'ailleurs fort peu complet. C'est un petit volume in-S", d'une écriture duXVJe siècle. Le mot provençal est placé d'abord avec son genre, puis est suivi d'un ou de plusieurs mots latins qui i'explitpient.

Les glossaires des langues modernes, faits dans ces temps, renferment trop peu de mots pour qu'ils soient d'un trè.s- grand secours à l'étude; et la lecture des auteurs reste toujours la source principale, à beaucoup près, de l'instruc- tion. Cependant^ si l'on refaisait un dictionnaire, soit du vieux français, soit du provençal , il faudrait les consulter ; car ils donnent des significations qu'on ne déterminerait au- trement qu'avec beaucoup de peine, et que plus d'une fois on ne déterminerait pas du tout. Ainsi, dans notre diction- naire, on lit : maclieferre , scoria; ceci se devine facilement, c'est le mâchefer ou scorie. Mais il y ajoute que ce mot si- gnifie encore noctua, nicticorax. toute analogie fait dé- faut; et, seuls, un dictionnaire ou un scoliaste peuventensei- gner avec certitude ces acceptions détournées.

XVIIL Glossaire latin-francais.

Un manuscrit de la Bibliothèque nationale, in-S", sur pa- pier, contient un glossaire latin -français, commençant par : ^Ima , virge sainte, et finissant par : Zuccura, re.

XIII SIECLE.

ANOi^YME. ag

une manière d'espice et sucre. Il y a deux colonnes par page; plusieurs feuillets sont lacérés ; l'écriture paraît être du XV* siècle.

Malgré cette date récente de notre copie, le glossaire con- tient des mots qui appartiennent à une époque ancienne de la langue. Tels sont: adanias, aimant; agonisa, liter (pour hitter); ardelio , licheur; atramentuni, eirement; atrium, nistre ; caballus, roncin; leopardus, liepart ; y>-fl«^'o, frasir ; serpens, guivre ;^ ô/a«c^/or, blandir. Blandir est un mot très- vieux; exemple :

Tant les lilandi et losenga LaideMélion,

Que avec lui les a menés. v. 169, 170.

Ce n'est pas, bien entendu, sur la latinité classique, c'est sur la latinité du moyen âge qu'a été fait notre glossaire. On y trouve, en effet, des mots comme apodio, apoier; angoria, destresse ; bustura, sépulcre; blax , fol ou folle, un de ces mots qui avaient passé du grec dans la basse latinité. Nous signalerons antessa, li petral ; c'est la partie du harnache- ment dont il est question dans ces vers :

Il mit la sele en son ceval,

Puis si li laisse le poitral; '-a' J" 'Vtox,

Et quant il i ot mis le frain... ^- ^9-

Jean de Garlande nous apprend positivement le sens de ce Pag- 58». mot : Loralia dicuntur gallice lorains, id est poitraus. /4n- tessa, si la leçon est correcte, n'est pas dans du Gange; nous en dirons autant de ambiphoras, d'une part et d'aultre.

Altitronus est rendu par a haut siège royals. » On lit suppie,,,. a.i. dans Carpentier : « Altitronum, pronel, » explication don- Giossai. , i. \\ née par un lexique latin-français. col. 176.

r^ mot affalle ne paraît pas avoir été connu de notre fon^'s''''°ai'. .""'ii' lexicographe pour rendre affabilis; mais, en revanche, la 769». Voy! ci- vieille langue lui a fourni une locution assez heureuse : « Li '■««"*> P- *'<• « bien emparlés. »

A calamus , on lit, « roseau ou penne à escrire. » C'est à tort que nous avons laissé périr ce mot « penne, » qui sé- parait la plume, en général, de la plume, instrument de la pensée. Les Anglais l'ont sagement retenu : à côté âefeather, ils ontpen.

« Bienfaisance » passe pour un mot nouveau. Nous trou- vons dans notre lexique : Beneficencia, bienticence; benefi- cus, bienfaicteur; ée«e/ac/e/îj, bienfai.sant.

Xin SIKCLE.

3o GLOSSAIRES.

XIX. GlOSSARIUM GALLICO-LATINUM.

-US'*

Bibiiotii. nai., Ce glossaïrc est contenu dan» un volume in-S", à deux lomis latin, n. colounes. L'écriture paraît être du XV* siècle. L'ordre alpha- bétique n'est pas très-exactement suivi, et il y a des répéti- tions. Il s'en faut de beaucoup que tous les mots de la langue soient recueillis, et ce n'est même que l'ébauche d'un dic- tionnaire. Néanmoins ce petit recueil, tel qu'il est, ne se feuil- lette pas sans quelque profit. Un bon lexique français-latin, «composé dans le moyen âge, serait un trésor de renseigne- ments; un vocabulaire, même le plus incomplet, n'est point à dédaigner.

