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LIBRARY
CATALOGUE GÉINÉ1UI
DE*
MANUSCRITS
DES BIBLIOTHÈQUES PUBLIQUES
DES DÉPARTEMENTS
TOME VI
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in 2011 with funding from
University of Toronto
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CATALOGUE GENERAL
DES
MANUSCRITS
DES BIBLIOTHÈQUES PUBLIQUES
DES DÉPARTEMENTS
PUBLIÉ SOUS LES AUSPICES DU MIMSTRE DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE
TOME VI DOUAI
PARIS
IMPRIMERIE NATIONALE
M DCCC LXXVII1
Slightly reduced from the original
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LIBRARY
Toronto^
JUL4 i96S
S. B. N. - GB: 576.72023.2
Republished in 1968 by
Gregg International Publishers Limited
1 Westmead, Farnborough, Hants., England
Printed in Germany
AVERTISSEMENT.
La collection des manuscrits de la bibliothèque de la ville de Douai provient en grande partie des anciens établissements religieux de cette ville et de son arrondissement. La table que nous publions à la suite de cet avertissement fait connaître que, sur les 1289 manuscrits que possède la bibliothèque de Douai, il y en a 3i 3 qui ont appartenu à l'abbaye d'Anchin et 2 56 à l'abbaye de Marchiennes, monastères situés dans le voisinage de Douai, 68 à des couvents anglais auxquels cette ville servit de refuge à l'époque des persécutions d'Elisabeth, et 97 à divers autres établissements religieux du même arrondisse- ment. Nous ferons remarquer, en outre, qu'en dehors d'un certain nombre d'ouvrages généalogiques qui ont appartenu à M. Malotau de Villerode et à M. le baron du Chambge , et de quelques manus- crits italiens qui viennent d'être légués à la ville par M. Foucques, presque tous les manuscrits importants proviennent de couvents et surtout des abbayes de Marchiennes et d'Anchin. C'est principale- ment dans l'histoire , les livres et les archives de ces abbayes, que nous avons pu trouver quelques renseignements au sujet des manuscrits de la bibliothèque de Douai.
Comme tous les religieux de l'ordre de saint Benoît, auxquels Fé tude était ordonnée par leur règle, et qui devaient, dès le VIe siècle, posséder dans leur cellule des tablettes et un poinçon, les moines de Marchiennes et d'Anchin s'occupaient à lire, à écrire et à étudier. Avec la permission de l'abbé ils pouvaient emporter les livres de la bibliothèque dans leur cellule, ainsi que nous le voyons par des notes
ma:*, des bibl. — vi.
il AVERTISSEMENT.
tracées sur les feuillets de garde de plusieurs manuscrits de Douai1. Le temps du carême était plus particulièrement consacré à l'étude; en 1^29, Jean de la Batterie, abbé d'Anchin, fit don à son monas- tère de neuf volumes de Pierre de la Palu sur les psaumes, à condi- tion qu'on les distribuerait aux religieux au commencement du ca- rême, et, en mémoire de ce présent, chaque année, le jour de Pâques après l'élévation, tous les moines de l'abbaye récitaient le miserere pour le repos de l'âme de cet abbé2. Une note du manuscrit n° 261, qui renferme plusieurs ouvrages de saint Augustin, d'Alcuin et de Claudien, nous apprend que, « en l'an de grasce mil vc et un, eust « dampt Maurisse Broquet (religieux d'Anchin) che livre tout au loing < d'un karemme et en fist assez bien son debvoir, car il ne le souilla « que ung peu3. »
Il est inutile d'établir, par des citations, que les missels, les évan- géliaires, les graduels, les antiphonaires, les bréviaires et les autres livres servant pour l'office divin, devaient nécessairement se trouver dans les bibliothèques des établissements religieux. Mais nous croyons devoir rappeler qu'un certain nombre d'autres livres y eurent leur place, parce qu'ils servaient pour la lecture faite, dans le réfectoire, durant les repas. Guillaume Chrestien, abbé de Marchiennes de 1 389 à 1 1\ 1 2 , fit don à ses religieux d'un certain nombre de manuscrits copiés d'après d'anciens ouvrages en divers monastères, dont le lec- teur de chaque semaine se servait pendant les repas; il en était de même à Anchin, dès le xnc et le xme siècle4. Et les livres qu'on lisait ainsi publiquement dans le réfectoire n'étaient point uniquement les vies des saints et le martyrologe : nous voyons qu'à l'abbaye d'Anchin, au nombre de ces ouvrages se trouvaient les Homélies de saint Jean Ghrysostome, les Homélies de saint Grégoire le Grand, les Sermons de saint Bernard, le Spéculum caritatis d'Aelrede, divers traités de Cassiodore, de Hugues de Saint-Cher et d'Hégésippe, ainsi que des
Voyez le présent catalogue, p. 5, 21, 3 Id. p. i3.
48, io3, 125, 197, 285, 333, 454. 4 H. p. 572, 106 et 107.
! Id. p. 27.
AVERTISSEMENT. m
chroniques et des récits sur les croisades et sur la Terre sainte1. Un certain nombre de livres étaient donnés à la bibliothèque de l'abbaye parles religieux ou par leurs parents; au nombre de ces bienfaiteurs, nous nous contenterons de citer Jean de la Batterie , abbé d'Anchin , qui fit don des œuvres de Pierre de la Palu en dix volumes, de la Concor- dance des livres saints, d'extraits du Digeste, du Commentaire d'In- nocent IV sur les Décrétâtes, et du texte de Boniface VIII avec la glose de Jean le Moyne2; Jean Oculi, religieux de Marchiennes, qui enri- chit la bibliothèque de cette abbaye d'un Bréviaire, d'un Diurnal, d'un Antiphonaire et du Spéculum conscientiœ5 ; Jean, abbéd'Edmund's- bury, dont le psautier, merveille de l'art du miniaturiste, fut apporté à Douai par des religieux anglais4, et Catherine de Coupigny, abbesse de Flines, qui laissa aussi un psautier à son monastère5.
Un certain nombre d'autres ouvrages furent écrits ou composés par des religieux, et restèrent dans la bibliothèque du couvent. A Mar- chiennes ce sont, au xie et au xne siècle, les moines Amand Duchâ- tel, copiste et écrivain , de qui proviennent des Commentaires sur les Épîtres de saint Paul, des Commentaires de- saint Augustin sur l'Evangile saint Jean, des Homélies de saint Grégoire sur Job, et des traités du vénérable Bède et de Haimon d'Halberstadt, manuscrits à miniatures très-curieuses pour l'histoire de l'art6, André Dubois ou Sylvius, aussi copiste et écrivain, qui a laissé, outre une importante chronique dont il est l'auteur, l'ouvrage de Florus où se trouvent les Commentaires de saint Augustin sur les Epîtres de saint Paul et les fausses Décrétales d'Isidore Mercator, deux livres qui sont des chefs- d'œuvre de calligraphie7, et le moine Gui qui a montré non moins d'art, en écrivant et en enluminant les Lettres de saint Jérôme et plusieurs volumes des œuvres de saint Augustin8. A Anchin ce sont
1 N° 212 de ce catalogue. • N°* à'j, 200 , 255, 3oo, 3o3, 3o6,
1 A*.N°*45, 46,6i, 574,6o8et6i3. 328, 342,343, 344, 4g4-
3 Id. N" 30, iM, i5o, 469. 7 N" 3d7, 582,883.
* N° 171 de ce catalogue. * N0' a45 , a5o, af)5, 271, 281.
i N° 176 du présent catalogue.
iv AVERTISSEMENT.
les religieux Bauduin et Jean qui écrivent le traité de saint Augustin sur la Trinité, et le décorent d'une miniature qui a l'importance d'un tableau1; c'est le moine Jordan, qui fait preuve de la main la plus habile, du goût le plus sûr et de l'imagination la plus capricieuse, dans les Commentaires de saint Augustin sur les psaumes et dans les Lettres de saint Grégoire2; ce sont les moines Baudri, Gérard, Lambert, Siger, Rainaud et Olivier, dont les manuscrits ont excité l'admiration des auteurs du Voyage littéraire, qui avaient pourtant parcouru les pius riches bibliothèques de l'Europe3. Dans les siècles moins éloignés de nous, ces abbayes et les autres couvents de Douai ont vu le nombre de leurs manuscrits s'accroître par les travaux de leurs propres religieux et des docteurs chargés d'y donner l'enseigne- ment, Georges Colveneere, les Rythove, Adrien Bessemer et François Vermeil, professeurs de l'Université, Jean Fiéfvé, religieux de Mar- chiennes, Jean d'Espières, grand prieur d'Anchin, et François de Bar, aussi grand prieur, dont les nombreux manuscrits ont tant d'impor- tance pour l'histoire religieuse des Pays-Bas. «Ces manuscrits, sur- « tout ceux du xie, du XIIe et du xme siècle, indiquent, comme le dit » M. Bethmann dans son Voyage historique, un grand développement « dans l'art d'écrire. L'écriture était fort avancée : deux manuscrits « portant la date de 1 1 53 et un Papias de 1173 offrent les caractères « graphiques du xme siècle4. »
Le texte des ouvrages n'était pas moins soigné que l'exécution. François de Bar, grand prieur d'Anchin, écrivait, vers la fin du xvic siècle, que les textes des ouvrages d'Eusèbe, de saint Jérôme, de saint Prosper et des autres Pères de l'Eglise, conservés à Anchin, étaient plus purs que ceux dont se servait le cardinal Baronius dans ses Annales. Dom Martène et dom Durand, dans le Voyage littéraire de deux Bénédictins, déclarent qu'il y a très-peu de bibliothèques de
1 N° 257. * Voyage historique de M. Bethmann
2 N0' a53 et 309. dans le nord de la France, traduit de
3 N" 209, 220, 236, 289, 372, 392 , l'allemand par E. de Coussemaker. Paris, 34o Didron, 1869, P- 77-
AVERTISSEMENT. v
province qui soient comparables, pour les manuscrits, à celles de Marchiennes et d'Anchin1. Les ouvrages publiés dans notre siècle, d'après les manuscrits de ces deux abbayes, par M. Cousin, dom Pi- tra, le docteur Dressler, de l'Université deBautzen, et plusieurs autres savants, ont surabondamment démontré l'importance des textes qui s'y trouvaient.
Ces manuscrits étaient l'objet de soins tout spéciaux. En i535, à Anchin, l'abbé Charles Coguin, trouvant l'ancienne bibliothèque in- suffisante, en fit construire une beaucoup plus grande, à ses frais, dans la partie méridionale du cloître2. Il fit relier un grand nombre de manuscrits avec autant de soin que de richesse; et, à la même époque, l'abbé Jacques Coëne s'occupait avec non moins de goût des ouvrages de l'abbaye de Marchiennes. Du reste, le soin des livres était en quelque sorte de tradition dans ces deux abbayes; sur un feuillet de garde du n° l\. i4, on lit : « sans rongnier. » Et ailleurs, une note nous apprend qu'il y avait dans le petit village de Pecqu encourt, où se trouvait l'abbaye d'Anchin, « un libraire de son mestier, qui demande « du cuir rouge à Paris pour couvrir les livres de M. d'Anchin. « Plu- sieurs volumes sont encore aujourd'hui recouverts de cuir ou de parchemin rouge. On pouvait se faire une idée complète des soins qui étaient apportés à la reliure des livres, quand les manuscrits de Douai n'avaient pas été dépouillés de leurs plats en chêne recouvert de parchemin blanc et des clous et des coins en cuivre qui les pré- servaient et les ornaient.
Les numéros d'ordre, que présentent encore aujourd'hui un cer- tain nombre de ces ouvrages, font connaître qu'ils étaient rangés méthodiquement dans les bibliothèques. On a trouvé, au verso de la couverture du n° 260, une feuille* de parchemin du xne ou du xme siècle, ayant évidemment appartenu à un catalogue, sur laquelle les manuscrits sont indiqués avec un numéro d'ordre et décrits de manière à faire connaître les divers ouvrages renfermés dans un seul
1 Voyage littéraire de deux Bénédictins. — 2 N° 358 du présent catalogue.
vi AVERTISSEMENT.
corpus. Au folio 59 du n° 217, qui provient de l'abbaye de Mar- chiennes, on trouve une nomenclature de manuscrits appartenant à cette abbaye qui sont à peu près rangés dans l'ordre que nous sui- vrions aujourd'hui , si nous voulions adopter un ordre méthodique. Plus tard, un jeune religieux de Marchiennes a envoyé à Sanderus une liste des manuscrits qui se trouvaient dans la bibliothèque de ce couvent.
Sans doute il est arrivé plusieurs fois, durant le cours des siècles, que certains de ces précieux ouvrages ont été négligés. Un moine de Marchiennes nous apprend qu'il tira de la poussière un évangé- liaire qui renferme un calendrier de la plus haute antiquité1; Ra- phaël de Beauchamps, autre religieux de la même abbaye, dit qu'il a trouvé à Douai, dans le Refuge de Marchiennes, au milieu de toiles d'araignée et de mites, un splendide Papias, qui est encore aujourd'hui l'un des plus beaux livres de la bibliothèque de Douai2. Un religieux d'Anchin déplore la perte des premiers feuillets d'un livre des coutumes de Cluny, qui ont été arrachés par une main ignorante ou coupable3. Mais nous pouvons établir qu'à la suite des copistes et des enlumineurs du moyen âge il y a eu à Douai, à Marchiennes et à Anchin, des religieux et des érudits qui ont eu l'amour, le culte des vieux manuscrits. Au nombre de ces érudits, il faut citer François de Bar, grand prieur d'Anchin , qui a fait un récolement des manuscrits de cette abbaye, qui a mis des annota- tions sur plus de cent volumes encore aujourd'hui conservés à Douai, et qui s'est servi de ces livres et des notes qu'il a recueillies dans les bibliothèques des couvents de toute la contrée , pour écrire les importants travaux que nous avons analysés dans ce catalogue 4. Le chancelier de l'université de Douai, Georges Colveneere, ne peut
1 N° 12 du présent catalogue. « ignorantia ac doctrinae in eis contenlae
' N° 752 du présent catalogue. « contemptu , velcerto posterisinvidenles. »
3 N° 555 du présent catalogue. «Dolen- * N" 2 , 5, 18, a3, 38, k\ ,45, 5a , 56,
« dum sane est quod quidam prima hujus i5o,, 1 60, 197, 201 , 32 1 , 33g, 35i , etc.,
« libri folia detraxerint atque lacerarint , vel 812, 835, etc., du présent catalogue.
vu
AVERTISSEMENT.
être oublié : un certain nombre de manuscrits de la bibliothèque actuelle de Douai portent son nom ou même de savantes anno- tations écrites de sa main; deux d'entre eux, les numéros 435 et 85 1, lui ont été utiles pour ses remarquables éditions du Bo- num universale de apibus de Thomas de Cantimpré et de la Chro- nique de Baldéric1. Colveneere avait légué, par testament, au sémi- naire de la Foi toute sa bibliothèque, qui lui avait coûté plusieurs milliers de florins; c'est de ce séminaire que les manuscrits dont nous parions sont venus à la bibliothèque de la ville de Douai 2. Nous devons enfin rappeler, pour l'abbaye de Marchiennes, le souvenir de Raphaël de Beauchamps, qui a publié deux chroniques, d'après les ouvrages conservés dans cette abbaye, et dont seize de nos manuscrits offrent des notes et de curieuses remarques 3, ainsi que celui de Charles Godin, religieux du xvmc siècle, qui a fait Je récolement de manuscrits de cette même abbaye, parfois en ajoutant des commen- taires qui témoignent de la plus sérieuse érudition4. Pour compléter ces indications touchant les travaux opérés avant la Révolution au su- jet des manuscrits de la ville de Douai et de la contrée qui l'environne, nous rappellerons les pages dans lesquelles les savants auteurs du Voyage littéraire de deux Bénédictins ont parlé des ouvrages les plus re- marquables conservés dans les abbayes de Marchiennes et d'Anchin5
1 N°' 29, 366, 399, 4i3, 4i6, 435, 475, 5o3, 800 el 845, du présent cata- logue.
* « Insuper Collegio de Propaganda fide « lego totam bibliothecam quae mihi con- ■ stitit multis florenorum millibus, eamque « volo exactissime conservari et fieri catho- « logum omnium librorum per facultates « quemadraodum lituli , in bibliolheca af- 1 fi» , ostendunt et etiam quoque catholo- « gum ordine alphabetico , quo viris doctis « Academiae (Duacensis) el aliis prodesse i possint iisque communicari libri rariores «accepta tamen scheda qua intra certum
« tempus se relaturos promittant. • (Extrait du testament de Georges Colveneere, con- servé aux archives départementales du Nord, fonds de la collégiale de S'-Amé.)
3 N" 29, 172, 208, 355, 38o, 469, 533, 788, 800, 836, 842, 846, 849. 85o, 883, 884 du présent catalogue.
4 N" i,4,8, 12, i4, 19,33,34,47, 64, 67, 168, 200, 2o3, 2i5, etc., du présent catalogue.
5 Voir à l'Appendice, p. 765 de ce vo- lume, les passages de ces auteurs dans lesquels il est parlé des bibliothèques de c«s abbayes.
vin AVERTISSEMENT.
En 1791, en vertu des ordonnances de l'Assemblée constituante sur les biens du clergé et des émigrés, un grand nombre de biblio- thèques furent confisquées à Douai et dans l'arrondissement. Les livres et les manuscrits de la plupart des couvents de la ville furent jetés, renfermés en des sacs, en des paniers et en des caisses, dans l'ancienne chapelle , le grand magasin et les greniers de l'hôtel de ville, et exposés aux intempéries des saisons et à la rapacité de toutes les convoitises jusqu'au 9 ventôse an 11 (28 février 179^), époque à laquelle ils furent remis au bibliothécaire pour être transportés au musée l.
Le musée regorgeait déjà de tableaux, d'objets d'art et surtout de livres. Depuis 1 79 1 , il servait de dépôt, non-seulement aux biblio- thèques de l'Université et de la ville de Douai qui s'y trouvaient an- ciennement, mais aux riches collections d'ouvrages imprimés et manuscrits de Marchiennes, d'Anchin et de Beaurepaire, et à celles, nombreuses aussi, des Récollets anglais, des Chartreux, des Minimes, des Trinitaires, des Dominicains, des Jésuites écossais, des Béné- dictins anglais, des Capucins, des Oratoriens, et d'un certain nombre de prêtres, de chanoines et de nobles. Dispersés en dix-neuf locaux différents, dans les salles basses, les greniers et d'autres dépendances du musée, ces livres et ces manuscrits formaient, avec ceux qui furent apportés de la mairie, le Dépôt littéraire de Douai2.
En août 1791, Charles-Augustin-Joseph de Monteville, ancien avocat au parlement de Douai, s'était fait donner les clefs de la bi- bliothèque publique de Douai, et, le 5 octobre, cette riche collection lui avait été remise confidentiellement, ainsi qu'il le dit lui-même. Le nouveau conservateur des manuscrits ne connaissait point les livres et ne s'en occupait guère; il disait, en parlant des collections les plus riches et les plus variées, qu'elles ne renfermaient que de mau-
1 Archives du département du Nord. nant la bibliothèque et registres du con-
Liasses du district de Douai; procès-ver- seil municipal, baux du 2 et du 9 ventôse an 11. — Ar- 2 Id. ibid.
chives de la ville de Douai. Pièces concer-
AVERTISSEMENT ix
vais livres , duplicata propres à la beurrière, des capucinades et des rapsodies de théologie mille et une fois répétées. Lorsqu'on lui adressa plus tard , en date du 8 mai 1 799, un questionnaire dans lequel on lui demandait quels étaient les manuscrits les plus importants de son dépôt, il ré- pondit en en désignant deux qui avaient des miniatures d'un certain intérêt, et qui étaient loin, même au point de vue de L'art, d'être les plus curieux l. Mais nous devons ajouter que peu de manuscrits semblent avoir été compris parmi les milliers de volumes qu'il envoya à l'arsenal pour la fabrication des cartouches. M. Duthillœul rapporte, dans son Catalogue des manuscrits de la bibliothèque de Douai, que, du- rant la Révolution, l'on détruisit « un nombre immense de manuscrits «et de livres; que, lors de la formation du dépôt littéraire, on vit « charger, pendant un long temps, des masses de livres et de manus- « crits que l'on transportait dans des caissons à l'ancien couvent des « Chartreux, où se confectionnaient les cartouches et les gargousses. « Le papier servait pour les premières, le vélin et le parchemin pour « les secondes. Des jeunes fdles, au nombre de cent soixante, que l'on « employait alors dans la maison des Charlreux, vendaient quotidien- « nement, à deux sols l'un, les vignettes et dessins qu'elles décou- « paient des feuilles manuscrites; il s'en vendit un si grand nombre, « que chaque maison du quartier Saint-Albin en possédait plusieurs « clouées à la cheminée ou sur les murs des chambres2. »
Ce récit est-il exact en ce qui concerne les manuscrits ? Y a-t-il eu réellement un grand nombre de manuscrits détruits à l'époque de la Révolution ? Nous ne le croyons pas, si nous en jugeons d'après les deux dépôts les plus importants , ceux des abbayes d'Anchin et de Mar- chiennes. Il nous reste de cette dernière abbaye un catalogue de manuscrits rédigé au xne ou au xme siècle et comprenant un peu plus de cent volumes, un autre catalogue publié par Sanderus en
Archives et bibliothèque de Douai. 2 Catalogue desciiptif cl raisonné des ma-
Lettres et rapports de M. de Monteville. miseras de la bibliothèque de Douai, Pré-
— Le Glay. Mémoires sur la bibliothèque du face, p. xiii. département du Nord, p. i5i.
MAS. DES BIBI,. VI. B
x AVERTISSEMENT.
16^1 et offrant l'indication de i3ô ouvrages, et enfin des mentions qui se trouvent dans le Voyage littéraire de deux Bénédictins. En com- parant ces listes aux manuscrits qui proviennent de Marchiennes et sont encore actuellement conservés dans la bibliothèque publique de Douai , nous avons constaté qu'il n'y en a pas plus de quatre qui fassent défaut, et encore nous demandons-nous s'ils n'y sont pas sous un titre différent de celui que leur donne le catalogue de Sanderus. Il a dû en être de même pour l'abbaye d'Anchin, autant que nous en pou- vons juger d'après un catalogue du xne ou du xiiic siècle et d'après les auteurs du Voyage littéraire1.
La bibliothèque publique de Douai possédait neuf cents et quelques manuscrits, lorsqu'elle fut confiée, en 1 806 , aux soins de M. Guil- mot. Ce savant travailleur rédigea un répertoire sommaire de tous les manuscrits et de tous les volumes imprimés, qui fut publié en 1820 2. Lorsqu'il mourut le 22 juin i83A, après avoir passé plus de trente années de sa vie dans la bibliothèque et les archives, M. Hip- polyte-RomainDuthillœul lui succéda, et il travailla, à partir de i 838 , à un nouveau Catalogue des manuscrits, qui fut publié en 18^6 3.
Les manuscrits, qui se trouvaient, depuis 1806, dans une sorte de couloir bas et humide, furent installés, vers 1862, dans une pièce haute, recevant la lumière par quatre larges fenêtres et complètement à l'abri de toute humidité. Au mois d'octobre 1860, M. Duthillœul se démit de ses fonctions de bibliothécaire et fut remplacé par M. Estabel. M. l'abbé Dehaisnes, nommé bibliothécaire adjoint, fut chargé de s'occuper spécialement des manuscrits, et commença, en 1 86 1 , à en rédiger un nouveau catalogue, d'après un plan qui devait permettre à son travail de prendre place dans le Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques des départements.
1 Voyez l'Appendice, p. 765 et suiv. 3 Douai, Céret-Carpentier. A la fin de
C'est la liste des manuscrits rédigée ce volume se trouve une notice sur les
par M. Guilmot qui a été reproduite par manuscrits concernant la législation du
Hœnel dans ses Catalogi librorum manu- moyen âge, par M. Tailliar. scriptoram.
AVERTISSEMENT u
Ce travail offre, dans la première partie de la notice consacrée à chaque manuscrit, une indication des divers ouvrages qui s'y trouvent avec Vincipit et le desinit, et dans la seconde partie, qui est en petit texte, la provenance du manuscrit, le caractère que présente l'écri- ture et des renseignements bibliographiques concernant chacun des ouvrages indiqués dans la première partie. Les noms et les notes trouvés sur les feuillets de garde ont toujours été relevés avec soin; la reliure, l'état et les dimensions du volume sont aussi indiqués dans la seconde partie de la notice. Les manuscrits postérieurs 31789 ont été analysés plus brièvement l.
Trois tables, l'une des auteurs, l'autre des ouvrages anonymes, et la troisième des matières, complètent ce travail.
En mettant fin à cet avertissement, l'auteur adresse ses remercî- ments à M. Léopold Delisle, qui, en revoyant les épreuves de ce cata- logue, a bien voulu redresser des erreurs et ajouter des observations très-importantes.
C. Dehaisnes.
Lille, le 26 octobre 1877.
L'analyse des numéros du supplément a été rédigée par M. Lépreux, qui a suc- où se trouvent les manuscrits dont la ville cédé à M. l'abbé Dehaisnes dans les fonc- de Douai a fait l'acquisition depuis 1871, tions de bibliothécaire adjoint.
MANUSCRITS
DE
LA BIBLIOTHÈQUE
DE DOUAI.
MAN. DES BIBI-. VI.
MANUSCRITS
DE
LA BIBLIOTHÈQUE
DE DOUAI.
ÉCRITURE SAINTE.
N° 1. Deux volumes. -Biblia sacra. -T. I, i°Pentateuchus, Josue, Judices, Ruth, Regum libri, Paralipomenon , Proverbia, Ecclesiastes, Canticum canticorum, Sapientia, Ecclesiasti- cus. - 2° (Fol. 2 4 1 ) « Privilegium Philippi Francorum régis « de libertate ecclesiae Attrebatensis. » Incipit: «In nomine « sanctae. . . » Desinit : « De libertate ecclesiae Atrebatensis. » - T. II, i° Job, Tobias, Judith, Esther, Esdras, Machabaei, Prophetae omnes, Actus Apostolorum, Apocalypsis, Epi- stolae canonicae; 2° (Fol. 23o,) « Passio Machabaeorum. » In- cipit: « Principium meum philosophiae. » Desinit «... Solus exsolves. . . » — xne siècle.
Abbaye de Marcbiennes. G. 2 23 et D. 86 l. - Écriture minuscule sur deux colonnes de quarante-deux lignes, piquées et réglées à la mine de
1 La lettre G et le chiffre qui la suit indiquent le numéro du catalogue imprimé de M. Du- le numéro du catalogue manuscrit de M. Guil- thillœul mot; la lettre D et le chiffre qui la suit indiquent
4 CATALOGUE DES MANUSCRITS.
plomb; titres en onciales et capitales mélangées et enclavées, alternativement rouges et vertes; grandes initiales avec enroulements et êtres fantastiques, dont les plus remarquables sont aux feuillets 1 et 25 du tome Ier et aux feuillets 1 , i36, 169, ip,5 et 239 du tome II. - Tome I. 2°. La cbarte de Philippe-Auguste a été plusieurs fois publiée. - Tome II. 2° Traduction abré- gée du Ftts Maxxa€atovs Xoyos de Flavius Josèphe, qui est de Ruffin d'Aquilée ou d'Epiphanius Scolasticus (voy. Fabricius, de Flavio Josepho, p. 64, dans le t. II. du Josèphe édité par Haverkamp); incomplet dans ce manuscrit, cet opuscule se trouve en entier dans le n° 3 de ce catalogue. Sur le feuillet de garde du premier volume, une note écrite en 1734 par doin Charles Godin, bibliothécaire de l'abbaye de Marchiennes. - Relié en peau de truie; toile verte sur les plats. - 24 1 et 2 4o feuillets; parchemin; 5o5 millimètres sur 35o.
N° 2. Pentateuchus, Josue, Judices , Regum libri, Paralipome- non. — xne siècle.
Abbaye d'Anchin. - Écriture minuscule sur deux colonnes de quarante trois lignes, piquées et réglées à la pointe sèche; titres en capitales et onciales mélangées , rouges, vertes et bleues; en tête de chaque livre, initiales peintes avec enroulements et êtres fantastiques; le feuillet 7 est occupé tout entier par une curieuse miniature qui représente les premières scènes de la Genèse. On lit sur le premier feuillet cette note écrite de la main de dom François de Bar, grand prieur d'Anchin : «Ex bibliotheca Aquicinctensi, 1674.» — Relié en peau de truie; traces d'anciens fermoirs.- 238 feuillets; parchemin; 5o5 mil- limètres sur 35o.
3. i° Job, Proverbia, Ecclesiastes, Canticum canticorum, Sa- pientia, Ecclesiasticus, Tobias, Judith, Esdras, Esther, Machabaei. - 20 Libri iidem et Epistolas B. Pauli, Actus Apostolorum, Apocalypsis. - 3° (fol. i46 et 2 34) « Passio « sep te m fratrum Machabaeorum. » Incipit : « Principium « meum philosophiae . . . » Desinit: « In virtute Patris et Spi- « ritus Sancti in secula, etc. » - xne siècle.
Abbaye de Marchiennes. G. 382, D. 2. - Écriture minuscule sur deux colonnes de trente-neuf lignes jusqu'au f. i48, etde quarante-six pour le reste du volume; lignes piquées et réglées à la mine de plomb , titres en capitales
BIBLIOTHÈQUE DE DOUAI. 5
et onciales mélangées et enclavées, alternativement bleues, rouges et vertes; en tête de chaque livre, de grandes initiales peintes avec enroulements et êtres fantastiques, parfois sur fond d'or; les plus remarquables aux feuillets 3, 19, 94, i59, 169 et 2 34- L'écriture est de deux mains différentes. — 3° Opus- cule dont il a été parlé au n° 1; le texte qui commence au feuillet 2 34 est le seul complet. Relié en vélin blanc; sur les plats on lit imprimée à froid la devise de l'abbé de Marchiennes, Jacques Goëne (i5oi à i54a) : «Finis co- « ronat opus. » - 297 feuillets; parchemin; 5o5 millimètres sur 35o.
N° 4. Aggaeus, Zacharias, Malachias, Job, Liber Psalmorum, Proverbia, Ecclesiastes, Canti^um canticorum, Daniel, Pa- ralipomenon, Esdras, Esther, Sapientia. — ixe siècle.
Abbaye de Marchiennes. G. 24 1 , D. 10. — Écriture minuscule sur deux co- lonnes de cinquante et une lignes, piquées et réglées à la pointe sèche; titres en onciales et majuscules eu capitale, de couleur verte. Sur le premier feuillet de garde, les mots : « Biblia de Marchiennes, ■ et une note de dom Godin , bibliothécaire de cette abbaye. - Recouvert de toile verte en i85o. - 109 feuil- lets; parchemin; 490 millimètres sur 35o.