On peut, dans le nôtre, signaler en quelques cas la forme moderne, qui déjà remplace la forme ancienne. Ainsi, cas- titas a pour équivalent, non plus « chasteé, » comme dans les textes tout à fait anciens, mais « chasteté, » comme nous disons maintenant. « Honnesteté » y remplace également « honnesté,» qui appartient à l'époque précédente. «Aiiner,» s'il était resté français, serait devenu « aduner; » c'est « adu- « ner » que donne notre lexique.

Mais, à côté, on trouve « aorner; » c'est qu'en effet beau- coup de vieilles formes y sont conservées. Nous citerons « l'erré » pour « le lierre, » et la glose « Abuier, uller comme « chiens; » car c'est une altération moderne qui a introduit une r dans ce mot, se sont confondus le ululare latin et le heulen germanique.

Renart, qui, grâce à un roman beaucoup lu, est entré dans l'usage commun , figure à côté du nom réel de l'animal : « Renart, goupil , vulpes. »

Sans doute « doper » ou « clocher» existaient encore au temps de notre dictionnaire; mais on y voit aussi « boeteux, « claudiis. » Nous y signalerons encore « coitiver, colère; coi- « tiveur,co/onMj,» qui, bien que voisins du mot moderne, ont du moins, conformément au génie de notre ancienne pro- nonciation , quitté \'l étymologique.

Le chat-huant y est nommé « chouen, bubo, oisel. » Cette forme ne justifierait-elle pasl'étymologie qu'on a donnée de ces bandes redoutables qui se sont signalées dans nos der- nières guerres civiles .-*

L'argile y est dite « ardrille. » Cette forme s'éloigne assez du mot original pour que l'on fût embarrassé si on la ren-

ANONYME. 3i ^

XIII SIKCLE.

t;ontrait dans un passage qui ne porterait pas l'explication

en soi.

«Engin» signifie d'ordinaire, dans les vieux textes, un instrument, une machine. Ici nous le rencontrons avec son sens propre et étymologique : « Estre de dur engin , pare- « sous, tardif, esbahi, » ce qui est rendu par hebes.

La particule « avoi » est expliquée dans notre glossaire: « Avoy, papœ, interjectio admirantis. » Mais ce qui a pour nous encore plus besoin d'explication, c'est cluitepelouse ; il eût été difficile de deviner que c'est une chenille, eruca. Quelque bizarre que paraisse une telle dénomination , nous pensons qu'on peut s y fier. Du moins l'exactitude du lexi- cographe se vérifie en des mots obscurs, mais connus d'ail- leurs. Ainsi, «taloche,» on le sait, désigne un bouclier; du Cange en a cité des exemples, auxquels on peut ajouter Au mot 7«- celui-ci du poënie de Duguesclin : ''^'""■

Une hache à son col portoit le hon Bertran; y,.,., gjjjj

S'espëe avoit au lez qui trenchoit roidement, Et une grant taloche qui au costé lui pent.

Notre glossaire , n'eussions - nous pas ces garanties , ne nous aurait pas induits en erreur; nous y lisons : « Bouclier, « taloche, parma. »

Le hérisson y est traduit en latin par cirogrillus. Ceci est encore, sinon correct, du moins nullement imaginaire. Ou- vrez du Cange, et vous trouverez, à cirogrillus, un renvoi qui vous conduit à chirogryllus (fausse orthographe, au lieu de chœrogryllos , pip({ypu>.)^oç), qui a signifié dans le bas latin un hérisson, et aussi un lapin. Ce mot s'était altéré en g^ro^nY- lus, ceriligion , cirriglinon. D'un autre côté, notre glossaire donne le nom degresillon à la cigale et à l'insecte que nous nommons grillon. Ces rapprochements nous serviront peut- être à rectifier un vers d'Eustache Deschamps, dans sa fable qui correspond à celle de la Cigale et de la Fourmi dan's la Fontaine ;

Ils sont à court deux gens equipoié Poésies

L'un à fourmi, et l'autre à ceraseron. iqi.éd. de'cia-

Et plus bas :

pelel.

Le ceraseron, par le temps de l'esté. Ne fera nulle provision;

32 GLOSSAIRES.

XIII SIÈCLE.

Il vit aux champs, et quant s'est aosté, Il se retrait en aucune maison,

Et au four communément Et es foyers chante doubteusement; A grant tlangier quiert illec sa substance; Mais li fourmi se pourvoit cautement; Qui saiges est face ainsi pourveance.

£t enfin

Ceux qui longtemps ont à court demouré , Qui sont pourveu, compère au fremion ; Car en servent se sont rémunéré, Et ont acquis rente ou possession.

Mais li simple et ignorant Sont ceraseron, fameilleus, négligent. Qui ont chanté et mis en oubliance Le temps doubteus; le fourmi les reprant; Qui saiges est face ainsi pourveance.