5. Prophetae omnes. — xne siècle.
Abbaye d'Anchin. G. 3g5, D. 19. — Ecriture minuscule sur deux colonnes de trente-six lignes, piquées et réglées à la mine de plomb; en tête de chaque livre, initiales en capitale, alternativement rouges et vertes; plusieurs grandes initiales bien exécutées T dont la plus remarquable est celle du feuillet 4 , où se trouve le mot VISIO enclavé dans les enroulements. Tables en tête de chaque livre. On lit sur le premier feuillet de garde, de la main de dom François de Bar, grand prieur d'Anchin : « Ex bibliotheca Aquicinctensi, i5y4. «• Très-bien conservé. Reliure en vélin blanc, coins en cuivre; traces d'anciens fermoirs. - 177 feuillets; parchemin; 495 millimètres sur 36o.
6. i° Machabaei, Prophetae omnes, Paralipomenon, Esdras. - 20 (Fol. 1 34 v°) De Monocbordo. - Incipit : « Quicumque « vis lineam monocordi. ...» Desinit : « Diametra tantum « eis praeponuntur. » - 3° (Fol. 1 36) Fragment de l'office de la Toussaint, chant noté. — xie siècle
6 CATALOGUE DES MANUSCRITS.
Abbaye de Marchiennes. G. 602, D. 20.— Ecriture minuscule de quarante- six lignes, piquées et réglées à la pointe sèche; commencement et fin des livres en capitale mêlée d'onciale ; initiales en rouge, vert, jaune ou violet, souvent formées d'entrelacs. 20 Ce fragment est peut-être d'Hermann Con- tractas qui a écrit sur le monocorde (voy. Fabricius Biblioth. med. et infim. œtat. III, 2 38). 3° Neumes du xie siècle. En tête une note de dom Charles Godin, bibliothécaire de Marchiennes. Reliure en veau de 1839. - 236 feuil- lets; parchemin; 33o millimètres sifr 2^0.
N° 7. i° Biblia sacra. Libri omnes. - i° (Fol 347). « Interpréta- it tiones nominum hebraeorum secundum Remigium. » In- cipit : « Aaz appréhenderas vel apprehensio. ...» Desinit : « ut conciliatores eorum. » — xive siècle.
Collège anglais de Douai. G. 5o3, D. 3. - Écriture minuscule sur deux co- lonnes de cinquante-sept lignes, piquées et réglées à la mine de plomb; en tête de chaque livre une majuscule rouge et bleue avec filigranes de la même couleur; les symboles des évangélistes en tête des quatre Évangiles. - 20 Table alphabétique des mots hébreux, faussement attribuée au vénérable Bède, qui est, comme l'indique le titre, de Rémi d'Auxerre (voy. Hist. lût. de la France, t. VI, p. n4). On lit sur le folio 37 v° : «0 Cromwell, Cromwell, why
« coll » Bien conservé. Relié en veau et doré sur tranches; fers chauds. —
366 feuillets; parchemin; 3 20 millimètres sur 220.
8. i° Bîblia sacra. Libri omnes. - 20 (Fol. 32^) Hymni plures. - 3° (Fol. 3 2 5) De xn Lapidibus. Incipit : « Primus «lapis est jaspris. . . » Desinit : « Virtutum multiplicitas. »
XIIIe SIÈCLE.
Abbaye de Marchiennes. G. 64, D. 6. - Écriture minuscule sur deux co- lonnes de cinquante-quatre lignes, piquées et réglées à la mine de plomb; petites majuscules gothiques et titres en rouge. - 20 Hymnes du bréviaire. - 3° Petit opuscule qui est aussi à la fin de l'Apocalypse dans un manuscrit de Saint-Omer. (Voy. Catal. génér. des Bibliothèques des Départem. t. III, p. 29.) Beaucoup de notes marginales et interlinéaires, d'une écriture plus fine encore que le texte, surtout au livre de Job. Ce manuscrit a appartenu à l'abbaye de Marchiennes, ainsi que le dit une note du premier feuillet de garde, écrite par dom Charles Godin, bibliothécaire de cette abbaye. On lit aussi sur le
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feuillet de garde : Accepi hoc volumen a Berchoutio, anno 1667, 11 sep- • tembre. Ab eodem habui exemplar unum bibliorum in-4° et alterum in- 16 « Bibliothecae Camberonensis. » Et ailleurs : « Michael de Heniaco quadraginla « solidos super Bibliam suam. » Relié en vélin blanc avec traces d'anciens fer- moirs. - 329 feuillets.
N° 9. Psalmi. — xne siècle.
Abbaye d'Anchin. G. 377, D. 202. —. Ecriture minuscule de vingt-trois lignes, réglées à la mine de plomb; initiales avec enroulements anglo-saxons; au feuillet 1, une majuscule historiée. Reliure en veau. - 111 feuillets; par- chemin; 280 millimètres sur 218.
10. i° Biblia sacra. Libri omnes. - 20 (Fol. 607) « Interpre- « tationes nominum Hebreorum. » Incipit : « Aaz apprehen- «dens. . . «Desinit: « utconciliatoreseorum. » — xive siècle.
Couvent des Dominicains de Douai. D. 4- ~ Ecriture minuscule gothique à deux colonnes de quarante-sept lignes, réglées à la mine de plomb; initiales en majuscules gothiques, rouges et bleues, ornées de filigranes des mêmes cou- leurs qui envahissent toute la page; en tête de chaque livre, majuscules historiées exécutées sur fond bleu avec la plus grande finesse. Très-remarquable par la correction et l'exiguïté des caractères , ainsi que par la ténuité du vélin. 2° A la fin on lit l'index des épîtres de l'année et une formule d'absolution. Le calendrier donne une octave à la fête de saint Dominique; et Ton y a ajouté les fêtes de saint Thomas d'Aquin et de saint Amé, patron de Douai, ce qui nous porte à croire que ce beau manuscrit provient des Dominicains de Douai. Bien conservé. Relié en veau en 1837, d'une façon toute moderne.- 665 feuil- lets; parchemin; i5o millimètres sur 100.
1 1 . Quatuor Evangelia , cum praefationibus et canone Evange- Hstarum. — xe siècle.
Abbaye de Marchiennes. G. 88, D. 24- - Ecriture minuscule de vingt et une lignes piquées et réglées à la pointe sèche; initiales des chapitres en on- cialeet en capilale rouge; fol. 19 v°, L initiale avec enroulements du xne siècle ; aux feuillets 19, 64, 98 et i5o, des miniatures, exécutées à la gouache, re- présentant les évangélistes, dont le galbe, la pose et les draperies offrent une imitation de l'art grec et romain et en même temps de la manière byzantine,
8 CATALOGUE DES MANUSCRITS.
assez rare dans les manuscrits du nord. Le comte de Bastard a reproduit des miniatures presque identiquement semblables dans ses Peintures et ornements des manuscrits (XVIIe livraison). On lit sur le dernier feuillet : « Liber S. Ric- « trudis Marchianensis. » Et ces vers:
Omnis homo primum proponit nobile vinum.
— Si quis amat Christum , mundus non diligit istum ,
— Est melior meretrix humiiis quam casta superba.
Bien conservé. Relié en parchemin. - 182 feuillets.
N° 12. i°Evangelia secandum Matthaeum et Marcutn, cum prae- falionibus et canone Evangelistarum. - 20 (Fol. 9) « Capi- « tula lectionum evangeliorum anni circuli. » Incipit: « In vi- « gilia natalis Domini ...» Desinit: « Qui de cœlo descendi. » — Fin du vme siècle.
Abbaye de Marchiennes. G. 479, D. 27. - Ecriture minuscule mélangée de quelques restes de cursive, sur deux eclonnes de trente et une lignes, réglées à la pointe sèche; (rois grandes initiales ornées, aux feuillets 1, 38 et 78; les canons évangéliques et les initiales, par leurs ornements, semblent indiquer que Ton a imité les manuscrits de l'Italie. — 2° Au sujet de ce capilulaire des Evan- giles, très-remarquable par son antiquité, on lit la noie suivante au premier feuillet de garde : « Hic manuscriplus codex armo 17^6 a pulvere suscitatus est. «Continet autem, i° Calendarium antiquissimum. . . Praefati calendarii anti- «quitatem demonstrat, i° quod nullum exhibeat festum sancti Benedicti, qui « circa médium saec. vi obiit, non sancti Gregorii qui paulo post pontifex Romae «sedit, non S. Damasi, non S. Martini, denique nullius confessons, praeter « unius S. Silvestri, qui, ineunte seculo rvt regebat ecclesiam, non vero Om- « niurn Sanctorum quod Bonifacius papa IV instituit. 2° Quod ex omnibus « Deiparae festis duorum dumtaxat meminerit, solemnitatis nempe sanctae Ma- « riae , die i5° Augusti, quam solemnitatem Assomptionem non vocat, et Nativi- « tatis ejusdem, quod seculo virante sedentemin Pétri cathedra Sergiumpapam « primum jam Romae célèbre erat ; praetermisso Annunciationis festo, quod « lamen antiquissimum est, atque Conceptionis, quod tempore Hildepbonsi, « Toledani archiepiscopi , saltem in Hispania colebatur. Habet quidem, die se- « cunda Februarii, Purificationis Marias festum, sed hoc potius Domini quam « Mariée festum est. Habet et Dedicationem ecclesiae sanctae Marias ad Martyres, « sed dedicatio haec tribuitur Bonifacio papae quarto, qui initio seculi vu vixit, « et loco simulachrorum ecclesiam hanc erexit. 3° Quod nullum per totam
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e Quadragesimam festum habeat, quo técupore, ut ait concilium Toletanum «decimum anno 656 celebratum, nihil de sanctorum solemnitatibus, sicut « ex antiquitate regulari, convenit celebrari. Qua in re convenit cum calenda- « rio quod in lucem edidit R. P. Martene in suo Anecdotorum Thesauro, in «quo nullum tempore Quadragesimœ festum assignatur. l\° Quod temporo « Adventus usque ad Natale Domini, praeter festa S. Thomae ap. et Luciae vir- « ginis et ruartyris, nullum assignatur aliud. Antiquitus enim, toto hoc tem- «pore, perinde ac in Quadragesima, jejunium servabatur. 5° Quod arnnum « incipiat a Natali Domini antiquorum Saxonum et Danorum more, qui et in «omnibus antiquis sacramentorum libris observabatur. Sed cum hic aonum « inchoandi modus adhuc in Gallia servaretur tempore Carolingorum, qui «a medio seculi vin, usque ad finem seculi x, regnum Franciae obtinuerunt, •< idemque a notariis romanis servetur hodie, hic annum inchoandi modus, « infallibilem antiquitatis nolam non habet, maxime cum Adonis martyrolo- « gium saecuio ix° compactum, a Nativitate etiam Christi annum inchoet, satis-
• que sit obscura hœc antiquitatis curiosorum quaestio, scilicet ubi et quando « desierint authores annum a Nativitate Christi inchoare. Quare sextam pro- « babilem affero, quae majoris ponderis est. 6° Quod hoc calendarium adeo
• siccum et aridum sit, ut vix toto anni decursu, 90 festa, etsi vigilias et oc- « ta vas computes, reperire est, quod magnam olet antiquitatem, antiquitatem , « inquam, ex hoc roboratam quod vix aut ne vix quidem plusquam duos sanc- « torum uno eodemque die reperias. 70 Quod nullibi pontificibus romanis no- « men papae tribuatur; sasculo enim currente septimo, hoc caeteris etiam pon- « tificibus commune erat adhuc. 8° Denique quod in multis conveniat cum « antiquis calendariis, cum eo quod edidit Bucherius Soc. Jesu, cum Africano «quod pater Mabillonius publicum reddidit, cum eo quod edidit pater Mar- « tene de quo supra dixi; cum alio quod dédit Fronto canonicus regularis «e Congregatione Gallicana monasterii S. Genovevae, academiae Parisiensis « cancellarius, Parisiis anno i6Ô2 , et cum aliis pervetustis calendariis et mar- « tyrologiis. — Notabat prima Octobris die anni 1737 Carolus Godin, Marchia- « nensis bibliothecarius. »
A ces remarques nous ajouterons quelques observations qui préciseront d'une manière presque exacte la date de ce calendrier. Parmi les fêtes, on trouve au 12 mai la dédicace de la basilique de Sainte-Marie-des-Martyrs, et au 29 septembre celle de l'église de Saint-Michel-Archange, fêtes instituées par Boniface IV (607 à 6i5): ce calendrier est donc postérieur au commence- ment du vne siècle. Mais, d'un autre côté, on n'y trouve ni la fête de saint Grégoire qui, mort en 6i4, fut vénéré à Rome de 20 à 3o ans plus tard, ni l'Annonciation, fête qui, d'après le concile de Tolède, était généralement ob-
MAN. DES HIBL. — VI. 2
10 CATALOGUE DES MANUSCRITS.
servée en 656, ni l'Exaltation de la sainte Croix, fêle qui devint presque générale en 63 1. (Gavanti, Commenlaria de Rubricis Breviarii Romani, saec. vu, cap. x, n° xi») On peut donc conclure que ce calendrier a été rédigé entre 6i5 et 63 1. La comparaison avec d'autres calendriers conduit à la même conclusion. Le savant bibliothécaire du Vatican , Allacci, a publié un calendrier romain qui ne diffère de celui dont nous parlons que par quelques fêtes qu'il a en plus, notamment celle de saint Grégoire, de la translation du corps de saint Léon, de l'Annonciation, de l'Invention et de l'Exaltation de la sainte Croix. L'absence de ces fêtes dans noire codex prouve qu'il est plus ancien que celui de la Vaticane, auquel Allacci assigne la date de 6/io : ces fêtes ont été éta- blies de63o à 64o. (Allacci, De ecclesiœ occidenlalis atqae orienlalis perpétua consensione ; Cologne 1649, c. 1487 et sq.) Le célèbre calendrier romain de Sainte-Geneviève, édité par l'érudit Jean Fronteau, et remontant d'après lui à 65o, offre aussi ces fêles, qui ne se trouvent pas dans le calendrier du manuscrit de Marchieunes. (Johannes Fronto, Calendarium Romanum nongentis annis anli- quiusex manascriploS. Genovevœ aurcis characteribus exaraio, in-8°;Paris, i6Ô2.) Il est aussi antérieur aux plus anciens martyrologes et calendriers publiés par Mabillon, Martène, van Roswey, Gilles Boucher. (Thésaurus novus anecdotorum t. III, i543 à 1618; Rosweydus, Vêtus romanum marlyrologium , Antuerp. i6i3; Jigidius Bucherius, In canonem paschalem Commentarius . . . Antuerp. i633, p. 267 et 199.) Son antiquité le rend un monument important pour l'étude des origines chrétiennes. Au folio 36, on lit, d'une main du ixe siècle, un inventaire des objets que renfermait une sacristie , sans doute celle de Mar- chiennes. « Filateria xvi. Stolae v. Casulœ vin. Facitercula vin. Tunichelli v. Dal- « matica iv. Cappae x et vin. Pallia xxv. Manutergia x et vu. Albae xl. Cortinae « lineae iv. Laneae iv. Cortinae pallii 11. Dossales 11. Bancholia iv. Calices iv. « Cruces m. Baculi 11. Altare 11. Textus Evangelii ni. « — Bien conservé. Reliure en veau, datant du xvmc siècle. - n3 feuillets; parchemin; 290 mil- limètres sur 190.
N° 13. Quatuor Evangelia, cum praefationibus et canone Evan- gelistarum. — ixe stècle.
Abbaye de Marchiennes. G. 396, D. 2 3. - Quelques essais de plume du feuillet de garde indiquent que ce manuscrit vient de cette abbaye. Ecriture minuscule, mélangée de quelques restes de cursive; piqué et réglé à la pointe sèche; grandes initiales et canons évangéliques, exécutés grossièrement et ornés de peintures à l'eau. On lit à la fin du volume: « Luiesguethen istum « cœpit scribere librum; sed tamen Li.oscar consummavit istis vilibusgrammis;
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« et ideo quicumque lector sis, inque : Luiesguethen et Lioscar teneant fidérn, « spem et caritatem , ut cœlibem «terni régis habeantmansionem. Amen. Infru- « nitus est qui vitupérât hoc quod non potest iterare. » Bien conservé. Reliure en parchemin de i84o. - i3 feuillets; parchemin; 270 millimètres sur 200.
N° 14. i° Actus Apostolorum, Apocalypsis, Job, Tobias, Judith, Esther, Machabaeorum primus liber. - 20 (Fol. 1 58) Ordo librorum catholicorum quos in Ecclesiis Romani ponunt ad legendum. - 3° (fol. 160) Bail concernant la ferme de Gouy , concédé par Gilles Deharsnes, abbé de Marcbiennes, à Jean Painmouillé, en date du 2 4 juin 1 2^9. — ixe siècle.
Abbaye de Marcbiennes. G. i56, D. 3o. - Ecriture minuscule de vingt- quatre lignes, piquées et réglées à la pointe sèche; litres en capitales et parfois en onciales rouges et noires; au feuillet 3, un P initial qui semble imité de l'art italien plutôt que de l'anglo-saxon. Aux folios 65 v°, 93 v° et 117 v°, se trouvent des palimpsestes qui n'offrent que des extraits de l'Évangile. - 2° Cet ordo indique les livres de l'Ecriture sainte auxquels on doit emprunter les leçons du bréviaire dans les différentes parties de l'année liturgique. - 3° Ce bail n'est pas indiqué dans le Répertoire des titres de l'abbaye de Marcbiennes. Bien qu'il soit incomplet, il est curieux parce qu'il offre, en français du xme siècle, plusieurs conditions imposées aux fermiers de l'abbaye de Mar- chiennes. - Sur le premier feuillet de garde une note écrite par dom Godin; et sur les plats le numéro d'ordre de la bibliothèque de Marchiennes, VII"XVI. Relié en vélin blanc, dos en damas rouge. - 160 feuillets; parchemin ; 260 mil- limètres sur 220.
15. Epistolae B. Pauli, Actus Apostolorum, Apocalypsis et Epistolae canonicae. — xme siècle.
Abbaye d'Anchin. G. 68 , D. 62. - Écriture minuscule sur deux colonnes de quarante lignes, piquées et réglées à la mine de plomb; initiales en rouge; aux folios 3o, 37, 67, etc. initiales avec enroulements et monstres. On lit sur le dernier feuillet:
Salve, virgo virginum, Salve, lumen luminum, 0 Maria.
12 CATALOGUE DES MANUSCRITS.
Jesu bone, fons indeficiens, Et humana corda reficiens , Ad te curro te solum sitiens, Tu solus (es) mihi sufficiens.
Reliure en veau de i838. - 86 feuillets; parchemin; 33o millimètres
JN° 16. Evangelia, cura preefationibus et canone Evangelistarum.
- XIIe SIÈCLE.
Abbaye d'Anchin. G. i3y, D. 22. - Ecriture minuscule de trente-trois lignes, piquées et réglées à la pointe sèche; le commencement des chapitres en capitale mêlée d'onciale; sur le premier feuillet une N capitale en or au milieu d'entrelacs en bleu, vert, rouge et or avec les lettres OVUM, mé- langées et enclavées. Sur les canons évangéliques d'Ammonius d'Alexandrie voy. Oudin, De scr;plor. Ecclesiast... 1, p. 23o. Bien conservé. Relié en veau; sur le dos, le titre écrit par un bibliothécaire d'Anchin. - 191 feuillets; par- chemin; 44o millimètres sur 280.
17. Onze volumes. -- Biblia sacra cirni glossa ordinaria. Li- bri omnes. Incipit : « Cum omnes divinos libros. . . » Desi- nit (t. XI, Actus Apostol.) : « Virtutum multiplicitas. » —
XIIIe SIÈCLE.
Abbaye d'Anchin. G. 3q4, 397, 3g8. 88, etc. D. 12, 26, 3i, 32. -Ecri- ture minuscule gothique sur trois colonnes, dont Tune, celle contenant le texte, offre vingt-cinq lignes, et les deux autres, celles des commentaires, offrent quarante-neuf lignes, piquées et réglées à la mine de plomb; au haut de chaque page, le titre en majuscules gothiques, alternativement rouges et bleues; un grand nombre d'autres majuscules avec filigranes; en tête de chaque livre, une ou deux petites initiales historiées, exécutées sur fond d'or avec beaucoup de finesse. Les plus remarquables sont t. I, fol. k et i32 ; t. H, fol. 5, 97, 2i3; t. III, fol. 1, 55, 102, 110, 139, 167, i83, 201, 2i5, 29/i, etc. Exemplaire complet de la glose ordinaire de Walafride Strabus. Sur cet ouvrage souvent réimprimé et sur Stratus ou Strabon, voy. YHist. liti. de la. France, t. V, p. 62. Sur le dos , titre à la main, écrit par un religieux d'Anchin. Rel exemplaire très-bien conservé. Relié en vélin blanc, avec fers froids représentant le monogramme du Christ. Sur les feuillets de garde se trouvent plusieurs indications curieuses sur l'usage de mettre les livres en
BIBLIOTHEQUE DE DOUAI. 13
gage. T. VII : « In crastino sanctae Crucis posuit magister Brictius, Cameracensis «canonicus, v volumina, super Isaiam et Jeremiam in uno volumine, et De- « creta, et Epistolas B. Pauli , et Evangelistas in duobus voluminibus, et ni cy- « phos argenteos per xx libr. et ni sol. Item feria vi post festum S. Matthaei, « xl libr. » - T, VI. « Wilhelmus clericus magistri Brictii Cameracensis cano- « nici, quatuor libras parisienses in vigilia S. Laurentii. » - T. I, 2 54 feuillets; parchemin; 45o millimètres sur 3oo.
N° 18. Biblia sacra cum glossa ordinaria. - T. I. Josue, Judi- ces, Ruth, Esdras, Tobias, Judith, Esther, Machabaei. - T. II. Epistolae B. Pauli. — xme siècle.
Abbaye d'Anchin. D. i3, 33. -Ecriture minuscule, offrant vingt-sept lignes de texte et cinquante-trois de commentaires, piquées et réglées à la pointe sèche; au haut de chaque page, titres en majuscules gothiques, alternativement bleues et rouges; majuscules avec filigranes ; initiales historiées, exécutées avec la plus grande finesse. Volumes de la glose ordinaire de Walafride Strabus , qui appartenaient à un exemplaire complet, in-folio, format intermédiaire que possédait sans doute l'abbaye d'Anchin, de la même main que les deux nu- méros précédents. Sur le premier feuillet, de la main de François de Bar : « Ex « bibliotheca Aquicinctensi, ihjh. » Bien conservé. Relié en vélin blanc avec fers froids; sur le dos, titre à la main écrit par un religieux d'Anchin. - 2 53 et 219 feuillets; parchemin; 45o millimètres sur 3oo.
19. Psalmi, cum glossa ordinaria. Incipit : « Cum omnes pro- « phetas. . » Desinit: « LaudetDominum. Amen. » — Fin du
XIIIe SIÈCLE.
Abbaye de Marchiennes. G. 2 44 , D. 45. -Écriture minuscule gothique sur deux colonnes de cinquante-quatre lignes , piquées et réglées à la mine de plomb; initiales rouges et bleues en majuscule gothique avec filigranes; plu- sieurs initiales sur fond d'or exécutées avec la plus*grande finesse ; la plus remar- quable est le B du fol. 2 , qui a été reproduit et décrit dans Y Art chrétien en Flandre. Commentaires réunis par Walafride Strabus , semblables à ceux du n° 1 7. Sur le fol. 1 , titre écrit par D. Charles Godin , religieux de Marchiennes. Au fol. 7, signature de l'abbé de Marchiennes, avec la date 1 483. Bien con- servé. Reliure en toile verte de i85o. - 254 feuillets; parchemin; 490 mil- limètres sur 35 0.
14 CATALOGUE DES MANUSCRITS.
N° 20. Psalmi cum glossa ordinaria. Incipit : « Cum omnes « prophetas. . . » Desinit : « Laudet Dominum. » — Fin du
XIIIe SIÈCLE.
Abbaye de Marchiennes. G. io5, D. 48. -Écriture minuscule gothique sur deux colonnes de cinquante-trois lignes, réglées à la mine de plomb; initiales rouges et bleues en majuscule gothique avec filigranes; petites initiales sur fond d'or exécutées avec finesse. Commentaires réunis par Walafride Strabus, semblables à ceux du n° 17. On lit à la fin :
Explicit iste liber , sit scriptor sanus et liber.
Assez bien conservé. Reliure en veau; trace de l'anneau. — 307 feuillets; parchemin; 3go millimètres sur 270.
21. Evangelia cum glossa ordinaria. Incipit: « Prologus iste « dividitur. ...» Desinit: « Designare ex vocabulo. ...» —
XIIIe SIÈCLE.
Abbave d'Anchin, G. 386, D. 25. - Ecriture minuscule gothique sur trois colonnes, dont lune, celle du texte, offre vingt-cinq lignes, et les deux autres, celles des commentaires, quarante-neuf lignes, piquées et réglées à la mine de plomb; au haut de chaque page, le titre en majuscules gothiques, alter- nativement bleues et rouges; un grand nombre d'autres majuscules , parfois avec filigranes des mêmes couleurs; en tête de chaque Évangéliste, deux initiales historiées, exécutées avec la plus grande finesse; les plus remarquables, fol. 1 et 2, 93 et g4, i46 et 1^7, 242 et 243. Exemplaire semblable au t. IX du n° 17; manque le dernier feuillet. Bien conservé. Relié en vélin blanc, avec fers froids; sur le dos titre a la main écrit par un bibliothécaire d'An- chin. — 298 feuillets; parchemin; 45o millimètres sur 3oo.
22. Treize volumes. - Biblia sacra cum glossa ordinaria. Libri omnes. Incipit : « Cum omnes divinos ...» Desi- nit : (t. XIII Apocalypsis) « Virtutum multiplicitas. » —
XIIIe SIÈCLE.
Abbaye d'Anchin. G. 35, 399. D. i34et 16. -Écriture minuscule sur trois colonnes, l'une, celle du texte, de vingt-cinq lignes, et les autres, celles des commentaires, de cinquante-deux lignes, piquées et réglées à la mine de
BIBLIOTHÈQUE DE DOUAI. 15
plomb ; majuscules gothiques avec filigranes; en tête des livres , initiales histo- riées exécutées sur fond d'or avec une très-grande finesse. Les plus remar- quables, l. I, fol. 2 et i33; t. III, fol. 54, 101, î io; t. IV, fol. î, io£, 120, i4it 1 57 , 2i3, etc. Exemplaire complet de la glose ordinaire de Wala- fride Strabus, de la même main que les numéros 17, 18 et 21 , d'un for- mat plus petit que les deux autres qui étaient possédés par Anchin. On lit sur les feuillets de garde, t. I : « Memoriale Joannis de Duaco, monachi de An- «chin, pro postillis super Marcum ? missis per Hugolinum Bedelin magis- « trum , de S. Dyonisio. — T. IV. Memoriale fratris Eustachii, monachi « Aquicinctensis, pro postillis super librum Sapientiae — T. VII. Ordo missarum « celebrandarum, etc. » Bien conservé, à l'exception de quelques volumes qui sont tachés d'huile. Relié en vélin blanc, comme les numéros précédents, excepté les t. VII et XII qui sont couverts de veau; sur le dos titre à la main, écrit par un religieux bibliothécaire d'Anchin. Parchemin; 35o millimètres sur 255.
23. Deux volumes. - T. I. Genesis cum glossa ordinaria. Inci- pit : « Cum divinos libros ...» Desinit : « Dextera tua usque «in finem. » - T. II. Psalmi cum glossa ordinaria. Incipit: ■ Iste liber apud Hebrœos » Desinit : « Suam ostendet. »
XIIe SIÈCLE.
Abbaye d'Anchin. G. 287 et 288. D. 1 1 et Zip,. - Ecriture minuscule sur trois colonnes, l'une, celle du texte, de quinze lignes, et les autres, celles des commentaires, de soixante-sept lignes, piquées et réglées à la pointe sèche; majuscules en vert, en rouge, en bleu ou en pourpre; grandes initiales histo- riées , tracées en or sur fond pourpre , rouge ou vert, T. I fol. 1 ; t. II, fol. 3 , 4, i35. Remarquable comme exécution. C'est le commentaire, d'ailleurs incomplet, de Walafride Strabus. (Voy. YHisi. litt. de la France, t< V, p. 62.) On lit sur le premier feuillet de garde du t. II, de. la main de François de Bar: « Ex bibliotheca Aquicinctensi ibyh.- » Sur les mêmes feuillets de garde plusieurs vers, parmi lesquels nous citerons:
Adam, Sampsonem, David et Salomonem,
Femina decepit. Quis modo tutus erit ? — Mos est pradatis dare praebendas bene natis ,
Vel bene nominatis , vel eorum sanguine natis.
On lit aussi dune autre main : r Honorificetur semper servus servorum "Dei. «Bien conservé. Relié en vélin blanc; le t. II a conservé ses coins et ses
16 CATALOGUE DES MANUSCRITS.
clous en cuivre; sur le dos, titre à la main, écrit par un religieux d'Anchin.- 172 et 181 feuillets; parchemin; 36o millimètres sur 260.
N° 24. Glossa ordinaria super Parabolas et Ecclesiasten. Incipit : « Parabolae Salomonis ...» Desinit : « Firmiter tenere . . . * Manquent les derniers feuillets. — xme siècle.
Abbaye d'Hasnon, puis collège anglais de Douai. G. 167, D. 56. - Ecriture minuscule gothique, sur trois colonnes de trente-sept lignes, piquées et réglées à la mine de plomb. Glose ordinaire de Walafride Strabus , dont nous avous parlé au n° 1 7. On lit sur le premier feuillet : « Liber monasterii Hasnoniensis. «Bib. th. colleg. Ang. Duaceni, 177/1- » Sur le dernier feuillet, le nom d'un clerc qui avait eu ce manuscrit dans les mains : « Iste liber est Henrici Mau- « beene clerici. » Souillé par l'humidité et l'usage. Reliure en carton et papier. - 99 feuillets; parchemin; 3oo millimètres sur 210.
25. i° Ecclesiastes, Cantica canticorum et Sapientia, cum glossa ordinaria Walafridi Strabi. - 20 (Fol. 1 33) Sym- bolum S. Atbanasii cum glossa. - 3° (Fol. 1 45 ) Sermones duo.— 4° (Fol. 161) Verbum abbreviatum. Incipit: «Ver- « bum abbreviatum fecit Dominus. » Desinit : « Immensum et « inexplicable. » — xmc siècle.
Abbaye de Marchiennes. G. 3d8, D. 18. — Écriture minuscule gothique sur deux ou trois colonnes, généralement de trente-cinq lignes, piquées et réglées à la mine de plomb; quelques majuscules en rouge ou en bleu avec filigranes. i° Glose de Walafride Strabus semblable au n° 17. l\° Somme de Pierre, chantre de Paris, divisée en cent cinquante-sept chapitres avec les titres et la table à la fin. (Sur Pierre le Chantre, voy. Hist. Litt. de la France, t. XV, p. 283.) - Bien conservé. Reliure en basane, offrant sur les plats les mots: « Finis coronat, » devise de Jacques Coëne, abbé de Marchiennes. - j 55 feuil- lets; parchemin; 260 millimètres sur j8o.
26. Ecclesiastes et Apocalypsis cum glossa ordinaria. Incipit : « Memini me hoc ferme. . . » Desinit : « Cum omnibus vobis « amen. » — xme siècle.
Abbaye de Marchiennes. G. 276,0. 57.- Écriture minuscule gothique, sur
BIBLIOTHÈQUE DE DOUAI. 17
trois colonnes de trente-sept lignes, piquées et réglées à la mine de plomb ; deux belles initiales avec monstres grimaçants; écriture qui rappelle celle de plusieurs autres manuscrits de Marchiennes. Glose ordinaire de Walafride Strabus. Bien conservé. Reliure en parchemin. - 89 feuillets -, parchemin; 2 3o millimètres sur i55.
N° 27. i° Glossa ordinaria super Parabolas, Ecclesiasten et Can- ticum canticorum. Incipit : « Jungat epistola. . . » Desinit : « Odor Christi sunt. »- i° (Fol. 80) Hugo de Sancto Victore,- super lamentationes Jeremiae. Incipit: « Quomodo sedet « sola. . . » Desinit: « Miseria consequatur. » - 3° (Fol. 1 10) Lanfrancus, Super virginitate Ecclesiae. Incipit : « Rogatus « super virginitate niatris eccleske ...» Desinit : « Unitati « parit in saecula. Amen. » - l\° (Fol. 1 1 3 ) Ivo Carnotensis, De excommunicat. Incipit : «In litteris tuis continetur. . .» Desinit : « Ex ratione et ex auctoritate respondeo. » - 5° (Fol. 11 4) Hugo, De corpore Domini. Incipit : «Sacra Scriptura « diversis modis. . . » Desinit : «Ad convivium epularum «suarum.» -6° (Fol. 1 1 5) Hugo, De tribus maximis cir- cumstanciis gestorum. Incipit : «Fili, sapientia thésaurus « est. » Desinit : « Impendere sua? memoriae. » - 70 (Fol. 1 1 8) Guibertus, De buccella Judae data et de veritate dominici corporis. Incipit : « Patri et domino Sancti Nicholai ...» Desinit: «Exaltari cornu ejus. » — xine siècle.
Abbaye de Marchiennes. G. 354, D. 55. - Écriture minuscule gothique de vingt-six ou quarante lignes, piquées et réglées au crayon, de diverses mains. i° Glose ordinaire de Walafride Strabus, voy. n° 17.- 2°, 5° et 6°, Opuscules de Hugues de Saint-Victor (voy. Hist. litt. de la France, t. XII, p. 5i ). - 3° Cet opuscule deLanfranc n'est indiqué ni dans Y Hist. litt. de la France, ni dans Fa- bricius, ni dans l'édition de Lanfranc par dom Luc d'Achery. - k° Cet opus- cule est indiqué comme existant au xvn° siècle à l'abbaye de St-Amand, par Sander. (Sanderus, Biblioth. Belg. manuscr. p. 1 , p. 33.) Sur Ives de Chartres, voy. Hist. litt. de la France, t. X, p. 100, et Fabricius, Bibl. lat. med. et inf. œtat. t. IV, p. 2o5. - 70 Ces deux opuscules ont été édités par Luc d'Achery
MAN. DES BIBL. VI. 3
18 CATALOGUE DES MANUSCRITS.
dans les Œuvres de Guibert de Flain ou de Nogent. Sur cet auteur voy. Fa- bricius, Bibl lat. med. et inf. œtat. t. III, p. 12A. et YHist. litt. de la France, t. X, p. AGo. — Ce manuscrit est incomplet; on lit en effet sur le premier feuillet, après les titres des ouvrages dont nous venons de parler, les titres des opuscules suivants, qui ne sont pas dans notre codex: «Item ratio de « pœnitentia Salomonis. Ilem differentia inter hystoriam, allegoriam , anagoge « et tropologium. It. alphabetum hebraicum, graecum et latinum. It. Beda de «diversitate annorum Domini. It. Beda de ratione unciarum. It. Beda de duo- « decim signis mentium. It. quaedam epistola Gregorii papae. » Souillé par l'usage. Relié en parchemin rose; sur le plat, le n° d'ordre de la bibliothèque de Marchiennes : xlviii a. — 121 feuillets; parchemin; 23o millimètres sur 160.
Nd 28. Evangelia secundum Marcum et secundum Lucam, cum glossa ordinaria. Incipit : « Quatuor sunt qualitates . . . » De- sinit: « Benedictione concludit. » — xue siècle.
Abbaye d'Anchin. G. 180 , D. 57. - Écriture minuscule sur trois colonnes de quarante-trois lignes, piquées et réglées à la mine de plomb. Glose ordinaire de Walafride Strabus, incomplète en beaucoup d'endroits. Assez bien conservé. Reliure en parchemin; sur le dos, titre à la main écrit par un religieux d'An- chin. - 1 20 feuillets; parchemin; 23o millimètres sur i5o.
29. i° Glossa ordinaria in septem Epistolas canonicas. In- cipit : * Jacobus cognomento. » Desinit : « Nec mihi prorsus « occurrit. » - 20 (Fol. 49) Compendium in Job. Incipit : « Henrico Dei gratia ...» Desinit : « . . quae non transit «Quam nobis praestat, etc.» - 3° (Fol. 67) Sermo S. Ber- nardi in Ramis palmarum. Incipit : « Redemptor noster. » - 4° (Fol. 74) Stephanus Cantuariensis, super duodecim Prophetas. Incipit : « Ossa xn prophetarum ...» Desinit : « Sedebit Jérusalem secura. » — xme et xive siècle.
Abbaye de Marchiennes. G. 168, D. 54. - Écriture minuscule gothique de trente à quarante lignes, piquées et réglées à la mine de plomb; de plusieurs mains et de plusieurs époques. — i° Glose ordinaire de Walafride Strabus. -
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2° Ce commentaire dédié à Henri II, roi d'Angleterre, esi de Pierre de Blbîs. Il se trouve dans la Patrologie latine de Migne (vol. 207, p. 795). Sur Pierre de Blois, voy. Fabricius, Bibliolh. lat. med. et inf. œiat. t. V, p. 247. - k° Inédit. Sur Etienne Langton ou de Cantorbéry, voy. Hisl. litt. de la France, t. XVIII, p. 5o, et Fabricius, Bibl. lat. med. et inf. œtal. t. IV, p. 2^2. — On lit sur le pre- mier feuillet : « Stephanus archiepiscopus Cantuariensis in 1 2 prophelas est « inedîtus et editione perdignus, ex testimonio domini Georgii Colvenerii, hujus « Duacenae Academiae cancellarii. D. Raphaël de Beaucbamps, presbyter reli- « giosusque Marcianensis, i63o.» Bien conservé. Reliure en toile verte de i85o; sur le plat, le u° d'ordre de la bibliothèque deMarchiennes, vin" vi. - 177 feuillets; parchemin; 2 3o millimèlres sur 160.
N° 30. i° Evangelium secundum Joannem cum glossa ordinaria. Incipit : « Omnibus divinae paginis scripturae. . . » Desinit : «Qui scribendi sunt libros. » - 20 (Fol. 65.) Ammoni- tiones quaedam fidelibus. Incipit : « Multi homines qui- « bus nonnunquam. . . » Desinit: «In singulari eccresia. » - 3° (Fol. 68) S. Odonis Cameracensis episcopi, super Ca- nones evangelistarum. Incipit : « Sanctorum Evangelio- « rum lectio. . . » Desinit : « Tociens repetitur in aevo. * - l\° (Fol. 69) Historia Evangelica de commendatione Joannis Hircani. Incipit : « Mortuo Symone qui ultimus. . . » De- sinit : « Ascendit Ghristus propria sua virtute. » — xne et
XIIIe SIÈCLE.
Abbaye de Marchiennes. G. 173, D. 73. - Ecriture minuscule de cinquante- ueuf lignes, piquées et réglées à la mine de plomb; de différentes mains. — i° Glose ordinaire de Walafride Strabus. - 2° SurOdon de Cambrai, prieur d'Anchin et abbé de Marchiennes, et sur cet opuscule, qui a été plusieurs fois imprimé, voy. Fabricius, Bibl. lat. med. et inf. œiat. t. V, p. i54, etYHist. litt. de la France, t. IX, p. 583 à 606. - On lit sur le premier feuillet, « Bi- «biioth. Marchianensis, i63o. » Bien conservé. Reliure en vélin, avec fers froids. - n3 feuillets; parchemin; 2 5o millimètres sur 170.
31. i° Commentaria super quosdam Psalmorum versiculos, ex glossa ordinaria. Incipit : « Ecclesiastes. Non est major
3.
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« gratia ...» Desinit : « Quaerere in psalterio glossato. » - 2° (Fol. 2 54) Varia quaedam. — xve siècle.
Provenance inconnue. G. 1^7, D. 58. -Écriture minuscule gothique de vingl à vingt-cinq lignes, Iracées à la mine de plomb.— i° D'après la glose ordinaire de Walafride Strabus. - 2° Anecdotes diverses, passages de l'Écriture. - Bien conservé. Reliure en parchemin, de i84o. -262 feuillets; parchemin; 180 millimètres sur no:
N° 32. i ° Psalmi cum glossa ordinaria. Incipit : « Cum omnes pro- « phetas. . . «Desinit: « LaudetDominum. » -20 (Folio 2 52) Proverbia Senecae per ordinem alphabeticum disposita. In- cipit : « Alienum est omne quod optando evenit. » Desinit: « Vitia nobis sub virtutum specie. . . » — Fin du xme siècle.
Dominicains de Douai. D. 5o. - Écriture minuscule gothique, sur deux colonnes de quarante- huit lignes, piquées et réglées à la mine de plomb; initiales bleues et rouges en majuscule gothique avec filigranes. Commentaires réunis par Walafride Strabus , semblables à ceux du n° 17. - 20 Ces kkk pro- verbes de Sénèque sont disposés par ordre alphabétique. - On lit sur le fol. 5 : « Bibliotheca fr. praedicat. Duacensium; » et sur le dernier feuillet : « Petrus « Laleu. » -Bien conservé. Reliure en parchemin gaufré, de i843.- 2 53 feuil- lets; parchemin; 3i5 millimètres sur 220.
33. Evangelia secundum Matthaeum et Lucam cum glossa ordi- naria. Incipit : « Historia. Judas habuit très nlios ...» De- sinit : «Se resurrecturum predixit. Parasceve. . . » Incom- plet. — XIIIe SIÈCLE.
Abbaye de Marchiennes. G. 770, D. 66. - Ecriture minuscule gothique, sur trois colonnes de cinquante lignes, piquées et réglées à la mine de plomb ; initiales rouges et bleues, en majuscule gothique avec filigranes; initiales historiées sur fond d'or en tête de chaque évangile. Sur le premier feuillet , titre à la main, écrit par Charles Godin, religieux de Marchiennes. Glose ordinaire de Walafride Slrabus; voy. n° précédent. - 176 feuillets; parchemin; 33o mil- limètres sur 220.
34. Evangelia secundum Marcum et secundum Joannem cum
BIBLIOTHEQUE DE DOUAI. 21
glossa ordinaria. Incipit : « Hieronymus. Marcus evangelista « Dei... ■ Desinit : « Qui scribendi suntlibros. » — xme siècle.
Abbaye de Marchiennes. G. 24, D. 72. — Ecriture minuscule gothique., sur trois colonnes de quarante et une lignes, réglées à la mine de plomb; initiales en majuscule gothique, rouges et bleues; en tête, grande initiale avec ornements et lettres en or. Glose ordinaire de Walafride Strabus. Sur le premier feuillet, une note de dom Charles Godin , religieux de Marchiennes, écrite en 1734. Bien conservé. Reliure en veau, offrant, sur les plats, des fleurs de lis, des rosaces, et la devise de l'abbé Jacques Goëne: « Finis coronat (opus). » - 1^7 feuillets; parchemin; 34o millimètres sur 220.
N° 35. Evangelia secundum Marc 11 m etJoannem cum glossa or- dinaria. Incipit : «Cum multi scripsissent . . . » Desinit: « Neque nubent, neque nubentur. » — xne .siècle.
Abbaye d'Anchin. G. 32 1 , D. 69. — Ecriture minuscule, sur trois colonnes de quarante-cinq lignes, piquées et réglées à la mine de plomb; initiales en capitale, rouges et vertes. Glose ordinaire de Walafride Strabus, moins étendue que dans plusieurs autres exemplaires. On lit sur le premier feuillet : « Iste « liber est ecclesis Aquicinctensis, datus in custodiam domnoGlaro de Fonte, « ejusdem ecclesiae monacho et scolari Parisiensi. » Sur le dernier feuillet de garde, chants notés avec neumes du xne siècle. Bien conservé. Reliure en veau. Sur le dos, titre à la main écrit par un religieux d'Anchin. - 1 44 feuillets; parchemin; 33o millimètres sur 210.
36. Epistola ad Ephesios, Ruth et Psalmi cum glossa ordinaria. Incipit : « Paulus apostolus Christi. » Desinit : « Omnis spi- « ritus laudet Dominum. » — xme siècle.
Abbaye d'Anchin. G. 353, D. 64-- Ecriture minuscule gothique, sur trois colonnes de quarante-sept lignes, piquées et réglées à la mine de plomb; ini- tiales rouges et bleues avec filigranes. Glose ordinaire de Walafride Strabus , avec un grand nombre de notes marginales du xive et du xve siècle. On lit sur le premier feuillet : « Ce présent livre en parchemin appartient à frère Pierre • Leboin, prêtre, religieux en l'église St-Saulveur en Anchin, de Tordre de « Saint-Benoît, au diocèse d'Arras, par le tesmoignage de Jehan Leboin son père, « qui ainsi l'a fait recouvrir de nouvel, p Bien conservé. Reliure en veau. Sur le
22 CATALOGUE DES MANUSCRITS.
dos, titre à la main écrit par un religieux d'Anchin.- i3i feuillets; parchemin; 3oo millimètres sur 220.
N° 37. Epistolae canonicae et Apocalypsis cum glossa ordinaria. Incîpit: « Non ita est ordo apud Graecos. . . » Desinit : « Vir- « tutum multiplicitas. » — xive siècle.
Abbaye d'Anchin. G. 346, D. 84- -Ecriture minuscule gothique, sur trois colonnes de quarante- trois lignes , piquées et réglées à la mine de plomb. Glose ordinaire de Walafride Strabus, comme les nos précédents. A la fin, un passage sur les 1 2 pierres, très-souvent reproduit à la suite de l'Apocalypse. Souillé par l'humidité et l'usage. Relié en veau. - 82 feuillets; parchemin; 290 milli- mètres sur 200.
38. Pétri Rigae Biblia versificata. Incipit :
Scire cupis, lector, quis codicis istius auclor. Desinit :
Quod recte dominus Jésus alpha sit Q. que notelur.
— XIIIe SIÈCLE
Abbaye d'Anchin. G. 181, D. 7. -Écriture minuscule gothique, de qua- rante et une lignes, réglées à l'encre; titres en rouge, initiales en majuscule gothique aussi en rouge. Poëme de Pierre Riga, connu sous le nom iïAurora, offrant tous les livres dans l'ordre indiqué par Possevin. A la fin de notre manuscrit (p. 234) se trouve la lamentation de Jérémie, commençant par «0 « dolor sancti Jeremiae , » poëme qui n'est indiqué ni par Possevin , ni par Oudin, ni par Fabricius , ni par Y Histoire littéraire de la France. (Voy. Hist. litt.de la France, t. XVII, p. 26, et Possevin, Apparatus sacer, t. II, p. 265.) Sur le premier feuillet, la table avec la date 1572, et ces mots écrits par François de Bar: « Ex bibliotheca Aquicinctensi, 1574. » Bien conservé. Relié en vélin blanc; sur le dos, titre écrit à la main par un bibliothécaire d'Anchin. - 239 feuillets; parchemin; 2Ôo millimètres sur i5o.
39. i° Pétri Rigae Biblia versificata. ïncipit : « Frequens soda- « lium meorum. » Desinit :
Panes et carnes vespere mane feret.
BIBLIOTHÈQUE DE DOUAI. 23
- i° (Fol. 89) Versus super Thobiam. Incipit :
Ex agro veteri virtutum semita morum. Desinit :
Compatibr fessis imparilate pedum.
XIIIe SIÈCLE.
Abbaye de Marchiennes. G. i35, D. 9. - Écriture minuscule , sur deux co- lonnes de quarante et une lignes, piquées et réglées au crayon; titres en rouge, majuscules gothiques alternativement rouges et bleues. - i° Ce poëme est dans l'ordre indiqué par Possevin. - 2° Ce poëme, qui a été imprimé en i5o5, est de Mathieu de Vendôme. (Voy. Fabricius, Bibliolh. med. et inf. latinit. t. V, p. 54.) — Le mol Alani, qu'on lit sur le premier feuillet, a fait croire que ce livre pouvait avoir appartenu à l'Anglais William Allen (Alanus) : c'est le nom d' Alanus Lynensis, l'auteur des tables et des titres du poëme de Pierre Riga. (Voy. Villiers de Saint-Etienne, Biblioth. Carmelitana ,t. I, p. i3.) On lit sur le premier feuillet de garde: « Liber Marchianensis. ■ Sur les feuillets de garde, plusieurs vers léonins, parmi lesquels nous citerons :
Quod prius assuescit juvenis dimittere nescit; llli porrigunt fel cujus ab ore fluit mel.
Souillé par l'usage. Relié en vélin blanc; traces d'anciens fermoirs. - nli feuillets; parchemin; 2^0 millimètres sur i5o.
N° 40. i° Pétri Rigae Biblia versificata. Incipit:
Post legem veterem respira, Pelre, refulget. Desinit:
Quod recte Dominus Jhesus alpha sit Cl que notetur.
- 20 (Fol. 47) Versus quidam Hildeberti. Incipit:
Très partes factae de Ghiisti corpore signant.
Abbaye d'Anchin. G. 209, D. 8.- Écriture minuscule gothique de cinquante lignes, piquées et tracées à l'encre; titres en rouge sur les marges; initiales en majuscule gothique, bleues ou rouges, avec filigranes. - i° Le poëme sur le Nouveau Testament ayant été mis en tête, la préface se trouve au fol. 48; le poëme sur Jérémie se trouve aussi dans ce ms. ; sur les marges , un grand nombre de vers ajoutés à ceux de Pierre Riga.- 2° Vers d'Hildebert, repro-
2ï CATALOGUE DES MANUSCRITS.
duits en partie dans l'édition des Bénédictins (Hildeberti Opéra. Paris, 1708, col. i332.) - Sur le premier feuillet, le titre et la date i5o6, écrits par un moine d'Auchin. Assez bien conservé. Relié en veau et offrant, sur les plats, des losanges aux armes de l'abbé cFAnchin, Charles Coguin; sur le dos, titre à la main écrit par un religieux d'Anchin. - 174 feuillets; parchemin; 260 milli- mètres sur i5o.
N° 41. Six volumes. - i0Nicolai de Lyra Postillae in Vêtus et No- vum Testamentum. Incipit : «Haec omnia liber vitae. . . » Desinit : « . . . facie ad faciem praestante D. n. J. D. etc. » - -2° (T. VI, fol. 1 55) Liber super hystoriis Novi ac Veteris Testarnenti, per fr. Petrum de Bruniquello. Incipit : « Reve- « rendo in Christo patri ...» Desinit : « Justitiae non sunt «subjecti. » — i457 et 1 458.
Abbaye d'Anchin. G. 409, D. 5.- Écriture minuscule gothique sur deux colonnes de cinquante et une lignes; en tête de chaque livre, une grande majuscule gothique bleue et rouge, avec filigranes rouges. — i° En 1617, Balthazar Bellère a publié à Douai une édition très-remarquable desPostillesde Nicolas de Lire, avec d'autres commentaires, à laquelle avaient travaillé le bé- nédictin anglais Léandre de Saint-Martin , Jean Gallemart , Géry l'Espagnol et Au- gustin Lenglet, professeurs de l'Université. - 20 (T. VI, fol. i55) Dictionnaire biblique des vertus et des vices, qui a pour auteur Pierre de Bruniquelle, reli- gieux de l'ordre des ermites de saint Augustin, évêque de Civita Nuova. Nous croyons que cet ouvrage est inédit. (Voy. Possevin, Apparatus sacer, t. I, p. 2/i3, et Fabricius, Biblioth. med. et inf. lalinii. t. I, p. 286 et t. V, p. 2/i8.) Sur les feuillets de garde , et de la main de François de Bar : « Ex bibliotheca « Acquicinctensi, 1574. » On lit à la fin de plusieurs volumes : « De dono do- « miniSalubriensis, ducis Burgundiae confessons. ».Ce dominas Salubriensis est, non pas un Salisbury, comme on l'a cru, mais Simon de Loos (de Laude), do- minicain, né à Lécluse, près Douai, qui fut confesseur du duc de Bourgogne en i437 et évêque in partibas de Selymbria. On lit encore à la fin de plusieurs livres: « Explicit ppstilla... in Syon prope Delff annoDomini 1^57 [alias i£58) « scripta. » L'on trouve enfin dans le tome VI, au fol. i54, le nom de Galland ( 1696), et à la fin les noms de frère Louis et d'AdamDubar, religieux d'An- chin. -Ces six volumes, écrits sur un magnifique vélin à larges marges, sont très-bien conservés. Relié en veau; sur le dos, titre à la main écrit par un reli- gieux d'Anchin.- 207, 2 58 feuillets; parchemin; ^20 millimètres sur 3oo.
BIBLIOTHÈQUE DE DOUAI. 25
N° 42. Zachariae Chrysopolitani Unum ex quatuor sive Con- cordia Evangelistarum. Incipit : « Incipiunt capitula super «quatuor. . . » Desinit : «Non post parvum tempus ascen- « sionis. » - xne siècle.
Abbaye d'Anchin. G. 4 16, D. 28. - Écriture minuscule sur deux colonnes de quarante-sept lignes, piquées et réglées à la mine de plomb; initiales de diverses couleurs en tête des versets et des chapitres; grandes initiales avec enroulements verts et rouges , têtes grimaçantes et animaux fantastiques sur fond bleu, aux fol. 16, 63, 101 , i63, etc. - Notre ms. diffère un peu du texte publié dans la Bibliothèque des Pères (édit. de Lyon, t. XIX, p. 32). Sur Zacharie de Goldsborough, voy. Hist. litt. de la France, t. XII, p. 484- On lit sur le premier feuillet, de la main de François de Bar: «Ex bibliotheca « Aquicinctensi, i5y4-» - Bien conservé, relié en vélin blanc, avec coins en cuivre; dos garni de toile verte en i85o. - 200 feuillets; parchemin; 45o millimètres sur 3 10.
43. i° Zachariae Chrysopolitani Unum ex quatuor sive Con- cordia Evangelistarum. Incipit : «Incipiunt capitula su- « per iiii Evangelistas. » Desinit : « Post parvum tempus « ascensionis. » - 20 (Fol. 257 bis) Expositio B. Hieronimi in Evangelio secundum Marcum. Incipit: « Omnis scriba « doctus. » Desinit : « Et Lucas concordans enarrat. » —
XIIe SIÈCLE.
Abbaye de Marchiennes. G. 419, D. 7 A. - Ecriture minuscule sur deux colonnes de quarante-trois lignes, piquées et réglées à lamine de plomb; ini- tiales en capitale dediverses couleurs; entête des divisions principales, grandes initiales avec enroulements, têtes grimaçantes et animaux fantastiques, surtout aux fol. 12, 22, 23, 71, 2 58, etc. -i° Voy. le n°précéd.- 2° Ouvrage apocryphe reproduit par les bénédictins dans leur édition de saint Jérôme (t. V. p. 886 à 923). -Sur le fol. 1 , une note de dom Godin , religieux de Marchiennes, écrite en 1735. - On lit sur le dernier feuillet :
Ecce saius mundi, verbum patns, hostia sacra,
Viva caro, deitas intégra, verus homo. Rex sedet in cœna , turba cinctus duodena :
Se tenet in manibus, se cibat ipse cibus.
MAN. DES BIBL. — VI. k
26 CATALOGUE DES MANUSCRITS.
Bien conservé. Reliure en toile verte, de i85o. — 27A feuillets: parchemin 45o millimètres sur 3 10.
N° 44. Trois volumes. - Commentaria super Psalmos. - T. I. i° Commentaria super Psalmos triginta novem primos. In- cipit : « Sunt superscriptionum omnium.» - 20 (Fol. 75) Narra tio de corporis S. Jacobi translatione in Hyspaniam. Incipit : « Jacobus frater Johannis ...» Desinit : « Signis glo- «rificatur. » -3° (Fol. 75 v°) Epistola J. Casemarii abbatis ad S. Bernardum. Incipit: « Dilecto patri. . . » Desinit: a In «sua gloria constituât. » —T. II. Super Psalmos, a quadra- gesimo usque ad centesimum. - T. III. i° Super Psalmos a centesimo usque ad centesimum quinquagesimum. Desinit: « Spiritus laudet Dominum. » - 20 (Fol. 129 v°) Commen- cement de quarante et un psaumes, oraison dominicale et liste de mots divers: texte grec écrit en minuscule gothique avec traduction latine en regard. Incipit : « Kyrios ipen pros
« me yos mu isy Dominus dixit ad me filius meus
« es tu. » XIIe SIÈCLE.
Abbaye de Marcbiennes. G. i4 et 47, D. 47. - Ecriture minuscule à deux colonnes de quarante-cinq lignes, piquées et réglées à la mine de plomb; initiales avec êtres fantastiques; de plusieurs mains. Commentaire qui semble être une imitation et parfois un abrégé de l'ouvrage de saint Augustin qui a pour titre : Enarrationes in Psalmos. - T. I, n° 2. Les Bollandistes ont reproduit, d'après ce manuscrit, le récit de la translation du corps de saint Jacques en Espagne. -T. I, n° 3. Lettre reproduite dans les Œuvres de saint Bernard éditées par Mabillon (vol. I, col. 344). Sur Jean, abbé de Casemario, voy. Carolus de Viscb, Biblioth. Scriptor. ord. Cisterciensis , Duaci. Jo. Serru- rier, p. l56. — T. III, fol. 129. A la suite du commencement des psaumes se trouve une liste de mots dont voici les premiers : « Epy thalamium , carmen « nuptiale. Epystillium , capitellum superius. Basis, inferius. Neomenia, novi- « lunium. » Sur le vol. I, titre et remarques écrits en 1735 par dom Gh. Godin, religieux de Marcbiennes. La garde du IIIe vol. offre des fragments d'actes con- cernant des prairies situées à Vred et à Ancbin. - Bien conservé. Reliure en
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vélin pour le tome I; les deux autres en veau, offrant, sur les plats, des fleurs de lis , un cavalier portant l'épée à la main et la devise de l'abbé de Marcbiennes , Jacques Coëne : «Finis coronat. » - 75, 121 et i3o feuillets; parchemin; 38o millimètres sur 260.
N° 45. Neuf volumes. Litteralis, allegorica, anagogica et mo- ralis Expositio fratris Pétri de Palude, ordinis Praedicato- rum, super Psalterium. Incipit : i° Prologus : « Impleamini a Spiritu sancto quia viator aestuans. . . » 20 Expositio : « Hebraice cathedra derisorum ...» - Desinit, t. IX : « Om- « nis spiritus laudet Dominum. Amen. » — xve siècle; pro- bablement de 1429.
Abbaye d'Anchin. G. 3o4,D. 5 1 . — Écriture minuscule de trente-cinq lignes longues, piquées et réglées à l'encre; en tête de chaque psaume, une initiale rouge; l'écriture et l'encre indiquent la même main que le n° 4i qui a été écrit au monastère de Sion, près Delft, en i45y. - Inédit etpeut-être unique. Les auteurs qui parlent de ce commentaire s'accordent à dire qu'il n'a pas été im- primé. Possevin dit, dans son Apparatus sacer, qu'il en existait à Lyon un exem- plaire que les calvinistes doivent avoir détruit ;Échard et Quétif, que le couvent de Saint-Jacques, de Paris, possédait, au commencement du xvme siècle, trois vo- lumes de cet ouvrage, qui, d'après leurs divisions et les incipit, comprenaient les cinq premiers volumes de Douai ; il en est probablement de même des trois volumes dont il est question dans le Catalogue des manuscrits de la bibliothèque de Troyes (p. 70). Une note écrite sur le fol. 1 par Jean d'Espières, grand prieur d'Anchin, mort en i664, fait connaître que le dominicain Jean Bun- derius (Van Bundere) citait ce commentaire sur les psaumes dans son Index mss. in Belgioanno md adhuc extantium , ouvrage précieux aujourd'hui perdu. Sur Pierre delà Palu , voy. Échard et Quétif, Biblioth. script ord. Prœdicat. 1. 1 , p. 6o3 , et Touron, Hisl. des hommes illustres de l'ordre de Saint-Dominique, t. II, p. 2 2 3. - On lit sur le premier folio, de la main de François de Bar: ■ Ex bibliotheca ■ Aquicinctensi , îbjh. » Ces neuf volumes avaient été donnés à Anchin en 1 429 par l'abbé Jean de la Batterie, qui les avait fait écrire à ses frais, à condition qu'on les distribuerait aux religieux au commencement du carême. En mémoire de ce bienfait, il fut établi, dans le monastère , que chaque année, le jour de Pâques, après l'élévation, à un signal donné parle prieur, qui frapperait un coup sur les stalles, tous les religieux réciteraient le psaume Miserere pour le repos de l'âme du donateur. Jean d'Espières, en 16Ô1, et les religieux dom
4.
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Georges Roussel et dom Gérard Galland, le 10 novembre 1715, ont attesté la pré- sence à Anchin de ces neuf volumes. (Franciscus de Bar, Hist. episcop. Atrebai. p. 121. - Escallier, V abbaye d'Anchin, p. 2i4- - Quétif et Echard, op. cil. t. I, p. 6o5.) - Bien conservés, quoique le bas de quelques volumes ait été atteint par l'humidité. -Reliés en i85o, en carton et toile grise; sur le dos, titre à la main écrit par un religieux d'Anchin.- 36i,2o3,2io,232, 235, 222, 182, 265 feuillets; parchemin; 3io millimètres sur23o.
N° 46. Tractatus magistri Pétri (de Palude) super Epistolas Pauli. Incipit : « Principia rerum surit inquirenda. » Desinit: « Sit cum omnibus vobis. Amen. » — xve siècle.
Abbaye d'Anchin. G. 3o5, D. 61. -Ecriture minuscule gothique , sur deux colonnes de quarante-six lignes piquées et réglées à la mine de plomb; initiales en majuscule gothique, rouges et bleues; en tête de chaque épître, grande initiale sur fond d'or, représentant saint Paul entouré de personnages qui écoutent ses enseignements. -Inédit et peut-être 11 nique. Il est parlé de ce manus- crit dans Quétif et Echard , à qui deux moines d'Anchin, dom Georges Roussel et Gérard Galland, en avaient révélé l'existence. Le couvent de Saint- Jacques à Paris en possédait quelques fragments au xvme siècle. (Echard et Quétif , Script, ord. Prœdicatorum, 1. 1, p. 606.) Une inscription elfacéedu dernier feuillet laisse lire la date de \l\kl\ : ce livre aura sans doute été donné, comme le n° précé- dent, par l'abbé Jean de la Batterie. - Souillé par l'humidité et l'usage. - Re- liure en veau, en mauvais état; sur le dos, titre à la main écrit par un religieux d'Anchin.- 2q3 feuillets; parchemin; 3 10 millimètres sur 2 3o.