Le « ceraseron » est sans doute le grillon; mais le mot est mal écrit; car aux trois endroits il y a une syllabe de trop. Ne faudrait-il pas lire « gresillon? » et ce mot lui-même ne serait-il pas luie altération de ce chœrogrjUus, tant altéré, au moyen Age, dans la forme et même dans la signification.'^

XX. Pierre Roger.

Bibiioih. nai., L'auteur d'un vocabulaire latin-français, coté 8426, pa- n. 8/,a6. Ysdi se nommer Pierre Roger; du moins on lit à la fin : Ex-

plicit liber per me Petrum Rogerium. Ce vocabulaire contient les dénominations des parties du corps, des vêtements, des pa- rures, de ce qui tient aux maisons, aux tailleurs, aux culti- vateurs, aux clercs, à la maçonnerie, aux chevaux, à la pa- renté, aux fours, au tissage, à la monnaie, à la fabrique, à la boulangerie, aux ustensiles de ménage, aux navires, à l'É- glise, aux arbres, aux herbes, aux graines, aux aromates, aux repas, aux liqueurs, aux animaux, aux oiseaux, aux in- sectes, aux poissons, aux métaux. Le mot latin y est expli- qué par le mot français. Il est à regretter que la nomencla- ture y soit très-restreinte.

L'écriture est récente, du XV* siècle. Toutefois, plus d'un

mot appartient à un âge antérieur. Amsi, pectus, pis; arti-

riiius, artil (orteil); trabs, trau; sulciis, roye de labouraige;

patella, payelle, sont certainement des formes anciennes.

Vo>.ii-d€s- /ncaustnm y est traduit par encre; c'est en effet le sens

5tus, p. 17. ,j„p ^.Q fpnjt avait pris dans le latin du moyen âge.

PIERRE ROGER. 33

XIII SIECLE.

Nous relevons quelques mots dont la signification ne se-

rait pas devinée sans la traduction latine donnée par notre auteur : « Brochet » est une sorte de bouteille, peut-être un petit broc. « Cimaise » est une cruche , amphora. « Groyer « decuyr » est un ouvrier en cuir, cerdo. Ces mots, rencontrés dans un texte français, embarrasseraient certainement.

XXr. Cathoi.icum, ou Dictionnaire latin-français.

Les Archives nationales possèdent, dans la section histo- rique, un manuscrit in-fol., sur papier, coté M 897, on lit, au fol. 9.4 verso: « L'an 1 458, vénérable et discrète personne « mess. .Jehan Moistre, chapelain en l'église de Saint Spire « de Corbueil , bailla et donna cestuy livre nommé Catho- « licuni à Jehan Royer, prebstre et chanoine de Nostre Dame « du dict Corbueil , pour aucun service que luy avoit fait le «. dict Royer en sa grande nécessité. »

L'écriture du manuscrit est sans doute du XV* siècle ; mais le dictionnaire même nous semble plus ancien. Ainsi , Xs in- diquant le sujet singulier figure presque constamment à la fin des mots; par exemple : abactiis, chassés; abbas, abbés; albugo, albuns d'œuf ; chère, grece, Dieux te saut. Ceci est une marque réelle d'antiquité. On peut citer aussi des mots ou des formes fort anciennes : ambo , ambedeux; amigdalum , li amendre; amigdalus, ii amendrier ; cespes, wason; débili- tas, flebesse; desipio, assotir ou amenrir del sen. Sen, sen- sus, privé d'j au régime, est une forme très-vieille, qui a longtemps balancé l'orthographe nouvelle. En effet, î'éty- mologie voulait que sens, même au régime, eîit une s; mais le sentiment de la langue, chez ceux qui ne connaissaient pas l'étymologie , voulait que cette s tombât pour que le mot rentrât dans l'analogie. Ce conflit a tellement dure, que deux formes dérivées en sont nées, d'une part, « sensé, » et d'au- tre part, «séné, forcené. « Amenrir, pour amoindrir, est également très-vieux. C'est ainsi qu'on lit dans ce vers du XIII* siècle :

Il laissa le pleuvoir, s'amenri la froidure. Li romans de

Berte aus grans

Il en est de même de avarus, aver. Aver est la forme an- pies, pubi. par cienne, par exemple : m- p»"''" ï**-

' ris, xLii.

Berte la débonnaire, qui n'eut pensée avère. Ibid., m.

Legumen , leun. Leun est la transformation véritable et Tome XXIL E

6

3/i GLOSSAIRES.

XIII SIECLE.

ancienne du latin legumenen un mot français; « légume» est

postérieur.

Affari^ aresnier ou parler. Aresnier, très-bonne traduc- tion à'affariy est une modification du mot arraisonner, et elle se trouve dans les plus vieux textes.

Clamo, clamer, ou braire, ou apeler. Autre reste du vieux langage. Dans les premiers temps de la langue, « braire » ne s'appliquait point au cri de l'âne, mais désignait toute es- pèce de clameur. Les exemples en sont nombreux ; nous ci- terons seulement ces vers du XII* siècle :

lioncisval» , Mort le trébuche sans braire et sans crier,

publié par M. ...

Boiirdillon; Pa- Lt Celui-Cl :

ris, 1 8/, I, p. 62. r.. 11 .1 1

Ibid. pi /iG. D agullon poindre et angoiser et braire.

Notre dictionnaire est donc en possession de l'antique si- gnification de ce mot.

C'est encore avec le véritable sentiment de la valeur pri- mitive des mots, et non de leur valeur secondaire et dérivée, qu'il traduit héros par baron, elheroys par baronnesse.

Tous les adverbes sont régulièrement faits suivant le prin- oij)e originel de la formation, c'est-à-dire que la finale ment, représentant mente en italien, et dérivée du latin mens, équi- vaut à un féminin; de sorte que tous les adjectifs terminés en e ou en i prennent, passant à l'adverbe, un e; « ordon- « neement, hardiement, » et que tous les adjectifs en al, elou ont, venant des terminaisons latines alis, élis, ens, etc., les- (|uelles sont identiques pour le n>a.sculin et le féminin, ne prennent, passant à l'adverbe, aucun signe du féminin, comme « celestialment , fortment. » On voit que la régularité par- faite de ces formations adverbiales dans l'ancien langage s'est bizarrement perdue dans le langage moderne. Ainsi, dans nos adverbes « prudemment, fortement, 3) deux formations sont en présence, l'ancienne dans o prudemment, » la mo- derne dans « fortement. » Si l'on avait été conséquent dans la transformation qu'où faisaitsubir aux adverbes, on aurait dire « prudentement. »

Immaturus, non mehur. Cette orthographe montre que ce mot français avait conservé son ancienne prononciation di.s- syllabiqiie; car on sait que dans nos anciens poèmes il est toujours de deux syllabes :

Bfii<', xi.ii. De foi et tle créance entérine et meure.

XIII SIKCLE.

ANONYME. 35

Le g, dans joug, ne se prononçait pas; du moins notre dictionnaire porte : Jugum, jon à acoupler beufs.

Irundo, arondelle. On voit le passage entre la forme ancienne et la forme moderne; le mot primitif est « aronde. »

Juvencus, veel, c'est jeusne buef ou tourel. Ainsi, aitcien- nement, notre mot « taurel ou taureau » était employé avec plus de justesse que nous ne faisons, en sa qualité de dimi- nutif, pour signifier un jeune bœuf.

MdiiSy bichet ou chevriet. Nous disons aujourd'hui bi- quet, ainsi que bique, à côté de biche. C'est un de ces exemples nombreux l'on voit des mots à double pronon- ciation dans l'ancien langage prendre, dans le langage mo- derne, deux acceptions très-différentes.

Lacerta, laisarde; lacertula , petite laisarde. Nous avons fait ce mot masculin, lézard; mais nous avons gardé l'an- cienne forme dans lézarde, crevasse de muraille.

A côté de a dyamas (ce qui n'est pas latin), dyamant, une pierre précieuse, » nous citerons « adamas , ayement. » Ce dernier mot est certainement la forme primitive, dérivée de adamas.

Calamitosiis , clietis, malestruit. Cette traduction nous porte à remettre en question l'étymologie que l'on a donnée de malotru. On rapproche ce mot du provençal malastruc; catalan, malastnich; ancien espagnol, malastrugo, tous mots

aui se rattachent à la glose à Hxàore: A strosus, malheureux; e sorte que malotru aurait signifié primitivement sous un. mauvais astre. Mais « malestruit » en donne une étymo- logie plus voisine, et peut-être plus probable; d'autant plus que « estruit » était jadis un mot très-employé; par exemple :

Et je trouvai l'histoire dont ces vers sont estruit. ^nxt xxxvi

Je croi ceste mucete est de beste estruite. !!,_ xxxvn.

Notre dictionnaire offre donc des signes certains de vieux langage; cependant on y trouve aussi des formes qui appar- tiennent à aes temps moins reculés. Les noms latins en ator étaient autrefois rendus par des noms à finales dissyllabes, eor; ils prennent ici la forme moderne eur: Bibliopola, le vendeur ou aourneur de livres; ardelio , hardiaux ou le- cheur. « Lecheur, » très-commun dans nos vieux poëmes, y est toujours trissyllabe, « lecheor. » Mais quelque incertitude

v... c.iv... 3<^ GLOSSAIRES.

XIII SIECLE.

qui reste sur l'époque de la composition de notre diction- naire, comme ces sortes d'ouvrages ont été longtemps la re- production les uns des autres, il porte encore assez de tra- ces des vieilles formes pour avoir le droit d'être compris dans cette série d'anciens lexiques.

On n'y trouve guère que le mot latin avec le génitif, si

c'est un substantif, et le parfait et le supin, si c'est un verbe;

puis la traduction française. Aucun exemple n'est ajouté. Il

y a néanmoins çà et quelques gloses comme celle-ci, que

Voy. ci-des- nous avons rencontrée ailleurs. Au verbe cubo^ pour avertir

sus, p. 14. que cubatum est un barbarisme :

Sanus eo cuhitum, malesanus vado cubatum.