47. Commentaria in Epistolas B. Pauli ad Corinthios et ad Romanos. Incipit: « Precepto Domini salvatoris. . . » Desi- nit : « Epistolae ab eo scriptae sunt. » — xie siècle.
Abbaye de Marchiennes. G. 67, D. 63. — Ecriture minuscule sur deux co- lonnes de trente-sept lignes, piquées et réglées à la pointe sèche; titre et pre- miers mots des chapitres en onciale rouge; aux fol. 3 et 5o, initiales avec personnages, curieuses pour l'histoire de la miniature. — Ce commentaire paraît être imité de saint Augustin. — On lit sur le premier feuillet, de la main de dom Charles Godin : « Ab Amando , Marchianensi monacho , saeculi « undecimi, scriptus. » - Sur le dernier feuillet, une hymne à sainte Rictrude. - Souillé par le temps et l'usage. Reliure en parchemin, portant encore le poil à l'intérieur.- 123 feuillets; parchemin; 290 millimètres sur 23o.
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N° 48. i° Moralia Nicholai Tornacensis super Genesim. Incipit praefatio : « Osée. In funiculis Adam trahamus. . . » Liber : « In principio creavit Deus. Trinitas creaturae ex nihilo « factae . . . »Desinit : « Quibus sola non sufficit praebenda, sed « vix etiam duae. » 2° (Fol. io5) [Ejusdem] Moralia super Exodum. - Incipit : «Erunt v civitates in terra iEgypti . . . « v civitates v libri Moysi. . . » Desinit : « Deindefortius mala « illata sustinuit. » — xme siècle.
Abbaye de Marchiennes. G. 159, D. /ii2. — Ecriture minuscule de qua- rante-cinq lignes piquées et réglées à la mine de plomb; titres en rouge, avec une petite initiale verte et rouge en majuscule gothique.- i° De Nicolas de Tour- nai, comme l'indique le titre. -2°Quétif et Echard attribuent à Hugues de Saint- Cher un commentaire sur l'Exode, qui commence comme notre manuscrit par les paroles de l'Écriture : « Erunt v civitates; » mais la fin diffère. Et, comme le titre de notre commentaire, l'esprit dans lequel il a été conçu, et aussi le style, rappellent tout à fait le n° 1 , qui est de Nicolas de Tournai, nous croyons qu'il est de ce dernier auteur; nous sommes d'autant plus porté à le penser, que Sandercite de lui un commentaire sur l'Exode.
Nicolas de Tournai est l'un des écrivains du xme siècle sur lequel on possède le moins de documents. Presque tous les auteurs l'ont confondu avec le domini- cain Nicolas de Gorran, qui tire son nom du village de Gorron, dans le Maine. Quétif et Echard, dans leur savant article sur ce dernier écrivain, ont conclu sans preuves à l'identité des deux personnages; et ils ont été suivis en cela par Fabricius, Jean Cousin, Foppens, etc. et aussi par les auteurs de Y Histoire lit- téraire de la France. Mais M. Félix Lajard, qui a écrit l'article si plein d'érudi- tion consacré , dans ce dernier ouvrage , à Nicolas de Gorran , émet , avec raison , un doute sérieux sur l'identité des deux écrivains, tout en regrettant de n'avoir pas à sa disposition les manuscrits qui lui permettraient de trancher la ques- tion. (Hist. litt. de la Fr. t. XX, p. 35o et 33 1.) Une étude attentive des manus- crits possédés par la bibliothèquede Douai et de ceux que renferme la bibliothèque de Bruges nous permet de prouver que Nicolas de Gorrfrn et Nicolas de Tournai sont deux auteurs distincts. Et d'abord nous commencerons par comparer le commencement et la fin des manuscrits attribués à ces deux auteurs. Sixte de Sienne et Quétif nous apprennent que le Commentaire de Nicolas de Gorran sur saint Luc commence par «Disciplina medici, »> ou, avec la préface, par « ad Colossenses/i.Dicitapostolussalutat vos, » tandis que les manuscrits de Ni-
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colas de Tournai sur le même évangéliste, conservés aujourd'hui à Douai et à Bruges, offrent comme incipit, pour la préface : « Qui sunt duae olivae ad dexte- « ram, » et pour le commentaire : « Anima mea liquefacta est. » Les Distinctiones des deux auteurs offrent des différences analogues. Celles de Nicolas deGorran , qui ont pour titre «Distinctiones F. Nicholai de Gorran,^ sont par ordre alphabétique et commencent par : « Abire. Abeuntium per hune mundum...; » celles de Nicolas de Tournai, qui ont pour titre « Compilatio magistri Nicholai «Tornacensis,» ne sont point par ordre alphabétique, sont conçues dans un esprit tout à fait différent, et commencent par « Beatus homo quem tu eru- « dieris. » — Quant au commentaire sur la Genèse , Sixte de Sienne copié par Cousin, Thistorien de Tournai, et Quétif, disent que celui de Nicolas de Gorran commence par «In principio. » Celui de Nicolas de Tournai, dans notre ma- nuscrit , commence par « Osée. In funiculis Adam trahamus eos. ■ Nous devons ajouter que l'ouvrage, comme la plupart des écrits sur la Genèse, commence aussi par « In principio. » Quant aux autres écrits de Nicolas de Tournai sur l'Exode , sur le livre de Judith commençant par « Lucerna splendens , » et sur les proverbes de Salomon commençant par « Prologum praemittit Salo- «mon operi suo,» nous ne pouvons les comparer aux mêmes commentaires de Nicolas de Gorran, parce que nous ne connaissons ni le texte ni Y incipit de ces derniers. Mais, d'après les titres, ils paraissent différer entre eux, comme les manuscrits dont nous avons parlé plus haut. La comparaison des ouvrages de Nicolas de Gorran et de Nicolas de Tournai prouve donc qu'il n'y a pas identité entre ces deux auteurs.
Un autre genre de preuves peut servir à le démontrer. Les quatre manuscrits de teolas de Tournai conservés à Douai, et les quatre conservés à Bruges, dont deux diffèrent par le sujet, comme ceux qui, autrefois, se trouvaient dans la bibliothèque de Saint-Martin de Tournai, offrent en tête: «Tractatus « magistri Nicolai Tornacensis. » Est-ce qu'à Tournai et même à l'abbaye de Marchiennes et à l'abbaye des Dunes, on pouvait se tromper sur le nom d'un écrivain qui devait être né ou du moins avoir vécu à Tournai? Est-ce que son véritable nom de Gorranus ne se serait pas trouvé sur un seul de ces dix ou douze manuscrits, quand ce nom était celui d'un dominicain célèbre par ses prédications, ses écrits et son influence à la cour de France? H y a plus : Sander, en donnant la liste des ouvrages conservés à Tournai, à l'abbaye des Dunes et à Marchiennes, cite plusieurs ouvrages de Nicolas de Gorran sans jamais le nommer « Tornacensis, » et, de même, n'a jamais écrit « Nicolaus Gorranus » quand il a parlé des ouvrages de Nicolas de Tournai. D'ailleurs, rien, dans ce que nous savons de la vie de Nicolas de Gorran, ne porte à croire qu'il ait jamais résidé à Tournai. Et quant à son lieu de naissance, c'est bien Gorron
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dans le Maine, ainsi quelont établi Quétif et Echard, et, de nos jours, M.Félix Lajard, dans YHist. liti. de la France; M. Hauréau, dans la nouvelle édition de son Histoire littéraire du Maine (V, 260), et M. G. C. Gorham, dans le tome VII des Collectanea topographica et generalia, par une note sur la famille des de Gorran, à laquelle il appartient. Sans donle certains écrivains de la Flandre, Cousin, Gilbert de la Haye, Swert et Foppens, dans leur désir d'ex- pliquer l'identité de Nicolas de Gorran et de Nicolas de Tournai, et peut-être aussi de rattacher à leur pays l'écrivain des Frères prêcheurs, ont prétendu que ce dernier serait né dans le village de Gorain, non loin de Tournai, ce qui expliquerait les deux noms donnés au même personnage. Mais leur assertion , que tous les grands ouvrages de bibliographie rejettent, n'est appuyée sui aucune preuve. M. Félix Lajard et M. Gorham ont établi que l'opinion de Baie, Pits, Tanner et Ducange, qui font naître Nicolas de Gorran en Angleterre, est de même fausse et erronée. S'il est nécessaire d'ajouter une autre preuve, nous dirons que l'écriture de deux de nos manuscrits attribués à Nicolas de Tournai révèle une main du commencement du xme siècle ; par conséquent ils ne pourraient que très-difficilement être de Nicolas de Gorran, qui a écrit clans la seconde moitié de ce siècle et qui est mort en 1296. Faisons encore remar- quer que le nom de Nicolas de Gorran est toujours précédé du mot Frater, et celui de Nicolas de Tournai du mot magister : ce qui prouve encore contre l'identité des deux écrivains.
On connaît peu de chose sur Nicolas de Tournai. D'après l'écriture de nos manuscrits, il a écrit vers le commencement du xme siècle au plus tard. Le mot magister, qui précède toujours son nom, fait supposer qu'il était docteur ; Possevin et Sander, d'après Gazet, le nomment Theologus. L'historien de Tour- nai, Cousin, nous fait connaître qu'en 1469, Simon deProisy, protonotaire apostolique, chanoine de Tournai et administrateur de Cysoing, fit relier les ouvrages de cet auteur. Nous n'avons pu rien apprendre de particulier sur lui ni àTournai , ni dans Cousin, qui n'a fait que copier les titres de Sixte de Sienne, ni dans la préface des ouvrages eux-mêmes conservés à Douai et à Bruges. Voici les divers traités de cet auteur, qui est loin d'être sans mérite :
i° «Traclatus super Genesim. • Inédit; conservé aujourd'hui à Douai, à Bruges et à Troyes.
2° « Traclatus super Exodum. » Inédit, conservé à Douai.
3° « Tractatus super librum Judith. » Inédit; conservé à Bruges et à Troyes.
4° « Tractatus super Parabolas Salomonis. » Inédit ; conservé à Bruges et à Troyes.
5° « Tractatus super Evangelium Lucae. » Inédit : Douai et Bruges.
6° « Compilatio magistri Nicholai Tornacensis. » Inédit; Douai. — Voir
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YHist. litt. de la France, t. XX, p. 324 à 356. — Quétif et Échard, Scriplores ord. Prœdicat. t. I, p. 437 à 444. - Coîlectanea topographica et generalia; Londres, t. VII, p. 23, note n, Additional particalar. relating ta the family de Gorram. — Jean Cousin, Histoire de Tournai, t. H, p. 180 et alibi.— Swert, Athenœ Belgic. p. 577. — Foppens, Valère, André, etc. — Sander, Bibl. Belg. manuscripta,^. 60, i54, i55, 162, 270, 3n,etc.
Bien conservé. Reliure en toile grisé. Bien que la provenance ne soit pas po- sitivement indiquée , nous avons rangé ce livre au nombre des livres prove- nant de Marchiennes; deux autres manuscrits de Nicolas de Tournai ont ap- partenu à cette abbaye, et Sander cite, parmi les manuscrits qu'elle possédait au xviie siècle, un manuscrit dont le titre est exactement le même que celui du volume que nous venons de décrire. -2 48 feuillets; parchemin; 25o millimètres sur 180.
N° 49. i° Tractatus magistri Nicholai Tornacensis super Lucae primum caput. Incipit : « Anima mea liquefacta est ut di- « lectus. » Desinit : « Virgo mater de Christo fides et cor hu- « manum. » -20 (F0I.47V0) Fragmentum commentarii super caput decimum libri secundi Regum. Incipit : « Factum est « vertente anno, tempore. . . »3° (Fol. 48) Versus rhythmici in honorem B. Maria? Virginis. Incipit : « Mole pressus hujus «miseriae. . . »- Desinit :« Perculpae scrnpulum et infecta, »- 4° (Fol. 48 v°) Versus rhythmici in honorem B. M. V. Incipit : « Ave lignum quodsuo tempore. » - 5° (Fol. 54 v°) In laudem B. M. V. Incipit : «Beata Virgo comparaturcœlo. . . »-6°(Fol. 58) Distinctionesccxxxv, cum locis Scripturae sacrae. Incipit : « De vita aeterna. In Evangelio super illum locum ...» Desinit: « De bono egressu, . . . sponsa in thalamo suo. » - 70 (Fol. 86 v°) Distinctiones aliae. Incipit : « Est panis eu- « charisticus. » Desinit : « Imitatur consensum. » - 8° (Fol. 88 v°) De confessione. Incipit : « Ut confessionem et de- « corem induas. . . » - 90 (Fol. 89 v°) De sacerdotibus. «Super montes tuos Jérusalem.» - io° (Fol. 91) Radul- fus, In Leviticum. Incipit : « Mulier quae redeunte . . . «
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- 1 1° (Fol. 91 v°) « Aelredus, abbas Rievallis. » Sermonis in Isaiam fragmentum. Incipit : « Isaias. Domini gentium ex- ■ cederunt. . . » - 120 (Fol. 92) « Tractatus magistri Alani «super Canticacanticorum inlaudem B. Virginis, ad preces « prioris Gluniacensis editns. » Incipit : « Cum multi ad ornan- « dum tabernaculum. » Desinit: « Et fama longe lateque dif- «fusa. »— i3° (Fol. 10/4) Sermo. Incipit: « Hominis im- « petus laetificat crvitates. » - i4° (Fol. io5) Sermones xn. Incipit : «Ego vox clamanlis in deserto. » - i5° (Fol 1 15) Adami de Persenia Epistola ad Andream canonicum Tu- ronensem. Incipit : « Amico suo canonico Turonensi ...» Desinit : «Et potestas p. o. s. s. » - 160 (Fol. 1 1 5 v°) Ejus- dem Adami de Persenia in laudem B. M. V., fragmenta duo. Incipiunt : a « Magnificate Domino Mariam. » — b « Egre- « diatur virga de radice Jesse. » - 1 70 (Fol. 1 18 v°) De loco Scripturae fragmentum quoddam. Incipit : « Abraham qui « habitabat. » - 180 (Foi. 119 v°) De loco Scripturae. In- cipit: « Desolabit Dominus linguam. » - 190 (Fol. 123) Sermo de sacerdotum virtutibus. Incipit : « Moysen et « Aaron in sacerdotibus . . . » - 200 (Id.) Incipit : « Potestis «bibere calicem . . . » Desinit : « Eligat tribulari in D. N. J. C. etc. » XIIIe SIÈCLE.
Abbaye de Marchiennes. G. ig4, D. 71. - Écriture minuscule gothique du commencement du xme siècle, sur deux colonnes de cinquante et une lignes, piquées et régle'es à la mine de plomb; petites initiales vertes et rouges, de plusieurs mains. — i° Voy. le n° précéd. — 3° Voici la première strophe de ces vers, dans lesquels l'auteur raconte plusieurs faits miraculeux :
Mole pressus hujus miseriae, In qua sede privatus gloriae , Pœnas luo primae superbiœ, Ad te ciamo, fons indulgentiae, In qua sola spem ponunt veniae Desolati.
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4° Voici la première strophe de ces vers :
Ave . lignum , quod suo tempore Fructum dédit absque dedecore ; Cum ex tuo processit pectore , Qui corruptum prima sub arbore , Suscitaret , tollens de stercore , Peccatorem.
io° Sur Raoul de Flay et ses Commentaires sur le Lévitique , dont ce court fragment est extrait, voy. Fabricius, Bibl. lat. med. et inf. œlal. t. VI, p. 33, et YHist. litt. de la France, t. XII, p. 8o. - n° Sur Aelrède abbé de Rbie- val et sur ses sermons, dont ce passage est extrait, voy. C. de Visch, Bi- blioth. scriplor. ord. Cisierciensis, p. 9. - 120 Ce commentaire a été im- primé dans la Patrologie latine de Migne, t. CCX, p. 121. Sur Alain de Lille, voy. YIJisl. lilt. de la France, t. XVI, p. 396, et D. Pitra, Spicilegium Soles- miense, t. II, p. 2 1. - 1 4°, i5°et 160. De ces opuscules d'Adam de Perseigne, le premier offre des titres tout à fait en rapport avec ceux qui sont indiqués par Ch. de Visch, Biblioth. script, ord. Cisterciensis, p. 4 ; le second a été publié par D. Martène. Thésaurus novus anecdotorum, 1. 1, p. 710, et par l'abbé Migne, Patrologie lat. t. CCXI, p. 64 1 , mais ces auteurs donnent l'initiale B au lieu du mot Andream qui se trouve dans notre manuscrit ; le 3e et le 4e ont été repro- duits par l'abbé Migne. op. cit. p. i4, et 699. Sur Adam de Perseigne, voy. YHist. lilt. de la France, t. XVI, p. 437 , Ch. de Visch, Bibl. scriplor. ord. Cis- terciensis, p. 4 , et surtout Hauréau, Histoire littéraire du Maine, 2e édition, t. I, p. 20-5i. - On lit sur le verso du feuillet 124 =
Fili? — Quid, mater? — Deus es ? — Sum. — Cur ita pendes? — Ne genus humanum vadat ad interitum.
— Jure fleo, cum te video, fili, morientem.
— Ne timeas cum me videas mundum redimentem. In cruce sum per te , ne pecces , desine , per me.
Desine, do veniam; die cuipam; corrige vitam.
Bien conservé. Relié en carton et parchemin vers i85o. -126 feuillets; par- chemin; 5o millimètres sur 180.
N° 50. i° « Tractatus magistri Nicolai Tornacensis super Gene- « sim. » Incipit : « Osée in funiculis Adam trahamus ...» De- sinit : « Ibant et revertebantur . . . » Incomplet. -20 (Fol. i3) Honorii in Canticum canticorum commentarius. Incipit :
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«Donum sapientiae Salomonc. . . » Desinit : « Blando con- « tactu amplectitur. »Incomplet.-3°(Fol. 1 4) Anonymi cujus- dam tractatus super Genesim. Incipit : «In evangelio habes « quod Jésus ...» Desinit : « Dissolvo colligationes impie- «tatis. » - 4° (Fol. i5) Odonisde Soliaco ex instructionibus ad synodum. Incipit : « Districte précipite sacerdotibus ...» Desinit : « Ab episcopo praesentatus. » - 5° (Fol. 29) Frag- menta ex Commentariis super diversa Scripturae sacrae loca.
- 6° (Fol. 32) Sermones decem. Incipit : «De omnibus « sanctis. Fulgebunt justi. . . » Desinit : «Et mutos loqui. »
- 70 (Fol. 43) Sermones. Incipit: «De adventu. Vias tuas « Domine demonstra. » Desinit : « Mortale peccatum est. »
- 8° (Fol. 63) Sermones. Incipit: « Parasti in conspectu « meo. » Desinit : «Et porrexit ei manum. » - 90 (Fol. 75) Distinctiones cl. Incipit : « De bonitate Dei. Liber Sapien- «liae. . . » Desinit : «Anima remanebit. » - io° (Fol. 93) Commentarius de psalmis ad Tertiam et ad Sextam reci- tandis. Incipit : « Et meditabar in mandatis tuis quae di- «lexi. . . » Desinit: «Namque nobis spes sanctae. » Incom- plet. — Commencement du xine siècle.
Abbaye de Marchiennes. G. i8(3, D. \o. - Écriture minuscule sur deux colonnes, parfois de quatre-vingt-quatre lignes piquées et réglées à la mine de plomb; quelques initiales rouges , vertes ou bleues, et quelques titres noirs ou rouges en capitale; l'écriture, presque partout très fine et remplie d'abrévia- tions, est de différentes mains. - i° Voy. le n° 48.- 2° Le commentaire d'Ho- norius a été reproduit dans la Bibliothèque des Pères, éd. de Lyon, t. XX, p. 1 153. - 3° L'instruction d'Eudes de Sully se lit en entier dans \a.Patrologie latine de Migne, t. GCX1I, p. 57. - Bien conservé. Relié en carton et vélin en 1849. — 102 feuillets; parchemin.; 4o millimètres sur 170.
N° 51. « Iuterpretatio sanctarum Scripturarum tam Novi quam « Veteris Testamenti, a fratre Joanne Fiefvé, religioso mo- • nasteriiMarchianensis. » Incipit : « Nihil apudeos qui chris-
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« tiano nomine censentur. . . » Desinit: ■ Utprorsusin nihi- « lum se disperire malint. » — De 1 571 à 1 573.
Abbaye de Marchiennes. G. 83, D. 35. - Ecriture cursive de cinquante à soixante lignes à la page. — Inédit. Cet ouvrage renferme, non un commen- taire sur l'ancien et le nouveau Testament, comme l'indique le titre, mais des notes très-étendues sur les vingt-cinq premiers chapitres de saint Mathieu. On lit à la fin : « Finis capitis 2 5. Reliquatria depassione Dominiet resurrectione « desiderantur ut opus hoc ipsum perficiatur; sed et his fortassis dabit Deus « quoque finem. Frater Joannes Fiefvé , qui hoc scripsit, in aeternum vivere « possit. » Ce commentaire est très-étendu. - Bien conservé. Cartonné avec dos en parchemin et toile verte sur les plats, en i84o,-- 427 feuillets; papier; 3oo millimètres sur 210.
N° 52. « Pr.electiones doctoris Adriani Bessemeri in concordiam « Evangeliorum J. Rubi. » Incipit : « Et erat ibi bomo et ma- il nus ejus dextra erat ...» Desinit : « Videris in praesenti ha- « bere Christum quia intras. » — 1673.
Abbaye d'Anchin. G. 201 ,D. 29. - Ecriture cursive de quarante-deux lignes à la page. -Inédit. Ce manuscrit, qui est un commentaire de la concorde évan- gélique de Jean Dubuisson, professeur de l'université de Douai, a été dicté par Adrien Bessemer, aux religieux d'Anchin, parmi lesquels était François de Bar, qui a écrit ce cahier. Adrien Bessemer, né en Hollande , reçu docteur à l'université de Douai, enseigna à Anchin, au moins de 1567 à 1577; en 1578 il suppléa William Allen dans la chaire de théologie à l'université. Il a aussi laissé des commentaires inédits sur Pierre Lombard , que possède la bibliothèque de Douai. —Bien conservé. Relié en veau avec filets d'or.-2^8 feuillets; papier; 210 millimètres sur 160.
53. Commentaria in quatuor Evangelia a B. Gornelio Cor- nelii a Lapide, exposita in Lovaniensi collegio. Incipit : « Evangelium , teste Augustino ...» - Desinit : « Etiam veni , « Domine Jesu ... » — 1612.
Collège des Jésuites de Douai. D. 68. - Écriture cursive, serrée et diffi- cile à lire. -Inédit. Ce manuscrit est un cahier de leçons, que le savant jésuite
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Corneille de la Pierre (a Lapide, van Stcen) dicta à ses élèves de Louvain en 1611 et 1612. Le Commentaire imprimé ne rappelle nullement ce manus- crit.—Bien conservé; reliure en parchemin. Quelques feuillets ont été arrachés. - 255 feuillets; papier; 190 millimètres sur i5o.
N° 54. Deux volumes. - « Gommentarius in Psalterium Davidi- « cum hebraice, grece et latine, quo sensus lilteralis textus «hebraici, versionis septuaginta interpretum et editionis « vulgatae breviter exponitur. Auctore D. Joanne d'Espières, « S. Th. doctore et monasterii Aquicinctini magno priore. » Incipit : «In bibliis hebraicis hic liber. . . » Desinit : «Ut « communis sit ad homines et bruta. » — i65o.
Abbaye d'Anchin. G. 5i, D. 53. - Écriture cursive de quarante-deux lignes à la page avec un grand nombre de mots en grec et en hébreu; de la main même de l'auteur. Inédit et unique. Cet ouvrage, fruit de longues et sérieuses études, était préparé pour l'impression ; Jean d'Espières avait déjà obtenu 1rs autorisations de ses supérieurs et du roi d'Espagne; il n'a fait imprimer que les prolégomènes de son travail sous le titre à'Auctoritas Sacrœ Scripiurœ (Douai, Balthazar Bellère, in-/i°, 1 65 1). Peu d'auteurs ont parlé de Jean d'Espières. Reçu docteur en théologie à Douai en i64o, professeur de mathématiques au collège d'Anchin jusqu'à sa mort arrivée le 18 mars i664, il ne cessa d'étudier en même temps l'Écriture sainte et les sciences naturelles. Dom Martène et Dom Durand disent qu'il passait pour le plus habile mathématicien de son temps. Il a laissé plusieurs ouvrages, outre les deux que nous venons d'indi- quer : i° Vindiciae Trithemianae seu spécimen sténographiée J. Trithemii. . . . (Douai, Balthazar Bellère, in-quarto, 16/u). - 20 Calendarium novum ad legendum horas canonicas. . . (Douai, id. i645).- 3° Calendarium novum et Astronomia Aquicinclina. . . Calculus eclipsium . . . . Arithmetica astrono- oiica. . . (Douai, veuve Laurent Kellam, in-folio, 1657). - Bien conservés. Reliure en parchemin. - 71 et 108 feuillets; parchemin; 34o millimètres sur 2^o.
55. « Reverendi patris Joannis Harduini, e societate Jesu, « Commentarius in Apocalypsim B. Joannis Apostoli. » Inci- pit : « Ludere operam, ut aiunt, sive rem moliri. ...» Desi-
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nit : « Interpretatione nostra existimetur occlus u m. » —
XVIIIe SIÈCLE.
Bibliothèque de M. Bigant. D. 101. - Écriture cursive de trente-six lignes. Inédit. Bien qu'il soit écrit sous le titre Typis editus, ce livre n'a pas été imprimé; il avait été destiné à l'impression et avait reçu l'approbation du censeur royal. Voy. à ce sujet et sur l'auteur : Bibliothèque des écrivains de la compagnie de Jésus, par Augustin et Aloïs de Backer, t. I. p. 38^.- Ce volume a été acheté en 1860, à la vente de la bibliothèque de M. Bigant. -Bien con- servé. Broché. - 61 feuillets; papier; 195 millimètres sur 160.
N° 56. Cinq volumes. - Veteris Testamenti libri plures, cum annotationibus Francisci de Bar, Aquicinctensis monachi. — i564.
Abbaye d'Anchin. Ane. num. 1020. - Notes en écriture cursive de la main de François de Bar, écrites sur les marges de volumes imprimés et sur les feuillets intercalés. -On lit en tête du premier volume : « In librum Geneseos « Meditationes , dictante M. Stephano Isaaco , conscriplœ Duaci, anno Domini \66h , «3° octobris.» Cet Etienne Isaac était professeur d'hébreu à l'université de Douai. - Assez bien conservés. Recouverts en parchemin. —Papier; 25o mil- limètres sur 180.
57. Deux volumes. - « Novum Testamentum » cum annotatio- nibus Francisci de Bar. — 1 563.
Abbaye d'Anchin. Ane. num. 1020. -Notes écrites sur la marge de volumes imprimés et sur des feuillets intercalés, de la main de François de Bar. - Ces volumes sont eu partie imprimés et en partie manuscrits. La partie manus- crite est de François de Bar, religieux d'Anchin. Une note tracée à la fin du volume nous apprend que ce religieux a achevé d'écrire ces annotations le 10 septembre i563, et qu'elles ont été extraites d'un grand nombre de com- mentateurs, et aussi en partie des lectures ou leçons faites parles professeurs Richard Smith, Jean Bouche, le docteur Adrien Bessemer et dom d'Ostrel, grand prieur d'Anchin; deux notes des premiers feuillets de garde offrent des extraits du franciscain Nicolas Zeghers, et aussi de Matthieu Galenus de Westcappelle, professeur à l'université de Douai. - Ces volumes ont souffert Recouverts en parchemin. T. I, 390 feuillets, t. II, 378; papier; 2Ôo milli mètres sur 160.
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N° 58. « Diflicultates evangelicae seu primus liber Exercitationuin « super sacrosancta Jesu Christi Evangelia, authore V. admo- « dum Pâtre Joanne Baptista Vincentio, deffinitore et «S. Theologiae Lectore. » Incipit : « Aliquot textus sacri in «quibus. ...» Desinit : « Eos qui scribendi sunt libros. « Difficultatum Evangelicarum finis.» - (Fol. 2 5s) Index sacrorum textuum. — 1 656.
Provenance inconnue. G. 87, D. 446. - Écriture très -belle et très -nette de vingt-six lignes à la page; le titre en lettres majuscules. Ce volume, comme l'indique le titre , est une explication des passages les plus difficiles de l'Evangile. L'expression « Lyranus noster, » qui se trouve p. 35, fait connaître que Jean -Baptiste Vincent était franciscain comme Nicolas de Lyre. - Bien conservé. Reliure en carton recouvert de veau noirâtre. - Papier; i5o mil- limètres sur 900.
59. i° « Tractatus de Expositionibus prologorum Bibliae, » incerti auctoris. Incipit : i° Prologus :
Partibus expositis textus nova cura cor angit Et fragiles humeros omis importabile frangit.
20 Liber : « Frater Ambrosius, etc. Ad cvidentiam hujus « epistolae . . . » Desinit : «Status ecclesia generaliter. » - 20 (Fol. 1 13 v°). Versus de Bibliorum libris. - 3° (Fol. 1 18) < Meditationes B. Bernardi. » Incipit : < Multi multa sciunt «et se ipsos nesciunt. . . » - 4° (Fol. i32 v°) « Incipiunt « Salvatoris gesta D. Jesu Christi de Passione sua quae inve- « nit Theodosius maguus imperator in prsetorio Pontii Pylati « in codicibus publicis. - Factum est in anno octavo decimo « Tiberii. ... « - 5° (Fol. 1 4 1) « Tractatus super Missam qui « dicitur Spéculum, a fratre Hugone de ordine Praedicatorum « compositus. » Incipit : « Dicit apostolus ad Ephesios. » - 6° (Fol. 1 44) Johannis Beleth, «Liber de divinis officiis. » Incipit : «In primitiva ecclesia prohibitum erat. . . . » -
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7° (Fol. 188) Quaedam de vitiis et de virtutibus, necnon de pœnitentia. — xme et xive siècle.
Abbaye d'Anchin. G. 786, D. 5oo. — Écriture minuscule gothique de différentes mains. - i° Cet ouvrage, dont nous ne connaissons pas l'auteur, existe aussi clans la bibliothèque de Bruges, n° 11. - 5° Sur Hugues de Saint- Cher et ce traité, qui a été édité à Paris, voy. Quétif et Échard : Scriptores ord. prœdicator. t. I, p. ig4, et YHist. littér. de la France, t. XIX, p. 48. - 6° Sur Jean Beleth et ce Ralionale ou Summa divinoram officiorum, qui a été souvent imprimé, voy. YHist. littéraire de la France, t. XIV, p. 218. — On lit sur la garde : a Ex bibliothcca Aquicinctensi, \5-](\ , » et au feuillet 1 15 v°, « Dutertre. » - Ce volume a souffert. Reliure en veau. — 197 feuillets; parche- min; 190 millimètres sur i4o.