Au verbe decoro :

Queni veneror, decoro; queni pulcrum reddo, decoro.

11 est vrai qu'on trouve, lorsque la prosodie latine s'altère, un decoro long; mais le sens n'est pas différent du decoro bref.

La glose suivante est de meilleur aloi :

Siiva tenet leporem, sapientis lingua lepurem.

Ce dictionnaire, outre les mots véritablement latins, con- tient aussi une foule de mots du moyen âge, par exemple: hurgensis, bourgeois; Jacobipeta, perelin (lisez pèlerin) de Saint-Jacques, etc.

Le premier mot de l'ouvrage est (après « aima, vierge, w (pii paraît hors de place) v^Aaron, propre nom.» Le dernier est « zucara, sucre, une espice. »

XXII. DlCTIONARIUM LATIKUM AMPLISSIMUM.

Bibiioiii.nai., Le titre d'amplissimum est mérité; ce dictionnaire est un

fonds lat. , M. gros volume in-fol., sur papier, de 601 feuillets, d'une écri-

' i-:^io- vui *"''*^ ^*' ^^^ siècle. La première ligne est: A pro con. Fir-

V. 66. " g'dius in Bucolicis : Conjugis ut magicis sanos avertere sen-

sus Experiar, pro convertere. La dernière ligne est : Zetus

et Ca la is fratres , Jilii Boree.

Voici commet)t l'auteur a procédé à la composition de son dictionnaire. Il a relevé dans les grammairiens et commen- tateurs latins les mots et les explications qu'il y a trouvés; et il a rangé tout cela par ordre alphabétique. A chaque ar-

AiVfONYME. 37

' XIII SIECLE.

ticle, il cite les autorités qu'il a consultées. Ces autorités sont Varron, Festus, Asconius Pedianus, Auiu-Gelie, Acron, Ser- vius, Donat, Nonius, Priscien, et quelques autres. \}\\ exemple montrera sa manière de inhe: Falsus, simulatus ; Virg'dius, libro tertio En., falsi Simcontis ad undam , Serv. Simeontis, par erreur de lecture ou d'écriture, pour Simoe/itis.

Quelquefois il emprunte à Cicéron des définitions, comme celle-ci, dont nous ne retrouvons point le texte, et qu'il al- tère peut-être en la ckant de mémoire : Fatum est connexio Voy. Cic, de rerum per eternitateni se invicem tenens , que suo ordine et D'vinai.,1, 55. lege vnriantur, ita tamen ut ipsa varietas habeat etcrnita-' tern. Cicero. Le mot connexio ne se trouve pas aujourd'hui dans Cicéron.

Il donne un assez hon nombre de mots géographiques, et la plupart des explications sont empruntées de Strabon, qui n'avait pas été connu en Occident pendant le moyen âge. Il faut faire exception pour quelques points de la géographie de la F'rance : Pictones sunt in Gallia Aquitana Garumne accole ; dicuntur vu/go liodie Pictu vel Pictou. Ligeris gallice vulgo dicitur la rivière de Lere. Aduacti ( sic ) populi sunt Gallici, quos Ccesar in commentariis scrihit; di- cuntur autein gallice Douai. Drus oppidum est, quod etiam nunc dicitur Drus, prope Carnutes, id est Cartres, quod op- pidum Druidibus pertinebat. Enfin , Paris est l'objet de la remarque suivante : Lutecia erat oppidum. , quod nunc di- citur Parisius, et nomen provincie proprium nomen civitatis assumpsit ; nam Parisii tune appellabantur, qui hodie di- cuntur Franchi; qui clauduntur a quatuor fluminibus , Se- qnana scilicet et Matruna, Heina et Osa. Cette limitation du nom de Français aux gens qui habitent entre la Seine, la Marne, l'Aisne et l'Oise, aux, gens de l'Ile-de-France, se rap-

t)orte à un tenqjs ancien. Cependant nous ne croyons pas que a composition de notre dictionnaire dépasse le siècle il a été écrit, c'est-à-dire le XV* siècle. L'auteur sait trop bien le latin pour qu'on le place au milieu des écoles du moyen âge, l'idiome de Rome, étant une langue quasi vivante, avait subi un inévitable alliage de barbarie.

Une antre considération encore conduit à la même con- clusion , c'est la manière dont le grec y est cité. Quelques mots grecs figurent dans le dictionnaire, et ils sont écrits correctement; or, la correction en cela est, pour ainsi dire, étrangère aux textes du moyen âge. Il est possible même

\in SIECLE.

38 GLOSSAIRES. ANONYME.

que nous ayons le manuscrit autographe de l'auteur. On y voit des ratures et des correclions, le tout de la même main que le corps de l'écriture; on y voit aussi des espaces blancs qui semblent réservés à des additions. Le nom de l'auteur est ignoré ; sa patrie est certainement la France, et même, si l'on s'attachait à l'orthographe d'un mot isolé, « Lere » pour « Loire, » on supposerait qu'il appartenait à nos provinces de l'ouest.

Telle est la série des glossaires, imprimés ou manuscrits, que nous avons cru pouvoir admettre dans cette notice col- lective.

I<es glossaires latins y ont une prédominance marquée. Rien ne peut se comparer, dans le reste, aux grandes com- positions de Papias, d'Hugutio, de Jean de Gênes, et au Dictionarium amplissimum. En effet, l'enseignement du la- tin primait tout. Mais cette latinité qu'on enseignait était fort mêlée; les dictionnaires d'alors confondaient le bon la- tin avec le latin barbare, et il n'est pas étonnant que des au- teurs qui se servaient de ces livres écrivissent une langue bi- garrée, qui fait de la prose et de la poésie latine du moyen âge comme un idiome à part.

A côté de ceux-là , les glossaires latins-français ne sont que des squelettes. Une nomenclature très-pauvre, de sim- ples listes de mots, nulle explication, voilà ce qu'ils nous offrent. Et, certes, c'est surtout que nous aurions désiré des développements. La langue française, dans son état an- cien, nous intéresse plus (pie le latin du moyen âge; mais alors elle intéressait beaucoup moins.

Aussi n'avons-nous rencontré nulle part un dictionnaire purement français. Une telle trouvaille nous aurait payés de nos recherches minutieuses et arides. Mais un livre pareil , s'il existe , n'est venu ni sous nos yeux ni à notre connais- sance.

Toutefois, malgré la défectuosité des glossaires latins- français, nous avons, à diverses reprises, essayé de faire voir qu'on en peut encore tirer quelque parti. Ceux qui s'occu- peront de la lexicographie de notre vieille langue ne per- dront pas leur peine en les consultant.

E. L. î.i

POÉSIES r.ATINES. VITAL DE BLOIS. ig ^ , ,

POÉSIES LATINES.

VITAL DE BLOIS.

Il parait, si l'on en croit Quintilien, que l'usage permettait institut, orat., (Je refaire à plusieurs reprises, pour le théâtre d'Athènes, les '■ ^»*^- "• ^6. tragédies d'Èlschyle, comme on a retouché, dans les temps modernes, sous prétexte d'obéir à ce que l'on croyait le goût du moment, celles de Shakspeare et de Corneille. Nous savions aussi que le plus populaire des poètes comiques latins, l'auteur de l'Amphitryon et de l'Avare, n'avait pas échappé à ces rema- niements qui, dans un genre moins élevé, devaient être plus faciles aux écrivains de peu d'invention. Lorsque ses comé- dies se jouaient encore sous Dioclétien, il est probable qu'elles Amobi:, Ad- avaient déjà subi plusieurs transformations de cette sorte, *ers.genies,vii, dont les manuscrits qui nous restent ont conservé des traces. fiC moyen âge vint, à son tour, les soumettre à cette épreuve, <jue nous pouvons apprécier aujourd'hui par quelques exem- ples de plus.

Une espèce de récit dialogué, le dialogue occupe presque toujours la plus grande place, et n'est interrompu <pie par les indications nécessaires pour lier les scènes entre elles, s'introduisit probablement dès que le théâtre pro- fane fut fermé, et (ju'il ne resta plus que les représentations religieuses qui faisaient partie du culte public. On nen con- tinua pas moins d'appeler ces récits comœdiœ, lorsqu'ils por- taient le caractère de la gaieté ou de la satire , et tragœdiœ, lorsqu'ils offraient l'image de quelque triste aventure. La chose n'existait plus; on conserva le mot. Celui de comédie, pris dans ce sens, usité désormais jusqu'à la renaissance du théâtre, a été illustré par le poëme de Dante. Il y a moins d'exemples de celui de tragédie, appliqué à ces récits qui

4o POESIKS LATINES.

XIII SIECLE.

succédaient au drame. Cependant un manuscrit de la biblio- G ^mJ^^Ib^- thèque de Berne, qu'on fait remonter jusqu'au IX* siècle , lect. Bern,', par- of'f 16, en gjS vers liexamètrcs, une histoire de la familledes tic. II, p. 9. Atrides, intitulée : Orestis tragœdia, dont nous lirions quel- Biblioih.nat., cjucs vcrs daus Ics F lorcs metrici de l'ancienne abbaye de fonds de s.-vic- Saint-Victor de Paris, sans la grande lacune qui rend ce foî'ii'ï" ' au "Jaimserit incomplet. ]\ous trouverons aussi tout à l'heure, fol. 39. ' mais en vers élégiaques , une de ces tragédies , et peut- être deux, dans les poésies latines de Guillaume de Blois. L'habitude d'appeler ainsi tout poëme tragique ou terrible s'était si bien enracinée, que celui de Claudien sur l'Enlève- ment de Proserpine, lorsqu'il fut imprimé, pour la première Panzer, An- fois au XV" siècle , sans date précise, parut, vers i473, ar- nal. ijpogr. , t. rangé et distribué en deux tragédies, avec ce titre : De Raptn Ss'e'^-l'Hlin' fi'oserpinœ tragœdiœ duœ heroicœ. Au même siècle, en i447. Reperior. bi- l'accideut dcdeux liommes qui tombèrent , près d'Alost, dans hliogr. , I. I, lin piège à loup, avait été l'occasion d'une mauvaise élégie ''*Éd de'xros^ latine, que l'auteur, maître d'école à Bruxelles, intitula : Ma- Hamm, i«/i8' gistrl Rcneri cle Brit-xelta Tragœdia. C'est que dans toutes in-4". —Reif- ces ()ièces il y a du dialogue; il y en a même beaucoup dans dT'^l'Acad.'^^de t'-agédie de maître Renier.