N° 60. « Concordanliae sumptae de sacra Scriptura. » Incipit : « Sapientia Domini œterna. Ego ex ore altissimi. » Desi- nit : « Christus pauper. . . . duo pulli columbarum. » —
XIVe SIÈCLE.
Provenance inconnue. G. 65 1, D. 81. - Ecriture minuscule gothique de quarante lignes longues, piquées et réglées à la mine de plomb; titres en rouge sur la marge. Celte concordance morale, dont nous ne connaissons pas l'auteur, offre un certain nombre de textes empruntés à l'Ecriture sainte qui se rapportent aux vertus et aux vices, à la sagesse, la justice, la foi, l'espé- rance, la charité, etc. etc. - Bien conservé. Reliure moderne en parchemin. - 100 feuillets; parchemin; 4oo millimètres sur 290.
61. Deux volumes. - Sacrorum Bibliorum « Concordantiae. » Incipit : « Cuilibetvolentirequirere concordancias. ...» Desi- nit : « Zelpham ancillam raarito tradidit. » — De 1^2 1\ à 14^8.
Abbave d'Anchin. G. i84 et 80, D. 80. - Ecriture minuscule gothique sur trois colonnes de cinquante-trois lignes, réglées à l'encre; initiales rouges en majuscule gothique. — Sur ces concordances primitives, compilation attri- buée à plusieurs dominicains ou à Hugues de Saint-Cher, voy. Fabricius : Bill. med. et inf. cetat. t. I, p. 4o8, et Quétif et Echard : Scriptores ordinis
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preedicator. t. I. Pour le manuscrit de Douai comme pour celui du couvent de Saint-Jacques de Paris dont parlent Quétif et Echard, l'auteur s'est servi d'un livre appelé Concordances de Saint Jacques. On lit sur le premier feuillet : « Hoc opus fecit fieri Joannes deBateria, abbas Aquiscinctensis,in duobusvolu- « minibus, ex transscripto fratrum minorum Duacensium , annoDomini milles. « cccc0 xxim0 usque xxvm0, »et plus bas : « Che livre fut commenchié à esscripre « le xe jour de ceptembre mil imc et xxmi. » - Souillé par l'humidité. Reliure en peau de truie. Traces de l'anneau et d'anciens fermoirs. - 269 feuillets; parchemin; 4oo millimètres sur 390.
N° 62. i° Guilelmi Britonis « Summa de interpretationibus voca- «bulorum Bibliae. » Incipit :
Difficiles studeo partes quas Biblia gestat Pandere. . .
2° (Fol. 226) Ejusdem « parvns Tractatus de nominibus « hebraicis. » Incipit :
Sicut doctores docuerunt antea plures.
3° (Fol. 227) Ejusdem «De litteris graecis. » Incipit : Partes proposui quasdam sermonis hebraei.
4° (Fol. 227 V0) «Versus de dictionibus graecis tam in Byblia « quam extra contentis. » - 5° (Fol. 2 5o v°) « Lexicon in quo « continentur verba, 26^2 numéro, de latino in gallicum «translata. » Incipit : « Abavus, trave. . . » Desinit : « Zima, «levain.» - 6° Versus de nominibus librorum Bibliae.
Du XVe SIÈCLE.
Abbaye de Marchiennes. G. 109, D. 82. - Écriture minuscule gothique de trente-quatre, et de quarante-huit lignes, piquées et réglées à la mine de plomb; un grand nombre d'initiales alternativement rouges et bleues avec filigranes. - i°, 20, 3° Inédits. Sur Guillaume le Breton et ses poèmes voy. Jean Baie, De scriptoribus Britanniœ, p. ^7; Wadding, De scriptoribus minorum, p. 102, éd. de Rome; Du Cange, Glossaire (préf. n°xux); Oudin , Commenta- rius de scriptoribus ecclesiasticis. Du Cange et Casimir Oudin ont cité le début;
MAN. DES BIBL. — VI. 6
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notre codex offre quelques vers qu'ils n'ont pas donnés. - 4° En tête de ce poëme on lit : « Orate pro anima Britonis. » On jugera de cet ouvrage par les premiers vers :
A sine si lioum bissus tibi dénotât album , Si capit a bissus , sine bisso Fertur abissus. Dicitur a Grecis latus absida , fertur et absis.
6* Autre poëme de Guillaume le Breton. - 5° Ce vocabulaire a été publié pour la première fois par E. Escallier, dans l'ouvrage qui a pour titre : Remarques sur le patois (Douai, E. Wartelle, i856). Il n'a aucun rapport avec le Pra- tellum synonymorum de Guillaume le Breton, à qui on pourrait être tenté de l'attribuer. M. Escallier suppose qu'il a pour auteur quelque moiue de Marchiennes. — Très-bien conservé. Reliure en parchemin au dos et aux coins; plats en toile verte; restauré en i85o. - 260 feuillets; parchemin; 33o millimètres sur 210.
LITURGIE.
N° 63. i° « Roberti abbatis de Divinis officiis per circulum anni « Libri de ce m. » Incipit : «Ea quae per anni circulum.» Desinit: « Tanto difïicilior victoria. » — 20 (Fol. 1 44 ) Epistola cujusdam ad eumdem Robertum. Incipit : « Fratri in Christo « carissimo. » -3° (Fol. \ 45v°) Ejusdem Roberti « Responsio. » Incipit : « Domino suo electo... Cum christianae fidei veritas. » Desinit: « Ad nuptias fréquenter iterandas. »-4° (Fol. 167 V0) Nàrratio cujusdem mirabilis prodigii. — xnc siècle.
Abbaye d'Anchin. G. 2Ô3, D. 91. — Ecriture minuscule sur deux colonnes de trente-neuf lignes, piquées et réglées à la mine de plomb; grandes initiales rouges, vertes et bleues, dont plusieurs ne sont pas terminées. — i° Sur cet ouvrage de Robert de Tuy, ou Rupert, qui a été souxenl imprimé, voy. YHist. littér. delà France, t. XI, p. 122. - 2° Sur cette curieuse lettre de Guillaume de Saint-Thierry, voy. YHist. littér. de la France, t. XII, p. 554 et Gerberon , Apo- logia pro Buperto (Migne, Patrologie, J. CLXVIJ, col. 6). - 3° Cette lettre et ce
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traité, qui portent pour titre Responsio, et qui s'occupent de la question sou- levée par Guillaume de Saint-Thierry, doivent être de Rupert, abbé de Tuy. — 4° Récit d'un miracle qui serait arrivé en 1 1 59 dans un monastère de Prémon- trés nommé Flabonis morts. On lit sur le dernier feuillet deux vers qui donnent le nom de l'écrivain :
Tu quicumque libro fueris lecturus in isto, Pro scriptore suo déposée Deum Rainaldo.
On lit aussi sur le premier feuillet :
Non vox sed votum , non musica consona sed mens ,
Non clamor sed amor cantat in aure Dei. — Linqno coas ranis, cuas corvis, vanaque vanis, Ad logicam pergo , quae mortis non timet ergo.
Bien conservé. Reliure en veau. Sur le clos, titre à la main écrit par un reli- gieux d'Anchin. - 169 feuillets; parchemin; 345 millimètres sur 23o.
N° 64. i° « Libri Roberti abbatis de divinis officiis per circulum « anni. » - 20 (Fol. 1 ko v°) Epistola cujusdara ad eumdem Roberlum. - 3° (Fol. 1^2) Ejusdem Roberti «Responsio. » - [\° (Fol. i64) Narratio cujusdam mirabilis prodigii. —
XIVe SIÈCLE.
Abbaye de Marchiennes. G. 100, D. 90. -Ecriture minuscule gothique sur deux colonnes de quarante-neuf lignes , piquées et réglées à la mine de plomb; initiales avec filigranes et enroulements. — Voy. le numéro précédent. En tète, une note écrite par dom Charles Godin, religieux de Marchiennes. -Bien con- servé. Reliure en veau. - i65 feuillets; parchemin; 36o millimètres sur 2^0.
65. « Summa magistri Willelmi Altisiodorensis de officiis eccle- « siasticis. » Incipit: « Jérusalem quae desursum est. » Desinit : «Et cœlestis beatitudinis, ad quam nos perducere dignctur «filius virginis Jésus Cbristus, etc. » — xivc siècle.
Abbaye d'Anchin. G. i83, D. 92. - Écriture minuscule gothique sur deux colonnes de trente-cinq lignes, réglées à la mine de plomb; initiales en majus- cule gothique alternativement rouges et bleues, ornées de filigranes. Sur Guil- laume d'Auxerre et son ouvrage, voy. l'Histoire littér. de la France, t. XVIII, p. 122. On lit au bas du dernier feuillet : « Monasterio nostro Aquicinctensi
G.
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« datus fuit iste liber anno Domini m0 ccc° lxix.0 ab execqutore inagistri Pétri « de Media Villa , quondam capellani in ecclesia Ambianensi. «-Bien conservé. Reliure en veau. — 84 feuillets; parchemin; 260 millimètres sur 180.
N° 66. Tractatus de Exorcizationibus. Incipit : « Et i° De persona « exorcistœ. » Desinit : « Salvare et sanare digneris. » —
XVIIe SIÈCLE.
Provenance inconnue. G. 702, D. 112. —Ecriture cursive de dix-sept lignes longues. - Outre les formules pour les exorcismes, il y en a pour diverses béné- dictions. Au fol. 37 une formule de la proclamation des bans dans les diocèses de Saint-Omer et de Boulogne. — Bien conservé. Recouvert en parchemin. — 37 feuillets; papier; i5o millimètres sur 100.
67. «Pontificale» ad usum Ecclesiarum Anglicanarum. —
XIIe SIÈCLE.
Abbaye de Marchiennes. G. i3o , D. 94. - Ecriture minuscule anglo-saxonne de trente-sept lignes longues ; initiales de couleur ornées d'arabesques ; au fol . 1 3 2 une miniature représentant le Christ. Les formules de bénédiction de ce pon- tifical diffèrent de celles du pontifical romain et se rapprochent de celles de plusieurs pontificaux anglais, dont Martène a donné des extraits dans son livre De antiquis ecclesiœ riJbus (p. 2 5o, 334, 378, etc.). Nous rapporterons ici ce qu'ont dit de cet ouvrage les auteurs du Voyage littéraire : « Un des «plus curieux manuscrits de Marchiennes, c'est un ancien pontifical à l'usage « des églises d'Angleterre. Il y est fait mention de l'histoire deBède, de saint «Augustin, archevêque de Cantorbéry, et de saint Cuthbert. On croit avec « assez de fondement qu'il vient de saint Thomas de Cantorbie. Dans l'ordina- « tion des diacres, il prescrit l'onction des mains avec l'huile sacrée et le saint « cresme et cette prière : « Consecrentur manus islœ, quœsumus, Domine, etsanc- « tijicentur per istani sanctam unctionem nostranique benediclionem , ui quœcumque « benedixerint benedicla sint, et quœcumque sanctifie averint sanctificata sint. » De « même dans l'ordination des prêtres il prescrit l'onction de la tête avec cette « prière : « Unguatur et consecretur caput tuum cœlesti benedictione in ordinem « sacerdotalem , in nomine Patris et Filii et Spiritus sancti. » Parmi les béoédic- « tions il marque Benedictio magnœ aquœ, qui se faisait par sept prêtres revêtus «en aube ou trois prêtres et quatre diacres, lorsqu'on ne pouvait aisément «trouver sept prêtres.» [Voyage littéraire de deux Bénédictins, t. II, p. 92.) Dom Charles Godin, religieux de Marchiennes, a fait les mêmes remarques
BIBLIOTHÈQUE DE DOUAI. 45
dans une note écrite sur le premier feuillet de garde. Les trois passages cités se trouvent aux fol. 68 v°, 70 v°, et 3 v°. - Nous nous contenterons d'ajouter qu'on trouve au fol. 96 les formules usitées pour bénir les vases antiques, les puits, les livres, etc. La plus curieuse est celle du fol. 94 qui a pour titre : • Adjuratio ferri vel aquae ferventis ad judicium : » des trois oraisons qui s'y trouvent, les deux dernières ont été reproduites pardom Martène; la première ne se trouve pas parmi celles qu'il a empruntées à seize manuscrits différents. (De antiquis ecclesiœ ritibus, t. III, p. A76 et 199.) Au fol. i45, à la fin, se trouve YExultet avec un chant noté, qui se rapproche du. chant aujour- d'hui en usage. - Sur le feuillet de garde on lii cette note de dom Godin : « Pontificale hoc ad usum ecclesiarum anglicarum accepisse nos a S. Thoma « Cantuariensi traditione constanti habemus. » Le caractère anglo-saxon de l'écriture et des initiales vient à l'appui de cette tradition. Nous savons d'ailleurs que le saint archevêque de Cantorbéry , durant son exil, passa quelque temps à l'abbaye de Marchiennes, et qu'il laissa aux religieux, entre autres présents , une croix, une chasuble et des tuniques. (Buzelin, Annales Gallo-Flandriœ, p. 2440 — Bien conservé. Beliure en bois recouvert de toile écrue en i85o. - i47 feuillets; parchemin; 270 millimètres sur 175.
N° 68. Rituale monasticum ad usum monasterii Marchianensis. — Fin du xie siècle.
Abbaye de Marchiennes. G. 75 1 , D. 100. -Écriture minuscule de vingt-sept lignes longues, piquées et réglées à la pointe sèche; initiales alternativement rouges et vertes. - Ce rituel est important par son antiquité : en le comparant aux textes si nombreux recueillis par dom Martène, on trouve des rapproche- ments curieux. L'un des passages les plus intéressants est la formule usitée pour recevoir lesoblats ou enfants donnés par les familles aux monastères (fol. 3 v°j. Aux fol. 25 et 28, chants avec neumes sans portées. - Souillé par l'usage et l'humidité. Beliure en parchemin avec dos en toile écrue. - 48 feuillets: parchemin; 24o millimètres sur 160.
69. i° Rituale eu in cantu ad usum ecclesiae Marchianensis. - 20 (Fol. 39 v°) Antiphonae et Prosae cum cantu.- 3° (Fol. 99) Officia quaedam cum cantu. — xve siècle.
Abbaye de Marchiennes. G. 179, D. 95. - Écriture minuscule gothique de seize lignes longues; initiales en majuscule gothique, rouges et bleues, avec fili- granes. — Parmi les nombreuses proses curieuses pour l'histoire de l'art musical
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que contient ce manuscrit, nous signalerons celles de sainte Catherine et de saint Gilles, fol. 5g v°. — Sur le fol. i5o v° on lit : «Joannes de Noielle. » - Souillé par l'humidité. Relié en toile grise écrue en i85o. - 1 65 feuillets; parchemin ; 2^o millimètres sur 160.
N° 70. Deux volumes. — Rituale ad usum monasterii Marchia- nensis. — xvie siècle.
Abbaye de Marchiennes. G. 634 et 35/i, D. 97 et 98. - Ecriture minuscule gothique, à onze- lignes longues, réglées à l'encre rouge; initiales en majus- cule gothique, remarquables parleur beauté. En tête de chaque volume, se trouve une grande initiale offrant une miniature exécutée avec la plus grande finesse. Dans le t. Ier, l'abbé de Marchiennes, dom Jacques Coëne, est en prières; la sainte Vierge lui apparaît; derrière lui son patron saint Jacques, et vis à-vis, un ange portant un écusson où se trouvent les armes de l'abbé : d'azur au chevron d'or accompagné de deux quintefeuilles d'or en chef et d'une coquille de même en pointe, avec la devise : « Finis coronal. » Dans le t. IIe, saint Jacques est remplacé par sainte Rictrude, fondatrice du monastère. Autour de ces miniatures s'offrent de riches bordures montrant, sur un fond d'or mat poin- tillé d'un or plus brillant, des oiseaux, des insectes, des fruits et des fleurs; au milieu de ces bordures les armes de l'abbaye de Marchiennes : de sable à huit rais fleurdelisés d'or, à l'escarboucle de gueules en cœur. Ces deux petites mi- niatures peuvent être mises au nombre des productions les plus délicates des artistes flamands. - Sur le dernier feuillet de garde du tome II se trou- vent, d'une main du xne siècle, soixante vers des Argonautiques de Valerius Flaccus, qui offrent de légères différences avec le texte des classiques latins de Lemaire. (L. vin, 45 à io5.) - Bien conservé. Reliure du xvie siècle; on lit sur les plats, en caractères gothiques : « Ob laudem Christi librum hune recte « ligavit Ludovicus Bloc.» - 193 feuillets; parchemin; 2^0 millimètres sur 160.
7 1 . Formula? quorumdam Exorcismorum. Incipit : «... Liqua « suo operi adjungere. » Desinit : « Mortuos et saeculum per « ignem. Àmen. » — xvie siècle.
Abbaye de Marchiennes. G. 885, D. 11 3. - Ecriture minuscule de vingt- cinq lignes longues, piquées et réglées à l'encre; petites initiales en majuscule gothique tracées en or sur un fond bleu ou rouge orné d'arabesques en blanc.
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- On lit sur le dernier feuillet : • Antonius Michael Theodorus Desclaibes, re- ligiosus Marchianensis, 7 oct. 1722. » — Souillé par l'usage. Reliure en velours rouge.- 17 feuillets; parchemin; 180 millimètres sur i3o.
N° 72. Rituale Benedictinum. — xve siècle.
Abbaye d'Anchin. G. 617, D. 96. — Ecriture minuscule gothique de onze lignes longues tracées à la mine de plomb; initiales en majuscule gothique; en tête de chaque partie, initiales plus grandes, ornées de filigranes qui envahis- sent toute la hauteur de la page; écriture et initiales d'une belle exécution. — Bien conservé. Reliure en veau du xvir9 siècle, offrant sur les plats le mono- gramme du Christ avec les mots : « Benedictum sit nomen Domini. » - Doré sur tranche. - 192 feuillets; parchemin; 280 millimètres sur 200.
73. Rituale Benedictinum ad usum monasterii Aquicinctensis.
— XVe SIÈCLE.
Abbaye d'Anchin. G. 7Ôo, D. 99. - Écriture minuscule gothique à onze lignes longues, piquées et réglées à la mine de plomb; grandes initiales alter- nativement bleues et rouges avec filigranes. - Sur le premier feuillet de garde se trouve une formule en français , usitée pour les mariages dans les églises dépendant de l'abbaye d'Anchin. On lit sur le dernier feuillet : « Jean de Rulle- « court. » — Bien conservé. Reliure en veau; sur le dos, titre à la main écrit par un religieux d'Anchin. - 180 feuillets; parchemin; 220 millimètres sur i5o.
74. Rituale ad usum fratrum minorum Capucinorum. —
Capucins de Douai. G. 855 , D. 1 14- -Écriture cursive de vingt-sept lignes.
- Formules d'exorcismes et de bénédictions. On lit sur les gardes : « A l'usage du « f. Josaphat de Saint-Omer, capuchin indigne. » Et ailleurs :
Deus meus est omnia. Je ne veux rien et je veux toute chose. Dieu est mon tout, sans lui tout ne m'est rien. Ostez-moi tout, donnez-moy ce seul bien , Et j'auray tout, n'ayant aucune chose
- Bien conservé. Reliure en vélin. - 106 feuillets; papier; 160 millimètres sur 100.
48 CATALOGUE DES MANUSCRITS.
N° 75. Propriuin ad usum monasterii Marchianensis. — De 1627.
Abbaye de Marchiennes. G. 833, D. 229- Écriture cursive de vingt-deux lignes. - On lit sur la garde : « Usibus D. Adriani Pottier, religiosi S. Rictrudis « de Marchenis , Atrebatensis. 1627-28. » Sur les premiers et les derniers feuil- lets, plusieurs notes chronologiques touchant la famille de saint Adalbalde et de sainte Rictrude, et une pièce de vers latins touchant la prise de Marchiennes par les Français le 20 janvier i646. Adrien Potlier est auteur d'un manuscrit sur les abbés de Marchiennes, conservé dans les archives départementales du Nord. Aux fol. it\ et 4o, les armes de la famille douaisienne des Pottier : trois pots avec une roue en abîme, et pour devise : « Ut vasa figuli, » et ailleurs : « Opus manuum figuli. » -Souillé par l'usage. Broché en parchemin. - 49 feuil- lets; papier; i5o millimètres sur 100.
76. Officia propria ecclesiae Marchianensis. — De 17^0.
Abbaye de Marchiennes. G. 625, D. 108. - Ecriture cursive de vingt-trois lignes. - On lit sur le premier feuillet : « Ad usum D. Aubioi Courière reli- «giosi, 1740.» - Bien conservé. Reliure en veau.- 218 feuillets; papier; 180 millimètres sur i5o.
77. Proprium ad usum monasterii Marchianensis. — De 1626.
Abbaye de Marchiennes. D. 226. - Ecriture cursive de vingt lignes; initiales en gothique mixte. - Offices propres à Marchiennes. On lit sur le fol. 93 : « Scriptus est a D. Georgio de Malapert, Vallentianos die et anno supra dictis, « pro quo S. Rictrudem orare digneris. Amen, 1626. » — On lit sur le feuillet de garde : «Jacques Sueur, Monviel, d'Hamays, Ch. Martin et Gaigneron. i653. » - Souillé par l'humidité et l'usage. Reliure en veau. - 96 pages; papier; 1 4o millimètres sur 90.
78. Proprium ad usum monasterii Marchianensis. —
XVIIe SIÈCLE.
Abbaye de Marchiennes. D. 2 27. -Écriture cursive de vingt lignes. -Propre, assez complet. — Bien conservé; broché en parchemin; sur papier; i4o mil- limètres sur 90.
BIBLIOTHÈQUE DE DOUAI. 49
N° 79. Proprium festorum monasterii Marchianensis. —
XVIIIe SIÈCLE.
Abbaye de Marchiennes. G. 858, D. 109. - Écriture cursive de quatorze lignes. — Bien conservé. Reliure en veau. - 3 19 pages; papier; 170 milli- mètres sur 100.
80. « Proprium festorum monasterii Aquiscinctini ad formam « novi officii redactum. » — xvie siècle.
Abbaye d'Anchin. G. 793, D. 107. -Écriture cursive de vingt-neuf lignes longues. - Bien conservé. Reliure en parebemin. - 7/1 feuillets; papier; 200 millimètres sur i5o.
81. Missalead usum monasterii Marchianensis. — xne siècle.
Abbaye de Marcbiennes. G. 2 36» D. 122. - Écriture minuscule, sur deux colonnes, de trente-deux lignes réglées à la pointe sècbe; initiales en capitale mêlée d'onciale, avec arabesques; au fol. 16A, une grande et belle initiale qui a souffert. - Missel curieux par son ancienneté, avec les offices particuliers à Marcbiennes. — Souillé par le temps et l'usage. - Relié en toile verte, en i85o. - 265 feuillets; parebemin; 320 milimètres sur 210.
82. Missale Marchianense. — xne siècle.
Abbaye de Marchiennes. G. 1 1 1 , D. 1 18. - Écriture minuscule de vingt-sept lignes piquées et réglées à la mine de plomb; initiales avec filigranes.— Au fol. 1 9 , un P remarquable comme exécution. - Plusieurs proses à la fin. - Souillé par l'usage. Plusieurs feuillets déchirés; sur le dernier feuillet on lit ; a fr. Ja- « cobus Tournoy. • - Reliure en veau.- 198 feuillets; parchemin; 33o milli- mètres sur 220.
83. Missale ad usum monasterii Marchianensis. — Fin du
XIIe SIÈCLE.
Abbaye de Marchiennes. G. 65, D. 1 2 1 .- Écriture minuscule de trente et une ligues longues , piquées et réglées à la mine de plomb ; initiales avec arabesques ; au fol. i33, un P servant d'initiale qui a souffert. - Missel curieux par son ancienneté, offrant les offices particuliers à Marchiennes. Sur le fol. 1, d'une
MAN. DES BIBL. — VI. 7
50 CATALOGUE DES MANUSCRITS.
main du xvc siècle, les oraisons pour le duc et la duchesse de Bourgogne. - La préface avec notation neumatique. - Souillé par l'usage. Relié en toile verte, en i85o. - 288 feuillets; parchemin; 33o millimètres sur 210.
N° 84. Missale ad nsum monasterii Marchianensis. — Fin du
XIIe SIÈCLE.
Abbaye de Marchiennes. G. 799, D. 1 2 9. -Ecriture minuscule de vingt et une lignes réglées à la mine de plomb; beaucoup d'initiales en rouge, vert ou bleu. - Offices particuliers à Marchiennes. - Souillé par l'usage et le temps. Reliure en parchemin gaufré. -84 feuillets; parchemin; 3oo millimètres sur 180.
85. Missale Marchianense. — xive siècle.
Abbaye de Marchiennes. G. 106, D. 1 1 7. — Ecriture minuscule gothique, sur deux colonnes, de trente-quatre lignes, piquées et réglées à la mine de plomb; initiales en majuscule gothique, alternativement rouges et bleues, avec fili- granes.- Ce missel se rapproche de celui des moines de Bursfeld, imprimé par Pierre Drach, à Spire, en 1/198. On lit sur le premier feuillet : » Liber S. Ric- <« trudis. * - Souillé par l'usage. - Reliure en veau. - 190 feuillets; parche- min; 33o millimètres sur 23o.
86. Missale ad usum monasterii Marchianensis. — xive siècle.
Abbaye de Marchiennes. G. 732, D. 127. - Ecriture minuscule gothique, sur deux colonnes, de vingt lignes, réglées à la mine de plomb; un grand nombre d'initiales en majuscule gothique, alternativement rouges et bleues, avec fili- granes; lettres historiées, exécutées avec beaucoup de talent, aux feuillets 7, :>5i, 2Ô2 et 259. - Offices. particuliers à Marchiennes. Chant de la préface avec notes. — Très-bien conservé. — Reliure en veau, avec un médaillon à fer chaud, offrant l'image de sainte Rictrude et cette légende : « Sancta Rictrudis, « ora pro nobis. » - Traces d'anciens fermoirs; coins bien ouvragés. - 377 feuil- lets; parchemin; 2 3o millimètres sur i4o.
87. Missale Marchianense. — xve siècle.
Abbaye de Marchiennes. G. 37, D. 1 16. - Ecriture minuscule, sur deux co- lonnes, de vingt-sept lignes, piquées et réglées à la mine de plomb; grandes initiales en majuscule gothique ornées de filigranes. - Ce missel, à l'usage de Marchiennes, est presque le même que le Missale nigrorum monachorum
BIBLIOTHÈQUE DE DOUAI. 51
Bursfeldensium, imprimé en i5i8 par Thomas Anslone. -Souillé par l'usage et Thumidité. -Reliure en vélin et toile verte. -267 feuillets; parchemin; 33o millimètres sur 2 3o.
N° 88. .Missale ad usum monasterii Marchianensis. — xvie siècle.
Abbaye de Marchiennes. G. 63, D. 126. - Ecriture cursive de vingt-quatre lignes, réglées à l'encre; majuscules gothiques en rouge; au feuillet 54, un dessin à la plume. — Bien conservé. - Reliure en bois. - 75 feuillets; parche- min; 210 millimètres sur î^o.
89. Missale Marchianense. — xvie siècle.
Abbaye de Marchiennes. G. 620, D. 120. - Ecriture minuscule gothique, sur deux colonnes, de trente-quatre lignes, réglées à la mine de plomb; majus- cules gothiques; au feuillet 6, les armoiries de Marchiennes et celles de Jacques Coëne, avec bordure à fond d'or offrant fleurs et insectes; d'autres bordures et miniatures aux feuillets 76, i38 et i58; cette dernière, qui est belle, a souf- fert. — Missel qui se rapproche de celui de la congrégation de Bursfeld , im- primé en 1/198. Offices particuliers à Marchiennes. - Enluminé par le même artiste que le n° 117. - Reliure moderne en veau. - On a donné pour litre à ce missel : Epitres et Évangiles. - 20a feuillets; parchemin; 4oo milli- mètres sur 280.
90. Deux volumes. - Missale ad usum monasterii Aquicinc- tensis cum cantu. — Fin du xiie siècle.
Abbaye d'Anchin. D. 123 et 12 4. - Ecriture minuscule de trente-deux lignes longues, piquées et réglées à la mine de plomb; initiales de diverses couleurs avec filigranes. Tome I, feuillet 59, deux charmantes initiales sur fond d'or, représentant, l'une le sacrifice d'Abraham, et l'autre la rencontre de ce patriarche et de Melchisédech ; au feuillet 60, une grande miniature qui montre sur un fond d'or le Christ assis dans un nimbe ovale, avec les quatre em- blèmes des évangélistes. Miniatures du tome II, feuillets 99 et 100. -Semblable au missel romain, mais avec les fêtes particulières à Anchin et à la contrée. - Les chants de la messe et les proses sont marqués par des neumes qui oc- cupent des portées de quatre lignes alternativement rouges et vertes. M. de Coussemaker a parlé de ce manuscrit et a reproduit un Verbum bonum à deux voix, qui se trouve au feuillet 178 du tome II. (De Coussemaker, His-
7-
52 CATALOGUE DES MANUSCRITS.
ioire de l'Harmonie au moyen âge. Paris, i852 ; p. 69 et pi. 24 et 25.) — Très- bien conservé. - Reliure en bois, offrant sur les plats un homme endormi au pied d'une fontaine, un génie qui plane, et trois femmes nues portant, Tune une épée et l'autre un écusson avec le millésime 1^99.— 179 et 188 feuillets; parchemin; 260 millimètres sur 160.
N° 91 . Missale ad usum monasterii Aquicinctensis. — xvie siècle.
Abbaye d' Anchin. G. 954, D. 125. - Écriture minuscule gothique mixte, sur deux colonnes, de vingt-quatre lignes , piquées et réglées à l'encre ; un grand nombre d'initiales en or; parmi les nombreuses miniatures on peut citer celles des feuillets i5, 5i,46, 5i,83,86, 89, 98, n4, i3y, etc. L'Annonciation du feuillet 1 1 3 et les suivantes sont d'une exécution bien supérieure ; elles révèlent un maître. Celles des feuillets 82 et 89 ont été reproduites dans Y Art chrétien en Flandre; la grande miniature du feuillet 68 montre l'abbé d'Anchin , Charles Coguin, ayant derrière lui Charlemagne, revêlu du manteau fleurdelisé et portant la boule du monde, comme dans le retable d'Anchin de Jean Belle- gambe; celle du feuillet 82 offre une Trinité, qui rappelle le volet central du même retable. Les armoiries de Charles Coguin ne sont pas exactement sem- blables à celles du retable; notre manuscrit offre l'écu au 1 et 4 d'argent fretté d'azur, au 2 et 3 d'argent à la fasce d'or surmontée d'une merlette de sable, et sur le tout brochant un écusson d'or à trois écailles d'or, tandis que, sur le retable, on trouve le champ d'azur fretté d'or et la fasce de gueules sans l'écu brochant sur le tout. Le restaurateur aura peut-être changé les armoiries qui avaient souffert. - Offices particuliers à Anchin. - On lit vers le commence- ment :
Carole, nestoreos, praelatc, âge, vivito in annos, Quem genus illustrât, diva Minerva colit,
Datyli felix Aquecincto Delius ardet, Cui tam praeclarum fata preesse sinunt.