Bruxelles, t. l^u vcrsificatcur latin dont il a déjà été parlé, mais sans XIV; Annuaire que l'ou counût tous SCS ouvragcs , Vital de Blois, s'était de Belgique ("^"crcé sur l'Amphitryou de Plante, avant de donner au m, p. 73-84; Querolus cette nouvelle forme d'une comédie sans théâtre. t. X, p. a? et Plusieurs éditions ont nniltiplié le texte de l'ancien Quero- ^ Hist lin de ^""^ ^" prose, écrit dans les Gaules, dit-on, vers le IV* siècle, )aFr.,t. XV, p. et dont Vital de Blois , à la fin du Xir, reproduisit la fable /,a9-434. avec une extrême liberté. Lorsqu'il mettait en vers élégia-

Reyu7dM'de'u"x ^"^* °" '^ pièce même qui nous reste, ou peut-être quelque mondes, 1 5 juin autrc plus modcme encore, comme l'a supposé dom Liron, i835, p. 656- il paraît qu'il croyait faire une imitation de l'Aululaire de 'cràsse Lehr- P'^^t^^i comme il en avait naguère imité l'Amphitryon :

uc , eic , pari. Amphitryon nuper, nunc Aulularia tandem, etc.

''Bibiloth. ciiai- ^^ Querolus de\ï\A\ de Blois, qui n'est point Y Aulularia, traîne, p. 96. quoiqu'ou liii en donne aussi le titre , mais qui en est du moins, comme l'ancien drame, une espèce de continuation, a été pour «os prédécesseurs l'objet aune complète analyse, d'après l'édition donnée à Heidelberg par Commelin , en 1595, et qui a été reproduite par M. Osann , en i836. Mais ils étaient persuadés, lorsqu'ils firent cette analyse dans

XIU SIÈCLE.

VITAL DE BLOIS. 4i

leur notice sur Vital , que l'on n'avait point conservé son ;

Amphitryon. Comme nous le possédons maintenant, nous allons en parler. II y aura lieu d'indiquer ensuite une autre pièce, qu'on peut aussi joindre à ses œuvres.

TiC poëme élégiaque latin sur Amphitryon est déjà cité Geta. par Matthieu de Vendôme dans ses Mquivoca , peut-être Hi$i. liit. de avant la fin du Xir siècle : '• l'-- '• ^Y-

p. 4»7; O-

Byrrliia, qui nimis est lentus, asellus erit. »»nn,ViialisBle-

•' ' sens. Ampnilr.

Quelques années après, vers i2i5, nous retrouvons une ^'^^!-l|'''v'^" allusion à l'ouvrage dans ces deux vers d'Everard de Bé- ,j,| Bies. Cet» , thune, qui l'appelle Geta, comme les meilleurs manuscrits» r. 5. et qui n'en nomme point l'auteur :

Ludit Geta gemens, quia captus Mercuriali Leyser, Hisi.

Arte, Joveiii lectus Aiiiphitryonis habet. poem. mcd. *vi,

p. 8a6.

Fabricius, qui avait d'abord rapporté ces deux vers au cen- BiWioih. med. ton sur Aléaée, par Hosidius Géta, s'est, depuis, aperçu de 'j '"^' T'\\^]J' son erreur; mais nous ne croyons pas qu'il ait jamais corrigé prâfai. ad lecio- celle qu'il a commise ailleurs en plaçant Vital de Blois dans rem. les premières années du XIV siècle. Vers la fin du XIIP, , J*'^""""- '•'' Jéremie de Padoue, dans son Epitoma sapientice, sans nom- ' ôsann, I. c, mer noji plus I auteur du poëme, en transcrit seulement les p. yij. v. Mura- premiers mots : y4uctor liheUi qui incipit , Grecorum stu- !**? ' t^nj''""» DiA. Nous ne le trouvons indiqué ensuite que par un petit 916. ' nombre de critiques, entre autres, par quelques-uns de ceux Quadrio.sior. qui en décrivent l'aiicieune traduction italienne, imprimée ^^^f" P«^|'».^- au XV' siècle : // libro del Gieta e del Birria. Warton avait Mazzuchein , vu le texte latin dans la bibliothèque bodiéienne d'Oxford , Scriiiori d'iia- et il cite un vers du prologue. J"jj' \^^ 3'^'