Petrus, Sysiphia, Guchtennar, sorte libellos Conscripsit, vestri muneris altus ope. Ex Gandavo, 2" Martii.
Ce livre a donc été écrit à Gand, par Pierre Guchtennar, pour l'abbé Charles Coguin; d'après les vers qui viennent d'être reproduits, cet abbé était uue sorte de Mécène , et Anchin l'asile des muses. C'est à tort que l'on a fait de Pierre Guchtennar un enlumineur; il a écrit le livre, conscripsit; le mot Sysiphia, que l'on a traduit, étrange inadvertance , par Sysiphe, en le regardant comme le prénom de Guchtennar, semble montrer que ce scribe n'était pas très-fortuné. - Très-bien conservé. - Reliure en veau. Sur le premier feuillet, fragment
BIBLIOTHÈQUE DE DOUAI. 53
d'un acte signé Laurent de Tiedeghem, membre de Tomcialité de Tournai.
- 1 47 feuillets; parchemin; 2 4o millimètres sur 160.
N° 92. Missale Atrebatense. — xme siècle.
Abbaye de Marchiennes. G. 117, D. 119. - Ecriture minuscule de seize lignes, piquées et réglées à la mine de plomb; initiales avec filigranes; initiales historiées aux feuillets 7, 109, etc.; au feuillet 107, une grande miniature représentant le crucifiement sur fond d'or. - Ce missel se rapproche de celui des moines de Bursfeld, imprimé à Spire, en 1498, par Pierre Drach. - Les fêtes de saint Vaast, de saint Léger, de saint Wulmer et de saint Amé font supposer qu'il a été écrit pour le diocèse d'Arras. On lit sur les feuillets de garde : « Ann. 1 5y5, hune librum vindicavit ab interitu f. Joannes Vlime-
• rius, rector castimonialium Amstelrodamensium. - R. D. Arnoldo Ganthois « abb. Marchian. f. Joannes Vlimerius, cano. regularis apud S. Martinum Lo « vanii professus, dono d. et misit, per suum nepotem Jacobum Alegambium, «a. 1576 in Aprili. » - Très-bien conservé. Reliure en bois. - 199 feuillets; parchemin; 290 millimètres sur 200.
93. Evangeliarium et Collectarium. — xne siècle.
Abbaye de Marchiennes. D. 169. — Ecriture minuscule de vingt-sept lignes, piquées et réglées à la mine de plomb; petites initiales rouges ou vertes assez belles. - Aux feuillets 1 1 o et 4g 1 la passion et Yexultet avec notes. A la fin une formule intitulée : « Proclamatio pro tribulatione ante agnus Dei ad missam a dicenda. * - Sur les gardes, plusieurs notes curieuses pour l'histoire de Mar- chiennes, commençant ainsi : « Anno n46, 5 nonas Martii, consecrata est
« ecclesia B. Mariae Ann. n5o, 6 kalendas Novembr. consecratum est
« majus altare Eodem ann. consecratum est altare in sinistra parte eccle-
« siae Ann. 1 i64, reconditae sunt reliquiœ B. Rictrudis Eod. die con-
• secratum est allare S. Andreae. . . Ann. n65, positae sunt istae reliquiae.. . »
- Souillé par l'usage et l'humidité. Reliure en vélin. - 123 feuillets; par- chemin; 280 millimètres sur 160.
94. Evangelia per circulum anni cantanda. — Fin du xne
SIÈCLE.
Abbaye de Marchiennes. G. 862, D. 159. - Ecriture minuscule de vingt- deux lignes longues, tracées h la pointe sèche; initiales en semi-onciale avec
54 CATALOGUE DES MANUSCRITS.
feuillages et lêtes fantastiques; au feuillet 3, une grande initiale avec entre- lacs et tête offrant le caractère anglo-saxon. - Collectes et évangiles des diman- ches et fêtes.- Souillé par l'humidité. Reliure en veau. - o5 feuillets; par- chemin; 3oo millimètres sur 200.
N° 95. Evangelia dominicarum et ferialium dierum. — Fin du
XIIe SIÈCLE.
Abbaye de Marchiennes. G. 1 9 7 , D. 1 68. - Écriture minuscule , de cent vingt- six lignes, tracées à la mine de plomb; initiales avec enroulements et êtres fantastiques; initiales plus grandes et plus remarquables, avec entrelacs, etc., aux feuillets 1 et 78. -Aux feuillets 52 et 55, évangiles de la Passion avec notes. — On lit sur la garde : « Hec sunt societates Ecclesiae Beatae Rictrudis de « Marchianis , ordinis S. Benedicti, Attrebatensis diocesis : S. Salvatoris de « Aquicinto, S. Amandi in Pabula, S. Pétri Hannoniensis, S. Martini Torna- «censis, Eccles. Corbeyae, S. Vedasti Attrebatensis, eccles. de Monte S. Eligii, « S. Richarii in Pontivo, S. Winnoci de Bergis, S. Bertini in pago Taruanensi, «S. Salvii de Vicoinia, S. Auberti Cameracensis , S. Nicolai in Bosco, Eccles. « Cluniacensis, S. Salvatoris, S. Crispini Suessionensis, S. Medardi Sues- «sionensis, Eccles. B. Mariae Suession., Eccles. de Forest Suession., S. Ni- « cholai de Arroasia, S. Michaelis de Terracia, S. Pétri de Latigniaco, Eccles. « B. Mariae de Dunis , Eccles. B. Mariae de Laude, Eccles. Silvae Majoris, S. Dio- « nysii deBroqueria, Eccles. de Formosellis, Eccles. Praemonstratensis, S. Quin- « tini in Insula. ■ - Souillé par l'usage. Reliure en toile grise. - 91 feuillets; parchemin; 3oo millimètres sur 180.
96. Epistoloe per circulum anni dicendœ. — xiiic siècle.
Abbaye de Marchiennes. G. 63 1, D. 177. - Écriture minuscule de vingt-deux lignes, tracées à la pointe sèche; initiales bleues ou rouges. - Offices propres à Marchiennes, aux feuillets 87 et 91. — Souillé par l'humidité. Reliure en veau. - 119 feuillets; parchemin; 25o millimètres sur 170.
97. Epistolae in missa dicendae. — De 1 5 1 2.
Abbaye de Marchiennes. G. 524, D. 173. - Écriture minuscule gothique, de vingt et une lignes longues réglées à l'encre; majuscules gothiques en or sur fond bleu ou rouge, avec arabesques en blanc; aux feuillets 1, 10, 62, 71, 78, 84 , 117, 128, i33, i36, des bordures ornées de fleurs, de fruits, d'oi-
BIBLIOTHEQUE DE DOUAI. 55
seaux, et une initiale historiée, assez fines d'exécution; au feuillet 1, les armes de l'abbé de Marchiennes, Jacques Coëne : d'azur au chevron d'argent accosté de deux quintefeuilles d'or, et une coquille de même en pointe; au feuillet i55 , un ange portant d'une main un écu aux armes de l'abbé, et de l'autre une couronne, près de laquelle on voit d'un côté FINIS et de l'autre T, ce qui donne la devise de Jacques Coëne : « Finis coronat. «-On lit sur le feuillet i55: « Hune librum legavit monasterio S. Rictrudis venerabilis pater et dominus i D. Jacobus de Coene, abbas ejusdem monasterii, natus Brugis in Flandria. « Completum anno millesimo quingentesimo xn°, die xxamensis Februarii , more • gallicano. » — Bien conservé. Reliure en peau de truie. — 167 feuillets; parche- min; 35o millimètres sur 2 3o.
N° 98. Evangeliarium et Collectarium ad usum monasterii Mar- chianensis. — Fin du xve siècle.
Abbaye de Marchiennes. G. 4o, D. 167. — Ecriture minuscule gothique, sur deux colonnes, de quarante-quatre lignes; majuscules gothiques bleues ou rouges, avec filigranes qui envahissent toute la page. - On lit sur la garde : « Respice finem, » devise de l'abbé de Marchiennes, Arnould Ganthois. - Très- bien conservé. Reliure en peau de truie.- n3 feuillets; parchemin; 3^0 mil- limètres sur 2 4o.
99. Epistolœ et Evangelia de tempore et de sanctis. —
XIIe SIÈCLE.
Abbaye de Marchiennes. G. 198, D. 170. - Écriture minuscule à vingt- sept lignes longues, piquées et réglées à la mine de plomb; initiales rouges et vertes; au feuillet l\°, une grande initiale assez curieuse, représentant saint Paul, sur un fond d'or gaufré. -Bien conservé. Relié en veau, en i84o. - 190 feuillets; parchemin; 2 4o millimètres sur 160.
100. Epistolœ in dnplicibus féstis dicendae. — Fin du
XVe SIÈCLE.
Abbaye d'Anchin. G. i55, D. 175. - Ecriture minuscule gothique, à vingt cinq lignes, tracées à l'encre; majuscules gothiques bleues ou rouges, avec filigranes. — Entre autres inscriptions, on lit sur les gardes : ■ Milita « videns et pauca sciens grave dedecus affert. » - Souillé par l'usage. Broché en veau. - 25 feuillets; parchemin; 3 10 millimètres sur 220.
56 CATALOGUE DES MANUSCRITS.
N° 101. Epistolae et Evangelia detempore etsanctis. — De iÔ22.
Abbaye d'Anchin. G. ^2 5, D. 174. - Ecriture minuscule gothique, sur deux colonnes, de dix-huit lignes, tracées à l'encre; majuscules gothiques rouges ou bleues; le feuillet 1 offre une miniature historiée, avec les armes de l'abbé Charles Coguin, et une bordure qui donne une idée de la miniature genre Renaissance. - A la fin , on lit l'inscription suivante, qui fait connaître le nom de l'écrivain et la provenance : « Presens liber scriptus est Cameraci, in « domo Bonorum Puerorum, alias fratres (sic), ann. 1Ô22, mense Decembri, « per manum fratris Guilhelmi Torrentini , presbyterorum minimi , expensis « reverendi in Christo patris D. Caroli de Sainct Raagon, abbatis Aquisscinc- « tensis. » - Très-bien conservé. Reliure en veau, offrant, au-dessus de fleurs de lis, l'aigle impériale, qui rappelle sans doute les armes de Cambrai.- 197 feuil- lets; parchemin; 290 millimètres sur 190.
102. Epistolae in missa dicendae. — xvie siècle.
Abbaye d'Anchin. D. 1 7 2 . — Ecriture minuscule gothique sur deux co- lonnes de vingt-cinq lignes, piquées et réglées à l'encre; majuscules gothiques rouges ou bleues; sur le feuillet 1, une bordure avec fleurs, oiseaux et insectes, finement exécutée, et, au bas, les armoiries de l'abbé d'Anchin, Charles Co- guin : d'argent, au 1 et 4 fretté d'azur; au 2 et 3, à la fasce d'azur surmontée d'une merlette de sable, et sur le tout brochant un écusson de gueules à 3 écailles d'or; crosse formant cimier, tournée à droite; autour, une couronne de laurier. - Très-bien conservé. Reliure en veau. - Parchemin; 370 milli- mètres sur 2 4o.
103. Evangeliarium. — Commencement du xvne siècle.
Provenance inconnue. G. 1A1, D. 166. - Ecriture mixte, tenant de la mi- nuscule romaine renouvelée, sur deux colonnes, de 28 lignes; titres en rouge, bleu et or. - Très-bien conservé. Reliure en toile. - 100 feuillets; parchemin; 3 10 millimètres sur 220.
104. Collectarium ad usum monasterii Marchianensis. — Fin
du XIIIe SIÈCLE.
Abbaye de Marchiennes. G. 666, D. i64. - Ecriture minuscule gothique de vingt lignes, réglées à la pointe sèche; majuscules gothiques avec filigranes.
BIBLIOTHEQUE DE DOUAI. 57
- Recueil de collectes, offrant aussi des évangiles sur plusieurs feuillets ajoutés postérieurement et de la même main que le numéro suivant. — Plusieurs initiales renferment le mot Manare, nom d'un abbé de Marchiennes (i584). -Souillé par l'usage et l'humidité. Reliure en parchemin, de 18^7. 198 feuil- lets; parchemin; 2 3o millimètres sur 160.
N° 105. Collectarium ad usum monasterii Marchianensis. —
XVIe SIÈCLE.
Abbaye de Marchiennes. G. 898, D. i63. - Ecriture minuscule, dont les formes gothiques sont peu caractérisées, de dix-huit lignes, piquées et réglées à l'encre; majuscules gothiques rouges ou bleues. - Recueil de collectes ou oraisons, qui offre aussi des évangiles aux feuillets 39 et 220. - Souillé par l'usage. Reliure en veau, offrant, sur les plats, la devise de l'abbé Jacques Coëne : • Finis coronat. » - 2 25 feuillets; parchemin; 270 millimètres sur 200.
106. Missale ad usum ord. S. Benedicti. — Fin du xve siècle.
Provenance inconnue. G. 517, D. 128. - Ecriture cursive de vingt-deux lignes, piquées et réglées à la pointe sèche; initiales en majuscule gothique. -Partie d'un missel. On lit sur les feuillets de garde : « Dampt Guillaume Artus « l'a donnez à dampt Anthoine Maillen. . . Dampt Christien de Melin. Absentem « ridere noli. » - Souillé par le temps et l'usage. - Reliure en parchemin. — 55 feuillets; papier; 220 millimètres sur i5o.
107. Missale cum quibusdam precibus. — xvie siècle.
Provenance inconnue. G. 196, D. 910. - Écriture cursive de vingt-cinq lignes; rubriques en rouge. —Ce manuscrit renferme les messes votives et les oraisons diverses, avec les prières à dire avant et après la messe. - Bien con- servé. - Reliure en veau du xvie siècle. - 73 feuillets; papier; 210 millimètres sur î^o.
108. Graduale Romanum, ad usum monasterii Marchianen- sis, cum cantu et calendario. — i544-
Abbaye de Marchiennes. D. 179.- Ecriture minuscule gothique de huit lignes, tracées à l'encre; majuscules gothiques blanches sur fond d'or ou en or
MAN. DES BIBL. VI. 8
58 CATALOGUE DES MANUSCRITS.
sur diverses couleurs; aux feuillets 176,192, 2o4, 2i3, 26/1, 278 et 294, des initiales ornées de grandes miniatures historiées , exécutées avec beaucoup de soin et de talent; tout autour, de larges bordures où sont jetés des fleurs, des rinceaux, des fruits , etc., non moins remarquables comme exécution. - Manque le premier volume. Outre les offices, il y a, dans ce manuscrit, un très-grand nombre de proses. Le chant noté accompagne toujours le texte. Sur le feuillet 91, les armes de Marchiennes, ainsi que celles de l'abbé Jacques de Groote, qui sont d'azur à la fasce d'argent, portant une coquille de sable, avec trois grelots d'or en chef et une merlette de sinople en pointe ; devise : e Festina « lente. ■ On lit sur le feuillet 191 : « Ce livre fut illuminez en la ville de Val- « lenchiennes par moy, Hubert Cailleau, au pénultième an de mon adolescence, « i544- ■ - Souillé par l'usage. - Reliure en veau. - 2o3 feuillets; parchemin ; 620 millimètres sur 390.
N° 109. Graduale Romanum et prosae, cura cantu, ad usum ec- clesiae Marchianensis. — 1 546.
Abbaye de Marchiennes. G. 2 2 2 , D. 1 8 1 . - Écriture minuscule de huit lignes ; majuscules gothiques; initiales historiées d'Hubert Cailleau aux feuillets 1,6, 12, 16, 18, 23, 2 5, 35, 39, 44, 1 2°, 6, 28, 38, 48, 57, 1 3°; les miniatures des feuillets 1 et 48 2° sont très-remarquables. — Offices propres à Marchiennes ; viennent ensuite des Kyrie, des Gloria, des Agnus Dei et un grand nombre de proses t le tout avec chant. - On lit sur le feuillet 57 : « Ce libvre, que fit faire " dom Jacques Le Grandt (de Groote), abbé de chéens, fut illuminé en Valen- « chienes par moi Hubert Cailleau, au dernier an de mon adolescence, ann. « Domini i546. » - Armoiries de Marchiennes et de Jacques de Groote. - Bien conservé. — Reliure en bois recouvert de mouton blanc. Parchemin. — 56o mil- limètres sur 390.
110. Graduale Romanum cum cantu, ad usum monasterii Marchianensis. — 1 57 ï .
Abbaye de Marchiennes. D. 201. - Écriture minuscule gothique de dix lignes, tracées à la mine de plomb; majuscules gothiques; bordures avec in- sectes qui révèlent la main d'Hubert Cailleau. - Après les offices, des Kyrie, etc. ; Kyrie farci au feuillet i42. L'écriture est de Matthieu de Hurpy. - Ce livre a beaucoup souffert; on a découpé presque toutes les miniatures. - Reliure en peau de- truie. - 178 feuillets; parchemin; 4oo millimètres sur 290.
BIBLIOTHÈQUE DE DOUAI. 59
N° 111. Graduale Romanum cum cantu. — 1671.
Abbaye de Marchiennes. G. 532 , D. 187. - Ecriture minuscule gothique de dix lignes, tracées à la mine de plomb; majuscules gothiques; aux feuillets 2 20, 6 et 4 1 . des initiales historiées et des bordures d'Hubert Cailleau. - Offices propres à Marchiennes; au commencement, un Kyrie farci de paroles latines. On lit au feuillet 56 20 : «Hic liber cura R. in Christo patris D. Arnoldi de « le Cambe dit Ganthois, abbatis Marchianensis, conscriptus est, ann. a Christo " passo millesimo quingentesimo septuagesimo primo. » - L'écriture révèle la main de Matthieu de Hurpy.— Bien conservé. - Reliure en bois. - 190 feuillets; parchemin; 4oo millimètres sur 270.
112. Graduale Romanum ad usum monasterii Marchianensis, cum cantu et calendario. — 1 548.
Abbaye de Marchiennes. G. 227, D. 179. - Écriture minuscule gothique de huit lignes, tracées à l'encre rouge; majuscules gothiques; initiales historiées aux feuillets 1, 16,24,88, 109, 139, i4i> i43, 192 et 195. - Offices des grandes fêtes, des dimanches et des fériés. — Armoiries de Jacques de Groote ou le Grand; on le voit sur le feuillet 1 agenouillé avec son patron à ses côtés, et on lit sur un cartouche :
Est liber hic Magni conscriptus jussu Jacobi,
Hujus ccenobii praesulis eximii. Non huic immerito dala sunt cognomina Magni,
Eulogio factis conveniente suis, Eloquio magnus, doctrina magnus in omni,
Magni nomen habens, ni! nisi magna facit.
Au feuillet 192 on lit : « i548. R. P. D. Jacobus Magnus nominis Jesu fes- « tum instituit. » Les miniatures sont d'Hubert Cailleau. — Souillé par l'usage; plusieurs miniatures ont été lacérées. - Reliure en veau. — 2i4 feuillets; par- chemin; 55o millimètres sur 36o.
113. Deux volumes.- Graduale Romanum cum cantu. —
XVe SIÈCLE.
Abbaye de Marchiennes. G. 609, D. 186 et 186 bis. - Écriture minuscule gothique de huit lignes, tracées à la mine de plomb; majuscules gothiques avec fdigranes. — Offices particuliers à Marchiennes. - Souillé par l'usage et l'humi- dité - Reliure en veau. - 177 et 106 feuillets; parchemin; 4oo millimètres sur 33o.
8.
60 CATALOGUE DES MANUSCRITS.
N° 114. Graduale Romanum et prosae cum cantu. — Commen- cement du XIVe SIÈCLE.
Abbaye de Marchiennes. G. i4o, D. 182. - Ecriture minuscule gothique, de dix lignes, tracées à la mine de plomb; majuscules gothiques, avec filigranes.
- Offices de toute Tannée, avec fêtes particulières à Marchiennes; au bas du feuillet 1 1 2 on lit: « R. P. en Dieu dampt Jacques Coene. » - Souillé par l'usage.
- Reliure en veau. - 234 feuillets; parchemin; 33o millimètres sur 210.
115. Graduale Romanum cum cantu, ad usum monaslerii Marchianensis. — xve siècle.
Abbaye de Marchiennes. Eh 191. — Écriture minuscule gothique, de six lignes longues., tracées à la pointe sèche; initiales avec filigranes. — Offices propres à Marchiennes, p. 44o. — Souillé par l'humidité. - Reliure en peau de truie. - 5i3 pages; parchemin; 265 millimètres sur 180.
116. Antiphonale Romanum cum cantu. — Commencement
du XVe SIÈCLE.
Abbaye de Marchiennes. G. 6, D. 199. -Ecriture minuscule gothique, de onze lignes; majuscules gothiques. - Propre du temps. A partir du feuillet 282 se trouvent des hymnes, parmi lesquelles celle de sainte Rictrude (fol. 295). - On lit au dernier feuillet : « Chest livre a fait faire escripre et noter Révérend « père en Dieu Pierre, abbé de Marchiennes, de . . . parfaict et escript u mois
« de décembre Tan de grâce » Cet abbé doit être Pierre Rarrau (i/u2
à i425). - Souillé par l'humidité. - Reliure en veau. - 3o6 feuillets; parchemin; 290 millimètres sur 210.
117. Antiphonale Romanum cum cantu, ad usum monasterii Marchianensis. — Commencement du xvie siècle.
Abbaye de Marchiennes. G. 226, D. 194. -Ecriture minuscule gothique, de onze lignes; majuscules gothiques; au feuillet 1 une miniature où se trouvent la Vierge, sainte Rictrude et l'abbé Jacques Goëne, avec les armoiries de l'abbaye et de l'abbé. Offices particuliers à Marchiennes. - On lit sur le feuillet 2 44 : «Reverendus in Ghristo pater d. Jacobus de Coene, abbas hujus monasterii, « legavit huic monasterio hune librum, ad honorem Dei omnipotentis ac. beata? « Dei genitricis Mariae, neenon sanclae Rjctrudis. Anno Domini millesimo quin-
BIBLIOTHÈQUE DE DOUAI. 01
« gentesimo oclavo. Die xna Octobris. » - Bien conservé. Reliure en peau de truie. - 3/|.6 feuillets; parchemin; 420 millimètres sur 3oo.
N° 118. Antiprionale Rom a nu m eu m cantu, ad usum monasterii Marchianensis. — Milieu du xvie siècle.
Abbaye de Marchiennes. D. 190. — Écriture minuscule gothique, de dix lignes tracées à l'encre; majuscules gothiques; aux feuillets i4, 4i, 66, 72, 80, 160, io5, 116, i53, 166, 2o5, 233, 273, 281, deux miniatures avec bordures à insectes, fruits et fleurs, révélant la main d'Hubert Cailleau. -Fêtes particulières à Marchiennes. - Très-bien conservé. Reliure de i85o; dos en parchemin. — 298 feuillets; parchemin; 45o millimètres sur 320.
LL9. Antiphonale Romanum eum cantu, ad usum monasterii Marchianensis. — De 1567.
Abbaye de Marchiennes. G. 188, D. 188. - Ecriture minuscule, de onze lignes piquées et tracées à la mine de plomb; majuscules gothiques; aux feuil- lets 1, 72, 86, 109, i53, 182, 225, 228, 258, 288, 3o5, des miniatures historiées avec bordures, peintes par Hubert Cailleau dont le nom se lit sur le feuillet 1, avec la date 1567. Sur le même feuillet, les armes de Marchiennes et celles de l'abbé Arnould Ganthois, qui sont au 1 et 4 de gueules au chevron d'or, au 2 et 3 d'argent à trois lions de sinople et trompe de sable, avec la devise : « Nil temere. » - Fêtes particulières à Marchiennes. - L'écriture révèle la main de Matthieu de Hurpy. - Bien conservé. Reliure en peau de truie. ~ 3n feuillets; parchemin; 320 millimètres sur 210.
120. Antiphonale Romanum cum cantu, ad usum monasterii Marchianensis. — De i568.
Abbaye de Marchiennes. G. 393, D. 180. -Ecriture minuscule, de dix lignes tracées à la mine de plcmb; majuscules gothiques; miniatures d'Hubert Cailleau. - Offices de Tannée avec les fêtes de Marchiennes. - Sur le feuillet 1 on voit saint Nicolas et le prieur Jean Oculi agenouillé, avec ces mots : « S. Ni- « colae, ora pro me. D. Johannes Oculi, i568 ; » et sur le feuillet 367 : « Hic «liber relictus est monasterio et ecclesiae S. Rictrudis de Marchenis, in sui «memoriam, a religioso viro d. Joanne Oculi, dicti monasterii religioso et « priore deNieppe. » L'écriture révèle la main de Matthieu de Hurpy. - Bien con-
62 CATALOGUE DES MANUSCRITS.
serve. Reliure en peau de Iruie. — 376 feuillets; parchemin; 420 millimètres sur 290.
N° 121. Antiphonale Romanum cum cantu, ad usum monasterii Marchianensis. — De 1 569 à 1670.
Abbaye de Marchieones. G. ôôOî D. 189. - Écriture minuscule gothique, de dix lignes tracées à la mine de plomb; majuscules gothiques; grandes ini- tiales historiées et bordures peintes par Hubert Cailleau, aux feuillets 1, 48, 58, 82 20, 18, 61, 94, 102 , n3, 1 34 » i56, 173, i83, 193, 21 4» 233, 2 44, 291, 3 18. Celle dernière miniature, qui représente la Pêche miraculeuse, est très-remarquable. — Offices propres à Marchiennes. On lit sur le feuillet 3 18 : « Dom Arnould Ganthois, abbé de Marchiennes, (ist escrire ce livre par «Mathieu de Hurpy, et fut. enluminé par Hubert Cailleau ann. 1670.» - Sur le feuillet 1 la date « 1576 » et les mots : « Ecclesiœ Duacensi, » qui prou- vent que ce livre a appartenu au collège fondé à Douai par l'abbé Arnould Ganthois. - Sur les gardes on lit: « Lestoquart Atrebas, 1598, 11 Maii. - « Donatus de Reignier , Orchiacensis ,1612, 9 Aprilis. » - Et au feuillet 327V0 : « Frater Jacobus Becquet, Ludovicus Becquet, Philippus Becquet. » - Bien conservé. Reliure en peau de Iruie. - 398 feuillets; parchemin; 4 10 milli- mètres sur 280.
122. Antiphonale Romanum cum cantu, ad usum monasterii Marchianensis. — De 1671.
Collège de Marchiennes. G. 7, D. 197. - Écriture minuscule gothique, de onze lignes tracées à la mine de plomb; majuscules gothiques; aux feuillets 1 , 4o, 48, 54, i2°, 12, 45,87, io3, m, 120, i34, 142, i5o, 159, 167, 173, 182, miniatures historiées avec bordures, qui révèlent la main d'Hubert Cailleau. — Sur le feuillet 1, l'abbé Arnould Ganthois avec ses armes et sa devise; sur le feuillet 1 20, Jean Oculi, prieur de Nieppe. — L'écriture est de Matthieu de Hurpy. - Bien conservé. Reliure en peau de truie. - 277 feuil- lets; parchemin; 34o millimètres sur 23o.
123. Hymnarium ad usum monasterii Marchianensis. — Commencement du xvie siècle.
Abbaye de Marchiennes. G. 26, D. i3i.- Ecriture minuscule gothique, de vingt-quatre lignes longues, réglées à l'encre; majuscules gothiques, alternati-
BIBLIOTHÈQUE DE DOUAI. 63
vement bleues et rouges. - Ce livre, important au point de vue liturgique, contient 2i4 hymnes, dont plusieurs particulières au pays et surtout à Marchiennes. ( Voir feuillets i35, 160, 161, i85, 175, etc.)- Ou lit sur un feuillet de garde : « Isle liber pertinet domino Petro Bachelier, in ulroque jure « licentiato, et officiali Cameracensi. * — Souillé par l'usage. Reliure en parche- min. - i3o feuillets; parchemin; 220 millimètres sur i4o.
N° 124. Prosae totius anni cum cantu, ad usum monasterii Aqui- cinctensis. — xvie siècle.
Abbaye d'Anchin. G. 4i4, D. 200. - Ecriture minuscule gothique, de neuf lignes longues; majuscules gothiques, avec filigranes; aux feuillets 1, 5, i4, 16 , 19, miniatures historiées et bordures, qui sont de la main de Hubert Cail- leau. - En tête des proses sont des Kyrie, des Gloria, etc. Le sujet de la pre- mière miniature rappelle la sainte Trinité du retable d'Anchin; on y voit les armes de l'abbé Charles Coguin. - Bien conservé. Reliure en peau de truie. - 108 feuillets; parchemin; 44o millimètres sur 3 10.
125. Liber Passionis D. N. J. C. cum cantu. — Fin du
Provenance inconnue. D. i85. - Écriture minuscule gothique, de sept lignes réglées à la mine de plomb; majuscules gothiques. - On lit à la fin : « Quantin Delorme, de Sannoize, 1616. » - Bien conservé. Reliure en veau. - 82 feuillets; parchemin; 3oo millimètres sur 210.
126. Deux volumes. - Antiphonale Romanum cum cantu, ad usum abbatiae Flinensis. — De i5i6.
Abbaye des Dames de Flines. G. 2 3 1, D. 1 o5. - Écriture minuscule gothique , de neuf lignes longues; majuscules gothiques très-bien exécutées avec filigranes. Un grand nombre de miniatures peintes' avec beaucoup d'art, et dont les per- sonnages portent le costume de l'époque, aux p. 1, i4û, 2o4, 21G, 262, 283, 329, 334 du tome I, et aux p. 10, 17, 23, 29, 37, 56, 63, 72, 82, 100, 108, 124, 1 33, 1 49» 174» 174 bis du tome II. -On lit au commencement et à la fin : « Cheste antiphonier appertient à l'église de l'honneur Noustre Dame lès Flines , «et fut escript et lyet lan mille vc xvi, du temps medame Jehanne Bobaix, « qui fut abbesse du temps de réformation. Et fut escript et lyet par frerre • Jehan de Mollem , alias Dache , religieux profès de l'abbye de Nostre Dame
64 CATALOGUE DES MANUSCRITS.
«de Nizielle en Brabant. » Sur la bordure du feuillet 72 (t. II), on voit les armoiries de l'abbaye, d'or avec la lettre F d'azur, et celles de l'abbesse Jeanne de Boubaix, de sinople à la fasce d'argent surmontée de trois merlettes de sable. Les miniatures sont de Jacquet, élève de Jean Bellegambe. - Bien con- servé. Reliure en peau de truie, offrant sur les plats les mots suivants : «In- « ceptus et perfectus per fratrem Joannem de Mollem. Deo gratias. » - 35 1 et 362 feuillets; parchemin; $90 millimètres sur 4oo.
N" 127. Antiphonale cum cantu, ad usuin canonicorum regula- rium Beaurepairiensium. — De 1769.