Ce texte fut enfin publié, pour la première fois, en i833, ,'358. cài»- par M. Mai, d'après un manuscrit du Vatican, écrit sur par- '"g- de La Vai- chemin au XIV* siècle, il est placé entre l'Éclogue de 5^"',',^ "' ''' Théodule et la Psychomachie de Prudence. L'éditeur, qui l'a- hjsi. of en- vait trouvé anonyme, ne propose aucune conjecture sur le g'»*" ?««•••?, «• nom de l'auteur. Trois ans après, M. Endlicher, plus hardi, iï> P- ^'6- c«- en donnant a la copie de la bibliothèque impériale de Vienne part, i, p. 55, le titre de Carmeu de Amphitryone et Alcmena, quoique le °- 3o4i. manuscrit commence et finisse par ces mots, Incipit Geta, ciassic. ^ucto- Explicit Geta, ne balance pas à l'attribuer, sur de bien fai- xitij, 463-478- blés présomptions, à Matthieu de Vendôme : Auctorem esse Caialog. codd.

Tome XXn. F

Xlli SIECLE.

philolog. lati- iior. bibliotli. vinilobou. , ins. •277, n. il, p. 162.

42

POESIES LATINES.

Early mjsle- ries , p. 79-90 , 127-133.

Carol. Guil. Alùlleri analec- lor. Bern. parti - cula II : Vitalis Ries. Gela co- incedia. Berne, i8^o, iii-/»", «le .',8 p.

Bibl. de l'É- cole des Char- les , sec. série, i8',8,t. IV, p. .'i86-5o5; 18/19, I. V, p. fiiH.

Ancien fonds latin, mss. 8107,

«a47, 8'ii3, 8'|3o, 85o(j A.

N. 756, fol. t9-4o V».

Toni. IX, p.

Mcttthœum Findocinensem, persiiasum habeo. La même an- née, en i836, à Darmstadt, M. Frid. Osann, professeur de l'université de Giessen, d'après le texte de Rome et deux ma- nuscrits de la bibliothèque de Darmstadt, qui l'aidèrent sur- tout à en remplir les lacunes, fit paraître le volume intitule: P'italis BLesensis Amphitryon et y4 ulula ria, eclogœ. Il recon- naît donc dans Vital de Blois l'auteur de l'un et de l'autre ouvrage; et il en avait le droit, puisque le versificateur du Ouerolus ou de VAulularia,qu\ se déclare aussi celui de l'Am- phitryon, est expressément nommé dans deux manuscrits du XÎV* siècle, 1 un de Naples, qui appelle l'Amphitryon Comedia Fitalis Blesis; l'autre de Florence, qui termine le poëme par ce vers, qu'on lit également dans le manuscrit ^f\\'i de la Bibliothèque nationale de Paris:

Vitalis Blesis explicit Amphitryon.

Le texte de M. Osann a été reproduit en i838, à Londres, par M. Thomas Wright. Une nouvelle récension, d'après trois manuscrits de Berne, conférés avec ceux de Munich, de Paris, de Darmstadt, du Vatican, a eu pour éditeur, à Berne, en i84o, M. Ch.-Guillauine Mûller, qui, dans une préface instructive, n'est point parvenu à déterminer encore, malgré beaucoup de recherches, l'âge précis de Vital de Blois.

Ces quatre éditions ont été suivies récemment d'une cin- quième, que l'on a crue d'abord la première, puis la seconde, avant de se résigner à ne la croire que la quatrième, tandis qu'elle arrive en effet au cinquième rang. Il est vrai que ce dernier texte, pris exclusivement sur cinq manuscrits de Paris, offre quelquefois des leçons nouvelles; mais il faut avouer cependant qu'une telle production ne méritait pas d'être imprimée cinq fois à si peu d'intervalle, tandis qu un grand nombre d'ouvrages fort préférables demeurent enfouis et oubliés.

Aux nombreux manuscrits consultés ou indiqués par l'é- diteur de Paris ou par ses devanciers, il faut joindre, outre quelques fragments compris dans les Flores metrici de l'an- cienne abbaye de Saint-Victor de Paris, un manuscrit de la bibliothèque de Brera, à Milan, que M. Mai n'a point connu, et qui devait échapper à tous ceux que trompait la fausse désignation du catalogue, reproduite dans les Archives de M. Pertz : Joh. Mussœ Amphitruon. Des recherches faites, sur notre demande, par M. Ernest Renan (Milan, i5 juin

VITAL DE BLOIS. 43 ^„, ^^^^^^

i85o), nous permettent de rectifier cette erreur. Le dernier

vers, comme dans un de nos manuscrits, est suivi du dis- tique :

Explicit hic GeU, deceptus