Prieuré de Beaurepaire, dépendant de l'abbaye de Cysoing. G. 108, D. 196. - Écriture minuscule romaine, formée à l'aide de formes, de huit lignes tracées au crayon ; capitales de diverses couleurs. -Fêtes principales de l'année.- On lit sur le premier feuillet : 0 Valencenis , per. P. Thomam Thiebaux Carm. « mdcclxix. » - Très bien conservé. Reliure en veau. - 34o feuillets; papier; 48o millimètres sur 3oo.
128. Antiphonale Romanum cum cantu. — Fin du xve siècle.
Provenance inconnue. G. 97, D. 198. - Écriture minuscule gothique, sur deux colonnes, de neuf lignes, tracées à la mine de plomb; majuscules go- thiques. — Souillé par l'humidité. Recouvert en toile grise. — 178 feuillets; parchemin; 33o millimètres sur 23o.
129. Antiphonale Romanum cum cantu. — xvie siècle.
Provenance inconnue. D. 193. —Écriture minuscule gothique, de six lignes; majuscules gothiques. — Bien conservé. Reliure en veau. - Papier; 210 milli- mètres sur i4o.
130. Antiphonale Romanum cum capitulis et versibus. —
XVIe SIÈCLE.
Provenance inconnue. D. 222. - Écriture minuscule gothique, de douze lignes; majuscules gothiques avec filigranes. — A la fin l'office usité pour l'émis- sion des vœux dans les couvents. - Bien conservé. Reliure en veau, avec le crucifiement représenté sur les plats. - Parchemin; 180 millimètres sur i3o.
BIBLIOTHEQUE DE DOUAI. 65
N° 131. Graduale Romanum cum cantu. — De 1629.
Provenance inconnue. D. i83. - Ecriture cursive de huit lignes tracées à la mine de plomb; majuscules gothiques, renfermant de petites vignettes collées en guise de miniatures. - Assez bien conservé. Reliure en veau. - 474 feuil- lets; papier; 33o millimètres sur 2 4o.
132. Graduale Romanum cum cantu. — xive siècle.
Chartreuse du Val-de-Grâce près Bruges. G. 93, D. i84. -Écriture minuscule gothique de six lignes; majuscules gothiques avec filigranes; aux feuillets 17, 129, i46, i5o, 175 et 221, sont de grandes initiales historiées, avec bor- dures, qui ont beaucoup souffert; au bas, de curieuses scènes de chasse où figurent des hommes à tête d'animal; la plus bizarre est celle du feuillet 220, où Ton voit deux chevalier», à califourchon sur un tonneau que traînent plu- sieurs hommes, jouter avec la lance; un lièvre sonne la trompette pour animer le combat. Arnold de Raisse dit que la Chartreuse du Val-de-Grâce a produit plusieurs enlumineurs remarquables. (Rayssius, Origines Carthusioram . . .) - Une note de la fin donne les noms de l'écrivain et du possesseur : « Iste liber « pertinet ad D. Johannem Hoste, mouachum istius h[er]emi, quem fecit fieri « de bonis parentum suorum, et post ejus obitum remanebit ad domum istam, « scilicet Vallis Gratiae juxta Brugis, ordinis Carthusiensis. Scripsit istum Egi- « dius de S. Audomaro, similiter monachus istius domus. Orate pro ambobus. »
- Souillé par le temps et l'usage. Reliure en vélin, de 1849. - 236 feuillets; parchemin; 160 millimètres sur 120.
133. Pars quaedam Breviarii. — Fin du xne siècle.
Abbaye de Marchiennes. G. 192, D. i32. - Écriture minuscule de trente- cinq lignes longues, tracées à la mine de plomb; initiales en bleu ou en vert.
- Bréviaire curieux par son antiquité, contenant l'office des saints de l'année, et les leçons, les hymnes et les versets des dimanches et des fériés sans les psaumes; sur le calendrier, les fêtes particulières à Marchiennes, ajoutées pos- térieurement. - Souillé par l'usage. Reliure en veau. -Sur les plats on lit : « Flo- «rentius Leperse per se, 1569. » - 167 feuillets; parchemin; 24o millimètres sur i3o.
134. Breviarium ad usum monasterii Marchianensis. — Fin
du XIIe SIÈCLE.
MAN. DES BIBL. — VI. 9
66 CATALOGUE DES MANUSCRITS.
Abbaye de Marcbiennes. G. 880, D. 160. - Écriture minuscule, sur deux colonnes, de quarante-six lignes, piquées et réglées à la pointe sèche; initiales rouges ou vertes en semi-onciale et en semi-gothique. - Offices particuliers à Marchiennes. Aux feuillets 111 et 112, notes sur les revenus du prieuré d'Hamage, avec les noms des fermiers. Au feuillet 28/4, hymnes notées. - Souillé par l'usage et l'humidité. Reliure en toile, avec dos et coins en parche- min. - 237 feuillets; parehemin ; 370 millimètres sur 260.
N° 135. Breviarium ad usum monasterii Marchianensis. — Fin
du XIIe SIÈCLE.
Abbaye de Marchiennes. G. 882, D. 162. - Ecriture minuscule de trente et une lignes, piquées et réglées à la pointe sèche; grandes initiales. - Offices particuliers à Marchiennes. - Au feuillet i£8, diverses bénédictions, avec une note commençant ainsi : « Chi furent escriptes les psaumes ke sains Hilaire « estrait dou saultier pour faire les besongnes speciouxde corps et d'ame . ...» On lit sur la garde: « Florentius Lepers, prior Hamaticensis. Spernit omnia « virtus. - Daniel de Landas. » - Souillé par l'usage et l'humidité. Reliure en veau du xvie siècle. - 167 feuillets; parchemin; 3io millimètres sur 200.
136. Breviarium ad usum monasterii Marchianensis. — Fin
du XIIIe SIÈCLE.
Abbaye de Marchiennes. G. 193, D. 1 34- - Ecriture minuscule gothique de vingt-cinq lignes , réglées à la mine de plomb ; majuscules gothiques bleues ou rouges avec filigranes; initiale assez remarquable au feuillet 7. - Parties d'été et d'automne, offrant les offices particuliers à Marchiennes au feuillet 177 v°. - Scuillé par l'usage. - Reliure moderne en veau. - 33 1 feuillets; parchemin; 220 millimètres sur i5o.
137. Breviarium ad usum monasterii Marchianensis. — Fin
du XIIIe SIÈCLE.
Abbaye de Marchiennes. G. 207, D. i36.- Écriture minuscule gothique, sur deux colonnes, de trente-deux lignes; majuscules gothiques avec filigranes; grandes initiales en or sur fond bleu, avec arabesques en blanc, aux feuillets 8, i£, 25, etc. - Parties d'hiver et du printemps avec les saints particuliers à Marchiennes aux feuillets 5o et i65. Sur le feuillet 170 v°, une note relative à
BIBLIOTHÈQUE DE DOUAI. 67
une chaleur extraordinaire; et sur les feuillets de garde, un chant noté et ces vers :
Hoc si perdiderit, Benedicto reddc volumen, Qui tibi pro merito vina falema dabit.
- Souillé par l'usage et l'humidité. Reliure en veau, offrant sur les plats la de- vise de l'abbé dom Jacques Coëne : «Finis coronat. 0-199 feuillets; parche- min; 210 millimètres sur i4o.
N° 138. i° Breviarium ad usum monasterii Marchianensis. - 20 Litterae quaedam ab Arnoldo Ganthois, abbate monasterii Marchianensis, scriptœ. — Commencement du xive siècle.
Abbaye de Marchiennes. G. 84 ii D. i5i.— Ecriture minuscule gothique, sur deux colonnes, de vingt-huit lignes, réglées à la mine de plomb; majuscules gothiques avec filigranes.- i° Partie d'hiver, offices particuliers à Marchiennes.
- 2° Outre les offices particuliers, qui ont été écrits par Lambert, dont on trouve la devise : « Exitus acta probat, » avec la date 9 janvier 1570, ce ma- nuscrit contient des lettres par lesquelles Arnould Ganthois nomme son pro- cureur à un synode, Maximilien Manare, chanoine de Tournai (feuillets 2 et 3). Au feuillet 180, une demande en permutation faite à l'évêque d'Arras pour Laurent Descamps, curé de Haispes, et Jean San se, curé de Choques. Au feuillet 1 v°, une note curieuse sur Jacques Blondel, fondeur de cloches à Douai, et sur Jacques Brongniart. — Souillé par l'usage. — Reliure en parche- min, de 18^9.- 260 feuillets; parchemin; i55 millimètres sur 120.
139. Breviarium ad usum monasterii Marchianensis. — xive siècle.
Abbaye de Marchiennes. G. 868, D. i56. - Écriture sur deux colonnes, de vingt-neuf à trente lignes, réglées à l'encre; majuscules gothiques avec fili- granes. - Offices propres à Marchiennes. On lit sur la garde : « Ad usum fratris «Florentii Le Pers, lnsulensis, prions Hamaticensis. Spernit omnia virtus. »- Souillé par l'usage. - Reliure en parchemin, de i84o. - 356- feuillets; parche- min; i5o millimètres sur 100.
140. Breviarium ad usum monasterii Marchianensis. — xiv°
SIÈCLE. Abbaye de Marchiennes. G. 200, D. i35. - Ecriture minuscule gothique, sur
68 CATALOGUE DES MANUSCRITS.
deux colonnes, de vingt-huit lignes, piquées et réglées à la mine de plomb; ma- juscules gothiques bleues ou rouges, avec filigranes. -Parties d'été et d'automne; saint* particuliers à Marchiennes (fol. 3oq). — Au feuillet 3o4 v°, une hymne notée en l'honneur de sainte Marie Madeleine. — Les trois dernières pages offrent des recettes contre diverses maladies. - Souillé par l'usage. - Recouvert de par- chemin en 18^9. ~ ^26 feuillets; parchemin; 210 millimètres sur î^o.
N° 141. i° Breviarii Marchianensis Lectiones. - 20 Sermones S. Augustini et Maximi. - Iocipit : « Rogo vos fratres. » - 3° « De vita S. Martini > libri très. - Incipit : « Operae pre- « 'cium est. » - Desinit : « Deperire non potuit. » - 40 Lectiones Breviarii. — xme et xve siècle.
Abbaye de Marchiennes. G. 175, D. 157. - Écriture minuscule gothique, sur deux colonnes, de trente lignes; majuscules gothiques avec filigranes. - i° et â° Leçons de l'Ecriture, telles quelles se trouvent dans le bréviaire. - 20 Extraits de sermons qui ont, sans doute, servi de leçons. - 3° Extraits des Dialogues de Sulpice Sévère, publiés dans la Bibliotheca maxima Patrum, t. VI, p. 365. Au feuillet 110 v° une hymne de Pâques avec notation. — Souillé par l'usage et l'humidité. — Reliure en veau. -112 feuillets; parchemin; 3oo millimètres sur 220.
142. Breviarium ad usum monasterii Marchianensis. — xve
SIÈCLE.
Abbaye de Marchiennes. G. 85g, D. i55.t- Écriture minuscule gothique, de vingt-huit lignes, piquées et réglées à la mine de plomb; majuscules gothiques avec filigranes; initiales plus belles aux feuillets i4 et 189. - Parties d'hiver et de printemps; offices propres à Marchiennes. - D'une main plus récente, di. verses oraisons ; et au feuillet 1 1 des vers français commençant par ;
Doux Jhesifs, fieu au roy céleste, et se terminant par :
En ta gloire contemplative.
- Souillé par l'usage. Reliure en veau. - 327 feuillets; parchemin; i4o milli- mètres sur 90.
143. Breviarium ad usum monasterii Marchianensis. — Com- mencement du XIVe SIÈCLE.
BIBLIOTHÈQUE DE DOUAI. 69
Abbaye de Marchiennes. G. 762 , D. 147.- Écriture minuscule gothique, sur deux colonnes, de trente lignes, tracées à la mine de plomb; majuscules go- thiques avec filigranes; une initiale plus grande au feuillet 83. - Offices parti- culiers à Marchiennes au feuillet 1 98.- Souillé par l'usage. -Reliure en velours. -386 feuillets; parchemin; 170 millimètres sur 110.
N° 144. Breviarium ad usum monasterii Marchianensis. — De i538.
Abbaye de Marchiennes. G. 84 1, D. i53. - Écriture cursive, de vingt-neuf lignes, tracées à l'encre rouge; majuscules gothiques. - Offices propres à Mar- chiennes. On lit à la fin : «Finivit hoc opusX). Johannes Oculi, ann. i538, « quinto kalendas Februarii, » et sur la garde : « Sub custodia O. G. de la Haye. « In fuga Victoria. » - Bien conservé. — Reliure en veau. — 36o feuillets; papier; 1 5o millimètres sur 100.
145. Breviarium ad usum monasterii Marchianensis. — De 1569.
Abbaye de Marchiennes. G. 101, D. 1097. — Écriture cursive, de vingt-huit lignes longues; majuscules gothiques en rouge. - Parties d'hiver et de prin- temps; offices particuliers à Marchiennes. On lit à la fin et au feuillet 116 les dates i569 et 107°» et la devise : « Exitus acta probat, » qui révèlent, comme l'écriture, la main de l'écrivain Lambert. - Bien conservé. - Broché en papier gris; sur le dos on a écrit : « Breviarum ordinis Cluniacensis. » — Papier; 170 millimètres sur 110.
146. Breviarium ad usum monasterii Marchianensis. — i573.
Abbaye de Marchiennes. G. 761, D. i46. - Écriture cursive, de trente et une lignes, avec majuscules gothiques en rouge. - On lit sur la garde : « Dampt 0 Franchois Febvrier, douysien ,1678. » -Une note du feuillet 3 1 6 fait connaître que, le i5 février i546, la foudre tomba sur l'église de l'abbaye et y causa pour dix à douze mille carolus d'or de dégât. - Sur le feuillet 2471 v°, on lit une autre note qui donne des détails sur un abbé et un religieux dont les noms sont souvent cités dans ce catalogue : «En Tan xvc xlii, le xix d'oc- tobre, le jor S1 Amé, à vin h. au soir, termina R. P. en Dieu mosieur t Jaques Coenne, abbé de Marchiennes. Et, je dom Florent Lepers, fu à son
70 CATALOGUE DES MANUSCRITS.
« trespas, à qui je prie Dieu d'avoir merehide son âme. Estoit aigé de lxxiii ans, « et avoit bien religieusement et prudentement gouverné la ditte maison l'espace « de xli ans x mois. Je, Florent Lepers, lu par sa grâce son capelain l'espasse de « xmi ans, et depuis me donna l'office des bois et des eaux, dont à sa mort « l'avois exercé vu ans. Le mardi xxvi d'octobre fut faict les vigilles du R. et « lendemain le serviche, auquel il y eut plusieurs prélats et gens de bien. — Le « xxc de novembre fut la bénédiction du R. P. en Dieu mons. de Marcbiennes, «Jacques Le Grandt. » Cette noté, écrite avant le livre, a été collée plus tard sur un feuillet. Ce bréviaire est de la main d'un religieux nommé Lambert, dont le nom se lit au feuillet 208, avec ces devises : «Exitus acta probat. - «Respice finem. » - Bien conservé; reliure en veau. - 338 feuillets; papier; 170 millimètres sur 100.
N° 147. Deux volumes. Breviarium ad usum monasterii Mar- chianensis. — De 1 576 à 1 579.
Abbaye de Marcbiennes, D. 1 2 5 et iW. - Écriture cursive, de vingt à trente lignes ; initiales en capitales à l'encre rouge. - Offices particuliers à Marcbiennes. -Les notes des feuillets 448 et 8, t. I, et 16, t. II, indiquent que ces vo- lumes ont été écrits par le religieux de Marchiennes, Barthélémy Brassart, de 1576 à 1.579; ce religieux avait pour devise : « Sine laborenihil. » - Bien conservé; reliure en veau. - Papier; i5o millimètres sur 100.
148. Diurnale ad usum monasterii Marchianensis. — De 1 5^o.
Abbaye de Marchiennes. D. 2 33. - Écriture cursive, de vingt-six lignes; majuscules gothiques en rouge; plusieurs miniatures au trait, peintes à la gouache, grossièrement exécutées. - Plusieurs notes écrites par Florent Le- pers; dans le calendrier, au mois de mars, date de la mort de son père. L'écriture révèle la main de Lambert, comme les numéros id5 et i46. - Souillé par l'usage et l'humidité ; reliure en veau , avec clous et coins en cuivre. -Papier; i5o millimètres sur 100.
149. Deux volumes. -Diurnale ad usum monasterii Marchia- nensis. — i542.
Abbaye de Marchiennes. G. 83i,D. 22A et 2 25. - Écriture cursive, de dix sept lignes; rubriques et majuscules gothiques en rouge. -Offices propres à Mar-
BIBLIOTHÈQUE DE DOUAI. 71
chiennes; au feuillet 9, l'oraison pour la fête de saint Charlemagne. - L'écri- ture révèle la main de l'écrivain Lambert, qui a écrit les numéros 1 45. i46 et i48. Au feuillet 276, une liste de différentes pièces d'or et d'argent, délivrées à Regnault, pour payer les ouvriers, en i568, 1679, i564 et i565. - Bien conservés; reliure en veau, de i843. - 3i3 et 279 feuillets; parchemin; 1 10 millimètres sur 75.
N° 150. Diurnale ad usum monasterii Marchianensis. — 1 565.
Abbaye de Marchiennes. G. 672, D. 1^2. - Ecriture cursive, de trente-six lignes, réglées à l'encre; majuscules gothiques et rubriques en rouge. - Ce diurnal ne contient pas le propre des saints. — On lit sur la garde : « Ex libris c JoannisOculi, » et sur le feuillet ili : « Oculi meisemperad Dominum. i565. » - Écrit par Jean Oculi lui-même. — Bien conservé; reliure en veau. - 83 feuil- lets; parchemin; 160 millimètres sur 110.
J51. Deux volumes. - Lectiones ohm dictae in horis matuti- nis, secundum ritum breviarii Benedictini ad usum Mar- chianensis ecclesia?. — Fin du xme siècle.
Abbaye de Marchiennes. G. 22^, D. 178.- Écriture minuscule gothique, sur deux colonnes, de trente-huit lignes, piquées et réglées à lamine de plomb; majuscules gothiques rouges et bleues, ornées de filigranes; au commence- ment une initiale plus grande. - Offices propres à Marchiennes; à la fin se trouvent les leçons de la Translation des reliques de sainte Rictrude et de sainte Eusébie, leçons curieuses pour l'histoire de Marchiennes. - Bien con- servé; reliure en peau de truie; l'autre volume recouvert en toile. - 179 feuil- lets; parchemin; 52 0 millimètres sur 34o.
1 52. Breviarium ad usum monasterii Aquicinctensis. — Com- mencement du XVe SIÈCLE.
Abbaye d'Anchin. G. 2o4, D. 137. -- Écriture minuscule gothique, sur deux colonnes, de vingt huit lignes, réglées à l'encre; un grand nombre de majuscules gothiques bleues ou rouges , avec filigranes; initiales historiées avec enroulements, oiseaux et scènes satiriques aux feuillets 7, 109, 117, 118, 122, i34, 27 A. —Parties de printemps et d'été. Ordinaire de la messe au feuillet 117. On lit sur le feuillet 3 : « Ann. Dom. m0 ce0 nonag. nono, kl. «Aprilis, obiit r. Joannes de Wassignia, episcopus Tornacensis. » Le Gallia
72 CATALOGUE DES MANUSCRITS.
christiana dit simplement quç cet évêque ne vivait plus en i3oo. Sur le feuil- let 1, on lit le nom de Jean de Meere, religieux dont M. Escallier parle dans Y Abbaye d'Anchin (p. 372 ), et sur le dernier feuillet le nom de « Dampt Robert « du Boys, » qui a écrit les quinze dernières pages où se trouvent les offices du Saint Sacrement et de saint Sulpice.- Souillé par l'usage; reliure en veau avec velours sur le dos. - 352 feuillets; parchemin; 190 millimètres suri4o.
N° 153. Breviariuin ad usum monasterii Aquicinctensis. — xve
SIÈCLE.
Abbaye d'Anchin. G. 647, D. i4o.- Écriture minuscule gothique, sur deux colonnes, de trente-quatre lignes, réglées à la mine de plomb; majuscules go- thiques bleues ou rouges avec filigranes. — Offices particuliers à Anchin. - In- complet. - On lit au feuillet io3 : «Leonardus Wasteau. » Souillé par l'usage et l'humidité; relié en parchemin, en i84g. - 27 4 feuillets; parchemin; 180 millimètres sur i3o.
1 54. Breviarium ad usum monasterii Aquicinctensis. — Fin
du XVe SIÈCLE.
Abbaye d'Anchin. G. 763, D. i48. - Écriture minuscule gothique mixte, de vingt et une lignes piquées et réglées à l'encre; majuscules gothiques alter- nativement bleues et rouges. - Offices particuliers à Anchin. - Sur la garde, le nom de «Noë Flament,» religieux dont M. Escallier parle dans V Abbaye d'Anchin (p. 372). Ce manuscrit est de la main de Martin Damerin, comme le numéro précédent. - Bien conservé; reliure en parchemin. - 2 85 feuillets; parchemin; 160 millimètres sur 120.
155. Breviarium ad usum monasterii Aquicinctensis. — Com- mencement du XVIe SIÈCLE.
Abbaye d'Anchin. G. 785, D. 149. - Écriture minuscule gothique mixte, sur deux colonnes, de vingt-six lignes, réglées à l'encre; majuscules gothiques, avec filigranes. - Offices particuliers à Anchin. Ce livre accuse la même main que le numéro 91 , écrit par Pierre Guchtennar. - Bien conservé; reliure en veau. — 125 feuillets; parchemin; 170 millimètres sur 110.
156. Breviarium ad usum monasterii Aquicinctensis. — Com- mencement du XVIe SIÈCLE.
BIBLIOTHÈQUE DE DOUAI. 73
Abbaye d'Anchin. G. 792 , D. i5o.- Ecriture minuscule gothique, sur deux colonnes, de vingt-huit lignes, réglées à la pointe sèche; majuscules gothiques avec filigranes, très-bien exécutées; au feuillet onze une belle miniature repré- sentant l'Annonciation. - Partie du bréviaire; offices particuliers à Anchin. - Bien conservé. Reliure en veau du xvie siècle. - 128 feuillets; parchemin; 1 60 millimètres sur 110.
N° 157. Diurnale ad usum monasterii Aquicinctensis. — Com- mencement du XVIe SIÈCLE.
Abbaye d'Anchin. G. 575, D. i44- - Écriture minuscule gothique mixte, de vingt-deux lignes longues, réglées à l'encre; majuscules gothiques alterna- tivement bleues et rouges; initiales avec bordures offrant fleurs, insectes, etc., aux feuillets 20, 25 , i63,3ao, 324. -On lit sur le feuillet 162 : «Iste liber « scriptus est per d. Martinum Damerin, patrem (domus) de Pratis in Duaco « expensis d. Guil. Dosterel abbatis Eccles. Aquicinctensis. Orate pro eo. » Sur une garde le nom de Pierre Passet , religieux dont M. Escallier parle dans Y Ab- baye d'Anchin (p. 372). -Bien conservé. Reliure en parchemin, de 1847. - 394 feuillets; parchemin; 170 millimètres sur 120.
158. Breviarium ad usum monasterii Aquicinctensis. —
XVIe SIÈCLE.
Abbaye d'Anchin. G. 644, D. 139. - Ecriture minuscule gothique mixte, sur deux colonnes, de vingt-six lignes, réglées à l'encre; majuscules gothiques bleues ou rouges avec filigranes. — Partie d'hiver; offices particuliers à An- chin. A la fin l'office de saint Antoine écrit en 16 13. — Bien conservé. Re- liure en veau du xvie siècle.- 212 feuillets; parchemin; 180 millimètres sur 120.
159. Breviarium ad usum monasterii Aquicinctensis. «Partes « aestivalis et autumnalis. » — i5o,3.
Abbaye d'Anchin. G. i48 , D. i33. - Écriture cursive de trente à quarante lignes. - De la main de dom François de Bar. On lit sur le dernier feuillet : « Ferdinand Cornu ,1715.»- Bien conservé. Reliure en veau , offrant le cruci- fiement imprimé à fer chaud sur les plats. - 297 feuillets; papier; 200 milli- mètres sur i5o.
MAN. DES BIBL. — VI. «O
74 CATALOGUE DES MANUSCRITS.
N° 160. « Breviarium ordinis divi Benedicti, ad usum monasterii Aquicinctensis. » — i5()4.
Abbaye d'Anchin. D. i58. - Écriture cursive, de trente à quarante lignes. - On lit sur les feuillets de garde : «Breviarium ord. D. Benedicti, ex décrète- « Dni R. Ep. Atrebatensis Matthaei Moullartii, et jussu R. Aquicinctensis abba- « tis" d. Warnerii a Daureo (de Daure) , ad usum percelebris cœnobii Aquicinc- «tini, ex variis Breviariis approbatis et sacris monumentis, diligenter emen- «dalum, restitutum et auctum atque illustratum ann. partae salutis îôg^, ac « typis excusum i5g5. » Les pages de ce manuscrit et celles du numéro précé- dent offrent des corrections faites, les unes par dom François de Bar, qui a écrit ce livre et Ta préparé pour l'impression , et les autres par une main étrangère; plusieurs passages prouvent que le grand prieur d'Ancbin s'est servi, pour éditer ce bréviaire, des documents qui existaient dans l'abbaye. Nous ne croyons pas qu'il soit question de l'impression de ce bréviaire dans aucun ouvrage de bibliographie. — Bien conservé. Broché en parchemin; papier; 210 millimètres sur 170.
161. « Diurnum secundum usum ecclesiae Acquicintinae. » — 1607.
Abbaye d'Anchin.G. 661, D. 228. — Écriture cursive, de vingt-sept lignes. - Bien conservé. Reliure en veau, très-fatiguée. - 2/S0 feuillets; papier; lôo millimètres sur 100.
162. Diurnale Romanum cum cantu. — 1609.
Probablement d'Anchin. D. 192. — Écriture cursive, de huit lignes; initiales en majuscule gothique. — Fêtes particulières aux Bénédictins. - Sur la garde le nom de Corneille Maseur, et sur le feuillet 1^8 le nom de Lemoisne. Aux feuillets 1, 34 et 121, trois gravures exécutées, deux par Corneille et Théodore Galle, et la troisième par Martin Bas, graveur douaisien. — Bien conservé. Reliure en veau.- 2A6 feuillets; papier; 200 millimètres sur 160.
163. Breviarium secundum usum ecclesiae Tornacensis. — Fin du xve siècle.
Tournai. G. 869, D. 161. -Écrite cursive, sur deux colonnes, de quarante- quatre lignes, piquées et réglées à la mine de plomb; de mains différentes. -
BIBLIOTHÈQUE DE DOUAI. 75
Offices propres à Tournai. Diverses notes indiquent que ce livre a appartenu à Camille Steenkisten, prêtre, trésorier de l'église Saint-Pierre, qui le donna, le 3 juillet i625, à Philippe de Silva. — Bien conservé. Reliure en veau, du xvie siècle. - 5oi feuillets; papier; 3io millimètres sur 220.
N° 164. Deux volumes. - Breviarium Romanum, ad usum ec- clesia? S. Waldetrudis Montensis. — xive siècle.
Du séminaire du Roi, de Douai. G. 6^7 et 704, D. 1/11 et i£3. - Écriture minuscule gothique, sur deux colonnes, de trente lignes; majuscules gothiques bleues ou rouges, avec filigranes. - Offices de sainte Waudru, de Mons. Une note du feuillet 1 indique qu'après avoir appartenu à l'église Sainte-Waudru ces volumes sont passés au séminaire du Roi. On lit sur les gardes : « Yolente « de Longueval. Fortune le veult. Fortune ne veult, si Dieu ne veult. J'espère « en Dieu. Maria Van Voorst. i5û2. » - Souillé par le temps et l'usage. Reliure en veau. - 292 et 272 feuillets; parchemin; 170 millimètres sur 120.
165. « Breviarium Cluniacense, » eu m Breviario ad usum mo- nasterii Marchianensis. — 1 553.
Abbaye de Marchiennes. G 861, D. i65. - Écriture cursive, sur deux colonnes, de trente lignes; majuscules gothiques en rouge. — La première partie de ce bréviaire est imprimée (Paris, Tielman Kerver, 1 528). La seconde partie, qui est manuscrite, offre le bréviaire des Bénédictins, avec les fêtes par- ticulières à Marchiennes. On lit aux feuillets 122 et 126 le nom de l'écrivain : «D. Jacobus de Noyelle, 1 55 1-1 553. Deum time. «-Bien conservé. Reliure en veau. - 127 feuillets; papier; i5o millimètres sur 110.
166. «Breviarium Fratrum Heremitarum S. Augustini juxta « ritum Romanae curiae. » — Fin du xve siècle.
Provenance inconnue. G. 170, D. i3o. - Écriture minuscule gothique, sur deu* colonnes, de trente-cinq lignes, réglées à l'encre rouge; beaucoup de majuscules gothiques en or ou en bleu, avec filigranes. - Très-bien conservé. Reliure en parchemin. - 58o feuillets; parchemin; 2 5o millimètres sur 180.
167. Breviarium ad usum ecclesiae Cantabrigensis. —
XIVe SIÈCLE.
76 CATALOGUE DES MANUSCRITS.
De l'un des couvents anglais de Douai. G. 744» D. i45. — Écriture minus cule gothique, sur deux colonnes, de 33 lignes, réglées à l'encre et piquées; majuscules gothiques avec filigranes; initiales sur fond d'or, avec riches enca- drements, remarquables par l'ornementation et les couleurs, aux feuillets 4, 28, 44, 55, 65, n5, i53, 187, 193, 201, 202, 2o5, 2i5, 216, 244, 245. - Bréviaire de l'église de Cambridge, qui rappelle le célèbre bréviaire « secun- ■ dum usum Sarum. » D'après les notes des feuillets de garde , ce livre a appar- tenu successivement à Guillaume le Breton , Richard Ackinson, Edward Paston et Jean Hardheed, qui se le sont transmis à condition qu'il ne serait donné qu'à un excellent prêtre. - Bien conservé. Reliure en vélin. - 399 feuillets; parchemin; 180 millimètres sur 120.
N° 168. Capitula et Orationes per circulum anni dicenda. —
XIIe SIÈCLE.
Abbaye de Marchiennes. D. 176. - Ecriture minuscule, de vingt-sept lignes tracées à l'encre; initiales rouges, bleues ou vertes en semi-onciale; aux feuil- lets 1, 9, 25, 44, 52, 62, initiales historiées, représentant la Résurrection , saint Etienne, sainte Rictrude, curieuses pour l'histoire de l'art. - Titre écrit par dom Charles Godin, religieux de Marchiennes. - Souillé par l'usage et l'humidité. Reliure en toile grise, de i85o. - Parchemin; 320 millimètres sur 200.
169. Lectiones breviarii per circulum anni. — xive siècle.
Abbaye de Marchiennes. D. 958. - Écriture minuscule gothique, sur deux colonnes; titres en rouge. - Au feuillet i83, on lit: «D. Jacques Senalart, reli- «giosus Marchenensis. » - Assez bien conservé. Reliure en parchemin. - 192 feuillets; parchemin; 190 millimètres sur i3o.
170. i° Psalterium cum orationibus et quibusdam precibus.- 20 (Fol. 66 v°et fol. 69) Hymni nonaginta duo.- 3° (Fol. 68) « Gênera octo vitiorum. » - 4° « De septem scalis cœli. » - 5° « De septem modis redimendi animam. » - 6° « De sep- « tem gradibus. » - 70 « De septem remunerationibus justo- «rum.» - 8° «Dicta S. Augustini de virtute psalmorum. » - 90 «Oratio ad Angelum. » - io° (Fol. 72 et 82) «Argu-
BIBLIOTHÈQUE DE DOUAI. 77
« mentum de Dionysio Exiguo et de ipsius Cyclo Paschali. » - ii° Annales ab Adam usque ad annum incarnationis 1 182. - ii° (Fol. 83) Dionysii Exigui Cyclus Paschalisab anno 1 anteChristum usque ad annum incarnationis i65*2, cum annotationibus permultis de historia Francorum, Ger- manorum, necnon Flandriae et abbatial Marchianensis. — ixe siècle. Les opuscules, les annales et les notes du xe au xvie.
Abbaye de Marchiennes. G. 417, D. i5. - Écrilure minuscule, mêlée de restes de cursive, sur deux colonnes de trente-six lignes, piquées et réglées à la pointe sèche; les premiers mots des psaumes sont en onciale mêlée de capitale, avec des lettres excédantes; majuscules en capitale grossièrement enluminées. Au fol. 72 , l'écriture est plus récente; nous signalerons le n° 1 1, qui est remarquable par l'exécution. - i° Ce psautier offre un grand nombre d'oraisons intercalées, comme celui qui est décrit par Bandini dans son cata- logue de la Laurentienne (voy. Bandini, Calalogus codicum Latin. Biblioih. Laurentianœ, 1. 1, p. 327 à 337). Parmi les prières, nous signalerons les litanies des saints, où se Usent les noms des saints de la Flaudre, et ce verset relatif à Marchienûes : « Ut clerum et congregationem sanctarum BICTRUDIS atque «EUSEBLE conservare digneris. » Ces litanies, à l'exception de ce verset et des saints du nord de la France, sont tout à fait semblables à celles que dom Martène a reproduites d'après un manuscrit de l'abbaye de Fleury (voy. Mar- tène, Tractatas de antiqua Eccles. disciplina, Lyon, Anusson, 170^, t. IV, p. 609 ). - 2° Nous indiquerons celles de ces hymnes qui ne se trouvent pas dans le bréviaire romain : Lux beata Trinitas. - Deus creator omnium. - Christe qui lux es. - Plasmator hominum. — Jesu salvator saeculi. - Ortu Phœbi jam proximo. - Martyr Dei qui unicus. La ire, la 4e, la 5e et la 7e sont ci- tées par Gavanti ( Thésaurus sacrorum rituum, t. II, p. 69 et 70, Venise, 1769). Il y a quatre hymnes consacrées, les deux premières, Christe salvator et Régi Christo salvaiori, à sainte Rictrude, et les deux autres, Infirma nostri corporis et Audi, bénigne conditor, à sainte Eusébie. Ces hymnes ne se trouvent pas dans le bréviaire; il en est de même de plusieurs autres qui sont notées avec des neumes du commencement du xiie siècle. - 3° Les deux opuscules de ce numéro ont été publiés par dom Martène, avec quelques différences de texte, d'après un manuscrit de l'abbaye de Fleury (Tract, de antiqua Eccles. disciplina, t. IV, p. 656). - 4°, 5°, 6°, 70, 8° Deux de ces passages sont donnés comme étant
78 CATALOGUE DES MANUSCRITS.
de saint Augustin ; les autres paraissent des imitations ou des abrégés d'ou- v rages attribués à ce saint docteur.- io° Passage emprunté à Sigebert de Gem- bloux (voy. Sigebert. Gemblacensis : i° Chronicon. Antuerpiae, Verdussen, 1608, p. 42, et 2° De scriptoribus ecclesiasticis , Antuerpiae, Mesius, i63q, p. i34). — ii° Ces annales sont en accord complet avec celles du vénérable Bède. Elles diffèrent parfois de celles de Marianus Scotus, reproduites dans le t. I des Anciens écrivains allemands (voy. Jo. Pistorius, Illustr. vêler, sciïpto- iiim qui rerum a Germanis gestarum. : . . Francfort, Wecheler, i583, p. 266). Elles diffèrent aussi parfois des dates reçues. Listes de papes, d'empereurs, de rois, de comtes, de ducs, curieuses au point de vue chronologique. Ce qu'il y a de plus important, ce sont des notes marginales relatives à l'histoire de la France, de la Flandre et de l'abbaye de Marchiennes. Nous en reproduirons quelques-unes, qui diffèrent de la chronologie généralement adoptée.
570. Obit S. Vedastus. - 571. S. Amandus nascitur. - 610. Ecclesia Mar- chianensis fundatur a B. Amando. — 6i3. Ortus S. Rictrudis. - 638. Ecclesia Elnonensis fundatur. - 662. Cœnobium Corbeiense fundatur. - 663. Mortuo Erchenoldo majore domus palatii, Franci Ebroinum cura pastorali sublimant. Tune S. Amatus Senonensi ecclesiae praesidebat archiepiscopus. Hic Erche- noldus, frater Adalbaldi patris S. Mauronti, reedificavit Duacum castrum, et infra castrum edificavit ecclesiam in honore Dei genitricis virginis Mariae, quae nunc S. Amati dicitur. — 688. Obiit B. Rictrudis. — 701. Obiit S. Mau- rontus abbas. - 792. Hildericus Harlebeccensis, videns Flandriam vacuam et incultam, occupavit eam, penitus in ea cornes existens; qui generavit In- geranum comitem post ipsum; Ingeranus genuit Audacrum; Audacer genuit Balduinum ferreum. — 862. Balduinus ferreus duxit uxorem Judit, filiam Ca- roli Calvi. - 897. Rodolphus, cornes Cameracensis, interficilur ab Heriberto, comité Veromanduensi. - 907. Hoc anno descripsit Hucbaldus monachus vitam S. Rictrudis. — gbk. Uogri depopulantur. - 985. Praefuit abbatissa Judith ecclesiae Marchianensi. - 1006. Rex Henricus obsidet Valentianas. - 102I1. Letwinus, abbas S. Vedasti, accepit abbatiam S. Rictrudis Marchia- nensis. — io33. Albericus abbas Marchianensis. — 10^8. Popo, id. - 10^9. Wido, id. - 1075. Alardus, id. - 1102. Moritur Ricardus abbas. - no3. Obit Alardus, succedit Fulchardus. - 1107. Imperator Henricus Duacum obsidet, sed nihil perheit. - in5. Fulchardus résignât. - 1116. Eligitur Amandus, etc. etc.
Dom Raphaël de Beauchamps, moine de Marchiennes, a publié et dom Bou- quet a reproduit par fragments une autre chronique de Marchiennes moins importante que celle de notre manuscrit. Cette dernière a été insérée par Bethmann dans les Scriptores de Pertz (XVI, 609-617). - Ce volume a beau-
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coup souffert. Relié en vélin blanc- 97 feuillets; parchemin; 4 70 millimètres sur 3oo.
N° 171. Psalterium cum precibus, calendario et cyclo Paschali.
XIVe SIÈCLE.
Collège anglais de Douai. G. 682, D. i4- - Ecriture minuscule gothique, de seize lignes, réglées à l'encre; au commencement de chaque verset, une majuscule gothique en or, avec dessins pointillés, sur un fond bleu ou pourpre orné d'arabesques très-gracieuses; les blancs laissés à la fin des versets ont été remplis par les dessins les plus variés et les plus riches; en tête de chaque psaume, une initiale plus grande, avec entrelacs dont les ornements envahissent la page dans toute sa longueur, s'épanouissant en rinceaux dé feuillages et por- tant les êtres les plus fantastiques. Au commencement des matines et des vêpres de chaque férié, l'enlumineur a peint de grandes initiales historiées, dont le sujet est en rapport avec le commencement du psaume, tandis qu'au bas de la page il a représenté de petits sujets, presque toujours satiriques, dans lesquels se retrouve cette verve, souvent naïve et parfois grossière, qui caractérise les artiste's du moyen âge; tout autour, dans de splendides bor- dures, les êtres les plus impossibles, les créations les plus bizarres, dans les situations les plus étranges. Citons, parmi les grands sujets (feuillet 1), les rois des Hébreux assis sur des rejetons de la tige qui sort de la bouche de Jessé; (feuillet 68) Jonas jeté dans la gueule de la baleine; (feuillet i45) Jésus assis à la droite de Dieu le Père, et (feuillet 211) l'âme d'un mort mon- tant au ciel; parmi les miniatures plus petites : (feuillet 1) l'Arche sainte et David; (feuillet 4q) un combat de chevaliers; (feuillet 83 v°) le noli me tangere; (feuillet io5) le renard en abbé prêchant aux poules et aux canards; (feuillet 186) le cbien poursuivi par les lièvres; (feuillet 211) le chevalier s'escrimant contre un limaçon. L'importance artistique de ce manuscrit nous déter- mine à décrire avec plus de détails les miniatures qui couvrent les feuillets xn et xiii. Dans une grande arcade ogivale, sur un fond d'or orné de rinceaux en pointillé, se tient debout la Vierge portant dans ses bras l'Enfant Jésus : si les têtes, surtout dans les yeux, offrent un caractère de naïveté bizarre, si, dans la pose, on retrouve cette expression forcée que les miniaturistes anglais ont affectée plus encore que les miniaturistes flamands, il faut reconnaître une idée poétique, gracieuse et élevée, dans l'Enfant Jésus, qui d'une main s'appuie sur le sein de sa mère, et, de l'autre, joue avec la cordelière d'or qui entoure sa ceinture, ainsi que dans l'oiseau au plumage varié qui bat des ailes sous la main de la Vierge; les formes sont longues et amaigries; il y a de la
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science dans les plis du manteau bleu doublé d'hermine qui recouvre la robe rouge de Marie. La bordure qui entoure l'ogive montre, au milieu de losanges, de -carrés, d'entrelacs brillant des couleurs les plus riches et ornés par la plume la plus fine, Moïse, David et les six prophètes qui ont annoncé la venue du Messie; ils se détachent sur un fond d'or pointillé dans de gracieux octogones. Au feuillet xm, sur un fond du même genre, le Christ en croix, dont le corps prouve l'ignorance de l'anatomie, mais dont la tête sans vie et les longs cheveux flottants accusent un artiste rempli de sentiment et de talent; la Vierge et saint Jean se laissent aller à la douleur, au pied de l'instrument du supplice. La partie la plus importante de la riche bordure qui encadre cette magnifique miniature est formée par les léopards d'or sur champ de gueules et les fleurs de lis, d'or aussi, sur champ d'azur, armes des rois d'Angle- terre; autour se trouvent encore grand nombre de carrés, de losanges, d'entre- lacs, au milieu desquels se détachent huit petits sujets, représentant les quatre évangélistes avec leurs symboles, le Christ sortant de la baleine, c'est-à-dire du purgatoire, apparaissant à Madeleine, se montrant à saint Pierre, et enfin assis sur une nuée pour juger tous les hommes. Après avoir étudié en détail ces miniatures et les ornements du calendrier, qui est de la plus grande beauté, on se dit qu'il est impossible de donner une idée de la finesse de l'exécution, de la richesse des détails et de la fécondité de l'artiste. - L'ordre suivi dans ce psautier est celui du bréviaire. Au feuillet 1 1 se trouve une liste des rois d'Angleterre commençant à Edouard le Confesseur et finissant à Edouard II (i3o7 à 1827); et au feuillet 111 une sorte de table chronologique intitulée : • Gesta terciae revolutionis, » commençant par la prise d'Antioche par les chrétiens , et finissant par le supplice de Thomas de Lancastre, exécuté en 1 32 2 . Comme la liste des rois d'Angleterre indique la date de la mort de tous les rois excepté celle du dernier, Edouard II, et comme, d'un autre côté, la table des faits rapporte un événement arrivé en i322, on est porté à croire que ce manuscrit a été écrit de i322 à 1327, époque de la mort d'Edouard II; les enluminures doivent être postérieures à i33q, car ce n'est qu'en cette année que les rois d'Angleterre ont réuni les armes de France à leurs propres armes , blason qui se voit dans ce manuscrit. On lit sur le premier feuillet de garde : « Psalterium dompni Johannis abbatis, ex dono Thomae, vicarii de Gorlestone. » Gorlestone est une petite ville du comté de Norfolk , où l'on voit encore aujour- d'hui les ruines d'un couvent. Non loin de là, dans le Suffblk, se trouvait le monastère de Saint-Edmond (S1 Edmund's bury), l'une des plus riches abbayes de bénédictins de l'Angleterre, dans laquelle, d'après le Monasticon Anglicanum (t. I, p. 296), il y avait, en i36i, un abbé du nom de Jean, qui devint le président du chapitre provincial et qui brilla à l'université d'Oxford.
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C'est peut-être à ce prélat, admiré pour sa science, que ce riche manuscrit fut donné par Thomas, le vicaire de Gorlestone. Cette conjecture est confirmée par un passage d'un curieux manuscrit que possède la bibliothèque de Douai sur Edmund's bury, dans lequel on lit : « Anniversarium pro abbate Johanne secundo, • qui reliquit conventui in libris per eum emptis valorem centum et quin- u quaginta librarum ad minus » (manuscrit n° 780, feuillet 12 v°, n° 43). Des prêtres ou des religieux anglais auraient rapporté ce psautier à Douai avec d'au- tres manuscrits précieux. Une tradition , qui n'est appuyée sur aucun document, dit que ce livre a appartenu à Marie Stuart et à Elisabeth. Il paraît certain qu'il a été dans les mains d'un protestant ou d'un partisan de Henri VIII : on a effacé dans le calendrier le mot papa, toutes les fois qu'il s'y trouve, et le nom de saint Thomas, de Cantorbéry. Les auteurs du Voyage littéraire ont parlé de ce manuscrit. Ils disent, en racontant leur visite au collège anglais : t Nous n'y « vîmes pour tout manuscrit qu'un psautier qui n'est recommandable que par « ses vignettes. Il y a à la tête une petite chronique des rois d'Angleterre. » ( Voyage littéraire de deux religieux bénédictins , 1. 1, p. 76.) —Très-bien conservé. Relié en veau en i838, et malheureusement d'une manière toute moderne. Les tranches ont conservé les (races des armes des rois d'Angleterre. - 2 23 feuil- lets; parchemin; 35o millimètres sur 220.
N° 172. Psalterium, cum calendario. — xive siècle.
Abbaye de Marchiennes. G. 65o, D. 20^.- Écriture minuscule gothique, de dix-huit lignes, tracées à la pointe sèche; majuscules gothiques; au feuillet 1, une initiale représentant David vêtu en roi du moyen âge. On lit sur le feuillet d'une main du xvie siècle :
Ont doibt bien mener (?) ung solas Quant en la fin fault dire hélas.
- Souillé par l'humidité. Restauré avec de la toile grise. - i64 feuillets; par- chemin; 180 millimètres sur i3o.
173. Psalterium, cum precibus variis. — Fin du xme siècle.
Probablement de l'abbaye de Marchiennes. G. 701, D. 216. - Ecriture minuscule gothique, de vingt et une lignes, piquées et tracées à la mine de plomb; majuscules gothiques avec filigranes; miniatures sur fond d'or, qui révèlent l'enfance de l'art. — Au commencement et à la fin , des versets et des bénédictions; on lit au dernier feuillet : « 0 Jésus, roy des chrestiens, saulves
MAN. DES BIBL. VI. 11
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« moy aussi, l'escripvent^Tusanus Duplessis. » - Souillé par l'humidité et Tu- sage. Reliure en veau. i65 feuillets; parchemin; 180 millimètres sur i3o.
N° 174. Psalterium. — xive siècle.
Provenance inconnue. G. 729, D. 206. - Écriture minuscule gothique, de trente-six lignes, piquées et tracées à la mine de plomb; petites initiales gothiques très-bien exécutées. - Des pages ont été arrachées, et les minia- tures, qui étaient sans doute remarquables, ont été coupées. Reliure en veau. - 172 feuillets; parchemin; i4o millimètres sur 100.
175. Psalterium, cum calendario. — xve siècle.
Provenance inconnue. G 6o5, D. 2o3. - Écriture minuscule, de quinze lignes, piquées et tracées à l'encre; majuscules gothiques en or, bleu ou rouge, avec filigranes; toutes les miniatures ont été enlevées, à l'exception de celle du feuillet 8-3. - Oraisons intercalées dans les psaumes. A la fin, deux passages en français sur les psaumes, commençant par : «Si tu ies en tribulation » et 1 Les cantiques des psalmes dou psautier. . . » — Bien conservé. Reliure en veau, avec des fleurs de lis d'or sur les tranches. - 3n feuillets; parchemin; 180 millimètres sur 120,
176. Psalterium. — xve siècle.
Abbaye de Flines. G. 222 , D. 2 19. - Écriture minuscule gothique, de treize lignes, tracées à la mine de plomb; majuscules gothiques; initiales plus gran- des sur fond d'or avec entrelacs. - On lit sur la garde sous un nom effacé : « Par sa bonne amie dame Katerine de Coupigny. » Dame Catherine de Cou- pigny a été abbesse de Flines de 1608 à i63i. - Bien conservé. Reliure en veau; fermoirs en cuivre. - i63 feuillets; parchemin; i3o millimètres sur 90.
177. « Horae B. Virginis Mariae secundum rhum atque usum ecclesiae S. Rictrudis matronae nostra? apud Marchenas. » XVIe siècle.
Abbaye de Marchiennes. D. 908. - Écriture cursive de dix-sept lignes; rubriques en rouge. - On lit au feuillet 75 v° : « Petrus Foucquier Attrebatensis , « 1557 . » C'est le nom du religieux de Marchiennes qui a écrit ce petit livre.-
BIBLIOTHÈQUE DE DOUAI. 83
Bien conservé. Reliure en parchemin. - 275 feuillets; papier; 120 millimètres sur 70.
N° 178. Horae ad usum laicorum. — Fin du xve siècle.
Provenance inconnue. G. 562, D. i38. - Écriture minuscule gothique, de dix-sept lignes longues; majuscules gothiques en or sur fond bleu ou rouge, avec arabesques en blanc; les initiales historiées ont élé coupées. -Au feuillet 83, prières en français : « les xv joies de Nostre-Dame et les vu requestes. » - On lit sur la garde : « Je servis à Jenne du Jardin. » - Assez bien conservé. Reliure en veau, offrant sur les plats des sujets avec le nom du relieur « Sanier (?) » - 99 feuillets; parchemin; 200 millimètres sur 1/10.
179. Horae variae, cuin precibus variis. — xve siècle.
Provenance inconnue. D. 909.- Écriture minuscule, de quinze lignes Ion gués, tracées à l'encre rouge ; initiales en maj uscule gothique , en or, bleu , rouge avec filigranes; grandes miniatures remarquables d'exécution, dont les prin cipales sont saint Sébastien, feuillet 9; saint Antoine, feuillet 1 1 ; saint Paul feuillet i3; l'Annonciation, feuillet 102; le Jugement dernier, feuillet i3o Ces miniatures sont entourées de bordures délicatement ornées. - Au feuil let io3, une prière en français commençant par : «Douce dame, je me
« recognois vo serve » Le calendrier est en français. - Bien conservé;
cependant quelques miniatures ont été enlevées, et un relieur inintelligent a rogné le parchemin, de manière à enlever une partie des bordures. -Reliure du siècle dernier en carton et veau; tranches rouges. - 186 feuillets; parche- min; 180 millimètres sur i3o.
180. Horae variae, cum precibus quibusdam. — xve siècle.
Provenance inconnue. G. 219, D. 217. - Écriture minuscule gothique; majuscules gothiques; bordures très-riches; les miniatures ont été arracnees. - Souillé par l'usage. Reliure en veau. - 72 feuillets; parchemin; i5o milli- mètres sur 110.
181. Deux volumes. - Horae B. M. Virginis, cum precibus va- riis. XVe SIÈCLE.
Provenance inconnue. G. 670 et 676 , D. 2 12 et 2i3. - Écriture minuscule
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gothique, de seize lignes tracées à l'encre; majuscules gothiques avec filigranes; aux feuillets 1, 12, 17, 18, 20, 22, 24, 26, 28, 3o, 32, 5o, 90 du tome Ier, et aux feuillets 1, 10, 3o du tome II, sont des miniatures exécutées avec assez de finesse. - Bien conservé. Reliure moderne en veau. - 63 feuillets; parche- min ; 180 millimètres sur i4o.
N° 182. Horae variae, cum precibus variis. — Commencement du
XVIe SIÈCLE.
Provenance inconnue. G. 683, D. 21 4- - Ecriture minuscule gothique mixte, de dix-huit lignes piquées et tracées à l'encre rouge; majuscules gothi ques; bordures et miniatures assez grossièrement exécutées. — Proses en fran- çais. Au feuillet 160 : « Les xv joies Nostre-Dame, » une autre prière : « Beau « sire Dieu, » et une autre :
Saincte vraye croix aaurée, Qui du corps Dieu fust aournée.
-Assez bien conservé. Reliure en veau. - 160 feuillets; parchemin; 190 mil- limètres sur i4o.
183. Horae B. M. Virginis, cum precibus variis. — xve siècle.
Provenance inconnue. G. 679, D. 208. - Écriture minuscule gothique, de quinze lignes tracées à l'encre ; majuscules gothiques avec filigranes à filaments. - Prières en français. On lit sur le feuillet 67, d'une main du xvi° ou du xvne siècle : « Fecit Gérard Bailly. » - Bien conservé; plusieurs feuillets à mi- niatures ont été coupés. Reliure en veau, de 1837.-161 feuillets; parchemin; 190 millimètres sur i4o.
184. Horae variae, cum precibus variis. — xvie siècle.
Provenance inconnue. G. 707, D. 91 1. -Écriture minuscule gothique, à lignes longues, tracées à l'encre rouge; rubriques en rouge; initiales en majuscule gothique en or, bleu, rouge, avec filigranes; beaucoup de miniatures repré- sentant : au feuillet i3, les Evangélistes; au feuillet 25, l'Annonciation; au feuillet 84, David en prières; au feuillet io4, le Crucifiement; au feuillet 121, la Descente de l'Esprit-Saint; au feuillet 118, un enterrement; autour de ces miniatures, de riches bordures exécutées par un artiste de talent. - Au feuil- let 168, se trouvent en français « les xv joies Nostre-Dame, » commençant par « 0 très doulx Dieu, » et les « Requestes » commençant par « Beau sire Dieu, »
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prières pieuses qui se lisent dans un assez grand nombre de livres d'heures. Au feuillet 160 v°, une ballade remarquable par la naïveté et par le rhythme. En voici la première strophe :
0 Royne qui fustes mise
Et assise Lassus au trône divin , Devant vous en ceste église,
Sans faintise, Suis venu à cest matin Comme vostre pèlerin.
Chief enclin , Humblement je vous présente Mon ame et mon corps affin
Que à ma fin Vous veillés estre présente.
On lit à la fin : a Le diraenche dix-septiesme juillet mil cis cens, je etté beniste « abbesse, de monsieur Tevesque de Goutences. » - Assez bien conservé; quel- ques miniatures ont souffert. Reliure en parchemin, de i85o; un relieur inintelligent a rogné de trop près. - 177 feuillets; parchemin; 180 milli- mètres sur 120.
N° 185. Horae variae, cum precibus quibusdam. — Fin du
XVe SIÈCLE.
Provenance inconnue. G. 223, D. 220. - Ecriture minuscule gothique, de seize lignes, tracées à l'encre; majuscules gothiques; les miniatures ont été enlevées. - Dans le calendrier, la fête de saint Amé. - Souillé par l'usage. Reliure en veau , offrant ces mots sur les plats : « Robiers Plourirs. » - ! 07 feuil- lets; parchemin; 180 millimètres sur i3o.
186. Psalterium, cum calendario. — Commencement du
XIVe SIÈCLE.
Famille douaisienne des Lobegeois. G. 69^» D. 2o5. - Ecriture minuscule gothique, de treize lignes, piquées et réglées à la mine de plomb; majuscules gothiques avec filigranes; aux feuillets 7,3g, 82, n4» i32, i55, 179, minia- tures sur fond d'or, dont certaines sont curieuses par la bizarrerie des sujets.
- On lit à la fin : « Chieus sautiers est dame et li donna dame
« Kateline Brochon , dont Dieu ait l'ame. Catherine Lobgeois. • Et au feuillet 3 ,
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i3 juin : « Obiit demisella Elisabeth Lermaing, mater mea. «.-Assez bien con- servé. Reliure du xvie siècle en mauvais état; la tranche, qui est dorée, offre des fleurs de lis d'or et des alérions noirs au milieu de losanges en rouge. - 257 feuillets; parchemin; i4o millimètres sur 100.
N° 187. Horae variae, cum precibus quibusdam. — xve siècle.
Famille douaisienne des Bonnenuict. G. 220, D. 218. - Ecriture minus- cule gothique, de dix- huit lignes; majuscules gothiques avec filigranes ; initiales plus grandes avec bordures, offrant des fleurs et des oiseaux sur fond d'or; les miniatures ont été arrachées. - On lit sur les gardes : « A la femme Jacques « Bonnenuyt. Marguerite Lemaire, Paul Lemaire. » — En mauvais état. Reliure en toile grise. 100 feuillets; parchemin; 170 millimètres sur 110.
188. Horae B. M. Virginis, cum precibus variis. — xve siècle.
Familles des Desprez. G. 2 10, D. 210. - Écriture minuscule gothique, de quatorze lignes, tracées à l'encre; majuscules gothiques avec filigranes; aux feuillets i5^ 19, 36, 5o, 58, 83, io3, 112, 116, 120, 128, des bordures avec des miniatures historiées, qui, malgré les défauts du dessin et de la pers- pective, et la dureté des tons, sont curieuses par la naïveté poétique des scènes. - Avant l'office de la Vierge, des prières précédées d'indications analogues à celle-ci : « Frère Pierre du Mur hermite, qui puis fu pappe Celestin , fist l'orizon « qui s'ensieut, et ottroia cincq an et xl jours de pardon. »-A la fin, plusieurs notes relatives à la famille Desprez, dont nous reproduisons la première : « L'an « mil cinc cens et deux, le xnne jour d'apvril, fu née Jenne des Prés, fille de « Jan et de Marie Rigault, et fu son parin Pierre Pronnier, et ses marinnes, «< demigelle Jenne de Bethencourt et demigelle Colle Corbel. » D'autres membres de la famille sont nés à Rocquelaincourt ou à Carnins. - Bien conservé. Re- liure en veau. i54 feuillets; parchemin; 220 millimètres sur i4o.
189. Horae variae, cum precibus. — Fin du xve siècle.
Famille des Baillet. G. 226, D. 223. - Écriture minuscule gothique, de seize lignes; majuscules gothiques; bordures grossièrement exécutées. -On lit sur le feuillet de garde : « Cestes heures appartiennent à Louyse Baillet, fille « de feu Herry Baillet, bouchyer, dict Hardy, marchant , demourante au marcbié « de poisson à Lille. Cuy les troeuve luy les rende; on luy donera voluntiers « pour le vin vi patars, ou que seroit aultrement de raison. » Suit la généalogie
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des enfants nés de Bauldoin du Viviez et de Louise Baillet, et de ceux nés de Jehan Pottin et de Helleine Cocquel. - Assez bien conservé; les miniatures ont été arrachées. Reliure en veau , offrant sur les plats les mots : « Robiers « Plourirs. » 82 feuillets; parchemin; 118 millimètres sur 120.
N° 190. Horae variée, cum precibus quibusdam. — Fin du xvc
SIÈCLE
Famille Pierart. D. 221. - Ecriture minuscule gothique, de quinze lignes; majuscules gothiques; bordures et miniatures, dont plusieurs ont été enlevées et dont les autres ont souffert. - Au feuillet 1 9 4 : « Les xv joves Nostre Dame « et les vu requestes. » - Souillé par l'usage et l'humidité. Reliure moderne en parchemin. 174 feuillets; parchemin; 180 millimètres sur 120.
191. Horae B. M. Virginîs, cum precibus variis. — xve siècle.
Familles doujaisiennes des Du Val et Du Bos. G. 895, D. ail. - Ecriture minuscule gothique, de quinze lignes, tracées à l'encre; majuscules gothiques; miniatures exécutées sans finesse. - On lit sur le feuillet 1 : «Ces heures chy «appartiennent à Jehane du Val, femme de Jan du Bos, sergant d'eschevin. « Qui les treuve et les raportera, il ara du vin. » - Souillé par l'usage. Reliure en veau, offrant sur les plats un saint Jean-Baptiste avec ces mots : « Non fuit « major Joanne Baptista , J. de Coulins. » - io5 feuillets; parchemin; 180 mil- limètres sur 120.
192. Horae B. M. Virginis, cum precibus variis. — Commen- cement du XVIe SIÈCLE.
Famille de Buillemont. G. 709, D. 209.- Écriture gothique mixte, de dix- huit lignes, tracées à la mine de plomb; majuscules gothiques; initiales gros- sièrement exécutées. - On lit sur les gardes: «Charles de Buillemont, 1089. «Robert de Buillemont. Franchoise de Maretz. » - Bien conservé. Reliure en parchemin, de i85o. 9^ feuillets; parchemin; 200 millimètres sur i5o.
193. Psalterium, cum calendario. — xive siècle.
Famille douaisienne des Blassel. G. ao3, D. 207. - Écriture minuscule, de quinze lignes, tracées à la mine de plomb; majuscules gothiques en or^ avec filigranes; un certain nombre de grandes initiales exécutées avec la plus grande
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finesse; autour de chaque page, des encadrements remarquables parla finesse de la peinture , la bizarrerie des êtres fantastiques et des petites scènes , des combats, qui y sont représentés. -On lit sur une garde : « Cest livre appartien «à Blassel, demeurant au pons du marché poison. » On lit aussi : «Vraube « digne Brechs. » A la fin, des prières en flamand.- Ce manuscrit, qui est très- curieux, a beaucoup souffert de l'humidité. Reliure en bois; les enluminures ont été atteintes par le relieur qui a rogné le livre. 2yo feuillets; parchemin: 110 millilitres sur 80.
N° 194. Psautier en langue hollandaise. - Début : «0 almo- « ghende heere der heyrs charen. ...» (Tout-puissant sei- gneur désormais . . . . ) — xvie siècle.
Provenance inconnue. D. 2 3o. — Ecriture minuscule gothique, de quinze lignes; titres en rouge; majuscules gothiques en rouge et en bleu. - Bien con- servé. Reliure en veau, doré sur tranche. 126 feuillets; parchemin; i5o mil- limètres sur 100.
195. Hymnaire et antiphonaire pour les fêtes de la sainte Vierge et la Passion, en flamand. - Début : « Goodt gruet
« u goedertieren Maria. » (Bon fruit de la tendre Marie )
— Fin du xvie siècle.
Provenance inconnue. D. 2 32. — Écriture cursive; titres en rouge; un grand